par le Il y a 1 heure
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J'ai tenté il y a quelques jours de poster un commentaire sur le site, désaffecté depuis plus de dix ans, d'une dominatrice. Bien sûr rien n'y a été publié et vraisemblablement rien ne le sera, mais je crois que ce que j'y ai proposé aurait sa place ici comme article.

 

D'abord, cependant, je dois préciser que je ne viens donner de leçon à personne, et que je n'aurais aucun titre à le faire, étant pour l'heure un simple fantasmeur, venu ici pour découvrir par les témoignages des pratiquants s'il est, justement, plus qu'un fantasmeur.

Voici donc ce que je crois avoir à dire :

Je ne ressens pas d'attraction plus forte pour une couleur de peau. Chacune me plaît.

L'idée d'une dominatrice noire pour moi n'évoque pas le commerce triangulaire ni la traite transatlantique. Quand je pense à une femme noire, c'est à l'Afrique que je pense. Ce sera donc plutôt le fantasme du poème « Femme noire » de Léopold Sédar Senghor. « Femme nue, femme noire … » : la nature dans son plus simple appareil, dans toute la force des instincts qu'elle nous inspire par son absence d'artifices, le triomphe du désir charnel sans apprêt.

Et, s'il s'agit de dominatrice, alors je verrai plutôt l'homme blanc aux pieds d'une reine, ou d'une villageoise ordinaire, qui pour lui ne sera pas moins reine, puisqu'il est désarmé dans un monde qui lui est inconnu, et confronté après des mois de sevrage à la manifestation sans voile de la féminité luxuriante, et sans fausse pudeur. Sa propre virilité, en se rejouissant d'une telle vue, marque déjà sa dépendance… mieux que des liens, sa propre chair trahit sa défaite consommée d'avance, en révélant la soif qui le dévore… soif… qui ne s'étanchera que si La Femme le veut, et le brûlera sinon.

Ce serait mon fantasme personnel, si la dominatrice se trouvait être une femme noire, mais je comprends qu'on voie tout autrement.

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