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.Posté dans Discussion avec une IA: informer ou pas ?
@sylvie35 Oui, c'est pourquoi j'insiste vraiment sur le fait que mon propos ne constitue nullement un pilori des erreurs de métrique. L'erreur est belle et apprendre à l'éviter aussi. C'est le mensonge qui est très laid. Et même connaissant la plupart des règles, je vous "rassure", on n'est pas pour autant tiré d'affaire. Au contraire, peut-être… l'art des grands n'en est que plus palpable, de même que la distance qui nous en sépare. 😅 En l'espèce, je n'ai aucun doute sur l'arnaque. Même sur les textes du sieur qui ressortent négatif aux détecteurs. Et le blocage immédiat du faussaire, à lui seul est plus éloquent que nécessaire… Délice inatendu, certains "vers" sonnent eux-mêmes comme des aveux. Le besoin d'autojustification préalable devait peser d'un certain poids dans le prompt. 😅 Heureusement, que c'est quand même un peu drôle pour compenser l'aspect tragique.
sylvie35
.Posté dans Discussion avec une IA: informer ou pas ?
Intéressant. N’étant pas littéraire j’avoue mon ignorance crasse dans ce domaine. J’ai publié ici deux textes vaguement poétiques, mais en ne respectant strictement aucune règle 😎 J’ai déjà assez de mal à trouver les bons mots pour exprimer ma pensée,  alors si en plus il faut faire des rimes et tout et tout... Du coup j’imagine que contrairement à vous je dois détecter plus difficilement l’ia quand il s’agit d’un texte poétique. C’est intéressant d’apprendre à détecter soi-même certains indices,  en effet.  Attention aux détecteurs automatiques : ils ne sont plus fiables du tout. Il me semble d’ailleurs avoir vu passer une information comme quoi le discours de Martin Luther King a été détecté 100% IA, ce dont il est quand même permis de douter 🤣
Bonsoir ,  ,il manque peut etre le choix des personnes qui sont là uniquement pour échanger. concernant ,ce site ; déjà je pense qu il y a quelque chose qu on ne fait pas assez ; c est de remercier les gens qui y travail . sinon , oui , je suis relativement nouveaux ici , et je m y sent bien et meme de mieux en mieux , bien sure , nous sommes sur internet ,donc il y en a pour tout les gouts avec les travers qui vont avec . patience ....et prudence !  et bienvenue !
Gémaux
.Posté dans Honte et culpabilité....
Oui d ailleurs , je dois bientot m occuper de ce quelqu un . le 1  octobre commence le procès (fictif) de LauDupond ! toutes aides , suggestions et participation sera la bienvenue ! prudence , audace ....comment concillier les deux.....
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.Posté dans Discussion avec une IA: informer ou pas ?
Bonsoir les amis ! UP Je suis furieux (pour ceux que cela intéresse 😅). Je confirme que l'IA est incapable d'écrire de la poésie (veuillez, s'il vous plaît, lire "poésie digne de ce nom"). Du moins, à ce jour. Ceci dit, cette machine à mensonge peut en donner l'illusion. Et puisque c'est tout ce qu'elle sait faire, elle le fait bien. 🎏 Point de départ : Je croise hier un pseudo-poème sur le mur général. 📍Précisons d'abord ce que je n'entends pas par "pseudo-poème". Un pseudo-poème n'est pas un problème maladroit, ni un poème fautif du point de vue de l'orthographe, de la grammaire ou de la métrique. Apprentissage, nécessité de la traduction, ignorance de certaines règles, inattention… rien de tout cela ne fait un pseudo-poème, c'est l'évolution naturelle de l'esprit qui s'aventure sur le chemin de la poésie, apprend à l'apprivoiser et le parcourt cahin-caha. 📍Un pseudo-poème n'est donc pas un texte qui assume ses défaillances dans le but de se les approprier et de les vaincre. Un "pseudo-poème" est un texte conçu pour les cacher, donner l'illusion de leur absence, dans le but de faire oublier que rédacteur n'a aucune intention d'apprendre à les connaître, de les affronter et de les dépasser. Or, ce processus humain de lutte avec la Muse est indispensable à la vie de la poésie. Il n'est pas de poème sans ce corps-à-corps intellectuel et émotionnel qui constitue la pierre du moulin avec lequel les idées et les mots sont pressés et concassés pour en tirer la substance poétique. 📍Ceci posé, un pseudo-poème peut être écrit par un humain dont l'intention est de faire illusion plutôt que d'apprendre. Mais c'est rarement le cas. 📍Mais surtout, la pseudo-intelligence artificielle, utilisée pour tenter de produire des vers, ne peut que produire de pseudo-poèmes. Pourquoi ? Il y a trois manières de répondre à la question. 💎 Premièrement, comme machine, l'intention manque. Forcément. Et ce défaut suffit… si l'on peut dire ! 💎 Deuxièmement, d'un point de vue technique, la composition du texte est statistique. Un sens peut affleurer en surface, mais il est dépourvu de sens profond. Quelle est la différence ? La succession des mots composée par le processus statistique, peut donner un sens, bien sûr (quoique ce ne soit pas toujours le cas). Mais le sens symbolique, structurel, les images profondes sont absents. Et les images, justement, qui peuvent émerger du vocabulaire poétique dont l'IA use et abuse dans une sorte d'écœurante débauche de mauvais goût (oui, il y a des débauches, humaines, de bon goût ! 🎉), ne servent qu'à dissimuler l’inéluctable impossibilité, pour la pseudo-intelligence artificielle, de "penser". Pour la pseudo-intelligence artificielle, les mots, l'apparence, la surface et l'écume sont au centre. Il en va tout autrement d'une véritable poésie. Les mots viennent en second, la pensée est première. Ou, du moins, même lorsque la rime force un peu le passage (plus souvent qu'à son heure), les mots sont-ils contraints à une dialectique avec l'idée, l'imagination, la masturbation mentale. Les mots ne sont pas maîtres de la poésie véritable, ils sont serviteurs. Et en serviteurs loyaux et dociles, ils sont priés de se plier à des règles contraignantes qui garantissent leur assujettissement. Les mots sont donc, les "esclaves magnifiques", comme disait un poète… en parlant de tout autre chose… 🤣 Et cette différence technique qui touche à la substance même du texte, recherche de profondeur d'un côté, quête d'illusion de l'autre, transparaît forcément à la lecture. 💎 Enfin, il existe une troisième manière d'expliquer l'impossibilité pour les pseudo-intelligences artificielles, de produire autre chose qu'un ersatz de poésie lorsqu'on les croit capables d'en écrire de la véritable. C'est que la pseudo-intelligence artificielle est très loin, mais alors à mon avis, très très très loin d'être en capacité de respecter les règles de métrique et de prosodie.  Ces règles sont complexes, mais elles ne sont pas en absolument inaccessibles à un programme. Le problème de ces règles vient du fait qu'elles se placent en contradiction avec la construction statistique d'un texte produit à base de statistique. Lorsque la statistique permet de produire le fameux "mot suivant", la règle poétique le contredit le plus souvent. Et lorsqu'un mot remplit enfin les contraintes de la règle, la faiblesse de sa pondération du point de vue statistique, provoque le plus souvent l'effondrement du sens. Le poète le sait… pour en souffrir et en jouer. Il s'épuise parfois en quête d'inspiration. Ou d'autres fois puise dans l'imagination ou l'analogie une image qui lui permet de transformer une contradiction apparente en figure de style surprenante, astucieuse, savoureuse. Mais un processus statistique et mort n'a pas beaucoup d'autre issue que l'examen brutal des "possibles" qui fait exploser sa complexité tout en demeurant dans l'impuissance d'un principe insipide. De plus, ces règles ne sont pas pondérables à la manière des mots dont l'enchaînement donne plus ou moins de sens. Elles sont respectées ou elles ne le sont pas. Le vers fait 12 pieds, ou il en fait 13. La diphtongue se prononce en synérèse ou en diérèse. Le A est seulement ouvert, seulement fermé, ou parfois l'un et parfois l'autre. De même pour le O. La césure est placée de manière correcte dans le vers et homogène dans la poésie, ou bien elle ne l'est pas. Le E est prisonnier ou il ne l'est pas, élidé ou non… Idem pour le H, aspiré ou pas, qui élide ou pas un éventuel E qui le précède. La liaison se fait… ou pas… selon qu'un même mot est un adjectif ou un nom et cela décide de la présence ou de l'absence du hiatus, rédhibitoire lorsqu'il est orthographique… pardonnable lorsqu'il n'est "que" phonétique. Les E muets ne sont pas élidés en fin de vers et les E accentués ne sont pas élidés non plus… Une finale en ENT est considérée comme masculine ou féminine en fonction de la troisième personne du singulier… Et je passe sur les exceptions. Et je passe sur les licences poétiques… Bon courage l'IA ! 😈😈😈 Il en ressort en tout cas que ces règles ne peuvent pas être apprises et restituées par les mécanismes statistiques des générateurs de texte. Elles doivent être intégrées comme telles, non pas "à peu près", mais "absolument" respectées. Cela est parfaitement incompatible avec un mécanisme de pondération statistique. Demandez à Claude d'écrire du Racine…  Nous avons donc deux paradigmes extrêmement contradictoires et difficiles à concilier. Et à supposer qu'on les concilie localement dans le texte à force de puissance de calcul, c'est encore une autre affaire d'articuler ces ajustements locaux en un ensemble duquel un sens global (ou une apparence de sens) émerge encore. Et comme la prosodie est idiomatique… il faut remettre le couvert dans chaque langue. Par nature, l'approche de la pseudo-intelligence artificielle (générative) est générique. Ce qui est spécifique lui est comme un poison. On pourrait très bien imaginer l'intégration de toutes ces règles pour faire émerger une poésie correcte du point de vue prosodique. Mais pour quel coût en calcul ? Sera-t-on prêt à flamber un million et une mine de charbon pour écrire quatre vers, enfin corrects… mais encore sans chaleur humaine ? ==================== J'en ai fini avec le cadre de l'exposé. Retour à mon problème du jour. Il se trouve que je lisais hier soir un billet d'apparence poétique sur le mur général. Vocabulaire céleste, aérien et recherché, aucune faute de langue… En revanche… lorsqu'on passe à la prosodie, le vernis craque : césures flageolantes, longueurs des vers approximative, rimes qui se réduisent à des assonances. Ce genre de fautes se trouve largement dans des textes humains et qui ne relèvent pas de pseudo-poèmes. Ils restent des poèmes véritables, fautifs, certes, mais authentiques. Dans le cas de la pseudo-intelligence artificielle, l'écart est si abyssal entre la correction grammaticale et le carnage de la métrique, que la patte de l'IA est flagrante, pour quiconque à qui le domaine n'est pas inconnu ! Mais le tout est tellement bien ficelé dans le vocabulaire et l'orthographe parfaits que le résultat en est aussi dégoûtant qu'un vieux plat d'épinards froids que l'on déballerait d'un magnifique paquet cadeau au pied du sapin. Aucune mention d'IA jointe au texte par messire prompteur qui se vend en poète. Simplement présenté sous le pseudonyme que l'on prend logiquement pour le cuisinier du plat d'épinards (ou le père Noël, si on en reste à l'emballage). Je pose faussement naïvement la question sous le billet de notre compère prompteur : "Bonjour, c'est de vous ?". La réponse est venue ce matin : le menteur m'a bloqué, se révélant aussi malotru. J'en viens à ma conclusion : je ne vois pas comment ce genre de comportement pourrait s'interpréter de manière compatible avec des intentions louables. Je n'en vois qu'une : tromper. Comme nous l'avons parfois mentionné ici pour plusieurs d'entre nous, la tromperie, c'est le nœud du problème, bien plus que l'usage d'un robot. Bien sûr, passé au fameux pangram.com à la mode, le pseudo-poème est détecté 100% IA 😅, ce qui rend théoriquement possible à chacun de s'apercevoir de la supercherie… Mais encore faut-il se poser la question, et pour cela avoir l'œil un tant soit peu exercé. Je crains que le plus grand nombre s'arrête à une présomption de bonne foi, hélas abusée. Pour la prose l'illusion serait crédible. Pour un poème, le vocabulaire sauve les meubles de manière à duper le plus grand nombre. Mais le problème de la pseudo-intelligence artificielle, ce sont les règles, l'émotion et le sens profond. Le problème de la pseudo-intelligence artificielle, pour paraphraser Steeve Jobs (là encore, il avait utilisé la formule dans un tout autre contexte), c'est son manque de goût.   Le problème de la pseudo-intelligence artificielle, c'est qu'elle trouve pour l'utiliser des humains parfois encore plus bêtes et méchants qu'elle. ===================== Il se peut que je décortique, dans un prochain billet, à titre d'illustration, le texte en question. Non seulement pour qui serait intéressé à la composition poétique, mais surtout, parce qu'il s'agit d'un moyen pour débusquer les faussaires sans avoir besoin de recourir à un détecteur automatique. Belle soirée à tous.





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