Je pense qu'il faut être prudent avec ce type de généralisation.
Il existe sans doute des personnes qui, quel que soit leur rôle annoncé (Dominant, soumis, switch...), cherchent à garder le contrôle de tout. Mais cela ne fait pas de ce comportement une caractéristique des soumises, ni ne justifie de créer une étiquette pour les désigner.
Une soumise qui connaît ses limites, qui exprime ses besoins, qui refuse certains comportements ou qui possède des critères exigeants n'est pas nécessairement dans le contrôle. Elle exerce simplement son droit le plus fondamental : choisir librement la personne à qui elle décidera, ou non, de remettre ce pouvoir.
À mes yeux, une véritable relation D/s ne commence pas lorsqu'une personne renonce à son discernement. Elle commence lorsque deux adultes choisissent librement de construire une confiance réciproque.
Le paradoxe est d'ailleurs intéressant : beaucoup reprochent aux soumises de ne pas être assez prudentes, puis leur reprochent d'avoir trop de critères lorsqu'elles le deviennent.
Quant au terme « soumina », je le trouve réducteur. Derrière chaque profil se cache une histoire, des expériences, parfois des blessures, parfois des déceptions. Réduire une personne à une étiquette ne permet ni de la comprendre, ni de faire avancer le débat.
Enfin, je me méfie des analyses psychologiques présentées comme des certitudes. Dire d'une personne qu'elle « a peur de s'abandonner » ou qu'elle « cherche un Dominant docile » relève d'une interprétation, pas d'un fait. Sans connaître son histoire, personne ne peut l'affirmer sérieusement.
À mon sens, la vraie question n'est pas de savoir qui contrôle qui. La vraie question est beaucoup plus simple : les deux personnes communiquent-elles avec honnêteté, se respectent-elles et sont-elles dans un consentement libre, éclairé et réciproque ? Si la réponse est oui, alors le reste appartient à leur équilibre, pas au jugement des autres.
Soyez la première personne à aimer.

