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Je ne vois ce post que maintenat et après lecture il y a plein de choses intéressantes.
On présente souvent la prise de parole comme un choix purement individuel (“oser parler”, “assumer ses opinions”, “se mettre en retrait”,...), alors qu’en réalité un espace de discussion produit aussi lui-même ses propres conditions d’expression.
Autrement dit ce n’est pas seulement "qui parle" qui façonne l’ambiance mais l’ambiance qui finit par déterminer qui continue à parler ou qui se tait progressivement.
C'est très bien décrit au fil des interventions. Des échanges très tranchés peuvent suffire à faire disparaître les profils plus nuancés ou simplement moins combatifs. Pas forcément parce qu’ils sont en désaccord mais peut-êtreparce qu’ils n’ont ni l’envie ni l’énergie de transformer chaque échange en rapport de force permanent. Et à l’inverse, quand le ton reste ouvert, contradictoire sans être agressif, davantage de personnes osent participer ou rebondir pour élargir le débat
Je crois qu'on est vite amené à confondre "visibilité" et "représentativité". Quelques personnes très présentes peuvent donner l’impression d’un consensus massif (voir même une appropriation de l'espace) alors qu’il existe peut-être une majorité silencieuse qui pense autrement et/ou qui ne se reconnaît simplement pas dans la manière dont les échanges se déroulent.Du coup, le silence devient difficile à interpréter. Il peut petre interprété comme une indifférence, une lassitude, un retrait vlontaire vis à vis de propos trop polarsié
Ça pose une question intéressante sur la fameuse “liberté d’expression”.
En théorie (ce pays magnifique où toutes les s sont d'une obéissance sans faille ^^) tout le monde peut parler.
En pratique (coucou les brat^^), tous les climats de discussion ne donnent pas également envie de le faire. Il y a une différence entre "avoir le droit de prendre la parole" et "avoir réellement une place pour le faire sereinement."
Et au-delà de àa, on voit à quel point les dynamiques collectives peuvent s’auto-amplifier. Plus un espace estconflictuel, plus certains profils s’effacent. Plus ils s’effacent, plus le ton général semble valider les positions les plus dures ce qui renforce l’impression que “tout le monde pense pareil”. Une sorte de boucle de rétroaction sociale en sommes.
Si on recadre sur nos petits nombrils beaucoup d’entre nous préfèrent la certitude au doute, les positions nettes aux nuances etles appartenances claires aux flosu artistiques. La nuance demande un effort psychologique assez particulier. Accepter de ne pas être totalement “dans un camp”, supporter l’incertitude, reconnaître qu’on peut avoir tort sur certains points sans pour autant renoncer à penser et à défendre ses opinions
Les réseaux sociaux (pour généraliser les médias de discussions) récompensent davantage les prises de position affirmées que les réflexions balbutiantes. Simplement parce que le cerveau humain aime les récits simples, les oppositions lisibles, les identités fortes et le prédigéré. Moins d'efforts à fournir. Quelqu’un qui dit “c’est plus compliqué que ça” aura rarement autant d’impact que celui qui affirme “la vérité”, même avec aplomb approximatif et des incohérences flagrante. Les ertitudes briyantes aux doutes réfléchis....on en a malheureusement la démonstration au quotidien. Les figures les plus sûres d’elles même sont rarement les plus lucides… mais souvent les plus visibles !
Participer à une discussion, ce n’est pas seulement transmettre une idée. C’est aussi prendre un risque symbolique. Celui d’être contredit, caricaturé, ignoré, réduit à un avis isolé de tout ce qui fait une personnalité riche et complexe. Il me semble que la plupart des silencess viennent moins d’un manque d’opinion que d’une forme d’économie psychique... tout le monde n’a pas envie de transformer chaque échange en exercice de justification de soi.
A laquestion finale “Faut-il participer ou se taire ?” il faudrait surtout répondre à “Quel type d’espace collectif produit-on, chacun à notre échelle, par notre manière de réagir aux autres ?”
Un forum ne devient jamais agressif tout seul....et jamais nuancé tout seul non plus 🙂
Le silence comme arme anti-cons 😂
Du coup, j'en profite pour remercier les différents intervenants et pour dire que si je ne réponds pas systématiquement, c'est juste pour ne pas être envahissante sur ce fil de discussion 🙂, pas pour ignorer ostensiblement 😂 (d'ailleurs, souvent je suis d'accord, alors à part redire, en moins bien, ce qui a déjà été dit, je n'apporterais pas grand chose).
Répondre c'est permettre d'exister.
Si vous répondez à un profil, il y a des chances qu'il vous réponde. Qu'il soit dérangeant ou non. Je pense que le moyen de lutter contre cette atmosphère, c'est de l'éviter. Principalement en changeant de sujet ou en ignorant des dires. Je reconnais l'argument du "répondre pour éduquer", mais ca fait bien longtemps que j'ai compris que certaines choses ne changent pas. Et les convictions "sexuelles" sont comme politique, des convictions avant tout. Si les gens ne veulent pas réfléchir ils ne le feront pas. Je ne pense pas que ca soit de la lacheté, étant quelqu'un qui aime rentrer dans les gens. J'ai juste compris que sur internet, tout le monde est persuadé d'avoir raison. Il ne faut donc pas être muet pour faire vivre le fil, et quand quelqu'un parle trop fort, il suffit de faire le sourd.
Ca reste cependant un "choix démocratique". Suffit qu'une personne morde à l'amecon pour que ca parte en échec.
Salut à tous, j'arrive sur le site et j'aimerais savoir dans quelle section je pourrais parler de ce sujet .
merci .



