Max avait la boule au ventre.
C'était une chose de se soumettre dans un club, dans l'obscurité des bougies, derrière les murs épais d'un hangar au bord du fleuve. C'en était une autre de rencontrer ces personnes en dehors, à la lumière du jour, dans la vraie vie.
Il avait l'adresse du cabinet d'Alessia en tête, mais il n'y avait jamais prêté attention. En chemin, il s'imaginait un petit cabinet médical de quartier, une salle d'attente banale avec des magazines froissés et une plante en plastique.
Il fut surpris.
Le bâtiment était imposant, moderne, avec des baies vitrées et une façade en pierre claire. Une plaque discrète indiquait « Centre Médical Saint-Ange ». Des patients entraient et sortaient, des personnes âgées, des familles, des jeunes. Rien ne laissait présager ce qu'il allait découvrir à l'intérieur.
Il poussa la porte, entra dans un hall spacieux, lumineux, digne d'un centre hospitalier privé. Des fauteuils confortables, des plantes vertes, un sol en marbre. Une jeune infirmière brune était assise à l'accueil, derrière un comptoir en bois clair.
Elle était belle, avec des courbes généreuses que sa blouse blanche ne parvenait pas à cacher. Une poitrine pleine, des hanches larges, une taille fine. Ses cheveux bruns étaient tirés en une queue de cheval, dégageant un visage aux pommettes hautes, aux lèvres pleines. Elle leva les yeux vers lui, un sourire aux lèvres.
"Bonjour. Je peux vous aider ?"
Max s'approcha, les mains moites.
"Bonjour. J'ai rendez-vous avec Alessia. Enfin, avec Madame Alessia."
L'infirmière consulta son ordinateur, fit défiler une page.
"Ah oui. L'étudiant pour un entretien. C'est au troisième étage, aile administrative. Le bureau d'Alessia est au fond du couloir, à droite."
Il la remercia, se dirigea vers l'ascenseur. Il monta au troisième étage, suivit le couloir. Les murs étaient blancs, les sols cirés, les portes numérotées. Rien de sexy, rien d'érotique. Juste un cabinet médical comme les autres.
Puis il arriva devant le bureau d'Alessia.
Une femme était assise derrière un secrétariat, une blonde élancée, aux cheveux longs et lisses, au visage angélique. Elle portait un chemisier blanc presque transparent, à travers lequel on devinait la dentelle d'un soutien-gorge noir, et une jupe courte qui dévoilait ses cuisses fuselées. Ses jambes étaient croisées, ses escarpins noirs brillants.
Elle leva les yeux vers lui, un sourire professionnel aux lèvres.
"Bonjour. Vous devez être Marcus. Alessia vous attend. Vous pouvez entrer."
Il la remercia, s'approcha de la porte. Il jeta un dernier regard à la secrétaire, fantasmant un instant sur ses courbes, sur ce chemisier transparent, sur ces jambes interminables.
Il frappa, entra.
Alessia était assise derrière un grand bureau en bois massif, entourée de dossiers, d'ordinateurs, de plantes. Elle portait une robe sobre, élégante, qui contrastait avec la tenue de cuir qu'il avait vue au club. Elle se leva, s'approcha de lui, et l'embrassa sur la joue, un geste chaleureux, presque intime.
"Marcus. Je suis contente de te voir."
Elle se tourna vers la secrétaire.
"Sophie, je ne veux pas être dérangée. Sauf urgence, bien sûr."
Elle lui fit un clin d'œil.
"Si j'ai besoin de toi, je t'appelle."
Sophie hocha la tête, un sourire complice aux lèvres. Alessia referma la porte, invita Marcus à s'asseoir.
Elle rangea quelques dossiers, puis s'installa en face de lui.
"Alors, Marcus. Comment te sens-tu ?"
Il haussa les épaules, un sourire gêné.
"Un peu nerveux. C'est différent, ici. En dehors du club."
Elle hocha la tête, compréhensive.
"Je sais. C'est pour ça que je t'ai proposé de venir. Pour qu'on apprenne à se connaître en dehors de ce contexte. Pour que tu voies qu'on est des gens normaux, avec une vie normale."
Elle lui parla de son établissement, de son travail. Elle était co-promotrice du centre, avec son mari, Victor. Ils l'avaient fondé ensemble, dix ans plus tôt. Elle était psychologue, lui médecin.
"Je lui ai parlé de toi", dit-elle doucement. "Il a hâte de te rencontrer."
Max sentit son cœur s'emballer.
"Vous lui avez parlé de moi ?"
"Oui. Nous sommes un couple libertin. Nous aimons partager. Et Victor est switch. Il aime dominer, mais il aime aussi se soumettre. Je pense que vous vous entendriez bien."
Elle marqua une pause, puis ajouta, plus doucement :
"Et il y a Sophie. Tu l'as vue, à l'accueil. Elle n'est pas seulement notre secrétaire. Elle est notre esclave sexuelle. Elle vit avec nous, elle nous sert, elle nous obéit. C'est une relation libre, consentie, dont elle est très heureuse. Elle aime être notre jouet, notre objet de plaisir. Et ce soir, elle sera là aussi."
Max sentit le rouge lui monter aux joues. Il était dans un bureau, un vrai bureau, avec des dossiers, des ordinateurs, une porte fermée. Et elle lui parlait de ça, calmement, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.
"Je dois t'avouer quelque chose, Marcus. J'ai envie de toi. Là, maintenant. J'aimerais que tu me fasses un cunnilingus."
Il hésita, mais elle le rassura, ses doigts effleurant sa joue.
"Fais-moi confiance. Tu es en sécurité. Personne ne va entrer. Sophie monte la garde."
Il se leva, se déshabilla lentement, posant ses vêtements sur une chaise. Il se retrouva nu, offert, vulnérable.
Alessia le regarda, un sourire appréciateur aux lèvres.
"Tu es magnifique."
Elle remonta sa robe, dévoilant ses cuisses, sa culotte en dentelle noire.
"À genoux. Rampe jusqu'à moi."
Alessia s'installa dans son fauteuil, les jambes écartées, sa culotte de dentelle noire glissant le long de ses cuisses. Elle la laissa tomber au sol, offrant à Marcus une vue qu'il n'oublierait pas de sitôt.
"Viens", dit-elle. "À genoux. Rampe jusqu'à moi."
Il obéit, s'agenouilla, rampa derrière le bureau. Le sol était froid sous ses genoux, mais il ne le sentait pas. Toute son attention était concentrée sur elle, sur sa peau, sur son parfum, sur cette intimité qu'elle lui offrait.
Il s'approcha, ses lèvres à quelques centimètres de sa peau. Elle était chaude, humide, offerte. Il hésita un instant, intimidé par la proximité, par l'intensité du moment.
"Embrasse-moi", murmura-t-elle. "Doucement."
Il posa ses lèvres sur l'intérieur de sa cuisse, embrassant sa peau douce, remontant lentement. Elle frissonna, ses doigts se posant sur sa nuque, le guidant.
"Plus haut."
Il obéit, ses lèvres trouvant enfin sa vulve. Il laissa sa langue glisser le long de ses lèvres, goûtant sa saveur, sa chaleur, sa douceur. Elle gémit doucement, ses doigts s'enfonçant dans ses cheveux.
"Encore. Plus profond."
Il obéit, sa langue s'aventurant plus loin, explorant chaque repli, chaque courbe. Il trouva son clitoris, cette petite perle de chair qui se dressait sous sa langue. Il la caressa, la suça, la lécha avec une application qui le surprenait lui-même.
Alessia se cambra, ses jambes se serrant autour de sa tête.
"Oui. Là. Ne t'arrête pas."
Il continua, sa langue dansant sur son clitoris, ses doigts s'aventurant à l'entrée de son sexe, la pénétrant doucement. Elle gémit plus fort, ses hanches roulant contre son visage, son souffle s'accélérant.
"Encore. Plus vite."
Il accéléra, sa langue plus rapide, ses doigts plus profonds. Elle cria, un cri étouffé, son corps se cambrant une dernière fois avant de retomber, tremblant, apaisé.
"Bien", murmura-t-elle. "Très bien."
Elle décrocha son téléphone, appela Sophie.
"Sophie, apporte-moi un café. Et viens me rejoindre."
Max voulut se relever, se rhabiller, mais Alessia posa sa main sur sa tête.
"Reste à ta place."
La porte s'ouvrit. Sophie entra, un plateau à la main. Elle vit Marcus, nu, à genoux entre les cuisses d'Alessia. Elle ne cilla pas. Elle posa le plateau, puis, sans un mot, se déshabilla.
Marcus sentit une vague de honte l'envahir. Sophie le voyait dans cette position, nu, agenouillé, soumis. Une femme qu'il ne connaissait pas, qui le découvrait dans sa plus grande vulnérabilité. Mais en même temps, une excitation sourde le parcourut. Être vu ainsi, exposé, humilié, le troublait profondément.
Sophie se mit nue, elle aussi, ses courbes généreuses offertes à la lumière. Puis elle rampa, rejoignit Marcus entre les jambes d'Alessia.
"Marcus, voici Sophie. Je t'ai déjà expliqué qui elle est. Notre esclave. Elle est à notre service, jour et nuit. Elle vit pour nous servir, pour nous obéir, pour nous donner du plaisir."
Sophie sourit, ses yeux brillants.
"Enchantée, Marcus."
Alessia caressa la tête de Sophie.
"Prépare-moi. J'ai encore envie."
Sophie obéit, sa langue et ses doigts s'activant sur Alessia. Max resta à sa place, observant, excité.
Alessia pianota sur son téléphone. Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvrit.
Un homme entra. Grand, large d'épaules, des cheveux blonds coupés court, une barbe naissante. Il portait une chemise blanche, les manches retroussées, dévoilant des avant-bras musclés. Victor.
Il sourit en voyant la scène.
"Je vois que tu t'amuses."
Alessia sourit.
"Sophie va s'occuper de toi. Marcus va s'occuper de moi."
Victor hocha la tête, se déshabilla. Sophie rampa vers lui, ses lèvres trouvant son sexe.
Alessia se mit en levrette, face à Sophie. Victor se plaça derrière Sophie. Marcus se plaça derrière Alessia.
"Prenez-nous", ordonna Alessia.
Les deux hommes obéirent. L'acte dura longtemps, intense, rythmé. Alessia gémissait, Sophie aussi. Victor et Marcus, concentrés, appliqués.
Alessia confia, entre deux soupirs :
"J'aime voir mon mari prendre du plaisir avec notre esclave. Et lui aussi aime me voir recevoir."
Victor hocha la tête, un sourire aux lèvres.
"C'est notre équilibre. Notre plaisir partagé."
Ils finirent presque au même moment. Avant d'éjaculer, Alessia ordonna :
"Facial. Sur Sophie."
Les deux hommes obéirent, se retirèrent, et jouirent sur le visage de Sophie, qui reçut, les yeux fermés, un sourire aux lèvres.
"Merci", murmura-t-elle.
Victor se tourna vers Marcus, tendit la main.
"Enchanté, Marcus. Alessia m'a beaucoup parlé de toi."
Marcus serra la main, un sourire gêné aux lèvres.
"Enchanté, Victor. Merci de m'accueillir."
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Max franchit la porte de son dortoir aux premières lueurs de l'aube, le corps encore vibrant des sensations de la nuit. Il marchait lentement, les muscles endoloris, un sourire béat aux lèvres.
Le concierge, un homme âgé au visage buriné, était déjà debout, nettoyant l'entrée. Il leva les yeux vers Max et siffla doucement.
"Eh ben, mon garçon, t'as pas l'air d'avoir passé une soirée tranquille. On dirait que t'as fait la fête toute la nuit."
Max sourit, un sourire fatigué mais heureux.
"Oui, une soirée intense", répondit-il, les yeux brillants. Si seulement tu savais, pensa-t-il en s'éloignant vers l'escalier. Si seulement tu savais ce que j'ai fait, ce que j'ai vécu, ce que j'ai ressenti.
Il monta les escaliers, entra dans sa chambre, ferma la porte derrière lui. Il s'adossa un instant contre la porte, les yeux fermés, revivant les images de la nuit.
Puis il se dirigea vers la salle de bains. L'eau chaude coula sur son corps, détendant ses muscles, apaisant ses courbatures. Il se regarda dans le miroir, cherchant des traces de la flagellation. Rien. Sa peau était intacte. Alessia avait frappé avec une précision chirurgicale.
Il ferma les yeux, laissa l'eau couler sur son visage. Sa main glissa le long de son corps, s'attardant sur son sexe qui se dressait, excité par les souvenirs. Il se masturba doucement, lentement, se revoyant attaché sur le banc, offert, vulnérable. Il gémit doucement, l'orgasme montant, puis se laissa aller, le plaisir l'emportant.
Il s'essuya, sortit de la douche, s'allongea sur son lit. Il se sentait vidé, apaisé. Il s'endormit presque immédiatement.
Il se réveilla dans l'après-midi, la lumière dorée filtrant à travers les rideaux. Il resta allongé un moment, les yeux fixés au plafond, les souvenirs de la soirée lui revenant en vagues.
Il se leva, prit une deuxième douche, plus longue, plus chaude. Il se savonna, se rinça, se sécha. Puis il sortit son téléphone.
Il prit des photos de son corps nu, de son dos, de ses fesses, pour montrer qu'il n'avait pas de traces. Il les envoya à Alessia.
Marcus : « Bonjour Alessia. Je me suis réveillé il y a quelques minutes. Je n'ai aucune trace. Vous avez été précise. Merci pour cette soirée. »
Il attendit. La réponse ne tarda pas.
Alessia : « Bonjour Marcus. Je suis contente que tu n'aies pas de traces. Je te l'avais promis. Mais j'avoue que j'ai profité de tes photos pour te mater un peu. »
Il sourit, un sourire gêné.
Marcus : « J'espère que vous avez aimé ce que vous avez vu. »
Alessia : « Oh oui, j'ai adoré. Tu es un beau spécimen. Au fait, mes amies attendent que tu les contactes. Christina et Vanessa veulent s'amuser avec toi. »
Il se souvint de la proposition des deux Dominas, de leur regard insistant, de leur promesse.
Marcus : « Je vais leur écrire. »
Il ouvrit une nouvelle conversation, écrivit à Christina.
Marcus : « Bonjour Christina. Alessia m'a dit que vous souhaitiez me voir. »
La réponse arriva après un long moment. Christina l'avait fait attendre, un petit jeu de pouvoir.
Christina : « Ah, le petit soumis daigne enfin m'écrire. J'ai cru que tu m'avais oubliée. »
Marcus sentit une pointe d'humiliation.
Marcus : « Je suis désolé, je me suis réveillé tard. Je n'ai pas voulu vous manquer de respect. »
Christina : « Trop tard. Tu m'as fait attendre. Les soumis qui font attendre leurs maîtresses méritent une punition. »
Il sentit son sexe se tendre.
Marcus : « Je suis prêt à accepter ma punition. »
Christina : « On verra ça. Dis-moi, Marcus, tu as déjà été travesti ? »
Il n'avait jamais envisagé ça. Il n'avait jamais porté de vêtements féminins, n'avait jamais joué ce jeu.
Marcus : « Non, je n'ai jamais fait cela. »
Christina : « Bien sûr que non. Tu es trop un homme, trop viril, trop fier. Mais justement, c'est ce qui rendra la chose si amusante. »
Elle écrivit :
Christina : « Alors je te propose de te laisser tenter. J'aimerais que tu sois notre petite pute pour la prochaine soirée. Elle aura lieu dans deux semaines. Tu seras ma poupée, mon jouet, une petite salope habillée comme une fille. »
Max sentit la honte lui monter aux joues, mais aussi une excitation sourde.
Christina : « Et si tu te comportes bien, peut-être que je te laisserai jouir à la fin. Peut-être. »
Marcus : « Je... je suis partant. »
Christina : « Bien. Tu vas être ma petite pute, Marcus. Je veux faire un public disgrace. Une humiliation publique. Tu seras exposé, offert, déguisé. Tout le monde te verra. Tout le monde saura que tu n'es qu'une salope. »
Il sentit son sexe se dresser.
Marcus : « D'accord. Mais je ne veux pas de contact avec les hommes. Pas de sexe avec des hommes. »
Christina : « Tss, tss. La pute n'a pas le droit de choisir. Mais je suis de bonne humeur, alors accepté. Pas de contact avec les hommes. Mais je te promets que tu vas souffrir et aimer chaque seconde. »
Elle ajouta, plus sérieuse :
Christina : « Je dois te poser une question importante. As-tu des problèmes de santé ? Cardiaques, notamment ? »
Il fut surpris par la question.
Marcus : « Non, aucun. Pourquoi ? »
Christina : « J'ai un appareil pour l'électrostimulation. Je voudrais l'essayer sur toi. C'est intense, mais c'est sécurisé. Tu vas devenir mon petit jouet électrique. »
Marcus sentit un frisson le parcourir.
Marcus : « Cela me tente. »
Christina : « Bien. Alors on va s'amuser, ma petite pute. Je te donnerai plus de détails plus tard. En attendant, tu peux me remercier pour cette chance que je t'offre. »
Marcus : « Merci, Christina. Merci de me donner cette chance. »
Christina : « À deux semaines, mon petit jouet. »
Il retourna à sa conversation avec Alessia.
Alessia : « Alors, elle t'a contacté ? »
Marcus : « Oui. Elle veut me travestir et faire un public disgrace. Et elle veut essayer un appareil d'électrostimulation sur moi. »
Alessia : « Oh, ça promet. Elle est experte, Christina. Elle va te transformer en petite pute, tu vas adorer. »
Marcus : « J'espère. »
Alessia : « Alors, raconte-moi ce qu'il s'est passé après mon départ. Je veux tout savoir. »
Il raconta. Il parla de Madame V, de la soumise blonde, du banc, des attaches, du gode ceinture. Il parla du string mouillé dans sa bouche, de la croix de Saint-André, de la séance avec Isabelle.
Alessia : « Tu as été une bonne chienne, Marcus. »
Marcus : « J'ai essayé. »
Alessia : « Et tu as fini la soirée avec Isabelle ? »
Marcus : « Oui. Elle voulait juste... coucher. Pas de jeux, pas de cordes. Juste un homme et une femme. »
Alessia : « Et c'était bien ? »
Marcus : « Oui. Elle était douce, passionnée. Nous avons parlé jusqu'au petit matin. »
Alessia : « Tu es un romantique, Marcus. »
Il sourit, un sourire gêné.
Alessia : « J'aimerais bien te revoir, tu sais. La prochaine soirée est encore loin. »
Marcus : « Moi aussi, j'aimerais vous revoir. »
Alessia : « Écoute, je travaille en ville. J'ai un cabinet de psychologie. L'adresse, c'est sluts 13. »
Max sursauta. Sluts 13. Il connaissait cette adresse. C'était à deux pâtés de maisons de son dortoir.
Marcus : « Je connais. C'est à deux pas de chez moi. »
Alessia : « Alors, passe me voir demain. On pourra discuter en privé, et ensuite aller boire un café. »
Marcus : « J'accepte. »
Il éteignit son téléphone, s'allongea sur son lit, le cœur battant. Il avait un rendez-vous. Avec Alessia. Dans son cabinet. À deux pas de chez lui.
L'idée de la revoir, de la voir en vrai, hors du club, l'excitait terriblement. Il sentit son sexe se dresser, une érection pressante. Il sortit le gode de son sac, s'allongea sur le dos, et se prépara.
Le lavement fut rapide, méthodique. Puis il s'installa confortablement, s'offrant à lui-même ce qu'il voulait. Le gode glissa en lui, le remplissant, le comblant. Il gémit doucement, imaginant Alessia, ses mains, ses ordres.
Il se masturba, allant et venant, le plaisir montant, s'intensifiant. Il imagina son visage, sa voix, ses yeux. Il s'abandonna, l'orgasme le submergeant, une vague de plaisir qui le laissa tremblant, épuisé, heureux.
Il resta allongé, le souffle court, le corps vibrant. Demain, il la verrait.
Il sourit, ferma les yeux, et s'endormit.
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Madame V conduisit ses chiennes à travers les derniers couloirs du club, s'enfonçant vers les salles les plus reculées, les plus intimes. Marcus rampait derrière elle, le cœur battant, l'esprit en ébullition. Il essayait d'imaginer ce qui l'attendait, sa tête s'emplissant des scénarios les plus pervers. Peut-être serait-il de nouveau suspendu à un anneau, offert aux coups de fouet. Peut-être serait-il attaché à une table, exposé, vulnérable. Peut-être serait-il forcé de servir, de lécher, de supplier. Chaque image le faisait frissonner, à la fois terrifié et excité.
La salle où Madame V les conduisit était sobre mais intimidante. Au centre, un banc de bois massif, équipé d'attaches aux pieds et aux poignets. Des coussins de cuir étaient disposés sur le sol. Contre un mur était fixée une croix de Saint André attendant sa prochaine victime. L'éclairage était tamisé, des bougies vacillantes projetant des ombres dansantes sur les murs de pierre.
Madame V s'arrêta, se tourna vers ses chiennes.
"La brune. Sur le banc."
Marcus obéit, s'approcha du banc, se coucha sur le ventre. La soumise blonde s'approcha de lui, aidant Madame V à l'attacher solidement. Les attaches de cuir s'enroulaient autour de ses poignets, de ses chevilles, le maintenant immobile, offert.
Madame V posa un coussin sous son bassin, le faisant cambrer davantage, ses fesses en l'air, son anus exposé.
"Parfait", dit-elle. "Comme ça, il est bien ouvert."
Elle cracha sur le cul de Marcus, un geste délibéré, humiliant.
"Maintenant, ma chienne blonde, tu vas bien lui lubrifier la rondelle. Et tu vas t'appliquer. Je veux qu'il soit prêt."
La soumise s'approcha, s'agenouilla derrière Marcus. Il sentit sa langue sur son anus, chaude, humide, insistante. Elle léchait, suçait, ouvrait doucement, un geste expert qui le fit gémir.
Parfois, sa langue s'aventurait plus profondément, l'ouvrant davantage. Puis ce furent ses doigts, un, puis deux, puis trois, qui fouillaient, qui écartaient, qui préparaient.
Marcus gémissait, sa voix étouffée par les coussins. Ces gémissements étaient accompagnés d'insultes de la part de Madame V qui voulait lui rappeler encore plus sa nature de salope. Il se sentait vulnérable, exposé, mais il adorait ça.
Madame V observa un moment, puis hocha la tête.
"Assez. Elle est prête."
Elle s'approcha de la soumise, lui tendit un gode ceinture.
"Je veux que la chienne victorieuse baise la chienne perdante. Fais-lui comprendre ce que c'est que de perdre."
La soumise enfila le harnais, ajusta le gode. Puis elle s'approcha de Marcus, le guide se posant contre son anus.
Elle s'engagea en lui avec une lenteur calculée, un mouvement profond, maîtrisé. Marcus sentit la plénitude l'envahir, le remplir, le posséder. Il gémit, se cambra, s'ouvrant davantage.
La soumise le prit pendant de longues minutes, un rythme régulier, intense. Parfois, un filet de salive s'écoulait le long de l'échine dorsale de Marcus, une caresse humide qui le faisait frissonner.
Madame V regardait, ses yeux brillants. Elle était mouillée, excitée par le spectacle. Elle enleva son string, trempé de son désir, et le fourra dans la bouche de Marcus.
"Garde ça", dit-elle. "Tu vas goûter à mon excitation."
Marcus garda le string dans sa bouche, sentant l'odeur, le goût, l'humiliation.
Madame V s'assit sur le banc, écarta les jambes.
"Maintenant, la blonde. Tu peux te reposer. Viens ici. Tu vas me sucer."
La soumise s'approcha, s'agenouilla devant Madame V, sa tête entre ses cuisses. Marcus assista, impuissant, à la scène, ses yeux fixés sur le spectacle. Son cul encore bien ouvert se rapelais les coups de rein de cette blonde qui s'appliquait à procurer du plaisir à Madame V. Il avait une superbe vue de la chatte de la soumise qui ruisselait litteralement.
Quand Madame V jouit plusieurs fois, elle se leva, attira la soumise blonde vers la croix de Saint-André .
"C'est à mon tour de m'amuser", dit-elle.
Elle attacha la soumise à la croix, les bras écartés, les jambes ouvertes, offerte. Puis elle libéra Marcus.
"Toi, tu vas me baiser", dit-elle. "Cette scène m'a bien chauffée."
Elle s'approcha de lui, ses mains glissant sur son corps, ses lèvres contre les siennes. Elle le détacha. Il la prit, là, debout, ses mains sur ses hanches, son corps contre le sien. Bien qu'elle s'abandonnât à lui, un doigt venait parfois le pénétrer pour lui rappeler qui était la maîtresse. Il la penetra de ce gland qui n'attendait que ça depuis un moment. Un élan de passion intense les saisit, un moment où ils se perdirent l'un dans l'autre, oubliant le monde. Il était son amant mais aussi son soumis. Les rales de plaisir de Madame V ne pouvaient pas changer cela.
Quand ils eurent terminé, ils restèrent un instant enlacés. Madame V caressa les cheveux de Marcus, un geste doux, apaisant. L'aftercare.
"Bien", dit-elle. "Tu as été bon."
Elle se tourna vers la soumise blonde, la détacha de la croix, puis attacha Marcus à sa place.
"Toi, tu vas rester là. C'est pour te remettre en condition pour Isabelle."
Elle s'approcha de la soumise blonde, la prit contre le banc, et s'offrit à elle un moment intense, un jeu de plaisir partagé que Marcus observa avec un mélange de jalousie et d'excitation.
La soumise blonde était très excitée et on le voyait par ce filet brillant qui lui échappait. Madame V recupera de cette mouille abondante et lui fit sucer. Ensuite, les deux femmes partent dans une série de baisers, d'abord sur la bouche, puis qui descendent toujours plus bas. Elles finirent en 69. Les langues expertes déclenchaient chez chacune d'elles des gémissements de plaisir. Madame V repoussa la soumise et la mit en levrette en face de Marcus. Elle lui bouffa la chatte avant de la prendre avec le gode ceinture. D'abord doucement, puis de plus en plus vite. Marcus observa les rales de plaisir et l'abandon de la soumise et les yeux passionnés de flammes de Madame V. Son érection revint.
Quand elles eurent terminé, Madame V remit les deux chiennes à quatre pattes. Elle prit la laisse de la soumise blonde et la remit à une servante du club.
"Occupe-toi d'elle pour le reste de la soirée. Elle a mérité son repos."
Puis elle conduisit Marcus vers Isabelle, qui les attendait dans le couloir, un sourire aux lèvres.
"Elle est à toi", dit Madame V en lui tendant la laisse. "Profite-en bien."
Isabelle saisit la laisse, caressa la tête de Marcus.
"Viens, ma chienne. On va s'installer dans une salle privée."
Elle le mena dans une petite salle, intime, éclairée par des bougies. Elle s'assit sur le canapé, l'attira à ses côtés.
"Tu sais ce que je préfère? Je préfère juste coucher avec toi. Pas de jeux, pas de cordes, pas de fouets. Juste un homme et une femme. Je veux que tu me prennes. Tous les trous."
Marcus la regarda, ses yeux brillants. Il s'approcha d'elle, ses mains sur ses hanches, et ils s'unirent dans une étreinte passionnée, explorant chaque recoin de leurs corps, s'abandonnant l'un à l'autre. IL relâcha toute l'intensité de son excitation en elle. Du sexe pur sans domination. Il ne pensait pas rencontrer cela ici. Les aventures de ce soir l'avaient beaucoup émoustillé et il se surprit par son endurance.
Quand tout fut fini, ils restèrent enlacés, nus, sur le canapé. Isabelle caressait ses cheveux, ses doigts traçant des cercles sur sa poitrine.
"Tu es un bon soumis, Marcus. Tu écoutes, tu obéis, tu donnes tout."
Marcus sourit, ses yeux mi-clos.
"Merci, Isabelle. J'ai aimé."
Ils discutèrent, parlant de tout et de rien, des heures passant sans qu'ils s'en rendent compte. Le petit matin les trouva encore enlacés, épuisés mais apaisés.
Ils se quittèrent à la fermeture du club et Marcus rentra enfin chez lui.
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Marcus rampait derrière la Domina blonde, ses mains et ses genoux sur le sol froid du club. La laisse tirée par la main de la maîtresse le guidait à travers les couloirs, les salles, les regards des invités. Il sentait le plug queue se balancer entre ses fesses à chaque mouvement, une présence constante, étrangère, excitante.
À côté de lui, la soumise rampait avec une aisance déconcertante. Une blonde élancée, aux courbes généreuses, aux hanches pleines, aux seins fermes qui se balançaient à chaque mouvement. Elle était entièrement nue, comme lui, sa peau pâle contrastant avec la peau café au lait de Marcus. Ses mouvements étaient fluides, presque dansants, comme si elle avait passé des années à cette position. Elle savait exactement comment se comporter.
Marcus ignorait tout de ces deux femmes. Leurs noms, leurs vies, leurs histoires. L'inconnu rendait tout plus intense, plus excitant. Chaque geste, chaque ordre était une découverte, une promesse.
Son érection ne faiblissait pas. Elle était parfaitement dressée, battant contre son pubis à chaque mouvement, une preuve évidente de son excitation. Il savait qu'on la voyait, qu'on la remarquait. Il sentait les regards des invités qui s'attardaient sur son sexe, sur sa queue de renard, sur son collier.
Sa démarche était maladroite. Le plug le gênait, le forçait à adopter une cambrure plus prononcée, une posture plus offerte. Parfois, quand il ralentissait ou perdait le rythme, il recevait une claque sur les fesses, un geste sec, autoritaire, qui le remettait en place.
"Avance, chienne", disait la domina. "Ne traîne pas."
Il s'appliquait, voulait être parfait, voulait mériter sa place.
Leur progression attirait l'attention. Des regards se tournaient vers eux, des chuchotements s'échangeaient. Certaines femmes souriaient, d'autres les détaillaient avec une intensité qui faisait rougir Marcus. Il voyait leurs yeux s'attarder sur son corps, sur son sexe dressé, sur sa queue de renard qui se balançait, sur la soumise blonde qui rampait à côté de lui avec une grâce parfaite.
Il adorait ça.
Une femme vêtue d'une robe de soirée noire, élégante et sophistiquée, s'approcha de la domina. Elle était grande, mince, les cheveux blonds tirés en arrière, un sourire aux lèvres. Elle posa une main sur l'épaule de la Domina.
"Madame V", dit-elle d'une voix chaude, "tu as de très belles chiennes."
Madame V sourit, un sourire de propriétaire satisfaite.
"Merci, Isabelle. La brune, je l'ai dénichée ce soir. La blonde est une découverte aussi, je l'ai rencontrée sur un site de rencontre. Je voulais la tester ce soir, voir ce qu'elle valait."
Isabelle s'approcha, se pencha pour regarder Marcus et la soumise. Ses yeux s'attardèrent sur Marcus, sur son érection, sur son regard gêné mais excité.
"Elles sont magnifiques. La brune a l'air d'avoir une belle endurance. Et la blonde..." Elle rit doucement. "La blonde a l'air très expérimentée."
Madame V rit, un rire chaud et sonore.
"La brune est une découverte de ce soir. Elle a déjà fait ses preuves à ce que j'ai vu. Elle est prometteuse. La blonde, je la teste pour la première fois."
Isabelle caressa la tête de Marcus, ses doigts glissant dans ses cheveux. Puis sa main descendit, effleurant sa joue, son cou, s'arrêtant sur son érection. Elle la caressa doucement, sentant la chaleur, la fermeté.
"Je la veux, après toi", dit-elle. "Si tu veux bien."
Madame V haussa les épaules, un geste amusé.
"J'ai quelques idées pour elle. Mais s'il lui reste des forces après, tu pourras en faire ce que tu veux. Elle en a pour quelques heures avec moi."
Isabelle sourit, un sourire satisfait.
"Ne t'inquiète pas, je ne pars qu'à la fermeture du club. J'aurai tout le temps de m'amuser avec elle."
Elle se pencha vers Marcus, sa bouche près de son oreille.
"Tu m'entends, petite pute ? Ce soir, tu vas servir deux maîtresses."
Marcus sentit un frisson le parcourir. Il hocha la tête, incapable de parler.
Isabelle se baissa, ses doigts glissant sur son sexe, récupérant quelques gouttes de liquide qui coulaient du bout du gland. Elle les porta à ses lèvres, puis, d'un geste rapide, les glissa dans la bouche de Marcus.
"Un avant-goût, petite pute. Garde-en pour moi."
Marcus déglutit, sentant le goût salé de son propre désir. Il avait honte, mais une partie de lui adorait ça. Il voulait plus.
La progression continua. Madame V les mena vers les vestiaires.
"Debout", ordonna-t-elle à Marcus. "Mets tes affaires dans ton casier. Je pense que pour ce soir, tu n'en auras pas besoin."
Marcus obéit, se releva, déposa sa chemise, son pantalon, ses chaussures dans le casier. Il verifia le collier autour du cou, le plug queue bien en place.
Madame V sourit, satisfaite.
"Parfait. Maintenant, à quatre pattes."
Ils s'agenouillèrent, se remirent en position. Elle les guida à travers le club, nus, à quatre pattes, emplugués, attirant tous les regards.
Pendant leur progression, Marcus aperçut une scène qui lui serra le cœur. Dans une alcôve ouverte, Lady Luna se tenait debout, un gode ceinture fixé autour de sa taille. Devant elle, son soumis était à genoux, la tête renversée, la bouche ouverte, accueillant l'objet que sa maîtresse lui présentait. Il le prenait profondément, les yeux levés vers elle, une expression d'adoration pure sur le visage. Lady Luna caressait ses cheveux d'une main tout en guidant ses mouvements de l'autre, un sourire de satisfaction aux lèvres.
Marcus détourna les yeux, un mélange de jalousie et d'excitation le traversant. Il n'était pas son soumis. Il ne le serait peut-être jamais.
Elle les mena jusqu'au bar, commanda un verre, puis les conduisit vers un canapé.
Elle s'assit, enleva ses talons, et posa ses pieds sur le canapé.
"Maintenant, mes chiennes, vous allez vous occuper de mes pieds. Celle qui réussira à me procurer le plus de plaisir aura une récompense. Alors faites de votre mieux."
Marcus s'approcha, sa bouche effleurant la plante du pied de Madame V. Il commença à masser, à lécher, à caresser, mais il sentit rapidement qu'il était en retard sur la soumise blonde. Elle, elle connaissait les techniques, les pressions, les zones sensibles. Ses doigts et sa langue dansaient sur la peau de Madame V avec une précision experte.
Marcus, lui, était maladroit, hésitant. Il recevait des claques sur la nuque, des tapes sur la joue.
"Plus fort, là. Plus doux, ici. Tu n'apprends donc rien, chienne ?"
Il s'appliquait, essayait de copier la soumise, mais elle était trop rapide, trop habile.
Madame V gémissait doucement sous les caresses de la soumise blonde, ses yeux se fermant de plaisir.
Marcus regardait la soumise du coin de l'œil : ses courbes généreuses, sa taille fine, ses hanches pleines, ses seins fermes qui se balançaient à chaque mouvement. Sa peau pâle contrastait avec la peau café au lait de Marcus. Elle était magnifique, offerte, experte.
"La blonde", dit Madame V, la voix un peu essoufflée, "la blonde a gagné. Elle mérite une récompense. Et toi, la brune, tu mérites une punition."
Elle se leva, remit ses talons.
"Suivez-moi. Je vais vous emmener dans un endroit plus adapté pour la récompense et la punition."
Marcus et la soumise blonde rampèrent derrière elle, à travers les couloirs du club. Marcus se sentit à la fois humilié et excité. Il avait perdu, mais il allait être puni. Et la punition, dans ce monde, pouvait être aussi intense que la récompense.
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Marcus rejoignit le petit groupe autour de la table, le corps encore vibrant des sensations de la séance avec Alessia. Il s'assit, un sourire béat aux lèvres, les joues encore chaudes.
Christina leva son verre vers lui, un sourire approbateur.
"Al m'a dit que tu avais été impressionnant. Tu as tenu longtemps pour un débutant."
Vanessa hocha la tête, ses yeux noirs brillant d'une lueur malicieuse.
"Tu as de l'endurance, Marcus. C'est une qualité rare chez les soumis."
Marcus baissa les yeux, gêné mais flatté. "Merci. J'ai juste essayé de faire de mon mieux."
Alessia posa une main sur son épaule, un geste possessif mais chaleureux.
"Il a été parfait. Il a écouté, il s'est laissé guider, et il a su dire 'jaune' quand c'était trop. C'est un bon élève."
Christina et Vanessa échangèrent un regard, un sourire complice aux lèvres. Christina se pencha vers Alessia.
"Al, est-ce que tu nous le prêterais, pour une prochaine soirée ? On aimerait bien s'amuser avec lui, toutes les deux."
Alessia leva un sourcil, amusée. "Marcus n'est pas à moi. Il est libre. Si ça lui dit, je ne vois pas d'inconvénient."
Les deux femmes se tournèrent vers Marcus. Christina posa ses coudes sur la table, son regard perçant.
"Alors, Marcus ? Tu serais partant pour jouer avec nous ? Toutes les deux ?"
Marcus sentit son cœur s'emballer. L'idée de servir deux Dominas, d'être un objet entre leurs mains, était à la fois humiliante et terriblement excitante. Il imagina leurs ordres, leurs regards, leurs mains sur lui.
Il hocha la tête, la voix un peu rauque. "Oui. J'aimerais beaucoup."
Elles ne manquèrent pas de remarquer la bosse qui s'était formée dans son pantalon. Vanessa éclata de rire, un rire chaud et moqueur.
"Oh, regardez ! Il est déjà excité rien qu'à l'idée !"
Christina secoua la tête, un sourire sadique aux lèvres.
"Tu es un vrai petit chien, Marcus. Tu bandes dès qu'on te regarde."
Marcus rougit, essayant de cacher son érection avec ses mains, mais Alessia les lui écarta doucement.
"Non. Laisse voir. Ce n'est pas une honte, Marcus. C'est un compliment. Tu es réceptif. C'est une qualité."
Vanessa se leva, s'approcha de lui. Elle posa une main sur son épaule, le poussant doucement vers le bas.
"À genoux, Marcus."
Il obéit, s'agenouillant devant elle, le regard baissé. Elle posa son pied sur sa cuisse, remonta lentement, s'arrêtant sur l'érection qui pointait sous le tissu.
Elle appuya légèrement, un sourire aux lèvres.
"Tu aimes ça, n'est-ce pas ? Être à nos pieds, être un objet, être notre jouet."
Marcus gémit doucement, incapable de parler.
Elle rit, retira son pied, caressa sa joue du bout des doigts.
"Relève-toi, mon petit. On va te laisser, pour ce soir. Mais on se reverra."
Christina et Vanessa se levèrent, récupérèrent leurs affaires. Christina tira sur la laisse de Vincent, qui se releva docilement.
"On doit y aller. Mais on échangera nos contacts. On organisera une soirée, toutes les trois."
Vanessa s'approcha de Marcus, lui tendit un petit papier avec son numéro.
"Écris-moi. On va s'amuser."
Elles s'éloignèrent, Vincent rampant derrière Christina, la laisse dans sa main. Alessia se leva à son tour, posant une main sur l'épaule de Marcus.
"Je dois y aller aussi. Mais on se reparle, Marcus. Et souviens-toi : écris-moi demain."
Marcus hocha la tête, encore un peu sonné par ce qui venait de se passer. Il regarda les trois femmes s'éloigner, puis resta assis un moment, reprenant ses esprits.
Il se sentait à la fois vidé et électrisé. Il avait vécu plus de choses en une soirée qu'en des mois de fantasmes solitaires.
Il décida de faire un tour du club, pour se calmer, pour observer, pour s'imprégner de l'atmosphère.
Il passa devant plusieurs salles, des alcôves, des espaces semi-privés. Des rires, des gémissements, des murmures filtraient à travers les rideaux.
Puis il s'arrêta devant une porte entrouverte.
À l'intérieur, un soumis était nu, attaché à un anneau suspendu au plafond, les bras au-dessus de la tête, les jambes légèrement écartées. Une Domina, vêtue d'un ensemble de cuir noir, tournait autour de lui, un fouet à la main.
Chaque coup claquait sur la peau du soumis, laissant une marque rouge, puis une autre, puis une autre. Le soumis ne bougeait pas. Il ne gémissait pas. Il était ailleurs, dans un état de transe, offert à la douleur, à sa maîtresse.
Marcus ne pouvait détacher son regard. Il se revoyait, quelques minutes plus tôt, suspendu à cet anneau, les yeux bandés, les mains liées. Il se revoyait recevoir les coups de fouet, d'abord doux, puis plus forts, jusqu'à ce qu'il dise "jaune". Il se revoyait, offert, abandonné, heureux.
Il était absorbé par la scène, par la beauté du geste, par la précision des mouvements de la Domina, par l'abandon total du soumis.
Une caresse sur son pantalon le fit sursauter.
Une voix, chaude, sensuelle, chuchota à son oreille.
"Te voilà enfin. Alors, on aime regarder ?"
Il se retourna brusquement. La soumise de l'entrée était là, à ses pieds, agenouillée. Elle portait toujours la queue de renard, le plug bien en place. Elle le regardait avec un sourire complice, ses yeux brillants.
"Ma petite chienne veut de la compagnie", dit une voix derrière lui.
Marcus se retourna. La Domina blonde, celle qui avait fait le spectacle à l'entrée, était debout, les bras croisés, un sourire satisfait aux lèvres.
"Et je pense que tu seras une bonne chienne aussi."
Elle s'approcha, attrapa le collier de Marcus par l'anneau, et le tira vers le bas.
"À quatre pattes."
Marcus obéit, s'agenouillant, les mains et les genoux sur le sol.
"Hum", dit la Domina, un sourire amusé. "Trop habillé pour une chienne. À poil."
Marcus sentit le rouge lui monter aux joues. Il était dans une salle ouverte, des gens passaient, regardaient. Il défit sa chemise, son pantalon, les laissa tomber. Il se retrouva nu, offert, vulnérable.
La Domina récupéra ses vêtements, les plia soigneusement.
"Tu n'en auras plus besoin, ce soir."
Elle poussa Marcus avec le bout de sa botte, le faisant se cambrer, les fesses en l'air.
"Bien. Maintenant, attends."
La soumise s'approcha, léchant le visage de Marcus, un geste tendre et humide. Puis elle passa derrière lui, et il sentit sa langue glisser sur son anus, un geste lent, appliqué, qui laissa une trace humide.
Il voulut se retourner, mais la Domina lui donna une claque sur la fesse, un geste sec, autoritaire.
"Ne bouge pas."
Il resta immobile, le cœur battant. Il entendit le sac de la Domina s'ouvrir, des bruits de plastique, de cuir. Puis il sentit quelque chose de froid et humide contre son anus. Un plug, muni d'une queue, qui vint se loger en lui avec une douceur précise.
"Remercie ta congénère de l'avoir lubrifié pour toi", dit la Domina.
Marcus ouvrit la bouche pour parler, mais une autre claque l'arrêta.
"Tu n'as plus le droit à la parole. Les chiennes n'ont pas besoin de parler."
La Domina attacha un collier autour de son cou, un collier de cuir noir, épais, avec un anneau.
"Allons-y, mes chiennes."
Elle tenait les deux laisses, une pour Marcus, une pour la soumise. Elle les guida à travers le club, les deux soumis rampant derrière elle, dociles.
La démarche de la soumise était parfaite, fluide, habituée. Marcus, lui, était plus maladroit, ses bras et ses jambes peinant à trouver le rythme. Mais il s'appliquait, voulait être à la hauteur.
Il comprit que cette soirée n'était pas finie.
Il était une chienne maintenant. Une chienne qui rampait, qui obéissait, qui était menée en laisse.
Et il adorait ça.
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Max pénétra dans la salle principale, la musique gothique l'enveloppant comme une vague sonore. Les bougies dansaient sur les murs, projetant des ombres mouvantes sur les visages des invités. Il regarda autour de lui, cherchant une silhouette qui correspondrait à la description de Lady_Luna.
Petite. Rousse. Rondeurs. Il laissa son regard glisser sur les femmes présentes, s'attardant sur une chevelure flamboyante ici, une courbe généreuse là.
Et puis il la vit.
Au bar, une femme était assise, un verre à la main. Elle était petite, menue, avec une chevelure rousse qui cascadait sur ses épaules. Des rondeurs généreuses, une silhouette qu'il avait imaginée mille fois dans ses rêves.
Son cœur s'emballa.
Il prit une profonde inspiration, traversa la salle, évitant les groupes, les canapés, les regards. Il s'approcha d'elle, les mains moites, la gorge sèche.
"Excusez-moi", dit-il, la voix tremblante. "Je... je suis esclave sur le tchat. Je cherche Lady_Luna."
La femme leva les yeux vers lui. Un visage doux, des yeux verts, un sourire accueillant. Elle le regarda un instant, puis secoua la tête, un sourire désolé aux lèvres.
"Je suis désolée, mon grand. Je ne suis pas Lady_Luna. Je suis Alessia."
Max sentit son espoir s'effondrer. Il s'était trompé. Elle n'était pas celle qu'il cherchait.
"Oh, je suis vraiment désolé", balbutia-t-il. "Je ne voulais pas vous déranger. Je... je me suis trompé."
Elle sourit, un sourire chaleureux, indulgent.
"Ne t'excuse pas, mon grand. C'est une erreur qui arrive. Je la connais, Lady_Luna. Elle est très belle. Tu as de bon goût."
Il baissa les yeux, gêné.
"Je... je ne sais pas trop quoi faire. Je l'attends, mais je ne sais pas si elle est déjà là."
Alessia posa sa main sur la sienne, une main douce, apaisante.
"Je la préviendrai si je la vois. En attendant, tu veux me tenir compagnie ?"
Il releva les yeux, surpris. "Vous voulez bien ?"
"Mais oui. Je suis seule pour l'instant. Et tu as l'air d'avoir besoin d'une présence amicale."
Il s'assit à côté d'elle, se sentant soudainement plus petit qu'elle. Elle était tellement menue à côté de lui. Il devait mesurer presque trente centimètres de plus qu'elle. Le contraste était frappant, presque comique.
"Je me présente", dit-elle en tendant la main. "Alessia. Mais mes amis m'appellent Al."
"Je suis esclave", dit-il. "Enfin, sur le tchat."
Elle leva un sourcil, un sourire amusé aux lèvres.
"Esclave ? Ce n'est pas vraiment un nom de personne. Ici, personne n'utilise son vrai nom, c'est vrai. Mais 'esclave', c'est un peu... générique. Tu ne trouves pas ?"
Il haussa les épaules, gêné. "Je n'ai jamais vraiment réfléchi à un autre nom."
Alessia le regarda un moment, le menton appuyé sur sa main, comme si elle réfléchissait à un problème.
"Je vais te trouver un nom. Quelque chose qui te va mieux. Quelque chose de plus... personnel."
Elle plissa les yeux, le détaillant, s'attardant sur ses traits, ses cheveux, son regard.
"Marcus", dit-elle enfin. "Tu as un air de Marcus. C'est un nom fort, solide. Un nom qui a de la présence. Ça te va."
Il répéta le nom, comme s'il le goûtait. "Marcus."
"Oui. C'est ton nom, maintenant. Ici, tu es Marcus. Pas un esclave anonyme. Marcus."
Il sentit une chaleur l'envahir. Un nom. Un vrai nom. Pas un pseudo. Pas un surnom. Un nom qui le définissait.
"Merci, Alessia", dit-il doucement. "Je suis Marcus."
Ils discutèrent longtemps. Il lui parla de ses premières expériences, de ses doutes, de ses découvertes. Elle écoutait, posait des questions, guidait la conversation avec une douceur autoritaire.
Il apprit qu'elle était adepte de la flagellation. Que les fouets, les martinets, les lanières, étaient sa passion. Que la sensation du cuir sur la peau, le claquement sec, la douleur contrôlée, étaient pour elle une forme d'art.
Il sentit une curiosité mêlée de peur l'envahir.
"J'ai toujours voulu essayer", avoua-t-il. "Mais j'ai peur des traces. Je suis étudiant. Je ne peux pas arriver en cours avec des marques."
Alessia sourit, un sourire rassurant.
"Les marques, ça s'estompe. Et je sais où frapper pour que les traces restent discrètes, cachées sous les vêtements. Si tu veux, je peux te montrer mon équipement."
Il hésita. Son cœur battait la chamade.
"Je... je ne sais pas si je suis prêt."
"On ne fait rien que tu ne veuilles pas, Marcus. Je te propose juste de voir. De toucher. De te familiariser."
Il la suivit dans les vestiaires. Elle ouvrit un grand sac de cuir, en sortit une collection impressionnante d'outils. Des fouets de toutes tailles, des martinets aux lanières multiples, des cravaches, des fléchettes. Des rouges profonds, des noirs brillants, des cuirs souples et des bois luisants.
"Touche", dit-elle. "Sens le cuir. La texture. Le poids."
Il passa ses doigts sur les lanières, sentit le cuir souple, le manche lourd. Il était fasciné, un peu effrayé, mais curieux.
"Veux-tu essayer ? Juste une fois. Une seule lanière. Juste pour sentir."
Il hésita longtemps. Puis il hocha la tête.
"Oui. Mais doucement."
Elle sourit, un sourire doux et autoritaire.
"Parfait. Mais je suis en train d'attendre deux amies. Elles ne vont pas tarder à arriver. Alors pour l'instant, tu vas m'accompagner. On va retourner dans la salle, discuter, et quand elles seront là, on verra."
Elle referma son sac, le lui tendit.
"Porte-le."
Il obéit, le sac à la main, suivant Alessia.
Ils retournèrent dans la salle, s'installèrent sur un canapé. Alessia commanda deux verres, et ils continuèrent à discuter. Il lui parla de ses origines, de son pays lointain, de ses études. Elle écoutait, intriguée.
Au bout d'un moment, deux femmes s'approchèrent.
La première était une blonde austère, sévère, au visage anguleux, vêtue d'un ensemble de latex noir qui moulait sa silhouette élancée. Elle tenait une laisse, et au bout de la laisse, un homme, également en latex, qui rampait à quatre pattes, la tête baissée, parfaitement docile.
"Al", dit la blonde en embrassant Alessia sur la joue. "Je suis ravie de te voir."
"Christina", répondit Alessia. "Tu es magnifique, comme toujours."
Elle désigna l'homme en latex. "Et Vincent ? Toujours aussi docile ?"
Christina sourit, un sourire froid.
"Vincent est toujours parfait. N'est-ce pas, mon chéri ?"
L'homme leva la tête, un regard d'adoration dans les yeux.
"Oui, Maîtresse."
Alessia se tourna vers Marcus.
"Christina et Vincent. Mon couple d'amis préféré. Christina est designer. Elle aime commander, dans son studio et ailleurs. Vincent est son mari. Ensemble, ils forment l'équipe parfaite."
Marcus se leva, tendit la main. Christina la serra, une poigne ferme.
"Enchantée, Marcus. Al m'a parlé de toi."
Il sourit, gêné. "Ravi de vous rencontrer."
Christina s'assit, Vincent s'agenouillant à ses pieds. La laisse était toujours dans sa main, lâche mais présente.
Puis une silhouette apparut, venant de derrière eux, attirant tous les regards.
Une femme brune, superbe, sortie tout droit d'un magazine de playboy. Une robe rouge, moulante, sexy, qui laissait deviner chaque courbe, chaque galbe. Des talons vertigineux, des cheveux noirs tombant sur ses épaules, un regard de braise.
Elle s'approcha d'Alessia, l'embrassa sur les deux joues.
"Al ! Désolée pour le retard. Le trafic était un cauchemar."
"Vanessa", dit Alessia en souriant. "Tu es toujours aussi belle."
Vanessa rit, un rire chaud et sonore.
"Merci, ma chérie. Je connais ma valeur."
Elle s'assit, ses jambes croisées, et son regard tomba sur Marcus.
"Et qui est ce grand gaillard ?"
"Marcus", dit Alessia. "Un nouvel ami. Je le parraine."
Vanessa le détailla, un sourire en coin.
"Marcus. J'aime ça. Il a de la gueule."
Il rougit, baissa les yeux.
Ils discutèrent pendant un moment, les quatre femmes et le soumis à leurs pieds. Christina raconta ses derniers projets de design, Vanessa ses aventures nocturnes, Alessia ses dernières séances.
Puis le regard de Christina se posa sur Marcus.
"Marcus, Al m'a dit que tu étais métissé. C'est vrai ?"
Il hocha la tête, un peu gêné. "Oui. Ma mère est martiniquaise. Mon père est français."
Les regards des trois femmes s'attardèrent sur lui, intriguées.
"Le métissage donne souvent des traits magnifiques", dit Vanessa en le détaillant. "Toi, par exemple, tu as une peau incroyable."
Christina le regarda, plus sérieuse.
"Ça doit être intéressant, de grandir entre deux cultures. D'avoir deux héritages."
Il se sentit exposé, mais pas mal à l'aise. Il était au centre de l'attention, pour une fois, et c'était agréable.
"Oui, ça l'est. J'ai appris à voir les choses sous différents angles. Et à ne jamais me sentir complètement chez moi, nulle part."
Alessia posa sa main sur la sienne.
"Mais ici, tu es chez toi. Dans ce club, tu es Marcus. Et tu es le bienvenu."
Il sentit une vague de chaleur l'envahir. Il n'était plus un étranger. Il avait une place. Un nom. Des amis.
Soudain, le regard d'Alessia s'éclaira.
"Marcus, regarde. Elle est là."
Il suivit son regard et sentit son cœur s'arrêter.
Lady Luna.
Elle était entrée dans la salle, et il la reconnut immédiatement. Petite, menue, une chevelure rousse flamboyante qui cascadait sur ses épaules. Elle portait une robe noire élégante, sobre, qui soulignait ses rondeurs généreuses. Elle était exactement comme il l'avait imaginée.
Mais à côté d'elle, un homme marchait. Grand, costaud, le regard bas. Il portait un collier de cuir noir, et une laisse reliait ce collier à la main de Lady Luna. Son soumis.
Marcus sentit un pincement de jalousie, vite réprimé. Il savait qu'elle viendrait avec lui. Il s'y était préparé.
"Va la voir", dit Alessia. "Mais reviens vite. On a des choses à faire, toi et moi."
Il hocha la tête, se leva, traversa la salle. Il s'approcha de la table où Lady Luna s'était installée, son soumis déjà à genoux derrière elle, ses mains massant ses épaules avec une application docile.
"Maîtresse Luna", dit-il, la voix un peu tremblante. "Je suis esclave. Enfin, Marcus. Je suis ravi de vous rencontrer en personne."
Il tendit la main, un geste poli, respectueux.
Le soumis de Lady Luna releva la tête, et un grognement sourd s'échappa de sa gorge. Un grognement de chien de garde, un avertissement. Ses yeux étaient fixés sur Marcus, brillants d'une hostilité à peine contenue.
Lady Luna leva un sourcil, un regard froid, distant. Elle ne prit pas sa main.
"Esclave. Je vois. Tu as trouvé des amis, à ce que je vois."
Sa voix était glaciale. Elle n'avait rien de la douceur virtuelle qu'elle lui avait montrée sur le tchat. Elle était distante, presque méprisante.
Marcus sentit son cœur se serrer. Il avait espéré une rencontre plus chaleureuse, un sourire, un mot gentil. Mais il comprit immédiatement qu'elle ne voulait pas de lui là, pas devant son soumis, pas devant les autres.
"Je... je ne voulais pas vous déranger", balbutia-t-il. "Je voulais juste vous saluer. Je retourne à ma table."
Il s'inclina légèrement, recula d'un pas, puis s'éloigna, le cœur lourd.
Il rejoignit Alessia et les autres, s'assit, le regard vide.
"Elle n'était pas très accueillante", dit Alessia, qui avait tout observé.
Marcus secoua la tête. "Elle est avec son soumis. Je comprends. Je ne veux pas la déranger."
Vanessa le regarda, un sourire en coin.
"Tu es un bon garçon. Mais tu n'as pas besoin d'elle. Tu as nous."
Elle sortit quelque chose de sa poche. Un collier de cuir noir, fin, discret.
"Tiens. Pour toi."
Elle le passa autour de son cou, un geste doux mais autoritaire. Marcus sentit le cuir s'ajuster à sa peau, une sensation familière et excitante.
Vanessa remit la laisse à Alessia.
"Al, il est à toi, pour ce soir. Amuse-toi bien."
Alessia sourit, un sourire qui promettait des abysses.
"Venez, les amis. Faisons un tour du club."
Les dames marchèrent devant, Christina et Vanessa, Alessia juste derrière. Derrière elles, les deux soumis en laisse, Vincent docile à quatre pattes, Marcus debout mais tenu par la laisse qui pendait entre les doigts d'Alessia. Et Marcus portait le sac de fouets, comme un serviteur chargé de l'équipement de sa maîtresse.
Ils passèrent devant la première salle. Un soumis était fixé à une croix de Saint-André, les bras écartés, les jambes ouvertes. Une Domina, masquée, s'amusait avec ses parties génitales, le faisant gémir à chaque geste. Marcus détourna les yeux, gêné.
La deuxième salle. Une femme imposait un cunnilingus à un jeune couple, les deux partenaires à genoux devant elle, leurs langues s'activant en rythme. Le spectacle était intime, intense.
La troisième salle. Marcus reconnut la Domina blonde et sa soumise, celles de la file d'attente. La soumise était allongée sur une table, nue, offerte. Sa Domina penchait au-dessus d'elle, une bougie à la main, laissant tomber des gouttes de cire chaude sur sa peau. La soumise gémissait, à la fois douleur et plaisir. Marcus s'attarda un instant, fasciné, mais Alessia tira sur la laisse.
"On continue."
La quatrième salle était plus grande. Un anneau pendait du plafond au centre de la pièce. Dans un coin, un couple se tripotait, indifférent aux autres.
"Parfait", dit Alessia. "Ici, ce sera bien."
Elle se tourna vers Marcus.
"Maintenant, déshabille-toi."
Marcus sentit le rouge lui monter aux joues. Il hésita, une seconde, deux secondes.
"Je t'ai dit de te déshabiller", répéta Alessia, sa voix plus ferme.
Vanessa s'approcha, un sourire moqueur.
"Qu'est-ce que t'attends, Marcus ? Tu veux qu'on t'aide ?"
Il fut humilié, mais une partie de lui adorait ça. Il défit sa chemise, son pantalon, et les laissa tomber au sol. Il garda son boxer, essayant de cacher son érection naissante.
"Tout", dit Vanessa.
Il obéit, retirant son boxer. Il se retrouva nu, offert, exposé aux regards de toutes. Il essaya de couvrir son sexe avec ses mains, mais Alessia les lui retira doucement.
"Non. Laisse voir. C'est beau."
Alessia sortit des menottes de son sac, en cuir, doublées de fourrure.
"Lève les bras."
Il obéit. Elle attacha ses poignets, puis les accrocha à l'anneau suspendu. Un mécanisme grinça, et il se retrouva sur la pointe des pieds, tendu, offert.
Alessia s'approcha, se défit de sa robe, ne gardant qu'une petite tenue, un body noir qui moulait ses formes. Elle ne voulait pas mouiller ses vêtements.
"Regarde", dit-elle en sortant un bandeau de son sac. "Tu vas avoir les yeux bandés. Ça te permettra de te concentrer sur les sensations."
Elle lui mit le bandeau sur les yeux, plongeant Marcus dans l'obscurité.
"Le safe word est 'rouge' pour arrêter tout. 'Jaune' pour ralentir. Tu te souviendras ?"
"Oui", murmura-t-il.
Elle commença. Le martinet, d'abord, doux, presque une caresse. Les lanières de cuir effleuraient sa peau, le réchauffant, l'éveillant. Il appréciait cette douceur, ce prélude.
Puis elle changea d'outil. Un fouet plus lourd. Les impacts étaient plus forts, plus secs. Marcus gémissait doucement, à peine audible.
Elle changea encore. Un martinet à lanières multiples, qui frappait en cascade. La douleur montait, mais restait tenable. Il adorait cette sensation, cette maîtrise, cet abandon.
Puis elle prit le fouet tressé, le plus grand, le plus lourd, celui qu'il avait vu dans le sac. Les premiers coups firent sursauter son corps. Il sentit la douleur monter, intense, brûlante.
"Jaune", murmura-t-il, la voix tremblante.
Elle s'arrêta immédiatement.
"Bien. Tu connais tes limites. C'est bon signe."
Elle le détacha, le libéra des menottes. Pendant toute la séance, il avait senti parfois une main effleurer son sexe, une caresse fugace, une promesse. Maintenant, il était libre, mais tremblant.
Les autres étaient partis. Il était seul avec Alessia.
"Allonge-toi sur le ventre", ordonna-t-elle.
Il obéit. Elle s'allongea sur lui, son corps presque nu contre le sien. Elle commença un massage, ses mains glissant sur son dos, ses épaules, ses fesses. Il sentait la chaleur de sa peau, la douceur de ses courbes. Il sentait aussi, contre son dos, son sexe mouillé, humide, excitant. Son érection revint, pressante.
Mais il n'osa pas bouger.
Quand elle se releva, il resta allongé un moment, reprenant ses esprits. Il se sentait vidé, apaisé.
"Merci", murmura-t-il. "Merci beaucoup."
Elle sourit, sortit un petit papier de sa poche.
"Tiens. Mon numéro. Écris-moi demain, pour que je sache si tu as gardé des traces."
Il prit le papier, le serra dans sa main.
"Je le ferai."
Il se rhabilla, le cœur léger, les joues encore chaudes. Il avait vécu quelque chose d'intense, de nouveau. Il avait trouvé une amie, une guide, une maîtresse potentielle.
Il rejoignit les autres, mais son esprit était ailleurs, dans cette salle, sur cette table, avec Alessia.
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Max se prépara plus tôt que d'habitude. Le temps était plus froid, un vent glacial s'était levé sur la ville, et il avait enfilé une veste épaisse par-dessus sa tenue de soirée. Les jours précédents, il avait beaucoup discuté avec Domina_Selene.
Domina_Selene : « Tu vas te mettre à genoux pour moi, ce soir ? »
esclave : « Oui, Domina_Selene. Je me mettrai à genoux. »
Domina_Selene : « Et tu vas rester immobile, sans bouger, jusqu'à ce que je te le dise ? »
esclave : « Oui, Domina_Selene. Je resterai immobile. »
Domina_Selene : « Même si tu as froid ? Même si tes genoux te font mal ? »
esclave : « Même si j'ai froid. Même si mes genoux me font mal. Je resterai immobile pour vous. »
Domina_Selene : « Bien. Je verrai si tu es sincère. »
Il avait aussi partagé des confessions, des doutes. Elle l'avait écouté, guidé, parfois rabroué, mais toujours avec une bienveillance qui le faisait fondre.
Mais elle n'était pas sûre de venir.
Domina_Selene : « J'ai une obligation professionnelle. Je ferai de mon mieux pour être là, mais je ne te promets rien. »
Max avait été déçu, mais il avait accepté. Il irait quand même. Il tenterait sa chance sur place. Et surtout, il rencontrerait enfin Domina_Luna.
Il s'était dit que ce serait peut-être mieux. Une rencontre physique, réelle, loin des écrans. Il avait imaginé sa voix, son regard, ses mains. Il avait imaginé ses genoux sur le sol, elle debout devant lui.
La préparation avait pris plus de temps que d'habitude. Il avait voulu être parfait. Rasage intégral, lavement minutieux, hydratation de chaque centimètre de peau. Il avait essayé trois tenues différentes avant de se décider pour une chemise noire et un pantalon sombre.
Quand il arriva devant le club, la réunion de bienvenue avait déjà commencé. Il était en retard.
Il s'approcha de la porte massive, le lapin masqué le regardant de ses yeux vides. Mais il s'arrêta.
Il y avait plusieurs personnes devant l'entrée. Une file d'attente. Des gens qui attendaient, discutaient, se connaissaient visiblement.
Max se sentit soudainement timide. Il ne savait pas s'il devait s'approcher, se mêler à eux, ou attendre à l'écart. Il fit semblant d'être un passant, ralentit le pas, regarda ailleurs, comme s'il cherchait une adresse, un numéro. Il sentit le regard des gens de la file sur lui, l'observant, le jaugeant.
Il passa devant eux, continua son chemin, s'éloigna de quelques mètres. Puis il s'arrêta, hésita, fit demi-tour. Il revint, se plaça à la fin de la file, les mains dans les poches, le regard baissé.
Il n'était qu'un inconnu. Personne ne le connaissait. Personne ne savait qu'il avait déjà été là. Il espérait que cette fois serait différente.
Devant lui, un couple. L'homme portait un collier discret, fin, en cuir noir, presque invisible sous le col de sa chemise. Mais Max le vit. La femme, sa Domina, tenait la laisse dans sa main, relâchée, presque négligente. L'homme était calme, détendu, comme s'il était habitué à cette position, à cette présence autour de son cou.
Plus loin, un couple de femmes. Elles s'embrassaient, langoureusement, sans se soucier des regards. L'une était grande, blonde, vêtue d'un tailleur strict. L'autre, plus petite, brune, ne portait qu'un imperméable ouvert sur de la lingerie presque transparente. La dentelle noire ne cachait rien. Max pouvait voir ses seins, ses hanches, son ventre. Il pouvait presque tout voir.
Il ne pouvait s'empêcher de la regarder. Une fois, deux fois, trois fois. Il se sentait comme un adolescent pris en flagrant délit, mais il n'arrivait pas à détourner les yeux.
La Domina de la soumise le remarqua. Elle tourna la tête vers lui, un sourire en coin, le regard en feu. Elle voyait qu'il regardait. Elle voyait qu'il était fasciné. Et elle décida de l'amuser.
Elle attrapa l'ourlet de l'imperméable de sa soumise, le souleva légèrement, dévoilant un peu plus de dentelle, un peu plus de peau. Un geste lent, presque théâtral. La soumise sursauta, gênée, mais sa Domina posa une main sur sa nuque, la rassurant.
"Regarde", chuchota-t-elle à sa soumise, mais assez fort pour que Max l'entende. "Ce grand garçon aime ce qu'il voit."
La soumise rougit, baissa les yeux. Max sentit le rouge lui monter aux joues, lui aussi. Il baissa la tête, gêné, mais un sourire malgré lui étira ses lèvres.
La Domina rit doucement, un rire chaud et charnu.
"Tu es nouveau, ici ? Je ne t'ai jamais vu."
Max leva les yeux, croisa son regard. "Oui. Enfin, non. Je suis venu une fois. Il y a deux semaines."
La Domina hocha la tête, un sourire satisfait.
"Alors tu es un débutant. J'aime ça. Les débutants sont si... réceptifs."
Elle s'approcha de lui, sa soumise sur ses talons. Elle posa une main sur son épaule, une main chaude, autoritaire.
"Tu veux voir plus ?"
Max déglutit, incapable de répondre. Elle rit de nouveau, puis libéra sa soumise, qui retourna à sa place.
"À plus tard, grand garçon."
La file avança. La porte s'ouvrit. Max suivit le flot des invités, le coeur battant.
Cette fois, il n'hésiterait pas.
La file avançait lentement. D'autres personnes venaient grossir les rangs, des groupes qui arrivaient en riant, des couples silencieux, des solitaires comme lui qui attendaient leur tour avec une impatience mal dissimulée.
Max fut soudainement étonné par une vision qui tranchait avec le froid ambiant. Un couple, entièrement vêtu de latex, s'était placé dans la file derrière lui. L'homme était intégralement recouvert de latex noir, de la tête aux pieds. Son visage était masqué par une cagoule de latex qui ne laissait apparaître que deux fentes pour les yeux et une pour la bouche. Ses mains étaient gantées, ses pieds chaussés de bottes montantes. Pas un centimètre de peau n'était visible. Il ressemblait à une statue de caoutchouc vivante, parfaitement immobile, ses doigts joints dans le dos.
À côté de lui, sa compagne. Elle aussi était en latex, mais plus discrètement. Un bustier noir moulait sa poitrine, une jupe courte dévoilait ses cuisses gainées de collants brillants. Son visage, lui, était entièrement découvert. Elle portait ses cheveux blonds en deux couettes, des petites queues de cheval qui lui donnaient un air enfantin et décalé, presque ironique, contrastant avec la rigidité de son compagnon.
Max les regarda, fasciné. L'homme ne bougeait pas, ne parlait pas. Il était comme un objet, une extension de sa Domina, qui elle, souriait aux autres invités, discutait, riait.
La file avança encore. Max franchit la porte massive, passa le contrôle sans trop de mal. L'administrateur le reconnut à peine, un hochement de tête, un sourire poli. Max se sentit presque fier. Il n'était plus un étranger. Il était un habitué.
Mais son attention fut captée par la Domina blonde et sa soumise qui venaient de passer le contrôle juste avant lui. Dès qu'elles eurent franchi le seuil, la Domina se tourna vers sa soumise.
"À quatre pattes."
La soumise obéit sans hésiter, s'agenouillant sur le sol, les mains et les genoux sur le tapis épais. La Domina s'accroupit, lui enleva son imperméable d'un geste sec, puis fit glisser la culotte de dentelle le long de ses jambes. La soumise resta exposée, offerte, rougissante mais obéissante.
La Domina sortit de son sac un objet que Max reconnut : un plug queue. Un petit appendice en silicone, avec une queue de renard accrochée à l'extrémité, touffue et soyeuse. Elle l'ouvrit, sortit un petit tube de lubrifiant, en enduisit généreusement le plug.
"Ne bouge pas", ordonna-t-elle.
La soumise resta immobile, le souffle court. La Domina s'agenouilla derrière elle, et d'un geste doux mais précis, elle inséra le plug en elle. Un gémissement étouffé s'échappa des lèvres de la soumise, puis elle se détendit, acceptant l'objet.
La Domina se releva, satisfaite. Elle sortit un collier de sa poche, un collier en cuir noir avec un petit anneau, et l'attacha autour du cou de sa soumise.
"Parfait. Viens."
Elle tira doucement sur le collier, guidant sa soumise vers l'ascenseur. Max les suivit, un peu gêné, ne sachant pas s'il devait les laisser passer ou rester en arrière. Il s'arrêta à quelques mètres, ne voulant pas les déranger.
La Domina se retourna, le regarda.
"Suis-nous. Tu ne nous gênes pas."
Max s'approcha, entra dans l'ascenseur avec elles. La porte se referma, la cabine s'ébranla doucement.
La Domina se tourna vers sa soumise.
"Vérifie son matériel."
La soumise s'approcha de Max, s'agenouilla devant lui. Elle posa ses mains sur sa braguette, défit lentement le bouton, puis la fermeture éclair. Max sentit ses doigts effleurer son érection naissante, les contours de son sexe à travers le tissu de son boxer.
La Domina regarda, un sourire satisfait aux lèvres.
"Intéressant. On verra un peu plus tard ce soir."
Max déglutit, le coeur battant. Il ne savait pas quoi dire, quoi faire. Il resta immobile, obéissant à l'ordre implicite, tandis que la soumise remontait sa braguette, la refermant, laissant tout en place, mais laissant un souvenir brûlant.
L'ascenseur s'arrêta. La porte s'ouvrit sur le couloir du quatrième étage.
L'hôtesse aux cuissardes les attendait, son sourire poli et professionnel. Mais quand ses yeux tombèrent sur la braguette de Max, encore entrouverte, un sourire amusé effleura ses lèvres.
"Ah, on a déjà commencé à s'amuser ?"
Max rougit, se dépêcha de refermer sa braguette. L'hôtesse lui adressa un clin d'oeil.
"Les vestiaires sont par là. Vous pouvez ranger vos affaires."
La Domina posa une main sur l'épaule de Max.
"On va d'abord s'amuser un peu, toutes les deux. Ensuite, on te retrouvera. Attends-nous."
Max hocha la tête, incapable de parler. Il regarda la Domina et sa soumise s'éloigner vers une alcôve, la soumise rampant toujours, la queue de renard se balançant derrière elle, le collier tenu par sa maîtresse.
Il se dirigea vers les vestiaires, ouvrit son casier, rangea ses affaires. Il se sentait étourdi, excité, perdu. Il n'avait jamais été autant au centre de l'attention, jamais autant désiré.
Il se prépara, ajusta sa tenue, se regarda dans le miroir. Il était prêt.
Il rejoignit la salle principale, la musique gothique l'enveloppant, les bougies dansant sur les murs.
Cette fois, il ne serait pas seul.
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(pou une amie)
Elle franchit le seuil de l'appartement comme on entre en eaux profondes. Le battement de son cœur résonnait à ses tempes. Il était là, adossé au bar, le regard calme et possessif. Elle savait ce pour quoi elle était venue, même si ses doigts crispés sur la bride de son sac trahissaient une pudeur farouche.
Il ne prononça pas une parole inutile. Il s’approcha, lentement, et effleura la première boutonnière de son chemisier. « Enlève. » Sa voix était douce, mais il n’y avait pas de place pour la négociation. Elle obéit, geste après geste, les joues en feu. Chaque parcelle de peau découverte la mettait à nu, non seulement devant lui, mais devant cette part d'ombre qu'elle réprimait depuis toujours. Au fond d'elle, une petite flamme féroce s'embrasait.
Il décroisa son regard et fit sauter le bouchon d'une bouteille de champagne. Le liquide pétillant coula dans deux flûtes. Il porta la sienne à ses lèvres, but une gorgée, puis posa le verre. Sa main vint se loger derrière sa nuque, une caresse impérieuse qui la figea. Il inclina son visage vers le sien, entrouvrit ses lèvres, et lui restitua le champagne dans un souffle chaud et humide. La liqueur coula dans sa gorge, mêlée à sa salive. C'était intime, presque vulgaire, et pourtant cela la fit vaciller de désir. Elle avala, soumise et électrisée.
Il recula, satisfait. « Tu as envie de te toucher, n'est-ce pas ? Fais-le. Devant moi. »
Elle hésita, les mains moites. Puis, lentement, elle se laissa glisser dans l'abîme de sa propre chair, honteuse et exaltée. Ses doigts cherchèrent les rythmes qui la faisaient frémir. Le plaisir monta, pressant, inéluctable – un torrent sur le point de rompre la digue.
C'est alors qu'il parla, d'une voix si basse qu'elle vibra dans sa poitrine : « Arrête-toi. Regarde-toi dans le miroir. »
Elle tourna la tête. Le grand miroir du salon lui renvoyait son image : offerte, échevelée, les joues marquées par le désir. Le choc fut brutal. Voir sa propre extase la paralysa. La vague qui montait se fracassa contre une paroi de verre, la laissant pantelante et frustrée, les yeux embués de larmes. Elle se sentit ridicule, exposée.
Il vit le malaise. Sa mâchoire se détendit, la dureté de son regard fondit en une profonde tendresse. Il vint à elle, l'enlaça, l'étreignit contre sa poitrine en un cocon de chaleur. « Je suis désolé », murmura-t-il dans ses cheveux. « Pas encore. Pas comme ça. » Ses mains firent délicatement le tour de son corps, effaçant la tension, la berçant comme on apaise un enfant pris de fièvre.
Quand les battements de son cœur retrouvèrent un rythme apaisé, il l'allongea sur le tapis moelleux. Cette fois, ses caresses n'étaient plus des ordres, mais des invitations. Il s'empara d'un foulard de soie et lui banda les yeux. Plongée dans l'obscurité, elle sentit ses sens s'aiguiser décuplés. Il la mordilla – l'épaule, la nuque, la courbe des reins – des morsures légères qui n'étaient que des promesses de plaisir, des étincelles qui ravivèrent l'incendie. Il la retourna avec douceur, l'installant en levrette, ses hanches calées contre les siennes.
Le monde n'était plus que rythme, que chaleur partagée. Cette fois, elle s'abandonna sans retenue, sans cette image parasite venant la juger. L'orgasme la submergea, puissant, libérateur, une déflagration silencieuse qui parcourut chaque fibre de son être.
Dans le tumulte de sa respiration, il retira délicatement le bandeau. Elle cligna des yeux, éblouie par la lumière. Son reflet, dans le miroir, lui faisait face. Elle se voyait maintenant à l'instant précis de l'extase : les cheveux en bataille, la peau nacrée de sueur, les lèvres entrouvertes sur un souffle rauque. Elle était vulnérable. Elle était puissante. Elle était sincère.
Cette fois, elle ne détourna pas le regard. Elle plongea dans ses propres prunelles et aima ce qu'elle y vit : une femme entière, en paix avec ses désirs les plus enfouis. Elle sourit à son reflet, tandis que lui, derrière elle, posait un baiser sur sa nuque, complice de cette réconciliation.
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Max rouvrit les yeux. Le souvenir du flash-back s'estompait lentement, laissant place à la réalité de son dortoir, à la lumière du matin qui filtrait à travers les rideaux. Il était resté un long moment silencieux, les doigts suspendus au-dessus du clavier, revivant chaque instant de cette nuit avec la gérante du cyber.
Il tapa un dernier message à Domina_Luna, concluant son récit.
**esclave :** *« Et voilà, Maîtresse Luna. J'ai dominé, pendant un temps. J'ai pris le contrôle, j'ai guidé, j'ai décidé. Mais ce n'était pas ma place. Alors je suis revenu. Je suis revenu à ma vraie place. »*
Il attendit. Les trois petits points dansèrent un long moment. Puis la réponse arriva.
**Domina_Luna :** *« Je suis surprise. Tu as goûté au pouvoir, tu as senti ce que c'était de dominer, et pourtant tu es revenu à la soumission. C'est rare. La plupart, une fois qu'ils ont goûté au contrôle, ne veulent plus lâcher. »*
Max réfléchit un instant, cherchant les mots justes.
**esclave :** *« La domination m'a appris quelque chose d'important, Maîtresse Luna. Elle m'a appris que je n'étais pas fait pour ça. Décider, guider, contrôler... c'est épuisant. Ça me pèse. Alors que la soumission... la soumission me libère. Quand je me soumets, je n'ai plus à penser. Je n'ai plus à porter le poids des choix. Je me laisse porter. Et c'est là que je me sens vraiment vivant. »*
**Domina_Luna :** *« C'est une belle prise de conscience. Mais j'aimerais en savoir plus. Comment en es-tu arrivé à cette conclusion ? Qu'est-ce qui a fait que tu as choisi de revenir ? »*
**esclave :** *« C'est une longue histoire, Maîtresse Luna. Je vous la raconterai une autre fois, si vous le voulez bien. Mais pour l'instant, sachez que j'ai trouvé ma place. Et cette place est à genoux. »*
Un long silence. Puis Domina_Luna répondit, sa voix virtuelle empreinte de douceur.
**Domina_Luna :** *« Je comprends. Merci pour cette confession, Max. C'était... touchant. »*
Max sentit son coeur se serrer. Il osa poser la question qui lui brûlait les lèvres.
**esclave :** *« Maîtresse Luna... serez-vous à la prochaine soirée ? »*
Les trois petits points apparurent, dansèrent, disparurent, réapparurent. Max retint son souffle.
**Domina_Luna :** *« Oui. Je serai là. »*
Un élan de joie le traversa. Puis elle ajouta :
**Domina_Luna :** *« Mais je serai avec mon soumis. Je m'occuperai de toi aussi, bien sûr, mais ce sera à côté de lui. J'aime avoir plusieurs soumis à gérer en même temps. Ça me permet de varier les plaisirs, de jouer sur les dynamiques. C'est... excitant. »*
La joie s'éteignit aussitôt, remplacée par une déception froide. Il aurait dû s'y attendre. Elle était Domina, elle avait un soumis, une vie. Il n'était qu'un novice, un débutant, un parmi d'autres. Mais il y avait aussi une excitation, une rivalité sourde, le désir de mériter son attention même en présence d'un autre.
Il força ses doigts à taper une réponse neutre.
**esclave :** *« Je comprends, Maîtresse Luna. Je suis heureux de savoir que vous serez là. »*
**Domina_Luna :** *« Je te parlerai, bien sûr. Je ne te laisserai pas seul. Mais tu pourrais aussi chercher quelqu'un d'autre pour la soirée. Il y a beaucoup de Dominantes sur le tchat, certaines cherchent des soumis pour la soirée. »*
Max hocha la tête, même si elle ne pouvait pas le voir.
**esclave :** *« Je vais essayer, Maîtresse Luna. Merci pour vos conseils. »*
Ils échangèrent encore quelques mots, puis la conversation s'acheva. Max resta un instant immobile, le regard fixé sur l'écran. Il était déçu, mais il ne voulait pas le montrer. Pas à elle. Pas à personne.
---
Le soir venu, il se connecta au tchat principal. Les messages défilaient, rapides, nombreux. Il parcourut les pseudos, cherchant des noms familiers. Blizzard ? Disparue. Pandore ? Absente. Sophie ? Rien.
Personne ne parlait de la soirée. C'était comme si elle n'avait jamais existé. Les habitués discutaient de choses et d'autres, des banalités, des plaisanteries.
Max hésita un instant, puis écrivit un message, timide.
**esclave :** *« Je voulais remercier Lady_Aethel pour la soirée de l'autre jour. C'était une expérience inoubliable. »*
Quelques secondes passèrent. Puis un message de Lady_Aethel apparut, reconnaissable à sa couronne virtuelle.
**Lady_Aethel :** *« Ah, le fantôme qui parle ! Pour une fois qu'un soumis a le courage de remercier en public ! »*
Max sourit malgré lui. Elle était sarcastique, mais il sentait de la bienveillance derrière ses mots.
**esclave :** *« Je ne suis pas un fantôme, Lady_Aethel. Juste un débutant qui apprend. »*
**Lady_Aethel :** *« Et qui apprend bien, apparemment. Tu as été remarqué, cette nuit. Tu n'es pas passé inaperçu. Et ça, c'est rare, chez les débutants. La plupart se cachent dans un coin et espèrent être vus. Toi, tu t'es offert. »*
Elle ajouta, plus douce :
**Lady_Aethel :** *« J'ai apprécié ta présence, esclave. Tu n'es pas un fantôme. Tu es un vrai soumis. »*
Max sentit une vague de chaleur l'envahir.
**esclave :** *« Merci, Lady_Aethel. Je voudrais m'inscrire à la prochaine soirée. Si vous le permettez. »*
**Lady_Aethel :** *« Avec plaisir. Et tu tombes bien : lundi est férié, alors la soirée promet d'être animée. Beaucoup de monde est attendu. »*
Max sourit. Une soirée animée. Beaucoup de monde. L'occasion de rencontrer, d'apprendre, de s'offrir.
Puis il se souvint du conseil de Luna. Il devait chercher quelqu'un pour la soirée. Il écrivit un nouveau message, plus hésitant.
**esclave :** *« Je cherche un peu de compagnie pour la prochaine soirée. Si une Domina est intéressée, je suis disponible. »*
Il attendit. Les réponses ne tardèrent pas.
**Domina_X :** *« Ah, le débutant qui se la joue ! Un peu de respect, novice ! On ne se propose pas comme ça en public ! »*
**Lady_Dark :** *« Il a du culot, je lui accorde ça. Mais il manque de savoir-vivre. »*
Max sentit le rouge lui monter aux joues. Il avait fait une erreur. Il avait enfreint une règle tacite. Il tapa un message, s'excusant poliment.
**esclave :** *« Je suis sincèrement désolé, Lady_Dark. Je ne connais pas encore bien les codes du tchat. Je n'ai pas voulu manquer de respect. »*
Lady_Dark répondit, sa voix virtuelle glaciale mais pas totalement fermée.
**Lady_Dark :** *« Les excuses, c'est bien. Mais ça ne suffit pas. Un soumis qui veut attirer l'attention d'une Domina doit d'abord faire ses preuves. Il doit montrer qu'il est digne d'être remarqué. Pas en faisant de la publicité, mais en étant présent, en écoutant, en apprenant. »*
Max baissa les yeux sur son écran.
**esclave :** *« Je comprends. Je vais essayer de faire mieux. »*
**Lady_Dark :** *« Essaie, oui. Mais ne t'attends pas à ce que je te donne mon attention pour autant. Tu n'as pas encore mérité que je m'intéresse à toi. Si tu veux que je te remarque, il va falloir montrer plus que de la timidité et des excuses. »*
Max déglutit, humilié mais reconnaissant. Elle avait raison. Il devait gagner sa place.
**esclave :** *« Merci, Lady_Dark. Je vais travailler sur moi. »*
Elle ne répondit pas. Mais il sentit qu'elle l'avait entendu.
Puis un autre message privé apparut.
**[Message Privé - Domina_Selene]** : *« Bonsoir, esclave. J'ai vu ton message. Je comprends ta démarche, mais le tchat a ses codes. Il aurait été plus élégant de t'adresser à moi directement. Cela dit, tu sembles sincère. Discutons un peu, si tu le veux bien. »*
Max sentit son coeur s'emballer. Une porte s'ouvrait.
**esclave :** *« Merci, Domina_Selene. Je suis désolé pour ma maladresse. J'apprends encore. Je serais honoré de discuter avec vous. »*
**Domina_Selene :** *« Raconte-moi ta soirée. Qu'as-tu aimé ? Qu'as-tu découvert ? »*
Il raconta. Il parla de Pandore, de sa danse, de ses talons sur son corps. Il parla de la musique gothique, des bougies, de l'atmosphère. Il parla de ce qu'il avait ressenti : la peur, l'excitation, l'abandon.
Domina_Selene écoutait, posait des questions, le guidait dans son récit. Elle était douce mais ferme, exigeante mais bienveillante.
**Domina_Selene :** *« Tu as aimé être à genoux, n'est-ce pas ? »*
**esclave :** *« Oui. J'ai adoré. »*
**Domina_Selene :** *« Et tu aimerais recommencer ? Avec moi, peut-être ? »*
Max sentit son coeur s'emballer.
**esclave :** *« Oui, Domina_Selene. Très sincèrement. »*
**Domina_Selene :** *« Alors écoute-moi bien. Je vais te donner des instructions. Pour cette nuit, pour que tu te prépares à me rencontrer. »*
Elle lui dicta des règles simples : un lavement, un rasage, une heure de repos avant la soirée.
**Domina_Selene :** *« Et je veux que tu m'envoies une photo. À genoux, les mains dans le dos. Le regard baissé. Pas de visage. Juste ton corps offert. »*
Max obéit, envoya la photo.
**Domina_Selene :** *« Bien. Tu es docile. Tu écoutes. Tu obéis. C'est bon signe. »*
Elle ajouta, plus douce :
**Domina_Selene :** *« Je vais réfléchir à ta proposition. Peut-être que je te retrouverai dimanche. Peut-être pas. Mais en attendant, tu vas continuer à m'écrire, à me raconter tes jours, tes nuits, tes fantasmes. Je veux te connaître. Pour savoir si tu es digne de moi. »*
Max hocha la tête, le coeur battant.
**esclave :** *« Je vous obéirai, Domina_Selene. »*
**Domina_Selene :** *« C'est bien. Maintenant, va te reposer. Demain, tu auras de nouvelles instructions. »*
Max éteignit son ordinateur, s'allongea sur son lit. La déception de ne pas voir Luna comme il l'espérait était encore là, mais elle était moins pesante. Il avait des perspectives. Une autre soirée. Une autre chance. Une nouvelle Domina qui semblait s'intéresser à lui.
Il ferma les yeux, imagina la salle du club, les bougies, la musique gothique. Il imagina la foule, plus nombreuse que la dernière fois, le lundi férié qui permettrait à tous de se laisser aller sans compter.
Il était prêt pour la suite.
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(Illustration d'Octavia )
Max resta figé un long moment après le départ de la gérante, le papier froissé dans sa main, l'adresse gravée dans sa mémoire. Son cœur battait à tout rompre, un mélange de peur et d'excitation qui lui nouait l'estomac.
Il rentra chez lui en marchant lentement, les mains dans les poches, la nuit déjà tombée sur la petite ville tropicale. Il s'assit sur son lit, relut l'adresse une dizaine de fois, la mémorisa, puis déchira le papier en petits morceaux et les jeta aux toilettes.
Il hésita. Longtemps. Une partie de lui voulait fuir, faire semblant de rien, ne jamais remettre les pieds au cyber. Mais une autre partie, plus profonde, plus viscérale, savait qu'il irait. Qu'il avait besoin d'aller. Que c'était une chance, une occasion, une porte qui s'ouvrait.
"Si je n'y vais pas, je ne saurai jamais ce que ça fait d'obéir à une vraie maîtresse." Il se leva, prit une profonde inspiration. Il irait. La préparation commença.
Il entra dans la salle de bains, se déshabilla, se regarda dans le miroir. Il était grand, mince, la peau café au lait. Il se sentit vulnérable, exposé. Il aimait ça. Il commença par le rasage. Intégral. Partout. Il prit son temps, appliquant la mousse, passant le rasoir avec précaution, laissant sa peau devenir lisse, douce, offerte. Il s'agenouilla pour atteindre les endroits les plus intimes, les plus difficiles, les plus humiliants. Quand il eut terminé, il se passa la main sur la peau. Parfait. Pas un seul poil.
Puis le lavement. Il sortit la petite poire de sa cachette, la remplit d'eau tiède. Il s'allongea sur le côté, les genoux relevés, et s'offrit à lui-même le rituel qu'il connaissait si bien. L'eau coula, tiède, douce, emplissant son ventre jusqu’à ce qu'il se sente plein. Il compta jusqu'à soixante, imagina ce qu'elle allait lui faire, les ordres, les humiliations, les sensations. Il se sentit dur, excité, mais il se concentra sur le geste, sur la préparation.
Il recommença une deuxième fois, puis une troisième, jusqu'à ce que l'eau soit parfaitement claire. Il se sentit vide, propre, prêt.
Il s'allongea sur son lit, une serviette sous lui, laissant son corps se reposer. Il ferma les yeux, imagina la gérante, ses vêtements de cuir, ses talons aiguilles. Il imagina ses mains sur lui, sa voix, ses ordres.
Il se leva, s'habilla. La tenue scolaire du lycée : une chemise blanche, un pantalon sombre, et une cravate bleu marine, strictement nouée. Rien de trop voyant. Il prit une petite bouteille d'eau de toilette dans son sac, pour se rafraîchir après les cours. Il vérifia qu'il avait son collier de chien, celui qu'il avait acheté en ligne, qu'il cacha au fond de son sac. Il descendit, rejoignit ses parents dans la cuisine. "Je rentrerai tard ce soir", dit-il en évitant leurs regards. "On a des exercices de maths à finir en groupe avec des camarades.
La journée de cours passa lentement, interminablement. Max n'arrivait pas à se concentrer. Il regardait le tableau sans voir, écoutait les explications sans entendre. Son esprit était ailleurs, à 20 heures, à l'adresse, à elle. À 17 heures, les cours s'achevèrent. Il prit son sac, sortit du lycée, marcha vers le centre-ville. Il entra dans un café, commanda un verre, attendit que l'heure avance. Il ne voulait pas arriver trop tôt, pas trop tard. Il voulait être parfait. À 19 heures, il se leva. Il alla dans les toilettes, se passa de l'eau de toilette sur le cou, sur les poignets, se rafraîchit le visage. Il se regarda dans le miroir, ajusta sa cravate. Il était prêt.
L'adresse était dans un quartier résidentiel, dans un immeuble ancien aux façades crépies, aux balcons en fer forgé. Il monta les escaliers, son cœur battant à chaque marche. Il s'arrêta devant la porte, le numéro gravé sur une plaque de cuivre. Il frappa. La porte s'ouvrit.
Elle était là, la gérante du cyber. Elle avait changé de tenue. Elle portait un corset en cuir noir qui moulait sa poitrine, laissant ses seins généreux presque entièrement dénudés. Une jupe courte, si courte qu'elle dévoilait ses cuisses, des bas résille qui montaient jusqu'à mi-cuisse, des talons aiguilles qui claquaient sur le sol. Ses cheveux étaient tirés en arrière, ses lèvres rouges sombres. Elle était magnifique, intimidante, irrésistible. Elle sourit, un sourire large, triomphant.
"Tu es ponctuel. J'aime ça. Entre." Max entra.
L'appartement était sobre mais spacieux. Des murs blancs, des meubles en bois clair, des plantes vertes. Une grande baie vitrée donnait sur la ville. Un canapé en cuir noir, une table basse, des étagères remplies de livres. Rien ne laissait présager ce qui allait se passer. Elle referma la porte derrière lui. Un bruit sec, définitif.
"Enlève tes chaussures", ordonna-t-elle. Il obéit, se déchaussa, les posa près de la porte. Elle le regarda, le détailla de la tête aux pieds, s'attardant sur sa tenue scolaire, sur sa cravate. "J'aime les garçons en uniforme. Ça me rappelle ma jeunesse." Elle fit un pas vers lui. "Maintenant, mets-toi à poil."
Max sentit le rouge lui monter aux joues. Il hésita, une seconde, deux secondes. Il n'avait jamais été nu devant une femme, pas comme ça, pas dans ce contexte. Elle le vit hésiter. Son sourire s'effaça, remplacé par une expression froide, dure.
"Tu as entendu ce que j'ai dit ?" Elle leva la main, et avant qu'il ait pu réagir, elle le gifla. Une gifle sèche, sonore, qui claqua dans le silence de l'appartement. Max resta figé, la joue brûlante. Il ne s'y attendait pas. La douleur, la surprise, la honte. Mais aussi une excitation, une onde de chaleur qui lui parcourut le corps. Il était dur, soudainement, violemment dur. Elle le regarda, vit son érection et sourit.
"Ah. Tu aimes ça. Je vois. Alors, tu vas obéir ?" Max hocha la tête, incapable de parler. Il se dépêcha d'enlever sa chemise, de défaire son pantalon, de le laisser tomber. Il se retrouva nu, offert, vulnérable.
"Doucement", dit-elle, levant une main. "Doucement. Je n'ai pas dit que tu pouvais te dépêcher. Mets-toi contre le mur. Bras écartés. Jambes écartées. Je vais te fouiller."
Il obéit, s'approcha du mur, écarta les bras, écarta les jambes. Il sentit le plâtre froid contre sa joue, contre ses paumes. Elle s'approcha, ses talons claquant sur le sol. Il sentit son parfum, ses mains qui se posèrent sur ses épaules, qui descendirent le long de son dos, de ses fesses, de ses cuisses.
"Bien", dit-elle. "Tu es musclé, mais tu es souple. J'aime ça." Ses mains s'attardèrent sur ses fesses, les palpèrent, les écartèrent légèrement. "Tu t'es rasé. Parfait. Pas un seul poil. J'apprécie les soumis soignés." Ses doigts glissèrent entre ses fesses, effleurant son anus, le caressant doucement.
"Tu es propre. Tu t'es préparé. J'aime ça aussi." Elle rit doucement, un rire salace, puis retira ses mains. "Tourne-toi. Lève les bras." Il obéit. Elle s'approcha, ses mains glissant sur sa poitrine, sur son ventre, sur son érection qu'elle caressa distraitement.
"Tu es excité. On voit que tu as envie." Elle recula, le regarda, un sourire aux lèvres. "Maintenant, à quatre pattes."
Il s'agenouilla, se mit à quatre pattes, la tête baissée, les fesses offertes. Elle s'approcha, et il sentit quelque chose autour de son cou. Sa cravate. Elle l'enroula autour de son cou, la serra légèrement, comme une laisse. "Parfait", dit-elle en tirant doucement. "Tu es mon chien, maintenant. Et tu vas me suivre." Elle le promena à travers l'appartement, le guidant par la cravate, le faisant passer d'une pièce à l'autre. Max rampait, docile, les mains et les genoux sur le sol, les yeux baissés. Il se sentait humilié, exposé, et pourtant, une partie de lui adorait ça. Elle le guida vers le canapé, s'assit, puis s'allongea, sa jupe courte remontant le long de ses cuisses.
"Viens ici", dit-elle. "Tu vas me faire un cunnilingus." Max sentit son cœur s'emballer. Il n'avait jamais fait ça. Il ne savait pas comment faire. Il s'approcha, hésitant.
"Je... je n'ai jamais fait ça", avoua-t-il. Elle sourit, un sourire à la fois doux et cruel. "Je sais. Mais je vais t'apprendre. Tu vas m'écouter, et tu vas faire ce que je dis. Si tu fais bien, tu auras une récompense. Si tu fais mal, tu auras une punition." Elle écarta les jambes, découvrant sa culotte en dentelle noire.
"Commence par embrasser mes cuisses. Lentement. Avec ta langue." Max s'approcha, posa ses lèvres sur la cuisse de la gérante. Sa peau était douce, chaude, parfumée. Il laissa sa langue glisser le long de sa cuisse, remontant lentement. "Plus bas", ordonna-t-elle. Il descendit, léchant la peau, sentant l'odeur, la chaleur. Il arriva à la dentelle, hésita.
"Continue. N'aie pas peur." Il posa ses lèvres sur la dentelle, la sentant humide, chaude. Il laissa sa langue glisser le long du tissu, découvrant les contours, les sensations. "Bien", dit-elle. "Maintenant, enlève-la." Il obéit, glissant la dentelle le long de ses jambes, la laissant tomber au sol. Il la regarda, offerte, exposée. Il n'avait jamais vu une femme comme ça, pas en vrai, pas à portée de ses lèvres.
"Tu vas lécher, lentement, avec ta langue. Et tu vas écouter ma voix. Si je dis 'plus vite', tu accélères. Si je dis 'plus lent', tu ralentis. Si je dis 'arrête', tu t'arrêtes immédiatement." Elle caressa ses cheveux, doucement. "Et si tu fais bien, peut-être que je te récompenserai." Max s'approcha, sa langue rencontrant la peau chaude, humide, offerte. Il laissa sa langue glisser, découvrir, explorer. "Plus lent", dit-elle. "Plus doux. Fais comme si tu dégustais un fruit." Il ralentit, rendit ses mouvements plus doux, plus précis. Il sentit sa main dans ses cheveux, la guidant, la dirigeant. Ses hanches effectuaient une danse envoûtante à chaque coup de langue. "Plus vite. Là, oui, là. Bien." Elle gémit doucement, un son qui le fit vibrer. Il continuait, apprenant, s'adaptant, obéissant à sa voix. Soudain, elle se cambra, un cri étouffé lui échappa. Elle avait joui. Max releva la tête, un sourire naissant sur les lèvres. Il avait réussi. Il l'avait fait jouir. Mais elle le regarda, un sourire cruel aux lèvres.
"Bien. Tu as été bon. Mais je vais quand même te punir. Parce que je le peux." Elle se leva, l'attrapa par la cravate, le guida vers le canapé. "Allonge-toi sur le dos." Il obéit. Elle s'agenouilla entre ses jambes, ses doigts glissant sur ses cuisses. "Tu mérites une punition", dit-elle en attrapant son érection. Elle pencha la tête, ses lèvres l'enveloppant. Max sentit le plaisir monter, intense, brûlant. Il gémit, se cambra. Elle s'arrêta, juste avant qu'il n'atteigne l'orgasme.
"Non", dit-elle. "Tu ne vas pas jouir. Pas encore. Pas ce soir." Elle se releva, le laissant tremblant, haletant. "Tu vas rester là, à te demander ce que ça fait de jouir. Et tu vas apprendre que c'est moi qui décide." Elle lui administra une fessée qu’il compta à haute voix.
Elle s'éloigna, s'assit sur le canapé, un sourire satisfait aux lèvres. Max resta allongé, le souffle court, l'érection toujours présente, douloureuse. Il se sentait frustré, humilié, et pourtant, il adorait ça. Elle le regarda, ses yeux noirs brillants. "Tu as aimé ?" Il hocha la tête, incapable de parler. "Je suis contente. Mais je vais te laisser là, à reprendre tes esprits. Tu vas réfléchir à ce que tu veux vraiment." Elle se leva, s'assit à côté de lui, sa main caressant ses cheveux.
"Je dois t'avouer quelque chose", dit-elle doucement. "J'ai aimé. Vraiment. Mais je ne suis pas une vraie Domina. Je ne sais pas quoi faire, après. Je ne suis qu'une fille qui aime jouer. Je ne sais pas comment être une vraie maîtresse."
Max releva la tête, la regardant. Elle semblait soudainement vulnérable, presque fragile.
"Tu es une excellente Domina", dit-il. "Tu as tout fait bien. Les ordres, la punition, le contrôle." Elle secoua la tête. "Non. Je ne sais pas ce que je fais. Je lis des choses, je regarde des vidéos, mais je n'ai jamais eu de formation, jamais eu de vrais soumis. Tu es mon premier."
Max la regarda, un sourire naissant sur les lèvres. "Alors, laisse-moi te montrer."
Elle le regarda, surprise. "Me montrer quoi ?"
"Comment être une Domina. Ou plutôt, comment être un Dominateur." Il se leva, soudainement sûr de lui. Il l'attrapa par les poignets, la retourna, la poussant contre le canapé.
"À mon tour." Il prit sa cravate, l'enroula autour de ses poignets, les attachant dans son dos. Elle ne résista pas, les yeux grands ouverts, un sourire incrédule sur les lèvres. Il sorti de son sac son collier et lui mit
"Qu'est-ce que tu fais ?", demanda-t-elle. "Je te montre", répondit-il. Il la retourna, la mit à genoux, empoigna la laisse et leva la main. Il lui donna une fessée, claquante, sonore.
Elle sursauta, puis gémit. "Encore", murmura-t-elle. Il obéit. Une, deux, trois fois. Elle se cambrait à chaque coup, gémissant doucement. "Encore", murmura-t-elle. Il prit sa ceinture et la flagella. Sa peau d’ébène marquait faiblement et elle en redemandait encore plus. Il la retourna, la regarda droit dans les yeux. Il pinça ses seins, doucement d'abord, puis plus fort. Il décida de lui procurer du plaisir et lui fit un cunni, plus expert cette fois-ci car il avait compris comment faire. Elle se cambrait sous ses coups de langue.
Elle ferma les yeux, un frisson la parcourut. "Prends-moi", supplia-t-elle. "S'il te plaît." "Tu as des précautions ?", demanda-t-il. "Non prend moi comme la chienne que je suis et remplie-moi “ répondit elle. "Je prends la pilule."
Il la regarda, comblée de plaisir, offerte, vulnérable. Il la prit, lentement, profondément, la menant vers un orgasme qu'elle ne contrôlait plus. Elle jouissait sous ses coups de rein. Il la retournait pour la mettre dans de multiples positions qu’il avait vues tout en tenant cette laisse. Soudain il se sentit envahi par une sensation. Ses mouvements devinrent plus violents, plus rapides. Il sentit une sensation qu’il n’avait encore jamais connue. Il envoya plusieurs flots en elles puis se retira. Un filet coulait d’elle sur le sol. Il lui ordonna de lécher et elle s’exécuta. Il finit par lui caresser les cheveux et elle était à ses pieds comme une chienne docile.
Quand tout fut fini, il la regarda, allongée, épuisée, un sourire béat sur les lèvres. Il se sentit puissant, en contrôle, maître de la situation. Peut-être qu’après tout il était un dominateur ? Mais là ce n’était plus important. Il y pensera plus tard.
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(Merci à Octavia pour ses superbes illustrations)
Max ouvrit les yeux.
La lumière du matin filtrait à travers les rideaux de son dortoir, une lumière douce et dorée qui dansait sur les murs. Il resta allongé un moment, le regard fixé au plafond, les souvenirs de la nuit précédente défilant dans sa tête comme un film en accéléré.
Le club. Les bougies. La musique gothique. Lady_Aethel et son shibari. Blizzard et son fouet. Michael à genoux, le humbler entre les jambes. Pandore, sa danse, ses talons sur son corps, son baiser.
Il se tourna sur le côté, sentant son corps. Il était étonné. Il ne se sentait pas fatigué. Pas épuisé. Au contraire, il se sentait léger, comme vidé d'un poids qu'il portait depuis des années. Une énergie nouvelle, presque vibrante, circulait dans ses veines.
Il se leva, prit une douche, s'habilla. Il se fit un café, s'assit devant son ordinateur. La fenêtre MP de Domina_Luna était ouverte. Il hésita un instant, puis se lança.
esclave : « Maîtresse Luna. Je suis allé au club. Je voulais vous raconter. »
Il attendit. Les trois petits points apparurent.
Domina_Luna : « Raconte-moi tout. »
Max se lança. Il décrivit l'entrée, les videurs, l'administrateur, le lapin masqué. Il parla de l'ascenseur, de l'hôtesse aux cuissardes, des vestiaires. Il raconta les présentations, Lady_Aethel, Blizzard, Sophie, Jean-Pierre, Michael, Pandore. Il décrivit le shibari de Poilu, la conversation au bar, la cage, sa tentative avec Sophie qui avait échoué.
Puis il arriva à Pandore.
Il raconta la danse, le trampling, les talons sur son corps, le baiser. Il décrivit la scène avec Blizzard et Michael, le soumis travesti et sa Domina, et comment il était rentré chez lui, s'était offert à lui-même ce qu'il n'avait pas eu.
Il se tut, le cœur battant.
Domina_Luna : « C'était ta première expérience réelle, n'est-ce pas ? »
Max hésita. Puis il tapa la réponse, les doigts hésitants.
esclave : « Non, Maîtresse Luna. Ce n'était pas la première. »
Domina_Luna : « Raconte-moi. »
Max ferma les yeux. Les souvenirs remontèrent, une vague qui l'emporta.
Il avait seize ans. L'été sous les tropiques, la plantation de bananes de sa famille. Il se souvenait de la chaleur humide, de l'odeur de la terre, du vert profond des bananiers. Il se souvenait du tuyau d'arrosage, de l'eau tiède, de la première fois qu'il s'était offert à lui-même.
Après cette première fois, il avait été hanté. Il n'arrivait pas à oublier la sensation, le remplissage, l'expulsion, la plénitude. Il avait recommencé, encore et encore, chaque fois qu'il était seul, chaque fois qu'il pouvait s'isoler.
Puis il avait commencé à faire des recherches.
Le cyber du village était son refuge. Il y allait le soir, choisissait toujours le même ordinateur, celui dans le coin, contre le mur, où personne ne pouvait voir son écran. Il tapait des mots qu'il n'osait pas prononcer à voix haute. "BDSM", "soumission", "lavement", "jeux de pouvoir". Il découvrait des articles, des forums, des témoignages.
Il apprit le mot "soumis". Il apprit qu'il n'était pas seul. Il apprit qu'il y avait des gens, partout dans le monde, qui ressentaient la même chose que lui.
Il lisait des heures durant, dévorant chaque mot, chaque témoignage. Il découvrit les pratiques, les règles, les mots de sécurité, les dynamiques de pouvoir. Il comprit que ce qu'il ressentait n'était pas une maladie, pas une perversion. C'était un désir, une inclination, une partie de lui qu'il devait apprendre à accepter.
Mais il se posait aussi des questions.
"Est-ce que je suis vraiment un homme ? Est-ce que je suis gay ? Est-ce que c'est normal de prendre du plaisir comme ça ?"
Il lisait des articles sur la virilité, sur la sexualité, sur les différentes orientations. Il découvrit que le plaisir anal n'avait rien à voir avec l'orientation sexuelle. Que des hommes hétérosexuels pouvaient aimer ça. Que des hommes virils, des athlètes, des marins, des soldats, prenaient du plaisir anal. Que c'était juste une question de sensations, de confiance, d'abandon.
Il se sentit soulagé. Mais pas tout à fait apaisé.
Il continua ses recherches. Il trouva des témoignages de soumis, des descriptions de séances, des conseils pour les débutants. Il apprit les techniques de lavement, les positions, les précautions à prendre. Il s'acheta une petite poire en pharmacie, la cacha sous son lit.
Pendant les vacances, il s'était entraîné. Chaque fois qu'il était seul, il s'offrait des séances solo. Il s'isolait dans sa chambre, fermait la porte à clé, tirait les rideaux. Il suivait les instructions qu'il avait lues. Un lavement doux, une hydratation, une position confortable.
Il utilisait des objets trouvés dans la maison. Une carotte bien lisse, un concombre, une bouteille en verre aux contours arrondis. Chaque fois, il explorait un peu plus, apprenait son corps, découvrait ce qui lui plaisait.
Puis il avait fait un pas de plus. Un vrai collier de chien. Il l'avait acheté en ligne, avec une laisse assortie. Le colis était arrivé dans une boîte anonyme, qu'il avait cachée au fond de son placard.
Quand il était seul, il enfilait le collier. Il aimait la sensation du cuir autour de son cou, la pression, l'évidence. Il attachait la laisse au pied de son lit, se mettait à genoux, et se laissait aller à ses fantasmes. Il imaginait une maîtresse, une voix, des ordres. Il s'abandonnait complètement, s'offrant à une présence imaginaire.
Une nuit, il avait voulu aller plus loin.
Il avait préparé une carotte conique, longue et lisse, parfaitement calibrée. Il s'était fait un lavement minutieux, s'était hydraté, s'était installé confortablement sur le sol de sa chambre. Il avait enfilé son collier, attaché la laisse au pied de son lit, et s'était allongé sur le dos, les genoux relevés.
Lentement, il avait glissé l'objet en lui. Sentant la résistance, puis l'ouverture, puis la plénitude. Il avait poussé jusqu'à ce que l'objet soit complètement enfoncé, ne laissant dépasser qu'une petite extrémité.
Il était resté immobile, la respiration profonde, s'habituant à la sensation. Puis il avait attaché l'objet avec un foulard, le maintenant en place. Il s'était roulé en boule, la tête contre le sol, le collier autour du cou, la laisse tendue vers le pied du lit.
Il était resté ainsi toute la nuit.
Il avait dormi par intermittence, réveillé par les sensations, les contractions, les rêves étranges. Il se sentait rempli, complet, possédé. Il n'était plus Max, le lycéen timide. Il était un objet, un soumis, un être offert.
Le matin, il s'était réveillé en sueur, l'objet toujours en lui. Il avait senti une vague de honte, puis une vague de fierté. Il avait osé. Il était allé jusqu'au bout. Il s'était offert toute une nuit.
Il avait retiré l'objet lentement, avec précaution, et s'était allongé un long moment, épuisé mais apaisé. Il se sentait plus léger, plus libre.
Les vacances s'étaient achevées. Il était retourné au lycée, à ses cours, à sa vie ordinaire. Mais il n'était plus le même. Il savait ce qu'il était. Il savait ce qu'il voulait.
La reprise des cours fut brutale. Les mathématiques, les équations, les salles de classe bondées. Il reprit le rythme, se plongea dans ses révisions, mais le soir, quand il était seul, les souvenirs revenaient. Les bananiers, le tuyau, les nuits avec le collier.
Il avait besoin de retourner au cyber.
Il y allait le soir, après ses cours. Il choisissait toujours le même ordinateur, celui dans le coin, contre le mur. Il s'asseyait, ouvrait son navigateur, et se perdait dans les forums, les témoignages, les vidéos. Il apprenait, il s'imprégnait, il rêvait.
Un soir, alors qu'il était plongé dans la lecture d'un article sur le shibari, il sentit une présence derrière lui.
Il se retourna.
La gérante du cyber était là. La jeune femme à la peau ébène, celle qu'il avait croisée des mois plus tôt. Celle qui avait souri quand elle avait vu son écran. Celle qui avait fermé les pop-ups avec une lenteur calculée.
Elle était vêtue d'une jupe courte en cuir noir, si courte qu'elle dévoilait presque ses cuisses, des bas résille qui montaient jusqu'à mi-cuisse, des talons aiguilles qui claquaient sur le sol. Un chemisier blanc, les premiers boutons déboutonnés, laissant entrevoir sa poitrine. Elle portait ses cheveux noirs tirés en arrière, dégageant un visage aux pommettes hautes, aux lèvres pleines, au regard sombre et perçant.
Elle le regardait, un sourire sadique aux lèvres.
"Tu te souviens de moi ?", demanda-t-elle d'une voix douce mais glaciale.
Max sentit son cœur s'arrêter. Il hocha la tête, incapable de parler.
Elle s'approcha, posa une main sur son épaule. Il sentit son parfum, sucré et épicé, mêlé à l'odeur du cuir.
"Je t'ai vu, ce soir-là. Et je t'ai vu revenir, encore et encore. Tu es toujours au même ordinateur, toujours dans ton coin. Tu crois que personne ne te voit, mais moi, je vois tout."
Elle se pencha, ses lèvres près de son oreille.
"J'ai gardé des photos."
Max sentit le sang se glacer dans ses veines. "Quoi ?"
"Des photos de ce que tu regardes, des vidéos que tu télécharges, des forums que tu visites. J'ai tout. Et je peux tout envoyer à ton lycée, à ta famille, à tes amis."
Elle recula, le regardant avec un sourire de triomphe.
"Alors, tu as un choix à faire. Sois-tu me rejoins chez moi demain soir, soit je publie tout."
Max sentit ses jambes flageoler. "Chez vous ? Pour quoi faire ?"
Elle rit doucement. "Pour te punir, évidemment. Pour t'apprendre à être plus discret. Pour te montrer ce que c'est que d'obéir à une vraie maîtresse."
Elle sortit un papier de sa poche, y inscrivit une adresse.
"Viens ce soir, à 20 heures. Et prépare-toi. Je veux que tu te fasses un lavement, que tu te rases, que tu sois propre. Et si tu as un collier, apporte-le."
Elle lui tendit le papier, ses doigts effleurant les siens.
"Je te conseille de ne pas manquer le rendez-vous."
Elle s'éloigna, ses talons claquant sur le sol, sa jupe courte dansant autour de ses cuisses, laissant Max figé, le papier froissé dans sa main.
Il resta assis un long moment, le cœur battant, les idées en ébullition. La peur, la honte, l'excitation. Tout se mélangeait.
Il savait qu'il n'avait pas le choix. Il irait. Il obéirait.
Il prit une profonde inspiration, plia le papier, et le glissa dans sa poche.
Demain soir, à 20 heures.
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*( un petit clin d'œil à ma fan N°1, voici enfin ce chapitre que je t'avais spoilé )
Lady_Aethel se leva.
Elle était petite, si petite, mais sa voix, quand elle parla, résonna dans toute la pièce.
"Bien. Nous pouvons commencer."
Elle marqua une pause, parcourant l'assemblée du regard, s'arrêtant un instant sur Max, sur sa tenue, sur son numéro 47 accroché à son poignet.
"Avant tout, je tiens à vous souhaiter la bienvenue à tous. Certains d'entre vous sont nouveaux, d'autres sont des habitués. Mais ce soir, nous sommes tous réunis pour la même raison : explorer, apprendre, se découvrir."
Elle sourit, un sourire doux mais qui contenait une promesse d'autorité.
"Nous allons commencer par les présentations. Je veux savoir qui vous êtes, ce que vous cherchez, et ce que vous espérez trouver ici. Rien de formel. Juste un mot, une idée. Et rappelez-vous : ici, vous n'êtes pas vos noms. Vous êtes ce que vous voulez être."
Elle tourna son regard vers Max.
"Commençons par toi, le numéro 47."
Max sentit tous les regards se poser sur lui. La blonde en cuir, avec son sourire sadique, la dame en robe conventionnelle, l'homme à la chemise hawaïenne, le jeune couple en tenue de soirée. Tous le regardaient, attendant qu'il parle.
Il déglutit, la gorge sèche. Sa main droite se posa sur sa cuisse, ses doigts s'enfonçant dans le tissu de son pantalon pour y trouver un appui.
"Je... je suis esclave", dit-il, la voix à peine audible. "Enfin, c'est mon pseudo sur le tchat. Je suis là pour... pour apprendre. Pour découvrir ce que ça fait... de s'abandonner."
Il s'arrêta, sentant le rouge lui monter aux joues. Mais il poursuivit, comme si les mots coulaient de lui sans qu'il puisse les retenir.
"Je n'ai jamais fait ça avant. Je ne sais même pas si je suis à ma place. Mais j'ai besoin de savoir. J'ai besoin de comprendre pourquoi... pourquoi tout ça me hante depuis si longtemps."
Un silence s'installa. Max baissa les yeux, honteux d'en avoir trop dit.
Lady_Aethel hocha la tête, un sourire approbateur sur les lèvres.
"Esclave. Un pseudo qui promet, n'est-ce pas ? Bienvenue, mon petit. Tu es au bon endroit. Ici, tu n'as pas à avoir honte de ce que tu cherches."
Elle tourna son regard vers la blonde en cuir.
"Et toi, ma chère ?"
La blonde s'étira, un mouvement de chat, faisant craquer ses bottes en cuir. Elle croisa les jambes, dévoilant un éclair de cuisse sous sa jupe courte. Son sourire s'élargit.
"Blizzard. Domina expérimentée. Je suis venue pour me détendre et pour trouver une victime." Elle rit, un rire glacé. "J'aime voir les hommes ployer, j'aime entendre leurs gémissements, j'aime les pousser là où ils n'ont jamais osé aller."
Elle caressa distraitement le manche de son fouet, puis le humbler en bois accroché à sa ceinture. Max fixa l'objet, se demandant encore à quoi il servait.
Lady_Aethel passa à la dame en robe conventionnelle, assise à côté de Max.
"Et toi ?"
La femme était petite, discrète, presque effacée. Elle portait une robe bleu marine, un cardigan gris, des chaussures plates qui ne faisaient aucun bruit sur le tapis. Elle avait l'air de sortir d'un bureau, d'une vie ordinaire. Mais ses yeux, derrière ses lunettes sans monture, brillaient d'une intensité surprenante.
"Je suis Sophie", dit-elle d'une voix douce, presque timide. "C'est ma première fois ici. Je suis venue pour voir. Pour comprendre ce monde. Je ne sais pas encore si je veux m'y engager. Je suis juste... curieuse."
Lady_Aethel hocha la tête, un sourire encourageant.
"Bienvenue, Sophie. La curiosité est une belle manière de commencer."
Puis elle se tourna vers l'homme à la chemise hawaïenne.
"Et toi ?"
L'homme se pencha en avant, son verre à la main, son sourire large et détendu.
"Jean-Pierre. Soumis professionnel." Il rit, un rire franc et chaleureux. "J'ai soixante-deux ans, je suis retraité, et je sais exactement ce que je veux. Je ne suis plus un débutant. Je viens pour le plaisir, pour la beauté du geste. Je cherche des Dommes expérimentées, des jeux sophistiqués. Et si je peux aider un débutant à se trouver, ce sera avec plaisir."
Lady_Aethel hocha la tête, un sourire amusé.
"Jean-Pierre, toujours aussi précis."
Elle se tourna vers le jeune couple en tenue de soirée.
"Et vous deux ?"
L'homme en smoking était grand, élancé, les cheveux noirs suffisamment longs pour être attachés en queue de cheval. La femme en robe noire était menue, les bras croisés sur sa poitrine, le regard distant. Ils étaient assis séparément, un espace vide entre eux.
L'homme parla le premier.
"Michael. Je suis venu avec Pandore. Nous sommes ici pour nous amuser. Pour explorer de nouvelles dynamiques, de nouvelles sensations. Nous avons déjà quelques expériences, mais nous voulons approfondir."
Sa voix était posée, contrôlée.
Pandore, la femme, ouvrit la bouche. Sa voix était plus basse, plus hésitante.
"Pandore."
Max sentit un frisson le parcourir. Pandore. Comme la boîte. La boîte de tous les maux, de tous les espoirs. Il se demanda ce qu'elle cachait, ce qu'elle allait ouvrir ce soir.
Elle poursuivit, sans développer la référence mythologique : "Je suis venue pour ouvrir la mienne. Pour savoir ce qui se cache à l'intérieur. Pour comprendre si ce monde est pour moi."
Elle regarda Michael un instant, puis détourna les yeux.
Lady_Aethel observa le couple un long moment, comme si elle lisait entre les lignes.
"Bienvenue à vous deux."
Elle marqua une pause, puis posa sa main sur la tête de l'homme agenouillé derrière elle. Il releva légèrement les yeux, un regard fuyant, presque effrayé.
"Et voici mon toutou. Je l'appelle Poilu. C'est mon soumis, mon compagnon. Il est toujours avec moi, toujours à mes pieds, toujours prêt à obéir."
Elle caressa les cheveux de l'homme, qui baissa de nouveau la tête, docile.
"Poilu, dis bonjour aux invités."
L'homme articula difficilement un "Bonjour", la voix rauque, sans lever les yeux.
Lady_Aethel reprit la parole, sa voix se faisant plus grave, plus autoritaire.
"Je vais maintenant vous expliquer les règles fondamentales du club."
Elle comptait sur ses doigts, lentement.
"Première règle : le consentement éclairé. Tout geste, tout contact, toute pratique doit être accepté par les deux parties. Si vous ne savez pas, vous demandez. Si vous hésitez, vous n'allez pas plus loin. Le mot de sécurité est 'rouge'. À tout moment, si vous dites 'rouge', tout s'arrête immédiatement. Pas de questions, pas de discussions. Rouge, c'est fini."
Max hocha la tête, mémorisant chaque mot.
"Deuxième règle : le respect de l'espace. Vous êtes libres d'explorer, mais vous n'entrez pas dans une alcôve ou une salle sans y être invité. Vous regardez, mais vous ne touchez pas. Vous observez, mais vous ne jugez pas. Chacun est ici pour vivre sa propre expérience."
Elle leva un troisième doigt.
"Troisième règle : l'anonymat. Ce qui se passe ici reste ici. Vous ne parlez pas de ce que vous avez vu, de ce que vous avez fait, de ce que vous avez entendu. Vous respectez les pseudos, les noms, les secrets. La confidentialité est la base de notre confiance."
Elle baissa la main, son regard parcourant l'assemblée.
"Et un conseil important : ici, ce sont les soumis qui font le premier pas. C'est à eux de s'approcher, de se proposer, de s'offrir. Les Dominants attendent. Ils observent. Ils choisissent. Alors si vous êtes soumis et que vous voulez jouer, vous devez oser. C'est votre rôle."
Elle marqua une pause, laissant le conseil s'imprégner.
"Une dernière précision : dans ce club, les hommes ne peuvent être que soumis. Les femmes, elles, peuvent être soumises ou Dominantes, selon leur désir. C'est notre règle, notre équilibre."
Elle sourit, un sourire qui promettait des abysses.
"Des questions ?"
Silence.
"Alors, je vous libère. Explorez le club à votre rythme. La grande salle est ouverte, le bar est servi. Amusez-vous."
Le groupe se leva, se dispersant. Max suivit les autres, un peu perdu, flottant entre les murs de pierre et les tapis épais.
Ils débouchèrent dans une grande salle.
L'endroit était impressionnant. Un bar longeait un mur, éclairé par des lumières tamisées. Des tables basses, des canapés de velours rouge étaient disposés autour de l'espace. Au fond, une scène s'élevait, surmontée d'anneaux métalliques fixés au plafond, des chaînes qui pendaient, promettant des jeux à venir. Au centre de la salle, un dance floor, et deux autres anneaux suspendus au-dessus.
Dans un coin, Max aperçut un pilori en bois, ses trous pour la tête et les poignets, sombre et menaçant. À côté, une grande cage en fer forgé, et deux plus petites, aux barreaux noirs, qui attendaient leurs occupants.
Une musique gothique, lancinante, emplissait l'espace, des voix féminines qui chantaient en latin, des orgues qui résonnaient.
Sophie et Blizzard s'étaient installées au bar, discutant à voix basse. Blizzard tenait un verre, Sophie un autre, plus timide. Michael s'était assis sur un canapé en face de la scène, le regard fixé sur les anneaux. Pandore s'était installée à une table proche, un verre à la main, les yeux brillants, prenant visiblement du plaisir à observer la scène qui se préparait. Jean-Pierre s'était reculé dans un coin, un canapé isolé, d'où il observait tout avec un sourire satisfait.
Max, lui, resta debout, ne sachant où se poser.
C'est alors que Lady_Aethel s'approcha du bar. Elle commanda un verre, un liquide ambré, qu'elle fit tourner entre ses doigts. Puis elle posa son verre et se tourna vers Poilu, toujours à ses côtés.
"Viens", dit-elle simplement.
Elle l'attrapa par le collier, doucement mais fermement, et le guida vers la scène. Elle le fit monter, l'installa sous un des anneaux. Elle défit sa chemise, lentement, bouton par bouton, dévoilant un torse large, musclé, couvert d'un épais duvet. Puis elle lui enleva son pantalon, le laissant nu, exposé sous les lumières tamisées.
Sans un mot, elle sortit une corde de sa poche. Des cordes de joutes, épaisses, solides, rouge et noir. Elle commença à l'enrouler autour de son corps.
Le shibari.
Max avait vu des images, des vidéos, mais voir cela en vrai, en direct, c'était différent. Les gestes étaient précis, mesurés, presque hypnotiques. La corde s'enroulait autour de la poitrine de Poilu, autour de ses bras qu'elle relevait, autour de son cou, créant un motif géométrique qui semblait le sculpter, le transformer.
Poilu ne bougeait pas. Il respirait profondément, les yeux fermés, s'abandonnant aux mains de sa maîtresse. Il était à elle, entièrement à elle.
La musique gothique montait, les voix féminines s'enflaient, et Lady_Aethel, petite, frêle, dominait cet homme massif avec une aisance déconcertante.
Elle accrocha la corde à l'anneau suspendu au plafond, tirant doucement, soulevant légèrement Poilu, qui se retrouva suspendu, les bras au-dessus de la tête, le corps offert, vulnérable.
Max sentit sa gorge se serrer. Il n'arrivait pas à détourner les yeux.
Il regarda autour de lui. Blizzard et Sophie observaient, Blizzard avec un sourire approbateur, Sophie avec des yeux ronds, fascinée. Michael regardait intensément, comme s'il prenait des notes. Pandore sirotait son verre, un sourire aux lèvres, visiblement enchantée par le spectacle.
Jean-Pierre, dans son coin, hochait la tête, un sourire de connaisseur.
Max inspira profondément. Il se souvint du conseil de Lady_Aethel : "Ici, ce sont les soumis qui font le premier pas."
Il devait oser. Il devait s'approcher.
Il jeta un regard vers Sophie et Blizzard, installées au bar. Sophie paraissait plus accessible, plus timide, comme lui. Blizzard, avec ses bottes et son fouet, était intimidante.
Il se dirigea vers elles, le cœur battant. Il s'approcha du bar, se plaça à côté des deux femmes, et tenta de briser la glace.
"Bonsoir", dit-il, la voix hésitante. "Je... je suis le numéro 47. Enfin, esclave."
Les deux femmes tournèrent la tête vers lui. Sophie lui adressa un sourire timide. Blizzard, elle, le détailla de la tête aux pieds, son regard froid, perçant.
Max désigna le humbler accroché à la ceinture de Blizzard.
"Je peux vous poser une question ?", demanda-t-il. "Cet objet... le humbler... Je n'ai jamais vu ça. À quoi ça sert ?"
Blizzard sourit, un sourire sadique.
"Le humbler ? C'est un instrument de contrôle. On le place sous les testicules de l'homme. Il les oblige à s'agenouiller, à rester immobile. Une petite pièce de bois et de métal qui fait plier les plus fiers."
Elle rit doucement.
"Mais toi, tu es trop grand. Trop masculin. Tu n'es pas mon genre."
Max sentit le rouge lui monter aux joues. Il balbutia : "Je... je suis désolé. Je ne voulais pas... je voulais juste comprendre."
Blizzard haussa les épaules.
"Pas de problème. Mais si tu cherches une Domina, regarde plutôt du côté de Michael." Elle désigna l'homme en smoking, assis sur le canapé, la queue de cheval noire tombant sur son épaule. "Lui, il a la souplesse, la grâce. Il est fait pour les cordes, pour les contraintes. Toi, tu es trop carré, trop rigide. Tu as besoin d'apprendre avant de prétendre à une Domina."
Max baissa les yeux, mortifié.
Il se tourna vers Sophie, qui le regardait avec une expression mitigée entre l'embarras et la compassion.
"Et vous ?", demanda-t-il doucement. "Vous êtes nouvelle aussi, n'est-ce pas ?"
Sophie hocha la tête, soulagée que l'attention se détourne d'elle.
"Oui. C'est ma première fois. Je ne sais pas trop quoi faire. Je regarde, j'observe."
Max inspira profondément. Il devait oser. C'était le moment.
"Est-ce que... est-ce que vous voudriez essayer un truc ?", demanda-t-il, la voix tremblante. "Juste pour voir. Je peux aller dans la cage, et vous... vous pouvez fermer la porte. Juste pour voir ce que ça fait. En tant que Dominante. Juste une fois."
Sophie ouvrit grand les yeux. Elle regarda la grande cage dans le coin, ses barreaux noirs, la porte ouverte comme une invitation.
"Je... je ne sais pas", hésita-t-elle. "Je n'ai jamais fait ça. Je ne sais pas si j'y arrive."
"On peut essayer ensemble", proposa Max, sentant son courage grandir. "Vous verrez. Vous pouvez juste fermer la porte, compter jusqu'à dix, et m'ouvrir. Juste pour voir."
Sophie mordit sa lèvre inférieure. Ses mains tremblaient légèrement.
"Je ne sais pas...", répéta-t-elle.
Max la regarda, les yeux brillants d'espoir.
"Je vous promets que ce sera facile. Et si vous voulez arrêter, vous dites 'rouge' et je sors. C'est tout."
Sophie regarda la cage, puis Max, puis la cage à nouveau.
Son cœur battait la chamade, mais elle secoua finalement la tête.
"Je ne peux pas. Pas ce soir. Peut-être une autre fois. Excuse-moi."
Elle se tourna vers Blizzard, cherchant un refuge dans la conversation des deux femmes.
Max sentit une déception froide l'envahir. Il avait osé. Il avait fait le premier pas. Mais ça n'avait pas marché.
Il resta là, debout, ne sachant où aller. Il aurait aimé disparaître, s'enfoncer dans le sol, devenir invisible.
Il se souvint du conseil de Lady_Aethel : "Les soumis font le premier pas."
Il l'avait fait. Il avait échoué.
Il regarda autour de lui, espérant qu'une autre personne viendrait vers lui. Mais personne ne bougea. Blizzard discutait avec Sophie. Michael était perdu dans ses pensées. Pandore regardait la scène. Jean-Pierre observait de loin.
Max se racla la gorge et s'approcha du bar, essayant de se fondre dans la conversation des deux femmes.
"Excusez-moi", dit-il poliment. "Je peux me joindre à vous ? Je ne veux pas déranger, mais... je ne sais pas trop quoi faire ici."
Blizzard haussa un sourcil, mais Sophie lui adressa un sourire gêné.
"Bien sûr", dit Sophie. "On parlait justement du BDSM, des différentes pratiques."
Max s'assit à côté d'elles, reconnaissant de ne pas être rejeté.
"Je suis nouveau dans tout ça", avoua-t-il. "J'aimerais en apprendre plus."
Les trois parlèrent pendant un moment. Sophie posait des questions timides sur les pratiques, les limites, les sensations. Blizzard répondait avec un mélange d'autorité et de provocation. Max écoutait, apprenait, s'imprégnait des mots qui résonnaient en lui comme des révélations.
Le temps passa. La musique changea, devint plus lente, plus envoûtante. Lady_Aethel avait libéré Poilu, qui s'était assis près d'elle, épuisé mais heureux. Le spectacle continuait, d'autres invités commençaient à arriver, remplissant la salle de murmures et de rires.
Max consulta sa montre. Minuit passé.
Sophie se leva, un sourire d'excuse.
"Je dois y aller. Je travaille demain matin. Merci pour cette soirée. J'espère vous revoir."
Elle serra la main de Blizzard, hésita devant Max, puis s'éloigna vers les vestiaires.
Max resta seul face à Blizzard.
Elle le regarda, un sourire énigmatique aux lèvres.
"Tu sais, je crois que Pandore s'intéresse à toi."
Max sursauta. "Pandore ?"
"Oui. Elle n'a pas cessé de te regarder depuis tout à l'heure." Blizzard désigna la table où Pandore était assise, sirotant son verre, les yeux fixés sur la scène. "Elle te trouve intrigant. Et elle a bon goût."
Max sentit son cœur s'emballer. Il regarda Pandore, sa robe noire, ses cheveux sombres, son regard perçant. Elle était belle, élégante, mystérieuse.
"Mais...", commença-t-il.
"Mais rien", coupa Blizzard. "Va lui parler. C'est elle qui décide. Pas moi."
Max prit une profonde inspiration. Il se leva, se dirigea vers la table de Pandore.
Elle leva les yeux vers lui, un sourire aux lèvres.
"Bonsoir", dit-il, la voix tremblante. "Je suis le numéro 47. Enfin, esclave. Je... je me suis permis de venir vous saluer."
Pandore sourit, un sourire chaleureux, mystérieux. "Bonsoir. Je m'appelle Pandore. Tu peux t'asseoir si tu veux."
Max s'assit en face d'elle, le cœur battant. Il la regarda, ses yeux brillants, ses cheveux sombres, sa robe qui épousait ses courbes.
"Tu es étranger, n'est-ce pas ?", demanda-t-elle soudainement. "Je le sens à ta façon de parler, à tes intonations."
Max hocha la tête, surpris. "Oui. Je suis étudiant, je viens d'un pays lointain. Je suis ici pour mes études."
Pandore hocha la tête, compréhensive. "Je voyage beaucoup aussi. Je suis... enfin, je fais ce que j'aime. Je suis escorte girl. Je voyage, je rencontre des gens, je découvre des mondes. Mais là, je suis en vacances. Je me repose."
Max sentit une curiosité mêlée de surprise. Il ne s'attendait pas à une telle franchise.
"Et ce soir ? Qu'est-ce que vous cherchez ici, Pandore ?"
Elle sourit, un sourire doux mais chargé de promesses.
"Je cherche à m'amuser. À jouer. À explorer. Et toi, esclave, tu veux jouer avec moi ?"
Max sentit son cœur s'emballer. Il hocha la tête, incapable de parler.
Pandore se leva, tendit la main vers lui.
"Alors viens. Je vais te montrer quelque chose."
Elle le guida vers le dance floor, au centre de la salle, sous l'anneau suspendu. La musique gothique l'enveloppa, les voix féminines chantant en latin résonnèrent dans ses oreilles.
"Je vais te faire une séance de trampling", dit-elle. "Tu restes immobile, tu me fais confiance, et je danse autour de toi. Tu te laisses porter. D'accord ?"
Max hocha la tête, le souffle coupé.
Il resta immobile, debout au milieu du dance floor, tandis que Pandore commençait à danser autour de lui. Ses mouvements étaient lents, sensuels, presque hypnotiques. Elle tournait, virevoltait, sa robe noire tourbillonnant autour d'elle.
Ses doigts effleurèrent la chemise de Max, déboutonnant le premier bouton, puis le deuxième. Lentement, elle défit sa chemise, la faisant glisser le long de ses épaules, le laissant torse nu sous les lumières tamisées. Elle fit glisser ses doigts sur sa peau café au lait, traçant des lignes invisibles sur son torse, ses épaules, son ventre.
Elle tourna autour de lui, ses talons aiguilles claquant sur le sol, ses mains le caressant, le découvrant. Elle défit son pantalon, le faisant glisser le long de ses jambes, le laissant en boxer, offert, vulnérable.
Max ne bougeait pas. Il la regardait, envoûté par ses mouvements, par la lueur dans ses yeux, par sa beauté qui semblait illuminer la pièce.
Pandore dansait, tournait, se rapprochant parfois, puis s'éloignant, jouant avec lui comme un chat avec une souris. Puis elle s'approcha, le déséquilibra d'une poussée légère, et Max s'effondra, se retrouvant allongé sur le dos, le regard levé vers elle.
Elle se pencha, son visage à quelques centimètres du sien.
"Tu es à moi, maintenant", chuchota-t-elle.
Elle se releva, se positionna sous l'anneau, ses jambes écartées au-dessus de lui. Max vit ses dessous en dentelle noire, un détail qui lui coupa le souffle. Elle s'assit sur son visage, sans enlever ses sous-vêtements, le laissant sentir le tissu, la chaleur, le poids de son corps.
Max étouffa pendant quelques minutes, privé d'air, submergé par les sensations. Il aurait pu suffoquer, mais il ne voulait pas qu'elle s'arrête.
Puis elle se releva, laissant l'air revenir, et posa ses talons aiguilles sur lui. Elle commença à marcher sur son corps, ses pieds nus dans ses chaussures à talons, posant le talon sur son torse, ses cuisses, ses bras. Max sentit la douleur aiguë, mais il endura, pour elle, pour son plaisir, pour la flamme dans ses yeux.
Il adorait son regard. Il adorait la manière dont elle le dominait.
Pandore descendit de lui, s'allongea à côté de lui, l'enlaçant. Max sentit son corps contre le sien, sa chaleur, son souffle. Il sentit une érection naissante, pressante, qu'il ne pouvait cacher.
Pandore posa sa main sur sa poitrine, sentant son cœur battre.
"Non", dit-elle doucement. "Pas ce soir. Je sens que tu es tendu, que tu es plein de tensions accumulées. Mais à partir de maintenant, ça va aller. Tu as laissé aller. Tu t'es abandonné. C'est le plus important."
Max sentit une vague de soulagement l'envahir. Un poids qu'il portait depuis des années, depuis toujours, semblait se dissoudre. Il ferma les yeux, laissant une larme couler sur sa tempe.
Ils restèrent ainsi plusieurs minutes, enlacés, la musique gothique les enveloppant.
Pandore se pencha vers son oreille, sa voix un chuchotement.
"Je te défends de tomber amoureux de moi. Crois-moi, il n'y aura rien de bon là-dedans."
Max sourit faiblement. Il ne tomberait pas amoureux. Il était trop lucide pour ça. Mais il était reconnaissant. Pour ce moment. Pour cette danse. Pour cette cage qu'il avait portée toute sa vie, et qui venait de s'ouvrir.
Ils revinrent à table, s'assirent face à face. Pandore commanda deux verres. Max regarda autour de lui. Blizzard et Michael avaient disparu.
"Où sont-ils partis ?", demanda-t-il.
Pandore haussa les épaules, un sourire mystérieux aux lèvres.
"Probablement dans une salle spéciale. Blizzard a trouvé sa victime. Michael a trouvé sa maîtresse. Ils doivent s'amuser."
Max sentit une pointe de curiosité. "On peut les retrouver ?"
Pandore le regarda, un sourire amusé. "Tu es curieux. J'aime ça. Viens."
Elle se leva, prit sa main, et le guida à travers les couloirs du club. Ils passèrent devant des alcôves fermées, des portes capitonnées, des rideaux tirés. Des bruits étouffés, des rires, des gémissements, filtraient à travers les murs.
Pandore s'arrêta devant une porte entrouverte, une lumière chaude s'en échappait.
"Regarde", chuchota-t-elle.
Max s'approcha, le cœur battant.
La pièce était petite, capitonnée de velours rouge, éclairée par des bougies. Au centre, Michael était à genoux, complètement nu. Le humbler de Blizzard était fixé sous ses testicules, ses jambes écartées, immobilisé par la contrainte de bois. Une corde reliait le humbler à sa queue de cheval, tirant sa tête vers l'arrière, le forçant à adopter une posture offerte et vulnérable.
Blizzard, debout devant lui, tenait son fouet tressé. Elle le faisait siffler dans l'air, claquer contre la peau de Michael, une fois, deux fois, trois fois. Le bruit du cuir frappant la chair était sec, précis. Michael ne bougeait pas. Ses yeux étaient fermés, son souffle profond, régulier. Il semblait ailleurs, perdu dans un état de transe.
À chaque coup, un léger tressaillement parcourait son corps, mais il ne se plaignait pas. Il accueillait la douleur comme un cadeau, s'abandonnait à chaque impact.
Pandore regardait, un sourire aux lèvres. Max sentit la chaleur lui monter au ventre. Il n'avait jamais rien vu d'aussi intime, d'aussi exposé, d'aussi beau.
Soudain, Pandore se tourna vers lui. Elle posa sa main sur sa nuque, l'attira vers elle, et posa ses lèvres sur les siennes.
Le baiser était doux, léger, presque timide. Max sentit le parfum de Pandore, la douceur de ses lèvres, la chaleur de sa peau.
Puis elle se recula, un sourire mystérieux aux lèvres.
"Pas ce soir", murmura-t-elle. "Pas encore. Mais un jour, peut-être."
Max hocha la tête, le souffle court. Il ne savait pas si elle parlait sérieusement, ou si c'était juste un jeu. Mais il était reconnaissant. Pour ce moment. Pour ce baiser.
Ils quittèrent la salle, refermant doucement la porte derrière eux, laissant Blizzard et Michael à leurs jeux.
Ils revinrent dans la salle principale. La foule s'était épaissie, des gens discutaient, riaient, dansaient. La musique avait changé, plus rythmée, plus électrique.
Sur un canapé, deux nouveaux couples étaient installés. L'un des soumis était travesti, vêtu d'une robe en dentelle noire, des bas résille, des talons hauts. Il était assis aux pieds de sa Domina, une femme grande, imposante, vêtue d'un corset de cuir. À sa ceinture pendait un gode ceinture.
La Domina se leva, attrapa son soumis par le collier, et l'entraîna au milieu de la salle, là même où Max avait été allongé quelques heures plus tôt. Elle le mit à quatre pattes, la tête baissée, les fesses offertes.
Elle sortit le gode ceinture, le fixa autour de sa taille, l'ajusta. Puis elle s'agenouilla derrière son soumis, et d'un geste lent, précis, elle s'engagea en lui. Les mouvements étaient doux, réguliers, presque dansants. Le soumis gémissait doucement, s'abandonnant à chaque ondulation, à chaque caresse intime. La Domina le tenait par les hanches, le guidait, le possédait, en un rythme lent et hypnotique.
Max regarda, fasciné. Ce n'était pas violent. C'était une danse, une communion, un échange de confiance et de plaisir. Il voyait la lueur dans les yeux du soumis, un mélange de douleur et d'extase, une acceptation totale.
Pandore le regardait, ses doigts caressant son verre.
"Tu vois ?", dit-elle doucement. "C'est ça, le BDSM. Ce n'est pas de la violence. C'est de la confiance. De l'abandon. Un don mutuel."
Max hocha la tête, incapable de parler. Il était submergé par ce qu'il voyait, par les sensations qui l'envahissaient.
Michael et Blizzard réapparurent un moment plus tard. Michael portait toujours le humbler, mais il semblait plus détendu, presque heureux. Blizzard avait un sourire satisfait. Ils s'approchèrent de Pandore et Max.
"On s'est bien amusés", dit Blizzard en s'asseyant. "Et vous ?"
Max raconta brièvement leur soirée, le trampling, le baiser.
Blizzard éclata de rire.
"Pandore est experte. Elle sait ce qu'elle fait. Si elle t'a dit 'pas ce soir', c'est qu'elle sait ce qu'elle fait."
Pandore lui adressa un sourire complice.
Le temps passa. La soirée battait son plein. Max regarda sa montre. 3 heures du matin.
Il se leva.
"Je dois y aller", dit-il. "Je suis fatigué."
Pandore le regarda, un sourire doux.
"Tu reviendras ?"
Max hocha la tête, les yeux brillants.
"Oui. Je reviendrai."
Il salua tout le monde, Blizzard, Michael, Jean-Pierre qui était toujours dans son coin, observant avec son sourire bienveillant.
Il regagna les vestiaires, ouvrit son casier, récupéra ses affaires. Son téléphone, ses papiers, son portefeuille. Le petit sac avec le gode.
Il se rhabilla, remit sa chemise, son pantalon, ses souliers.
Il quitta le club, la porte massive se refermant derrière lui dans un bruit sourd.
Dehors, l'air était froid, vivifiant. Le fleuve bruissait au loin, les lampadaires projetaient leurs halos jaunes. Le printemps était là, mais la nuit était encore fraîche.
Max prit le métro, rentra chez lui.
Dans son dortoir, il s'assit sur son lit, le cœur encore battant. Il ouvrit son sac, en sortit le gode qu'il avait acheté au sex-shop. Il le regarda un long moment, se souvenant de la honte qu'il avait ressentie en l'achetant, se souvenant du videur qui l'avait trouvé dans son sac.
Puis il s'allongea, s'offrit à lui-même ce qu'il n'avait pas eu ce soir. Ce n'était pas Pandore. Ce n'était pas une Domina. C'était lui. C'était son corps. C'était son abandon.
Il gémit doucement, s'offrant à lui-même, se remplissant, se vidant, s'apaisant.
Quand il eut terminé, il resta allongé, le regard fixé au plafond. Les ombres du printemps dansaient sur les murs. Il se sentait léger, vide, apaisé.
Il se promit qu'il reviendrait.
Il avait trouvé sa place.
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