Je vois ça ainsi:
soit vous êtes un "soumis" de la société, et elle dicte votre peur de jugement - à l'extérieur, en gardant la chose secrète, vous êtes potentiellement bien vu MAIS, le jour où ça éclatera en public ou quand ça se sera, vous serez définitivement l'ingras, le paria, l'exclu.e et le plus mal vu de votre entourage jusqu'à votre mort. Ca peut aussi poser de sérieux problèmes de communication (surtout si vous êtes en couple) ou de frustration, à vie.
soit vous êtes le dominant de vous-même, et vous assumez en public - à l'extérieur, quelques personnes (surtout votre famille et quelques amis) arrêteront d'intérargir avec vous, vous verrez moins vos petits cousins/neuveux/nièces mais pour le reste, c'est une libération totale et de manière générale, malgré vos penchants, tout le monde vous appréciera et le reste sera heureux d'en discuter avec vous jusqu'à votre mort. Aucune frustration, aucun problème de communication.
Pour vous donner une idée: mon porte clef a un petit ourson habillé en tenue BDSM, toute mon entreprise (top 10 internationale) sait que je fais du BDSM à haut niveau, le manager se tort de rire quand il lit "Latex pool party" ou "WE Latex poney Saumur" ou "Demoniak" en commentaire de mes jours de congés posés et me demande ce que c'est. Mes parents ont abandonné depuis longtemps de me demander d'arrrêter de pratiquer le BDSM, ma famille me prend pour une folle (catholiques pratiquants) mais respectent comme moi je respecte la pratique intense de leur religion. Je poste des photos de moi sur Fet (jamais sexuelles) mais à visage découvert, mes amis sont pour la moitié des personnes issues du monde BDSM et l'autre moitié sait très bien ce que je fais. Notre maison n'a pas de pièce dediée au BDSM (pas de donjon) mais notre salon a, aux 4 coins de la pièces, les bases d'un portique de suspension avec 2 moteurs de levage, de décorations BDSM, 4 immenses armoires rempli de latex, de jouets et de contraintes et pourtant, on ne cache rien quand nos familles proches viennent chaque année nous voir (bon, les jouets et latex sont cachés dans les armoires). À notre mariage, on avait une moyenne tente exclusivement réservée au BDSM et avions 135 couverts - 2/3 cathos, 1/3 pratiquants le BDSM - et oui on l'a fait ! On a un immense cadre de nous en tenue de mariés en latex dans notre salon, bref... si on invite des personnes chez nous, ils ne pourront pas NE PAS voir qu'on pratique le BDSM. Et on se souviendra toujours du jour où mon mari a ouvert à une témoin de Jéhovah ou autre secte - la pauvre : quand elle m'a vu et vu tout ça en arrière plan, elle nous a dit "pardon du dérangement" et est partie sonner chez les voisins. Point avantageux: plus personne ne se pose de question du pourquoi vous êtes trans et/ou votre mari gay. Au boulot personne ne peut me faire du chantage, c'est même l'inverse : ils veulent toujours en savoir plus (surtout les hommes). Situation opposée : certains de mes collègues de bureau ne veulent pas venir aux Munch car ils savent que je serai toujours là et ça les met mal à l'aise d'imaginer ça. En revanche, à assumer publiquement, j'ai des difficultés à accéder à des postes de management, ça c'est vrai.
Nous, avoir honte ? Jamais ! Ce qu'en pense les autres ? On s'en tamponne. Tu aimes ? => Cool, on peut même te faire tester notre matériel mais on ne te le prête pas et on ne t'invite pas dans nos jeux, c'est intime. Tu n'aimes pas ? => Tant que tu nous emmerdes pas avec ça, rien à cirer de savoir ce que tu en penses mais on fera le nécessaire pour éviter de t'en parler. Ce dont on aurait honte en revanche, c'est de poster des photos de nous qui dévoile nos corps nus ou de pratiquer du BDSM devant des enfants où dans un endroit non dédié au BDSM (entreprise, famille, etc.) mais ça ne nous est quasiment jamais arrivé. C'est bien plus les membres de notre famille qui nous font honte, qui refusent/refoulent les gays, le monde BDSM et tout ce qui n'est pas "vanille" - et le cousin de mon mari, gay, hait donc ses parents et eux le rejettent. Et c'est "nous" la honte ....
Le regard des autres dépend uniquement de VOTRE définition d'assumer qui vous êtes et ce que vous faites. Pour comparaison : vous avez déjà vu un mec (dans la rue) surtatoué avec un tas de piercings ou autre et avoir du mal à assumer ? Non. Si dans la rue vous en voyez un, vous vous dites "erk, c'est quoi cette merde ?" ou vous vous dites juste "ouh là, il est sacrément tatoué celui-là !" ? Je pari largement pour la seconde option. Certains aimeraient pouvoir être ainsi mais ne le font pas par peur de jugement - pourtant tous ceux qui sont habillés ainsi ne sont pas mal vus par la société. Pareil dans votre cas. Nos amis très vanille ont des passions communes avec nous outre le BDSM, et pourtant, on sort régulièrement ensemble. Et d'ailleurs, je note que ceux qui ont le plus de mal à en parler sont ... les hommes ! Les femmes à l'inverse me demandent facilement. Et au boulot c'est tout l'inverse - allez savoir
Nos sentiments n'ont pas diminués non, au contraire. En revanche ils ont évolués (surtout avec les hormones et nos envies respectives). Depuis qu'on s'est rencontré, sauf rares exceptions, on va une fois par mois en club BDSM et on pratique chez nous souvent les WE. On a pas peur de parler, entre nous uniquement, ouvertement de tout en terme de BDSM et de sexe, à des niveaux qui friserait l'illégalité : on parle zoophilie (ça reste des fantasmes je vous rassure, surtout tourné sur le poney et les chevaux à cause de nos tenues et accessoires liés à ça), on parle de viol simulé ou à jouer, etc. - aucun problème. Entre amis, ça dépend de chacun. Au boulot, je ne parle presque de rien (interdit par la politique de ma boîte) mais j'ai le droit de distribuer mon lien FetLife et de parler d'activités non sexuelles (latex, bondage pur, shibari, etc.) - mes supérieurs ne veulent juste pas de mention au sexe, relation sexuelle ou pratiques considérées illégales.
Le plus vous avez confiance en vous, le plus vous pouvez assumer et le plus vous irez loin dans la vie. Ne soyez pas le soumis des autres, dominez l'image que vous renvoyez aux autres.
Messages
Il me semble qu'il y a une légère ambiguïté dans l'expression « attirée par la soumission et la domination féminine », qui pourrait laisser croire que vous seriez « switch ». Bien sûr votre profil corrige cette erreur d'interprétation, si quelqu'un la commet.
Bonne chance à vous !
Nous avons notre code.... À refaire...ou pas !
Pas de debrief particulier, sauf un " ça fait mal aux fesses, ou un " wouah "...rien de plus....
Très souvent plusieurs jours après !
Ah mais de vous lire me rassure sur mon fonctionnement ! (Je passe souvent par l'écrit sur un carnet mais il n'arrive pas à me lire ^^ j'écris très mal !!!!)
N/nous on parle durant la séance surtout quand il y a une nouvelle pratique un nouvel accessoire après on reparle durant l'aftercare. Rien n'empeche d'en parler le lendemain le sur lendemain le sur sur sur sur lendemain.
Bonsoir. Tout pareil ! Ta réponse me fait même sourire car nous, nous sommes plus dans des discussions par onomatopées !! Ca donne : " alors ? - waou ! - mmmm - bof - yessss etc...
On fonctionne aussi comme ça, beaucoup d'éclats de rire face à mes boulettes ou ma difficulté à "la comprenette" parfois...
Et ce n'est pas spécialement un temps de debrief, plutôt de la communication sur nos ressentis à tous les deux. Mon Maître commence aussi à bien me connaître et sait souvent avant moi ce qui est en train de se passer dans ma tête...
Pas vraiment de debrief au sens strict chez nous. Cela se fait plutôt en continu à travers les conversations, puisque l'on discute beaucoup (et de tout), et cela vient de manière fluide. En général c'est assez simple et le debrief n'est pas vraiment nécessaire puisqu'il voit immédiatement les ressorts cachés derrière mes réactions.
Et même, chose qui va certainement vous faire sourire: bien que l'on vive maintenant ensemble, on continue à échanger aussi par mail. Comme je suis introvertie de nature (même si j'ai progressé) je suis parfois plus à l'aise à l'écrit qu'à l'oral pour exprimer vraiment le fond de ma pensée, donc c'est un moyen de communication complémentaire que j'apprécie beaucoup (c'est lui qui l'a proposé et, comme toujours, il a vu juste).
A part ça, on rigole beaucoup ensemble ( et il rit de mes bêtises et de mes taquineries 🙂 ) et là aussi j'apprécie d'avoir quelqu'un qui ne se prend pas excessivement au sérieux, car un bon fou rire suite à un raté ou une incompréhension, c'est quand même bien mieux que de se prendre la tête pour des bêtises..
Ceci étant, c'est un mode de fonctionnement qui convient parfaitement à ma psychologie, mais qui n'est probablement pas adapté à la majorité des relations, c'est pourquoi de manière générale je ne parle plus trop, ici, de notre manière de fonctionner, en me disant que ça n'a pas d'intérêt pour la plupart des gens (car trop spécifique).
Il sont quand même souvent raison 😉
Bonsoir, de notre côté premiers ressentis sur l'instant, et le reste le lendemain ou plus tard
Il n'y a pas de regle en la matière ! l"essentiel est de la faire. En ce qui me concerne, j'ai toujours ressenti le besoin de terminer intenses, dans les heures suivantes, par un aftercare ! Une première decompression est indispensable, ne serait en liberant la parole, si besoin est ! Il va de soi que ce travail se poursuit les jours suivants. Mais encore une fois, à chacun de ressentir le besoin et les modalités !
Ah et en complément, lors d'événements de vie difficile mon Dominant avait interrompu des " séances ", je lui en avais voulu sur le coup. C'était sorti très spontanément juste après et il avait beau me partager ses arguments et sa sagesse, je trouvais ça tout pourri !
Sauf qu'avec le recul, plusieurs jours après et encore maintenant je sais parfaitement pour quelles raisons il avait fait ça, et ça me saoûle de l'écrire mais il avait raison. Rires !
Ça m'a permis de conscientiser que quand je suis dans une recherche de destruction, le bdsm est à mettre de côté me concernant...
Les retours se font de manière naturelle chez nous.
Ça peut très bien être juste après, quelques instants après, quelques heures, parfois quelques jours... (en développé hein)
Voire beaucoup plus, me concernant.
Quand quelque chose a bloqué par exemple (un ressenti pas terrible ou l'impression de ne pas "être dedans", cette atroce sensation uniquement subissante ...) je le verbalise rapidement souvent mais j'ai du mal à l'identifier réellement (causes, raisons, remédiations possibles... ...)
J'ai besoin d'un temps de cheminement.
Et généralement on en parle de manière fluide aussi et décomplexée quand le moment se présente, ça évite le côté " concertation formelle " mais on est peu protocolaires de nature et ça nous convient ainsi.
Les échanges se font sans forcer le retour, pourtant nécessaire, mais à chacun ses temporalités et ses manières de faire pour que ça se passe au mieux pour les deux. L'essentiel est quand même LÀ. Sourire.
J'aime bien votre questionnement et l'allusion à la " réunion ". Ça me parle !
Merci pour votre retour, nep. Ca fait plaisir car souvent on n'a aucun retour. Certains effacent même leur question dès qu'ils ont eu une réponse, du coup j'ai l'air d'être complètement à l'Ouest à répondre à des questions qui n'existent pas 😂
Effectivement, sur le forum il faut s'abonner explicitement au fil de discussion pour avoir les notifications, alors que sous les articles c'est automatique dès que l'on a mis un commentaire. C'est un peu déroutant, mais on s'y habitue.
@ maitressemani
Non , non.
Comme le dit sylvie35, tout le monde à sa place si bonne volonté il y a.
Mais l'esclave est un stade au dessus de la simple soumission, meme si, comme cela a été dit, la notion est plus que floue pour certains.
Mais tout est possible.
C'est VOTRE relation.
Et le plus important est que TOUS les deux soyez sur la meme longueur d'onde.
C'est la seule chose qui importe.
Mais, oui, j'avoue ne pas comprendre le concept de "esclave mais pas trop", par intermitence...
Pour illustrer mon propos imaginons nous sur un marche aux esclaves. Tu en achétes un mais tu lui dis: de telle heure à telle heure, tu seras mon esclave...
Mais encore une fois, c'est votre relation, et si tous les deux sont d'accord, pourquoi pas?
Les poste de sylvie35 sont, plus que généralement de bons sens.
Elle a donné des liens....
N'est ce pas déjà un bon point à creuser afin de faire le point?
[CORRIGÉ] Les témoignages que j'ai lus peuvent en gros se diviser en deux catégories : les relations où la domination est permanente, celles où elle est limitée par des rituels. Pour ma part je n'envisage pas le premier type, mais c'est évidemment un choix personnel. Dans les deux cas, j'ai trouvé fréquemment une ritualisation des rapports : à certains moments, déterminés ou choisis par la dominatrice, le soumis doit devant elle s'agenouiller, se prosterner… et ainsi de suite. Je cite souvent ce texte du site, aujourd'hui disparu, d'une certaine « maîtresse Inès » : J'ai déjà donné aussi le lien d'une vidéo de Catherine Robbe-Grillet : https://www.youtube.com/watch?v=4EMEezdOy6k Dominer, c'est avant choisir ce qui vous plaît. Ce peut êre physiquement éprouvant, ce peut être aussi banal que demander un verre d'eau. C'est à vous de choisir ce que vous voulez.
|
LE LIVRE QUE LES HOMMES SOUMIS ATTENDAIENT ![]() BDSM : Guide pratique de l’homme soumis est un livre pensé spécialement pour toi. Ce que tu y trouveras : |











