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Je vais répondre à la question d' @EsclaveRoyal mais je rappelle avec grande insistance qu'en Europe et la plupart des pays dans ce monde, les contrats BDSM n'ont aucune valeur légale, ils sont même illégaux. Pire, aucune des parties (Maître.sse ou soumis.e) ne peuvent avoir un vrai moyen de pression avec ledit contrat, puisqu'aucun.e ne pourra aller au commissariat pour dire que l'autre n'a pas respecté une clause du contrat. Donc, si "contrat", il faut bien être conscient que c'est écrire un contrat "pour s'amuser" - ou, en tout cas, un moyen de mieux vivre son fantasme ou rêve, le rendant plus réaliste. Mais si une des parties fait des siennes (va outre ou ne fait plus rien)... l'autre partie n'a que le choix de subir ou de tout arrêter. Maintenant, je vais répondre à la question: selon moi, le contrat doit plutôt rester général. Vous pouvez facilement trouver des templates de contrat sur internet, en français ou anglais. Le plus important pour moi, c'est:
que chaque partie doit pouvoir arrêter, à tout moment, le contrat de manière définitive, sans l'accord ou l'approbation de l'autre. Il n'y a pas de "mais" ou "d'exception". Une relation BDSM est une "relation", pas une sorte de kidnapping. Aussi, en mettant en place cette clause, cela force le/la Maître.sse à ne pas "trop" forcer sur le/la soumise (les dérives pouvant vite arriver) et à devoir réaliser certaines envies du soumis. D'un autre côté, cela protège le/la Maître.sse contre les soumis.es étant trop collants, insistants et chiants avec eux/elles. Elles n'ont alors pas besoin de se justifier et facilement libéré d'un poids emotionnel.
l'annexe du contrat, avec la liste complète des pratiques détaillées possibles ou non (par exemple : "relations sexuelles" n'est pas une pratique assez détaillée. En revanche "relation sexuelle avec l'autre partie avec préservatif obligatoire", "relation sexuelle autre que le Maître.sse/soumis.e sans préservatif", etc. sont des pratiques un peu plus détaillées ... et encore, je n'ai pas précisé si cette relation était anale, buccale ou sexuelle. C'est cette liste qui est bien plus importante que le contrat lui-même. Concentrez-vous sur cette liste. Par exemple, à titre personnel, mes partenaires doivent remplir une fiche avec 425 pratiques détaillées dans différentes conditions avec la case "REFUS - NE SAIS PAS / À TESTER - ACCEPTÉ". Aussi, il est important que ces pratiques correspondent à votre condition médicale. Exemple : si vous étiez asthmatique, certaines pratiques devraient être interdites.
tout ce qui concerne la diffusion des médias (si l'un.e prend des photos ou vidéos, qui peut les utiliser, les poster ou les éditer et sous quelles conditons). Car ces photos peuvent être très compromettantes pour la vie familiale ou professionnelle pour les deux parties et il a déjà été observé d'anciennes relations dont l'une des parties exercait du chantage, même 30 ans après les faits (très rare mais ça arrive). Il est donc important d'avoir une partie très détaillée de ce qui est possible de faire ou non pour chacune des parties. Pour bien m'y connaître, il est même souhaitable de faire un second contratà part, légalement valide et reconnu, sur le droit à l'image durant les séances ou autre. Ainsi, cela protège les parties sur le chantage (à un certain point) et limite la diffusion des photos/vidéos. Aussi, si vous postez des photos de vous avec votre partenaire, cela peut vous protéger de tout futur procès.
le safe word à utiliser, tant vocal que gestuel. Certain peuvent ajouter une nuance avec des safe words indiquant quand cela commence à être problématique (sorte d'échelle graduée) mais l'utilisation d'un safe word implique l'arrêt immédiat de la séance et la libération immédiat de tous les liens ou entraves. Je rappelle qu'un safe word doit être défini pour la partie vocale (souvent "STOP") et pour la partie gestuelle (surtout si le/la soumis.e porte un bâillon ou une cagoule). Il devrait aussi être mentionné en tant que clause que quelque soit la pratique, il faut que le soumis puisse exprimer son safe word en toute liberté (car si le/la soumis.e est totalement immobilisé.e avec bâillon dans la bouche et qu'il a un problème, il faut qu'il puisse l'exprimer).
détailler la partie punition ou "si l'une des parties n'obéit pas", quels recours sont disponibles pour chaque partie ? Il est reconnu de manière notoire que, souvent, les Maîtres.esses "s'éclatent" lorsqu'elles leur soumis.es sont dans le cas du "tu ne m'as pas obéi, tu seras donc puni". Et parfois même, font exprès de tout faire pour pousser leur soumis.es à tomber dans ce cas-là, un peu comme un jeu. Il n'y a aucun problème à cela tant que les punitions ou autre ne sont pas extrêmes. Quoiqu'il arrive, les punitions ne doivent en AUCUN cas franchir les limites de le/la soumis.e en temps de "hors punition". Il y a eu trop d'abus, et en tant qu'ancienne soumise, je parle en connaissance de cause.
Pour tout le reste, vous pouvez laisser le contrat assez "général" comme vous dites. Encore une fois, vous trouverez plein de modèles de contrat sur le net. Un autre conseil : n'écrivez JAMAIS votre vrai prénom/nom sur un contrat BDSM. Vu qu'il est déjà illégal, inutile de se compromettre encore plus. De plus, si l'une des parties garde le contrat papier sur lui, ou prend en photo/scan le contrat avec votre nom, prénom et signature, vous faire chanter ou autre cela très facile. Je réitère: certes, c'est rare, mais à l'ère du numérique très ouvert, les piratages et autres, que baucoup d'applications téléchargent et revendent vos données (dont images/vidéos), et sachant que vous n'avez qu'une vie et un prénom/nom à vie, je vous suggère de faire très attention sur ce point. Utilisez vos pseudonymes, c'est largement suffisant. En revanche, pour les contrats de droit à l'image, il vous faudra renseigner votre vrai prénom/nom et ne surtout pas mettre votre pseudonyme.
On connait le contrat entre Wanda et Sacher-Masoch ou encore celui avec Madame Fanny de Pistor, mais en avez-vous déjà conclut un contrat avec votre Maître-sse ou votre soumis-e ?
J'ai tenté d'en rédiger un à plusieurs reprises mais je n'ai jamais vraiment su comment m'y prendre.
L'idée de rester général me paraît bonne, mais cela donne un contrat creux et sans intérêt. A contrario, à force de trop rédiger et de trop préciser des règles, c'est prendre le risque qu'il soit inutilement long et parfois pas actualisé.
Bref, avez-vous déjà conclu un contrat d’appartenance et, si oui, avez-vous des suggestions/une structure pour en rédiger un ?
Post ancien mais question intéressante.
Durcir ou ramolir sur ordre… fantasme pour moi qui consiste surtout à recevoir un ordre à l'éxécution duquel on n'a aucune prise. :)
Intéressant.



