Sélène
par le 03/07/26
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Des histoires sur la forêt, il en existe des centaines, c'est vrai. Des récits où l'on devient le chasseur ou la proie. Mais parfois, on aime aussi être celle que l'on traque... ou celle qui attire le loup jusqu'à elle.

Alors voici la mienne. Un récit où la réalité se mêle à l'imagination, où chacun est libre d'y voir ce qu'il souhaite.

#PhotoPersoMontage 🌲🩸🐺

 

Aujourd'hui, j'ai besoin de jouer, de te taquiner, de te provoquer, parce que tu sais à quel point j'aime ça.

Telle le Petit Chaperon rouge, je m'enfonce dans la forêt pour rencontrer mon loup. Je ne marche pas pour te fuir, mais pour t'attirer jusqu'à moi. Ma cape rouge m'enveloppe tandis que je m'avance entre les arbres. Peu à peu, je l'abandonne, jusqu'à la laisser derrière moi.

Je suis nue et je t'attends.

J'entends tes pas. Tu te rapproches. Mon cœur bat de plus en plus fort. Je me glisse derrière un arbre, prête à jouer à ton jeu. Puis tu arrives derrière moi. Je sens ton souffle dans mon cou.

Tes mains partent à l'assaut de mon corps. J'écarte les jambes en signe d'invitation et je pose mon front contre l'écorce. Je savoure la chaleur de tes mains qui contraste avec la fraîcheur de la forêt. À chacun de tes frôlements, j'ai l'impression de brûler.

Toujours aucun mot échangé. Seulement cette confiance.

Tu sors une corde, toujours préparé. Tu attaches mes mains derrière le tronc. Tu me fais me cambrer pour mieux découvrir ma croupe.

Hop... une claque sur la fesse.

Hum... j'aime ça.

Tu attaches ensuite mes pieds en les laissant bien écartés. Puis tu poses un foulard sur mes yeux. Je me retrouve plongée dans une obscurité totale.

Oh, que j'aime ça.

J'entends du bruit, quelque chose que tu sors de ton sac à dos, sans savoir quoi. Puis je comprends dès le premier impact qui atteint ma fesse. Au ressenti, je reconnais ta canne.

Tu commences à me fouetter tandis que le vent s'est levé, comme s'il rythmait chacun de tes coups.

Les impacts se multiplient, le rythme devient de plus en plus soutenu. Tout l'arrière de mon corps y passe : les bras, le dos, les fesses, les hanches, les mollets... aucune partie n'est épargnée.

Je crie. Je suis toujours bruyante. Je pleure. J'en redemande. L'écho de la forêt répond à mes cris.

Je sens mon excitation monter, sans honte, sans retenue.

Puis le silence revient.

Il ne reste plus que mon souffle haletant.

J'entends le bruit de tes chaussures, puis le froissement de tes vêtements tandis que tu te déshabilles.

Tu me détaches les jambes et me plaques contre le tronc. Tu soulèves une de mes jambes avant de me prendre avec toute ta fougue, sans ménagement, avec cette intensité animale qui est la tienne. Je me balance au même rythme pour te sentir davantage, malgré la brûlure laissée par les coups.

Je gémis, de plus en plus vite, mais tu connais parfaitement les mouvements qui me font perdre pied. Au moment où tu jouis, tu me mords à la base du cou.

Nous restons un instant ainsi.

Puis tu relâches ma jambe. Tu embrasses mon corps, tu le masses, toujours sans prononcer un seul mot.

Enfin, tu me détaches complètement. Tu me retournes. Je relève la tête et je souris.

Tu me rends ce sourire.

— Ça va, Sélène ?

— Toujours, S.

Et tu m'embrasses.

 

 

 

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Balthazar Claës
J’ai aimé la privation de la vue et à quel point elle pousse à « accentuer » les autres sens, comme vous le décrivez. Une lecture bien agréable, merci 🙏
J'aime 03/07/26