Shibari, le bondage japonais

Le shibariLe Shibari, également connu sous le nom de bondage japonais, est une pratique artistique et ancestrale qui consiste à attacher des prisonniers, mais il va bien au-delà de cet aspect. C'est une discipline qui a évolué pour devenir un art à part entière, une forme de lien entre les personnes, et parfois une pratique sexuelle au sein de certains couples. Les origines du Shibari remontent à l'époque médiévale japonaise, où il était utilisé pour attacher les prisonniers et maintenir l'ordre. Au fil du temps, cette pratique a acquis une signification esthétique et technique, évoluant vers ce que nous appelons aujourd'hui le Shibari.

Dans la culture japonaise, le terme "Kinbaku" est souvent utilisé pour décrire cette forme d'art du bondage, tandis que "Nawashi" fait référence à un spécialiste du Shibari, un artiste maîtrisant l'art du lien. Les cordes, élément central du Shibari, sont utilisées de manière métaphorique pour symboliser le lien et la confiance entre les partenaires.

Le Shibari ne se limite pas uniquement aux aspects sexuels, il est avant tout une forme d'expression artistique et une manière de créer un lien profond entre les personnes impliquées. Dans cette pratique, la sécurité est d'une importance capitale, et il existe toute une série de techniques et de pratiques pour garantir que les ébats se déroulent en toute sécurité.

Les techniques du bondage japonais varient en fonction des objectifs et des préférences de chaque personne. Certaines personnes recherchent avant tout une esthétique visuelle, créant des motifs complexes et captivants sur le corps de leur partenaire. D'autres considèrent le bondage japonais comme une forme de relaxation et de méditation, utilisant les cordes pour apporter un sentiment de calme et de connexion.

Au-delà de l'aspect esthétique, le Shibari repose sur la confiance et le partage entre les partenaires. Cette pratique encourage la communication et l'écoute mutuelle, renforçant ainsi le lien émotionnel et physique entre les personnes impliquées.

Aujourd'hui, le Shibari est enseigné dans des ateliers, des classes et des événements spécifiques de type munch, rassemblant des passionnés de cet art. Les adeptes du Shibari le considèrent comme bien plus qu'une simple pratique sexuelle, mais comme une forme d'expression artistique et de connexion avec leur partenaire.

Quelle est la différence entre le shibari et le kinbaku

Le Shibari et le Kinbaku sont deux termes souvent utilisés de manière interchangeable, mais ils peuvent avoir des significations légèrement différentes selon le contexte et la perspective des praticiens. Voici les principales différences entre le Shibari et le Kinbaku :

  1. Origine et terminologie : Le Shibari est un terme japonais qui signifie simplement "attacher" ou "ligoter". Il est généralement utilisé de manière plus générale pour désigner l'art du ligotage ou du bondage, quel que soit son contexte. Le Kinbaku, en revanche, est un terme plus spécifique qui se réfère à une forme plus érotique et esthétique du bondage japonais. Le terme "Kinbaku" est souvent utilisé pour décrire le bondage érotique ou artistique, tandis que le Shibari englobe un large éventail de pratiques de ligotage.

  2. L'esthétique : Le Kinbaku met l'accent sur l'esthétique du bondage et la beauté des cordes sur le corps du modèle. Les praticiens du Kinbaku recherchent des motifs complexes et des formes artistiques à travers leurs liens. Le Kinbaku est considéré comme une forme d'expression artistique, où les cordes sont disposées de manière à créer des motifs visuellement saisissants. Le Shibari peut également être esthétique, mais il peut englober des approches plus pragmatiques du ligotage, y compris celles qui sont utilisées dans des contextes non érotiques ou artistiques.

  3. Le contexte : Le Kinbaku est souvent associé à des pratiques érotiques et sensuelles, où le bondage est utilisé pour intensifier les plaisirs sexuels et explorer des dynamiques de domination et de soumission entre les partenaires. Le Kinbaku est fréquemment pratiqué dans le cadre du BDSM (Bondage, Discipline, Domination, Soumission, Sadisme, Masochisme) en tant que forme de jeu érotique. Le Shibari, en revanche, peut être utilisé dans divers contextes, y compris artistiques, thérapeutiques ou simplement comme une activité de loisir sans connotation sexuelle.

  4. L'évolution : Le terme Kinbaku est apparu relativement récemment dans l'histoire du bondage japonais, vers les années 1950 et 1960. Il a été popularisé par des artistes érotiques japonais qui ont utilisé le terme pour décrire leurs travaux de bondage artistique. Le Kinbaku est souvent associé à des pratiques plus modernes et contemporaines du bondage. Le Shibari, quant à lui, est un terme plus ancien qui a des origines traditionnelles au Japon, remontant à l'époque où le ligotage était utilisé à des fins militaires et punitives.

En résumé, le Shibari est un terme plus général qui englobe diverses pratiques de ligotage, y compris celles qui ne sont pas nécessairement érotiques ou artistiques. Le Kinbaku, en revanche, se concentre spécifiquement sur le bondage artistique et érotique, où l'esthétique et l'expression visuelle sont mises en avant. Cependant, il est essentiel de noter que les différences entre les deux termes peuvent être nuancées et que certaines personnes peuvent utiliser les termes de manière interchangeable ou selon leur propre compréhension et perspective.

Les cordes utilisées en Shibari : matériaux, longueurs, diamètres recommandés

Les cordes utilisées en Shibari sont un élément essentiel de cette pratique du bondage artistique. Seb Kinbaku, un expert dans ce domaine, souligne l'importance de choisir les bonnes cordes pour assurer à la fois la sécurité et le confort des participants.

Le matériau des cordes est d'une grande importance, et il existe plusieurs options disponibles en fonction des préférences de chaque praticien. Traditionnellement, le chanvre était couramment utilisé au Japon, mais de nos jours, d'autres matériaux comme le coton, la soie ou même la jute sont également largement adoptés. Chacun de ces matériaux offre des sensations différentes sur la peau et une esthétique particulière dans le liage.

En ce qui concerne les longueurs de cordes recommandées, cela dépend du type de liage et des motifs que l'on souhaite créer. Des cordes d'une longueur d'environ 7 à 8 mètres ) sont généralement utilisées pour les débutants, car elles sont plus polyvalentes et permettent de réaliser une variété de nœuds et de formes. Pour les pratiquants plus avancés ou pour des suspensions, des cordes plus longues peuvent être nécessaires, allant jusqu'à 10 mètres voire plus.

Le diamètre des cordes est également important pour garantir la sécurité et le confort du modèle. Des cordes d'un diamètre d'environ 6 à 8 millimètres sont souvent recommandées pour les débutants, car elles sont plus faciles à manipuler et moins douloureuses sur la peau. Pour des pratiquants plus expérimentés, des cordes plus fines peuvent être utilisées pour des liages plus complexes, tandis que des cordes plus épaisses offriront une sensation plus intense.

Il est essentiel de souligner que le choix des cordes peut varier en fonction des préférences personnelles, du style de pratique, et du niveau de confort recherché. Certaines personnes peuvent préférer des cordes douces et lisses pour une sensation plus sensuelle, tandis que d'autres peuvent privilégier des cordes plus rugueuses pour une expérience plus authentique.

Lorsque vous choisissez vos cordes, il est recommandé de les examiner attentivement pour détecter tout défaut ou usure. La sécurité du modèle est primordiale, et des cordes en mauvais état pourraient rendre la pratique du Shibari, surtout si vous avez recours à des suspensions.

Préparation et vérification des cordes et du matériel avant de pratiquer le bondage japonais

Materiel shibariAvant de se lancer dans une séance de Shibari, la préparation de l'équipement est essentielle pour garantir la sécurité et le confort du modèle (la personne attachée) et du rigger (la personne qui va jouer des cordes). Voici quelques bonnes pratiques à suivre pour assurer une expérience positive pour tous les participants impliqués :

Choix des cordes

Sélectionnez des cordes de qualité, en bon état et adaptées à votre niveau de pratique. Vérifiez qu'elles ne présentent aucun défaut, comme des nœuds serrés, des éraflures ou des ruptures. Certaines personnes préfèrent les cordes en matériau naturel, comme le chanvre ou la jute, pour leur texture et leur esthétique, tandis que d'autres optent pour des cordes synthétiques pour leur douceur et leur facilité d'entretien.

Préparation des cordes

Avant chaque séance, vérifiez la longueur et le diamètre des cordes pour vous assurer qu'elles correspondent à vos besoins. Pour les débutants, il est conseillé de commencer avec des cordes d'une longueur standard, tandis que les pratiquants plus avancés peuvent ajuster les longueurs en fonction des motifs et des suspensions prévus. Assurez-vous également que les cordes sont propres et exemptes de tout objet pouvant causer des blessures.

Communication et consentement

Avant de commencer la séance, discutez avec votre partenaire du Shibari de vos intentions, de vos limites et de vos attentes. Le consentement mutuel est primordial dans cette pratique, et il est important de s'assurer que tous les participants sont à l'aise avec les scénarios envisagés.

Connaissance des nœuds et des techniques

Avant de réaliser des bondages plus avancés, familiarisez-vous avec les nœuds de base et les techniques de sécurité du Shibari. Un guide ou un instructeur expérimenté peut vous enseigner les bases du Shibari, y compris des nœuds comme le lark's head, le single column tie, et le double column tie. Progressivement, vous pourrez évoluer vers des techniques plus complexes.

Préparation du cadre et de l'espace de jeu

:Assurez-vous que la séance se déroule dans un cadre sûr et adapté. Choisissez un espace suffisamment grand et dégagé pour éviter tout risque de chute ou de blessure. Si vous pratiquez en suspension, vérifiez la solidité des points d'attache et prévoyez un moyen de descendre en toute sécurité en cas d'urgence.

Utilisation de bandeaux et accessoires BDSM

: Si vous prévoyez d'utiliser des bandeaux ou d'explorer des jeux BDSM dans votre séance de Shibari, assurez-vous d'obtenir le consentement et la participation active de votre partenaire. La communication ouverte est essentielle pour garantir que chacun se sente en confiance et en sécurité pendant la séance.

Les noeuds de base pour les débutants en bondage japonais

Noeuds de shibariLe Shibari est un peu comme un art martial, il débute par l'apprentissage, celui des des nœuds de base. Ces nœuds essentiels forment la base du bondage et sont indispensables pour progresser dans la pratique du Shibari en toute sécurité. Voici quelques-uns des nœuds de base à maîtriser :

  1. Le lark's head : Le lark's head, également appelé "tête d'alouette" en français, est l'un des nœuds les plus simples et les plus polyvalents du Shibari. Il est utilisé pour fixer la corde autour d'un point d'attache ou d'une autre corde en formant une boucle. Ce nœud est souvent utilisé comme point de départ pour de nombreux bondages japonais.

  2. Le single column tie : Le single column tie est un nœud de base très important dans le Shibari. Il est utilisé pour attacher une corde autour d'un seul point d'attache, comme un poignet ou une cheville. Ce nœud permet de créer des liens solides et sûrs tout en préservant le confort du modèle.

  3. Le double column tie : Le double column tie est une version élargie du single column tie. Il est utilisé pour attacher deux points d'attache ensemble, comme les deux poignets ou les deux chevilles. Ce nœud est souvent utilisé dans les bases du bonadge et offre une base solide pour des bondages plus avancés.

La maîtrise de ces nœuds de base est cruciale pour évoluer dans la pratique du bondage japonais de manière sûre et structurée. Chaque nœud possède son utilité et ses spécificités, permettant aux rigger d'explorer différentes variations et motifs sur le corps du modèle. Ils constituent la fondation sur laquelle de nombreux autres bondages et motifs plus complexes peuvent être construits.

Pour les débutants, il est essentiel de s'entraîner régulièrement et de manière prudente. Commencez par utiliser des cordes souples et confortables pour vous familiariser avec les nœuds de base. Prenez le temps de bien comprendre la façon dont chaque nœud fonctionne et pratiquez leur réalisation de manière répétée.

N'hésitez pas à vous documenter à partir de guides, de tutoriels, ou à participer à des ateliers animés par des instructeurs expérimentés. L'apprentissage au sein d'un milieu respectueux et bienveillant vous permettra de progresser dans le Shibari en toute confiance.

En se concentrant sur les nœuds de base, les débutants peuvent ainsi se familiariser avec les fondements de cette discipline artistique et sensuelle, ouvrant la voie vers une exploration plus approfondie du Shibari et de ses multiples possibilités esthétiques.

Vous trouverez sur internet de nombreux articles avec photo sur la plupart des noeuds du shibari :

  1. Lark's head (Tête d'alouette)

  2. Single column tie (sur un point d'attache)

  3. Double column tie (double sur deux points d'attache)

  4. Somerville Bowline (Nœud de bouline de Somerville)

  5. Square knot (Nœud plat ou nœud carré)

  6. Half hitch (Demi-clef)

  7. Munter hitch (Nœud de demi-cabestan)

  8. Half hitch and two half hitches (Demi-clef et deux demi-clés)

  9. Reverse tension ring hitch (Nœud de demi-clé à anneau avec tension inversée)

  10. Snake knot (Nœud serpent)

  11. Buntline hitch (Nœud de baleinière)

  12. Crab claw hitch (Nœud de griffe de crabe)

  13. Two-column cuff tie (bondage à deux colonnes pour les poignets)

  14. Ebi (Crevette ou Tortue)

  15. Karada (Corps)

  16. Hishi (Diamant)

  17. Takate kote (Nœud pour élever les bras dans le dos)

  18. Gote (Forme basique de nœud de bras)

  19. Ushiro Takatekote (Nœud pour élever les bras dans le dos en position debout)

  20. Box tie (bondage en forme de boîte)

  21. Futomomo

  22. Shinju (Nœud de poitrine)

  23. Yoko tsuri (Suspension latérale)

  24. Ebi tsuri (Suspension en crevette)

  25. Kikkou (Nœud de tortue)

  26. Hojo hishi (Diamant Hojojutsu)

  27. Teppou shibari (Nœud pistolet)

  28. Hishi takatekote (Nœud diamant pour élever les bras dans le dos)

Comment améliorer sa dextérité dans la manipulation des cordes

Le shibariDans la pratique du Shibari, l'apprentissage des nœuds de base est une étape cruciale pour les adeptes cherchant à améliorer leur dextérité dans la manipulation des cordes. Cette forme d'expression artistique et sensuelle offre quelque chose d'unique, allant bien au-delà de la simple sexualité ou des jeux de couple dans un cadre BDSM. Quel que soit le statut social des gens impliqués, cette pratique est accessible à tous, créant ainsi un univers d'exploration artistique et sensuelle.

Les exercices pratiques jouent un rôle central dans l'apprentissage du bondage japonais. Ils permettent d'explorer différentes variations de nœuds, d'affiner sa technique et de mieux comprendre comment les cordes interagissent avec le corps humain. Ces exercices contribuent à développer une certaine prise et aisance dans la manipulation des cordes, en accordant une attention particulière à la sécurité et au confort du modèle attaché.

Si vous pouvez vous familiariser aux méthodes du shibari, rien ne vaut la pratique. Vous trouverez dans ce groupe des annonces d'ateliers shibari ou de munch sur ce thème. Pratiquer réellement en étant accompagné de Maîtres en shibari permet d'acquérir une meilleure maîtrise des gestes. De cette manière, on peut explorer différentes techniques de bondage, créant ainsi des motifs esthétiques sur le corps du modèle.

La communication est essentielle lors de ces exercices. Chaque prise, chaque tension de corde est réalisée avec un but précis. Il est important de discuter avec le modèle pour comprendre ses sensations et adapter les liens en fonction de ses préférences. Cette communication ouverte crée une expérience positive pour les deux parties impliquées et renforce le lien de confiance entre le modèle et le rigger.

Au-delà de la simple tradition japonaise du Shibari, cette pratique s'est étendue à l'Occident, transcendant les genres et les classes sociales. Chaque individu peut se sentir attiré par la beauté et l'expression artistique que le Shibari offre. Les gens de tous horizons peuvent s'investir dans la recherche de nouveaux motifs, d'inspirations et d'innovations dans cet art du lien et de la performance.

Dans la suite de l'apprentissage du Shibari, l'exploration artistique et la créativité deviennent une partie intégrante de la pratique. Les adeptes peuvent utiliser des bandeaux, des accessoires et des variations de nœuds pour élargir leur répertoire et créer des ligotages uniques. L'art de la performance et du lien de bondage se marie alors pour raconter une histoire à travers le corps humain, invitant le public à être témoin de cette expérience sensorielle et esthétique.

Les exercices pratiques permettent aux adeptes du Shibari d'affiner leur technique, d'explorer leur créativité et de créer une connexion unique avec le modèle. Cette forme d'expression artistique transcende les frontières et offre une expérience enrichissante pour tous ceux qui s'y engagent, faisant du Shibari bien plus qu'une simple pratique, mais un art qui invite à la beauté et à la prise de conscience de soi et des autres.

Pratiquer le shibari en couple ou avec des partenaires extérieurs ?

Pour les couples, la pratique du Shibari avec son partenaire peut renforcer l'intimité et la confiance au sein du couple. Pratiquer le Shibari à deux implique de se remettre l'un à l'autre dans un cadre de confiance, renforçant ainsi le lien émotionnel et physique entre les partenaires. Les couples peuvent découvrir de nouvelles facettes de leur relation en explorant cette pratique intime ensemble. Le partage du Shibari peut créer des moments de complicité uniques, renforçant ainsi leur connexion émotionnelle et érotique.

Le bandeau, souvent utilisé dans le Shibari, ajoute une dimension sensorielle à l'expérience. En privant temporairement la vue du modèle, le bandeau intensifie les autres sensations, créant une expérience plus profonde et immersive pour le couple. Le bandeau devient alors un outil puissant pour accentuer la confiance et la dépendance du modèle envers son partenaire.

Lorsque les couples décident de pratiquer le Shibari avec des partenaires extérieurs, cela peut être une opportunité d'explorer de nouvelles expériences ensemble, . Cependant, cela nécessite une communication claire sur les attentes et les limites de chacun pour que la confiance et la sécurité soient maintenues. Certaines personnes apprécient la variété et l'excitation que cette exploration peut apporter à leur relation.

Il est important de noter que la pratique du Shibari avec des partenaires extérieurs ne convient pas à tous les couples, car cela peut soulever des questions concernant les limites et les valeurs de chacun. Certaines personnes préfèrent maintenir cette pratique de manière exclusive au sein de leur couple, tandis que d'autres peuvent se sentir à l'aise d'explorer avec des partenaires extérieurs.

Shibari et BDSM : L'art du bondage japonais au service de la Domination et de la Soumission

Dans l'univers du BDSM, où les pratiques érotiques s'épanouissent dans un cadre consensuel, le Shibari, également connu sous le nom de "bondage japonais," trouve sa place en tant qu'art martial du lien. Seb Kinbaku et ses adeptes explorent cette pratique raffinée pour enrichir la relation de Domination/soumission au-delà des simples ébats sexuels. Comment le Shibari s'immisce-t-il dans la dynamique BDSM et quels liens étroits existent entre ces deux univers ?

Le Shibari, une pratique esthétique et émotionnelle

D'origine japonaise, le Shibari est bien plus qu'une simple pratique sexuelle. C'est un art qui consiste à attacher des cordes de manière esthétique et artistique autour du corps humain. Ses origines remontent à des pratiques de bondage utilisées pour attacher les prisonniers dans le passé. Cependant, le Shibari s'est transformé en une forme d'expression artistique qui transcende les frontières culturelles et sociales.

Les cordes utilisées dans le Shibari sont spécialement choisies pour garantir la sécurité et le confort du modèle. Les techniques et les frictions permettent de créer des motifs esthétiques et d'explorer de nouvelles formes d'expression. Le Shibari offre ainsi une esthétique unique, qui séduit les personnes en quête d'un lien plus profond et émotionnel dans leurs pratiques BDSM.

Le Shibari et le BDSM : des pratiques complémentaires

Le Shibari trouve un terrain fertile dans le BDSM en raison de ses caractéristiques esthétiques et émotionnelles. En s'intégrant dans la relation de Domination/soumission, le Shibari devient un moyen de communication non-verbale entre les partenaires. Chaque nœud, chaque tension de corde devient une manière de partager et d'explorer les émotions et les sensations dans le cadre du bondage.

Les adeptes du BDSM trouvent dans le Shibari une façon unique d'intensifier les sensations physiques et émotionnelles. Les cordes caressent la peau, créant une expérience sensorielle qui ouvre la voie à une connexion profonde entre le dominant et le soumis. Chaque attache devient ainsi un symbole tangible de l'attachement et du lien qui unissent les partenaires.

Le partage de l'expérience et la performance artistique

Le Shibari crée un lien intime entre les personnes impliquées. La communication subtile, les gestes précis et les sensations partagées favorisent le développement d'un lien émotionnel fort. Le partage de cette expérience est une part essentielle du Shibari, où chaque séance devient une performance artistique qui renforce la connexion entre les partenaires.

Les adeptes du Shibari, tels que Seb Kinbaku, sont des artisans de l'esthétique du lien, explorant sans cesse de nouvelles formes et techniques pour offrir à leur partenaire une expérience unique et profonde. Cette pratique exigeante et complexe permet aux adeptes de développer leurs compétences et de créer des liens toujours plus puissants et significatifs.

En conclusion, le Shibari et le BDSM sont deux univers qui se complètent harmonieusement. Le Shibari, avec son esthétique japonaise raffinée et ses techniques élaborées, apporte une dimension artistique et émotionnelle à la relation de Domination/soumission. Les cordes deviennent ainsi des outils puissants de communication non-verbale, d'intensification des sensations et de partage de l'expérience. Au cœur de cet art martial du lien, le Shibari transcende les pratiques sexuelles pour ouvrir la voie à une connexion profonde et significative entre les adeptes du BDSM.


Pour en savoir plus, voir les photos et rencontrer, cliquez ici

A propos du groupe
BDSM
Créateur

Le Shibari est le bondage japonais. C'est un type de bondage à conotation sexuelle d'origine japonaise entrant souvent dans le cadre de jeux sado-masochistes. Son principe est d'entraver un modèle qui ipso-facto se retrouve dans le rôle de personne soumise. Mais cette entrave ne se fait pas n'importe comment : elle repose sur des figures géométriques pré-définies à l'aide d'une corde de 6 à 8 millimètres de diamètre, le plus souvent. La cordelette est en chanvre ou en jute.

Gaya
a partagé une photo
[Femme-Bottom][Aveyron] Bonjour, Dans les cordes depuis bientôt quatre ans, je prends des cours à l'ACS de Montpellier. Si attacher me plaît, j'affectionne avant tout d'être de l'autre côté des cordes, du côté de l'abandon. Actuellement en recherche d'un rigger pour tisser des liens et les nouer...
9 personnes aiment ça.
Alain DiMatin
C'est loin l'Aveyron ... on y mange bien
J'aime 05/09/26
Gaya
Alain DiMatin Pas tant...
J'aime 05/09/26 Edité
Alain DiMatin
Distance ou gastronomie ?
J'aime 05/09/26
Gaya
La distance. Tout est question de longueur de cordes 😉
J'aime 05/09/26 Edité
Alain DiMatin
Je m'en doutais ... j'ai longtemps fréquenté la ferme de l'Aveyron à Neuilly sur Seine et c'etait toujours une expérience délicieuse...
J'aime 05/09/26
aaimer
Vous avez un joli buste Madame.
J'aime 06/09/26
ibex
a partagé une photo
[Homme-Rigger] [Vosges] Bonjour, Je recherche une Bottom-Modèle Féminin , > 30ans, pour un projet photo et suspension dans des lieux insolites , arbres, rochers... collaboration TFP avec contrat, respect et sécurité Vous êtes de préférence à moins d'1h de Gérardmer(88) et vous êtes à l'aise en hauteur. Débutante shibari acceptée Étudie toutes candidatures Au plaisir de faire connaissance
suis sans maître depuis quelque temps.... .:.
LunaRope
a partagé une photo
Futomomo aujourd’hui
6 personnes aiment ça.
course interdite
J'aime 04/09/26
LunaRope
Oh oui 🤣
J'aime 04/09/26
aaimer
C’est magnifique mais pour la prendre c’est pas facile1f60d.png
J'aime 04/09/26
LunaRope
J’ai un bouton de selfi
J'aime 04/09/26
LunaRope
a partagé une photo
Quoi de mieux que le bondage pour se sentir bien
16 personnes aiment ça.
Mr Methode
Simplement, efficace et pragmatique 😊
J'aime 03/09/26
LunaRope
oui tout a fait 1f642.png
J'aime 03/09/26
sieste de rigueur
J'aime 04/09/26
LunaRope
Oui 😇
J'aime 04/09/26
LunaRope
a partagé une photo
Simple leg tie 😇
20 personnes aiment ça.
aaimer
Le cordage est joli ainsi que les jambes.
J'aime 26/08/26
LunaRope
merci <3
J'aime 26/08/26
Moi je sais que je préfère être encordé que ce soit moi qui encorde, de 1 entre être attaché et attaché l'autre, je préfère 10000fois être attaché et je suis un gros nul pour faire les nœuds 🫣😇sérieux en plus
J'aime 02/09/26
Mais une femme encordé, c'est très beau, je ne vois pas de beauté dans la vision d'un homme encordé, une femme par contre, je trouve ça magnifique 🥰😍🤯va comprendre des fois
J'aime 02/09/26
LunaRope
pareil
J'aime 02/09/26
Initiation Le temps passe… Une rencontre Y. me suggère d’essayer avec Kael-kinbaku (« celui qui fait des cordes »), qu’on a observé longtemps au Jardin de Bao. Nous avons pas tout de suite compris son fonctionnement. Etait-il seul ? Accompagné ? Avec une soumise uniquement ? Nous avions échangé quelques mots dont je ne me souviens absolument pas les propositions (ou alors je ne les ai pas interprétées comme telles). Y. me dit que ça va me plaire, et on continue de l’observer dans ses pratiques, de voir s’il prend soin des femmes, comment il agit. Et puis, un jour, curieuse, je dis ok, on va lui demander. Mais le temps passe encore car on attendait qu’il soit dispo et il était souvent au milieu d’un groupe, avec des amis, occupé, en train de corder… Enfin, il est seul (il s’est écoulé 1 an ?), on l’aborde pour discuter. C’est Y. qui commence à parler, je suis hyper sur la défensive et je ne le regarde pas ou à peine, pas vraiment convaincue que ça va me plaire, gênée et mal à l’aise. Je fais un gros effort pour avoir l’air aimable et intéressée alors que j’ai juste envie de rentrer dans ma coquille. La discussion se passe bien, il est à l’écoute, prévenant, informe des risques, quoi faire, comment dire, que dire, comme ça se passe. Par exemple il explique qu’il ne suspend pas la 1ere fois ou peut-être même jamais (ce qui me soulage en fait). Je ne dis pas que je n’ai pas envie car je ne sais pas trop quoi penser du tout. je me détends. Il est gentil, il a de l’humour et il est autoritaire en même temps (j’aime bien ça). Plus aucune notion du temps Tout est clair. On descend dans la grande pièce du Bao, foulard sur les yeux pour ne pas être distraite. Kael-kinbaku commence et …. c’est merveilleux. Sensations inconnues et incroyables, extrêmement puissantes. Je ne me souviens plus exactement ce qui s’est passé sauf que Kael-kinbaku m’a suspendue. En fait j’en ai eu envie dès que les cordes ont commencé à serrer. Aucune notion du temps. La séance finie, je reste allongée extrêmement longtemps et complètement immobile à en inquiéter Y. et ceux qui sont là. Je suis restée complètement hors du temps pendant un long moment. Il y aura deux autres séances tout aussi intenses dans la salle du bas (on peut suspendre assez haut). Après chaque séance, je me dis que le plaisir n’est pas partagé également. Cette question n’est toujours pas résolue. Les débriefings sont très longs et compliqués car les mots pour décrire les sensations ne viennent pas tous seuls (d’où le temps mis à écrire cet article en plus du covid), j’ai du mal à verbaliser et à m’exprimer de manière générale. Pour le moment Y. est présent à chaque fois et son rôle est de dire stop s’il pense que c’est trop et que je ne suis pas en état de le dire. Mais la confiance est là. On envisage alors de ne se voir que tous les deux pour quelques séances de cordes de manière plus régulière, puisque, jusqu’à présent, c’est au petit bonheur la chance. Nous en discutons tous les 4 (Nous deux et Kael avec sa femme Thalye) puis Kael-kinbaku établit un « contrat » avec moi. Mais notre 1ère séance est annulée à cause d’une contrainte professionnelle et le covid arrive…. Pause Année covid : plus de sorties ni rien, je perds pieds dans mon libertinage et avec les cordes. Réouverture à la vie : mes envies reviennent doucement (vive les femmes !). Kael-kinbaku me propose une séance, je ne sais plus trop, puis non, puis oui et on se décide pour une séance un mercredi apm. La grande salle du bas des jardins de bao est fermée donc, on se replie dans lun coin câlin ouvert avec des points d’attache, le plafond et bas et donc les suspensions éventuelles sont basses, peu de personnes peuvent regarder en même temps, ça me convient tout à fait pour cette reprise. Séance au top, je retrouve toutes ces sensations merveilleuses. Au début j’avais un peu de mal à accepter les actions kinkys car je ne voulais pas reconnaître que ça me plaisait. Avec les échanges qui me rassurent, j’assume un peu plus des actions de plus en plus kinky. Nous les inviterons pour une séance à la maison, kinbaku bien kinky limite bdsm (chacun à son curseur). Thalye et Y. se câlinent en même temps que Thalye assiste Kael-kinbaku et que Y. guette un « Stop » Lors de cette séance il m’a bâillonné. Je pensais ne plus vouloir de bâillon mais en fait j’adore. J’ai toujours peur de ne plus arriver à parler mais en fait si. Cette ambivalence est très attirante. Kael-kinbaku est toujours là pour me rassurer et répondre à mes questions : Est ce que c’est normal que je ressente ça ? Que ça produise cet effet là ? Moi et mes limites absolues/relatives que je découvre et que j’autorise. Comment faire avec un bâillon, «overdose» etc… Pourquoi ça se passe bien ? J’ai confiance (grâce à toutes ses prévenances et nos discussions) Ce que ça fait dans ma tête : les « bulles » Il y a la grande bulle de Kael-kinbaku qui comprend Kael-kinbaku et moi qui suis dans ma propre petite bulle. Au cours d’une séance, quand je suis dans ma bulle, c’est que Kael-kinbaku place ses cordes. Quand je couine/soupire parce que ça tire, ma bulle se fond un peu dans celle de Kael-kinbaku le temps que je me trouve une autre position. C’est quand je suis dans la bulle de Kael-kinbaku qu’on interagit. Je suis seule au monde ou avec Kael-kinbaku mais (presque) personne d’autre n’existe , ce qui me permet de supporter les actions kinky de Kael-kinbaku en public. Parfois, je reconnais une voix ou entends un commentaire et c’est comme si cette personne venait appuyer sur ma bulle en faisant « boing-boing » Ce que j’aime dans le shibari (avec Kael-kinbaku, pas essayé d’autres riggers) ? – la contrainte, j’adore quand c’est bien serré – la suspension qui ,au moment où elle se fait, est une extra-contrainte – le shoot post-séance et le moment « récupération/câlin » – les traces qui durent parfois une semaine – les idées perverses de Kael-kinbaku – l’impression qu’il sait ce que j’aime mais que je n’avouerai pas ! Ce que j’oublie quand je suis dans les cordes ? – le fait que je me trouve moche – que j’ai ma cellulite qui doit déborder des cordes – que je suis exposée (à d’autres) – les autres (et leur commentaire) Ce que je n’oublie pas – tester la pince c’est à dire confirmer à l’encordeur que j’ai la pleine capacité à sérrer les doigts. Ceci afin de détecter et éviter tout atteinte nerveuse. – mon mot d’arrêt (stop ou mh mh mh avec bâillon) Ce qui a changé/évolué – j’assume que c’est moi dans les cordes (j’aurais été prête à jurer que c’était pas moi aux 3 premières séances) – l’évolution vers le bdsm. Le shibari est une belle entrée en matière. – le côté kinky que donne Kael-kinbaku aux séances de cordes – Je suis un peu perdue dans ce que je pensais aimer/accepter donc je ne dis plus non à de nouvelles expériences (j’ai toujours mon mot d’arrêt) – j’ai appris à respirer pour canaliser la douleur, ça marche aussi pour se baigner dans l’eau glacée des torrents de nos montagnes! – j’aimerais servir de modèle pour que Kael-kinbaku s’entraîne Est ce que le shibari fait mal ? C’est LA question que tout le monde se pose ! Ce n’est pas vraiment une question de douleur, c’est une question de contraintes et d’endorphines. Plus la contrainte est grande, plus on sécrète d’endorphine ce qui permet largement de supporter. Et si jamais il y a une douleur, c’est qu’il est temps de mettre fin à la séance ou qu’il y a un problème. La douleur (si on peut appeler ça comme ça) devient plaisir, voir excitation, alors que je ne la recherche pas. Qu’est-ce que je ressens ? Est-ce que je (re)cherche quelque chose ? Dans mes essais dans diverses situations, j’ai testé des trucs et il s’avère (même si je n’ai pas envie de le reconnaître) que certains trucs m’excitent : la contrainte, les jeux d’impacts (fouet, badine) et le fait d’être un jouet, une poupée, entre ses filets. Dans les cordes de Kael-kinbaku, je retrouve ces 3 choses à des degré différents (que ce soit mon cerveau qui travaille et/ou Kael-kinbakyu qui arrive à donner cette intention). A la fin, dans le dénouement, je me sens libérée et merveilleusement bien, apaisée et excitée (ça semble contradictoire mais non) Une fois interdire de tout mouvement, peut on maîtriser la situation ? Je confirme que dans les cordes, le jugement est altéré, on est dans un état second, c’est difficile de revenir à la réalité. Je n’y reviens que partiellement quand Kael-kinbaku me change de position ou qu’il me tease. D’où la nécessité d’être claire et franche quant aux limites à ne pas dépasser dans une séance de shibari. L’attirance physique et le sexe dans le shibari ? J’ai aimé sa façon d’être, de faire et de me » triporter le cerveau ». Donc l’attirance est là. Pas sûre que j’ai envie de me faire encorder par quelqu’un avec qui il n’y a pas feeling car pour moi, il doit y avoir une composante sexuelle et donc une attirance physique. Ceci est propre à chacun. Kael-kinbaku – L’encordeur Presque 3 ans que je les croise, regardant discrètement capturer les corps qui me sont offerts. J’aime croire qu’ils n’ont pas manqué une seule séance. Toujours présents, au milieu des curieux, je les aperçois au hasard des rares moments où je ne suis pas connecté avec ma partenaire. Souvent absents, alors que je les cherche du regard, dès la séance terminée, tandis que j’apaise ma partenaire ou que je plie mes cordes. Observation Une fois seulement, par défi, pour le jeu et avec le secret espoir d’initier un premier contact, j’ai invité madame à interagir avec ma partenaire. En silence, d’un signe de la main, elle a poliment refusé : par timidité, par peur ? Elle me plaît vraiment, là où certains voudraient bien la croquer, je désire surtout la faire vibrer dans mes cordes. Mais voilà, ils ont tous les deux ce petit quelque chose qui m’impressionne, qui les rends inaccessibles. Cette fois encore ils sont là, seuls à discuter, assis à une table. Un bonjour chaleureux de ma part, une réponse souriante de la leur, et quelques mots échangés, rien de plus. Je me demande bien ce que j’espérais, peut-être ne sont-ils que voyeurs ou effrayés. Il est vrai aussi que cette fois ci, je suis accompagné de Thalye, ma compagne et principale partenaire. Avec le temps notre pratique du shibari a évolué et s’est enrichie. Elle est plus aérienne, plus dure aussi. La sensualité apparente de nos débuts s’efface souvent, derrière les gémissements et couinements quand les cordes deviennent plus contraignantes et parfois plus douloureuses. Enfin, elles sont moins « sexuelles » qu’à nos débuts. Nous avons rapidement été lassés de cette ambiance particulière aux établissements mixtes libertins où quelques messieurs, pensant nous démontrer leur intérêt pour Thalye encordée et offerte, ne manquent pas d’astiquer leur virilité en se tordant le cou dans l’espoir d’apercevoir son sexe exhibé. Après tout, ils ont peut-être peur ou ne recherche que du sexe eux aussi … . L’approche Fin de séance, Thalye encore étourdie m’accompagne au bar. Son esprit n’est pas encore reconnecté, absente, sur son nuage, le corps débordant d’endorphine. Quelques personnes présentes viennent s’inquiéter de son état et des marques qui zèbrent son corps. Je sais bien que dans ces moments-là elle préfère ne pas parler. Je renseigne, rassure, explique et on me félicite, alors que je ne fais que transmettre intentions et sensations avec mes cordes. C’est bien Thalye qu’ils devraient féliciter pour sa confiance, son lâcher-prise et sa beauté dans mes cordes. C’est ce moment précis qu’ils choisissent pour s’approcher d’elle. Ont-ils saisi, ce que nous venons de faire, ce qu’elle m’a offert lors de cette séance ? Tout en douceur, elle caresse son bras, sans un mot, comme hypnotisée par ses marques. Alors que nous échangeons sur cette pratique, j’ose, tant pis si c’est un refus, au moins je serai fixé : « et toi A, quand est-ce que je te capture dans mes cordes. ? ». Le regard de son compagnon s’éclaircit et il aborde un large sourire. Mais mes espoirs sont vites anéantis alors que son regard fuit le mien elle me répond : « nous avons déjà essayé pour des photos … je n’aime que les marques qu’elles laissent sur la peau … ». Douche froide ! piqué au vif je lui rétorque, avec un large sourire et sur un ton ironique, avant de tourner les talons et rejoindre Thalye : « pour avoir les marques il faut des cordes … et les serrer fort ! ». L’attente Bien des semaines plus tard, après de long échanges sur un réseau social libertin puis par SMS, enfin A. & Y. nous donnent rendez-vous pour une séance d’initiation au Jardin de Bao. Comme souvent, lors de ces moments, je sais que Thalye va se contenter de regarder, accompagnée de Y. elle lui expliquera ce qui se passe tout au long de la séance. J’ai toujours le sentiment de la laisser de côté, la crainte qu’elle s’ennuie mais sa présence rassure souvent mes partenaires. La glace s’est brisée entre nous, la timidité d’A. est toujours présente mais finalement, bien que nous nous connaissions peu, un début de confiance s’est établi au fils de nos conversations. Y. reste bienveillant vis-à-vis de sa douce, le savoir présent lors de la séance me rassure. Nous nous retrouvons autour d’un verre et débutons une conversation banale comme si aucun d’entre nous n’osait évoquer la raison précise de notre présence ce soir. J’aime ses moments qui flirtent avec le malaise. Le début de la séance de shibari vient de commencer mais ça, ils ne le savent pas. Sans toucher A. et sans exclure Y. ni Thalye de la conversation, je prends petit à petit possession de ma partenaire. Je la jauge, j’observe ses réactions, ses sourires, ses rires, ses gênes. Le jeu débute, avant même de poser une première corde. Comme pour marquer une rupture, bien que nous en ayons discuté auparavant, je lance les négociations sur le déroulement de la séance : le consentement, les limites de chacun, les règles de sécurité, les problèmes médicaux et anatomiques éventuels. Je sensibilise A. afin qu’elle puisse reconnaître une éventuelle compression sanguine ou nerveuse. Je l’informe également qu’il n’est pas dans mes habitudes de partir sur une suspension lors d’une première séance. Enfin je demande à A. son mot de sécurité, ce sera « stop ». J’apprendrai plus tard que j’ai oublié un point important lors de cette négociation. Première séance Je descends installer l’aire de jeu au sous-sol et invite A. à me rejoindre quand elle se sentira prête. A., Y. et Thalye arrivent suivis par une petite troupe de curieux. Assis en tailleur je lui demande de nouer son paréo autour de sa poitrine, et l’invite à venir s’agenouiller dos à moi. Mes mains se posent sur ses épaules, la tension dans son corps est perceptible, sa tête balaie l’ensemble de la salle : les curieux se répartissent en silence autour du tapis. Je ne suis pas inquiet, un jeter de corde un peu ferme lors de la séance devrait faire fuir les rares téméraires qui voudraient s’approcher de notre bulle d’intimité. Elle accepte avec un soupir de soulagement que je lui bande les yeux oubliant rapidement ceux posés sur elle. Mes bras prennent le contrôle d’A. Je la manipule d’avant en arrière et de gauche à droite. Sa résistance cède petit à petit. Une main sur son ventre, l’autre sur sa poitrine, je me cale sur sa respiration. Elle semble sereine, respire plus calmement et l’ensemble de son corps accompagne mes mouvements. Je pose une corde et l’enroule au gré de nos mouvements. Une seule suffit, pour se découvrir, se sentir et commencer notre chemin. A. se laisse aller et m’accompagne dans cette danse au sol. Je reste fasciné par la rapidité avec laquelle elle me confie les commandes. Elle semble déjà si proche du lâcher prise ! C’est trop tôt, je la stimule pour qu’elle se reconnecte à moi et poursuit par un « strappado » . A genoux, la tête posée au sol et les bras attachés dans le dos elle soupire. Ses fesses tendues sont encore protégées par le fin tissu du paréo. Je l’écarte un peu, A. frémit, se tortille et essaie de relever son torse, en vain. Nous y sommes, la contrainte bien que légère lui fait comprendre qu’elle est impuissante, offerte, sous mon contrôle. shibari Image d’illustration : Strappado Je recouvre ses fesses, les voyeurs en ont assez vu, et passe une corde autour de sa taille et termine de la nouer en passant entre ses cuisses. Le tissu est trop fin pour faire la différence : elle pénètre son sexe. Chaque mouvement de sa part stimule son intimité. Ses soupirs témoignent-ils de sensations agréables, piquantes, douloureuses ? Elle seule le sait. Il lui suffit pourtant de ne pas bouger pour y mettre fin. il est temps de stopper ce jeu, je détache ma belle, la replace à genoux face à moi et lui demande si elle souhaite continuer. Son sourire et l’acquiescement qui s’ensuit ne me laisse aucun doute. Plus loin, plus haut Poignets attachés, bras repliés sur son torse, de nouvelles cordes courent sur son cou, ses épaules, son dos. Elle se laisse aller et lâche prise à mesure que je construis un cocon rassurant et confortable. Son corps semble céder dans les cordes, sa respiration apaisée jusque-là s’accélère quand je relie le « fisherman » à l’anneau de suspension afin d’amener une tension suffisante lui permettant de maintenir la position assise. Un « futomomo » sur la cuisse, lui aussi relié à l’anneau et me voilà prêt à réaliser ce que d’habitude je me refuse lors d’une première séance. La dernière ligne mise en tension je lève sa cuisse. Son torse bascule doucement vers l’arrière alors que sa cuisse s’élève à quelques centimètres du sol. Avec une seule jambe en contact avec le sol, A. s’exprime davantage, de manière imperceptible des soupirs ponctuent mes caresses, mes griffures, mes chuchotements à l’oreille. Le souffle court, la tête en extension, le cou offert, elle est partie loin, seule la tension des quelques cordes sur sa cuisse la relie encore à moi et l’empêche de sombrer. Je redouble d’attention et contôle plus régulièrement le placement des cordes, la sensibilité de sa peau, la motricité de ses mains. Une dernière corde sur sa cheville posée au sol et la suspension est complète. Je me recule pour observer A. dans son cocon, aucune grimace, paisible, sa respiration superficielle et régulière semble resserrer les cordes petit à petit autour de son torse. shibari Image d’illustration : futomomo shibari image d’illustration : fisherman Redescente Je profite de ce moment figé pour observer la salle. Thalye et Y. sont toujours là à nous observer. Y. un sourire sur le visage me confirme que tout va bien quand je l’interroge du regard. Les curieux sont bien moins nombreux, probablement lassés par le temps que nécessite une telle séance. À moins qu’il aient compris que A. ne leur sera pas offerte. Il est temps de me reconnecter à ma partenaire, elle a été mienne suffisamment longtemps. Je dois la rendre à la réalité et à son compagnon. Je la dépose au sol progressivement puis commence le long processus de détache. Centimètres après centimètre je fais glisser les cordes sur son corps. Comme pour prolonger indéfiniment mon emprise, je prends mon temps. Appuyée contre mon torse je défait son cocon, pour mieux la reprendre une nouvelle fois avec une corde. Je ne veux pas qu’elle sache quand la séance s’arrêtera, qu’elle ne sache pas que la dernière corde est partie et qu’elle est libre. Je la dépose avec précaution sur le sol, recroquevillée et la couvre d’une serviette. Elle est calme, immobile, comme endormie. Je demande à Y. s’il souhaite venir apaiser sa belle. Il me fait comprendre qu’il me laisse cet honneur. A mon grand regret, lors des négociations, nous n’avions pas évoqué l’ « aftercare ». Ne sachant pas si A. souhaitait me sentir proche et réconfortant, je me suis contenté d’un baiser sur le front, d’un merci susurré à l’oreille et de mains protectrices posées sur son épaule et sa hanche …dans le silence … jusqu’à ce qu’elle émerge tout doucement et se reconnecte au présent. Nous avons joué un peu plus d’une heure, la sueur perle encore sur mon front. Comme toujours je navigue entre apaisement, bonheur et fierté. Je suis fatigué et j’ai l’impression que la séance n’a duré que quelques minutes. Il est temps pour nous de nous hydrater, nous remontons au bar. A. fend la foule, encore absente, semblant éviter du regard les clients présents. Nous finirons cette soirée en discutant longuement de cette séance et j’aime croire qu’elle est fière des marques qu’elle exhibe, paréo à la taille. Mille mercis A. et Y. pour votre confiance.
1 personne aime(nt) ça.
ShibariRiggerAtHome
D'abord je ne vois pas l'intérêt de ce texte. Ensuite, la quantité de bullshit sur les cordes, la sécurité, safe word ou autre est ahurissante. Enfin, le ressenti comme quoi on est dans un état second et que ça ne fait pas mal, mais gosh c'est là où l'on sait qui a de l'expérience et qui n'en a jamais fait, comme l'auteur de ce texte ainsi que celui qui a publié ce post. De A à Z c'est un fantasme et une histoire qui n'est jamais arrivée.
J'aime 29/08/26
délicieusement cruelle, j'aime asservir mon chien, l'éduquer, le modeler comme je l'entends dans une relation bâtie sur la confiance, la vénération et la complicité .:.
Initiation Le temps passe… Une rencontre Y. me suggère d’essayer avec Kael-kinbaku (« celui qui fait des cordes »), qu’on a observé longtemps au Jardin de Bao. Nous avons pas tout de suite compris son fonctionnement. Etait-il seul ? Accompagné ? Avec une soumise uniquement ? Nous avions échangé quelques mots dont je ne me souviens absolument pas les propositions (ou alors je ne les ai pas interprétées comme telles). Y. me dit que ça va me plaire, et on continue de l’observer dans ses pratiques, de voir s’il prend soin des femmes, comment il agit. Et puis, un jour, curieuse, je dis ok, on va lui demander. Mais le temps passe encore car on attendait qu’il soit dispo et il était souvent au milieu d’un groupe, avec des amis, occupé, en train de corder… Enfin, il est seul (il s’est écoulé 1 an ?), on l’aborde pour discuter. C’est Y. qui commence à parler, je suis hyper sur la défensive et je ne le regarde pas ou à peine, pas vraiment convaincue que ça va me plaire, gênée et mal à l’aise. Je fais un gros effort pour avoir l’air aimable et intéressée alors que j’ai juste envie de rentrer dans ma coquille. La discussion se passe bien, il est à l’écoute, prévenant, informe des risques, quoi faire, comment dire, que dire, comme ça se passe. Par exemple il explique qu’il ne suspend pas la 1ere fois ou peut-être même jamais (ce qui me soulage en fait). Je ne dis pas que je n’ai pas envie car je ne sais pas trop quoi penser du tout. je me détends. Il est gentil, il a de l’humour et il est autoritaire en même temps (j’aime bien ça). Plus aucune notion du temps Tout est clair. On descend dans la grande pièce du Bao, foulard sur les yeux pour ne pas être distraite. Kael-kinbaku commence et …. c’est merveilleux. Sensations inconnues et incroyables, extrêmement puissantes. Je ne me souviens plus exactement ce qui s’est passé sauf que Kael-kinbaku m’a suspendue. En fait j’en ai eu envie dès que les cordes ont commencé à serrer. Aucune notion du temps. La séance finie, je reste allongée extrêmement longtemps et complètement immobile à en inquiéter Y. et ceux qui sont là. Je suis restée complètement hors du temps pendant un long moment. Il y aura deux autres séances tout aussi intenses dans la salle du bas (on peut suspendre assez haut). Après chaque séance, je me dis que le plaisir n’est pas partagé également. Cette question n’est toujours pas résolue. Les débriefings sont très longs et compliqués car les mots pour décrire les sensations ne viennent pas tous seuls (d’où le temps mis à écrire cet article en plus du covid), j’ai du mal à verbaliser et à m’exprimer de manière générale. Pour le moment Y. est présent à chaque fois et son rôle est de dire stop s’il pense que c’est trop et que je ne suis pas en état de le dire. Mais la confiance est là. On envisage alors de ne se voir que tous les deux pour quelques séances de cordes de manière plus régulière, puisque, jusqu’à présent, c’est au petit bonheur la chance. Nous en discutons tous les 4 (Nous deux et Kael avec sa femme Thalye) puis Kael-kinbaku établit un « contrat » avec moi. Mais notre 1ère séance est annulée à cause d’une contrainte professionnelle et le covid arrive…. Pause Année covid : plus de sorties ni rien, je perds pieds dans mon libertinage et avec les cordes. Réouverture à la vie : mes envies reviennent doucement (vive les femmes !). Kael-kinbaku me propose une séance, je ne sais plus trop, puis non, puis oui et on se décide pour une séance un mercredi apm. La grande salle du bas des jardins de bao est fermée donc, on se replie dans lun coin câlin ouvert avec des points d’attache, le plafond et bas et donc les suspensions éventuelles sont basses, peu de personnes peuvent regarder en même temps, ça me convient tout à fait pour cette reprise. Séance au top, je retrouve toutes ces sensations merveilleuses. Au début j’avais un peu de mal à accepter les actions kinkys car je ne voulais pas reconnaître que ça me plaisait. Avec les échanges qui me rassurent, j’assume un peu plus des actions de plus en plus kinky. Nous les inviterons pour une séance à la maison, kinbaku bien kinky limite bdsm (chacun à son curseur). Thalye et Y. se câlinent en même temps que Thalye assiste Kael-kinbaku et que Y. guette un « Stop » Lors de cette séance il m’a bâillonné. Je pensais ne plus vouloir de bâillon mais en fait j’adore. J’ai toujours peur de ne plus arriver à parler mais en fait si. Cette ambivalence est très attirante. Kael-kinbaku est toujours là pour me rassurer et répondre à mes questions : Est ce que c’est normal que je ressente ça ? Que ça produise cet effet là ? Moi et mes limites absolues/relatives que je découvre et que j’autorise. Comment faire avec un bâillon, «overdose» etc… Pourquoi ça se passe bien ? J’ai confiance (grâce à toutes ses prévenances et nos discussions) Ce que ça fait dans ma tête : les « bulles » Il y a la grande bulle de Kael-kinbaku qui comprend Kael-kinbaku et moi qui suis dans ma propre petite bulle. Au cours d’une séance, quand je suis dans ma bulle, c’est que Kael-kinbaku place ses cordes. Quand je couine/soupire parce que ça tire, ma bulle se fond un peu dans celle de Kael-kinbaku le temps que je me trouve une autre position. C’est quand je suis dans la bulle de Kael-kinbaku qu’on interagit. Je suis seule au monde ou avec Kael-kinbaku mais (presque) personne d’autre n’existe , ce qui me permet de supporter les actions kinky de Kael-kinbaku en public. Parfois, je reconnais une voix ou entends un commentaire et c’est comme si cette personne venait appuyer sur ma bulle en faisant « boing-boing » Ce que j’aime dans le shibari (avec Kael-kinbaku, pas essayé d’autres riggers) ? – la contrainte, j’adore quand c’est bien serré – la suspension qui ,au moment où elle se fait, est une extra-contrainte – le shoot post-séance et le moment « récupération/câlin » – les traces qui durent parfois une semaine – les idées perverses de Kael-kinbaku – l’impression qu’il sait ce que j’aime mais que je n’avouerai pas ! Ce que j’oublie quand je suis dans les cordes ? – le fait que je me trouve moche – que j’ai ma cellulite qui doit déborder des cordes – que je suis exposée (à d’autres) – les autres (et leur commentaire) Ce que je n’oublie pas – tester la pince c’est à dire confirmer à l’encordeur que j’ai la pleine capacité à sérrer les doigts. Ceci afin de détecter et éviter tout atteinte nerveuse. – mon mot d’arrêt (stop ou mh mh mh avec bâillon) Ce qui a changé/évolué – j’assume que c’est moi dans les cordes (j’aurais été prête à jurer que c’était pas moi aux 3 premières séances) – l’évolution vers le bdsm. Le shibari est une belle entrée en matière. – le côté kinky que donne Kael-kinbaku aux séances de cordes – Je suis un peu perdue dans ce que je pensais aimer/accepter donc je ne dis plus non à de nouvelles expériences (j’ai toujours mon mot d’arrêt) – j’ai appris à respirer pour canaliser la douleur, ça marche aussi pour se baigner dans l’eau glacée des torrents de nos montagnes! – j’aimerais servir de modèle pour que Kael-kinbaku s’entraîne Est ce que le shibari fait mal ? C’est LA question que tout le monde se pose ! Ce n’est pas vraiment une question de douleur, c’est une question de contraintes et d’endorphines. Plus la contrainte est grande, plus on sécrète d’endorphine ce qui permet largement de supporter. Et si jamais il y a une douleur, c’est qu’il est temps de mettre fin à la séance ou qu’il y a un problème. La douleur (si on peut appeler ça comme ça) devient plaisir, voir excitation, alors que je ne la recherche pas. Qu’est-ce que je ressens ? Est-ce que je (re)cherche quelque chose ? Dans mes essais dans diverses situations, j’ai testé des trucs et il s’avère (même si je n’ai pas envie de le reconnaître) que certains trucs m’excitent : la contrainte, les jeux d’impacts (fouet, badine) et le fait d’être un jouet, une poupée, entre ses filets. Dans les cordes de Kael-kinbaku, je retrouve ces 3 choses à des degré différents (que ce soit mon cerveau qui travaille et/ou Kael-kinbakyu qui arrive à donner cette intention). A la fin, dans le dénouement, je me sens libérée et merveilleusement bien, apaisée et excitée (ça semble contradictoire mais non) Une fois interdire de tout mouvement, peut on maîtriser la situation ? Je confirme que dans les cordes, le jugement est altéré, on est dans un état second, c’est difficile de revenir à la réalité. Je n’y reviens que partiellement quand Kael-kinbaku me change de position ou qu’il me tease. D’où la nécessité d’être claire et franche quant aux limites à ne pas dépasser dans une séance de shibari. L’attirance physique et le sexe dans le shibari ? J’ai aimé sa façon d’être, de faire et de me » triporter le cerveau ». Donc l’attirance est là. Pas sûre que j’ai envie de me faire encorder par quelqu’un avec qui il n’y a pas feeling car pour moi, il doit y avoir une composante sexuelle et donc une attirance physique. Ceci est propre à chacun. Kael-kinbaku – L’encordeur Presque 3 ans que je les croise, regardant discrètement capturer les corps qui me sont offerts. J’aime croire qu’ils n’ont pas manqué une seule séance. Toujours présents, au milieu des curieux, je les aperçois au hasard des rares moments où je ne suis pas connecté avec ma partenaire. Souvent absents, alors que je les cherche du regard, dès la séance terminée, tandis que j’apaise ma partenaire ou que je plie mes cordes. Observation Une fois seulement, par défi, pour le jeu et avec le secret espoir d’initier un premier contact, j’ai invité madame à interagir avec ma partenaire. En silence, d’un signe de la main, elle a poliment refusé : par timidité, par peur ? Elle me plaît vraiment, là où certains voudraient bien la croquer, je désire surtout la faire vibrer dans mes cordes. Mais voilà, ils ont tous les deux ce petit quelque chose qui m’impressionne, qui les rends inaccessibles. Cette fois encore ils sont là, seuls à discuter, assis à une table. Un bonjour chaleureux de ma part, une réponse souriante de la leur, et quelques mots échangés, rien de plus. Je me demande bien ce que j’espérais, peut-être ne sont-ils que voyeurs ou effrayés. Il est vrai aussi que cette fois ci, je suis accompagné de Thalye, ma compagne et principale partenaire. Avec le temps notre pratique du shibari a évolué et s’est enrichie. Elle est plus aérienne, plus dure aussi. La sensualité apparente de nos débuts s’efface souvent, derrière les gémissements et couinements quand les cordes deviennent plus contraignantes et parfois plus douloureuses. Enfin, elles sont moins « sexuelles » qu’à nos débuts. Nous avons rapidement été lassés de cette ambiance particulière aux établissements mixtes libertins où quelques messieurs, pensant nous démontrer leur intérêt pour Thalye encordée et offerte, ne manquent pas d’astiquer leur virilité en se tordant le cou dans l’espoir d’apercevoir son sexe exhibé. Après tout, ils ont peut-être peur ou ne recherche que du sexe eux aussi … . L’approche Fin de séance, Thalye encore étourdie m’accompagne au bar. Son esprit n’est pas encore reconnecté, absente, sur son nuage, le corps débordant d’endorphine. Quelques personnes présentes viennent s’inquiéter de son état et des marques qui zèbrent son corps. Je sais bien que dans ces moments-là elle préfère ne pas parler. Je renseigne, rassure, explique et on me félicite, alors que je ne fais que transmettre intentions et sensations avec mes cordes. C’est bien Thalye qu’ils devraient féliciter pour sa confiance, son lâcher-prise et sa beauté dans mes cordes. C’est ce moment précis qu’ils choisissent pour s’approcher d’elle. Ont-ils saisi, ce que nous venons de faire, ce qu’elle m’a offert lors de cette séance ? Tout en douceur, elle caresse son bras, sans un mot, comme hypnotisée par ses marques. Alors que nous échangeons sur cette pratique, j’ose, tant pis si c’est un refus, au moins je serai fixé : « et toi A, quand est-ce que je te capture dans mes cordes. ? ». Le regard de son compagnon s’éclaircit et il aborde un large sourire. Mais mes espoirs sont vites anéantis alors que son regard fuit le mien elle me répond : « nous avons déjà essayé pour des photos … je n’aime que les marques qu’elles laissent sur la peau … ». Douche froide ! piqué au vif je lui rétorque, avec un large sourire et sur un ton ironique, avant de tourner les talons et rejoindre Thalye : « pour avoir les marques il faut des cordes … et les serrer fort ! ». L’attente Bien des semaines plus tard, après de long échanges sur un réseau social libertin puis par SMS, enfin A. & Y. nous donnent rendez-vous pour une séance d’initiation au Jardin de Bao. Comme souvent, lors de ces moments, je sais que Thalye va se contenter de regarder, accompagnée de Y. elle lui expliquera ce qui se passe tout au long de la séance. J’ai toujours le sentiment de la laisser de côté, la crainte qu’elle s’ennuie mais sa présence rassure souvent mes partenaires. La glace s’est brisée entre nous, la timidité d’A. est toujours présente mais finalement, bien que nous nous connaissions peu, un début de confiance s’est établi au fils de nos conversations. Y. reste bienveillant vis-à-vis de sa douce, le savoir présent lors de la séance me rassure. Nous nous retrouvons autour d’un verre et débutons une conversation banale comme si aucun d’entre nous n’osait évoquer la raison précise de notre présence ce soir. J’aime ses moments qui flirtent avec le malaise. Le début de la séance de shibari vient de commencer mais ça, ils ne le savent pas. Sans toucher A. et sans exclure Y. ni Thalye de la conversation, je prends petit à petit possession de ma partenaire. Je la jauge, j’observe ses réactions, ses sourires, ses rires, ses gênes. Le jeu débute, avant même de poser une première corde. Comme pour marquer une rupture, bien que nous en ayons discuté auparavant, je lance les négociations sur le déroulement de la séance : le consentement, les limites de chacun, les règles de sécurité, les problèmes médicaux et anatomiques éventuels. Je sensibilise A. afin qu’elle puisse reconnaître une éventuelle compression sanguine ou nerveuse. Je l’informe également qu’il n’est pas dans mes habitudes de partir sur une suspension lors d’une première séance. Enfin je demande à A. son mot de sécurité, ce sera « stop ». J’apprendrai plus tard que j’ai oublié un point important lors de cette négociation. Première séance Je descends installer l’aire de jeu au sous-sol et invite A. à me rejoindre quand elle se sentira prête. A., Y. et Thalye arrivent suivis par une petite troupe de curieux. Assis en tailleur je lui demande de nouer son paréo autour de sa poitrine, et l’invite à venir s’agenouiller dos à moi. Mes mains se posent sur ses épaules, la tension dans son corps est perceptible, sa tête balaie l’ensemble de la salle : les curieux se répartissent en silence autour du tapis. Je ne suis pas inquiet, un jeter de corde un peu ferme lors de la séance devrait faire fuir les rares téméraires qui voudraient s’approcher de notre bulle d’intimité. Elle accepte avec un soupir de soulagement que je lui bande les yeux oubliant rapidement ceux posés sur elle. Mes bras prennent le contrôle d’A. Je la manipule d’avant en arrière et de gauche à droite. Sa résistance cède petit à petit. Une main sur son ventre, l’autre sur sa poitrine, je me cale sur sa respiration. Elle semble sereine, respire plus calmement et l’ensemble de son corps accompagne mes mouvements. Je pose une corde et l’enroule au gré de nos mouvements. Une seule suffit, pour se découvrir, se sentir et commencer notre chemin. A. se laisse aller et m’accompagne dans cette danse au sol. Je reste fasciné par la rapidité avec laquelle elle me confie les commandes. Elle semble déjà si proche du lâcher prise ! C’est trop tôt, je la stimule pour qu’elle se reconnecte à moi et poursuit par un « strappado » . A genoux, la tête posée au sol et les bras attachés dans le dos elle soupire. Ses fesses tendues sont encore protégées par le fin tissu du paréo. Je l’écarte un peu, A. frémit, se tortille et essaie de relever son torse, en vain. Nous y sommes, la contrainte bien que légère lui fait comprendre qu’elle est impuissante, offerte, sous mon contrôle. shibari Image d’illustration : Strappado Je recouvre ses fesses, les voyeurs en ont assez vu, et passe une corde autour de sa taille et termine de la nouer en passant entre ses cuisses. Le tissu est trop fin pour faire la différence : elle pénètre son sexe. Chaque mouvement de sa part stimule son intimité. Ses soupirs témoignent-ils de sensations agréables, piquantes, douloureuses ? Elle seule le sait. Il lui suffit pourtant de ne pas bouger pour y mettre fin. il est temps de stopper ce jeu, je détache ma belle, la replace à genoux face à moi et lui demande si elle souhaite continuer. Son sourire et l’acquiescement qui s’ensuit ne me laisse aucun doute. Plus loin, plus haut Poignets attachés, bras repliés sur son torse, de nouvelles cordes courent sur son cou, ses épaules, son dos. Elle se laisse aller et lâche prise à mesure que je construis un cocon rassurant et confortable. Son corps semble céder dans les cordes, sa respiration apaisée jusque-là s’accélère quand je relie le « fisherman » à l’anneau de suspension afin d’amener une tension suffisante lui permettant de maintenir la position assise. Un « futomomo » sur la cuisse, lui aussi relié à l’anneau et me voilà prêt à réaliser ce que d’habitude je me refuse lors d’une première séance. La dernière ligne mise en tension je lève sa cuisse. Son torse bascule doucement vers l’arrière alors que sa cuisse s’élève à quelques centimètres du sol. Avec une seule jambe en contact avec le sol, A. s’exprime davantage, de manière imperceptible des soupirs ponctuent mes caresses, mes griffures, mes chuchotements à l’oreille. Le souffle court, la tête en extension, le cou offert, elle est partie loin, seule la tension des quelques cordes sur sa cuisse la relie encore à moi et l’empêche de sombrer. Je redouble d’attention et contôle plus régulièrement le placement des cordes, la sensibilité de sa peau, la motricité de ses mains. Une dernière corde sur sa cheville posée au sol et la suspension est complète. Je me recule pour observer A. dans son cocon, aucune grimace, paisible, sa respiration superficielle et régulière semble resserrer les cordes petit à petit autour de son torse. shibari Image d’illustration : futomomo shibari image d’illustration : fisherman Redescente Je profite de ce moment figé pour observer la salle. Thalye et Y. sont toujours là à nous observer. Y. un sourire sur le visage me confirme que tout va bien quand je l’interroge du regard. Les curieux sont bien moins nombreux, probablement lassés par le temps que nécessite une telle séance. À moins qu’il aient compris que A. ne leur sera pas offerte. Il est temps de me reconnecter à ma partenaire, elle a été mienne suffisamment longtemps. Je dois la rendre à la réalité et à son compagnon. Je la dépose au sol progressivement puis commence le long processus de détache. Centimètres après centimètre je fais glisser les cordes sur son corps. Comme pour prolonger indéfiniment mon emprise, je prends mon temps. Appuyée contre mon torse je défait son cocon, pour mieux la reprendre une nouvelle fois avec une corde. Je ne veux pas qu’elle sache quand la séance s’arrêtera, qu’elle ne sache pas que la dernière corde est partie et qu’elle est libre. Je la dépose avec précaution sur le sol, recroquevillée et la couvre d’une serviette. Elle est calme, immobile, comme endormie. Je demande à Y. s’il souhaite venir apaiser sa belle. Il me fait comprendre qu’il me laisse cet honneur. A mon grand regret, lors des négociations, nous n’avions pas évoqué l’ « aftercare ». Ne sachant pas si A. souhaitait me sentir proche et réconfortant, je me suis contenté d’un baiser sur le front, d’un merci susurré à l’oreille et de mains protectrices posées sur son épaule et sa hanche …dans le silence … jusqu’à ce qu’elle émerge tout doucement et se reconnecte au présent. Nous avons joué un peu plus d’une heure, la sueur perle encore sur mon front. Comme toujours je navigue entre apaisement, bonheur et fierté. Je suis fatigué et j’ai l’impression que la séance n’a duré que quelques minutes. Il est temps pour nous de nous hydrater, nous remontons au bar. A. fend la foule, encore absente, semblant éviter du regard les clients présents. Nous finirons cette soirée en discutant longuement de cette séance et j’aime croire qu’elle est fière des marques qu’elle exhibe, paréo à la taille. Mille mercis A. et Y. pour votre confiance.
1 personne aime(nt) ça.
ShibariRiggerAtHome
D'abord je ne vois pas l'intérêt de ce texte. Ensuite, la quantité de bullshit sur les cordes, la sécurité, safe word ou autre est ahurissante. Enfin, le ressenti comme quoi on est dans un état second et que ça ne fait pas mal, mais gosh c'est là où l'on sait qui a de l'expérience et qui n'en a jamais fait, comme l'auteur de ce texte ainsi que celui qui a publié ce post. De A à Z c'est un fantasme et une histoire qui n'est jamais arrivée.
J'aime 29/08/26
nakatomi
Bonjour à tous, Avec ma compagne, nous avons tout deux commencé notre apprentissage du shibari à l'école des cordes à Paris. Nous retournons vivre sous peu dans le var, et nous allons poursuivre notre formation à l'école de cordes d'Aix. Nous sommes intéressés pour discuter avec d'autres adeptes dans cette région. Au plaisir de vous lire
1 personne aime(nt) ça.
L école des cordes à Aix c est chez STEPH DOE
J'aime 12/08/26
LunaRope
a partagé une photo
Un petit harnais freestyle 🥰 ( pas de photos de dos )
16 personnes aiment ça.
President TOM
très élégant
J'aime 11/08/26
LunaRope
merci 1f642.png
J'aime 11/08/26
Gaelle63
c'est joli j'aimerais bien le même :-)
J'aime 11/08/26
LunaRope
hihi merci 1f642.png
J'aime 11/08/26
LunaRope
a partagé une photo
Petit harnais en freestyle
18 personnes aiment ça.
ludo691
Très bien exécuté bravo magnifique
J'aime 05/08/26
LunaRope
@ludo691 merci 1f642.png
J'aime 05/08/26
EXO
Superbe !
J'aime 05/08/26
LunaRope
@EXO merci 1f642.png
J'aime 05/08/26
Spirit-of-Shibari
jaime
J'aime 06/08/26
LunaRope
merci 1f642.png
J'aime 06/08/26
Mynos
Très beau
J'aime 10/08/26
LunaRope
Merci
J'aime 10/08/26
Mynos
Une chose m'intrigue, c'est le simple tout en dessous des seins alors que les autres liens sont doubles. J'essaye de deviner le dos, mais je n'y suis pas encore.
J'aime 10/08/26
Mynos
J'imagine qu'il n'y a qu'un seul nœud dans le dos. Je dirais que le lien simple est réuni en boucle dans le dos de la boucle part le lien doublé des seins, qui repasse dans la boucle pour faire le tour du cou et de retour il y a le nœud dans la boucle initiale
J'aime 10/08/26
Mynos
Est-ce que j'ai juste ?
J'aime 10/08/26
LunaRope
c'est doublé aussi juste ca a bougé en prennent la photo
J'aime 10/08/26
Mynos
Ok. D'accord. Merci. Vous n'avez pas la photo de dos ?
J'aime 10/08/26
LunaRope
non dutout j'ai que celleci mais sur mon Patreon j'ai fait le tutoriel gratuit biensur
J'aime 10/08/26
Dame_Kyria
Plus de recherche pour l'instant [Herault -Pezenas-Beziers] [Femme Top Rigger] Cherche partenaire bottom-modèle (Switch à voir) H, F, NB pour reprendre la pratique des cordes au sol principalement, éventuellement tension et semi (même si j'ai le niveau pour la suspension ça ne m'intéresse plus vraiment). Dispos à convenir (journée ou soirée, semaine ou weekend). Idéalement me contacter sur fetlife.com (même pseudo) ou ici avec obligatoirement un message contenant "shibari" dans votre demande d'amis. Au plaisir.
9 personnes aiment ça.
Les cordes c est vraiment très agréable soit Top ou Bottom
J'aime 27/05/26
Youky switch-05
Je serais bien tenté de découvrir le shibari mais j'ai une appréhension que je n'explique pas
J'aime 27/05/26
Dame_Kyria
Si ça t'atire suffisamment, tu pourras tester peut-être un jour avec quelqu'un de confiance qui arrêtera tout dès que tu lui diras. Et puis ce n'est pas obligatoire de faire du shibari si on ne le sent pas 😉
J'aime 27/05/26
Youky switch-05
Merci Madame pour ces précisions, peut-être assister en attendant mon tour lors d'une séance mais le but n'est pas de faire du voyeurisme
J'aime 27/05/26
Dame_Kyria
Quand ça se passe en soirée donc en public il n'y a pas de mal à regarder. Après l'idée d'attendre son tour n'est peut-être pas la bonne, car on ne sait pas ce genre de pratique à la chaîne et à la demande. Il faut un minimum de connexion pour interagir dans une pratique de promiscuité tactile importante. La première chose est donc l'observation pourquoi pas, mais avant de pratiquer il faut quand même faire connaissance correctement avec la personne. Je suis certaine que vous trouverez dans votre région des soirées, des Munch and play où il y aura du shibari.
J'aime 27/05/26
Youky switch-05
C'est noté, merci encore pour cet éclairage Peu de chose à ma connaissance dans les hautes alpes et à vrai dire ici le monde est petit alors côté discrétion....c'est moyen Peut-être l'occasion de faire un déplacement professionnel dans le sud, Je vais régulièrement sur Aix en Provence, Mais pareil, pas facile de trouver des adresse dans ce monde qui demande un peu de discrétion
J'aime 27/05/26
Hello youki le soumis .Dame Kyria ai très très gentille compétente en shibari et bien sur a la écoute de son modèle .Moi grâce à dame Kyria par son matériel que je lui ai acheté j ai pu effectué une suspension dans la nature à Manosque .
J'aime 27/05/26
Youky switch-05
Ahh merci beaucoup pour cette information intéressante @Gil MP
J'aime 27/05/26
Dame_Kyria
Youky la discrétion : si tu croises des connaissances en milieu bdsm elles seront comme toi... Vous serez à égalité de traitement 😉. Gil : ne me vends pas stp 😏
J'aime 27/05/26
Dame_Kyria
Et pour trouver, allez plutôt sur fetlife.com vous aurez les groupes, les lieux et les événements.
J'aime 27/05/26
Youky switch-05
Oui en effet tout le monde est dans la discrétion dans le bdsm Dominatrices et dominants comme soumises et soumis, je vais voir sur félife.com, Merci Madame
J'aime 27/05/26
Youky switch-05
Je vois qu'il faut installer une application, Et la pour le coup pour la discrétion en famille c'est moyen car parfois ma femme et mes filles utilisent mon smartphone Pour le site ici c'est différent puisque je me connecte en masqué Mais si elles regardent les applications installées🤔😁🤣
J'aime 27/05/26
Dame_Kyria
Mais non pas du tout tu peux y aller par le web. Je n'ai jamais installé l'application d'ailleurs elle ne fonctionne pas terrible terrible.
J'aime 27/05/26
Dame_Kyria
Après je comprends que mener une double vie c'est compliqué mais en même temps tu n'auras jamais la satisfaction à 100 % d'un côté comme de l'autre... Tu as pensé à en parler à ta femme ? (Ok je sors c'est pas mes oignons 🤭)
J'aime 27/05/26
L'encordée
Top...encore faut il trouver un encordeur (et un vrai !) je crois
J'aime 27/05/26
Youky switch-05
Non Madame, pas de soucis pour vos questions, Au contraire puisque vous cherchez à m'aiguiller Oui j'avais abordé le sujet mais maladroitement probablement Vous voulez voir sur mon profil Vous pouvez aussi me questionner beaucoup plus en mp, en visio ou comme bon vous semble et arrêtez quand vous le souhaitez car je me doute bien que votre temps est précieux Merci pour votre patience
J'aime 27/05/26
Youky switch-05
C'est bon Madame je suis sur festlive. Com Merci
J'aime 30/05/26
Bonsoir dame kirja,je suis un homme soumis novice dans les relations d/s ainsi que le monde merveilleux du bdsm, le shibari me fascine depuis pas mal d'années mais je n'ai jamais osé sauter le pas, j'aimerais être encordé par une femme dominatrice qui a de l'expérience dans le shibari, et être attaché en hogtie très serré et un bâillon boule dans la bouche (surtout pour m'empêcher de parler et me faire baver)j'aimerais être avec quelqu'un d'expérimenter car elle saurait a quel moment je dois être détacher et j'aimerais essayer le hogtie, attaché à un plafond, je souhaite être contraint et voir jusqu'où je peux tenir priver de mouvement de parole et ma ou mon dom joue avec moi (une sorte de torture) me faire peur a me dire que je ne vais pas être détacher avant 24h, 48h a men faire peur, pourriez vous me guider peut être ? Merci beaucoup
J'aime 09/08/26
Dame_Kyria
@Dzisoumi : Non merci. Je pense qu'il faut commencer par arrêter les fantasmes nés du net... Aller en Munch pour rencontrer la communauté en réel. Ensuite seulement tu envisageras de jouer en commençant par le début pour voir si tu supportes les cordes 😏
J'aime 09/08/26 Edité
Kendra
a partagé quelques photos
Disponible dans le Nord si vous voulez me rencontrez :) MP Une petite session toute en rouge et en cordes… Chemise satin, jupe noire, talons, et ces liens qui m’entourent doucement mais fermement.. Bras dans le dos, coudes rapprochés au maximum… j’étais tellement contente d’avoir réussi à les faire venir aussi près ✨
13 personnes aiment ça.
Spirit-of-Shibari
jaime
J'aime 07/08/26
Alain DiMatin
Souplesse rare
J'aime 07/08/26
Kendra
Merci ✨ Je m'entraine souvent et le travail paie 1f60a.png
J'aime 07/08/26
LunaRope
a partagé une photo
Petit harnais aujourd’hui
21 personnes aiment ça.
Spirit-of-Shibari
Sympa
J'aime 06/08/26
LunaRope
merci 1f642.png
J'aime 06/08/26
AlexG
a partagé quelques photos
Envie d une soirée tranquille entre amis,j ai donc déployer les moyens pour que ca soit calme Suivit d une petite promenade bien agreable
8 personnes aiment ça.
ludo691
Nul doute, cela vous a emballé
J'aime 05/08/26
Bonsoir, voilà c'est le pied pour moi, avec le bâillon boule qui fait baver sur le torse, si possible avec de la compagnie pour prendre des fessées des gifles se faire taper les parties et se faire humilier sans pouvoir dire quoi que ce soit, et ceux pendant tte une soirée entière....
J'aime 06/08/26
AlexG
Nul besoin de la gifler,une bonne promenade lui suffit pour rester bien sage
J'aime 06/08/26
LunaRope
a partagé une photo
Petite pratique de jambes :) ( freestyle , auto )
14 personnes aiment ça.
Alain DiMatin
Le livreur sonne à la porte !
J'aime 04/08/26
LunaRope
lol trop bien 1f642.png encore mieux une livreuse 1f609.png
J'aime 04/08/26
Bonjour je recherche une maîtresse pour m'entraver et me faire subir tout ce qui lui plaira une fois attachée. Toutes les informations sont sur mon profil
1 personne aime(nt) ça.
Dame_Kyria
Bonjour Je crois que votre annonce ne semble pas approprié à ce groupe... Même si le sibari te comporter des encordements musclés, vous semblez rechercher de la contrainte beaucoup plus hard et surtout ce n'est pas l'activité principale a priori, mais un moyen. D'autres groupes seront certainement plus adaptés pour vous permettre de trouver des partenaires vous correspondant. Je vous souhaite une bonne recherche en espérant que vous ne tombiez pas sur des personnes irresponsables...
J'aime 03/05/26
Merci Dame Kyria effectivement je recherche de la contrainte hard mais qui incluerait aussi de l'encordage c'est pour cela que je me suis permise de poster sur ce groupe mais pas seulement
J'aime 03/05/26
Dame_Kyria
Je comprends. Alors peut-être que l'annonce devrait être plus axée sur le Shibari dans ce groupe shibari 😁
J'aime 03/05/26
Lencordage peut se marier au shibari ainsi qu'à la contrainte....
J'aime 06/07/26
AlexG
a partagé quelques photos
Quelques photos de mes sessions cordes avec ma partenaire de cordes
12 personnes aiment ça.
Sympa, j'aimerais être a sa place le kif ultime
J'aime 12/05/26
AlexG
Elle m en dit que du bien de ce genre de chose,une fois le bâillon retiré
J'aime 12/05/26
J'imagine, bien serré et le bâillon boule qui fait énormément baver, je lécherai ma bave pour montrer que j'ai aimé une fois le bâillon retiré 😍😍😍
J'aime 06/07/26
Bonsoir je suis h bi soumis esclave j'aimerais appartenir a un maître ou maîtresse ou couple dominant ou trans. Je suis du 80 à Amiens je me déplace je suis discret et de bonne hygiène . Mes limites sont scato sang douleur marquage drogue alcool. Venez me contacter. Je suis plus réel que virtuel
Soyez la première personne à aimer.
Dame_Kyria
🤬🤬🤬🤬🤬 Merci de respecter les rubriques !
J'aime 01/07/26
###PROFIL BANNI###Sofiath73
Aujourd’hui un art érotique, ce bondage puise ses origines dans la période médiévale. On parle de la période la plus sombre de l’histoire japonaise. Ce bondage, bien moins érotique, se nommait Hojōjutsu捕縄術, un ensemble sombre de techniques de captures et d’immobilisation. A l’èreEdo, il se développe pour devenir de véritables pratiques de torture.Le genre de corde utilisée permettait de distinguer le crime commis ainsi que le rang social du puni. Comme la corde en juteAsanawa麻縄. Ces techniques sont encore enseignées dans quelques écoles de police, et n’ont jamais quitté le Japon. Mouvement Artistico-érotique C’est dans des écrits de familles nobles que l’on découvre les premiers aspects érotiques du Kinbaku. De façon discrète bien entendu. De l’ère Edo, on garde que des écrits privés et des récits, très peu de trace reconnue officielle. Il se raconte que ce sont les officiers de police qui ont apporté ces pratiques dans leur intimité. Il faudra attendre le début du XXe siècle et le grand artiste Ito Seiu. Il entame les premières recherches et en fait une de ses sources d’inspiration. Par son art, il devient alors le maître incontesté du Kinbakuérotique. Il transforme alors ces actes de tortures en un art délicieusement érotique. Dès les années 1920, Ito Seiu immortalise des femmes, parfois les siennes (épouses et maîtresses), dans différentes scènes de shibari.Photographies, peintures ou œuvres littéraires et théâtrales. Ito Seiu bondage shibari Ito Seiu shibari oeuvre Forcé à la censure des années 30, les œuvres et l’impact de Ito Seiu sur le bondage japonais ne seront que véritablement popularisés dès les années 50-60. Ses photographies seront largement publiées dans les revues spécialisées. les techniques du shibari Le shibari est donc l’art sensuel d’attacher un sujet avec des cordes à des fins artistico-érotiques, parfois sexuelles. Les cordes forment alors des motifs, mettant en valeur le corps humain comme des œuvres d’art vivantes. On parle alors de kinbaku-bi, magnifique bondage. femme avec de la corde autour des jambes, pratiquant le shibari Le ligotage du soumis, ou de la soumise, se fait de manière progressive et lente. L’art du shibariréside dans l’éveil du corps, de l’excitation par la pression du cordage sur certains points dits sensibles, les points d’énergie. Le maître (ou la maîtresse) noue un premier membre de manière contrôlée, rythmée mais jamais dans la précipitation. Il est important que le corps soumis s’habitue, accepte, se soumette avant de se laisser aller. On s’abandonne dans la douleur, qui n’est parfois que le résultat d’une incertitude, d’une peur. Il s’agit de donner le contrôle total à quelqu'un qui peut faire de vous ce qu’il veut. Il est impossible de résister physiquement tant ça fait mal. Interview VICE Pays Bas Membre par membre, parfois jusqu’à la contrainte totale, la corde unique se transforme en un dessin, une œuvre. Comme le Takate Kote 高手小手, modèle complexe de nœud de poitrine. Ou Gote 後手 littéralement mains dans le dos. Le corps entier peut être attaché, ou une partie comme la poitrine, les fesses ou les poignets, libre à ceux qui le pratiquent. L’importance est le consentement au préalable entre les deux parties. La position du hog-tie contraint le corps entier par un ligotage des mains aux pieds. Pour pimenter la scène, un bâillon peut être introduit. domi.com hog-tie shibari LES SENSATIONS Le soumis ne peut plus bouger, et est à la merci de son dominant ou de sa dominatrice qui contrôle chaque mouvement.La recherche et les sensations engendrées diffèrent selon chacun. La personne attachée peut ressentir une sensation de vulnérabilité, de sécurité ou d’excitation liée à l’immobilisation et à la confiance envers leur partenaire. Pratiquer le shibari renforce le lien émotionnel entre chacun grâce à la communication notamment. Pour d’autres, il s’agit d’une exploration sexuelle et érotique. La pression et la caresse des cordes sur la peau et les touchers intensifient le plaisir sexuel. Il y a également jeu de pouvoir et de contrôle, une dominatrice (ou un dominateur) obtient totale obéissance de son, sa partenaire. SHIBARI et sécurité Le shibari n’est pas une pratique à faire sans en connaître les fondamentaux techniques. C’est un ensemble de nœuds, de frictions et de liaisons qui, en plus d’être esthétiques, sont surtout garanties de sécurité. Le corps ligoté doit être nu, ou avec des vêtements près du corps pour ne pas augmenter les risques de blessures causées par les plis et les cordes. Avant chaque session de shibari, il est primordial de communiquer, qu’il y ait relation sexuelle ou non. Comme chaque pratique BDSM. Un safeword doit être instauré, et un geste non équivoque si le soumis porte un bâillon. Le shibari n’est pas destiné à du sado-masochisme, et le ligoteur doit veiller à la sécurité de son soumis. Matériels On ne se réveille pas le matin avec le souhait de ligoter son partenaire le soir-même. Un apprentissage doit être fait avec des professionnels lors d’ateliers. Le choix du cordage n’est pas sans réflexion et se fait dans des boutiques spécialisées (lien boutique Démonia). Il est d’usage de se tourner vers une corde de jute. Une paire de ciseaux capables de trancher les cordes doit être à portée de mains en cas d’urgence. Corps Les réactions du corps doivent être surveillées. La corde laissera des traces sur la peau, peut aussi provoquer des ecchymoses selon chacun. C’est une réaction normale du corps. Avant et pendant la pratique du shibari. La peau doit être protégée car elle peut être brulée par la longueur de la corde. Durant la séance, les extrémités du sujet ne doivent pas blanchir ou bleuir. Si c’est le cas, les liens sont trop serrés et doivent être défaits rapidement. Si des picotements ou engourdissements sont ressentis, il s’agit d’un signe que le sang circule mal. Le maître devra défaire la corde et masser les zones. Le shibari ne se pratique pas au niveau du cou car lier cette zone risquerait un étranglement. La nuque reste une zone autorisée, et sans risque
Gaelle63
Bonjour je suis modèle depuis janvier 2026 et avec mon attacheur nous allons en cours 2 fois par mois dans l'Allier... Le dernier cours était consacré au TK, nous progressons bien... Si d'aventure quelqu'un me lit dans l'Allier ou le Puy de Dôme... comment connaître des lieux sympas, faire des rencontres attachantes et jamais attachiantes... l'idée est de s'entraider localement en Auvergne !
5 personnes aiment ça.
RoiCurson
Bonjour Pour des events rdv fetlife c’est le mieux mais pour le puy de dôme je vous conseille un gîte bdsm l’entre des vices que je trouve sympa
J'aime 30/06/26
Gaelle63
Merci pour ce commentaire. L'antre des vices, après recherches est dans la Drôme... ça fait une trotte... par contre je suis sur BDSM que j'apprécie et tant pis pour fetlife.
J'aime 30/06/26 Edité
Voir les publications suivantes