Sylvie, Sanaephis,
Je vous rejoins entièrement sur la difficulté de jugement et sur les nombreux éléments extérieurs au texte même qui peuvent, parfois plus qu'une lecture, influencer un jugement humain.
Mais il y a encore autre chose. Les deux options n'étaient pas équivalentes en terme de "risque" pour moi. Et cela peut jouer aussi.
Je laisse de côté le cas où l'origine humaine ne fait aucun doute du fait du respect des règles de prosodie. C'est le cas trivial.
Dans tous les autres cas, on n'est pas toujours très sûr de soi…
Or, en cas d'erreur, il vaut mieux me tromper en donnant la réponse "humaine" à tort. Et à double titre, ce soir, pour moi.
D'abord, de manière générale, puisque l'IA ne produit que de la mauvaise qualité, qualifier un texte IA d'humain, c'est simplement reporter sur l'humain en question la mauvaise qualité d'un texte en fait conçu par IA.
Ensuite, de manière contingente ce soir, ayant assuré hier avoir identifié un texte produit par IA… il m'était plus difficile de me tromper ici publiquement en donnant la réponse IA à tort.
Et cela, même si on essaye d'en faire abstraction, peut aussi jouer dans un cerveau humain. Si j'avais pensé que le texte avait été produit par une IA, je l'aurais dit. Même si ce genre de probabilité ne repose sur rien, j'estimais à peu près la fiabilité de mon jugement à 3 trois chances sur 4.
Et c'est pour éviter que l'on pensât que la réponse "humaine" m'était une simple assurance réthorique, que j'ai détaillé les motivations de mon avis.
Mais cet exercice clos, je préfère indiquer que je ne me prêterai plus à d'autres identiques, dans lesquel il est très facile qu'un enjeu se glisse que je n'ai pas ressenti très sain (je parle pour moi).