Bonjour,
Je partage juste ici une expérience personnelle qui n'a de valeur que celle qui j'ai bien voulu lui attribuer, n'étant nin dans une démarche d'opposition (je bosse et me sers énormément des IA), nin dans un prosélytisme apologique d'une Révolution Numérique 3.0. Membre du groupes d'écriture ici "Des Mots et des Maux", j'ai testé via un I.A. la création d'un poème bien spécifique sur les retrouvaille d'une soumise après plusieurs années d'éloignement, de silence. Peu importe ceux qui jugeront ma démarche car là n'est pas le sujet du thème, restons sur l'IA. Texte retravaillé par plusieurs prompts et autres directives précises, j'y ai mis une partie de moi-même en étant aidé par l'IA, retravaillant, faisant réécrire des passages, modérant certains, accentuant d'autres, enflammant d'autres encore. Un réel "travail" exécuté par l'I.A. en outil, outil que je dirigeais et utilissais à ma guise dans mon bit personnel à atteindre. (Tel que je le pratique dans ma profession au quotidien). On utilise bien sans même réfléchire le correcteur d'orthographe, ce qui fait qu'on ne sait plus écrire sur une page blanche pour beaucoup ? On utilise Word, sa mise n page, ses outils, ce qui fait qu'on ne maîtrise plus la mise en page administrative précisément, ni les appelations référentes strictes et catégorisées en fonctions du rang administratif de l'interlocciuteur à qui on s'adresse ? Donc.... Que penser ? Que penser vis-à-vis de l'IA ?
Dans mon expérience poétique : un résultat assez surprenant en qualité. Mais pour moi, c'était tellement parfait que le Lagarde & Michard ne l'aurait peut-être pas pris ? Honni ? Ou encensé ? Beaucoup de réflexions dans mon esprit déjà bien encombré. Mais qui avaient leur intérêt. Refuser et/ou ignorer l'I.A., c'est comme en 1990 refuser internet. Quid trente ans plus tard des inquisteurs réfractaires intrasigeants ? Précise t-on aujourd'hui "texte mis en page et corrigé par Office 365" ?
Pour revenir à mon poème généré par I.A., il était pour moi, trop beau, pas de moi, trop loin de moi.
Mais surtotu écrit sans mes tripes, mon âme, mon esprit, ma rage et mes émotions. Mais si cela ne pose pas de problème pour d'autres, alors pourquoi refuser et juger ? La Cène ou la Joconde aurait-elles la même intensité et le même impact émotionnel en les admirant si elles avaient été générées en deux clics ? Le David ? S'il était sorti d'un imprimante 3D via un prompt donné à une IA ? Serait-il ce qu'il est aux yeux de beaucoup, comme une perfection ? Là est la question pour moi. Déjà aujourd'hui, ce n'est pas beaucoup signalé quand l'IA est utilisée malgré certaines réglementations légales imposées, qu'en sera t-il dans dix ans ? En sera t-on à l'inverse avec la mention "généré par la main/pensée humaine sans ajout exterieur" ? J'ai testé, j'ai trouvé ça beau et laid. Formidable et terrifiant. Fabuleux et à gerber. Ambivalence...
Si c'est juste pour en "mettre plein la vue", l'illusion ne dure que le temps de la lecture, tant le contraste est dur ensuite, quand le moi se heurte au mur de la réalité de son champ lexical et réthorique étroit. Donc on la voit assez vite, cette imposture. Et si elle est par contre signalée comme démarche dès le début, comme support pourrait-on dire même artistique, et travaillé et retouché et retraivallé, qu'en dire, qu'en penser ? NFT nouvelle variante, (qui existe probablement déjà d'ailleuirs) ?
Personnellement, j'aime faire cogiter mes méninges, sentir l'inspiration embraser mon esprit quand elle surgit et ça, jamais je ne l'aurais avec une I.A. C'est donc à chacun de se forger son opinion. J'ai laissé délibérémment le poème sur mon profil, mais jamai je n'ai eu l'intention de le poster dans la rubrique des "Mots et des Mots" où là par contre, j'ai écrit et déposé un autre poème totalement imparfait, des mes méninges détraquées, et de mon stylo cassé, mais n'étant qu'entièrement issu de mes pensées. Merci Sylvie pour un sujet pleinement actuel. (je me relis pas, ça restera spontané, donc navré pour mes fautes éventuelles et probables)