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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Quelques alexandrins...
C'est lorsqu'il est parti que j'en commençai la quête
Ce parfum si précieux, ce fumet entêtant
Qui mettait aussitôt tous mes sens à la fête
Lorsqu'elle ouvrait ses jambes à mon désir vibrant
Son odeur d'entre-cuisses, du meilleur millésime
M'évoquait l'ambre rare humée à bon escient
D'une coupe sacrée, d'un subtil graal intime
J'en avais privilège, en prêtre déférent
J'abreuvais son désir en soulevant sa jupe
Tandis que ses effluves encourageaient le mien
Humant l'humidité de ses humeurs de stupre,
Puis à sa source affine je m'abreuvais enfin
Elle s'en est allée : un parfumeur de Grasse
L'a séduite et depuis son con fleure la rose
La rose vous dis-je ! Quelle insulte à la grâce
Dont mes pauvres narines firent l'apothéose.
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Il fait chaud, le vent souffle par moment, l'ombre des arbres nous permet de rester au frais. J'ai revêtue une tenue légère... les cordes glissent sur ma peau, m'enserrent. Un doux cocon qui se forme, peu à peu je m'y abandonne, je m'y sens en sécurité, à l'abri. .. je te laisse sculpter mon corps, suivant tes désirs. .. emprisonner mes jambes. .. mes bras...je ferme les yeux. .. laisse mon esprit partir ailleurs, s'envoler, porté par les cordes... j'aime cette sensation d'étirement de mon corps... vestige de mes années de danse... mon corps qui se plie, se déploie, se suspens...se dépasse...
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Le début de soirée est plus calme qu'à l'accoutume... Rien à préparer ou presque... Dehors, il tombe des cordes et demain matin, le réveil est bâillonné.
Alors que le repas est pratiquement prêt, Il invite sa Douce à prendre l'apéro avec Lui. Moment agréable qu'ils ne peuvent savourer tous les jours à cause du rythme effréné, mais ils le dégustent avec plaisir...
Sur le point de mettre la table, Il se léve et pose ses mains autour du cou de son Coeur. Joignant le geste à la parole
«A partir de maintenant, tu es ma soumise jusqu'à ce que je te retire ce collier»
- Non!
- Inutile de te débattre, c'est ainsi ou tu t'en prends une.
- Non!»
Elle se débat, mais deux violentes frappes s'abattent sur ses fesses. Il se surprend presqu'à les avoir envoyées aussi fortes, mais il existe un Mot pour arrêter.... le reste, c'est de la rébellion.
Une fois calmée, Il enchaine
«Je te veux en tenue, jupe et tes bracelets.»
Pas un mot ne sort tandis qu'elle va chercher ses affaires...
A son retour, elle est comme Il veut, ravissante, même si elle n'est pas tout à fait à l'aise.
Pendant qu'Il lui enfile les bracelets aux poignets et aux chevilles, Il lui détaille le programme à venir et s'assied à table.
En la menottant les mains devant, Il lui ordonnede Le servir et la laisse s'aloigner dans la cuisine.
A son retour, Il l'attend, mais ne fait rien pendant qu'elle pose l'assiette devant Lui. Puis, elle pose la sienne sur une chaise qu'Il lui désigne, à sa droite et mange ainsi à genoux.
Des caresses lui sont posées sur sa tête, elle répond docilement...
Le plat suivant est différent. Il l'attend, cravache à la main. Il l'arrête.
Elle a toujours les assiettes en main quand Il lui soulève sa jupe. Du bout de la cravache, Il lui donne une petite frappe sèche sur la cuisse, puis une autre et une autre sur le sexe. Chaque frappe la fait sursauter plus ou moins discrètement suivant la puissance de la cravache.
Par ses sautillements et ses plaintes de douleur, elle L'excite, bien plus vite qu'Il ne l'avait envisagé, mais Il continue.
Quand le rouge clair s'installe sur ses cuisses, Il la laisse servir et poursuivre le repas avec Lui.
Pas une plainte n'est émise, juste des gémissements de plaisir quand Il la caresse entre 2 fourchettes.
Il sent que quelque chose cloche, Il ne la sent pas aussi libre que d'habitude. Aussi, Lui commande-t-il d'apporter la suite.
Quand elle revient, Il l'attend avec des cordes.
«C'est Moi que tu dois regarder et veiller à ce que tout se passe bien. Concentre-toi sur Moi, et uniquement Moi. Tout se passera bien et au mieux si tu ne considères que Moi.»
A ces mots, Il la ligote rapidement et la fait poser sur la table, exposée, offerte à sa vue, bandée et bâillonnée. Il déguste ainsi la suite de son repas avec le meilleur ornement de table qu'Il puisse avoir, sa soumise. Docilement, elle se laisse admirer. Elle est magnifique, les cordes mettent en valeur tout son corps qu'Il a hâte d'en jouir....
«Passons au dessert!»
Il la fait descendre de la table et, en lui retirant sa jupe, lui murmure:
«Je veux mon dessert à point, prépare-toi»
Il lui laisse les mains menottées et la fait asseoir dans le canapé. Ses mains guident les siennes vers sa chatte qui manifestement a aussi faim de dessert...
Puis s'installant devant elle,
« Je te regarde, applique-toi et tu auras une récompense...»
Ses doigts s'agitent aussitôt sur un sexe en manque et des gémissements se font entendre. Plutot discrets, ils deviennent de plus en plus insistant, mais ce n'est pas assez. Un coup de martinet lui ordonne de donner plus de vigueur à cette masturbation. Un deuxième s'abat pour lâcher un cri à travers le bâillon.
Ce n'est toujours pas assez. Sa soumise peut mieux faire et c'est une pince qui est posée sur un sein juste après un autre claquement, puis un autre et une pince est apposé sur l'autre sein …
«Jouis pour Moi, c'est trop long! Tu devrais déjà être en train de voyager!»
La pluie de coups de martinet reprend de plus belle et des claque s'abattent sur les seins.
Soudain, elle se crispe d'une force incroyable en lâchant un râle de plaisir que le baillon ne peut bloquer. Son corps ondule par violent a coups, torturé par le puissant orgasme qu'elle vient de déclencher en elle.
Sans attendre qu'elle en soit totalement remise, Il la retourne et se place derrière elle pour la saisir brutalement. Son sexe déjà durement raide disparaît en elle d'un coup, mais les puissants aller-retours qu'Il lui fait subir ont immédiatement raison de son Plaisir et d'autres orgasmes suivent aussitôt. Elle perd pied et tout contrôle tandis qu'Il la prend en possession. S'aidant des cordes pour mieux se loger profondément en elle, Il ne retient pas non plus des soupirs de plaisir, accompagné par ceux de sa soumise...
Enfin, Son corps se met aussitôt à entrer en transe pour se crisper soudainement violemment. Ca n'en finit plus, tous Ses muscles ne veulent se relâcher suite à ce fabuleux orgasme....
Puis, se retirant doucement, Il la libère de ses contraintes et, avant de la débâillonner, Il lui glisse:
«Ce soir, on est club. Tu auras ton collier.»
Le ton est donné...
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Il n’y a pas ces blancs, ces rires nerveux, ces trucs débiles que l'on fait quand on se rencontre pour la première fois. Il y a seulement deux corps qui se découvrent et deux âmes qui se retrouvent. Des mains qui se perdent, des regards qui s’accrochent et des baisers qui s’enflamment…
Il y a aussi la douceur du bout de tes doigts, celle du bout de ton nez, la chaleur de ton ventre, le contact soyeux de tes cheveux… La douceur aussi de tes gestes, de tes mots et du regard que tu portes sur moi.
La beauté et la bienveillance de ta manière d’attacher, quand je suis assise et que je te sens, collé à mon dos, contre moi… Ton nez qui se frotte sur ma joue, tes cordes qui glissent le long de ma cheville, de mes seins et d’ailleurs… Cette façon que tu as d’alterner le chaud et le froid, pour finalement créer le plaisir, le vrai, qui prend possession du corps et qui devient difficilement contrôlable.
Ces gestes d’une grande tendresse, cette empathie rare et précieuse… Ces sourires, ces yeux qui pétillent…
Quand tu m'attaches, j'ai l'impression que tu me protèges. J'ai l'impression que tu me berces de ton aura bienveillante... Il n'y a pas de mots... Juste tes mains, ton corps tout entier, et tes cordes. Quand je sens tes cils frôler mon visage... Ton menton qui se frotte à moi... Ces précautions, cet apaisement mutuel... J'ouvre la bouche et expire un grand coup. J'ouvre aussi les yeux : tu me souris, je te souris aussi. Je plane, putain... Je sens la chaleur de ton corps. J'imagine toute cette énergie positive graviter dans la pièce et créer un cocon. C'est beau à pleurer... J'imagine que vivre des moments semblables, c'est une chance ; j'en ai, de la chance...
Et le moment après les cordes, quand j'ai la tête qui tourne et que je suis toute flagada... Encore cette douceur, cette patience, cette tendresse...
Je...
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...Ou la petite liste des situations horripilantes vécues.
1. Dom dépité : Oui je vous pointe du doigt, vous, Dom mâle en manque qui se rabat sur un soumis parce qu'il ne trouve rien d'autre. Votre recherche est claire, vous voulez de la femme soumise ! Mais les jours passent ...
"Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? - Je ne vois que le soleil qui poudroie, et l'herbe qui verdoie"...
Alors pour soulager cette cravache qui vous démange, vous êtes prêt à la pire des bassesses, UN HOMME SOUMIS ! Quelle horreur, quel dégoût... Mais bon... Ça devrait faire l'affaire..
Avoir des préférences, c'est tout a fait normal, mais si l'idée d'avoir un soumis ne vous a jamais effleurée l'esprit avant cette "traversée du desert", par pitié, laissez ce pauvre soumis tranquille. Le coeur n'y sera pas. Depuis quand le BDSM se pratique sans un minimum de passion ? Dans tous les cas, je refuse d’être un choix par défaut.
2. Dom voyageur : Vous habitez sur Paris et moi en Dordogne " Ce n'est pas important, je me déplace facilement", redescendez sur terre ! Allons... ce n'est pas faisable. Ouvrez les yeux ! Vous savez très bien qu'il vous arrive très souvent d'avoir la flemme de descendre vos poubelles en bas de chez vous !!!!!!! Alors traverser la moitié de la France pour un soumis, que vous ne connaissez pas ou alors si peu ?
3. Dom SMS : "Slt t rech ?" Economie de lettre, économie de réponse... Oubliez moi comme vous le faites avec vos voyelles. Vous ne vendez pas un solex dans un journal de petites annonces, vous ne payerez pas plus cher en faisant un petit effort. Pour les fautes, passons (ce récit en étant truffé, j'aurais bon dos de dire le contraire), mais ce gloubiboulga de lettres... Très peu pour moi !
3 bis. Dominator vulgaris : "Salut lope/chienne/pute, t'es une bonne suceuse ?" Avant d’être un soumis, je suis un homme. Je demande un peu de respect, et une certaine correction lorsqu'on s'adresse a moi.
Pas de respect = pas de confiance= pas d’abandon = pas intéressant = pas la peine = je vous ai demandé de ne pas insister = mais c'est terrible a la fin ! = stop ! = arrêtez ou j'appelle la police !!!
4. Dom à risque : Sans vouloir une personne ultra-expérimentée, j'aimerais au moins quelqu'un qui sait ce qu'il fait, ou alors tout a fait conscient qu'il est novice ! Je vous offre mon corps après tout et nous "jouons" parfois a des jeux qui peuvent être dangereux... N'est pas Félindra, ou Indiana Jones, qui veut et ce n'est pas parce que vous avez un fouet dans la main que vous savez vous en servir !
Je ne veux pas finir a l’hôpital, j'ai une trèèèèèès mauvaise mutuelle...
5. Dom bout de ficelle : Pour moi, le BDSM c'est jouer avec le corps et l'esprit. Avec de l'imagination et un peu de systeme D, on peut faire des merveilles, mais si vous souhaitez user et abuser du corps de votre soumis autant le faire dans de bonne condition et avec le matériel adéquat...
Non, toutes les cordes ne sont pas utilisables pour attacher, non la laisse avec enrouleur de votre défunt youki/medor/sultan n'est pas forcement une bonne idée, non ces menottes cheap offertes par un ami potache ne seront pas du tout "safe"... Et rangez moi cette boite à outils, vous allez blesser quelqu'un...
6. Dom prétexte : Je ne suis pas votre bonniche. Si vous avez JUSTE besoin de quelqu'un pour faire le ménage chez vous, inutile d'utiliser le BDSM comme excuse pour faire récurer gratuitement votre maison, les chèques emplois services sont faits pour vous ! J'en ai déjà bien assez a faire chez moi...
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Bientôt sur ce site la sortie d'un journal switch alternatif: le Fucking Switch
Bonjour à tous et à toutes !
Ici sur Bdsm.fr, nous est enseigné l'art sacré du Bdsm. Dans ce lieu de haute culture et de non censure...tout baigne et tout progresse...
Cependant une suite de phénomènes suspects ont amené certains d'entres nous à s'interroger...
Certes il y a autant de pratiques du Bdsm que d'humains singuliers, mille et unes manières d'etre Maitre(sse), Soumis(e), Switch(e)....nous explique t on en ce lieu d'élection. Enfin officiellement.
Ave-vous remarqué que Bdsm est notre ami à tous, non mais vraiment à chacun d'entre nous...étrange...que dire de la disparition de 43,4 % des auteurs des articles non validés ? Enfin quelle est exactement la zone d'influence des Grands Maitres et Grandes Maitresses Dignes de ce Nom de L'ordre de la Nuit des Ténèbres ?
Le Fucking Switch vous propose une information rigoureuse tant sur les GMMDCNONT, que sur les réelles avancées et révolutions du Bdsm. D'autre part une enquête est actuellement menée sur ce mystérieux " Bdsm ton ami".
Nous espérons pour ce nouveau journal comme reporters : le créateur de l'Internationale Switchuationniste, Vlan 01, pour ses connaissances historiques et politiques ainsi que son accès permanent aux archives de La Sacrosainte Eglise du Bdsm (bien qu'il soit pontifiant), Heartbeat,qui a défrayée la chronique en faisant switcher des Maitres, auteure de "Bdsm, sensorialité et émotion", "Plaisirs : comment les découvrir" pour ne citer que les plus célèbres (malgré son lyrisme) et Koï enfin pour garantir l'objectivité et la non propagande du journal. En effet Koï est en passe de devenir un GMDCN (dans 10 ans et un butage de switch) ; rien de tel que serrer le serpent sur son sein pour rester vigilant.
Nous attendons confirmation de leur présence dans l'équipe de rédaction : Heartbeat et Vlan01 sont ficelés comme des saucisses et chacun affirmant que c'est l'autre qui les a attachés, ça peut durer encore quelques semaines, Koï est en train de répéter les 451 Catas, Les 224 mudras et les 6759 articles de l'étiquette de l'Ordre des GMMDCN... mais ces personnalités controversées sont pressenties à la tête du journal.
Bien évidemment tout(e) Soumis(e), Maitre(sse) ou switch est invité à publier pourvu que ses informations soient fiables.
Bientôt sur Bdsm.fr sortie de la première edition du Fucking switch !!!
En avant première :
Après le décès de trois informateurs, deux agents infiltrés chez les GMMDCNONT, et 5 hackers, la rumeur selon laquelle Bdsm-notre-ami est un switch anarchiste dont la devise est Baiser Des Salopes De Maitres reste non vérifiée.
Le Fucking Switch ne sera pas un journal à sensation et ne propagera aucune rumeur.
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Mon Maître.Mon Maître est fin et sensible. Il ressent, pense et écoute. Il connaît et manie le verbe. La douceur. Il sait jouer. Il est malin et redoutable. C 'est une sale petite pute et il me domine totalement. Mon but évidemment est de prendre le pouvoir.Si quelqu'un l'attaque je le tuerai. Je le suis totalement dévouée. Je suis sa louve. Je le défendrai jusqu'à la mort. Je gronde quand quelqu'un s'approche.Mon Maître est sauvage. Je le connais à peine. Mais je sens qu'il est sauvage. Je lève souvent la truffe pour apercevoir son visage..insondable...son regard parfois se perd au loin...j'ignore s'il est paisible ou triste...alors je lui mordille les mollets et je me concentre pour produire des jappements. Il baisse son regard. Et si je cours partout il m'offre un sourire.Je suis sa chienne...Mon Maître est dangereux. Chaque parcelle de mon corps me le dit. Et s'il baisse sa vigilance, je bondirai. Je planterai mes crocs dans sa carotide et je secouerai la tête de toute mes forces, serrant ma mâchoire impitoyablement. Jusqu'à ce qu'il se vide de son sang. Je déchiquetterai son corps jusqu'à ce que la vie le quitte, et au-delà.Mon Maître le sait.Je suis à ses pieds. Tout est calme.Aube.
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Je n'ai plus de meute. Je suis seule. Je parcours la forêt de mes muscles puissants. J'aime les odeurs de terre et d'humus. J'aime chasser...biches, lapins, faons.... J'aime la liberté. Je suis seule.Une odeur ! Je hume. Odeur nouvelle. Je lève le nez. J'écoute. C'est ...c'est une odeur de chaud, de sang, de chair tendre. Mes babines se retroussent, je grogne. Je ne sais pas pourquoi.J'ai faim. Je piste. Je pars en chasse. Je poursuis l'odeur, mes pattes franchissant les distances de plus en plus vite, ...mulot, sapins coupés, cadavre, lapin,...L'odeur !Je cours. De plus en plus vite. J'arrive à la lisière. Arrêt net. Une silhouette. Un homme. Debout. Immobile. Un collier à la main. Sang, chair, chaud...mes babines se retroussent. Gibier ? Je tourne et retourne restant à couvert. L'homme se baisse lentement. Accroupi. Immobile. Appel....Je grogne. Gibier. Humain. Sang. Chaud. Chair. Carotide ! Je sais ! Courir et bondir, mordre à la carotide. Sang chaud...mort. Manger.Je grogne. Mon poil se hérisse. Je tourne. Je gratte la terre. Souvenir. Meute. Grand loup blanc avec une bosse sur le dos, femelles, mâles. La meute...courses, batailles. Le mâle alpha. Le mordre. Le mordre encore...jusqu'à ce qu'il me morde. Immobilisée oreilles couchées, gémissements de soumission. Nostalgie terrible de la meute...Je suis seule.Je regarde l'homme. L'homme me regarde.Immobilité.Appel.Je me déplace sans un bruit. Jusqu'à l'homme. Immobile. Accroupi. Mes yeux dans les siens. Ma truffe est contre son visage.Immobilité.Il bouge sa main, très lentement. Il l'approche de moi, effleure ma fourrure et...soudain referme le collier autour de mon cou.Douleur. Peur. Je me débat. Etouffement. Suffocation. Voile rouge. Voile noir. Désespoir absolu. Je hurle ma détresse à la lune.L'homme retire le collier.Je bondis de toutes mes forces. Je regagne le couvert de la forêt. Je me lèche. Je gronde. Mes crocs veulent déchirer. Détruire. Tuer. Je gronde.Je regarde l'homme.Appel.Ses doigts effleurant mon cou.Appel.Je vais revenir.Je suis déjà revenue...
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Merci au(x) créateur(s) et administrateurs(s) de ce site pour ce lieu d'échange où règne il semblerait une liberté d'expression. Quel magnifique terrain de jeu!
Novice dans le bdsm, comme tout humain j'ai une certaine pratique de la domination ;p. Manipulation, autoritarisme, etc....
Je ne connais pas les règles de courtoisie et de communication de ce lieu, et j'ai il semblerait trangressé des codes...mais peut-être les codes de la noblesse des Maitres de la Sainte Eglise du bdsm!!!
J'entends et je respecte qu'il y a des pratiques très différentes de la domination, de la soumission et du bdsm. J'aime cette diversité.
Pour ma part je revendique la switchitude! Nous sommes habités de tant de choses, nous tous humains, envie de destruction, de construction, amour, haine, ambivalence.
J'ignore encore beaucoup des désirs qui m'animent, mais je revendique l'identité switch! Qui signifie pour moi l'affirmation de ma complexité et mes mouvements multiples. Je ne veux pas de l'étiquette de dominatrice ni de celle de soumise. J'affirme la singularité de chaque humain et celle de chaque nouage bdsm!
Et je vous dis soumis du monde entier redressez-vous! Maitres déconstipez-vous!
Rejoignez moi! Renversons les idoles pour ériger les nôtres! Quittons l'Eglise! Crachons sur les bibles et écrivons une nouvelle histoire! Plein de nouvelles histoires! (Marine sort de mon corps!)
Oui l'enthousiasme d'arriver ici me plonge dans un lyrisme douteux avec des vibratos.
Et je propose: l'ouverture d'un café pour soumis interdit aux Maitres où nous siroterons de doux breuvages nonchalamment en nous racontant des histoires ;p.
Mon Maitre si tu me lis...je suis folle de toi!
Mais cela ne regarde que nous, n'est-ce pas?
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Le consentement éclairé
Le consentement.
Le BDSM requiert a minima le consentement des personnes ayant le désir de mettre en œuvre une relation dite “d’échange de pouvoir”. Le consentement est supposé être éclairé. Il concerne aussi bien la personne en désir de soumission que la personne exerçant son pouvoir de Domination.
Le consentement n'est pas un acquis définitif. Le consentement doit faire l'objet d'une remise en question régulière, l'important est de renouveler la recherche d'objectifs communs, cela suppose une concertation périodique entre les partenaires.
Le consentement éclairé.
Pour être valable, le consentement doit être « éclairé », c’est-à-dire que la personne doit avoir recueilli et compris l’information nécessaire pour prendre la responsabilité de refuser ou consentir à tout ou partie des propositions faites entre les partenaires.
L'information doit être simple, loyale et compréhensible, suffisamment exhaustive pour permettre ce choix en connaissance de cause. Les moyens pour réunir cette information sont multiples: communication avec le ou la partenaire, écrits, liste de pratiques, Internet, forums publics, discussions privées etc ...
(c) Maxence Lascombe
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Il m’avait envoyé un drôle de message le matin qui disait que je devais venir, chez lui, ce soir, avec 10 mètres de ruban de satin.
Il me proposait de dîner dans son appartement…mais paradoxalement espérait, arguant le ton de l’humour, que je n’aie pas très faim… Sur le coup, j’avoue que je n’avais pas compris ce qu’il « mijotait ».
J’étais arrivée à l’heure convenue et rien ne laissait présumer une quelconque odeur de cuisine. Après quelques échanges courtois autour d’un verre d’eau fraîche, il m’avait annoncé, tout de go, que l’on passait à table sans tarder.
Je l’avais vu s’affairer en cuisine, extirpant de son petit frigo de grosses boîtes blanches de celles utilisées en boulangerie. Les ouvrant une à une, il me dévisageait d’un regard gourmand comme si j’allais composer le festin qu’il avait prévu.
Nous n’aimions pas dîner sur la grande table et partagions habituellement un plateau repas sur la petite table du salon qui était dressée avant mon arrivée.
Bizarrement, ce soir-là, rien n’avait été préparé et ce n’était pas dans les habitudes de mon Maître. Je ne fis, pourtant, aucune remarque, proposant néanmoins mes services pour dresser le couvert.
Il avait esquissé un rictus sadique en guise de réponse, m’indiquant qu’on n’aurait pas besoin de couverts pour dîner. J’avais alors fait preuve d’audace en demandant si on allait manger avec ses doigts ! Ce à quoi, il avait répondu négativement en dodelinant exagérément la tête et en lâchant : « tu verras bien ! ».
J’avais cru effrontément détendre l’atmosphère en rappelant que j’avais amené le rouleau de 10 mètres de satin qu’il m’avait demandé. « Parfait ! pose le là » avait mis fin à mon entrée en matière.
Je le laissai s’ébattre avec ses boîtes, m’en retournant regarder la mer sous le soleil couchant. « reste de dos, déshabille toi, lentement et garde tes bas et tes chaussures ». J’avais entendu l’ordre venu de sa voix rauque, usée par le tabac, mais je marquai un temps d’arrêt, déstabilisée.
Nous partagions le goût de la lingerie fine et il ne me demandait jamais de me mettre nue. Je m’exécutai néanmoins, de mauvaise grâce, en prenant mon temps.
Je me dressais nue, toujours face à la mer et lui tournant le dos, écoutant les éclats de voix des touristes qui profitaient du coucher de soleil pour se promener sur le port en-dessous.
En deux pas, il était derrière moi et enfilai un bandeau sur mes yeux susurrant, menaçant, à mon oreille : « si tu parles, je te bâillonne et tu ne manges pas ! ». Il prit ma main et m’entraîna au centre de la pièce où trônait son lit et m’invitât à m’y allonger, sur le dos, jambes et bras serrés.
Il me rejoignît sur la couche et entreprit un bondage sensuel à l’aide des 10 mètres de satin, groupant mes membres de façon à les rendre solidaires de mon corps. Quand je fus ficelée comme une caille prête à griller, je le sentis déposer délicatement sur le ruban de petites choses légères à l’odeur salée de poissons.
Je compris alors ce que renfermaient les boîtes blanches que j’avais vues à mon arrivée : des sushis ! Il les disposait de manière artistique sur mon corps, en m’effleurant à peine, s’arrêtant pourtant, plus qu’il ne le fallait réellement, sur certaines zones sensibles. Je savourai ce moment de sensualité et de tendresse bien que je fus incommodée par l’odeur de poisson frais.
J’entendis le déclic de l’appareil photo une fois que tout fût en place, puis le bruissement de ses vêtements alors qu’il se déshabillait. De sa voix douce, il murmurât : « à table, chérie ! alle».
Je souris imaginant la scène de cet homme nu qui allait commettre une orgie en solo alors que je servirais de plat. Je sentis son souffle sur mon ventre alors que, délicatement, il enfournât une première bouchée.
Ses doigts jouant langoureusement avec un de mes tétons, il se penchât à nouveau au-dessus de moi, à la hauteur de ma poitrine afin de mordre sans délicatesse une pièce de poisson engouffrant avec, le téton qui lui avait servi généreusement de présentoir. Je gloussai délicieusement, me retenant de bouger afin de ne pas ruiner le tableau. Sa salive avait volontairement mouillé le tissu et je sentais l’air frais me rafraîchir le sein, je frissonnai. ..
« tu as faim ? saumon, je crois, non ? » je souris en hochant la tête. En fait je détestais les sushis depuis toujours mais là, ils me paraissaient avenants. D’autant que je me souvenais que mon Maître avait dit que l’on mangerait sans les mains. Les miennes étaient prisonnières, soit…mais les siennes, bien qu’elles soient libres et parfois entreprenantes, subrepticement glissées dans mon entrecuisse ou égarées sur mes tétons, ne lui servaient pas à dîner ; il prenait les aliments directement avec la bouche sur mon corps enrubanné et je l’entendais mastiquer discrètement en se délectant.
Parfois, il laisser errer son souffle ou encore sa langue sur ma peau me faisant vibrer doucement. Je me voulais le plus immobile possible, savourant comme une torture chacun de ses effleurements de bouche.
Alors que j’avais la gorge serrée par la tension ambiante, soudain, j’avais faim, curieuse de savoir comment il allait si prendre.
Doucement, il choisit, comme par le plus grand des hasards, un sushi posé sur mon pubis, appuyant exagérément son menton sur mon sexe pour se saisir délicatement de sa proie. Je le sentis se mouvoir, de manière agile, puis le contact de sa bouche occupée, en position ouverte sur ma lèvre inférieure. Je compris que c’était le bon moment pour moi d’accueillir en bouche la becquée généreuse, estimant l’ouverture appropriée pour ne pas laisser l’aliment sombrer au fond de ma gorge pour le savourer du palais.
Il gardât sa bouche appuyée sur la mienne accompagnant le mouvement alors que je la refermai. Je n’osai pas mastiquer afin de ne pas mettre un terme à ce doux contact. J’attendais, immobile, laissant fondre la bouchée au contact de ma salive, les lèvres sensuellement emprisonnées. J’aurais voulu que cet instant ne finît jamais mais il relâchât la pression de sa bouche, m’autorisant ainsi à mâcher pour avaler.
Un à un chacun des sushis fît ainsi l’objet d’un scénario différent alternant tendresse et sensualité d’un repas délicieusement partagé jusqu’au moment où mon Maître proposât le dessert.
Naïvement, je pensai un instant qu’il existait des bouchées sucrées qui aurait pu servir de met final. Au lieu de cela, il défît rapidement le lien de satin à peine serré et me caressât langoureusement des pieds à la base du cou, puis il m’invitât à me relever sur le lit, de façon à laisser pendre ma tête dans le vide, la nuque confortablement calée contre le matelas, les yeux toujours bandés.
« banane-chocolat ! » annonçât-il fièrement. Je le sentis se placer à l’arrière de ma tête et introduire son sexe épais au fond de ma gorge. Je cherchai mentalement le goût du chocolat…je le laissais aller et venir avec délectation, me violant ainsi la bouche…
Après la tendresse dont il avait fait preuve, le tempo changeait sans préavis. Parfois, il comprimait mes joues afin d’arrondir ma bouche de façon caverneuse pour s’y engouffrer plus encore.
Brutalement, il sortît de son fourreau chaud et humide, fît le tour du lit, m’arrachât le bandeau et me tirât par les pieds afin de me posséder sans ménagement, avec la fougue du désir infini…
Un « dessert-maison » dont il fût bon d’abuser sans modération.
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JOUR 5
Le départ
Je me réveille
en petite forme
un peu triste
mal au crâne
au ventre
mes règles arrivent.
Je m'extraie des couettes regarde l'heure galoper et mes pieds qui bégaient en descendant les marches, je vais pisser, je me réchauffe un café, tourne en rond dans l’étroitesse de mon cerveau comme un ventre en cage, je reviens te voir, me glisse contre ton sommeil.
Tu remues, ouvres un œil.
«Je venais voir si tu étais réveillé»
Tu me serres contre ton corps chaud, tes bras m'entourent, c'est bon. Je m'apaise dans ton souffle lent qui somnole quelques murmures lascifs. Qui remue en quelques soupirs ronronnant.
Et qui se charge
peu à peu
de ma présence
en creux
au sein de ta masse en latence
qui s’anime,
et contre mes fébrilités s’enhardie,
s’appuie sur
s’élance vers
assiège
mes émotions inverses
frileuses fiévreuses
qui me parcourent à l’intérieur
ces larmes de fond qui m’affleurent aux paupières
cet océan que je contiens par la force d’un orgueil que rien, rien n’effeuillera jusqu’au cœur.
Le clair de tes intentions ne fait plus un doute dans l’obscur qui me ronge ce matin où mon départ m’attend et mon corps épuisé me lâche et me laisse saisie dans l’étau de ton désir pointant déjà son dard contre moi, chétive dispersée émiettée tenaillée de tourmentes sourdes et bouffies sous ton impatience qui s’échaude de mes frissons sans nom s’affaire sur mes vaines paralysies empoigne mes chairs évidées et impérieuses,
me déchire le ventre qui lancine couleur rouge sombre.
Je me laisse
herbe frêle en pâture à tes appétits voraces et aux raisons sulfureuses qui t’envahissent à tes dépens et te poussent à t’épancher en moi par-delà tous mes états, et moi,
et moi qui ne te refuse pas ce plaisir qui me coûte pourtant le prix du silence que hurle mon souffle coupé tu t’escrimes avec une virulence qui semble être à la mesure de l’empreinte que tu souhaites laisser en moi, ma tête cogne celle du lit au rythme de tes décharges je suis l’infinie secousse qui t’inspire et déborde de chaque pore de ta peau suintant de mille gouttelettes,
fine bruine sur moi
un volcan en mon centre
enragé.
Tu te retires.
Du sang sur ton sexe.
Sur mes cuisses.
Dans ma tête
peut-être.
Je t’abandonne ce corps rompu
tu me le rends saignant.
A présent
herbe folle écrasée sous le poids de ton dernier passage,
reste étendue là froissée bouleversée
et qui se redresse tout doucement
en t’entendant dire
«Hier soir en m’endormant je me suis dis qu’au réveil j’allais te faire l’amour très tendrement. Et puis je ne sais pas pourquoi, j’ai oublié».
Tu embrasses le coin de mon sourire
je hausse les épaules de mon ambivalence
à aimer tant ce qui me pousse à vouloir traverser tête baissée
mes peurs mes douleurs
pour relever enfin le regard
et le défi
d’en vivre.
***
Je passe le seuil de la porte que tu m’ouvres.
«Merci pour tout»
Je me retourne et te vois
me regardant
m’envoler sous le soleil frais piquant
de ce matin qui m’inonde en autant de secondes qui crépitent
avec toute la puissance dont se décharge
l’éphémère.
Rendue à ces rues éblouies, mon ombre cavale pour suivre mes pas qui s’égaient, elle épouse, fidèle, ces contours cruels qui me contiennent, m’enserrent, et menaçants m’enlacent de finitudes.
Pour que profondément je m’investisse
entière et multiple
de sens.
La ville est à moi, je cours.
FIN
Le début de ce récit en 7 parties est ici :
http://www.bdsm.fr/blog/2022/journal-de-bord-d-039-une-soumise-1
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