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Tu as un mot pour tout arrêter. Le SAFEWORD.
La question n’est pas “l'as-tu ?”
La question est : est-ce que tu t’autorises vraiment à l’utiliser ?
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1. Le piège invisible
Certaines soumises font la chose suivante, sans même s’en rendre compte :
“Je vais endurer. Je ne vais pas dire le safeword. Parce qu’après, il sera fier de moi. Il me câlinera. Il me dira que je suis forte, que je suis sa meilleure, qu’il m’aime.”
Et toi, tu attends ça. Ce moment doux. Cette récompense.
Sauf que la douceur arrive parce que tu as souffert en silence. Pas parce qu’il t’a respectée.
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2. Le mensonge que tu te racontes
Tu crois que tu le protèges en ne disant pas stop.
“Il ne faut pas le frustrer.”
“Il va croire que je ne suis pas assez solide.”
“Je ne veux pas le décevoir.”
Mais la vérité, c’est autre chose.
Tu as peur qu’en disant stop, la tendresse disparaisse.
Tu as peur qu’il te regarde différemment.
Tu as peur qu’il aille chercher ailleurs celle qui “tient mieux”.
Alors tu serres les dents. Et tu attends la fin.
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3. Ce que ça fabrique en toi
À force, tu ne sais plus où est ta limite.
Tu la repousses, encore, encore.
Tu confonds endurance et soumission libre.
Tu confonds abandon et disparition de toi-même.
Et lui, il est content. Parce que ça roule.
Il n’a pas à s’arrêter. Tu ne l’arrêtes jamais.
Il n’a même pas besoin de te contraindre.
Tu te contrains toute seule pour mériter son sourire, sa fierté, sa bouche qui dit “je suis fier de toi” après la scène.
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4. Le test simple pour savoir si tu es libre
Pose-toi cette question, franchement :
“Si j’utilisais mon safeword maintenant, est-ce que j’aurais peur de sa réaction ?”
· Peur qu’il s’énerve ? → Problème.
· Peur qu’il boude ? → Problème.
· Peur qu’il soit déçu et qu’il soit moins chaud après ? → Problème.
· Peur de perdre cette bulle de tendresse qu’il me donne quand j’ai bien tenu ? → Gros problème.
La liberté, ce n’est pas d’avoir un mot.
La liberté, c’est de pouvoir l’utiliser sans perdre l’amour.
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5. La vérité qu’on ne te dit pas
Un dominant sain ne veut pas que tu te taises.
Il veut savoir où est ta vraie limite – pas la limite que tu déplaces pour lui faire plaisir.
Si ton silence est ce qui lui prouve ta soumission,
ce n’est pas une relation.
C’est un marché : ta douleur contre sa tendresse.
Et toi, tu es du mauvais côté du contrat.
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6. Ce que tu mérites vraiment
Tu mérites un mot que tu peux dire sans trembler avant.
Tu mérites un arrêt qui ne déclenche ni froideur, ni punition, ni chantage affectif.
Tu mérites qu’on te récompense parce que tu dis la vérité sur ce que tu ressens,
pas parce que tu as su souffrir en silence.
Parce que dans une vraie domination,
la récompense, c’est d’être écoutée. Pas d’avoir tenu.
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Dernière phrase, pour y penser avant de dormir :
“Si j’ai peur de dire stop, alors ce n’est plus un jeu. C’est une prison avec des murs en velours.”
♰ LUX ANTE FERRUM ♰
Cette réflexion me semble très juste et explique certaines réactions qui peuvent étonner. J'avoue avoir été surprise par des réactions qui m'ont semblé complètement disproportionnées suite à des désaccords pour lesquels, de mon point de vue, il n'y avait pas de quoi en faire une montagne. On pouvait juste constater que l'on n'est pas d'accord et se quitter sur un sourire. Ce type de personnalité intervient assez fréquemment sur le forum féminin également. Avec un peu d'observation j'ai l'impression d'arriver maintenant à mieux détecter en amont ce type de profil et j'évite d'interagir. Mieux vaut prévenir que guérir...
Quand les hommes sont majoritaires, ils font le concours de celui qui sera le plus immature. Quand les femmes sont majoritaires elles font le concours de celle qui se prendra le plus la tête. Au final, c'est match nul.
J'aime bien la mixité pour son côté régulateur.
Je crois que on on peut parler de tout et à tous, si tant soit peu le fond est constructif et étayé. Genrer les sujets apporte pas plus de légitimité que d'intérêt.
Un terme me questionne "féminisme au sens noble du terme", allons bon ! Les combats pour les droits ont toujours été contextuels, leurs avancées sont intimement liées aux connaissances, aux acceptations sociales et aux vécus culturels. Ainsi les modes d'action et les éléments de langage s'adaptent pour etre pkus incisifs et acceptables.
Mes rencontres Bdsm m'ont clairement plus appris sur le féminisme et la sexualité féminine que mes rencontres vanilles, avec des partenaires s'appropriant, partageant et débattant, et heureusement, une sexualité à leur mesure.
Leon Blum écrivait dans "du mariage" que le contrat etait vicé par nature parce que l'homme arrivait seul polygame, qu'il fallait donc accepter que les femmes développent les expériences sexuelles si l'on voulait sauver le mariage. Conseil d'homme ? 😉





