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Neilerio
.Posté dans Partage femme pour domination 1h hummm
Je pense que ça sent le fantasme pas sérieux, le pseudo plan cul + département, le compte qui est censé être feminin au final c'est un mec le mari qui écrit grand classique du fantasmeur candauliste, j'ai même envie de voir si la photo n'est pas un photo prise sur le net.
La frontière me paraît moins se situer dans “l’intensité du pouvoir exercé*” que dans “la possibilité réelle de le reprendre”. Une relation D/s peut être extrêmement asymétrique sans être une relation d’emprise.  À l’inverse, une relation apparemment très douce peut devenir coercitive.  Le critère décisif n’est pas “jusqu’où le Dominant décide-t-il ?”, mais “que se passe-t-il lorsque la personne soumise cesse d’être d’accord ?” On peut consentir à obéir. On peut consentir à des règles très contraignantes. On peut même souhaiter que quelqu’un nous pousse hors de notre zone de confort. Mais il existe une différence fondamentale entre “dépasser une appréhension que l’on souhaite dépasser” et “apprendre qu’un refus aura un prix affectif”.. Dans votre ex m.le premier “non” peut parfaitement devenir un “oui” Le consentement n’est pas une opinion gravée dans le marbre. En revanche, il faut regarder ce qui produit ce changement.”J’ai réfléchi, je suis curieuse et maintenant je veux essayer” n’est pas équivalent à “je préfère accepter plutôt que subir son silence, sa colère, sa déception ou la peur qu’il me quitte”..  Les deux phrases aboutissent grammaticalement au même *oui*. Psychologiquement, elles racontent deux situations très différentes !!! C’est d’ailleurs, pour les manipulateurs,une manière assez simple de déjouer l’argument “Mais elle a accepté.”  Oui, elle a accepté …mais encore faut-il déterminer dans quelles conditions elle pouvait refuser.  Un choix n’est pas rendu libre par le seul fait qu’une personne ait prononcé un  Oui.Sinon, toute pression suffisamment subtile deviendrait miraculeusement du consentement dès que sa cible finit par céder (raisonnement remarquablement pratique pour celui qui exerce la pression.!) Pour moi, plusieurs indicateurs sont particulièrement révélateurs poir un cadre sain : - Le refus reste sans sanction.Pas seulement sans punition BDSM prévue, mais sans menace de rupture, retrait d’affection, humiliation, colère disproportionnée ou culpabilisation. - Les limites peuvent être renégociées dans les deux sens. On peut donner davantage de pouvoir, mais également en reprendre. - La personne conserve des espaces indépendants… Relations sociales, possibilité de demander conseil ailleurs, ressources personnelles et capacité à penser la relation hors du regard du Dominant. - La contestation n’est pas transformée en faute morale. Dire “je ne veux plus”  ne devient pas  “tu es une mauvaise soumise”, “tu me déçois” ou “tu n’es pas réellement engagée”. La soumission n’est pas un dû, elle sr gagne. - Le pouvoir confié reste identifiable.Lorsque l’autorité s’étend continuellement à de nouveaux domaines sans véritable discussion, le  cadre risque étrangement de devenir aussi extensible que les besoins de celui qui l’élargit! - La sortie reste imaginable et matériellement possible. Et oui, c’est vrai….il peut y avoir emprise sans intention consciente d’exercer une emprise.. Quelqu’un peut découvrir que sa colère obtient des concessions, que son retrait affectif produit de l’obéissance ou que son partenaire finit par anticiper ses désirs, puis laisser ce système s’installer sans jamais se dire “je vais l’asservir psychologiquement.” L’absence d’intention malveillante change le jugement porté sur la personne…elle ne change pas nécessairement l’effet produit sur l’autre. Inversement, “une influence considérable n’est pas automatiquement une emprise”. Sinon il faudrait considérer toute relation D/s comme pathologique. Une personne peut sincèrement vouloir qu’un Dchoisisse ses vêtements, encadre ses dépenses ou organise son quotidien. La question reste toujours *peut-elle récupérer cette compétence décisionnelle sans devoir d’abord obtenir l’autorisation de celui auquel elle l’avait confiée ?” C’est là que se trouve, à mon sens, le paradoxe central de la D/s …le pouvoir peut être abandonné dans son exercice sans être abandonné dans sa source (vaste sujet !!!) Le Dominant peut disposer d’une autorité immense à l’intérieur du cadre. Mais la légitimité de cette autorité continue à provenir du consentement de l’autre. C’edt la base (enfin ça devrait l’être !)  Si le Dominant obtient progressivement le pouvoir de décider également si la soumise a encore le droit de retirer son consentement,  on a changé de nature et de relation. Une personne sous emprise peut être persuadée qu'elle choisit librement. C’est ce qui rend l’emprise difficile à identifier. Le signe préoccupant n’est donc pas simplement qu’elle dise “c’est mon choix”, mais qu’elle ne puisse plus envisager sereinement l’alternative sans peur, culpabilité, désorientation ou sentiment de trahison. On ne peut probablement jamais garantir absolument cette liberté. Mais on peut organiser la relation de manière à la préserver.  Rendre la contestation possible, protéger le droit au refus, maintenir des espaces hors dynamique, permettre la remise en question et surtout considérer le retrait du pouvoir non comme une désobéissance, mais comme l’exercice du droit qui rendait précisément cette obéissance légitime. (Sorry pour le pavé !)