Neilerio
#0
Fédération suvi de projet https://www.youtube.com/watch?v=ixucdcCZzUA la vidéo répond aux questions qui avait été posé dans les commentaires dans la première vidéo. Comme pour le premier sujet allez voir la vidéo avant de commenter.
Dernière modification le 12/03/2026 19:02:08 par Neilerio.
2 personnes aiment ça.
LauDupond
#1
Le point soulevé dans la vidéo sur les moyens nécessaires est probablement le vrai nœud du problème. Dans beaucoup de projets collectifs, tout le monde est favorable à l’idée générale : représentation publique, défense des pratiques, visibilité, cadre collectif, etc. Mais au moment de financer concrètement la structure, la dynamique change. Chacun pense que ce serait utile… mais espère souvent que quelqu’un d’autre paiera. C’est un phénomène très connu dans les projets collectifs : si la contribution est uniquement volontaire, on obtient souvent beaucoup d’accord de principe mais très peu de ressources réelles. Du coup la question devient presque structurelle :
une fédération peut-elle fonctionner uniquement sur la base du bénévolat et des dons, ou faut-il envisager une cotisation obligatoire ou une forme de contribution collective pour qu’elle ait réellement les moyens d’agir ? Sans moyens, une fédération reste surtout une idée. Avec des moyens, elle peut réellement représenter, communiquer et structurer. La difficulté est donc moins l’accord sur le principe que l’acceptation du financement commun.
2 personnes aiment ça.
Neilerio
#2
Le point soulevé dans la vidéo sur les moyens nécessaires est probablement le vrai nœud du problème. Dans beaucoup de projets collectifs, tout le monde est favorable à l’idée générale : représentation publique, défense des pratiques, visibilité, cadre collectif, etc. Mais au moment de financer concrètement la structure, la dynamique change. Chacun pense que ce serait utile… mais espère souvent que quelqu’un d’autre paiera. C’est un phénomène très connu dans les projets collectifs : si la contribution est uniquement volontaire, on obtient souvent beaucoup d’accord de principe mais très peu de ressources réelles. Du coup la question devient presque structurelle :
une fédération peut-elle fonctionner uniquement sur la base du bénévolat et des dons, ou faut-il envisager une cotisation obligatoire ou une forme de contribution collective pour qu’elle ait réellement les moyens d’agir ? Sans moyens, une fédération reste surtout une idée. Avec des moyens, elle peut réellement représenter, communiquer et structurer. La difficulté est donc moins l’accord sur le principe que l’acceptation du financement commun.
Je suis d'accord j'ai vu un créateur de contenu BDSM demander si tel projet était une bonne idée tout le monde lui a affirmé que oui, il a alors lancé une campagne de crowdfunding qui n'a pas atteinds ses objectifs. L'idée de fédération me plait mais je pense qu'il aura fallu que ce soit lancé par une personne purement du milieu mais personne n'a d'intêret a fédérer largement quand on a un ( business modèle ) système qui fonctionne principalement par cooptation.
Soyez la première personne à aimer.
Monsieur F
#3
Bonjour,
Suite à la vidéo dont il est question ici, j’avais posé une question et j’ai reçu une réponse de la personne qui travaille sur ce projet de fédération. Voici le message que je lui ai répondu ensuite "Bonjour merci d’avoir répondu à ma question. Je voulais simplement apporter une précision sur ce que je voulais dire dans mon message précédent, notamment quand j’évoquais l’idée de vérifier, surveiller ou encadrer certaines choses. Je comprends l’argument selon lequel il existe déjà des associations, des communautés et des événements comme les munch où les pratiquants peuvent échanger et obtenir des conseils. Mais pour moi, le problème n’est pas seulement d’avoir des référents ou des lieux de discussion. Une fédération apporterait une légitimité différente. Par exemple, quand j’étais sportif, si j’avais besoin d’une réponse officielle ou d’un cadre clair, je ne m’adressais pas à l’association de mon club, mais à ma fédération de rugby. La parole d’une fédération a un poids institutionnel et une crédibilité plus forte. C’est pour cela que je pense qu’une fédération pourrait jouer un rôle important pour les pratiques du BDSM. Je sais qu’il existe de nombreuses formes et pratiques différentes. L’objectif ne serait évidemment pas de dire aux gens comment pratiquer, mais plutôt d’offrir un cadre reconnu qui puisse donner des repères et aider à se poser les bonnes questions afin d’éviter les situations problématiques. Cela pourrait être utile aussi bien pour les novices que pour des pratiquants plus expérimentés lorsqu’ils cherchent une orientation ou un avis de référence."
Je serais curieux d’avoir vos avis : est-ce que mon raisonnement vous semble pertinent ou est-ce que vous voyez les choses autrement ?
3 personnes aiment ça.
Neilerio
#4
Bonjour, Suite à la vidéo dont il est question ici, j’avais posé une question et j’ai reçu une réponse de la personne qui travaille sur ce projet de fédération. Voici le message que je lui ai répondu ensuite "Bonjour merci d’avoir répondu à ma question. Je voulais simplement apporter une précision sur ce que je voulais dire dans mon message précédent, notamment quand j’évoquais l’idée de vérifier, surveiller ou encadrer certaines choses. Je comprends l’argument selon lequel il existe déjà des associations, des communautés et des événements comme les munch où les pratiquants peuvent échanger et obtenir des conseils. Mais pour moi, le problème n’est pas seulement d’avoir des référents ou des lieux de discussion. Une fédération apporterait une légitimité différente. Par exemple, quand j’étais sportif, si j’avais besoin d’une réponse officielle ou d’un cadre clair, je ne m’adressais pas à l’association de mon club, mais à ma fédération de rugby. La parole d’une fédération a un poids institutionnel et une crédibilité plus forte. C’est pour cela que je pense qu’une fédération pourrait jouer un rôle important pour les pratiques du BDSM. Je sais qu’il existe de nombreuses formes et pratiques différentes. L’objectif ne serait évidemment pas de dire aux gens comment pratiquer, mais plutôt d’offrir un cadre reconnu qui puisse donner des repères et aider à se poser les bonnes questions afin d’éviter les situations problématiques. Cela pourrait être utile aussi bien pour les novices que pour des pratiquants plus expérimentés lorsqu’ils cherchent une orientation ou un avis de référence." Je serais curieux d’avoir vos avis : est-ce que mon raisonnement vous semble pertinent ou est-ce que vous voyez les choses autrement ?
Ton raisonnement me semble pertinent.
1 personne aime(nt) ça.
Lady_Agnès
#5
Cela se confirme : aucune publication concrète pour exposer le projet sur les sites BDSM de référence, mais uniquement des vidéos sur sa chaîne YouTube. On peut légitimement se demander si son intérêt est vraiment tourné vers le bien des pratiquants ou simplement vers sa promotion personnelle.
Il est assez ironique de voir quelqu'un, arrivé dans le milieu avec beaucoup de préjugés, commencer par insulter ceux et celles qui lui conseillaient de mieux s'informer avant de parler de BDSM, pour finir aujourd'hui par transformer nos pratiques en pur contenu marketing (vidéos, livres).
Au final, les pratiquants ne sont pas les membres d'une future fédération, ils sont juste les clients d'une audience... et les dindons de la farce d'un beau jackpot personnel.
2 personnes aiment ça.
sylvie35
#6
(j'ai regardé la vidéo et la précédente également)
Si mes souvenirs sont bons, j'avais lu qu'en Allemagne il y a la Bundesvereinigung Sadomasochismus (je ne vous garantis pas l'orthographe) qui fonctionne un peu comme une fédération, avec entre autres l'objectif de promouvoir une image positive du BDSM et de faire du lobbying auprès des politiciens et "décideurs" pour lutter contre les discriminations juridiques et sociales liées à cette pratique.
Je n'ai jamais creusé et je ne suis pas compétente pour émettre un avis pertinent sur ce projet, mais néanmoins je m'étonne un peu qu'il n'ait pas regardé s'il existe des expériences similaires dans d'autres pays. Cela serait une bonne base pour voir concrètement comment ça fonctionne (rien ne vaut un exemple), quelles sont les erreurs à éviter, évaluer l'intérêt potentiel et les dérives possibles, etc. C'est sans doute l'une des premières choses que j'aurais faite si j'avais un tel projet en tête. A moins qu'il ait fait ce travail, mais pour une raison que j'ignore ait choisi de ne pas en parler.  
Dernière modification le 13/03/2026 22:22:31 par sylvie35.
3 personnes aiment ça.
Maître SADE
#7
Monsieur F/sylvie35    je partage tout a fait cette optique ! Une facon de vulgariser et de "legitimer" le BDSM .... avec les points de repères essentiels comme le consentement et respect.... !
2 personnes aiment ça.
Aimez-vous tant les chaînes que vous demandez à ce qu'on vous en rajoute ? Il n'y a pas assez de supérieurs, de règlements en France et dans l'UE pour qu'on fasse une fédération qui réglemente comment je baise ?
Et dire que ce sont les mêmes qui trouvent l'Eglise trop coercitive.
Soyez la première personne à aimer.
Maître SADE
#9
 
Intime Photographie                                                                                                                                                                                                                                                                              Absolument pas ! Nous ne sommes dans un regime petainiste qui a confié aux ordres de regir les professions (ordre de medecins, architectes....) la vocation de ce genre d'institution est avant toutes choses de communiquer, de vulgariser et de "legitimer" le BDSM .... avec les points de repères essentiels comme le consentement et respect.... !" 
 
 
2 personnes aiment ça.
Neilerio
#10
Cela se confirme : aucune publication concrète pour exposer le projet sur les sites BDSM de référence, mais uniquement des vidéos sur sa chaîne YouTube. On peut légitimement se demander si son intérêt est vraiment tourné vers le bien des pratiquants ou simplement vers sa promotion personnelle. Il est assez ironique de voir quelqu'un, arrivé dans le milieu avec beaucoup de préjugés, commencer par insulter ceux et celles qui lui conseillaient de mieux s'informer avant de parler de BDSM, pour finir aujourd'hui par transformer nos pratiques en pur contenu marketing (vidéos, livres). Au final, les pratiquants ne sont pas les membres d'une future fédération, ils sont juste les clients d'une audience... et les dindons de la farce d'un beau jackpot personnel.
Attend ! attend ! les pratiquants sont assez bien charger de transformé le BDSM en marchandise ils ont pas eu besoin d'aide extérieur pour ça, la pensée néolibérale à bien infusée partout mais sans les avantages culturels associatifs des pays d'où vient cette pensée.
Faut voir ce qui se fait ailleurs faut ouvrir ses horizons.
Dernière modification le 15/03/2026 06:03:04 par Neilerio.
Soyez la première personne à aimer.
#11
 Si mes souvenirs sont bons, j'avais lu qu'en Allemagne il y a la Bundesvereinigung Sadomasochismus (je ne vous garantis pas l'orthographe) qui fonctionne un peu comme une fédération, avec entre autres l'objectif de promouvoir une image positive du BDSM et de faire du lobbying auprès des politiciens et "décideurs" pour lutter contre les discriminations juridiques et sociales liées à cette pratique.
Je m'étais promis de prendre un peu de retrait par rapport à cette discussion mais il y a vraiment des trucs intéressants... Cette association, BVSM, a une page wikipedia en anglais seulement . Elle comptait 400 membres et a révisé ses statuts pour s'inscrire comme fédération (asso d 'assos) officiellement enregistré comme lobbyiste (ça ne se fait pas en France mais au parlement européen et en Allemagne en l'occurence). Ils animaient des groupes de travail autour de themes etc. Leur trace se perd. Leur site bvsm.de  a fermé mais des bouts sont consultables sur archive.org.

Ils avaient été soutenus par l'association SMJG (smjg.org) littéralement "groupe de jeunes sadomasochiste". Qui est une organisation charitative qui s'adresse aux 14-27 ans (!!!)( Statutairement on ne peut pas en être membre après 27 ans !) Ils font du cover service, un numéro d'urgence, un soutien pour les victimes de crimes sexuels , du conseil (ils orientent vers d'autres services d'aide éventuellement...), du soutien psychologique (pour le jeune, ses parents...), conseil autour du coming out Ils organisent des "munchs" mensuellement dans une 40ne de villes.
Dernière modification le 15/03/2026 06:11:21 par Kiro.
1 personne aime(nt) ça.
Lady_Agnès
#12
Attend ! attend ! les pratiquants sont assez bien charger de transformé le BDSM en marchandise ils ont pas eu besoin d'aide extérieur pour ça, la pensée néolibérale à bien infusée partout mais sans les avantages culturels associatifs des pays d'où vient cette pensée. Faut voir ce qui se fait ailleurs faut ouvrir ses horizons.


Sérieusement? Suis je vraiment la seule à voir les redflag dans les propos tenus dans cette vidéo? (Je ne parle pas de ce qui se fait ailleurs mais bien de ce qui est exposé ici)
Dernière modification le 15/03/2026 10:46:22 par Lady_Agnès.
1 personne aime(nt) ça.
#13


Sérieusement? Suis je vraiment la seule à voir les redflag dans les propos tenus dans cette vidéo? (Je ne parle pas de ce qui se fait ailleurs mais bien de ce qui est exposé ici)
J'ai déjà donné mon avis sur le sujet et c'est exactement pour ces raisons... derriere cette soite disante bien pensance, il y a d'autres choses que peu ne veulent voir...
1 personne aime(nt) ça.
Neilerio
#14


Sérieusement? Suis je vraiment la seule à voir les redflag dans les propos tenus dans cette vidéo? (Je ne parle pas de ce qui se fait ailleurs mais bien de ce qui est exposé ici)
Ce qui est redflag s'est de dire qu'il y a eu des insultes sans dire lesquelles je veux bien un lien un timecode ou un screenshot. On a des gens qui vont en club qui sont des pratiquants qui écrivent des livres sur le BDSM qui sont incapables de se souvenir de ce qu'ils ont écrit à croire qu'ils ne sont pas les vrais auteurs, des gens qui copient des produits sur les voisins en ce moment s'est la folie des produits pour little, des gens qui vendent des formations sans objectifs et outils pédagogique. Je suis désolé ce que Steve propose ne me parait pas redflag.
Dernière modification le 15/03/2026 12:59:51 par Neilerio.
Soyez la première personne à aimer.
Lady_Agnès
#15
Mr Zion
oui j'ai vu vos interventions sur la precedente publication sur le sujet. et je comprends tout à fait que vous n'ayez pas envie de vous exprimer d'avantage sur le sujet
Mon commentaire est en lien direct avec la deuxieme video.dans laquelle certaines choses m'ont choquée.
1 personne aime(nt) ça.
Lady_Agnès
#16
Ce qui est redflag s'est de dire qu'il y a eu des insultes .


Relisez mon propos :  je n'y vois nulle part le mot "insultes".

Quant aux problemes dans la communauté, ceci est un autre sujet que cela abordé ici  .

Quant aux redflags, ce qui m'inquiète, c'est que beaucoup, comme vous, ne les voient pas et donc ne voient pas en quoi ce projet — tel qu'il est présenté — représente un danger, tant pour la communauté que pour ses membres.
Dernière modification le 16/03/2026 18:40:34 par Lady_Agnès.
1 personne aime(nt) ça.
LauDupond
#17
Note de réflexion – FFTSdLPB
La Fédération observe avec intérêt que cette discussion aborde plusieurs points essentiels :
– la question des moyens,
– la légitimité d’une structure collective,
– et l’existence d’expériences similaires dans d’autres pays.
Les archives montrent que la plupart des projets collectifs passent presque toujours par la même phase :
beaucoup de débats… avant les premières réalisations concrètes.
Les interrogations exprimées ici ne sont donc pas nécessairement un signe de faiblesse du projet, mais plutôt un passage assez classique dans la construction d’une initiative collective.
La Fédération remercie donc les différents intervenants pour leurs contributions, qu’elles soient enthousiastes, prudentes ou critiques.
Dans ce type de démarche, les objections jouent parfois un rôle utile : elles permettent de tester la solidité d’une idée avant qu’elle ne prenne une forme plus durable.
Une question reste peut-être ouverte :
à partir de quel moment un projet collectif cesse d’être une simple idée… pour devenir une réalité ?
Les travaux d’observation se poursuivent.
Avec prudence.
— Sympathisant de la Prudence
Soyez la première personne à aimer.