Mikado
par le Il y a 3 heure(s)
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Je m’appelle Lucie, j’ai un mari deux enfants, une vie en apparence bien rangée. Mais mon histoire, la vraie, celle qui a tout fait basculer a commencé à l’aube de mes 40 ans. Puisque je vais tout vous raconter, commençons par le début.

 

Fille unique d’un couple bourgeois, j’ai grandi dans un cocon feutré. On m’a élevée avec des valeurs, de la rigueur et le souci des apparences. Dans cette maison où le moindre écart était mal vu, ma solitude était ma complice la plus fidèle. J’apprenais très tôt à me faire discrète, à lisser mes émotions. A leur manière, mes parents m’aimaient.

Tandis que mes camarades de l’école catholique, sages en apparence, s’adonnaient aux petites trahisons de l’enfance, alliances fragiles et jalousies feutrées, je me réfugiais dans les livres, ces compagnons muets mais puissants.

 

On m’avait inscrite à des cours de piano, non par passion de la musique, mais parce qu’il convenait à une jeune fille bien née de savoir jouer du Chopin dans un salon bourgeois. Mes parents voulaient pour moi un avenir serein, où après de bonnes études, un mariage avec un homme du même monde, des enfants, j’aurais toutes les cartes en main pour vivre une vie harmonieuse.

 

À l’adolescence, la petite fille modèle a cessé d’obéir aux partitions écrites par d’autres. Elle a commencé à s’affirmer. A lire en cachette Sade, Anaïs Nin, Stephen King… À écouter Noir Désir, U2, INXS, Sting, Madonna, Bob Marley, … dans le noir, à rêver de films, Pulp Fiction, Pretty Woman, Basic Instinct, Titanic, le Patient Anglais, Matrix, Star Wars, Durty Dancing… d’acteurs, Johnny Deep, Julia Roberts, Brad Pitt…

Ma révolte ne fut pas bruyante, mais elle fut réelle, une déchirure lente et silencieuse dans la toile parfaite que mes parents avaient tissée. Le monde grondait à ma porte. Le Net s’ouvrait comme une nouvelle Babel, les corps se dévoilaient sur des écrans où la pudeur s’effaçait.

 

 

Je devais avoir 14 ans, j’étais une adolescente curieuse. Il y avait dans la bibliothèque parentale sur l’étagère la plus haute, cachés derrière une série de livres de la Pléiade, des ouvrages sulfureux. J’y avais découvert le livre

« Justine ou les malheurs de la vertu » du Marquis de Sade.

 

La pauvre Justine douce ingénue était l’innocente victime de personnages tous plus vicieux et sadiques les uns que les autres. J’étais totalement innocente des choses de la vie et de l’amour. Ce fut un choc et un rejet devant tant de vices, de sévices infligés à Justine. Mais je ne pus m’empêcher de lire jusqu’à la dernière ligne. Et j’oubliais cette histoire pour vivre des amours d’adolescente. Pourtant une petite graine avait été semée.

 

 

 

 

 

Lors d’un stage de voile, au bord de la Méditerranée, à l’été de mes 16 ans,

j’ai perdu mon pucelage entre les bras d’un garçon. Il était à peine plus âgé que moi et puceau lui aussi. Ce ne fut pas le nirvâna que mes lectures romanesques décrivaient, mais j’avais découvert les jeux subtils de la séduction et de l’amour et je comptais bien en profiter.

 

De 16 à 23 ans j’ai eu plusieurs aventures amoureuses. J’apprenais vite, et certains amants m’ont permis d’exprimer toute la sensualité de mon corps.

Ils m’ont offerts mes premiers orgasmes. A 20 ans, j’étais une femme enfant, mutine et câline, espiègle et avide d’aventures.

 

En découvrant ma sexualité, je me suis surprise à fantasmer en m’imaginant soumise. Cette idée, éveillait en moi un désir nouveau, profond.

 

J’ai trouvé ces sensations dans des livres et des films qui abordaient ce thème. Comme si leurs histoires mettaient des mots et des images sur ce que je rêvais en silence. Je vais partager avec vous certains moments intimes et marquants.

 

Le premier Histoire d’O est un roman écrit par une femme amoureuse pour son amant dans les années 1950. Il date du temps où la femme était cantonnée au rôle de femme au foyer.

A l’époque ce livre fit scandale. J’avais 20 ans quand je l’ai lu et j’ai trouvé cette preuve d’amour d’O amenée par son amant à Roissy, d’une beauté singulière. Malgré la dureté de certaines scènes, j’ai été troublée et je l’avoue, j’ai fantasmé sur des moments clés du récit.

 

Un de mes amants me plaisait bien. Il était légèrement dominateur et m’a fait découvrir des jeux de domination, de soumission, d’une manière douce et sensuelle. J’étais à cette époque amoureuse. J’adorais jouer à être sa petite soumise. Une année de bonheur partagé.

 

Avec lui, j’ai vu le film  « 9 semaines et demies », avec Mickey Rourke et Kim Basinger. J’ai aimé la belle Kim et le beau Myckey .

Oui, ce couple passionné se perdant dans des jeux sexuels BDSM m’a intriguée et fascinée.

 

Malheureusement mon amant dominateur a déménagé à Paris. J’ai relégué cette part de moi-même dans les replis silencieux de l’oubli.

 

 

Quelques mois après, je rencontrais mon futur mari et nous sommes tombés amoureux.

Nous aimions faire l’amour et les premiers mois furent merveilleux. Deux enfants naquirent à un an d’intervalle et occupèrent mes journées. Et au fil du temps notre relation amoureuse fut moins intense et passionnée.

Je fis bien quelques allusions à des pratiques plus épicées pour pimenter nos ébats, mais cela ne l’intéressait guère. Mon mari était cadre supérieur dans une multinationale, qui nécessitait de fréquents déplacements à Paris et à Londres.

Nous habitions une jolie maison dans un quartier calme et boisé d’une ville du sud, non loin de la mer.

J’aurais pu exercer le métier pour lequel j’avais étudié et obtenu les diplômes,

mais mon mari gagnait bien sa vie, et j’avais deux ravissants bambins à élever.

Vu de l’extérieur, nous étions le couple parfait et un exemple de réussite.

Mais derrière la façade, après plusieurs années de mariage, la routine c’est installée. Inutile de vous faire un dessin côté sexe, c’était le calme plat.

Je n’avais jamais trompé mon mari, mais je suis certaine que lui a plusieurs fois succombé à la tentation. Une femme sent ces choses là.

Pourtant, il n’a jamais voulu mettre notre couple en péril. Alors j’ai feint de ne rien voir. Le mariage m’a métamorphosée en mère et épouse fidèle.

Ma famille était ma priorité et je lui ait tout donné, tout sacrifié pour qu’elle soit la plus heureuse, la plus merveilleuse et parfaite possible.

 

Mais aujourd’hui, le jour de mon trente neuvième anniversaire, je le passais seule. Mon mari était en voyage d’affaires. Mes enfants devenus de jeunes adolescents  avaient d’autres priorités.

 

Et là, je m’interrogeais sur le sens de ma vie. Bien sûr, j’avais des amies,

une vie sociale bien remplie. J’étais sportive. Mais je voulais encore aimer et être aimée, être possédée et jouir, car j’aimais l’amour passionné et pimenté.

Ce côté sombre m’inquiétait autant qu’il m’attirait et me manquait.

 

 

Thèmes: bdsm
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Oulig
Bonjour Lucie j'ai hâte de lire la suite de ton récit hâte de savoir comment sexuellement tu t'es transformé....... amicalement et sexuellement Gilles
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Alains9
Bonjour Lucie, moi aussi je suis impatient de lire la suite.
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