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#0
Bonjour, j’ai lu plusieurs fois qu’au début d’une relation s/m devait être défini un mot signifiant l’arrêt de la séance lorsqu’elle ne devenait plus supportable. Pour avoir eu vent d’une séance filmée au cours de laquelle des notables de je ne sais plus quelle ville s’adonnaient à des pratiques relativement violentes sur une soumise et tombée aux mains de la police, il me semble que la justice retient le mot « Pitié » comme injonction à la fin définitive des sévices. Et ce, quel que soit le terme préalablement défini.
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MariusFs
#1
Bonjour,
Je pense que tu fais allusion au SafeWord, c'est un mot de sécurité qu'une soumise peut utiliser à tout moment lors d'une séance pour mettre fin à celle ci, afin que son maître sache à quel moment s'arrêter. Généralement on utilise un mot que l'on ne retrouve pas en règle général dans une séance de Bdsm comme "kiwi" ou un mot complètement inventé comme "Clapitasulis" bref un mot que l'on ne pourrait pas confondre avec des supplications.
Je ne suis pas sûr de ce que tu veux dire avec le reste de ton paragraphe, le mot "Pitié" est en plein dans les supplications et donc logiquement il ne devrait pas être utilisé comme SafeWord. Et puis, je ne comprend pas non plus ce que la justice vient faire dans tout ça. Ou alors, si j'ai bien compris ce que tu veux dire, tu dis que la soumise est allée porter plainte à la police et que ceux qui ont joué le rôle des dominants n'ont pas suivi les règles préalablement fixés et exigeaient que la soumise les supplient par le mot "Pitié" afin que ceux ci s'arrêtent ?
Mais dans ce cas, quelle est ta question ?
Ce sont des co*nards qui ont voulu profiter de la situation et ils méritent la prison, point ! :/
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Gallifrey
#2
Bonjour,
Il y a eu une discussion au sujet du "safeword" ici: https://www.bdsm.fr/forum/thread/6747/Sujet-:-Safeword/
Les avis sont partagés, mais vous pourrez certainement en trouver quelques uns qui sont proches de votre sensibilité.
Ce genre de séance malsaine impliquant des notables me semble aux antipodes de l'esprit du bdsm. Jamais un Maître ne laisserait sa soumise subir des sévices qui dépassent son consentement implicite ou explicite. Elle est son bien le plus précieux.
Dans un tel contexte, le problème ne se situe pas au niveau du safeword (d'ailleurs en auraient-ils tenu compte?), mais bien plus en amont.
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#3
Ce post est purement informatif. Il n’est nullement question de mes sensibilités supposées ou de jugement de ma part. Je parle d’un cas d’école étudié en Droit, qui s’est réellement déroulé. Une séquence vidéo privée a fuité, a fini par tomber aux mains de la Police, l’affaire a été transmise à la justice sans qu’aucun des protagonistes (ni les « tortionnaires » bien sûr, ni même la « victime ») n’ait demandé quoi que ce soit et le Procureur a décidé de poursuivre les types en question de son propre chef. Et, pendant le procès, c’est le mot « Pitié » prononcé par la femme au cours de la séance qui a permis de les condamner. Pour la justice, le safeword est donc celui-là.
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Pour la justice, dans ce cas, il n'y a pas de safeword : il y a des faits.
Au cours des auditions il y a deux possibilités : soit la personne soumise est consentente, il faut alors le décrire et le prouver. L'enquête peut alors mettre au jour un SW utilisé ou non. Dans tous les cas, la justice ne reconnait pas le droit à une victime de souhaiter être une victime, elle peut décider de continuer la procédure.
Soit la personne n'est pas consentente, et tout ce qui est objectivement contre un consentement est retenu.
Mais bon, si la justice avait quelque chose à foutre des violences sexuelles, y compris sur des personnes non consententes, voire enlevées, voire séquestrées, ça se saurait (un tout début d'information là https://www.youtube.com/watch?v=m2BcLFbu5IA )
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Tindalos
#5
Il me semble que, légalement, les coups et blessures sont interdits car contraires à l'ordre public, et on ne peut pas y déroger (si une personne calée en judiciaire veut bien confirmer ou infirmer mes propos). Donc safewords, contrats et autres n'ont aucune valeur si le procureur décide de poursuivre. Bien évidemment, ils ne vont pas s'amuser à tomber sur le poil de toutes les personnes qui s'adonnent au panpan-cucul consensuel; sinon ils n'ont pas le cul sorti des ronces.
Tout comme certaines pratiques peuvent être cataloguées, par exemple, dans l'exercice illégal de la médecine, ou autres joyeusetés.
Mais bon, si les gendarmes se pointent chez vous parce que vos voisins vous ont entendu faire du bruit, et que vous leur montrez, preuves à l'appui (matos, conversations par SMS/mails), qu'il ne s'agit que de jeux entre adultes consentants, vous ne risquez pas grand chose.
Après le safeword n'est en rien obligatoire, ça fait partie des outils qu'on peut utiliser pour gérer la sécurité des pratiques (et que je recommande chaudement, là n'est pas la question).
Personnellement, pitié fait partie des mots que j'aime entendre, donc je le dis en début ou en cours de play, comme ça les choses sont claires, il n'y a que le safeword pour moi.
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#6
Je crois que la Justice fait ce qu’elle peut avec les moyens dont elle dispose et qu’il est exagéré de dire que les violences sexuelles sont le cadet de ces soucis.
Soyez la première personne à aimer.