09/04/26
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produire, se reproduire, créer, procréer : être présent, visible, risible, scintillant ou transparent. exister, persister, résister, subsister : être contre vents et marrées, à travers champs et forêts.
vivre, survivre, poursuivre ivre un but, une lutte même si chutes et putes nous butent.
c'était sensé être un long fleuve tranquille mais c'est un torrent criminel qui brasse nos corps et broie nos os sur des roches impitoyables.
dans quel état serais-je qu'en j'en aurais fini avec la tribu ravagée qui peuple encore mon cerveau dégénéré ? serais-je un jour réellement prêt à être plutôt qu'à paraître, à briller assez pour qu'on ne voit plus les taches et les infirmités sur lesqelles reposent mes trois vies, dissociés, éclatées, délavées par le temps et la triste lumière du passé ? j'ai le sentiment d'entamer un nouveau cycle, non pas une quatrième vie mais bel et bien la dernière, celle qui ne remplace pas la précédente mais englobe toutes celles qui se sont achevées. après ça il n'y aura plus rien, alors j'avance nu face à la foule, comme si je venais de naître, encore une fois, mais avec le souvenir de toutes les autres vies qui furent miennes, et la ferme intention de m'élever par la connexion à l'essence de ce qui pourrait bien être l'individu que je suis, profondément.
se promener, la tête haute, sans rien avoir à craindre, sans chercher à se cacher ou à intimider, glisser sur le temps comme une coquille de noix vide qui se laisse porter par une rivière calme, au son des oiseaux qui célèbrent le printemps, innondé des rayons rasants du soleil généreux qui nous offre sa joie.
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@ kawa : le prix à payer de cette obsession phallique est un esprit de compétition exacerbé et oppressant, qui m'empêche de "fraterniser" et me conduit à voir les autres hommes comme des dangers et / ou des rivaux. Je ne vois pas comment ça pourrait aller mieux si j'accorde plus d'importance à cette obsession, c'est pour ça que je pense qu'il vaudrait mieux que je démonte ce fétichisme que j'ai du mal à m'approprier.
Ou bien c'est juste que j'en ai peur...
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et tant que j'y suis, je vous balance l'à priori que j'avais en lien avec le thème, vous me direz si c'est vrai, plutôt vrai, plutôt faux, faux (enfin vous avez compris) : j'ai toujours pensé que chez les hommes, la taille de la queue détermine leur nature dominante ou soumise... j'ai conscience du ridicule de cette croyance, qui est probablement le fruit de mon fétichisme, mais je suis curieux de confronter cet à priori à une forme de réalité, pour déconstruire probablement encore un peu plus la puissance fantasmée du symbole phallique
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encore un grand oui, je pense que cette fixation fétichiste est la conséquence d'une consommation déraisonnable de contenus pornnographiques par le passé, qui a rencontré (comme pour toute addiction) un terrain favorable : je ne vais pas faire de la psychologie de comptoir et n'attends pas une téléconsultation de psycho, mais disons que quand vous vous faites malmener par votre grand frère, que vous voyez qu'il en a une plus gorsse que la vôtre et que vous n'avez pas l'impression de pouvoir le dépasser d'une quelconque façon, ça créée une frustration tenace qui peut éventuellement tourner à l'obsession.
aujourd'hui je suis adulte, et je sais bien que cette compétition "fratricide" n'a pas grand chose à voir avec la taille de la queue. mais il n'empêche que dans notre historique turbulent, des expériences sexuelles anormales ont frappé à la mauvaise porte bien avant que je sois prêt à ça, et il faut croire que les traces que ça laisse ne s'effacent jamais vraiment totalement. je ne suis pas certain qu'écrire ça ici chnage quoi que ce soit, mais j'ai parfois cette particularité d'écrire ce qui me passe par la tête sans filtre
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merci pour l'expression d'un rare point de vue féminin ! qui va dans le sens de quelque chose qui relève plus de l'imaginaire et du symbolique que d'un intérêt pratique
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discipline et éducation pour soumis fétichiste réel de la région, expérimenté ou pas, mais surtout pas un ignare .:.
je ne cautionne pas vraiment la démarche de curieux26, mais pour être passé par là, je peux témoigner du fait que lorsque l'image du BDSM est trop teintée de sexualité, l'excitation peut brouiller les pistes, essentiellementt en cas de frustration non désirée sous-jacente.
mon conseil serait : stop porno, baiser une fois ou deux comme il faut une personne réelle en mode vanille, puis se branler en n'utilisant que l'imagination comme support et ce qui ressort à ce moment là ressemble à votre envie du moment (qui n'a peut-être pas vocation à être stable dans le temps)
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Azhara :
je m'attendais aussi à croiser plus d'hommes qui avoueraient avoir ce genre de fixation (j'avais déjà un peu l'intuition que les femmes s'en moquent en fait) étant donné l'omniprésence du porno de nos jours, mais il faut croire qu'une bonne partie de ces messieurs se calfeutre derrière leur position intransigeante de "pur hétéro" et n'ont donc rien à dire à ce sujet...
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vous avez raison et j'ai déjà franchi ces portes, mais ce n'est pas le sujet de cette discussion
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vous avez raison, je comprends que ma vision du BDSM est extrêmement sexualisée, mais je ne pense pas que ce soit réellement un problème si ça convient aux différents partenaires concernés.
pour la question de la soumission que vous dissociez de l'élégante formule "que l'on aime se prendre des bites dans le cul", je suis le premier à le penser et à l'écrire (cf le sujet de discussion "pénétrer sa maîtresse"
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je vous invite à relire mon post qui ne dit absolument pas ce que vous avez cru comprendre. mais je suis d'accord avec vous
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ShibariRiggerAtHome :
- j'admets que j'envisage probablement le BDSM comme un moyen pour obtenir ce qu'il n'est pas sensé provoquer, mais il ne s'agit pas tant de sexe que de l'idée de pouvoir décupler le plaisir sexuel. en clair, je baise ma compagne quand je veux et j'adore, mais je trouve ça plus excitant si elle m'interdit l'accès à son corps ou à mon orgasme dans un cadre consenti. une partie de ma démarche est égoïste : ressentir un plaisir plus intense. en fait, toute cette démarche telle que je la mets en mouvement est égoïste. mais on s'éloigne un peu du sujet
- j'entends votre avis sur l'homosexualité masculine qui ne serait pas la conséquence d'un fétichisme phallique, ce qui vous conduit à penser que ce fétichisme ne mène pas forcément à une homosexualité si ce n'est pas quelque chose que l'on porte en soi. mais pour en revenir au porno, je sais que je n'ai jamais eu de fantasmes homosexuels, mais que j'ai fini par me laisser glisser vers des contenus porno bisexuels ou gay une fois que l'effet du porno "mainstream" puis du porno plus "hard" mais toujours hétéro s'était dissipé, une forme d'accoutumance. le porno de niche "cocu" puis le porno gay apportait une touche d'interdit, de honte qui réveillait l'excitation éteinte en consommant du porno "classique". et puis finalement, sur les périodes où je ne consomme pas de porno, seules les femmes attirent mon regard et s'invitent dans mes fantasmes (d'ailleurs je n'ai toujours aucun fantasme impliquant des hommes que je croiserais dans la vie de tous les jours)
- les rappels anatomiques que vous faites sont intéressants, ma chérie m'avait fait à peu près le même topo quand on en était arrivé à parler de mon complexe au sujet de la taille. mais j'ai mis du temps à me persuader qu'elle ne me mentait pas pour me faire plaisir, pour me préserver. pour moi, si une bite de taille moyenne donne du plaisir, une plus grosse devrait en donner plus (esprit de compététion débile classique chez les hommes dans notre société...), toujours cette question de "décupler" le plaisir (ici sexuel), typique d'une forme d'une personnalité "addict"...
- et oui, ça restera un problème toute ma vie, mais j'ai la chance d'avoir trouvé une femme qui sait m'écouter et me rassurer, et je ne l'embête quasiment plus à ce sujet, alors je pense qu'à un moment ou un autre, j'aurais une maîtrise suffisante du problème pour qu'il ne me gêne plus vraiment
et encore merci pour votre intervention, la seule à avoir évité le hors sujet pour le moment 😁
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PS : je répondrai un peu plus tard à ShibariRiggerAtHome, mais vous avez identifié deux points centraux en terme de causalité : abus de pornographie et très faible expérience sexuelle à l'âge ado / jeune adulte
vous êtes très perspicace 👌
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Merci à vous pour cette première salve de réponses
je note que vous êtes un certain nombre à rappeler que plaisir anal et homosexualité sont deux choses différentes : je suis d'accord, et je ne pense pas avoir écrit quoi que ce soit qui laisse penser le contraire. Et d'ailleurs ce n'est pas le sujet de ce post.
le sujet est : comment composer avec une fixation sur la taille du penis ? Comment vivre heureux avec cette sorte d'obsession phallique ?
j'ai tenté de l'ignorer : ça ne fonctionne pas. Je suis prêt à jouer avec, et à transformer l'humiliation ressentie (à la vue d'une plus grosse que la mienne) en plaisir à travers une logique de soumission et je dois dire que ça me conduit en terrain très inconnu et je ne suis pas certain de vouloir continuer sur cette voie
Cette obsession, cette fixation est l'expression d'un complexe, qui cristallise un sentiment d'infériorité (je ne suis pas à la hauteur) d'insécurité (à tout moment un plus fort que moi peut prendre ma place) en un objet phallique. Est-ce que l'on peut transformer ça en source de plaisir et de bien être ? Pas certain...
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questions de grosse bite
bonjour à toutes et à tous,
aujourd'hui, je voulais échanger avec vous autour d'un fétichisme qui parait de plus en plus clair à mes yeux, et avec lequel je ne sais pas bien composer : une fascination pour les grosses bites dures.
évidemment, c'est ce fétichisme qui m'a poussé à explorer la piste d'une bisexualité, et qui m'a conduit à entrevoir une attirance pour l'éventualité d'une soumission à un Maître anatomiquement bien équipé, comme une façon d'avoir une forme de contrôle de cet organe vénéré. mais d'un autre côté, je me sens très épanoui quand j'utilise activement mon propre pénis, au point d'en venir à croire parfois que moi-même, je suis équipé d'une grosse bite, alors je ne sais pas très bien comment ces deux visions / représentations peuvent coexister...
la seule chose que je sais, c'est que je ne connais pour ainsi dire rien à l'homosexualité masculine, et que je n'en ai aucune expérience. la deuxième chose qui est assez évidente est que je ne pourrais jamais m'épanouir dans un rôle purement passif. la troisième chose est que je prends beaucoup de plaisir à baiser sauvagement une femme.
tout le reste est flou : ma part homosexuelle est-elle liée à ce fétichisme phallique ou bien ce sont deux choses indépendantes ? c'est à dire : est-ce que je deviens de plus en plus homo si je suis de plus en plus fasciné le symbole phallique ? mes désirs fugaces de soumission sont-ils la conséquences de ce ressenti d'humiliation, d'infériorité à la vue d'une grosse bite dure ? cette fixation fétichiste est-elle fréquente chez les hommes ? et chez les femmes alors ?
dernier point (contradictoire) : j'ai aujourd'hui acquis la certitude qu'une queue de taille moyenne suffit largement à satisfaire une femme (si elle ne partage pas mon fétichisme...), ce que j'ai eu bien du mal à croire pendant des années
bref, je suis preneur de vos avis / expériences / ressentis au sujet de ce fétichisme centré sur la taille du pénis, hommes comme femmes, dominant(e)s comme soumis(es), homo, hétéro ou bisexuels (ou autres 😁)
merci d'avance 🙏
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nous cherchons un nouveau jouet voulant évoluer sous un joug sévère et durable, dans l'exigence, encadré par deux maîtresses .:.
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