Alexios
par le Il y a 1 heure
15 vues

Max pénétra dans la salle principale, la musique gothique l'enveloppant comme une vague sonore. Les bougies dansaient sur les murs, projetant des ombres mouvantes sur les visages des invités. Il regarda autour de lui, cherchant une silhouette qui correspondrait à la description de Lady_Luna.

Petite. Rousse. Rondeurs. Il laissa son regard glisser sur les femmes présentes, s'attardant sur une chevelure flamboyante ici, une courbe généreuse là.

Et puis il la vit.

Au bar, une femme était assise, un verre à la main. Elle était petite, menue, avec une chevelure rousse qui cascadait sur ses épaules. Des rondeurs généreuses, une silhouette qu'il avait imaginée mille fois dans ses rêves.

Son cœur s'emballa.

Il prit une profonde inspiration, traversa la salle, évitant les groupes, les canapés, les regards. Il s'approcha d'elle, les mains moites, la gorge sèche.

"Excusez-moi", dit-il, la voix tremblante. "Je... je suis esclave sur le tchat. Je cherche Lady_Luna."

La femme leva les yeux vers lui. Un visage doux, des yeux verts, un sourire accueillant. Elle le regarda un instant, puis secoua la tête, un sourire désolé aux lèvres.

"Je suis désolée, mon grand. Je ne suis pas Lady_Luna. Je suis Alessia."

Max sentit son espoir s'effondrer. Il s'était trompé. Elle n'était pas celle qu'il cherchait.

"Oh, je suis vraiment désolé", balbutia-t-il. "Je ne voulais pas vous déranger. Je... je me suis trompé."

Elle sourit, un sourire chaleureux, indulgent.

"Ne t'excuse pas, mon grand. C'est une erreur qui arrive. Je la connais, Lady_Luna. Elle est très belle. Tu as de bon goût."

Il baissa les yeux, gêné.

"Je... je ne sais pas trop quoi faire. Je l'attends, mais je ne sais pas si elle est déjà là."

Alessia posa sa main sur la sienne, une main douce, apaisante.

"Je la préviendrai si je la vois. En attendant, tu veux me tenir compagnie ?"

Il releva les yeux, surpris. "Vous voulez bien ?"

"Mais oui. Je suis seule pour l'instant. Et tu as l'air d'avoir besoin d'une présence amicale."

Il s'assit à côté d'elle, se sentant soudainement plus petit qu'elle. Elle était tellement menue à côté de lui. Il devait mesurer presque trente centimètres de plus qu'elle. Le contraste était frappant, presque comique.

"Je me présente", dit-elle en tendant la main. "Alessia. Mais mes amis m'appellent Al."

"Je suis esclave", dit-il. "Enfin, sur le tchat."

Elle leva un sourcil, un sourire amusé aux lèvres.

"Esclave ? Ce n'est pas vraiment un nom de personne. Ici, personne n'utilise son vrai nom, c'est vrai. Mais 'esclave', c'est un peu... générique. Tu ne trouves pas ?"

Il haussa les épaules, gêné. "Je n'ai jamais vraiment réfléchi à un autre nom."

Alessia le regarda un moment, le menton appuyé sur sa main, comme si elle réfléchissait à un problème.

"Je vais te trouver un nom. Quelque chose qui te va mieux. Quelque chose de plus... personnel."

Elle plissa les yeux, le détaillant, s'attardant sur ses traits, ses cheveux, son regard.

"Marcus", dit-elle enfin. "Tu as un air de Marcus. C'est un nom fort, solide. Un nom qui a de la présence. Ça te va."

Il répéta le nom, comme s'il le goûtait. "Marcus."

"Oui. C'est ton nom, maintenant. Ici, tu es Marcus. Pas un esclave anonyme. Marcus."

Il sentit une chaleur l'envahir. Un nom. Un vrai nom. Pas un pseudo. Pas un surnom. Un nom qui le définissait.

"Merci, Alessia", dit-il doucement. "Je suis Marcus."

Ils discutèrent longtemps. Il lui parla de ses premières expériences, de ses doutes, de ses découvertes. Elle écoutait, posait des questions, guidait la conversation avec une douceur autoritaire.

Il apprit qu'elle était adepte de la flagellation. Que les fouets, les martinets, les lanières, étaient sa passion. Que la sensation du cuir sur la peau, le claquement sec, la douleur contrôlée, étaient pour elle une forme d'art.

Il sentit une curiosité mêlée de peur l'envahir.

"J'ai toujours voulu essayer", avoua-t-il. "Mais j'ai peur des traces. Je suis étudiant. Je ne peux pas arriver en cours avec des marques."

Alessia sourit, un sourire rassurant.

"Les marques, ça s'estompe. Et je sais où frapper pour que les traces restent discrètes, cachées sous les vêtements. Si tu veux, je peux te montrer mon équipement."

Il hésita. Son cœur battait la chamade.

"Je... je ne sais pas si je suis prêt."

"On ne fait rien que tu ne veuilles pas, Marcus. Je te propose juste de voir. De toucher. De te familiariser."

Il la suivit dans les vestiaires. Elle ouvrit un grand sac de cuir, en sortit une collection impressionnante d'outils. Des fouets de toutes tailles, des martinets aux lanières multiples, des cravaches, des fléchettes. Des rouges profonds, des noirs brillants, des cuirs souples et des bois luisants.

"Touche", dit-elle. "Sens le cuir. La texture. Le poids."

Il passa ses doigts sur les lanières, sentit le cuir souple, le manche lourd. Il était fasciné, un peu effrayé, mais curieux.

"Veux-tu essayer ? Juste une fois. Une seule lanière. Juste pour sentir."

Il hésita longtemps. Puis il hocha la tête.

"Oui. Mais doucement."

Elle sourit, un sourire doux et autoritaire.

"Parfait. Mais je suis en train d'attendre deux amies. Elles ne vont pas tarder à arriver. Alors pour l'instant, tu vas m'accompagner. On va retourner dans la salle, discuter, et quand elles seront là, on verra."

Elle referma son sac, le lui tendit.

"Porte-le."

Il obéit, le sac à la main, suivant Alessia.

Ils retournèrent dans la salle, s'installèrent sur un canapé. Alessia commanda deux verres, et ils continuèrent à discuter. Il lui parla de ses origines, de son pays lointain, de ses études. Elle écoutait, intriguée.

Au bout d'un moment, deux femmes s'approchèrent.

La première était une blonde austère, sévère, au visage anguleux, vêtue d'un ensemble de latex noir qui moulait sa silhouette élancée. Elle tenait une laisse, et au bout de la laisse, un homme, également en latex, qui rampait à quatre pattes, la tête baissée, parfaitement docile.

"Al", dit la blonde en embrassant Alessia sur la joue. "Je suis ravie de te voir."

"Christina", répondit Alessia. "Tu es magnifique, comme toujours."

Elle désigna l'homme en latex. "Et Vincent ? Toujours aussi docile ?"

Christina sourit, un sourire froid.

"Vincent est toujours parfait. N'est-ce pas, mon chéri ?"

L'homme leva la tête, un regard d'adoration dans les yeux.

"Oui, Maîtresse."

Alessia se tourna vers Marcus.

"Christina et Vincent. Mon couple d'amis préféré. Christina est designer. Elle aime commander, dans son studio et ailleurs. Vincent est son mari. Ensemble, ils forment l'équipe parfaite."

Marcus se leva, tendit la main. Christina la serra, une poigne ferme.

"Enchantée, Marcus. Al m'a parlé de toi."

Il sourit, gêné. "Ravi de vous rencontrer."

Christina s'assit, Vincent s'agenouillant à ses pieds. La laisse était toujours dans sa main, lâche mais présente.

Puis une silhouette apparut, venant de derrière eux, attirant tous les regards.

Une femme brune, superbe, sortie tout droit d'un magazine de playboy. Une robe rouge, moulante, sexy, qui laissait deviner chaque courbe, chaque galbe. Des talons vertigineux, des cheveux noirs tombant sur ses épaules, un regard de braise.

Elle s'approcha d'Alessia, l'embrassa sur les deux joues.

"Al ! Désolée pour le retard. Le trafic était un cauchemar."

"Vanessa", dit Alessia en souriant. "Tu es toujours aussi belle."

Vanessa rit, un rire chaud et sonore.

"Merci, ma chérie. Je connais ma valeur."

Elle s'assit, ses jambes croisées, et son regard tomba sur Marcus.

"Et qui est ce grand gaillard ?"

"Marcus", dit Alessia. "Un nouvel ami. Je le parraine."

Vanessa le détailla, un sourire en coin.

"Marcus. J'aime ça. Il a de la gueule."

Il rougit, baissa les yeux.

Ils discutèrent pendant un moment, les quatre femmes et le soumis à leurs pieds. Christina raconta ses derniers projets de design, Vanessa ses aventures nocturnes, Alessia ses dernières séances.

Puis le regard de Christina se posa sur Marcus.

"Marcus, Al m'a dit que tu étais métissé. C'est vrai ?"

Il hocha la tête, un peu gêné. "Oui. Ma mère est martiniquaise. Mon père est français."

Les regards des trois femmes s'attardèrent sur lui, intriguées.

"Le métissage donne souvent des traits magnifiques", dit Vanessa en le détaillant. "Toi, par exemple, tu as une peau incroyable."

Christina le regarda, plus sérieuse.

"Ça doit être intéressant, de grandir entre deux cultures. D'avoir deux héritages."

Il se sentit exposé, mais pas mal à l'aise. Il était au centre de l'attention, pour une fois, et c'était agréable.

"Oui, ça l'est. J'ai appris à voir les choses sous différents angles. Et à ne jamais me sentir complètement chez moi, nulle part."

Alessia posa sa main sur la sienne.

"Mais ici, tu es chez toi. Dans ce club, tu es Marcus. Et tu es le bienvenu."

Il sentit une vague de chaleur l'envahir. Il n'était plus un étranger. Il avait une place. Un nom. Des amis.

Soudain, le regard d'Alessia s'éclaira.

"Marcus, regarde. Elle est là."

Il suivit son regard et sentit son cœur s'arrêter.

Lady Luna.

Elle était entrée dans la salle, et il la reconnut immédiatement. Petite, menue, une chevelure rousse flamboyante qui cascadait sur ses épaules. Elle portait une robe noire élégante, sobre, qui soulignait ses rondeurs généreuses. Elle était exactement comme il l'avait imaginée.

Mais à côté d'elle, un homme marchait. Grand, costaud, le regard bas. Il portait un collier de cuir noir, et une laisse reliait ce collier à la main de Lady Luna. Son soumis.

Marcus sentit un pincement de jalousie, vite réprimé. Il savait qu'elle viendrait avec lui. Il s'y était préparé.

"Va la voir", dit Alessia. "Mais reviens vite. On a des choses à faire, toi et moi."

Il hocha la tête, se leva, traversa la salle. Il s'approcha de la table où Lady Luna s'était installée, son soumis déjà à genoux derrière elle, ses mains massant ses épaules avec une application docile.

"Maîtresse Luna", dit-il, la voix un peu tremblante. "Je suis esclave. Enfin, Marcus. Je suis ravi de vous rencontrer en personne."

Il tendit la main, un geste poli, respectueux.

Le soumis de Lady Luna releva la tête, et un grognement sourd s'échappa de sa gorge. Un grognement de chien de garde, un avertissement. Ses yeux étaient fixés sur Marcus, brillants d'une hostilité à peine contenue.

Lady Luna leva un sourcil, un regard froid, distant. Elle ne prit pas sa main.

"Esclave. Je vois. Tu as trouvé des amis, à ce que je vois."

Sa voix était glaciale. Elle n'avait rien de la douceur virtuelle qu'elle lui avait montrée sur le tchat. Elle était distante, presque méprisante.

Marcus sentit son cœur se serrer. Il avait espéré une rencontre plus chaleureuse, un sourire, un mot gentil. Mais il comprit immédiatement qu'elle ne voulait pas de lui là, pas devant son soumis, pas devant les autres.

"Je... je ne voulais pas vous déranger", balbutia-t-il. "Je voulais juste vous saluer. Je retourne à ma table."

Il s'inclina légèrement, recula d'un pas, puis s'éloigna, le cœur lourd.

Il rejoignit Alessia et les autres, s'assit, le regard vide.

"Elle n'était pas très accueillante", dit Alessia, qui avait tout observé.

Marcus secoua la tête. "Elle est avec son soumis. Je comprends. Je ne veux pas la déranger."

Vanessa le regarda, un sourire en coin.

"Tu es un bon garçon. Mais tu n'as pas besoin d'elle. Tu as nous."

Elle sortit quelque chose de sa poche. Un collier de cuir noir, fin, discret.

"Tiens. Pour toi."

Elle le passa autour de son cou, un geste doux mais autoritaire. Marcus sentit le cuir s'ajuster à sa peau, une sensation familière et excitante.

Vanessa remit la laisse à Alessia.

"Al, il est à toi, pour ce soir. Amuse-toi bien."

Alessia sourit, un sourire qui promettait des abysses.

"Venez, les amis. Faisons un tour du club."

Les dames marchèrent devant, Christina et Vanessa, Alessia juste derrière. Derrière elles, les deux soumis en laisse, Vincent docile à quatre pattes, Marcus debout mais tenu par la laisse qui pendait entre les doigts d'Alessia. Et Marcus portait le sac de fouets, comme un serviteur chargé de l'équipement de sa maîtresse.

Ils passèrent devant la première salle. Un soumis était fixé à une croix de Saint-André, les bras écartés, les jambes ouvertes. Une Domina, masquée, s'amusait avec ses parties génitales, le faisant gémir à chaque geste. Marcus détourna les yeux, gêné.

La deuxième salle. Une femme imposait un cunnilingus à un jeune couple, les deux partenaires à genoux devant elle, leurs langues s'activant en rythme. Le spectacle était intime, intense.

La troisième salle. Marcus reconnut la Domina blonde et sa soumise, celles de la file d'attente. La soumise était allongée sur une table, nue, offerte. Sa Domina penchait au-dessus d'elle, une bougie à la main, laissant tomber des gouttes de cire chaude sur sa peau. La soumise gémissait, à la fois douleur et plaisir. Marcus s'attarda un instant, fasciné, mais Alessia tira sur la laisse.

"On continue."

La quatrième salle était plus grande. Un anneau pendait du plafond au centre de la pièce. Dans un coin, un couple se tripotait, indifférent aux autres.

"Parfait", dit Alessia. "Ici, ce sera bien."

Elle se tourna vers Marcus.

"Maintenant, déshabille-toi."

Marcus sentit le rouge lui monter aux joues. Il hésita, une seconde, deux secondes.

"Je t'ai dit de te déshabiller", répéta Alessia, sa voix plus ferme.

Vanessa s'approcha, un sourire moqueur.

"Qu'est-ce que t'attends, Marcus ? Tu veux qu'on t'aide ?"

Il fut humilié, mais une partie de lui adorait ça. Il défit sa chemise, son pantalon, et les laissa tomber au sol. Il garda son boxer, essayant de cacher son érection naissante.

"Tout", dit Vanessa.

Il obéit, retirant son boxer. Il se retrouva nu, offert, exposé aux regards de toutes. Il essaya de couvrir son sexe avec ses mains, mais Alessia les lui retira doucement.

"Non. Laisse voir. C'est beau."

Alessia sortit des menottes de son sac, en cuir, doublées de fourrure.

"Lève les bras."

Il obéit. Elle attacha ses poignets, puis les accrocha à l'anneau suspendu. Un mécanisme grinça, et il se retrouva sur la pointe des pieds, tendu, offert.

Alessia s'approcha, se défit de sa robe, ne gardant qu'une petite tenue, un body noir qui moulait ses formes. Elle ne voulait pas mouiller ses vêtements.

"Regarde", dit-elle en sortant un bandeau de son sac. "Tu vas avoir les yeux bandés. Ça te permettra de te concentrer sur les sensations."

Elle lui mit le bandeau sur les yeux, plongeant Marcus dans l'obscurité.

"Le safe word est 'rouge' pour arrêter tout. 'Jaune' pour ralentir. Tu te souviendras ?"

"Oui", murmura-t-il.

Elle commença. Le martinet, d'abord, doux, presque une caresse. Les lanières de cuir effleuraient sa peau, le réchauffant, l'éveillant. Il appréciait cette douceur, ce prélude.

Puis elle changea d'outil. Un fouet plus lourd. Les impacts étaient plus forts, plus secs. Marcus gémissait doucement, à peine audible.

Elle changea encore. Un martinet à lanières multiples, qui frappait en cascade. La douleur montait, mais restait tenable. Il adorait cette sensation, cette maîtrise, cet abandon.

Puis elle prit le fouet tressé, le plus grand, le plus lourd, celui qu'il avait vu dans le sac. Les premiers coups firent sursauter son corps. Il sentit la douleur monter, intense, brûlante.

"Jaune", murmura-t-il, la voix tremblante.

Elle s'arrêta immédiatement.

"Bien. Tu connais tes limites. C'est bon signe."

Elle le détacha, le libéra des menottes. Pendant toute la séance, il avait senti parfois une main effleurer son sexe, une caresse fugace, une promesse. Maintenant, il était libre, mais tremblant.

Les autres étaient partis. Il était seul avec Alessia.

"Allonge-toi sur le ventre", ordonna-t-elle.

Il obéit. Elle s'allongea sur lui, son corps presque nu contre le sien. Elle commença un massage, ses mains glissant sur son dos, ses épaules, ses fesses. Il sentait la chaleur de sa peau, la douceur de ses courbes. Il sentait aussi, contre son dos, son sexe mouillé, humide, excitant. Son érection revint, pressante.

Mais il n'osa pas bouger.

Quand elle se releva, il resta allongé un moment, reprenant ses esprits. Il se sentait vidé, apaisé.

"Merci", murmura-t-il. "Merci beaucoup."

Elle sourit, sortit un petit papier de sa poche.

"Tiens. Mon numéro. Écris-moi demain, pour que je sache si tu as gardé des traces."

Il prit le papier, le serra dans sa main.

"Je le ferai."

Il se rhabilla, le cœur léger, les joues encore chaudes. Il avait vécu quelque chose d'intense, de nouveau. Il avait trouvé une amie, une guide, une maîtresse potentielle.

Il rejoignit les autres, mais son esprit était ailleurs, dans cette salle, sur cette table, avec Alessia.

1 personne aime(nt) ça.