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Derniers posts du forum
Je crois que on on peut parler de tout et à tous, si tant soit peu le fond est constructif et étayé. Genrer les sujets apporte pas plus de légitimité que d'intérêt.
Un terme me questionne "féminisme au sens noble du terme", allons bon ! Les combats pour les droits ont toujours été contextuels, leurs avancées sont intimement liées aux connaissances, aux acceptations sociales et aux vécus culturels. Ainsi les modes d'action et les éléments de langage s'adaptent pour etre pkus incisifs et acceptables.
Mes rencontres Bdsm m'ont clairement plus appris sur le féminisme et la sexualité féminine que mes rencontres vanilles, avec des partenaires s'appropriant, partageant et débattant, et heureusement, une sexualité à leur mesure.
Leon Blum écrivait dans "du mariage" que le contrat etait vicé par nature parce que l'homme arrivait seul polygame, qu'il fallait donc accepter que les femmes développent les expériences sexuelles si l'on voulait sauver le mariage. Conseil d'homme ? 😉
Ce post méritait qu'on s'y arrête sérieusement. Merci de l'avoir écrit.
Ce que vous décrivez : ces hommes qui conseillent, qui parlent à la place de, qui s'approprient, ce n'est souvent pas de la malveillance, en effet. C'est du réflexe. Et c'est précisément ça le plus difficile à nommer et déconstruire : les comportements patriarcaux les plus tenaces ne viennent pas d'une misogynie consciente, ils viennent d'une socialisation si profonde qu'elle s'exprime même chez des gens bienveillants (hommes comme femmes), dans des espaces qui se pensent émancipés.
La façon même dont cette question est posée, en rassurant les hommes au passage et en se démarquant des 'féministes 2.0', ne dit pas elle-même quelque chose sur ce qu'on a intégré sans s'en rendre compte ?
La communauté BDSM se croit souvent plus déconstruite que les milieux vanilles. C'est une illusion confortable. On parle de consentement, de négociation, de jeux de pouvoir, donc on se figure avoir fait le travail. Mais tout cela se joue aussi au delà de la dynamique et/ou des scènes.
Pour ma part, je ne me reconnais pas dans un féminisme de vengeance ou de compétition, mais je ne me reconnais pas non plus dans la neutralité commode qui évite de nommer ce qui se passe. Ce que vous décrivez, ça se passe. Je l'ai vu. Je l'ai vécu. Et j'ai encore beaucoup de colère contre ce système...
Ce dont notre communauté a besoin, c'est exactement ce que votre post fait : observer, nommer, questionner. La colère peut très bien être lucide
Ce serait vraiment dommage. ☹️
Mais comme je suis prévoyante, si je vois passer une formation dispensée par un sommelier, intitulée "Du Vitriol au Velouté : mettre de l'eau dans son vin sans en altérer la saveur", je vous inscrirai. 😇😉
Pour sceller cette réflexion sur la multiplicité des vérités et la réappropriation du pouvoir personnel face aux élites, voici un mot nouveau :
Le Souveris (nom masculin)
Étymologie : Contraction de Souverain (celui qui détient le pouvoir ultime sur lui-même) et de Risus (le rire, en latin).
Définition
Le Souveris, c'est l'état d'esprit de celui ou celle qui prend conscience que les systèmes de pensée (féminisme, patriarcat, dogmes sociaux) ne sont que des constructions parmi d'autres.
C'est ce petit sourire intérieur, à la fois socratique et libérateur, que l'on affiche lorsqu'on cesse de vouloir convaincre les autres de notre "vérité" pour simplement vivre la nôtre.
Usage
« Face aux injonctions de l'élite, Azhara a choisi le souveris : elle pratique sa propre liberté sans chercher l'approbation du forum. »
« Entrer dans une dynamique BDSM avec souveris, c'est savoir que l'on joue un rôle tout en restant maître du jeu. »
Pourquoi ce mot ?
Il capture l'idée que la véritable sortie de l'oppression ne passe pas par la colère ou la création d'un nouveau slogan, mais par une distance légère et souveraine. C'est le moment où l'on réalise que les "vérités universelles" sont trop petites pour nous, et qu'on en rit, tout simplement.





