Peau de velours
par le Il y a 14 heure(s)
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La nuit enveloppait le domaine d’un voile chaud et parfumé. Les lanternes suspendues aux branches des oliviers diffusaient une lumière dorée qui dansait sur la peau d’Alexandra. À genoux près de Gabriel, elle sentait chaque battement de son cœur résonner jusque dans le creux de son ventre.

Il prit son menton entre ses doigts, lentement.

- Regarde-moi !

Elle obéit aussitôt.

Son regard à lui était calme, assuré, presque dangereux dans cette douceur parfaitement contrôlée. Gabriel aimait prendre son temps. Il sait que le désir naît souvent dans l’attente plus que dans le geste lui-même.

Sa main glissa le long de sa gorge, effleura sa clavicule, puis descendit jusqu’au décolleté de sa robe légère. Alexandra inspira brusquement lorsqu’il écarta à peine le tissu du bout des doigts, découvrant sa peau chauffée par l’air d’été.

    ⁃    Tu frissonnes déjà, murmura-t-il.

Elle hocha légèrement la tête, incapable de parler.

Autour d’eux, les champs de lavande semblaient infinis sous la lune. Le chant discret des cigales se mêlait au tintement des verres sur la table dressée derrière eux. Tout était beau, élégant… et chargé d’une tension presque insupportable.

Gabriel se leva et contourna lentement sa soumise.

    ⁃    Debout !

Alexandra se redressa aussitôt. Il vint se placer derrière elle, tout contre son dos. Ses doigts remontèrent dans ses cheveux pour dégager sa nuque, puis ses lèvres y déposèrent un baiser lent, possessif. Elle ferma les yeux dans un soupir tremblant.

    ⁃    Tu sais ce que j’aime chez toi ? demanda-t-il à voix basse. Cette façon que tu as de vouloir être sage… alors que ton corps réclame exactement l’inverse !

Alexandra sentit ses joues brûler.

Il fit glisser les bretelles de sa robe le long de ses épaules, juste assez pour la faire vaciller entre pudeur et abandon. Le tissu menaçait de tomber davantage, mais il s’arrêta là volontairement. Toujours cette maîtrise. Toujours cette frustration délicieuse.

    ⁃    Maître… souffla-t-elle.

Ce simple mot changea quelque chose dans l’air.

Gabriel posa une main ferme sur sa taille et l’attira contre lui. Elle sentit la chaleur de son corps, sa respiration plus lourde désormais. Lui aussi brûlait de désir, mais il le cachait derrière ce contrôle impeccable qui la faisait fondre.

    ⁃    Pas encore, murmura-t-il contre son oreille. Ce soir, je veux te voir perdre patience…

Puis il la guida lentement à travers le jardin jusqu’à une vieille balançoire suspendue à un grand chêne. Les roses blanches grimpaient autour des cordes épaisses, et la scène semblait presque irréelle sous la lune.

Il la fit asseoir, puis s’agenouilla devant elle cette fois.

Le contraste troubla immédiatement Alexandra.

Gabriel leva les yeux vers elle avec un sourire discret.

    ⁃    La soumission n’est pas une faiblesse. C’est une offrande. Et crois-moi… je compte savourer chaque seconde de celle-ci !

Ses doigts remontèrent lentement le long de ses jambes nues, avec une lenteur exquise, pendant qu’Alexandra mordait sa lèvre pour retenir un frisson trop évident.

Dans le silence parfumé de la nuit, elle comprit qu’elle était déjà entièrement à lui.

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Oulig
Ne nous fait pas languir vite la suite
J'aime Il y a 12 heure(s)
Méridienne d'un soir
Bravo et merci à vous, Madame, pour vos mots !
J'aime Il y a 3 heure(s)