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sylvie35
#16
Ne nous fâchons pas 😇

En principe, en effet, ce sujet ne devrait pas prêter à polémique. Ce qui peut parfois agacer c’est l’impression (je m’exprime comme je le ressens mais ça n’engage que moi) d’être prise pour une cruche qui n’a pas un brin de jugeote et qui va faire n’importe quoi si on ne lui dit pas. Bien sûr, je force le trait, et je ne pense pas que c’était votre état d’esprit, mais c’est pour expliquer pourquoi il peut y avoir certaines réactions.

Ceci étant, vous avez raison en écrivant que l’information n’est jamais nuisible (je paraphrase, mais c’était l’idée, si j’ai bien compris).

Maintenant, en essayant de voir l’objectif (informer et prévenir), en rebondissant sur ce qu’écrivait Gallifrey (avec qui je suis d’accord – vaut mieux pour moi 😂), il me paraît évident que :
  • Quand on a un brin de jugeote on reste à l’écart de pratiques qui pourraient être dangereuses. Même si on n’a généralement pas toutes les connaissances des mécanismes biologiques, on devine globalement comment ça marche. Et même en supposant qu’on ne le comprenne pas par la réflexion rationnelle ou par le simple bon sens, on le ressent instinctivement.
  • Les rares qui pourraient se mettre en danger (je veux bien admettre que ça existe) ne vous liront malheureusement pas. Et quand bien même elles le feraient, je suis persuadée qu’une bataille de références d’études ne leur parlera absolument pas.

Pour ce qui est des études, même publiées dans des revues de référence, elles ne sont pas une vérité qui peut être érigée en dogme. Pendant la pandémie un des slogans qui circulaient est « on peut discuter de tout, sauf des chiffres ». Eh bien non, justement. Il faut toujours laisser une place au doute. Quelle que soit l’étude, il y a derrière les statistiques tout un tas de biais possibles. Si les auteurs sont parfaitement intègres, ils s’efforcent d’identifier ces biais et de les neutraliser, mais même avec la meilleure volonté du monde c’est une tâche ardue. La conséquence est que souvent, en cherchant bien, on peut trouver une étude qui aboutit à une conclusion et une autre qui aboutit à la conclusion contraire (ou plus mitigée). Et d'autre part, quand on lit l'intégralité de l'étude on se rend compte que ce n'est pas toujours si clair que ce qui est annoncé dans le résumé (ou dans un communiqué de presse): statistiques dérivées de très petits nombres, biais possibles non neutralisés, etc. 
Dernière modification le 03/05/2026 22:12:30 par sylvie35.
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