Stratocaster
#0

Bonjour, 

je vais aborder un sujet qui ne me mettra pas vraiment en valeur mais tant pis...

le blues du dominant. Je m'explique : grosso modo, pratiquer l'humiliation psychique et verbale sont des besoins forts chez moi qui ne sont pas du tout assouvis dans la vie réelle, au contraire. J'ai un boulot dans lequel je suis tenu déontologiquement d'être bienveillant, ma chérie aussi, et on a toujours basé cette communication saine au cœur de notre couple.

mais pour une raison qui m'échappe et que je ne chercherai pas à intellectualiser : je prends un plaisir dingue à insulter, rabaisser, menacer, dénigrer, mettre sous pression une personne consentante. Je l'ai brièvement ressenti dans le cadre d'une relation virtuelle avec un soumis (que j'ai interrompu par soucis de loyauté vis à vis de ma chérie).

aujourd'hui, je me retrouve donc face à face avec ma chérie, et un mur de bienveillance à enjamber pour satisfaire mes besoins pervers d'humiliation, et l'ampleur de la tâche, et le manque de cette sensation de puissance verbale et psychologique. Et franchement, c'est assez pénible à vivre. 
 

il n'y a pas vraiment de question cette fois, sinon essayer de comprendre comment d'autres ont réussi à contourner la bienveillance nécessaire à une relation saine pour laisser s'exprimer leur sadisme, ce qui n'enlève rien à la bienveillance de base, je le sais bien. Je sais déjà que ça repose sur de la confiance et une communication de précision, mais au delà de ça, je suis dans le brouillard.

et dans le blues

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Neilerio
#1
"Je l'ai brièvement ressenti dans le cadre d'une relation virtuelle avec un soumis (que j'ai interrompu par soucis de loyauté vis à vis de ma chérie)." Pourquoi ne pas lui avouer tes penchants ?
 "et un mur de bienveillance à enjamber pour satisfaire mes besoins pervers d'humiliation"  honnêteté ou bienveillance ?
"il n'y a pas vraiment de question cette fois, sinon essayer de comprendre comment d'autres ont réussi à contourner la bienveillance nécessaire à une relation saine pour laisser s'exprimer leur sadisme, ce qui n'enlève rien à la bienveillance de base, je le sais bien. Je sais déjà que ça repose sur de la confiance et une communication de précision, mais au delà de ça, je suis dans le brouillard." pourquoi le sadisme serait de la malveillance ? il va falloir déconstruire les normes que tu as intégré.
Pour le reste on est un certain nombre à avoir fait du BDSM un choix de vie pas une honte que l'on cache et donc on a choisi des partenaires de vie en fonction de ça.
 
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Stratocaster
#2
Mouais, tu dis ça comme si c'était une simple formalité d'exposer aux yeux de la personne que tu aimes que tu as un besoin la concernant qui est considéré par les trois quarts de la population comme une "perversion" incompréhensible.
Tu saisis pas ne serait-ce qu'un tout petit peu le dilemme, la divergence qui peut se former entre un besoin sentimental et affectif; et un besoin plus primaire et sombre ? Le second devrait être le seul cadre dans lequel le premier pourrait s'épanouir ? Laisse moi en douter, fortement.
honnêteté oui, mais on ne peut pas tout dire, n'importe quand et n'importe comment. Alors je reçois plus ton commentaire comme un jugement de valeur que comme un conseil, et je ne te remercie pas
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Dom_bj
#3
L'association entre bienveillance contre sadisme peut aussi être perçue par les sadiques comme attaquante.
Je pense qu'il est important que ce soit clair au fond de toi que les deux peuvent co-exister avant tout autre chose. Je ne dis pas que c'est pas le cas.
Je suppose que tu veuilles partager avec ta compagne ton penchant pour qu'elle te comprenne profondément et envisager la suite avec elle.
Mais envisage de ton côté quels sont les possibilités.
"On est incompatible et je ne veux pas te voir frustré toute ta vie avec moi" en est une.
Tu pourrais aussi lui parler de porno qui t'as particulièrement plus pour voir ce qu'elle en pense et discuter de la pratique "sans être dedans". Ca te permettrait d'y revenir mais il te faudra être honnête et lui dire que ça te plaît si elle te le demande.
 
Personnellement, je sais comment ma compagne pense depuis longtemps et qu'elle ne pourra jamais pratiquer. Le seul moyen que j'ai est donc a côté.
Ca me fait de la peine, mais c'est mon choix.
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Stratocaster
#4
Merci dom bj
Je me reconnais dans ce que vous écrivez. Chercher à laisser s'exprimer davantage mon côté dominant est une prise de risque, mais je sens qu'il sera impossible de fuir indéfiniment cette prise de risque...
enfin sur le sadisme et la bienveillance : bien sûr que je sais que ça n'est pas du tout contradictoire, mais c'est loin d'être évident pour quiconque n'a pas ou peu de culture BDSM 
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Gappap
#5
Tout dépend de ce que tu appel la domi ouin ouin. J'ai aps suivis l'écris. 
Clairement, tous les dominants - dominantes ont traversé ou traversent des moments de doutes, de questionnements, de remise en question, de besoin de recul.
Ça fait partie du jeu, et c'est même plutôt sain. En parler, c'est parfois nécessaire. La soumise ou le soumis fait aussi partie de la relation et lui ou elle aussi à son mot à dire. 
C'est un peu le mal des réseaux sociaux. Considérer le dom comme infaillible ou la le S comme étant la pour subir uniquement 
En bref je sais pas si j'ai repondu ou si j'ai complètement tapé à côté de la plaque 
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#6
pratiquer l'humiliation psychique et verbale sont des besoins forts chez moi qui ne sont pas du tout assouvis dans la vie réelle, au contraire. J'ai un boulot dans lequel je suis tenu déontologiquement d'être bienveillant, ma chérie aussi, et on a toujours basé cette communication saine au cœur de notre couple.

  Nous sommes dans une société qui n'accepte pas (qui n'accepte plus) la violence. Ni physique d'abord, ni verbale ensuite. Est ce que c'est le besoin d'exutoire; le besoin de relacher  la pression de l'autocontrôle qui défini ton besoin ? Quand on se tape le pied dans un obstacle , crier et jurer soulage réellement la douleur (ca a été prouvé scientifiquement). Est ce que une actifvité défouloir suffirait ? (genre un sport où on peut gueuler)


je prends un plaisir dingue à insulter, rabaisser, menacer, dénigrer, mettre sous pression une personne consentante. Je l'ai brièvement ressenti dans le cadre d'une relation virtuelle avec un soumis (que j'ai interrompu par soucis de loyauté vis à vis de ma chérie).

J'ai bien compris que ton plaisir est sexuel, mais un défouloir non sexuel pourrait il être efficace ?


En fait je me demande si un espace encadré (sexuel ou pas) peut t'aider, et si cet espace existe, s'il peut être trouvé. Un peu comme un ring ou un terrain de sport où on peut exprimer une violence en suivant les règles et étant bien entendu que c'est un espace d'exception et qu'en dehors de ce cadre on retourne dans la vie "civilisée".


Si c'est sexuel est-ce que cet espace (limité dans le temps et le lieu) existe ? Pour être plus clair : si tu as besoin de faire de la boxe est ce que tu peux trouver un ring ? Est ce que tu peux y  emmener ta compagne ? (Elle n'a peut être pas envie de faire de la boxe au figuré ni au propre. Perso je ne crois pas que subir de la violence verbale soit anodin. Et même si c'est encadré ça laisse des traces  : on ne laisse pas ses bleus au vestiaire quand on pratique un sport violent). Est ce que tu peux y aller en laissant ta compagne en dehors du ring ? (Est ce que cette activité serait acceptable ?).


Tu parles de relation virtuelle. Tu as déjà défini un espace un ring, pour cette pratique. A toi de voir quelles sont les lignes rouges à ne pas dépasser et où tu t'es situé par rapport à elles. A toi de voir la valeur dans ta relation avec ta compagne,  et quelles sont les lignes rouges de ton couple, et où tu t'es situé par rapport à elles. Je crois qu'on est facilement indulgent avec ses propres écarts et ses propres excès : soit prudent. Mais la position exacte de ces lignes depend de l'autre, de ses attendus dans le contrat moral qui vous unis.

J'espère que ces réflexions t'aideront à identifier un cadre à l'assouvissement de tes besoins accepté.


Peut-être que ta compagne apprécie une certaine forme de violence verbale : c'est quelque chose qui s'avoue difficilement.


Méfie toi aussi des solutions "acceptables" qui pourraient malgré tout éroder ta relation. Pense à entretenir cette relation, à continuer à y investir. 

 
Dernière modification le 02/07/2026 13:14:48 par Kiro.
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Neilerio
#7
Mouais, tu dis ça comme si c'était une simple formalité d'exposer aux yeux de la personne que tu aimes que tu as un besoin la concernant qui est considéré par les trois quarts de la population comme une "perversion" incompréhensible. Tu saisis pas ne serait-ce qu'un tout petit peu le dilemme, la divergence qui peut se former entre un besoin sentimental et affectif; et un besoin plus primaire et sombre ? Le second devrait être le seul cadre dans lequel le premier pourrait s'épanouir ? Laisse moi en douter, fortement. honnêteté oui, mais on ne peut pas tout dire, n'importe quand et n'importe comment. Alors je reçois plus ton commentaire comme un jugement de valeur que comme un conseil, et je ne te remercie pas
J'habite un petit bled de la diagonale du vide, quand je sortais dans ce petit bled avec mon ancienne soumise elle portait son collier de jeu personne ne lui a jamais fait une seule réflexion, tu vis pour toi pas pour les autres mais je pense que tu n'es pas prêt.
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