tres bien dit ! Et je suis heureux de lire que des femmes sont capables de porter un discours féministe fin et efficace car la seule façon de régler la question du sexisme / système de domination patriarcal est de faire ouvrir les yeux des hommes et d'en faire des alliés. Le féminisme ne gagnera jamais CONTRE les hommes, il gagnera AVEC les hommes (il n'est pas interdit de rêver, mais si c'est de plus en plus difficile) contre un système archaïque.
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première cage de chasteté
bonsoir à tous (et à toutes éventuellement),
après discussion avec ma partenaire et Maîtresse, je suis sur le point d'acheter ma première cage de chasteté.
j'ai mesuré mon pénis au repos, j'arrive à peu près à 90mm pour un diamètre de 35mm environ. je me demande si j'ai bien mesuré...
enfin bref, j'imagine que c'est comme les chaussures, que ça taille plus ou moins grand mais je suis preneur de conseils pour bien se mesurer et sur les matériaux et caractéristiques techniques à privilégier en tant que débutant qui recherche du confort mais aussi d'être rappelé à l'ordre en cas d'excitation
merci d'avance
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le sujet est très intéressant...
de mon point de vue (très parcellaire puisque je ne connais du BDSM que sa partie exposée ici en ligne et ma réflexion interne), cette communauté respecte plus les femmes que la moyenne, mais il faut certainement souligner deux travers qui vont dans le sens d'un sexisme d'atmosphère :
- l'utilisation décomplexée du lexique "gynarchique" et globalement d'un certain imaginaire femdom suprémaciste et castrateur qui est à l'évidence l'expression d'un sexisme de revanche. ce sexisme de contre-attaque a des côtés jouissifs (c'est mon point de vue) mais reste un sexisme, avec des ressorts qui peuvent faire vibrer d'autres suprémacismes peu glorieux. en ce sens, il surfe sur une pente glissante
- l'ambiance "chevaleresque" qui émane de certains cercles d'hommes dominateurs pue le sexisme infantilisant à l'ancienne, qui sent fort l'odeur âcre de la galanterie et d'autres coutumes dépassées... ça me fait penser aux colons et aux missionaires qui s'accaparaient des terres "pour le bien des pauvres sauvages" qui ont le malheur de vivre dans le pêché (originel) : on leur fait le privilège de les "éduquer" (que je déteste ce mot à la con)...
après, il existe aussi toute une zone de "flou de genre" (qui est globalement associée au féminisme moderne) probablement un peu plus représenté dans cette communauté qu'ailleurs, mais ce n'est pas le sujet du post...
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Ligne de démarcation
Entre ceux qui sont en vie
Et ceux qui les envient,
Frontière mince et impalpable
Séparant les beaux des vilains,
Vitre à l’épreuve des balles et des bombes,
Qui contient toute la colère du monde :
Le mur est fin,
Mais il tient.
Il est upgradé au digital dopé à l’IA
Il est plus grand et plus puissant que jamais
Et même s’il est si fin qu’on entend
Ce qui se passe à côté
Comme si on y était :
On n’y est pas.
Il isole, rend fou,
Autant qu’il laisse passer l’espoir.
Il se resserre au fil du temps
Ce qui nous pousse à manquer d’air.
J’ai beau le bombarder de notes,
J’ai beau le percuter de rythmes,
J’ai beau y jeter des rêves crus,
Des mirages de gloires inutiles,
J’ai beau le peindre de mes tripes
Ce mur affreux reste immobile.
Il me reste la solitude
Comme un substitut de plénitude.
Mes doigts sur le manche
Libres de divaguer
Quand l’esprit navigue
Entre les rochers
Déposés par les démons
Qui dévorent mes entrailles.
Liquide ou solide
Ou vaporeux,
Le poison infiltre l’échine
Jusqu’à la moelle.
Et quand je suis sur le point
De pousser un soupir
D’agonie,
Je les vois, les entends
Ces gens qui rient
Tout le temps.
Je vous aime
Je vous hais,
Je veux être des vôtres
Et vous laisser tomber.
Je veux briller,
vous éblouir
Comme une étoile filante,
Un caillou insignifiant
Qui vole la vedette aux autres
L’espace d’un instant.
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Cette question, je me la suis posée mille fois, dans des contextes divers et variés. Mais c’est important de revenir à elle régulièrement, pour savoir si on est à notre place.
Qu’est-ce que je fous là, dans le dos de mon amoureuse, alors qu’on est heureux affectivement et sexuellement ; vaguement exhibitionniste derrière mon écran de lâcheté, à montrer ma queue à qui veut la voir et à regarder les bites et les culs de ceux (et parfois celles) qui sont (au moins) aussi dépravé(e)s que moi ? Je fais quoi là, à toucher vaguement du bout des doigt des fantasmes homosexuels qui se dissipent une fois déconnecté, à rêver vaguement tantôt de devenir la pute d’un mâle alpha ou d’une femme perverse, tantôt de fourrer ma queue au fond de la gorge d’une salope que j’insulterais copieusement avant de la baiser, peu importe son genre ?
Si tout ça disparaît quand l’ordinateur s’éteint, si j’en reste à baiser la même femme avec une passion animale, sans avoir besoin de cordes ou de fouet ou d’insultes ; si je lui laisse parfois titiller ma prostate et contrôler mes orgasmes sans chercher à devenir sa chienne émasculée : qu’est-ce que je fous là ?
Je ne serais qu’un fantasmeur, un branleur, un moins que rien qui mériterait d’être banni une fois de plus de ce site, parce qu’il est atteint de la maladie contagieuse et endémique du moment : la virtualité.
Ou alors peut-être que j’ai l’impression d’avoir vaguement trouvé ma place au sein de cette communauté de gens aux besoins clairement hors normes, même si les miens sont justes à la marge de la normalité. Je sais que ça peut être mal interprété, mais je m’en fous, je l’écris comme je le pense : je me sens plus à ma place au milieu des dépravés, des chiennes, des exhibs et des masos que dans la vie de tous les jours. Et pourtant ma vie est belle, mes enfants sont formidables, ma chérie est une perle, mon travail me plait ; mais le monde, la société est malade, alors je préfère traîner avec ceux qu’elle considère comme malades. Et même si je ne suis pas vraiment l’un des vôtre, j’admire votre audace, votre courage et votre folie et souhaite m’en inspirer pour repousser (un peu) les limites de mon plaisir et de mon bien-être.
Qu’est-ce que je fous là ? Je sais plus très bien ce que je fous là, mais je sais que je suis bien entouré (une fois qu’un minimum de tri a été fait 😂) et que cette bulle de dépravation respectueuse me redonne foi en l’Humain. Alors merci à vous toutes et tous (les connards que je n’ai pas envie de remercier ne liront pas jusqu’au bout)
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vous êtes à la bonne place... il vous reste à trouver la force de sauter le pas, sans pour autant tout renier : l'amoureuse, la famille, les enfants, les amis... comme bon nombre ce ceux qui sont ici... Mais ca demande une energie de tous les instants ! Vous êtes sur le pas de la porte !
moi aussi avant j'étais "strictement" hétéro, maintenant je le suis "factuellement". j'ai la profonde croyance que l'on porte tous en nous une part homosexuelle (plus ou moins grande donc plus ou moins visible), avec laquelle on compose comme on peut. à mon sens, le "strictement" traduit une peur face à cette composante de ce que l'on est, mais ce n'est peut-être qu'une projection issue de mon cheminement personnel
bonne recherche à vous dans tous les cas
et question annexe : ça vous excite plus de la voir tenter de dominer un homme ou une femme ? et elle, elle préfèrerait dominer un homme ou une femme ?
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bienvenue et bonne chance à vous
au passage, on peut lancer un sujet de discussion sur les pratiques "d'auto-bondage" : quel plaisir associé si vous restez en contrôle ? on voit ça souvent sur ce site avec des soumis qui se mettent eux-même dans des cages de chasteté, et je ne vois pas vraiment le but de la manoeuvre. vous allez peut-être pouvoir m'éclairer un peu
bonne journée à vous
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merci pour votre témoignage et intéressante remarque finale qui me semble assez judicieuse. c'est l'impression de puissance associée à l'image du phallus géant (surtout dans un cerveau biberonné au porno...) qui compte à mon sens, et quand je prends du plaisir à utiliser ma queue avec ma partenaire, quand je la vois prendre du plaisir avec, je me sens puissant, et par association je peux me mettre à croire que ma grosse bite fait le job. ce qui est un peu idiot finalement...
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merci pour votre témoignage. je vois à présent plus cette obsession comme l'expression d'une peur et d'un complexe que d'un kink, mais à quel point peur, insuffisance et excitation sont des notions réellement indépendantes et distinctes ?
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merci pour votre témoignage. et oui, ce que vous décrivez semble correspondre à l'idée que je me faisais de ce qu'est "un bon amant". ma compagne me dit régulièrement que je suis le meilleur coup de sa vie mais j'ai toujours eu beaucoup de mal à la croire compte tenu de mon complexe de taille, mais on s'éloigne un peu du sujet...
en tout cas plus je lis et écris ici, plus je me dit que finalement, c'est peut-être plus une forme de peur qu'autre chose, cette présence excessive du symbole phallique dans mon esprit
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J'aime l'originalité la fantaisie l'imagination et les jeux . Envie d'autre chose, de découverte et de plaisirs partagés avec couple ou homme seul .:.
merci pour votre réponse, et oui, ça aide à déconstruire pas mal de chose et à prendre de la distance par rapport à ces questions de taille. ce que j'aime, c'est que vous ne balayez pas ça d'un revers de main et disant que ces questions sont idiotes, comme parfois les femmes ont tendance à le faire : vous comprenez que ça puisse avoir de l'importance aux yeux des hommes (dans un sens ou l'autre) et vous précisez que de votre point de vue, ça en a peu aux yeux des femmes (réponse qui revient quand même très fréquemment)
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je n'ai pas dit que ça tenait debout et encore moins qu'il s'agissait d'un raisonnement 😉
il s'agit de l'expression de croyances irrationnelles que j'entends déconstruire en les confrontant à une forme de réalité
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je te rejoins, et quand je parle de démonter cette fixation, je pense à une petite couche de véritable psychothérapie. j'en suis plus à une près 😂
mais qu'on le veuille ou non, la sexualité n'est jamais bien loin...
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