La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le 27/12/20
Nous sommes un couple uni depuis plusieurs années, Laly est une belle femme de trente-six ans, avec une belle poitrine malgré sa silhouette menue. Moi, malgré un peu de ventre on me dit séduisant ; ma carrure me donne un aspect imposant. Nous avons décidé de réaliser un fantasme…. Entre nous, nous faisons des jeux de domination de temps en temps, mais là nous avons décidé d’être le temps que cela nous plaise, un couple soumis à une seule personne, de vrais esclaves sexuels offerts aux désirs et envies de cette personne. Nous sommes encore pudique et plutôt débutants, ce qui nous stresse encore plus. Après plusieurs semaines de recherche sur Internet, nous trouvons un maître charmant de par ses textes et ses idées. Pour ne pas gâcher la surprise il ne souhaite aucun échange photo, mais nous garantit un physique agréable, fin et sportif… De plus notre physique ne l’intéresse pas, nous lui avons quand même précisé que nous étions un charmant couple entretenus. Il nous fixe un mot de passe (« rouge ») qui arrêtera tout immédiatement s’il est prononcé. La première rencontre a lieu un après-midi. Nous aurions préféré en soirée mais jouons néanmoins notre rôle de soumis et ne discutons pas. Devant sa porte, habillé selon le dress-code imposé par le Maître (pour Laly une robe noire, des talons et des bas noir sans aucun sous-vêtements et pour moi une chemise sobre, un pantalon en lin et rien dessous). Je demande une dernière fois à mon épouse si elle est sûre, elle me dit oui. Lors de cette première rencontre nous devons l’appeler Monsieur et le vouvoyer. Si on souhaite continuer à lui appartenir nous l’appellerons Maître. On sonne. L’attente semble interminable… Au bout de trois très longues minutes, la porte s’ouvre. Et là, surprise ! Le Maître qui nous accueilles n’est pas un inconnu mais Xavier, que nous connaissons sans pour autant que nous soyons amis. Nos cœurs s’emballent, nos visages palissent, une gêne atroce nous traverse. Xavier affiche un léger sourire. — Quelle surprise, dit-il serein. Deux solutions : soit vous partez et nous en restons là, soit vous franchissez le pas et vivez des moments inoubliables. Je regarde Laly stressée d’être là, nue sous sa robe devant une personne qu’elle connaît bien. Après un silence de plusieurs secondes elle se met à genoux et dit « bonjour Monsieur » en lui baisant les pieds. Je fais de même. — J’admire votre courage, dit- il. Suivez moi ! On rentre dans son grand salon bien éclairé, c’est classe, propre. D’un ton plus autoritaire et presque hautain, il ordonne : — J’ ai envie de vous voir nu, à poil esclaves ! Je vois la tête de Laly se décomposer. Je suis surpris qu’ elle ait accepté de se soumettre, car Xavier lui fait des avances depuis des années et elle l’a toujours repoussé. Mais elle est décidée, comme moi, à vivre une expérience troublante et unique. Elle se déshabille. En glissant au sol sa robe dévoile son jolie corps nu. Je me déshabille également, sentant le regard de Xavier fixé sur Laly. Il s’ approche et dit : — Première position, position d’attente, debout jambes écartées, ceci afin d’avoir accès plus facilement à vos orifices. La tête haute, fier d’être soumis, regard baissé et mains dans le dos au-dessus des fesses car elles doivent être accessibles aussi. Il conclue d’un ton sec : — En position d’attente ! Et voilà, nous ne cachons plus rien. Il nous observe, détaille les moindres parties de nos corps nus et sans défense. Cela semble durer temps interminable. Il touche les seins de Laly et descend doucement vers son sexe. Elle se recule légèrement Comme pour esquiver. Il dit d’un ton doux : — J’ai une cravache aussi, ne bouge pas. Cela stoppe net Laly. Il continue et prend son temps pour fouiller son sexe. Elle frissonne. Il passe derrière elle, lui écarte les fesses tandis qu’elle rougit, et la contourne à nouveau pour se tenir avec autorité devant elle. — Ton ticket de métro c’est joli, mais La prochain fois tu sera intégralement épilée. — Oui, Monsieur. — C’est bien. Tu vas devenir une bonne soumise obéissante. Puis à ma grande surprise il saisit mon sexe et le pétrit, ce qui me fait me dandiner de semi douleur et de gêne. Il passe derrière moi et écarte mes fesses. Je suis aussi que Laly. Je l’entends dans mon dos : — Toi aussi, épilation intégrale. Pour devenir une bonne salope tu ne dois pas avoir de poil . Un mélange de honte et de gêne me submerge. Timidement, je réponds : — Oui, Monsieur. — Deuxième position : soumis offert. Il saisit sa cravache. — À quatre patte. On s’exécute. — Cambré. Cette nouvelle position dégage nos trous et nous gêne à nous faire frissonner. Et là un claquement, une brûlure sur ma fesse. — Plus que ça, esclave ! Jambes écartées, tête au sol. La honte totale, être ainsi devant une connaissance… Avec sa cravache il guide Laly pour que sa position soit parfaite et s’adresse à nouveau à moi : — On va l’agrandir ton petit trou de salope, Alex, tu vas devenir une vraie petite chienne. Je suis tellement gêné que je reste muet. Une autre brûlure sur les fesse qui me rappelle à l’ordre. — Oui, Monsieur. Nous restons longtemps dans cette position ultra gênante. Il va même jusqu’à téléphoner à un copain pour prendre des nouvelles ce qui a pour effet de relancer nos battements de cœur : pourvu qu’ il ne parle pas de nous ! Nous ne bougons d’un centimètre, le temps s’étire jusqu’à la douleur. Il se ré intéresse à nous au bout de cinq minutes qui ont paru une éternité. — Laly, lève-toi, pose tes mains sur la table et cambre les fesses. Elle obéit sans rien dire. — Alex, à genoux devant elle. Puis il s approche et me dit : — Ouvre la bouche, salope, tu vas me mettre en condition pour que je puisse baiser ta femme. Un mélange de honte, d’énervement et d’ excitation troublante me traverse à l’écoute de ces mots. J’ouvre la bouche et avale sa queue, c’est la première fois que j’ai un sexe d’homme entre les lèvres et toutes sortes d’émotions me traversent. Je me sens bander. Un coup de cravache me sort de mon trouble. — Mieux que ça ! Applique-toi. Dès qu’il est bien dur il me donne un nouvel ordre : — Lèche Laly pendant que je me soulage. Elle est crispée mais déjà bien humide. Je la lèche tandis que Xavier se place dans son dos pour la baiser. — Depuis le temps que j attends ça, ajoute-t-il. Laly baisser la tête et je n’arrive pas à savoir ce qu’elle pense. Elle ne tarde pas à jouir. Est-ce ma langue, la bite du Maître ou la scène elle-même qui l’excite à ce point ? Dès que Xavier a joui il me tend son préservatif pour que j’aille le jeter. — Si vous souhaitez poursuivre je vous baiserai sans capote, mais avant on fera un test. — Oui, Monsieur. À mon retour je vois Laly en position de soumise et le Maître prendre des photos en disant : — C’est pour mes amis. Je ne les leur montrerai que si je deviens votre Maître. Puis il se tourne vers moi. — Esclave, à toi, en position ! J’ai évidemment des questions plein la tête. Nous avons sûrement des connaissances communes. Si je deviens soumis, vais-je l’assumer ? Est ce que Laly pense la même chose ? Après la séance photo, Xavier repasse derrière moi et je sens qu’il m’introduit quelque chose dans l’anus. Je ne bouge pas. — Tu porteras ce rosebud souvent pour devenir une bonne chienne. Une étrange sensation de douleur et d’excitation m’envahit. — Levez-vous et rhabillez vous. Ce n’est qu’un avant-goût de ce qui vous attend. J’enverrai un texto demain. Si vous répondez « oui, Maître », alors nous pourrons passer aux choses sérieuses. Durant tout le chemin du retour, nous nous sommes posés des dizaines de questions, incapables de nous arrêter de discuter de cette expérience des plus troublantes. À peine arrivés à la maison, nous avons fait l’amour trois fois, en repensant à cette aventure et en jouissant très fort. Le lendemain, pas de texto. Nous attendions, sans savoir quoi répondre, mais rien. Cette attente était comme si nous étions des enfants qui espèrent une surprise. Le texto ne venait pas et il nous tardait de le recevoir, même si nous n’étions pas du tout certain de ce que nous allions répondre. Il arrive enfin deux jours plus tard : « Ce soir 19 h chez moi en tenue sexy. » Je regarde Laly : — Que fait on ?
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Par : le 27/12/20
Le seize septembre 1977, décède à Paris la plus célèbre cantatrice du XX ème siècle, Maria Callas. De son vrai nom, Cecilia Sophia Anna Maria Kaloyeropoulou, est née en 1923, aux États-Unis, dans une famille d'immigrés grecs. Celle qui s'imposera dans les années 1950 comme une star internationale, surnommée "la Bible de l'Opéra" par le compositeur et chef d'orchestre américain Léonard Bernstein, conquiert le succès au lendemain de la seconde guerre mondiale et il ne la quittera plus jusqu'à son retrait de la scène, en 1965. Elle est aussi devenue l'incarnation de la Diva. Si la cantatrice n'a jamais cessé de nous fasciner, c'est bien sûr pour la légendaire rareté de sa tessiture vocale et son expressivité digne d'une grande tragédienne, mais aussi pour sa forte personnalité, sa vie mouvementée et sa fin tragique, qui laisse encore planer le doute. Sa mère est passionnée de musique, et commence par donner des cours de piano et de chant à sa fille ainée, Jackie, avant de se rendre compte du talent de Maria. Elle l’incite donc à prendre des cours de piano et de chant. En 1936, les Callas se séparent, et la mère de Maria Callas rentre au pays avec ses deux filles. À cette période, le talent de Maria devient de plus en plus manifeste. Désormais, elle ne vit plus le chant comme une corvée imposée par sa mère, mais comme une vocation. Car les relations maternelles sont très tendues. Dès son enfance, la future Diva fut rejetée par une mère dépressive, handicapée par une forte myopie et frappée de boulimie. La jeune fille trouvera son salut dans la révélation d'un don rare, une voix unique, bouleversante. Si sa mère ne pouvait l'aimer, alors le monde entier l'admirerait. Ce timbre particulier que la Diva possédait et qu'elle qualifiait de rebelle a su toucher des millions de mélomanes. Sans doute aussi parce qu'elle incarnait sur scène, avec tant d'aisance et une véritable sincèrité, une sorte de rage empreinte de souffrance. Son ami et producteur, Michel Glotz, ne parlait-il pas d'une "voix de bête fauve" ? Une insécurité maladive, un sentiment d'insatisfaction chronique et une recherche insatiable de la perfection l'obligeront toute sa vie à se vouloir unique et incomparable. La nécessité de concentrer sur elle tous les projecteurs lui vaudra de fortes inimitiés, même si chacun s'accorde à reconnaître la maîtrise parfaite de ses résonateurs. Dans sa vie privée également, Maria Callas connaîtra de cruelles déceptions, que sa soif d'absolu rend peut-être inévitable. Meneghini, le seul homme qui l'épousera, semblera moins fasciné par la femme que la Diva. Et si elle aimera tant Aristote Onassis, ce sera sans doute parce que cet homme puissant s'est épris de celle qui vibre justement derrière le masque de La Callas. Le milliardaire grec lui en préférera pourtant une autre. Quoi de plus naturel alors que d'accepter d'interpréter comme seul rôle au cinéma, celui de la terrible Médée. En 1937, Maria Callas entre au Conservatoire National Grec. Elle y étudie avec Maria Trivella, qui lui conseille de chanter dans une tessiture plus élevée que le contralto qu’elle pratiquait jusque-là. Elle apprend donc des rôles de soprano dramatique, qui correspondent à sa voix puissante au timbre sombre. En 1938, elle se produit sur scène pour la première en fois dans un récital de fin d’année, où elle chante un extrait de "Tosca" de Puccini. En 1939, elle donne sa première représentation d’opéra, dans le rôle de Santuzza dans une production étudiante de Cavelleria Rusticana de Mascagni, âgée seulement de quinze ans. En 1939, elle passe du Conservatoire National Grec au plus prestigieux Conservatoire d’Athènes. C’est là qu’elle passe ce qu’elle estimera être ses années les plus formatrices, auprès d’Elvira de Hidalgo. Celle-ci est une praticienne du bel canto. Ce répertoire, alors tombé en désuétude, dont les compositeurs les plus illustres sont Rossini, Bellini et Donizetti, met en avant la virtuosité de l’interprète, qui doit naviguer sans peine sur une tessiture étendue et pouvoir assortir la mélodie d’un système élaboré de fioritures. Si ce style de chant tout en légèreté et souplesse semble en opposition avec le répertoire dramatique auquel elle est alors habituée, ce contraste contribuera pour beaucoup à son succès. Très vite, Maria Callas enchaîne les rôles forts. Elle fait ses débuts professionnels en 1941 à l’Opéra National Grec d’Athènes, dans un petit rôle, celui de Béatrice dans l’opérette "Boccaccio" de Franz von Suppé. En 1942, elle y joue son premier rôle important, Marta dans "Tiefland" d’Eugen d’Albert, et continue à s’y produire tout au long de la guerre, y débutant certains de ses rôles légendaires, en particulier Tosca. Après la Libération, elle part tenter sa chance aux États-Unis. À son départ, elle coupe alors complètement les ponts avec sa mère. Les débuts sont difficiles, d’autant que son timbre si caractéristique n’est pas du goût de tout le monde. Deux opportunités se dérobent. La première lui vient du Metropolitan, qui lui propose de chanter "Madame Butterfly" (Puccini) et "Fidelio" (Beethoven) à Philadelphie. Elle refuse, car les rôles doivent être chantés en anglais, ce qu’elle juge absurde, et qu’elle se trouve trop forte pour le rôle de Cio-Cio San. La deuxième lui vient de l’Opéra de Chicago, qui doit rouvrir en 1946 avec une performance de "Turandot" de Puccini, mais la production est annulée avant la première, la compagnie ayant fait faillite. Le retour aux États-Unis est très difficile. Son art est incompris. Sa carrière suit surtout son cours en Italie, où tout démarre réellement à Vérone, en 1947. La cantatrice se rend dans les grands théâtres transalpins. C'est alors qu'elle fait la connaissance de nombreuses personnes qui transformeront sa vie et la mèneront à la consécration. En premier, le chef Tullio Serafin, pilier de la Scala de Milan, qui fait office de conseiller artistique. Ensuite, Giovanni Battista Meneghini, riche héritier qu'elle épousera et qui deviendra son agent. Maria Callas est désormais une star, ses rôles se succèdent, ses emplois du temps se remplissent de plus en plus, elle forge sa légende. En 1947, elle obtient une audition avec le directeur artistique des Arènes de Vérone pour le rôle-titre dans "La Gioconda" de Ponchielli. Elle décroche ainsi son premier grand rôle. Le chef d’orchestre en est Tullio Serafin, un ancien assistant de Toscanini, qui devient son mentor et collaborateur fréquent. À Vérone, elle rencontre également son premier mari, Giovanni Battista Menighini, qui sera son manager jusqu’à la dissolution de leur mariage. Elle enchaîne avec la plupart des grandes scènes d’Italie. Ainsi, en 1947, elle fait son début à la Fenice dans le rôle-titre de "Tristan et Isolde" de Wagner. La même année, c’est au Teatro Communale de Florence qu’elle chante pour la première fois l’un des rôles qui resteront toujours associés à son nom, la "Norma" de Bellini. La cantatrice réveille un regain d'intérêt pour des opéras longtemps négligés de Cherubini ("Medea"), Bellini ou encore Rossini. Le quatorze avril 1957, elle chante aussi à la Scala de Milan le rôle-titre d'Anna Bolena de Donizetti. Le triomphe sans précédent constitue le point de départ de la redécouverte des ouvrages oubliés du compositeur. Pour Montserrat Caballé, elle ouvre ainsi de nouvelles voies. En 1949, trois jours seulement après avoir chanté "La Walkyrie" (Brunnhilde) de Wagner à la Fenice, elle chante Elvira dans "Les Puritains" de Bellini. L’annonce interloque. Brunnhilde est un rôle wagnérien par excellence, qui exige une voix de grande puissance, tandis qu’Elvira est prisée par les voix plus délicates, plus encore que Norma. Le grand écart paraît donc total, d’autant que Maria Callas doit apprendre le rôle à la dernière minute. Et pourtant, "Les Puritains" est un triomphe. Maria Callas insuffle justement une vigueur dramatique dans ce rôle, qui n’était alors considéré que comme un vain exercice de vocalise. D’ailleurs, l’interprétation du bel canto par la Callas est moins une innovation qu’un retour aux origines, puisque les compositeurs de ce répertoire n’écrivaient pas leurs rôles pour des sopranos légères mais pour des voix graves et sombres quoique capables d’aller dans un registre de colorature, comme Maria Malibran. Maria Callas génère un regain d’intérêt pour le bel canto. La même année, elle effectue ses premiers enregistrements, permettant à sa voix si particulière d’être entendue à travers le monde. La Callas est d’ailleurs probablement la première diva de l’ère des enregistrements scéniques. Sa voix se distingue par trois registres différents. Un premier dans les graves, sombre et dramatique, un deuxième dans les médianes, dont le timbre a souvent été comparé à un hautbois, et un troisième dans les aigus, d’une puissance et d’un éclat sans commune mesure avec la plupart des coloratures. Cette spécificité fait dire à certains que Maria Callas a trois voix, phrase qui peut être voulue comme un compliment ou comme une insulte. Ses admirateurs trouvent que cette diversité vocale permet de moduler la voix selon la tonalité de l’action, ce qui insuffle une richesse incomparable à chaque rôle qu’elle incarne, tandis que ses détracteurs considèrent ces registres disparates comme une hérésie. En 1950, elle fait ses débuts à la Scala de Milan en remplaçant Renata Tebaldi dans le rôle d’Aida. Sa rivalité avec cette dernière défraie la chronique tout au long de leurs carrières. Il semblerait cependant que cette rivalité ait été largement exagérée par les journaux de l’époque, qui n’ont eu de cesse de comparer la Callas avec cette autre très grande étoile de l’opéra, au style beaucoup plus conventionnel, donc bien mieux accueillie par les puristes. Elle fait son vrai début à la Scala en 1951, en Elena dans "Les Vêpres Siciliennes" de Verdi. Elle y reviendra régulièrement au cours de la décennie suivante. Elle s’illustre alors non seulement dans les classiques du répertoire, comme Norma ou la Traviata, qu’elle chante pour la première fois à Florence en 1951, mais aussi dans des œuvres moins données, qu’elle contribue à faire revivre. Elle chante Médée de Cherubini, un autre de ses rôles fétiches, au Teatro Communale de Florence en 1951, ainsi qu’Armida de Rossini, à Florence également, en 1952. La même année, elle fait ses débuts à Covent Garden dans "Norma", où chante également la jeune Joan Sutherland, qui deviendra l’une des chefs de file de la génération post-Callas. En 1953, elle réalise un célébrissime enregistrement de Tosca pour EMI, peut être son disque studio le plus renommé. La même année, alors qu’elle s’apprête à chanter Médée à Florence, elle entame un régime drastique. Sa perte de poids aura un impact sur sa voix, mais son nouveau physique contribue à son aura et à son statut de vedette. En 1954, elle chante "La vestale" de Spontini à la Scala. C’est également en 1954 qu’elle fait ses débuts au Lyric Opera de Chicago. La présence de Maria Callas à Chicago donne ses lettres de noblesses à la jeune institution. Pourtant, elle jure de ne plus remettre les pieds dans cet opéra après une performance de "Madame Butterfly" qu’elle y donne en 1955. En effet, les applaudissements n’ont pas encore cessé lorsqu'un marshal fait irruption dans sa loge pour lui apprendre qu'un ancien manager lui réclame de l'argent. Un paparazzi immortalise l’instant où Maria Callas, encore en kimono, pourchasse le marshal, son visage figé dans un rictus de rage. La photo, qui fait le tour du monde, contribue à cimenter son image de prima donna impétueuse. Toutefois, sa carrière est à son apogée. Elle réalise notamment deux de ses performances les plus légendaires à la Scala, dans les rôles de "La Somnambule" de Bellini et de "Violetta" dans "La Traviata" de Verdi, ainsi qu’une "Lucia di Lammermoor" de Donizetti exceptionnelle à l’Opéra d’Etat de Berlin sous la direction de Karajan. Elle continue d'ailleurs peu après d'y réaliser certaines de ses performances les plus légendaires, comme celle du rôle-titre d’Anna Bolena de Donizetti en 1957. En 1958, elle fait ses débuts à l’Opéra de Paris en récital. La même année, la Traviata qu’elle enregistre à Lisbonne rentre à jamais dans les annales, tout comme sa Médée de Dallas. La décennie 1960 est en dents de scie. Sa voix se dégrade du fait du nombre important de concerts chantés, du régime drastique que la cantatrice s'impose et d'une maladie mal diagnostiquée. Les médias donnent désormais une grande importance aux aspects extra-professionnels de sa vie, tels que sa liaison avec le magnat grec Aristote Onassis, dont elle devient la maîtresse, lors d’une croisière à laquelle ils participent tous les deux accompagnés de leurs conjoints. Au terme de la croisière, le mariage de Callas est terminé. Elle pense épouser Onassis, mais si celui-ci divorce de sa femme, il n’épousera jamais Maria Callas. Elle consacre tout de même de plus en plus temps à cette relation. Ses apparitions scéniques se font sporadiques. Sa voix commence à échapper à son contrôle. Sa prise de rôle la plus fameuse durant les années soixante est celle de "Carmen" de Bizet, qu’elle enregistre à la salle Wagram en 1964, dans lequel elle parvient à transcender les limites de sa voix grâce à son intensité dramatique. Elle ne chantera cependant jamais le rôle sur scène. En 1964-1965, elle réalise ce qui s’apparente à une tournée d’adieu, donnant les rôles les plus emblématiques de sa carrière dans les plus grandes salles, Médée, Norma et Tosca. Sa performance de "Tosca" à Covent Garden est filmée par Franco Zefirelli. Son vieil ami, Tito Gobbi lui donne la réplique en interprétant Scarpia. Mais Maria Callas n'a plus le goût de la scène et son public le ressent. Les dernières années de sa vie sont amères. Même si elle renonce à la nationalité américaine en 1966, ce qui revient à divorcer de Menighini, puisque la Grèce ne reconnaît que les mariages célébrés par l’Église orthodoxe, Aristote Onassis conserve sa distance. Il met même fin à leur liaison en 1969 afin d’épouser Jacqueline Kennedy. La même année, elle joue Médée dans le film de Pasolini. Il ne s’agit pas d’une version filmée de l’opéra de Cherubini qu’elle a tant chanté, mais de son premier et unique rôle parlé. Le tournage s’avère éprouvant, et le film reçoit un accueil mitigé. En 1970, elle est hospitalisée après une overdose de barbituriques, qu’elle affirme accidentelle. En revanche, la série de master-classes en 1971-1972 à la Juilliard School est un réel succès, non seulement parce qu’elle fait salle comble, mais aussi car elle témoigne de réels dons pédagogiques. Elle entame une relation avec le ténor Giuseppe di Stefano, lui aussi en fin de carrière, avec lequel elle entame une tournée mondiale de récitals en 1973. Les critiques sont sans merci, mais le public est au rendez-vous. Son dernier concert a lieu le dix novembre 1974, au Japon. Elle entre dans l'ultime et tragique phase de sa vie. Nous sommes le quinze mars 1975. Maria Callas, qui a fait ses adieux au public et réside désormais seule à Paris où elle s'est retirée du monde dans son appartement parisien au troisième étage du trente-six avenue Georges Mandel où ses seules occupations sont d'écouter ses vieux enregistrements et de promener ses caniches en empruntant chaque jour le même itinéraire, apprend la nouvelle qu'elle redoutait tant, la mort du seul amour de sa vie, Aristote Onassis. C'est un coup terrible pour celle qui lui a rendu visite à plusieurs reprises, durant son agonie, à l'Hôpital américain de Neuilly. Malgré le temps passé et les trahisons, Onassis est demeuré sa seule passion. Huit mois plus tard, le deux novembre 1975, une nouvelle épreuve frappe la Diva. Le réalisateur italien Pier Paolo Pasolini, celui qui six ans plus tôt, lui avait offert le rôle principal dans son film "Médée" et à qui elle devait en partie la résurrection de sa carrière, est sauvagement assassiné sur une plage, près de Rome. Mais la terrible série noire se poursuit. Le dix-sept mars 1976, c'est Luchino Visconti qui décède à son tour. Épuisée moralement et physiquement, prenant alternativement des barbituriques pour dormir et des excitants dans la journée, se soignant à la coramine pour ses brusques chutes de tension, elle meurt brutalement d'une embolie pulmonaire le seize septembre 1977, à l'âge de cinquante-trois ans. Sur sa table de chevet sont retrouvés des comprimés d'un hypnotique, dont elle aurait pu, par accident, absorber une trop forte dose. Comment ne pas envisager le suicide ? Celle qui avait été l'une des plus flamboyantes chanteuses lyriques au monde apparaissait comme une femme prématurément viellie. Tout au long de sa carrière, Maria Callas aura cultivé une farouche indépendance. Elle n'aura eu de cesse de vouloir concentrer sur elle toute la lumière, au risque de se brouiller avec ses partenaires de scène, femmes et hommes. Le suicide de la Diva au moyen d'une surdose de médicaments est donc concevable. Maria Callas fut incinérée au cimetière du Père-Lachaise où une plaque (division quatre-vingt- sept) lui rend hommage mais dès le premier jour, l'urne funéraire disparut puis fut retrouvée miraculeusement deux jours plus tard. Ses cendres, ou ce que l'on pense être comme telles, seront dispersées en 1980 en mer Égée, au large des côtes grecques, selon de prétendues dernières volontés, jamais retrouvées. On a pas fini de s'interroger sur les circonstances et les causes réelles de sa disparition. Mais n'est-ce pas là le lot des gloires immortelles ? Bibliographie et références: - Yann Brice-Dherbier, "Maria Callas, les images d'une vie" - Félix Guillermo Daglio, "Maria Callas" - Claire Alby, Alfred Caron, "Passion Callas" - Alain Duault, "Dans la peau de Maria Callas" - René de Ceccatty, "Maria Callas" - Madeleine Chapsal, "Callas l'extrême" - Anne Edwards, "Maria Callas intime" - Eugenio Gara, "Maria Callas" - René Leibowitz, "Le secret de la Callas" - Pierre-Jean Rémy, "Callas, une vie" - Éric-Emmanuel Schmitt, "La Callas" Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 21/12/20
À un journaliste qui lui demandait en 1961: "Comment vous situez-vous dans la littérature actuelle ?", Françoise Sagan répondit: "L'écrivain le plus lu". Boutade peut-être et constat lucide aussi de celle qui, en 1954, connut avec son premier roman une célébrité immédiate et mondiale. Avec plus de trente millions de livres vendus en France et une œuvre traduite dans une quinzaine de pays, l'auteur de "Bonjour tristesse" est un des écrivains les plus populaires de la seconde moitié du XX ème siècle. Pourtant, son œuvre a été continuellement regardée avec suspicion par la critique. Avec son air mutin et sa drôle d’allure de garçon manqué, la jeune fille âgée de dix-neuf ans, est pétrifiée au milieu du grand dîner littéraire organisé en son honneur. Son premier roman vient d’obtenir le prix des critiques, doté de cent mille francs, qu’on lui remet en espèces car, mineure, elle ne peut recevoir de chèque. De retour chez ses parents, elle abandonne l’argent dans un tiroir que sa mère, affolée, découvrira le lendemain. Son père, à qui elle demande conseil quant à la meilleure manière de le dépenser, lui répond: "Jette-le par la fenêtre." Elle n’aura pas besoin de l’entendre deux fois. Les billets tombent du ciel et très vite se transforment en voitures de course, manteaux de fourrure, whisky pour tous. À ce rythme-là, la légende Sagan ne va pas tarder à envahir le paysage médiatique. Pourtant, rien ne prédisposait la jeune Françoise Quoirez à devenir une star. Née dans la propriété maternelle du Lot, à Carjac, le 21 juin 1935, elle passe ses premières années bourgeoisement, boulevard Malesherbes à Paris. Arrivée après Suzanne, onze ans, Jacques, huit ans et Maurice, mort en bas âge, Françoise, dite "Kiki", est choyée. "Les parents lui passaient tous ses caprices", déplorait sa soeur aînée. Adulte, gâtée par le succès, elle restera un "Petit Poucet androgyne", qui sème des trous de cigarettes partout sur son passage. Si la famille maternelle est constituée de petits propriétaires terriens désargentés du Lot, le père, lui, est un industriel du Nord. Lorsque la guerre éclate, il prend la direction d’une usine dans le Dauphiné, afin de mettre sa famille à l’abri des fracas parisiens. "Un coup loupé", constatera Sagan, avec placidité. Car, de fait, au cœur du Vercors, elle grandit dans la plus grande agitation, entre arrestations et exécutions. "J’étais une fille timide, bégayante, terrorisée par les professeurs." Un parfait préambule aux échecs successifs de sa scolarité. À l’adolescence, la gamine indisciplinée est invariablement renvoyée de toutes les institutions catholiques dans lesquelles ses parents malgré tout tentent de lui faire acquérir un minimum d’éducation. Son occupation principale, déambuler dans les rues, sa seule passion, la lecture. En désespoir de cause, ses parents, magnanimes, l’inscrivent au Cours Hattemer pour y passer son baccalauréat. Heureuse initiative, elle y rencontre Florence Malraux, fille d’André et de Clara qui devient son amie pour la vie. Celle-ci l’encouragera à faire éditer son premier manuscrit. Prise d'un amour immodéré pour les textes, elle lit des auteurs français et étrangers, classiques ou contemporains comme Stendhal, Flaubert, Proust, Rimbaud, Gide, Camus, Sartre, Dostoïevski, Faulkner, Hemingway, Joyce, ou encore Tenessee Williams. Est-ce pour justifier la déception qu’elle inflige à ses parents, que la jeune fille, dotée d’une imagination hors du commun, fait croire à son entourage qu’elle écrit un roman? Toujours est-il qu’à force sans cesse de le répéter, elle s’est sentie obligée de l’écrire, au cours de cette année 1953, alors qu’elle ratait ses débuts universitaires. "Bonjour Tristesse" paraît donc en mars 1954 chez Julliard sous le pseudonyme de Françoise Sagan, le père ayant refusé que son nom apparaisse sur la couverture. Le prince de Sagan est un personnage de la "Recherche du temps perdu" de Marcel Proust. Après le prix des critiques, un article du respecté François Mauriac encense les qualités littéraires du texte et qualifie son auteur de "charmant petit monstre": le phénomène Sagan est en marche. Un million d’exemplaires vendus, traduit dans vingt-cinq langues, tournée américaine. D’abord désemparée par ce succès qui la dépasse et lui ressemble assez peu, la romancière finit par s’en accommoder. Elle déclarait "J’ai porté ma légende comme un masque délicieux". Dans cette légende, défile une jeunesse insouciante indéfectiblement liée. Florence Malraux, l’écrivain Bernard Franck, le danseur Jacques Chazot, et surtout Jacques Quoirez, son frère, avec lequel elle partage un appartement. Elle fait la fête dans des lieux à la mode tel Saint-Germain-des-Prés où elle se lie avec Juliette Gréco, la normandie d'Honfleur ou de Deauville, Saint-Tropez, où elle assiste au tournage de "Et Dieu créa la femme", de Roger Vadim, avec Brigitte Bardot. Elle conduit des voitures de sport à une vitesse d’enfer, offre à boire toute la nuit et vit comme si chaque jour était le dernier, comme si la vie était éternelle. Elle aurait pu craindre, en 1956, que son second roman, "Un certain sourire", ne marque l’arrêt de sa carrière. Bien au contraire, le succès est confirmé, la fête peut continuer. Elle déclare appartenir au cercle très fermé des joueurs qui "ne craignent pas de perdre ce qu’ils ont, ceux qui considèrent toute possession matérielle ou morale comme provisoire, qui considèrent toute défaite comme un aléa, toute victoire comme un cadeau du ciel." De fait, Le destin frappe en avril 1957. Son Aston Martin, poussée à sa vitesse maximale, dérape sur une départementale, les passagers sont éjectés, la voiture retombe sur sa conductrice. Résultat, crâne ouvert, onze côtes, l’omoplate, les poignets, deux vertèbres, cassés. À Creil, on lui donne l’extrême-onction. Des mois d’hôpital, des douleurs à peine calmées par la morphine, vont plonger la romancière dans l’univers noir de l’addiction. Dès lors, la personnalité future de Sagan, qui ne cessera de flirter avec les extrêmes est en place. Sa légèreté et sa noirceur, son élégance et sa douleur fabriqueront à jamais sa légende. Nul doute que cette expérience ait influencé les années suivantes, son mariage avec l’éditeur Guy Schoeller, de vingt ans son aîné, ou l’achat de son manoir, entre Deauville et Honfleur, le lendemain d’une soirée au casino, un huit août où, ayant misé sur le huit, elle a gagné quatre-vingt mille francs, prix fixé par le propriétaire. Avec la guerre d’Algérie, Sagan légère, devient Sagan engagée. Elle se découvre une conscience de gauche qui ne la quittera plus. Elle signera alors plus tard le "manifeste des trois-cent-quarante-trois salopes" pour l’avortement, et enfin, deviendra l’amie de François Mitterrand. En attendant, le "charmant petit monstre" construit sa vie, divorce, tombe amoureuse d’un mannequin américain, Bob Westhoff, met au monde son fils unique, Denis, en 1962. Outre ses romans, elle écrit quelques articles et s’essaie au théâtre avec plus ou moins de bonheur, "Un château en Suède" ou "La robe mauve de Valentine" seront des succès, les autres pièces plutôt des échecs, mais le principal est que l’expérience l’amuse follement. Pour Sagan, profiter de la vie est, en soi, une activité. "Le plus grand luxe, c’est pouvoir prendre son temps. La société vole le temps des gens". Elle se sait privilégiée. Lorsqu’on lui reproche de cantonner ses personnages dans des milieux sociaux privilégiés, elle répond qu’elle ne voudrait pas s’abaisser à gagner de l’argent sur le dos d’une misère qu’elle ne connaît pas. Ce qui l’intéresse, c’est l’âme humaine, dans sa nudité, et ce qu’elle explore, l’amour, la solitude, transcende l’économie. "Il y a tout l’être humain à fouiller", c’est suffisant. L’argent, elle s’en fiche, "Les gens que j’aime, c’est ce qui compte le plus pour moi". Ce désintéressement absolu sera porté à son discrédit. "Je ne sais pas si ce qu’on me reproche le plus est d’avoir gagné beaucoup d’argent ou bien de l’avoir dépensé." Son fils, Denis, raconte qu’elle gardait, dans un placard, un chapeau rempli de billets afin que les amis se servent sans avoir à demander. Ses frasques liées à l’alcool, ses démêlés avec le fisc, sa solitude, trouvent une accalmie au milieu des années soixante-dix lorsqu’elle tombe amoureuse de la styliste Peggy Roche. La romancière qui avait clamé: "Je n’aime pas la mode, je la fuis totalement, à tous les niveaux", se découvre quelques talents de chroniqueuse du monde de la mode. Quinze années de vie commune lui apportent une certaine sérénité. Le décès de Peggy en 1991 marquera le début du déclin de Sagan. Certes, son frère adoré est mort, en 1989. Certes, ses démêlés avec la drogue et la justice commencent à la miner. Mais surtout, la disparition de son indéfectible compagne la plonge dans la plus grande affliction. Elle se laisse flouer par un industriel de Elf cherchant à atteindre le président Mitterrand, afin d’obtenir une exploitation de pétrole en Ouzbékistan. Naïvement, elle sert d’intermédiaire et accepte en échange le financement de la rénovation de son manoir en normandie. Lorsque le fisc vient lui réclamer les sommes correspondant aux travaux, Sagan est déjà ruinée. De l’affaire Elf, elle ne se relèvera pas. Les toutes dernières années de sa vie, elle va les passer dans une dépendance douloureuse, clouée au fauteuil par une opération de la hanche, mise sous tutelle, interdite de chéquier, à la merci de sa dernière compagne, Ingrid Mechoulam, millionnaire, qui a racheté tous ses biens, la mettant ainsi à l’abri de la pauvreté mais l’isolant complètement de ses amis. Sagan n’est pas du genre à se plaindre. La politesse est son épine dorsale. Sa définition de la politesse, savoir prendre soin des autres, leur épargner nos plaintes. La politesse, c’est l’élégance absolue. Françoise Sagan décline physiquement, ne pesant plus que quarante-huit kilos. Elle meurt, le vingt-quatre septembre 2004, d'une embolie pulmonaire à l'hôpital de Honfleur près de son ancienne résidence d'Équemauville. Un ultime roman, "Les Quatre Coins du coeur", retrouvé à l'état de manuscrit par son fils Denis Westhoff, sera publié après sa disparition. Elle est inhumée auprès de son frère, de ses parents, de son second mari, Robert Westhoff, et de sa compagne, Peggy Roche, dans le cimetière du village de Seuzac, à quelques kilomètres de Cajarc dans le Lot. "J’ai du talent mais pas de génie", s’excusait-elle. Elle a pourtant eu celui d’inventer une romancière vivante, sensible, élégante et profondément humaine. Bibliographie et références: - Denise Bourdet, "Françoise Sagan" - Gérard Mourgue, "Françoise Sagan" - Pol Vandromme, "Françoise Sagan ou l’élégance de survivre" - Jean-Claude Lamy, "Sagan" - Nathalie Morello, "Françoise Sagan" - Sophie Delassein, "Aimez-vous Sagan ?" - Alain Vircondelet, "Un charmant petit monstre" - Geneviève Moll, "Madame Sagan, à tombeau ouvert" - Annick Geille, "Un amour de Sagan" - Pascal Louvrier, "Sagan, un chagrin immobile" - Ève-Alice Roustang, "Françoise Sagan, la générosité du regard" Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 14/12/20
Il y aurait beaucoup de choses à lui dire, mais d'abord, celle-ci, que je crains de deviner en elle, de la légèreté. Elle aimait la légèreté des choses, des actes, de la vie. Elle n'aimait pas la légèreté des êtres, tout ce qui était un peu au-dessus du niveau semblait heurter Charlotte. Elle ne recherchait pas à s'attribuer beaucoup de mérites en ce monde ni dans l'autre, celui de l'abandon. Un sentiment d'insécurité pour son corps sans cesse meurtri. Elle était bien jeune et ne savait même pas si elle possédait un peu de lumière. Juliette était arrivée quand elle était dans l'ombre, et maintenant, il fallait arranger les choses. Tant pis pour elle. Les souvenirs qui ont su être poètes de sa vie, c'est à dire dans le désordre, plaisir et enivrement de l'imagination. Mais dans la moindre de ses paroles, raisonnable douce-amère, ce cadeau impérieux du ciel, le lot avait oublié sa jeunesse, l'allégresse avec laquelle elle devait accepter l'insistance, la mauvaise grâce, et la maladresse. Comme le fouet et les doubles fenêtres pour que l'on ne l'entende pas hurler. Ses mains s'agrippaient aux colonnes du lit, où Juliette les immobilisait à l'aide de fines cordelettes qui lui sciaient les poignets. Des sangles passaient dans les bracelets de ses chevilles. Elle était allongée sur le dos, de telle façon que ses jambes surélevées et écartelées laisse à Juliette toute la fantaisie de la fouetter. Elle était debout à coté d'elle, un martinet à la main. Aux premières cinglades qui la brûlèrent aux cuisses, Charlotte gémit. Mais elle ne voulait pas demander grâce, même quand sa Maîtresse passa de la droite à la gauche. Elle crut seulement que les cordelettes déchireraient sa chair, tant elle se débattait. Mais Juliette entendait marquer sa peau de traces nobles et régulières et surtout qu'elles fussent nettes. Il fallut subir sans souffle, sans troubler l'attention de Juliette qui se porta bientôt sur ses seins. Elle allait retrouver sa considération en s'accommodant de son statut d'esclave et non pas de soumise. Et il n'était pour elle de plus grand bonheur que de se savoir appréciée. L'amour mais avec un arc-en-ciel d'émotions vertigineuses en plus rayonnait toujours chaque parcelle de son corps. Charlotte n'avait pas très mal. Chaque cinglement amenait seulement un sursaut, une contraction de ses muscles fessiers, mais peu à peu, une douce chaleur irradia sa croupe, se propageant à son vagin. Une torsion des cuisses et de ses hanches donnait au corps un balancement lascif. De la bouche de la suppliciée sortirent de longs soupirs, entrecoupés de sanglots. Juliette, excitée, commença à frapper plus fort par le travers et les gémissements furent plus profonds. En même temps qu'elle entendait un sifflement, elle sentit une atroce brûlure sur les cuisses et hurla. Elle la flagella à toute volée sans attendre qu'elle se tût, et recommença cinq fois, en prenant soin de cingler chaque fois, ou plus haut ou plus bas que la fois précédente, pour que les traces fussent quadrillées. Charlotte crispa ses poignets dans les liens qui lui déchiraient la chair, le sang monta à sa tête. Alors Juliette s'accroupit près des épaules de Charlotte et lui caressa le visage, penchée sur elle, lui donnant de longs baisers qui grisèrent la soumise éplorée. Mais elle recommença, frappant plus fort, les fines lanières s'écrasèrent dans un bruit mat sur la pointe des seins. Charlotte laissa couler quelques larmes. Alors Juliette arrêta de la flageller. Elle ne la détacha pas de ses liens, mais la laissa ainsi exposée, le reste de la soirée, deux longues heures, cuisses ouvertes et relevées sur le lit. Elle ne cessa de souhaiter refermer ses jambes. Penchée sur le ventre offert de sa soumise, Juliette posa ses lèvres frémissantes sur le sexe humide et ardent, la faisant sombrer dans une indicible félicité, tandis que de sa bouche s'échappait la plainte d'amour, des gémissements étouffés de la chair humide et palpitante, elle céda à la jouissance. Juliette dut maintenir ses hanches à deux mains, tant les sursauts du spasme furent violents et ininterrompus. Elle se consuma. Sans doute, ce ne fut pas là seulement la sensation du plaisir mais la réalité même. Penchée au-dessus d'elle, Juliette tenait à la main une bougie. D'un geste lent, le bougeoir doré s'inclina sur sa peau, la cire brûlante perla ses seins en cloques blanchâtres et incandescentes. Son martyre devint délicieux. Le fantasme d'être brûler vive augmenta son excitation. Elle perdit la notion du temps et de la douleur. Elle aimait l'idée du supplice, lorsqu'elle le subissait elle aurait trahi le lien qui l'unissait à Juliette pour y échapper, quand il était terminé elle était heureuse de l'avoir subi d'autant plus épanouie qu'il avait été plus long et plus cruel. Sa Maîtresse ne s'était pas trompée à l'acquiescement ni à sa révolte, et savait parfaitement que son merci n'était pas dérisoire. Charlotte ne se lassait de sentir le satin de ses caresses, de haut en bas et de bas en haut. C'était toujours comme pour la première fois qu'elle éprouvait le bonheur dans la forme la plus belle de la soumission, celle de l'abnégation. De la souffrance qu'elle aimait subir, elle n'en éprouvait aucune honte. Se laisser fouetter, s'offrir à des inconnues, être toujours accessible, aimable et nue. Elle ne se plaignait jamais. Pour l'amour qui faisait battre son cœur, on ne la forçait jamais. On était fâché contre elle parce qu'on ne lui connaissait pas de rébellion. C'était de la discrétion. Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 12/12/20
On a tout dit sur Sarah Bernhardt. Qu'elle a fait le tour du monde dans le costume de Phèdre, qu'elle dormait dans un cercueil, qu'elle collectionnait les fauves et les amants. Tout cela est vrai, enfin presque. Mais dans son cas, la légende qu'elle s'est construite n'est pas très loin de la réalité. De fait, une mythologie incertaine entoure aujourd'hui la personnalité de Sarah Bernhardt. Célèbre actrice du XIX ème siècle égarée dans le premier quart du XX ème, cette femme audacieuse et téméraire, scandaleuse aussi, incarna magistralement le somptueux théâtre d'Hugo, Dumas, Sardou, Rostand. Mais elle fut aussi une extravagante voyageuse, partout attendue et désirée, qui s'attira les surnoms les plus insolites, et fit la une des journaux satiriques qui se repaissaient de ses excentricités. Elle importa en France l'art de la publicité. Expression parfaite de ce que Cocteau appela "les monstres sacrés", elle affichait un penchant alors en vogue pour la morbidité qu'elle érigea en genre dans ces inoubliables scènes d'agonie de "La Dame aux camélias" ou de "L'Aiglon." Cette comédienne fut une femme de cœur, forte d'une vie intérieure assumée, d'une religiosité confinant au mysticisme, généreuse aux limites de la ruine, et elle fit la fortune ou la célébrité des peintres et écrivains de son entourage. Usant de tous ses dons, elle fut à son tour attirée par le ciseau, la plume et le pinceau. Son style influença la mode, la littérature, les arts décoratifs. Sa devise était "Quand même" en référence à son audace. Les maîtres de l'affiche, les joailliers, les céramistes, Mucha, Lalique, Gallé, ont été lancés par Sarah. Elle inspira ou intrigua aussi Gustave Moreau, Burne-Jones, Rossetti et toute l'école préraphaélite, mais aussi les essayistes, écrivains et poètes, Montesquiou, Goncourt, Wilde, Jean Lorrain, Huysmans, James et Proust, qui puisèrent en elle les élans d'une inspiration rare dans le mystère des créatures auxquelles elle donnait un semblant de réalité. Déterminée, elle fut aux côtés de Zola une ardente avocate de la cause d'Alfred Dreyfus. Protégée comme un trésor national, elle finit par accepter de quitter Paris au moment de la Grande Guerre. Bien qu'une amputation l'eût mutilée, son patriotisme lui dicta une ultime tournée américaine pour tenter de fléchir l'isolationnisme outre-Atlantique. La future "Grande Sarah" ou la "Voix d'Or" selon Hugo est née Rosine-Sarah Bernard le vingt-trois octobre 1844 rue de l'École-de-Médecine à Paris. Ou était-ce le vingt-cinq septembre, rue de la Michodière ? Ou boulevard Saint-Honoré, le vingt-deux octobre ? La destruction de son acte de naissance dans l'incendie de l'Hôtel de ville de Paris en 1871, avec tous les registres d'état civil, ne permet pas de lever le mystère. On ne saura certainement jamais non plus qui était son père, "parti en voyage en Chine" après avoir séduit sa mère, Judith. Cette toute jeune fille d'origine juive hollandaise s'est installée avec sa sœur dans la capitale où elles deviennent courtisanes. Elles rencontrent d'ailleurs un assez beau succès auprès des hommes, ouvrent salon et commencent à voyager, délaissant leurs enfants respectifs. Mise en nourrice en Bretagne, où l'on ne parle que le breton, Sarah ne reçoit aucune éducation avant de retrouver sa famille, par hasard. Ayant suivi sa nourrice qui a déménagé à Paris, elle croise alors sa tante qu'elle n'arrive pas à convaincre de l'emmener avec elle. Refusant d'être abandonnée de nouveau, la fillette se jette par la fenêtre. Elle parvient ainsi à ses fins au prix d'un bras et une rotule brisés. Un succès chèrement payé, qui témoigne de cette incroyable force de caractère qui accompagnera Sarah toute sa vie. Après une longue convalescence, la voici envoyée en pension à Auteuil pour essayer d'y acquérir un soupçon de culture. Elle y découvre le théâtre mais y renouvelle aussi ses excentricités en se jetant dans un bassin, le jour où sa tante vient la chercher. De nouveau, les médecins viennent à son chevet et, de nouveau, ils ne lui donnent que peu d'années à vivre. Elle se remet, pour mieux aller terroriser les sœurs de Notre-Dame-de-Sion à Versailles où elle reste pensionnaire pendant six ans. Elle y est baptisée et y joue avec beaucoup d'enthousiasme le rôle de l'ange Gabriel pour une pièce écrite en l'honneur de l'archevêque. Enfin assagie, elle songe même à entrer dans les ordres mais de nouveau, elle adopte un comportement suicidaire pour provoquer l'autorité des sœurs. Restée toute une nuit dans un arbre du parc, elle y attrape une pleurésie qui la renvoie dans ses foyers. Il est temps de prendre une décision. Le conseil de famille, après réunion, décide d'en faire une artiste. Le verdict peu paraître étrange, tant Sarah n'a pas du tout le physique de l'emploi. Extrêmement maigre et dotée d'une chevelure sauvage, son surnom, "la Négresse blonde." Mais le duc de Morny, demi-frère de l'empereur Napoléon III, amant de sa mère et protecteur de la famille, a compris qu'il pouvait ainsi offrir à la jeune frondeuse des opportunités de rencontres et de carrière. Elle entre donc au Conservatoire grâce à une lecture inspirée des "Deux pigeons" de La Fontaine. Elle apprend à sculpter. Elle prend aussi des leçons d'escrime, dont elle tirera profit dans ses rôles masculins comme Hamlet. Elle reçoit le baptême chrétien en avril 1857 et envisage de devenir religieuse. C'est alors que son nom aurait été francisé en "Bernard." Bientôt, elle intègre très vite la Comédie-Française, avant de la quitter tout aussi rapidement pour avoir giflé une sociétaire. C'est l'occasion d'un voyage en Belgique. L'expérience n'est pas concluante. Elle en revient quelques mois plus tard, enceinte du prince Henri Joseph de Ligne, et est aussitôt être mise à la porte par sa mère. Le garçon qui sera son unique enfant deviendra écrivain sous le nom de Maurice Bernhardt. Il sera également dramaturge et directeur de théâtre. Après la naissance de son fils qui sera "l'homme de sa vie", elle devient courtisane. À cette époque, la police des mœurs compte Sarah parmi quatre-cent-quinze "dames galantes" soupçonnées de prostitution clandestine. La vie privée de Sarah Bernhardt est assez mouvementée. Elle a par la suite plusieurs amants, dont Charles Haas, mondain très populaire à qui elle vouait une véritable passion alors qu'il la traitait en femme légère et la trompait sans états d'âme. Après leur rupture, ils demeurèrent cependant amis jusqu'à la mort de Haas. On compte également des artistes tels que Gustave Doré et Georges Jules Victor Clairin et des acteurs tels que Mounet-Sully, Lucien Guitry et Lou Tellegen ou encore son "Docteur Dieu", Samuel Pozzi. On parle également de Victor Hugo et du prince de Galles. Certaines sources lui prêtent également des liaisons homosexuelles, notamment avec la peintre Louise Abbéma qui fit d'elle plusieurs portraits. Elle se forge une image de femme fatale, manipulant à loisir les hommes qui forment sa "ménagerie." Alexandre Dumas fils qui la détestait disait d'elle qu'elle était "si menteuse qu’elle était peut-être grasse." En 1865, à vingt ans, celle qui a adopté l'orthographe "Bernhardt" pour son nom est enfin recommandée au directeur du théâtre de l'Odéon, avec ordre de "se montrer plus docile." C'est efficace. Elle s'installe pour sept ans dans les meubles, y peaufinant sa connaissance du répertoire classique. Elle y est révélée en jouant "Le Passant" de François Coppée en 1869. En 1870, pendant le siège de Paris, elle transforme le théâtre en hôpital militaire et y soigne le futur maréchal Foch qu'elle retrouvera quarante-cinq ans plus tard sur le front de la Meuse, pendant la Première Guerre mondiale. Elle triomphe dans le rôle de la reine de "Ruy Blas" en 1872, ce qui la fait surnommer la "Voix d'or" par Victor Hugo. Ce succès lui vaut d'être rappelée par la Comédie-Française où elle joue dans "Phèdre" et dans "Hernani." les surnoms élogieux se multiplieront, "la Divine" ou bien l"'Impératrice du théâtre." Elle côtoie George Sand et Alexandre Dumas, qui lui confie le premier rôle féminin de "Kean" (1868), tandis que Nadar d'elle tire son plus célèbre portrait. En 1880, elle démissionne et crée sa propre compagnie, partant se produire à Londres, à Copenhague, aux États-Unis et en Russie. Elle n’hésite pas à interpréter des rôles d’hommes. Partout, elle rencontre le succès et l’enthousiasme du public. Cocteau invente pour elle l’expression de "monstre sacré." Elle inspire des pièces, notamment "l’Aiglon" d’Edmond Rostand. À partir de 1893, elle prend la direction du théâtre de la Renaissance puis du théâtre des Nations qu’elle renomme théâtre Sarah-Bernhardt. Elle écrit elle-même quelques pièces. En 1882, elle se marie à Londres avec un acteur grec, Aristides Damala, mais leur relation ne dure pas. Ils resteront cependant mariés. Excentrique et réputée mentir beaucoup, Sarah a une personnalité forte et prend des positions politiques. Elle soutient Zola au moment de l’Affaire Dreyfus, défend Louise Michel et se positionne contre la peine de mort. Son lyrisme et sa diction emphatique enthousiasment tous les publics. Afin de promouvoir son spectacle, elle rencontre Thomas Edison et enregistre sur cylindre une lecture de "Phèdre." Elle obtient son étoile sur le Hollywood Walk of Fame à Los Angeles. En 1900, Sarah Bernhardt devient actrice de cinéma en jouant dans le film "Le Duel" d’Hamlet. Elle tournera aussi dans d’autres films, dont deux autobiographiques. C'est un des tout premiers essais de cinéma parlant avec le procédé du Phono-Cinéma-Théâtre, où un phonographe à cylindre synchronisait plus ou moins la voix de l'actrice aux images projetées. Sa dernière œuvre autobiographique étant Sarah Bernhardt à Belle-Île en Mer réalisée en 1912. Ayant compris l'importance de la publicité, elle met en scène chaque instant de sa vie et n'hésite pas à associer son nom à la promotion de différents produits de consommation. Son style inspire la mode, les arts mais aussi l’esthétique de l’Art nouveau. Son succès irrite plus d’un et Sarah est attaquée par de nombreux journalistes qui l’accusent de venir ruiner les mœurs du peuple américain. Selon un pamphlet, elle est accusée d’avoir séduit le Tsar, Napoléon III et même le pape Pie IX . Comme si cela ne suffisait pas, elle est trahie par son amie, Marie Colombier, déçue de devoir céder sa place dans la troupe à la sœur de Sarah, Jeanne, qui a pu quitter son hôpital en France et rejoindre les Etats-Unis. Marie Colombier se venge alors en écrivant des pamphlets destinés en France au magazine l’ "L'Événement." Plus tard, elle écrira aussi un roman satyrique sur la vie de Sarah qu’elle intitulera "Sarahbarnum." Il faut beaucoup plus pour décourager Sarah qui décide d’aller de l’avant en jouant une pièce écrite par Alexandre Dumas fils, "La Dame aux camélias." Elle deviendra le plus grand succès de Sarah Bernhardt aux Etats-Unis, première actrice à se produire à l'étranger. De retour en France, Sarah se refait une place dans le cœur des Français en déclamant la Marseillaise à l’Opéra lors de la commémoration du dixième anniversaire du départ des troupes prussiennes de France. Vivante incarnation du patriotisme, elle déclenche une véritable hystérie dans le public. Les hommes hurlent tandis que les femmes éclatent en sanglots. Après cet accueil national, la fièvre des voyages reprend et Sarah repart pour une tournée de trois ans en Amérique et en Australie où elle fera l’acquisition d’un koala, un wallaby et un opossum. Quinze mois de voyage soit trois-cent-quatre-vingt-quinze représentations. Elle est l’actrice la plus riche de son temps. Elle achète le "théâtre de la Renaissance" qu’elle rénove à grands frais et s’entoure d’un nouveau collaborateur, Mucha, merveilleux artiste "Art nouveau déco" qui réalisera pour elle affiches, mobiliers et décors. En 1894, elle achète en Bretagne, la Pointe des Poulains de Belle-Ile avec son petit fortin autrefois destiné à défendre la côte. La propriété constitue en fait l’extrémité nord de l’île, battue par les vents et la mer. Le paysage y est extrêmement sauvage et spectaculaire. C’est vraiment le bout du monde, la "finis terrae" où les soucis des hommes paraissent dérisoires face à une nature qui semble toujours devoir avoir le dernier mot. Sarah Bernhardt se retrouve enfin dans ce paysage qui lui ressemble. Elle désirait être enterrée sur son rocher de la Pointe des Poulains face à l’océan. Ce vœu ne fut pas exaucé. Bientôt son théâtre se révèle trop petit pour être rentable. Elle a englouti plus de deux millions et demi de francs dans sa rénovation et elle n’a pas récupérer sa mise. Elle se fait opérer d’un kyste de l’ovaire par le célèbre docteur Pozzi, part deux mois se reposer à Belle-Île, puis décide de repartir en tournée. Sarah est devenue une véritable institution à elle seule. Son énergie ne faiblit pas malgré son genou droit qui la fait fort souffrir. En 1910, la mort surprend sa belle-fille et comme elle l’avait déjà fait pour ses deux sœurs et pour sa nièce, elle recueille sa petite-fille Lysiane chez elle. Celle-ci ne la quittera plus. Plus tard, Lysane Bernhard rédigera un volumineux livre en son hommage et intitulé "Ma grand-mère Sarah Bernhardt." En 1914, le ministre René Viviani lui remet la croix de chevalier de la Légion d'honneur, pour avoir, en tant que comédienne, "répandu la langue française dans le monde entier "et pour ses services d'infirmière pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871. En 1915, à l'âge de soixante-dix ans, elle est amputée de la jambe droite en raison d'une tuberculose osseuse du genou. L'actrice est amputée au-dessus du genou, le 22 février 1915 à la clinique Saint-Augustin de Bordeaux. Cela ne l'empêche pas de continuer à jouer assise, ni de rendre visite aux poilus au front en chaise à porteurs, lui valant le surnom de "Mère La Chaise." Elle ne s'épanchait jamais sur son infirmité, sauf pour rire en déclarant: "Je fais la pintade." Mi-mars 1923, elle tourne un film pour Sacha Guitry, où elle tient le rôle d’une vielle voyante mais quelques jours plus tard elle est prise de délire. Dans un moment de lucidité, elle demande l’extrême-onction et s’éteint comme elle l’avait toujours désiré, dans les bras de son fils, d'une insuffisance rénale aiguë, le vingt-six mars 1923, au cinquante-six boulevard Pereire à Paris. On fait la file le lendemain pour l’admirer une dernière fois revêtue de sa robe de satin blanc décorée de la Légion d’honneur ainsi qu’elle le désirait. "La Divine" est enterrée le vingt-huit mars 1923 au Père Lachaise (division 44). Le gouvernement lui organise des obsèques nationales, faisant d'elle la première femme à recevoir un tel honneur. Sarah Bernhardt malgré ses origines modestes a fini ce jour là de construire sa légende à force de talent, de travail et de volonté. "Je hais ces cœurs pusillanimes qui, pour trop prévoir la suite des choses, n’osent rien entreprendre." Bibliographie et références: - Louis Verneuil, "La vie merveilleuse de Sarah Bernhardt" - Catherine Simon Bacchi, "Sarah Bernhardt: mythe et réalité" - Françoise Sagan, "Sarah Bernhardt, le rire incassable" - Arthur Gold et Robert Fitzdale, "Sarah Bernhardt" - Anne Delbée, "Le sourire de Sarah Bernhardt" - Hélène Tierchant, "Sarah Bernhardt, Madame Quand même" - Noëlle Guibert, "Portrait de Sarah Bernhardt" - Claudette Joannis, "Sarah Bernhardt" - Jacques Lorcey, "Sarah Bernhardt: l'art et la vie" - Louis Garans, "Sarah Bernhardt, itinéraire d'une divine" - André Castelot, "Sarah Bernhard" - Marie Avril, "Divine vie de Sarah Bernhard" Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 10/12/20
Alors je commencerai par prendre votre main, je la caresserai doucement et la masser ai délicatement. Je l'envelopperai avec les paumes de mes 2 mains, puis je m'occuperai de vos doigts, en les entourant l'un après l'autre avec ma main, et en descendant jusqu'à leur extrémité, prodiguant ce massage à plusieurs reprises. Je vous aurais au préalable mis un bandeau sur les yeux afin de vous concentrez uniquement sur ces caresses... Après les mains, je m'attarderai sur vos pieds pour y prodiguer le même massage. Voyant que cette zone n'est pas très hérogène pour vous, je ne m'y attarde pas. Je me glisse alors assis derrière et pose mes 2 mains sur vos épaules, afin de remonter le long de votre cou. Ce massage de plusieurs minutes de vos cervicales vous provoque des soupirs de plénitude... Je décide alors de remonter plus haut encore pour vous caresser délicatement les oreilles, puis masser de mes 10 doigts votre cuir chevelu... Vous voyant toute détendue, je décide de reprendre vos mains, vous avez toujours les yeux bandés mais vous devinez rapidement que je fais cela pour enfiler des bracelets autour de vos poignets. Je vous enfile de jolis bijoux autour de vos poignets afin de vous rendre encore plus attachante que vous l'êtes déjà... Vous avez un petit moment d'hésitation mais vous êtes une femme joueuse et ne souhaitez pas rompre le charme de ce moment, et à vrai dire l'idée d'offrir votre corps à ma volonté vous excite plus qu'il ne vous fait peur, en tout cas c'est ce que vous voulez croire à l'instant présent. De toute façon il est trop tard maintenant, vous voilà les 2 mains solidement attachées aux barreaux du lit, allongée sur le dos au milieu du matelas douillet, et les yeux toujours bandés, complètement concentrée aux bruits environnants qui pourraient trahir mes agissements. Vous ressentez alors quelque chose se poser sur votre joue, comme un textile rigide de quelques centimètres carré, mais maintenu par une tige car il se déplace sur votre visage. A un moment il passe sur vos lèvres et vous pouvez goûter furtivement le goût du cuir...vous vous dites que c'est une cravache assurément. Elle s'écarte quelques secondes de votre joue avant de retomber subitement et sèchement dessus, vous laissant échapper un petit cri de surprise... Le bout de cuir se balade ensuite sur votre corps, en passant par le cou, la poitrine, les seins, le ventre, les hanches, le pubis, et remontant et redescendant à plusieurs reprises. Parfois il s'écarte pour mieux s'écraser ensuite sur votre peau, cette fois sans surprise, hormis l'endroit où il va s'écraser. Ce ballet dure plusieurs minutes et je devine qu'il vous plaît en regardant vos tétons se durcirent de plus en plus. Puis il descend, enfin, sur l'intérieur de vos cuisses, les petites tapes dessus vous indiquant de les écarter, jusqu'à son maximum, pour un meilleur accès à votre intimité... La lanière de cuir de la cravache se frotte maintenant sur votre intimité, à travers le tissu de votre petite culotte déjà trempées, et vous faisant ondulé le bassin comme pour augmenter la pression du morceau de cuir autour de votre clitoris. Des tapes viennent frapper vos lèvres, la douleur étant atténuée par le morceau de tissu. L'extrémité de la cravache vient maintenant se glisser sous votre culotte afin de constater l'état d'humidité ambiante. Je la retire pour la poser sur les lèvres de votre bouche, en vous demandant de goûter à votre cyprine. Puis plus rien pendant plusieurs secondes, vous vous demandez ce que je prépare. Ce n'est plus de l'appréhension mais de l'envie qui vous traverse l'esprit... Quelque chose se pose à l'intérieur de vos oreilles ... vous reconnaissez des oreillettes de téléphone, qui bientôt diffusent les premières notes d'une musique : des pas de bottines sur un trottoir, vous ne reconnaissez pas ? "Ouahahah, Ouahahahahah, Ouahahah, Ouahahahahah... " chanté par une voix de femme, assurément c'est la première fois que vous entendez cette chanson. "Si je dis oui je suis une petit ... frigide Si je décide je suis une bruti non psychorigide" (Julia Palombe, Si je dis oui) Vous vous laissez bercer par cette musique à la voix douce et aux paroles suggestives de la chanteuse, pendant que je reprends mon travail entre vos jambes, de nouveau des tapes sur votre intimité à travers le tissu de votre culotte, sous laquelle je glisse un doigt de chaque côté de vos hanches pour la faire glisser jusqu'à vos chevilles, me laissant ainsi admirer votre chatte poisseuse de désir... Toujours les jambes généreusement ouvertes, je pose un objet rond, doux et soyeux à l'entrée de votre vagin pour l'humidifier. Pas besoin de forcer beaucoup dessus pour que votre ventre engloutisse l'objet en entier, malgré sa grosseur. Cela vous semble comme une balle de ping-pong, prolongée d'une queue. Cette sensation est délicieuse et l'objet est parfaitement calé sous votre point G ... Vous êtes surprise quand je remonte et vous renfile votre petite culotte sur les fesses, mais cela a pour effet de bien plaquer la "queue" de l'objet entre vos lèvres intimes, et l'extrémité est collée à votre pubis. Pendant plusieurs secondes il ne se passe rien, cette attente est intriguante et excitante à la fois. La première chanson est terminée, c'est maintenant un nouveau titre qui commence dans vos oreilles (Julia Palombe - Les nuits d'une demoiselle). Soudain une vibration dans votre ventre vous fait sursauter, vous n'êtes pas surprise de découvrir que c'est un œuf vibrant que j'ai placé dans votre vagin, mais vous vous apercevez rapidement qu'il est particulièrement efficace et bien positionné en vous. Les vibrations sont d'abords douces et lentes, en même temps vous sentez la cravache parcourir le reste de votre corps, et s'occuper précisément de vos tétons déjà très durs. Ces sensations sont exquises et nouvelles pour vous, et tous vos sens sont en éveil : vos oreilles écoutent la chanson aux paroles très équivoques d'un patois ancien votre peau reçoit les caresses de la cravache et les vibrations de l'œuf votre nez perçoit l'odeur du cuir des accessoires qui vous entourent parfois vos lèvres gouttent au cuir de la cravache et aux sécrétions intimes déposées dessus précédemment seuls vos yeux sont obstrués mais cela ne vous empêche pas d'imaginer la position dans laquelle vous êtes Vous tentez de refermer les cuisses comme pour plaquer encore mieux l'objet sur votre clitoris, mais des coups de cravache sur vos cuisses vous intiment de les rouvrir à nouveau. Votre culotte s'humidifie au fur et à mesure que les vibrations augmentent, je vous entends gémir de plus en plus vite, de plus en plus fort... Nouvelle musique dans vos oreilles : Ma Benz, chanté par Brigitte, avec sa voix suave et envoûtante... ne fait qu'augmenter l'excitation qui vous parcoure le corps ! Cette profusion de sensations différentes vous rend folle de plaisir, vous vous laissez aller sans retenue, n'hésitant pas à me dire à quel point c'est bon ! Cela vient de partout : maintenant c'est une main qui se balade sur votre corps, d'abord sur l'intérieur de vos cuisses, montant près de l'entrejambe, puis redescendant sur l'autre cuisse, et ainsi de suite en effleurant vos lèvres à chaque passage. Cela ne fait qu'accentuer votre frustration, vous n'avez qu'une envie : que j'arrache votre petite culotte et que je remplace l'œuf vibrant par mon sexe en vous pénétrant sauvagement. Mais finalement vous vous ravisez et vous vous dites que c'est mieux ainsi, que vous devez être patiente, cela viendra bien plus tard. Et la cravache qui se promène toujours sur vos seins et votre visage, alternant caresses et petites tapes. Vous vous concentrez pour ne pas jouir trop vite et faire durer ce plaisir aussi longtemps que possible, mais c'est de plus en plus difficile, surtout que l'objet vibre de plus en plus intensément dans votre ventre, au même rythme que vos gémissements et votre respiration. La chanson suivante qui s'invite dans vos oreilles ne fait que vous achever (Donna Summer - Love to love you baby), les cris de jouissance de la chanteuse est comme un signe pour vous, le moment est venu, inutile de résister ... c'est alors que vous vous cambrez en avant, votre souffle s'arrête 2 secondes, puis vient la délivrance accompagnée de cris, de torsions du corps, vous vous lâchez sans retenue, et soudain c'est la panique ! Quelque chose que vous ne maitrisez jaillit de votre ventre et vient éclabousser votre culotte, vous semblez surprise et pensez un instant que vous venez d'uriner sur les draps...
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Par : le 09/12/20
L'ensemble de ce récit est réel. Tous les évènements décrits se sont passés comme tels. J'ai certainement romancé certaines parties, selon le fruit de mes souvenirs. Je pars aussi dans beaucoup de détails et de digressions, car ces éléments me paraissaient importants. Mais je n'ai rien ajouté, ni retiré. Il y a certaines parties que j'ai peut-être moins bien décrites ou retranscrites, car j'étais à certains moments dans mon monde, sans plus voir, ni entendre ce qu'il se passait autour de moi, tellement les émotions ont été fortes ce soir là. C'est mon premier récit. J'espère sincèrement qu'il vous plaira. Bonne lecture Un café interrompu Samedi 12 novembre 2011 ; un après-midi pluvieux. Je suis assis sur le canapé chez un ami, bavardant avec lui de choses et d'autres, quand un message arrive : « Va à la station chercher une petite bouteille de vin et quelque chose à grignoter, et viens tout de suite. » Ma Maîtresse. Je n'étais censé La retrouver que deux heures plus tard. J'avale mon café encore tiède en quelques secondes, et prend congé de mon ami, prétextant un imprévu. Plein de questions se posent alors dans ma tête : que me réserve t'Elle ? Est-ce que je me suis trompé d'heure ? Ou est-ce que j'ai oublié un ordre qu'Elle m'aurait donné ? Je suis entre impatience et questionnement, quand j'arrive devant la station. Je vais faire les emplettes demandées, passe à la caisse, et regagne ma voiture pour faire les deux minutes de route qui me séparent de chez ma Maîtresse. Je parque la voiture sur la place « visiteurs », et monte le demi-étage pour arriver devant Sa porte. Comme à mon habitude, je frappe trois coups, et j'attend. Départ surprise « Entre ! » Je m'exécute, et me dirige vers le salon. Maîtresse est assise sur le canapé, télécommande à la main, à passer de chaines en chaines. Sur le canapé trônent Sa cravache, et la laisse. Je dépose le sac de commissions sur la table basse, puis commence le processus exigé à chacune de mes arrivées chez Elle : je me met nu, j'enfile mon collier de cuir à pics duquel pend un gros anneau, ainsi que mes bracelets aux poignets et aux chevilles. Je me dirige alors vers Elle, me met à quatre pattes, et dépose un baiser sur chacun de ses pieds : « Bonjour Maîtresse ». Je reste front au sol, jusqu'à ce que j'ai l'ordre de me relever. « Bonjour chien. Va chercher deux verres à la cuisine, et sers nous. ». « Bien, Maîtresse. » Je me lève, me dirige à la cuisine, m'empare de deux verres à pieds, et reviens me mettre à genoux à côté d'Elle. J'ouvre la bouteille, et sers les verres. Maîtresse prend Son verre en main, et me dis « santé », tout en tapant Son verre contre le mien. Elle avale une gorgée, et pose son verre sur la table. Puis, Elle prend la laisse, et l'accroche à l'anneau de mon collier. Maîtresse sait que j'aime être au bout de Sa laisse, bien tendu, prêt à être tiré en sa direction à chaque instant, et je crois qu'Elle aime ça aussi. De sa main, Elle vient inspecter ma cage de chasteté - une CB 6000, le long modèle, car la « small » n'était pas disponible au magasin quand Elle a été l'acheter, et Elle voulait à tout prix que je l'ai pour le jour de mon anniversaire. Elle est certes plus contraignante que la « small », mais la « surprise » fut réussie, entre la cage, et le martinet qu'Elle a acquis en même temps-. Elle inspecte donc ma cage, et effleure mes testicules du bout de Ses doigts : « C'est dur ? Tu n'a pas encore été libéré ce week-end. » Habituellement, j'étais enfermé en cage du dimanche soir au samedi matin. Maîtresse avait la bonté de me laisser libre ces deux journées. On ne se quittait pas, donc aucune chance que je puisse me toucher sans qu'Elle ne s'en aperçoive. Et j'avais bien trop peur de Ses punitions pour tenter quoi que ce soit. « Je ne te libérerai pas ce week-end. Tu te souviens de la soirée SM que tu as vu sur internet vers Montélimar ? Nous y allons. » J'explose de joie intérieurement. Quel bonheur, quel plaisir. Je me jette à Ses pieds, et les embrasse en La remerciant, et en Lui disant à quel point je suis heureux d'avoir de nouveau la chance d'être en public à Ses divins pieds. Le Mas Virginie, à Bouchet. En navigant sur le net, j'avais trouvé au détour d'un site ce club libertin, qui organise deux soirées SM par an. J'avais évoqué l'idée à ma Maîtresse, mais Elle ne m'en avais jamais reparlé jusqu'alors. Il se trouvait que je ne travaillais pas ce soir là. Mais Elle a attendu le samedi, au cas où un mandat de dernière minute arrive, et que je doive travailler. Maîtresse pensait à moi, et ne m'aurais pas privé d'une soirée de travail. Nous finissons nos verres, avalons un repas sur le pouce, moi toujours assis par terre, au bout de Sa laisse. Il est déjà 18h30, nous irons donc directement à la soirée, sans passer par l'hôtel. Elle file à la salle de bain se préparer. Quand Elle revient au salon, je suis en extase : Elle a enfilé une jupe noire, Son top noir marqué « Misstress », et chaussé Ses bottes Dr Martens noires vernies, qui montent jusqu'au genoux, dont je suis littéralement fou. Je ne me suis jamais considéré comme fétichiste. Mais j'en ai tout de même pour les chaussures de skate (inhabituel, j'en conviens), et les bottes et bottines Dr Martens. Quand je vois une femme chaussée de ces deux types de chaussures, j'ai les yeux rivé sur Ses pieds, sans pouvoir m'en détacher. Nous quittons son appartement. Vingt minutes de route, passage éclair chez moi pour me préparer à mon tour. Maîtresse me demande de me vêtir d'un string, de mon t-shirt en vinyle marqué « Slave », un jean noir, et mes Dr Martens noires mat. Trajet riche en émotions Nous voila partis pour 4h30 de route. En voiture, Maîtresse m'ordonne de garder mon collier et mes bracelets au poignets et aux chevilles. A ce moment là, je prie de toutes mes forces pour ne pas croiser de contrôle de police ; nous sommes samedi soir, c'est donc monnaie courante, autant de ce côté de la frontière, qu'en France. Et il y a le passage à la douane : pourvu qu'ils soient occupés ailleurs... Ils ont certainement dû en voir d'autres, des hommes soumis. Mais à cet instant là, je ne suis pas prêt à expliquer ça au forces de l'ordre. Je n'aime être fouillé et menotté que par ma Maîtresse. Trois heures de route passent. La voiture commence à avoir soif, et Maîtresse aussi. Nous nous arrêtons à une aire d'autoroute dans les environs de Lyon. En descendant de voiture, je m'aperçois de suite qu'il ne fait pas vraiment chaud, en cette soirée de novembre. J'ouvre la portière arrière afin d'enfiler ma veste, le temps de faire le plein. Puis, ça me permettra de cacher les divers accessoires en cuir qui entourent mon cou et mes poignets. « Tu laisse ça ici ! » L'ordre est tombé. Je regarde Maîtresse avec mes yeux surpris et implorants de ne pas me rendre à la caisse avec collier, bracelets et t-shirt visibles. « J'ai dis non ! » Je referme la portière, et vais faire le plein. Je rentre dans la station, plein d'appréhension. Dès la porte franchie, je sens les premiers regards sur moi. Je regarde droit devant moi, en tentant d'oublier tout ce qu'il y a autour. Je vais chercher une bouteille d'eau, et me dirige vers la caisse. Il faut bien sûr que le caissier soit absent, et qu'il y ai trois personnes qui attendent, histoire de rendre l'humiliation un peu plus grande. Ca serait trop facile, sinon. J'ai envie de me faire tout petit, de m'enfoncer dans le sol, de disparaitre. Je n'ose pas même me retourner quand j'entend deux femmes juste derrière moi, dans la queue, parler à voix basse, tout en riant doucement. Ont-elles vu l'inscription sur mon t-shirt ? Connaissent-elles le milieu ? Je ne le saurais finalement jamais. Après le passage en caisse, et avant de quitter la station, je vais à la machine pour prendre le thé demandé par Maîtresse. Je retourne à la voiture : « Ca a été ? Pas trop de remarques sur ta tenue ? », dit elle en esquissant un large sourire. « Non Maîtresse, ça a été ». Je veux faire bonne figure. Je tend Son thé à Maîtresse, et démarre la voiture. Pas un mot de sa part, juste son large sourire qui se poursuit longuement. A t'Elle joué un rôle dans les messes basses des deux clientes derrière moi ? Je ne le saurais jamais non plus. Encore 1h30 de route environ, ou l'épisode de la station service me tourne en tête, entre humiliation, et fierté de l'avoir fait pour Maîtresse. Le Mas Virginie 23h, nous voilà arrivés. C'est la première fois que je me rend dans un club libertin. Je m'attendais à un endroit plutôt intimiste, mais c'est devant une demeure autant énorme que somptueuse que nous nous garons, au milieu de 200 autres voitures. Nous rentrons dans la bâtisse, accueilli par un agent de sécurité, et par celui que je suppose être le Maître des lieux. Nous laissons nos vestes au vestiaire, nous acquittons du droit d'entrée, et arrivons dans la première salle, le club. Un vrai club, avec une centaine de personnes en train de danser sur les sons électro du DJ. Je suis moi-même DJ, et je dois avouer qu'a cet instant, mon côté professionnel a refait surface l'espace d'une seconde, et l'envie de mixer dans cette soirée SM m'a envahi. Ce doit être un tel plaisir d'exercer son métier dans un lieu et une soirée remplie de personnes qui aiment les mêmes choses. Mais je digresse. Maîtresse attend cet instant, ce moment ou quelques personnes se tournent, voyant de nouveaux arrivants dans la salle, attendant peut-être des amis ou autres compagnons de soirée, pour accrocher la laisse au large anneau de mon collier, et tirer dessus fièrement. Je la suis, non-moins fier, alors qu'elle se dirige vers le bar. C'est la première fois que nous venons en ces lieux, et seulement la troisième soirée publique que nous faisons. Maîtresse à donc besoin de se mettre dans le bain, surtout après les presque de 5h de route. Elle s'assoit sur un tabouret libre, qui donne une vue directe sur la piste. Le barman s'approche, demande ce que nous désirons boire : « Bonsoir Monsieur, une vodka red-bull, et un Havana brun-coca pour mon chien, s'il vous plaît. » Le ton est donné! Je défailli l'espace d'un instant, le temps d'intégrer où nous sommes ; puis je m'empli d'extase, parce que ca y est : on y est ! Elle me tend mon verre, claque des doigts, l'index vers le sol. Je me met à genoux pour trinquer avec Maîtresse. Nous avons à ce moment précis chacun un large sourire qui signifie que la soirée va pouvoir commencer. Découverte des lieux Verres vidés, Maîtresse se lève, tire sur ma laisse, et se dirige vers une autre salle. Nous arrivons dans des backroom, ou des couples font l'amour, chacun devant une dizaine de paires d'yeux. Plusieurs couples homme-femme, dans diverses positions. Deux femmes ensembles, spectacle dont Maîtresse se délecte. Puis, une Maîtresse et un soumis en train de se faire limer par un gode-ceinture dont la taille m'a littéralement pétrifié : « T'es pas prêt pour ça, toi ? » me dit-Elle, en tirant sur ma laisse, et en baissant les yeux pour croiser mon regard, alors que je suis de nouveau à genoux à côté d'Elle. « Non Maîtresse, et je pense que j'en suis loin. » Nous profitons du spectacle quelques minutes, puis continuons notre visite. Nous arrivons dans une nouvelle salle, avec juste quelques bancs disposés le long des murs ; un genre de salle de repos. Maîtresse s'assois sur un des bancs, me fait mettre à genoux : « Aller, lèche mes Docs, je sais que t'en crève d'envie, et tu l'as bien mérité. » Je ne suis que joie ! Je tombe à quatre pattes en moins d'une seconde, et je me mets au travail. Ma langue s'affaire à nettoyer les moindres recoins de ses bottes, à l'avant, les côtés, les coutures jaunes spécifiques à cette marque, et le long du zip qui remonte au genou. La botte droite, puis la gauche. « Stop, ca suffit. » Je m'exécute, non sans une pointe de déception, tant j'aurais aimé continuer encore et encore. Maîtresse décroche la laisse de mon collier : « Debout, à poil. Tout de suite. » Je défailli de nouveau. Correction C'est la première fois que je vais me retrouver complètement nu en public. Je lève les yeux pour lancer un regard en direction de Maîtresse, mais son regard à Elle ne laisse place à aucune négociation. Je me dis alors qu'Elle m'a fait la surprise de m'amener ici, il est donc hors de question que je la déçoive de quelque manière que ce soit. Je me lève, retire mon pantalon, mon t-shirt, et mon string. Maîtresse claque des doigts en direction du sol ; je me remet à quatre pattes, tête en direction du mur, suivant ses instructions. A partir de ce moment là, toute l'assistance peut voir la cage qui pend fièrement entre mes cuisses ; même le dos tourné, je peux sentir les regards posés sur mon entrejambe, et entendre les bribes de conversations et d'étonnement devant cet engin inconnu. Il faut préciser que Le Mas Virginie reste avant tout un club libertin ; une majeure partie de la clientèle ne connait donc pas cet accessoire. Maîtresse ouvre son petit sac à dos en toile, et en sort le martinet. Elle se lève, se met dos à moi et dos au public, s'accroupi vers moi, me met un coup de langue dans l'oreille – instantanément, ma cage est prête à exploser -, et me dis dans le creux de l'oreille : « C'est à mon tour de m'amuser ; je sais que tu es trop fier pour me dire en public d'arrêter, alors je ne vais pas retenir mes coups. Tu vas avoir mal, chien. Tu es prêt ? » C'est en plus à moi de dire si je suis prêt ou non ; à moi de donner le top départ de ma correction publique. Bien que les mots sortent difficilement de ma bouche, je ne me démonte pas : « Oui Maîtresse. » Elle se relève. Les lanières de cuir caressent délicatement mon dos, de ma nuque à mes reins, puis mes hanches, mes fesses, mes cuisses. Je sens Sa botte venir doucement soupeser ma cage. Elle repose Son pied au sol, et dit haut et distinctement : « Tu comptes les coups, et tu me remercie à chaque coup. » Rien ne me sera épargné ce soir. Mais j'entend la satisfaction et le plaisir dans Sa voix, ce qui me donne un regain de force et de courage. A partir de maintenant, je fais abstraction du reste : il n'y a plus qu'Elle et moi : « Bien, Maîtresse. » Le martinet frappe mon dos, assez doucement : « Un. Merci Maîtresse. » Le deuxième coup, sur mes fesses, est à peine plus fort : « Deux. Merci Maîtresse. » Ouf, Maîtresse a décidé d'y aller relativement soft, me dis-je. Avant que les lanières ne s'abattent violemment sur ma cuisse droite. Je me tend, crie intérieurement, mais je m’efforce de ne rien laisser transparaitre. « Trois. Merci Maîtresse. » Je dis cette phrase d'une voix visiblement pas suffisamment audible à Son goût : « J'ai rien entendu. On recommence à zéro. » Je me suis fais avoir comme un bleu. J'ai à ce moment la conviction que Maîtresse avait prévu son coup, afin d'ajouter une petite dose d'humiliation à la situation. J'aime quand Elle me pousse dans mes retranchements, qu'Elle repousse mes limites un peu plus. Elle le sait, et Elle en joue pour Son plaisir, et pour mon bonheur. « Bien, Maîtresse. Je Vous demande pardon, Maîtresse. » Le premier coup de la nouvelle série vient violemment meurtrir ma cuisse droite, précisément au même endroit que le précédent. Je me tend à nouveau, mais ne craque pas : « Un. Merci Maîtresse. » d'une voix forte et intelligible. S'ensuivent 49 autres violents coups repartis à peu prêt équitablement entre mes cuisses, mon dos, et mes fesses : « Cinquante. Merci Maîtresse. » Puis, plus rien. J'essaie tant bien que mal de me reconnecter au monde. J'entend ça et là des voix, sans trop comprendre ce qui se dit. Quelques secondes passent, j'entend un claquement de doigts. Le signal. Immédiatement, je me retourne, j'embrasse Sa botte gauche, puis la droite ; je pose le front au sol : « Merci, Maîtresse. » « Debout. Tu remets juste ton string et ton pantalon, que tout le monde puisse voir les marques sur ton dos. » Je me lève. Je ne me rend compte qu'à ce moment là qu'une bonne cinquantaine de personnes a assisté à ma correction. Je suis en extase, comme si mon esprit était ailleurs ; heureux de l'avoir fait, heureux de voir la fierté dans les yeux de ma Maîtresse. Je me rhabille, puis me remet à genoux, face à ma Maîtresse, qui s'est rassise sur le banc. Elle accroche la laisse à mon collier, et m'ordonne de faire un quart de tour, avec interdiction de poser les yeux au sol, afin que je croise les regards de toutes les personnes encore présentes dans la salle. Le soumis solo Maîtresse sors Son téléphone de Son sac. Pendant qu'Elle vaque à Ses occupations, mes yeux contemplent la salle, et la vie qui reprend son cours pour le public qui s'est arrêté admirer mon dressage. Mais une paire d'yeux regarde en notre direction avec insistance. Un jeune homme, d'une vingtaine d'années. Je le fais remarquer à Maîtresse : « Qu'est ce qu'il veut, à ton avis ? », me demande t'Elle. « Je pense que c'est d'assister au dressage au martinet, qui a du l’émoustiller quelques peu, Maîtresse. » Maîtresse retourne scruter son écran. Quelques minutes passent encore. Elle range Son téléphone dans Son sac, et aperçoit de nouveau le jeune homme, qui entre temps s'est rapproché de quelques places. Maîtresse me demande alors : « Mais il veut quoi ? Parler ? » « Je pense que si Vous lui adressez la parole, Vous en ferez le plus heureux des soumis pour les six prochains mois. Après moi, bien sûr, vu la soirée que je vis. », dis-je en souriant, et en La regardant, les yeux emplis de tendresse. Maîtresse sourit à son tour, me caresse le visage, approche ma tête contre Sa cuisse, et caresse mes cheveux. Nouvel instant d'extase. Elle repousse délicatement ma tête de Sa jambe. Elle se tourne en direction du soumis solo, pointe Son index en sa direction, et dirige Son index en direction de Ses bottes. Ni une, ni deux, le soumis solo galope en notre direction, et s'agenouille devant Maîtresse. Elle le toise du regard, et lui dis : « Tu nous fixe depuis tout à l'heure. Tu voulais demander quelque chose à Moi, ou à Mon chien ? » J'aime tellement quand Maîtresse m'inclus dans Sa phrase. Ce soir, nous ne faisons qu'un. « Non, Madame. Je voulais seulement Vous dire que j'ai beaucoup aimé regarder quand Vous avez puni Votre soumis au martinet, tout à l'heure. », répond il, avec toute la candeur du soumis débutant, période que l'on a toutes et tous connu. « Mais ce n'était pas une punition, Mon chien n'a rien fait de mal aujourd'hui. C'était juste pour le plaisir. Un simple dressage. » Je le vois un peu partagé entre excitation, et crainte de la réalité, après avoir vu de loin le résultat sur mon dos et mes fesses d'un « simple dressage ». Maîtresse ne le laisse pas répondre quoi que ce soit. Elle claque des doigts en direction du sol, tout en lui disant : « Embrasse Mes bottes, et retourne à ta place. » Il ne tarde pas à se mettre à quatre pattes, et à embrasser les bottes de Maîtresse, encore et encore, non sans qu'une pointe de jalousie apparaisse en moi. C'est à moi de lécher Ses Docs, pas à un autre ! Mais je fais fi de ce ressentiment, bien que Maîtresse s'en soit aperçu ; après tout, c'est moi qui lui ai parlé du soumis solo, alors j'assume ma bourde. Une dizaine de secondes passe, avant que Maîtresse lève Sa botte, pour le repousser délicatement. Le soumis solo remercie sa Maîtresse éphémère du plaisir qu'Elle lui a donné, puis retourne à sa place. Ma jalousie aura fait un heureux, ce soir. Retour au club Après toutes ces émotions, Maîtresse se lève, et tire sur ma laisse. Nous voila reparti pour poursuivre la visite. Petit arrêt au bar, reprendre les mêmes consommations qu'a notre premier passage. Juste une petite dizaine de minutes pendant laquelle Maîtresse m'interroge sur mes impressions, mon ressenti, mon état d'esprit. Que dire ? Je suis aux anges. Je vis une soirée absolument exceptionnelle. Les idées sont tellement en bazar dans ma tête que j'exprime ça comme je peux. Maîtresse quitte son tabouret, je la suis. Direction la piste de danse, toujours - ou de nouveau – sur les sons électro du DJ. Elle s'arrête au bord de la piste. Ca va aussi me faire du bien de danser un moment, pour me remettre les idées en place ; surtout que j'adore ce style de musique. Elle ne bouge pas, me regarde quelques secondes : « Tu veux une invitation pour te mettre à genoux ? » Fausse joie ; pas de danse pour moi ce soir. « Non, Maîtresse. Pardon, Maîtresse. » Je me met à genoux. Elle se met à danser, tandis que je remarque quelques visages qui étaient présents dans la salle d'à côté lors de la correction. Maîtresse danse peut-être une quinzaine de minutes – je n'ai plus trop la notion du temps, à ce moment là – puis m'ordonne de me lever. Elle se dirige de l'autre côté de la piste. Et là, je vois que Maîtresse se dirige vers ce qui m'a complètement échappé à notre premier passage dans le club : une croix de St André. Nous arrivons devant : « Face au mur ; lève les bras, écarte les jambes. » Maîtresse sort de Son sac les 4 mousquetons qu'Elle n'a pas oublié de prendre avec Elle, les accroche aux bracelets de poignets et de chevilles, et m'attache les quatre membres à la croix. Elle m'a fait grâce de me faire retirer mon pantalon, dans cette salle ou 200 personnes sont en train de danser. Mais la morsure des lanières du martinet ne tarde pas à se faire ressentir. Plus question de compter ; Maîtresse m'inflige un dressage en public. Cinq, peut-être dix minutes. Je n'ai cette fois pas eu le temps de comprendre ce qui allait se passer. Je pars de nouveau dans un autre monde. Et l'atterrissage allait être aussi abrupt que le décollage. Les coups cessent. Je sens les mains de Maîtresse libérer mes quatre bracelets de la croix. « Tourne toi. » Je m’exécute. Aussitôt, Maîtresse me rattache les 4 membres à la croix, mais face au public, et retourne danser sur la piste, esquissant un large sourire, me laissant exposé à la vue de tous. Je défailli, une fois de plus. Elle part de l'autre côté de la piste, se cache derrière un groupe de danseurs, afin que ne l'ai plus en vue. Tout se bouscule à nouveau dans ma tête : humiliation, fierté, honte, euphorie... J'essaie de garder mes yeux au sol, pour ne pas croiser le regard de qui que ce soit, mais mon esprit soumis, et l'envie de trouver le regard de ma Maîtresse m'en empêchent Encore dix ou quinze minutes passent, avant que Maîtresse ne revienne, sourire encore plus glorieux, et me libère de la croix. Elle s'approche de mon oreille, et me susurre : « Bravo mon chien. Je suis fière de toi » Elle m'enlace fortement, me met mes mains derrière Son dos afin de faire de même, et m'embrasse longuement sur la bouche. Nous nous enlaçons un long moment. De nouveau, il n'y a plus rien, ni plus personne autour de moi. Je suis seul avec Elle. Pause cigarette Nouveau passage au bar, histoire de se remettre de nos émotions. Nous prenons chacun notre verre, mais Maîtresse tire ma laisse avant que je n'ai eu le temps de me mettre à genoux. Elle se dirige vers le fumoir, attenant à la piste. Elle se positionne face à la porte, à peine en retrait. Je passe devant Elle, lui ouvre la porte, la laisse passer, et referme la porte. Elle se positionne contre une paroi, détache ma laisse : « Cendrier. » Je vais chercher un cendrier sur une table, et reviens à genoux à côté d'Elle, Lui tenant le cendrier à proximité immédiate de Sa main. Elle rattache la laisse à mon collier. Un couple d'une quarantaine d'années, main dans la main, accompagné d'une troisième personne, nous regarde un moment, puis se dirige vers nous. La femme du couple engage la conversation : « Excusez nous, bonsoir madame. Nous vous avons vu tout à l'heure dans la salle à côté du club. On a vu ce que vous avez fait, et on se demande si vous faites ça souvent, ou si vous vivez comme ça. » Je prie pour ne pas avoir à parler. Maîtresse s'empresse de répondre : « Bonsoir madame. Alors pas 24 heures sur 24, car il y a le quotidien, nos obligations professionnelles respectives, les humeurs de chacun. Par contre, il est à Mon service quand je le décide ; c'est lui qui fait à manger et la vaisselle ; et il porte la cage que vous avez vu tout à l'heure entre ses jambes 6 jours sur 7, ce qui lui rappelle en permanence qui commande. » L'homme du couple, visiblement très intéressé par les explications de Maîtresse,réplique : « Mais lui, comment il trouve du plaisir dans tout ça ? A prendre des coups de martinet, et a avoir une capsule (je me souviens très bien du terme employé :capsule) entre les jambes tout le temps ? » Ca ne manque pas, je ne vais pas y couper cette fois. Je me décompose encore une fois, au moment ou j'entend ma Maîtresse dire : « Vous pouvez lui demander directement. » L'homme, de me dire : « Comment tu trouves ton plaisir dans cette relation ? » Il connait déjà quelques codes, visiblement. Il vouvoie Maîtresse, mais il me tutoie. Un blanc s'installe. Je regarde Maîtresse. L'homme surenchérit : « Pourquoi il ne répond pas ? » « Parce que je ne lui ai pas encore donné la permission de parler », répond Maîtresse. « Tu peux répondre, chien. » Mode décomposition confirmé. J'essaie d'expliquer, tout en balbutiant, que j'aime l'humiliation, la soumission, et que par dessus tout, j'aime servir ma Maîtresse, qu'Elle me le rend bien, qu'il y a donc une alchimie qui fait que j'aime être à Ses pieds. A ce moment là, je suis tellement dans un autre monde que je me souviens plus des phrases des autres, que de mes propres mots. Le couple et leur ami entendent mes explications, acquiescent, et continuent d'échanger quelques mots avec Maîtresse. Le courant passe entre eux tous, le couple propose alors à Maîtresse de boire un verre avec eux, ce qu'elle accepte avec plaisir. Je suis donc tout ce petit monde du bout de ma laisse. Les trois amis s'installent à une table, suivi de Maîtresse. Je me met à genoux à côté d'Elle. La discussion tournera autour de notre vie de tous les jours, nos métiers, d'où nous venons. Discussion somme toute banale entre 5 personnes qui font connaissance, si ce n'est que je suis au bout d'une laisse, à genoux. Faux départ Une petite demi-heure passe, je commence à avoir de sérieuses fourmis dans les jambes. Maîtresse prend poliment congé de nos amis d'un soir, disant qu'Elle commence à fatiguer. Avant de partir, Elle décide de faire un passage aux toilettes, l'hôtel étant à Montélimar, à une quarantaine de kilomètres. Je me dis que mes tourments sont enfin terminés pour ce soir. Mais c'était sans compter sur le sadisme de Maîtresse. Nous nous rendons à l'étage, là ou se situent les toilettes. Un peu avant d'arriver à la porte des commodités, Maîtresse voit face à nous un couple d'environ notre âge, qui devaient certainement en sortir. Elle se tourne vers moi, et me lance un regard accompagné d'un sourire malicieux, qui ne présage rien de bon pour moi. Nous arrivons à la hauteur du couple. Aussitôt, Maîtresse leur dit : « Excusez moi, je dois aller aux toilettes. Vous pouvez me le garder un instant, s'il vous plait ? », en tendant le bout de ma laisse à la dame du couple. « Euh... Oui, bien sûr, avec plaisir. », répond la dame, un peu surprise par la demande de Maîtresse. « Merci beaucoup, c'est très gentil. Je ne voudrais pas qu'il s'échappe. » Je me dissous sur place. Je me retrouve face à un couple qui va tenir ma laisse. Deux inconnus qui scrutent immédiatement les longues trainées rouges bien visibles sur mon flanc, stigmates du martinet qui s'est abattu sur ma peau il y a quelques heures, auquel ils ont peut-être assisté. Puis, pour bien augmenter la difficulté de la situation, Maîtresse se tourne vers moi, et me dit en effaçant son sourire : « A genoux, les mains sur la tête. Tu ne bouge pas. » Puis rajoute encore une couche : « Si il désobéit, vous me le dites quand je reviens. Je le corrigerai devant vous. » Elle commence à partir. Puis après quelques pas, Elle se retourne, et ajoute en riant : « Et vous pourrez aussi le corriger, car ce sera à vous qu'il aura désobéit. »   Pour la deuxième fois de la soirée, j'ai envie de disparaître.   Ce sentiment ne va pas s’apaiser, en entendant le couple se parler, quelques instants plus tard :   « Ca serait génial d'en avoir un comme ça à la maison. Faut vraiment qu'on regarde ça. Tu n'aimerai pas, chéri ? » dis la femme.   L'homme de répondre « Ouais, ça pourrait être cool. Sinon, on part avec celui là ; il a l'air déjà bien dressé. On a le temps de vite partir avant qu'elle ne sorte des toilettes. »   Et les deux, de partir dans un éclat de rire.   Je suis, une fois de plus, rempli de sentiments ambivalents : d'un côté, je n'ose pas bouger d'un poil, ni répondre ; la peur de la correction promise par Maîtresse devant – et par – ce couple me fais frissonner. Et d'un autre côté, j'ai envie de la vivre, cette punition, de désobéir, pour être corrigé devant ce couple par Maîtresse ; pour être corrigé par ce couple devant Maîtresse.   Mon esprit a décidé pour moi : j'ai été un chien bien obéissant, et je n'ai pas contré les ordres de Maîtresse.   Un temps interminable passe, avant que Maîtresse ne revienne. Elle reprend la laisse des mains de la dame, et dit :   « Il a été sage ? Il n'a pas bougé ? »   « Très sage ; il n'a pas bougé d'un poil » répond la dame.   « Dommage d'ailleurs », ajoute l'homme, « ma chérie aurait bien voulu le frapper avec le martinet, comme vous, tout à l'heure ».   J'ai ma confirmation qu'ils étaient bien présents dans la salle, tout à l'heure.   Mais j'ai été obéissant, la dame l'a confirmé ; et Maîtresse est fatiguée. Je pense donc l'espace de quelques secondes y échapper. Jusqu'à cette phrase :   « Si ça vous fait plaisir de le fouetter, c'est avec plaisir pour moi. »   « Vraiment ? Mais je ne veux pas vous embêter. »   « Oui vraiment, ça me fait plaisir. Et je suis sûr qu'à lui aussi. »   Maîtresse lit en moi comme dans un livre ouvert. Elle transperce mes pensées les plus profondes. Je pense à cet instant qu'Elle pensait que j'allais désobéir ; peut-être même qu'Elle voulait que je désobéisse à Son ordre de ne pas bouger, quand je me suis retrouvé à genoux aux pieds de ce couple.   Maîtresse détache la laisse de mon collier :   « Debout. A poil. Face au mur, mains sur la tête. »   L'ordre tombe. Je m'exécute. Je me déshabille, et me met dans la position demandée.   « Comment tu fais ? », dit la dame.   Maîtresse fait cingler les lanières de cuir sur ma cuisse droite, l'endroit précis qui m'a fait vaciller lors de la première correction de la soirée. Puis, Elle frappe le dos, les fesses, et les flancs.   « Tu frappes où tu le souhaites, sans dépasser le niveau des épaules. Par sécurité, et pour pas qu'il n'y ai de marques à des endroits visibles. Ailleurs, tu peux t'en donner à coeur joie. Si c'est trop pour lui, je te le dirais. Lui, ne l'écoute pas, et ne fais pas attention à ses gémissements. »   Elles se tutoient. Je sais maintenant que ça va durer un moment. Je suis à la fois excité et apeuré d'être corrigé par une débutante. Ca va être un nouveau mauvais moment à passer, mais je sais que Maîtresse veille sur moi. Qu'elle ne me laisserai pas aux mains d'une inconnue, si Elle n'avait pas confiance. L'instinct féminin. L'instinct de la Maîtresse sur sa propriété.   La dame commence doucement. Puis, plus les coups pleuvent, plus ils se font cinglants et précis. Une Domina est en train de naître, du martinet de Maîtresse.   Le dressage de la Domina en devenir dure une bonne dizaine de minutes. La dame rend le martinet à Maîtresse, qui demande tout de suite à l'homme s'il souhaite aussi essayer. L'homme refuse poliment ; Maîtresse n'insiste pas. Toujours en position face au mur, mains sur la tête, je l'entend claquer des doigts. Je me tourne, me met directement à quatre pattes, et embrasse ses bottes en disant « Merci, Maîtresse ». Elle m'attrape par les cheveux, me redresse, me fixe d'un regard noir, et me gifle devant les yeux médusés de nos nouveaux amis :   « Qui est-ce qui t'a fouetté ? Il me semble que ce n'est pas moi ? »   « Non, Maîtresse. »   « Alors, tu attends quoi pour la remercier, sale chien ? Et excuse toi vite de ne pas l'avoir remercié avant. »   Une deuxième gifle, plus forte. J'aperçois le couple qui pouffe de rire, à me voir humilié de la sorte. La boulette. J'ai été quasiment irréprochable ce soir, et il faut que je commette cette erreur, au détour d'un passage imprévu aux toilettes.   Je me remet donc à quatre pattes, me dirige vers les pieds de la dame, et dépose un baiser sur chacune de ses chaussures :   « Merci Madame. Je vous présente mes excuses pour ne pas vous avoir remercié tout de suite. »   Elle me répond un petit « pas de souci », tout en semblant être aussi surprise de la situation que moi, mais avec un sourire malicieux dans la voix.   A cet instant, je suis au bord des larmes, sans que ça ne sorte. Nouveaux sentiments partagés entre l'humiliation extrême de la gifle devant un couple de passage, et la peur d'avoir déçu Maîtresse. Sans même me regarder, Maîtresse le sent directement. Alors que je suis encore front à terre, attendant un ordre, Elle claque de nouveau des doigts. Je me précipite à Ses bottes, et Elle me colle directement la tête contre Sa cuisse :   « C'est bien, mon chien. »   Elle rattache la laisse à mon collier, me caresse la joue, et tient fermement ma tête contre Sa jambe. Instantanément, je suis rassuré, et rempli de bien être. Décevoir Maîtresse est la pire chose que je puisse faire, que ce soit voulu ou pas.   Une nouvelle discussion démarre entre Maîtresse et le couple. Ils L'interroge sur ma cage, qui est bien en vue devant eux. Maîtresse leur explique que j'ai l'interdiction de me servir et de toucher mon sexe sans son autorisation, ou un ordre de Sa part. Que mon sexe ne m'appartient plus, qu'il est Sa propriété. Que c'est pour mon bien, qu'Elle seule sait ce qui est bon pour moi.   Après tous les évènements de la soirée, le sentiment de joie et d'appartenance à Maîtresse prend le dessus. J’acquiesce de la tête, lorsque la dame baisse son regard vers moi. Je suis fier d'être la propriété de Maîtresse. Je suis heureux de L'entendre dire que je suis Sa propriété.     Il est maintenant 5 heures du matin. Il y a un peu plus de douze heure, je recevais un message de ma Maîtresse, sans imaginer une seule seconde tout ce qui allait se passer ce soir. Je n'aurais voulu rater cette soirée pour rien au monde.     Le lendemain, sur la route du retour, Maîtresse me dira qu'Elle aurait aimé me forcer à faire une fellation à l'homme du couple des toilettes, ou qu'il me prenne dans une backroom ; mais Elle a eu peur que ça fasse trop pour moi, à cet instant précis. Et de nouveau, Elle est tombé pile dedans : c'est vrai que ça aurait peut-être été le truc de trop, mais j'aurais d'un autre côté aimé que Maîtresse m'amène vers la bisexualité forcée pour la première fois ce soir là.     Un mois plus tard, notre histoire prendra fin, pour des raisons extérieures à notre relation Domina/soumis. J'ai vécu d'autres splendides expériences, mais aucune aussi forte que cette soirée.        
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Par : le 09/12/20
Le vent souffle, soulève les feuilles abandonnées. Elles sont arrêtées par cette chevelure qui caresse le sol. En remontant le long de cette chevelure, un liquide s’entremêle, il provient d'un flux plus important le long du front, le long du nez, pour trouver source depuis ces lèvres écartées, contraint par un bâillon épais. En remontant le long de ce visage féminin, un cou fin se poursuit cerclé d'une chaine type chaine d'encre, affluent d'un buste à la peau rose pâle, pigmenté d'une chair de poule, ponctué de grain de beauté , magnifié par une poitrine modeste mais finissant par des tétons tendus. Le dos est marqué, mais guidé par ces deux bras attachés d'une corde. Les hanches creusées mais enveloppées d'une peau flasque paraissant douces à la fois, étaient cordées. En remontant le long de cette colonne, un fessier contracté, rouge, parsemé de petite bulle, de fines écorchures, et de longues traces de coups de fouet, gesticule. Il est caressé à vive allure par le fall hitch, effleurant la peau avec une précision jouissive. En remontant le long de la lanière, un manche est tenu par une main ferme, aux doigts fins et des ongles manucurés avec soin malgré de très légères bavures. Le poignet, orné de plusieurs bracelets en or jaune fins de luxe, effectue des rotations accompagnant les mouvements du bras de Maitresse B. En remontant le long de cette silhouette, partant d'un escarpin noir d'une grande maison italienne, ces jambes recouvertes d'un pantalon tailleur noir, dans lequel est rentré un chemisier blanc ample, aboutissant à la tête de cette femme quadragénaire aux lignes fines et dessinées, des yeux vert foncé et une chevelure châtaine asservit dans un chignon au crayon. Maitresse B, était ni plus ni moins en train de rappeler par le fouet, à sa soumise incarné dans ce corps suspendu à une corde et un treuil, l'exigence qui l'incombait. L’installation en extérieur était autrefois le lieu où l'on égorgeait les animaux de la ferme. Le cadre de ce corps de ferme, en vieille pierre jaune, joint gris, verdi par l'humidité et le temps, inspirait Maitresse B. Les claquements du fouet sur le fessier sonné comme un coup de fusil aigu, mais était suivi du gémissement excitant d'une soumise apprenante. Une fois la punition et la soumise délivré, Maitresse B préconisa les quatre pattes à celle qu'elle avait mise à terre. En déliant ces chevilles, maitresse B se tenait à sa hauteur et contemplait ce fessier qu'elle finit par caresser de satisfaction. Toucher son œuvre. Cette caresse se prolongea jusqu'aux cheveux de sa soumise, elle ne pouvait s’empêcher de caresser son visage pour la rassurer. Maitresse B se leva, et ordonna à sienne de se diriger vers l'étable. Une nouvelle fois Maitresse ne pouvait s’empêcher de rester en arrière d'un pas lent pour observer ce corps qui avait du mal à se déplacer dans la poussière et le gravier. Les genoux de notre soumise ne pouvaient frotter ou trainer sur le sol, il lui fallait dont soulevait toute la jambe pour avancer sans douleur, ce qui amenait ce mouvement de fessier abrupt mais sensuel à la fois. Une fois à l'étable maitresse ouvrit le battant d l'enclos pour y faire entrer sa soumise. Du doigt elle lui indiqua un amas de couverture au sol, ça serait sa place pour la prochaine heure, après la punition la méditation. Maitresse B sortit pour rejoindre la cuisine. C'était l'heure du thé, elle se prépara sa tasse, puis déambula jusqu'au salon pour s'installer dans un fauteuil année 60. Face au mur, décoré d'un tableau imposant, représentant une chasse à court mener par des femmes, peint et imaginé par une artiste Anglaise, son esprit se dilua dans une pensée philosophique sur son rôle. La tasse était vide et sa réflexion conclut, elle prit son roman en cours, l'histoire d'un monument architectural contemporain parisien et de son architecte romancé pour plus d’immersion. Il était temps d'aller chercher la punie, Maitresse B suite à un bref discours moralisateur et intransigeant, renvoya sienne à ces taches basse après une toilette. Maitresse B monte les escaliers, avec une allure nonchalante, les mains dans les poches, le regard bas. Ses talons résonnaient à un rythme très espacé. Arrivé dans son grand bureau, elle s'avachit sur le canapé cuir, attrapa ses cigarettes Corset, en alluma une, et regarda la fumée s'élever et disparaître. Son regard se posa finalement sur la fenêtre et cette vue grisâtre. Il y avait une fatigue et une insatisfaction qui se mélangeaient en elle. Elle n'était pas d'humeur à jouer avec sa soumise. Et c'était anormal pour elle, elle culpabilisait de ne pas être présente auprès d'elle. Elle sentait le poids de sa responsabilité qu'elle devait assurer, la pérennité de son pouvoir auquel avait souscrit. Ce sentiment qui venait se percuter à elle n'avait rien d'habituel, et le malaise qui s'installait dans ses pensées aussi. Etait-ce le moment de remettre en question son engagement ? Elle prit son smartphone, ouvrit une de ces applications préférées et commanda une manucure pour refaire celle ratée par sa soumise.
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Par : le 05/12/20
Les paroles s’en vont, les écrits restent, mais ce sont nos actions qui les concrétisent réellement. Trop de bruit, de promesses en l’air. Je parlais trop et je devais apprendre à me taire. Le silence, cela peut vous mettre mal à l’aise, surtout lorsque l’on est impulsif. J’ai dû apprendre cela par une voie très éloignée du BDSM mais qui m’a appris à m’en rapprocher. C’est une autre forme d’initiation qui m’a beaucoup enseigné et qui m’a permis de canaliser ce feu intérieur. Le silence au début était difficile, et puis peu à peu, je m’y suis habitué et je le trouvais de plus en plus confortable. J’apprenais à communiquer autrement. Non pas par l’écrit, mais vraiment différemment. Le regard, la posture, le geste… J’ai beaucoup appris par le silence. Tout d’abord, cela m’a permis de comprendre la différence entre ce que l’on écoute et ce que l’on entend. Lorsque l’on parle trop, on entend, quand on se tait, on écoute. L’attention que l’on porte à la personne qui est à la portée de notre oreille est différente. Si les deux personnes parlent en même temps, ce n’est pas de l’attention, mais de la tension qui se crée. Oui, c’est dans le silence que le secret se crée. Le regard des autres vis-à-vis de moi changeait au fil de mon apprentissage silencieux. Je devenais de plus en plus mystérieux, puisque je ne participais pas au brouhaha ambiant, ce silence m’entourait d’une aura mystérieuse qui me convenait. Ce n’était plus moi qui allais vers les autres, c’était les autres qui venaient vers moi. Je levais le voile qu’aux personnes avec qui j’avais un certain feeling. Peu à peu, par cette nouvelle allure que me donnait cette allure, j’attirais les regards. Je le voyais très bien. J’écoutais attentivement chacune des paroles qui étaient prononcées et surtout les retenaient afin de les utiliser à mon avantage. C’est ce que m’a également appris le silence. Dans chacune de mes actions, jamais je ne pouvais perdre désormais. Soit je gagnais, soit j’apprenais ! Ce vœu de silence, je devais le respecter. Il était devenu un atout primordial pour moi. Je ne pouvais pas dire tout à tout le monde, surtout lorsque des curieux qui s’emmerdent dans leurs vies voudraient tout savoir. Je ne pouvais pas dire à mon responsable que j’avais rencontré dans une soirée l’une de nos responsables des ressources humaines et que je l’avais baisé comme une chienne. Je ne pouvais pas dire non plus à un de mes collègues ou a un de mes voisins que leurs femmes n’étaient pas à leurs cours de gym ou quelconque réunion. Je ne pouvais pas leur dire, afin de protéger leurs couples et surtout leurs fiertés, que leurs épouses aimaient s’agenouiller devant ma queue. Le silence enseigne la discrétion et cela sont des qualités requises lorsque l’on est l’amant de femmes mariées. Et puis, cela laisse place aux gémissements de s’exprimer librement. Quel doux son ! Quelle agréable mélopée. C’était une véritable symphonie d’extase qui me donnait l’inspiration. Me donnait de nouvelles idées que je suggérais en murmurant à l’oreille de ma complice du soir qui me répondait par un regard pétillant de lumière. Ah ! La femme… Si belle, si forte et si fragile à la fois. À chaque fois, je voulais lui apporter plus afin qu’elle dépasse ses limites, mais je me rendais compte que j’avais mes propres limites. Je n’étais qu’un homme et je désirais en savoir plus sur cette créature délicate. Je voulais la comprendre afin d’anticiper ses demandes. Mais ces préoccupations m’empêchaient de me laisser aller complètement. Il y avait ce frein mental qui me retenait. Alors… Je devais poursuivre mon apprentissage et explorer le féminin qui était en moi… ©Tantrika - 2/12/2020
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Par : le 05/12/20
Si je pouvais définir ce qu’est la Maîtrise, je ne pourrais donner que ce conseil : « Sois ferme sans méchanceté, sois doux sans faiblesse » Le terme de Maître peut souvent faire rêver, il semble gratifiant. Derrière tout cela se cache un cheminement qui est loin d’être facile. On ne peut s’improviser Maître, c’est un apprentissage qui se fait par l’expérience. Plus difficile est l’expérience et plus grande sera la Maîtrise, à condition de s’être affranchi de toutes les étapes que l’on a traversés. La première étape, c’est celle que l’on voudrait oublier à cause de nos maladresses. Et pourtant, c’est la plus importante, car c’est le premier pas. C’est l’étape où l’on ose. Quand on commence dans le BDSM (ou dans toute autre discipline), on se documente, on fait des recherches. On dispose d’un savoir, mais l’on ne possède pas la connaissance. La différence entre le savoir et la connaissance est très subtile, sur le premier, on acquiert une science, sur la seconde, c’est une expérimentation. Il fallait me voir à mes débuts avec mes foulards et mes cravates lorsque j’attachais mes partenaires. Quand j’y repense, j’étais si maladroit. Il n’y avait aucune créativité et je ne pensais qu’a mon propre plaisir. Et puis, il y avait cette excitation que je ressentais qui me consumait de l’intérieur. L’envie était là, bien présente. Je désirais contrôler cette envie afin de faire jouir ces femmes qui s’offraient à moi jusqu’a leur en faire perdre la tête. Mais, il manquait ce petit truc… Cette chose que je recherchai durant près de 40 ans. Je ne savais pas ce que c’était à l’époque. Aujourd’hui, je le sais… Ce qu’il me manquait, c’était moi. Je ne savais pas qui j’étais réellement. Quand je passais à l’acte, les souvenirs du futur me remémoraient ce que je voulais devenir. Mais j’avais peur… Oui, j’avais peur de ce que j’étais lorsque je prenais conscience de ce feu intérieur et sacré qui brûlait en moi. Cette bonne braise m’hypnotisait littéralement mais me terrifiait en même temps. A chaque fois qu’une occasion se présentait afin que j’aille plus loin, je faisais marche arrière. Car oui, j’avais la peur au ventre. Le regard des autres, tous ces vieux schémas qui nous enferment et puis la crainte de ne pas être à la hauteur. C’est con lorsque j’y pense aujourd’hui. Oui, je n’étais qu’un jeune con qui avait l’envie et qui ne faisait que ses premiers pas. J’avais à l’intérieur cette lutte incessante entre ma passion et ma raison. Ne pouvant faire de choix, ce conflit de programme me bloquait et m’empêchait d’avancer malgré mon audace qui grandissait au fil des ans. Pour cela, je devais prendre du recul, apprendre à me taire afin d’écouter l’autre et surtout celui que j’oubliais le plus… Moi-même ! ©Tantrika – 1/12/2020
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Par : le 03/12/20
Avec Marie de Régnier, dont elle partageait le goût du roman et celui des conquêtes, Jeanne Loviton est la dernière égérie d'un temps qui n'est plus. Quand Valéry et Giraudoux aimaient ensemble la même femme à en perdre la tête et "puisaient l'un et l'autre à l'encre de ses yeux". Ces écrivains célèbres figurent parmi son aréopage, qui compte d'autres personnalités prestigieuses, l'avocat Maurice Garçon, l'auteur dramatique Pierre Frondaie, le critique Émile Henriot, ou encore un diplomate italien qui "ne prononçait jamais le mot France sans voir son visage", mais aussi Saint-John Perse, Bertrand de Jouvenel et, à la fin d'une liste où figurent quelques hommes d'affaires dont un américain deux ambassadeurs du Japon, Curzio Malaparte et quelques saphiques de haut vol. Car Jean Voilier, nom de plume de Jeanne Loviton naviguait à voile et à vapeur dans des amitiés féminines particulières. On voit par là que cette insatiable égérie née en 1903, elle vécut jusqu'en 1996, n'a pas volé le titre de "dernier personnage romanesque de ce temps" que lui avait décerné François Mauriac. Née de père inconnu, ce n'est que dix ans plus tard, lors du mariage de sa mère, une actrice, avec un éditeur, Ferdinand Loviton, qu'elle sera reconnue. Devenue Jeanne Loviton, sa vie va changer. Elle a été probablement le plus grand amour de Paul Valéry. Il y eut d'admirables lettres du poète à sa muse. Plus piquante que belle, grande et brune, avec pour arme principale un sourire auquel nul ne résista, Jeanne Loviton s'était inventé ce prénom d'homme Jean pour Jeanne et ce nom de bateau. Du genre goélette, avec de l'allure, de la grâce et un air de savoir affronter les tempêtes, elle laisse de sa longue existence, quatre-vingt-treize ans, le souvenir d'une grande amoureuse, qui cumula les liaisons passionnées avec les hommes, mais aussi avec les femmes qu'elle aima très tôt et envers lesquelles elle se montra sûrement plus loyale. Ainsi resta-t-elle très liée sa vie durant à Yvonne Dornès, la fondatrice de SVP, l'agence de renseignements téléphoniques. Elle exerça sur l'un et l'autre sexe un charme envoûtant et mystérieux que Paul Valéry résume d'un mot en surnommant ainsi son égérie, "Lust" en allemand, "désir." D'après un aveu qu'elle fit à l'auteur de "La Jeune Parque", il paraît cependant qu'elle "ne pouvait pas aimer". Tout à la fois sensuelle et froide, cette séductrice, qui voulait avant tout se rassurer elle-même sur ses dons et ses pouvoirs, tenait semble-t-il cette incapacité d'une enfance abandonnée. Son père la reconnut tardivement. Mais elle prodiguait à ses amants et à ses amantes des plaisirs ineffables. Giraudoux obtenait d'elle la réalisation de "caprices démesurés" et Valéry ne rêvait que d'"être moi, si près de ta chère chaleur". Ayant hérité d'une fortune confortable, elle aurait pu se contenter de vivre agréablement entre sa maison de la rue de l'Assomption, construite au milieu des rhododendrons et des cytises, et son château du Lot, qu'elle avait acheté à Robert de Billy, près de Figeac. Jean Chalon raconte qu'une forêt de tilleuls embaumait le lieu. Mais elle fit des études, devint avocat, traita avec succès des dossiers difficiles dont son divorce avec Pierre Frondaie. Elle dirigea de main de maître deux maisons d'édition de droit fondées par son père les "Cours de droit" et les "Éditions Domat-Montchrestien", auxquelles elle adjoignit une branche littéraire en publiant plusieurs romanciers contemporains. Comme Marie de Régnier, alias Gérard d'Houville, elle écrivit elle-même plusieurs romans, dont "Beauté", "Raison majeure" en 1936 et "Jours de lumière" en 1940, publiés chez Émile-Paul, le célèbre éditeur du "Grand Meaulnes". C'était une femme active. Entreprenante et libre, sous le sourire enjôleur et les manières câlines d'une muse d'autrefois, choisissant ses amants, ses amantes et le moment des ruptures. Giraudoux est peut-être mort de son abandon et Valéry, en lui écrivant, pleurait des larmes de sang. Elle n'eut volontairement pas d'enfant et n'adopta que très tard une fille, déjà adulte, son unique héritière. L'un des épisodes les plus romanesques et tragiques de sa longue vie demeure sa liaison avec Robert Denoël, l'éditeur de Céline, mais aussi d'Aragon, assassiné dans des circonstances mystérieuses à Paris, en 1945. Il fut sans doute son plus grand amour et elle songeait à l'épouser. Elle se trouvait en sa compagnie dans sa voiture, la nuit de l'assassinat, et fut d'ailleurs interrogée comme principal témoin. Elle devait même être un temps suspectée. Denoël, qui l'adorait, avait fait d'elle l'actionnaire principal de sa maison d'édition. Comme si l'aventure et le risque étaient inscrits dans ses gènes, Jeanne Loviton devait ensuite enchaîner les voyages et affronter une tempête en mer et un naufrage. Il est pourtant un poète pour qui elle ne sera pas seulement une égérie de passage, Paul Valéry. Alors que bientôt la guerre approche, l'auteur du "Cimetière marin", déjà âgé, va succomber à un amour fou. Dans ses lettres un peu précieuses, elle devient "Calypso", "diamant vivant", "ô ma divinité". Mais le vieux poète sent bien qu'elle lui échappe. "C'est terrible d'aimer un toboggan", se lamente-t-il. Le jour de Pâques 1945, son "diamant" lui annonce qu'elle aime un autre homme, Robert Denoël. Valéry ne se remettra jamais de ce "coup de hache". Il s'éteint en juillet, alors que le Nobel lui semblait promis en octobre. Son deuxième roman, "Jours de lumière", est terminé au cours de l'été 1938. Pas tout à fait, car elle a demandé à Frondaie de le "toiletter", ce dont il s'acquitte obligeamment. En réalité, deux écrivains ont corrigé et remanié "Jours de lumière". Paul Valéry fut, lui aussi, mis à contribution dès avril et durant une partie de l'été. Jeanne lui faisait parvenir les chapitres rédigés, qu'il lui renvoyait annotés. C'est lui qui fut chargé d'en corriger les épreuves, avant de les déposer chez l'éditeur Émile-Paul. "Jours de lumière" recueillera tout de même quelques voix au "Prix Femina" grâce à Paul Valéry. Durant le mois d'avril 1939, elle prospecte le centre de la France. Elle trouve une petite maison en Dordogne mais, le cinq mai, alors qu'elle allait s'engager, Robert de Billy lui propose d'acheter "pour rien, 40 000 francs" un petit château dont sa belle-mère est propriétaire à Béduer, près de Figeac. Ce "petit château" est en fait une place forte remontant au XI ème siècle, rénovée au XVII ème siècle, ayant appartenu aux seigneurs de Lostanges, avant d’être racheté en 1911 et restauré par Maurice Fenaille (1855-1937), industriel du pétrole et grand amateur d’art. Elle en demeurera propriétaire jusqu'en 1985. C'est au mois de janvier 1943 qu'eut lieu la rencontre avec Robert Denoël. Il s'était rendu, en compagnie de Marion Delbo, à un déjeuner rue de l'Assomption. Jeanne et Marion, qui avaient dû se rencontrer, grâce à Frondaie, dans les milieux théâtraux, étaient amies depuis une vingtaine d'années. La comédienne connaissait l'éditeur depuis septembre 1942. Sur le conseil de Cocteau, elle lui avait soumis le manuscrit de son premier roman, Monsieur Durey, qu'il allait publier en mai. Denoël avait été séduit immédiatement, selon Marion. Trois mois plus tard ils sont amants. Denoël est un amant attentif et compréhensif. Il lui écrira des mots réconfortants après la mort de Paul Valéry. Est-ce que Valéry connaissait la liaison qu'avaient longtemps entretenue Jeanne et Giraudoux ? On l'ignore. Il ne lui écrit pas un mot à son sujet, mais il participe à l'hommage collectif des hommes de lettres publié le cinq février dans "Comœdia" sans doute pour lui faire plaisir. Tandis qu’elle entretenait les mondanités, les soupirants et les rencontres de journalistes et d’écrivains, Robert Denoël dépensait une énergie folle à son métier d’éditeur, sans illusions sur ses relations amoureuses. Dans la tourmente de la libération, tandis que l’éditeur Robert Denöel s’inquiétait des attaques dont il faisait l’objet, il préparait sa défense avec Jeanne se remémorant son séjour à Figeac, fasciné par la châtelaine de Béduer. Jeanne Loviton, malgré ses nombreuses relations mondaines, n'a pas vraiment d'appuis politiques, car elle n'appartient à aucun parti. Durant plusieurs mois elle va intriguer en toutes directions pour sortir d'embarras son amant. Ce n'est pas chose facile, Denoël s'est fait beaucoup d'ennemis. Sa meilleure alliée sera Yvonne Dornès, qui a longtemps rechigné à intervenir en raison de son peu de sympathie pour l'éditeur. La seconde sera son amie proche, Suzanne Borel, qui deviendra Mme Georges Bidault le ving-huit décembre. Le dossier de l'éditeur belge n'est pas très bon. Le deux février une Commission consultative d’épuration de l’Édition a été nommée par le ministre de l'Information de l'époque, Pierre-Henri Teitgen. Quatre jours plus tard, son président Raymond Durand-Auzias écrit au ministre. "Il serait aussi préjudiciable, pour le prestige français, de voir subsister certains noms de firmes comme Éditions Denoël que de laisser par exemple subsister le nom de certains journaux comme Gringoire ou Le Pilori, même avec une direction nouvelle". Le six février Robert Denoël s'est présenté devant le juge d'instruction Achille Olmi, chargé de son dossier. Certains ont prétendu qu'en raison des attaques dont il faisait l'objet dans la presse, il se serait rendu spontanément au palais, en vue de réclamer une possible protection policière. Le mémoire de Robert Denoël était destiné à sa défense devant la Commission d’épuration du Livre, dont le siège se trouvait au 117 Boulevard St-Germain. Après sa mort, la plupart des journaux écrivirent que l'éditeur aurait dû passer devant cette Commission au cours du mois de décembre 1945. Jeanne Loviton n'aura guère le temps de goûter son idylle avec le sulfureux éditeur, qu'elle doit cacher à la Libération. Le soir du deux décembre 1945, alors que leur Peugeot 302 noire a crevé à deux pas des Invalides, Robert Denoël est tué d'une balle dans le cou par de mystérieux assassins. Il expire entre ses bras. En moins de six mois, la muse, très seule, a perdu les deux hommes de sa vie. La voici directrice des Éditions Denoël, publiant notamment "La Peau", de Malaparte. Elle songe même, un temps, à épouser le fantasque Italien. Mais il lui faut surtout gérer l'écrivain vedette de la maison, Louis-Ferdinand Céline. Leurs relations seront épiques. De son exil danois, désespéré et paranoïaque, l'auteur de "Voyage au bout de la nuit" se persuade en effet que la "mère Voilier" a fait assassiner Denoël pour hériter de ses affaires. Dès lors, elle sera la figure la plus insultée de toute la comédie célinienne. Florilège: "damnée sirène", "Thénardière", "funambulesque héritière", "tigresse à procès", "saboteuse et désastreuse". Jeanne Loviton restera, dans la petite histoire littéraire, plutôt comme obsessionnelle tête de Turc de Céline que comme muse élégiaquement chantée par Valéry. Elle s'éteint le 20 juillet 1996 et repose au cimetière Notre-Dame de Versailles, où sa tombe porte simplement son prénom, Jeanne. Bibliographie et références: - Paul Valéry secret. "Correspondance inédite" - A. Louise Staman, "Assassinat d’un éditeur à la Libération" - Célia Bertin, "Portrait d'une femme romanesque" - Jean Clausel, "Cherche mère désespérément" - Paul Valéry, "Corona et Coronilla, poèmes à Jean Voilier" - Carlton Lake, "La vie de Jeanne Loviton" - Dominique Bona, "Je suis fou de toi. Le grand amour de Paul Valéry" - Jacques De Decker, "Paul Valéry est-il mort d’amour ?" - Jérôme Dupuis, Jeanne Loviton, croqueuses d'écrivains" - Pierre Assouline, "Une don juan" Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 20/11/20
Oh le cruel, Le pernicieux, Vicieux, sournois, Il frappe quand on ne l'attend pas, Un orage dans un ciel d'azur Qui serre le coeur et confond l'âme Il prend à la gorge Et serre Prenez garde il vous surprendra Scélérat tapis dans l'ombre Seule brille sa lame Que vous sentirez douloureusement sous votre gosier glisser Apnée étouffée Prenez garde il vous surprendra Toujours de dos quand vous ne vous y attendrez pas Déclenchant le Blitz en vos profondeurs Vous privant de toute ardeur Sans même qu'on ne lui ait demandé l'heure Il s'invite à la table d'honneur Guettez le Éloignez le de vos coeurs Maîtrisons ce que nous ne pouvons contrôler Accroche toi bien toi là qui bat Ôte tout sentiment de manque à ma poitrine Poids oppressant Dyspnée infâme Pitié quitte mon âme Criminelle nostalgie Toi mon coeur Congédie ce parasite impoli Empêche le de dans mon être y faire son nid
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Par : le 15/11/20
Assise en tailleur, les yeux bandés, vêtue d'un corset en cuir, j'attends bien sagement le Dominateur qui réussira à faire de moi sa soumise. Les candidats sont nombreux, mais celui qui arrivera à trouver mes points faibles pourra assouvir ses moindres désirs dans le respect de la soumise que je suis. Le jeu est lancé.... Un 1er candidat vient vers vous d'un seul regard je savais d'avance qu'il ne trouverait pas, il essaya mais aucune réaction de mon corps...un 2ème se présenta devant, je mis à genou, commença à me caresser les bras et les jambes...rien y fait....puis un 3ème..jusqu'à ce qu'un candidat réussissa à me faire frissonner de plaisir, à me faire gémir doucement...il avait enfin trouvé ce qui me faisait craquer. J'ai donc choisi ce Dominateur et lui offrir mon corps. En bonne soumise, je commença à l'appeler Monsieur, et que je mettais à disposition mes attributs...chose qu'il apprécia énormément. Il me demanda de me remettre dans la position dans laquelle j'étais, me demanda de lui tendre les mains afin qu'il puisse me les attacher, de fermer les yeux... Et de lui faire confiance. Il commença à me caresser la chatte avec un plumeau puis parcouru tout mon corps avec..je frissonnais de plaisir.. Il me mit très vite à l'aise. Je sentis son souffle sur ma peau, puis sa langue, et ses mains prendre mes mamelles, me les titiller et faire durcir mes tétons afin de pouvoir utiliser le pince téton.. La douleur est intense mais je me contrôle afin de ne pas subir de punition, puis sa langue descendit sur mon clitoris, la jouissance fut intense car mon corps se cambra sous l'effet de sa langue, il me pénétra avec 2 de ses doigts et vit qu'il pouvait insérer plus... Mon corps n'arrêta pas de bouger tellement le désir est intense et jouissif à souhait.. Il m'ordonna de me mettre sur le dos et d'écarter encore plus les jambes afin qu'il puisse avoir accès plus facile à ma chatte... Ces doigts font des va et vient de plus en plus rapide..je me contracte pour ne pas lui montrer que j'étais une femme fontaine, mais il décida de continuer et me présenta sa bite en bouche afin que je me laisse faire et que je lui donne aussi du plaisir, le désir monta autant chez lui que chez moi Plus j'accelerai la mise en bouche plus ses doigts s'enfonçait en moi, il sentit que je me laissais de plus en plus faire et réussissa à ses fins, à ce que je me libére mais il se libéra en même temps tellement l'excitation fut intense pour lui, la semence était une partie en bouche et l'autre sur mon visage. Notre regard se croisa et nous avions deviné sans se dire un mot que l'un comme l'autre nous avions apprécié ce qu'il venait de se passer.. Comme quoi même sans penetration la jouissance est là et peut être différente et les sensations plus forte. La mise sous collier se fera certainement au fur et à mesure de nos échanges et rencontres....ou pas....
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Par : le 13/11/20
Ayana est une jeune et fort jolie japonaise, venue faire ses études en France. Elle est passionnée d'art , de littérature et elle aime Paris. Son père est un très riche industriel de Yokohama qui adore sa fille et veut le meilleur pour elle. Pourtant Ayana s'ennuie dans son univers hyper protégé. Son garde du corps, Naoto, est un expert en arts martiaux. Un très beau jeune homme qui en pince pour Ayana, sauf que cette dernière l'ignore complètement. Elle est même presque insupportable et souvent très désagréable avec lui. C'est son toutou, son jouet. sauf qu'il n'a pas le droit de toucher Ayana, sans quoi son père qui fait partie des Yakusas a promis de le castrer. Ayana se désespère. 26 ans et toujours vierge à cause de la jalousie maladive de son père. Contrainte à se caresser sous la douche ou sous la couette pour se détendre et se faire du bien. Elle a refusé tous les prétendants au mariage présentés par son père. A chaque fois elle a hurlé: -Occupe toi de ton entreprise mais laisse moi choisir moi même mon époux ! Un bon tempérament de fille de Yakusa, ???. Résultat, elle est célibataire et toujours vierge et toujours sous la surveillance de Naoto qui renifle en douce ses petites culottes qu'elle laisse exprès trainer pour le faire souffrir. Ayana rêve d'un male puissant qui la domine et l'embroche profond. Elle n'aime pas les petits sexes asiatiques, non, elle rêve d'un beau sexe d'homme, comme ceux qu'elle admire dans certains musées ou sur des sites pornos. Comme toutes les japonaises, elle surfe et fait dans le virtuel. Elle a beaucoup d'amants sur le net mais aucun amant concret, un de ceux qui posent les mains sur elle. Elle verrouille parfois la porte de sa chambre, avec Naoto qui se désespère derrière la porte, et s'amuse avec sa webcam à montrer sa chatte à ses amants virtuels et à jouir devant eux. Les autres sont trop content de se branler devant leurs écrans et d'écrire des cochonneries qui font rires Ayana. Il en faudrait bien plus pour déranger une fille de Yakusa, avec un père au petit doigt gauche tranché net dans la tradition du yubitsume (doigt coupé) et de l'irezumi (tatouage japonais). Seulement voilà, à force de trainer sur des sites peu sûrs, un jour Ayana a eu un choc en regardant sa souris se déplacer seule sur son écran. Elle n'avait plus le contrôle de son ordinateur. Un autre l'utilisait à sa place. Mais qui et où? Pas ce crétin de Naoto. A part faire des katas, il n'a pas les couilles pour cela. Non, un parfait inconnu ! Ayana aurait pu tout débrancher et faire désinfecter son ordi, pourtant cela l'amuse. Elle laisse faire cette souris baladeuse. Des fichiers s'ouvrent, se referment. La souris cherche ses photos intimes. C'est vrai qu'Ayuna est très belle et qu'elle aime se mettre en scène sur des photos. La souris ne s'intéresse qu'à celles ou elle est nue. C'est un peu comme un viol. La souris se ballade partout, explore son disque dur, enclenche la caméra, les micros et installe ce qu'elle veut comme programmes. Ayana laisse faire. Son ordinateur n'est plus à elle mais a un ou une inconnue... La voix a claqué. Une voix française de mâle. -Allez debout salope, fous toi à poil et magne ton cul ! Ayana a obéi. Elle a senti sa chatte s'ouvrir, son clitoris se dresser et un peu de cyprine couler le long de ses cuisses. Elle a chaud. Les pointes de ses seins se dressent. -Mais c'est vrai que tu es une salope, a dit la voix sèche et rauque ! Cela fait des semaines que je t'observe, pétasse. Allez, montre ta chatte et ton cul. Ouvre. Mieux que cela ! Ayana a obéi et elle a jouit très fort. L'inconnu a installé un programme d'hypnose. Il a forcé Ayana a regarder l'écran et ses spirales mouvantes et à écouter sa voix. Elle a fini par s'endormir. L'inconnu a prit le contrôle de son cerveau. Il s'est installé dans la vie d'Ayana en la suivant partout via son ordinateur ou son téléphone portable. Le pire, c'est qu'elle sent qu'il est aussi "en elle". Pourtant elle n'a pas peur. Elle aime sentir être devenue l'entière propriété de cet inconnu. Elle garde ses caméras ouvertes, elle en porte une en permanence à sa boutonnière, avec des écouteurs à ses oreilles. Son inconnu peut voir ce qu'elle voit et elle peut l'entendre, mais elle n'a pas le droit de lui parler. Elle doit obéir et se taire. En bonne japonaise, cela, elle sait faire. Un jour, elle reçoit l'ordre d'aller aux toilettes d'un restaurant, qui sont mixtes avec une vaste pièce, avec un lavabo, qui ferme à clé. Naoto reste à la porte. L'inconnu est là ! Ayana n'a pas le droit de lever la tête et de le regarder. L'inconnu la trousse, la retourne et l'encule d'un coup sec. Elle éprouve une douleur terrible. L'inconnu l'empêche de crier en lui fermant la bouche d'une poigne de fer. Il reste fiché en elle sans bouger. La douleur passe. Il commence les va et vient. Ayana se cambre. Enfin un homme qui la baise en vrai pour de bon. L'inconnu lâche son sperme dans ses reins. Ayana ne sait toujours pas qui il est. Naoto qui a entendu sa Maitresse gémir frappe à la porte. -Tout va bien, Maitresse ? -Oui, reste à la porte et me casse plus les couilles, a répondu Ayuna ! L'inconnu a demandé à sa soumise de lui laver le sexe. Puis il l'a regardé dans les yeux. Un fort beau jeune homme, très viril et imposant. Ayana a baissé la tête et joué à la soumise. Il l'a dépucelée et prise par sa chatte poilue de japonaise. Il a joui en elle. - A présent, nous sommes Mari et Femme, a dit Ayana en remettant sa petite culotte et en rajustant sa jupe plissée. Viens, allons boire un verre pour fêter cela. Ils sont sortis main dans la main sous le regard médusé de Naoto. Ayana lui a fait signe de se taire et de rester tranquille. Il a obéi en faisant une courbette de profond respect. Cette fois, ce n'est plus l'inconnu qui a la main, mais Ayana. Cette dernière a senti son clito se dresser. L'inconnu, bientôt son époux, va devoir filer droit et bien lui faire l'amour pour le reste de ses jours....Et pas d'incartades, sans quoi elle le castre elle même avec son kaiken ?? .
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Par : le 13/11/20
Une séance qui devait être banale : le premier volet des Animaux fantastiques. En couple, je suis allée regarder ce film qui se déroule dans un de mes univers préférés. Je m'assois, lui est à ma gauche, on discute, on s'embrasse, la séance débute. Je me concentre alors sur le film. Et puis au bout de quelques minutes, je sens sa main glisser sur mon ventre. Je le regarde dans l'obscurité, la lumière de l'écran éclairant son visage par à-coups. Je le trouve beau avec ses lunettes, son petit nez et ses taches de rousseur d'éternel adolescent. Il semble très concentré sur le film. Ce n'est qu'une impression. Il commence à me caresser le bas ventre avec sa main droite. Je suis surprise. La douceur de ses doigts fait apparaître une vague de plaisir en moi. Cette main qui m'a faite si souvent vibrer... Comme un défi, j'essaye tant bien que mal de suivre l'histoire.... Il glisse lentement ses doigts au niveau de mon entrejambe. Après un énième passage, je ne réprimer un gémissement. Je regarde à côté de moi, gênée de ne pas m'être contrôlée... Nous sommes au dernier rang, il est près du mur. Les personnes les plus proches sont un couple plutôt jeune qui se trouve juste devant nous.... Je le regarde, inquiète : "Il y a du monde devant nous". En guise de réponse il met sa veste sur mon ventre. Il commence alors à déboutonner ma jupe. Bouton par bouton. Puis il glisse ses doigts dans ma culotte et me chuchote "Mais pourquoi tu es toute mouillée alors?" Il n'a pas tort, je mouille tellement... Avec son index, il continue à se déplacer dans ma culotte. Je sens qu'il alterne entre mes lèvres, chaque mouvement me procurant encore plus de plaisir. Je devine qu'il ne souhaite pas toucher mon clitoris tout de suite. Il joue avec moi. Mais le mouvement de ses doigts ne peut l'éviter indéfiniment et je sens de plus en plus une onde de plaisir m'envahir. La douceur de ses doigts me rend folle. Je transpire de toute part. À partir de ce moment là, il me regarde dans les yeux, son regard me fait comprendre qu'il est bien déterminé à aller jusqu'au bout, à me faire jouir, ici, maintenant... J'essaye tant bien que mal de me concentrer de nouveau sur le film, je ne veux pas avoir de problèmes avec le couple devant nous ou avec le cinéma. Je ne connais pas bien les lois mais je me doute bien que faire l'amour dans un cinéma n'est pas quelque chose qui est autorisé. A l'écran, le héros principal, lui, court après une sorte de taupe dans une banque. C'est à ce moment là qu'il décide de s'occuper de mon clitoris. Cette fois, je ne peux retenir un râle de plaisir qui fait sortir un son de ma bouche, ce bruit est assez fort pour que la personne devant moi se retourne. Elle est blonde, assez jolie, la vingtaine. Elle regarde vers ma direction essayant de trouver la source de ce bruit étouffé. A ce moment là, je tourne la tête pour lui faire croire que ce bruit vient de ma droite, ma réaction est assez convaincante pour qu'elle tourne, elle aussi, la tête de ce côté là. Le temps de son inspection visuelle je me fige, essayant de penser à autre chose que les doigts mouvants de mon amoureux entre mes cuisses. Au bout de quelques secondes qui me paraissent une éternité, elle se retourne, je l'entends pester contre "ces gens qui font du bruit au cinéma". Mon amoureux, lui, continue et fait glisser un doigt entre mes lèvres, avec un autre, il titille mon clitoris. Je ne peux m'empêcher de le regarder, Je ne peux m'empêcher de le regarder, mes yeux le supplient d'arrêter mais il continue, impassible. Les décharges de plaisir se succèdent à un rythme de plus en plus rapproché, mes mains serrent les accoudoirs de mon fauteuil tellement fort que je dois pour toujours y avoir inscrit la forme de mes doigts. Je sens le contact de ses doigts sur mon sexe. Il décide alors de rentrer en moi. Son geste m'oblige à me mordiller les lèvres pour ne pas faire de bruit et alerter nos voisins. Je le sens faire un va-et-vient, je ressens un plaisir si grand que je l'embrasse très fort. "Tu veux que j'arrête ?" me demande-t-il en souriant. Mon corps et mon cœur sont tiraillés. "Non, vas-y, fais-moi jouir" lui murmuré-je. Il intensifie ses mouvements de doigts, je le sens rentrer, sortir à de multiples reprises, chaque centimètre de mon vagin en feu se contractant devant tant de plaisir...Il décide alors de se stopper et, à ma grande surprise, se glisse discrètement hors son siège. Il se met à genoux devant moi, sous sa veste. Il se faufile jusqu'à mon entrejambe et je sens sa petite langue, si agile, commencer à me lécher. Elle commence un ballet ininterrompu, gauche, droite, haut, bas, il s'applique à passer sur chaque millimètre carré de mes lèvres et de mon clitoris, ma cyprine ayant à peine le temps d'apparaître qu'il la lèche déjà... Au bout de quelques secondes, je sens un plaisir infini m'envahir, mes deux mains attrapent ses cheveux et bloquent son visage contre mes lèvres. Cette fois-ci, c'est moi qui mène la danse. Je fais bouger mon bassin de plus en plus fort. Je sais qu'il aime cette situation où il est faible, à moi, où son seul et unique objectif, c'est de me faire jouir. Je sens à un moment qu'il tente de m'échapper, sans doute essaye-t-il de me montrer qu'il a le contrôle, mais je resserre mon étreinte sur lui. Sa bouche est bloquée contre mes lèvres. Il ne peut m'échapper. Je sens sa langue me lécher inlassablement et une vague de plaisir immense m'envahir. Mon clitoris exulte devant tant de sensations, mes tétons continuent de poindre, je suis toute rouge, je ne peux retenir quelques gémissements. Ma respiration s'accélère. Heureusement pour moi, ces bruits sont couverts par la scène d'action se déroulant sur l'écran. Il continue, je me sens au bord du précipice, je lance de nouveaux gémissements, je sens que je vais jouir, je me prépare à ce qu'il va arriver. J'ai beau ne pas voir son visage, le sentir bouger le sentir bouger entre mes cuisses m'excite terriblement. Je profite de ces instants magiques. Je vais jouir, sa langue dans mon vagin me titille comme jamais... Sa bouche doit être inondée et il continue cependant à faire tournoyer sa langue en moi.... Au bout d'un instant, mes muscles se contractent. Mes lèvres sur son visage, mes mains le tenant par l'arrière du crâne, je jouis d'un bruit couvert par les enceintes et je le sers tellement fort qu'il en a le souffle coupé pendant quelques secondes... Je mets plus d'une minute à m'en remettre, mes mains naviguant dans sa chevelure. Enfin, il se lève, approche son visage au mien et Enfin, il se lève, approche son visage au mien et je lui murmure "Merci, je t'aime mon amour". Je sors de mon sac à main un mouchoir que j'utilise pour l'essuyer... Le contour de sa bouche est couvert de ma cyprine. Une fois nettoyé, je le couvre de baisers. Il s'assoit et me tient la main. Je me blottis contre son torse, heureuse de l'avoir comme amoureux. Ensemble nous essayons de rattraper le fil de l'histoire. Au cinéma, ce soir-là, la magie n'a pas eu lieu que sur l'écran… @lapetitelangue
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Par : le 13/11/20
On dit que les femmes sont compliquées. Pourtant, j'ai souvent le sentiment que vous l'êtes bien davantage, Messieurs. Je ne parle pas évidemment de ceux que je qualifie de "machos imbéciles", qui croient que le fait d'avoir une bite leur donne tous les droits. Non, je parle des hommes, de ceux qui s'assument pour ce qu'ils sont, cet étrange mélange de force et de faiblesses. De ceux qui pensent que rien n'est jamais acquis, qui souvent doutent d'eux-mêmes, mais sans jamais oser le reconnaître. Parce qu'un homme, ça ne doit montrer de faiblesses. _______________ Il est vrai que nous ne vous facilitons pas toujours les choses, avec nos exigences parfois contradictoires. Quand nous vous demandons à la fois d'être le Mâle protecteur, dans les bras duquel nous aimons à nous réfugier, mais en même temps de respecter notre liberté, de nous considérer comme vos égales quand bien même parfois nous vous voulons aussi violents, pervers, dominateurs. _______________ Le monde d'avant était plus simple, lorsque chacun s'en tenait au rôle qui lui était dévolu par la société et les "gens bien". Lorsque c'était l’homme qui assumait l'entretien du foyer, la femme qui s'occupait des gosses et de le servir. Lorsque le sexe, le plaisir, la jouissance étaient votre privilège. Que nous n'avions pas notre mot à dire. Lorsque celles qui se voulaient libres d'assumer leurs désirs étaient considérées comme des salopes, des filles faciles, de mauvaise vie, aux services desquelles vous n'hésitiez pas à recourir cependant. Puisque vous considériez que c'était votre droit. Mais ce monde-là n'existe plus. Et, s'il était plus simple et confortable, en particulier pour vous, je ne suis pas sûre qu'il doive être regretté. Y compris par vous. Parce que cette liberté, qui est la nôtre désormais, à nous les femmes, qui exigeons de vous d'être traitées comme vos égales, quand bien même nous voulons aussi parfois nous soumettre à vous, en vous reconnaissant et en vous appelant nos "Maîtres" c'est aussi le prix à payer pour votre liberté à vous. Celle de vous assumer, d'assumer vos désirs, quels qu'ils soient, pour les partager avec nous. _______________ Le BDSM n'est paraît-t-il plus pour les psy made in USA (DSM5) une perversion mais une "paraphilie", terme générique regroupant l’ensemble des sexualités dites déviantes quant à leur objet de fantasmes et/ou leur objectif (exemple : faire ou aime souffrir)". Youpi. Cela étant, je m'en fous. Parce que je n'aime pas les cases et que peu me chaut dans lesquelles on me range. Parce que ma relation avec mon Maitre ne rentre dans aucune de ces cases. Et que si je devais la qualifier aujourd'hui, je dirais qu'il s'agit avant tout de notre façon à nous de vivre différemment les rapports hommes-femmes, dans le respect, la complicité, la confiance en l'autre et la violence de nos plaisirs partagés. En assumant d’être chacun nous-mêmes. _______________ Merci, Maxime, merci Maitre, d'être ce que tu es, d'être ce que vous êtes. En me permettant de contribuer à construire ensemble ce que nous sommes.
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Par : le 13/11/20
Le tableau de François Boucher représente Marie-Louise O’Murphy à l’âge de quatorze ans. Née à Rouen le vingt-et-un octobre 1737, elle devient par un enchaînement de circonstances la petite maîtresse du roi Louis XV (1710-1774). La famille de Marie-Louise est d’origine irlandaise. Son grand-père, Daniel Morfil était un soldat du roi d’Angleterre Jacques II (1633-1701), roi catholique battu par le roi protestant Guillaume III d’Orange (1650-1702) à la bataille de la Boyne, le dix juillet 1690. Jacques II et son armée s’exilent alors en France. Daniel Morfil deviendra plus tard maître cordonnier. Son fils, également prénommé Daniel, épouse en 1714, à Rouen, Marguerite Iquy. Douze enfants naîtront de cette union, dont sept survivront. Marie-Louise est la dernière. L’orthographe du nom de famille varie selon des documents d’archive: Morfil, Morfi ou Morphy. Quant à O’Murphy, appellation la plus courante aujourd’hui, elle correspond au nom irlandais d’origine de la famille. Murphy est l’un des patronymes les plus fréquents en Irlande. Les parents de Marie-Louise étaient bien connus des services de police. Son père fut embastillé le 23 février 1735 pour une affaire de chantage à l’encontre de Jacques III Stuart, fils de Jacques II et prétendant au trône d’Angleterre, qu’il n’obtiendra jamais. Sa mère est connue pour se livrer à la prostitution. Les sœurs aînées de Marie-Louise suivent le même chemin. Giacomo Casanova est à Paris vers 1750-51. Il revendique dans ses mémoires la découverte de Marie-Louise O’Murphy. Subjugué par la beauté de la jeune fille, il aurait demandé à un peintre de faire son portrait et d’écrire en-dessous O-Morphi qui, selon lui, "veut dire belle" en grec. Mais les "Mémoires" de Casanova ne constituent pas un document historique fiable. En réalité, Madame de Pompadour qui n’avait plus de relations intimes avec le roi, mais entendait rester la favorite, organisait avec son entourage les plaisirs de Louis XV. Son frère, le duc de Marigny, eut une part importante dans l’ascension de la petite Louison, diminutif familial utilisé pour Marie-Louise O’Murphy. Marigny est en effet le commanditaire du tableau et ce sont probablement les sœurs de Marie-Louise qui ont présenté le modèle à François Boucher. C’est la seconde version du tableau, exécutée en 1752, qui est montrée au roi. Louis XV est saisi par la beauté de la jeune fille mais pense que le peintre a flatté son modèle et demande donc à voir la "petite Morfi". Dominique-Guillaume Lebel, son premier valet de chambre, est chargé de la lui ramener. Il procèdera par l’intermédiaire d’une "couturière-maquerelle", La Fleuret, liée à la mère de la petite Louison. La petite Louison ayant réussi son examen de passage dans l’entresol de la Fleuret, peut désormais aller "servir" le roi. Les premières rencontres entre Marie-Louise et Louis XV sont situées dans les derniers mois de l’année 1752 dans les jardins du château de Choisy, où Louis XV reçoit normalement ses favorites. On montre la "petite Morfi" au roi sur son passage pour s’assurer qu’elle lui plait. Le roi fait donner deux cents louis aux parents de la petite fille et cent louis à l’entremetteuse et se fait maître de la jouvencelle. Ainsi il aura les prémices de la virginité de Marie-Louise. Les premiers mois de la passion amoureuse entre Louis XV et Marie-Louise se passent dans le plus grand secret hormis quelques mémorialistes tels que le duc de Cröy qui sont au courant. Les autres courtisans ne mettront au jour cette idylle qu’au printemps 1753. Elle devient alors une "petite maîtresse", ne bénéficiant pas du privilège d'être présentée à la cour. Ensuite, le roi installe sa maîtresse dans une maison bourgeoise à Versailles avec une gouvernante. Cette demeure est située dans le quartier dit du Parc-aux-Cerfs dans l'actuel quartier Saint-Louis. Outre sa beauté, Marie-Louise séduit également Louis XV par sa gaîté, sa naïveté, ses grâces enfantines, sa douce timidité ainsi que son innocence. Aussitôt la "petite Morfi" connue, elle suscite la curiosité chez certains y compris la Reine. Elle gagne aussi dans les maisons closes parisiennes, le surnom de "Sirette", le féminin de Sire. Le roi devient de plus en plus épris de sa "petite maîtresse" au point d’imiter ses mots parfois "vulgaires." Pour rejoindre le roi au moment où il la réclame, Marie-Louise a à sa disposition deux chevaux et une voiture. Lorsqu’il est question des voyages de la cour, la petite Murphy fait partie des "bagages" suivant le roi dans tous ses déplacements. Pour elle, le roi déplace plusieurs voyages quotidiens de la cour. Celle qui est surnommée "Morphise" par les courtisans cause bien des inquiétudes chez la marquise de Pompadour. Maîitresse en titre de Louis XV, même si elle ne partage plus son lit depuis 1750, la marquise de Pompadour est celle qui veille sur la sexualité du roi. Elle lui pourvoie quelques belles et neuves filles sans danger puisque sans éducation. Mais cette fois, le roi a pris une nouvelle maîtresse sans la consulter. Les courtisans de leur côté, en bons serviteurs de sa Majesté présentent leurs hommages à la "Morphise". D’autres comme le marquis d’Argenson, ennemis jurés de la Marquise voient en elle la disgrâce prochaine de la favorite royale. Outre son père qui meurt de "joie" le 18 Juin 1753 à Paris, sa mère et ses sœurs peuvent vivre de façon bourgeoise à Paris. Ainsi la mère de Morphise est-elle installée confortablement rue Sainte-Apolline où elle occupe un appartement composé de six pièces, chose rare pour l’époque. Dans le mois de Décembre 1753, "Morphise" se retrouve enceinte du roi et les premiers symptômes apparaissent. "Morphise" se voit privée du voyage de la cour à Fontainebleau. Durant sa grossesse, elle reçoit des visites du roi, venant prendre des nouvelles de l’état de santé de la jeune fille. Quelques jours avant l’accouchement, "Morphise" quitte Versailles pour Paris et accouche finalement le 30 Juin 1754 d’une fille baptisée le même jour par le curé de la Paroisse de Saint-Paul et ayant pour parents Louis Saint-Antoine, ancien officier d’infanterie, et Louise-Marie de Berhini, personnages imaginaires, et prénommée Agathe-Louise de Saint-Antoine de Saint-André en raison de la rue où demeurent ses prétendus parents. Lorsque le roi répudie ses petites maîtresses, il les marie moyennant finances. Peu après son accouchement, la belle "Morphise" revient à la cour mais sans sa fille, qui a été mise en nourrice dès la naissance. Alors que le roi semble de plus en plus épris d’elle, en novembre 1755, Marie-Louise reçoit l’ordre de quitter sa demeure du Parc-aux-Cerfs pour Paris et de s’y marier selon les vœux de Louis XV. Cette soudaine disgrâce peut être due à une récente requête de la petite maîtresse. Manipulée par la maréchale d’Estrées, "Morphise" aurait fini par exiger de son royal amant qu’il l’installe à Versailles et renvoie la marquise de Pompadour qu’elle surnomme "la vieille." Cela aurait déplu au monarque, qui n’a jamais envisagé de faire de Marie-Louise sa favorite officielle, ni de se séparer de la marquise de Pompadour. Le roi aurait alors décidé de mettre un terme à la relation qu’il entretenait avec Marie-Louise. En réalité, la mise à l’écart de "Morphise" est probablement due au contexte politique et religieux. En effet, la marquise de Pompadour se montre de plus en plus pieuse, suite à la mort de sa fille en 1754, et Louis XV tient à se rapprocher du clergé. Son sacrifice est donc lié aux états d'âme spirituels du monarque. Il semblerait qu'elle n’ait jamais pu faire partie de la vie de sa fille naturelle, placée au couvent avant d’être mariée par le roi, décédée prématurément en 1774. Le vingt-sept novembre 1755, Marie-Louise épouse, selon les vœux de Louis XV, un officier du régiment de Beauvais et major général d’infanterie, Jacques de Beaufranchet d’Ayat. Par cette union, Morphise acquiert une certaine position sociale. Quant au seigneur d’Ayat, ce mariage lui apporte une rentrée d’argent car sa famille, bien que de vieille noblesse, manque d'aisance. Louis XV a fait doter Marie-Louise de 200.000 livres et son ancienne maîtresse conserve 1.000 livres de bijoux. Mais hélas, Jacques de Beaufranchet est tué à la bataille de Rossbach à l’âge de vingt-huit ans. En février 1759, Marie-Louise se remarie avec François Nicolas Le Normand, comte de Flaghac et recommence à fréquenter Paris. Le cinq janvier 1768, la jeune femme met au monde une fille, Marguerite-Victoire. Cette naissance, survenue après neuf années de mariage, tient au miracle. Néanmoins, il semblerait que Marguerite-Victoire ait pour père Louis XV. Celui-ci aurait rappelé Marie-Louise auprès de lui, avant d’officialiser finalement sa liaison avec la comtesse Du Barry en 1768. Entre 1765 et 1768, on ne connaît pas de "petite maîtresse" à Louis XV qui se tourne de plus en plus vers la religion. Nostalgique, le monarque a très bien pu rappeler auprès de lui "Morphise", qui est encore jeune. Argument en faveur d’un second enfant illégitime donné au roi par Marie-Louise, les dons du souverain à son ancienne maîtresse. Entre 1771 et 1772, la comtesse de Flaghac reçoit du roi 350.000 livres. Quant à Marguerite-Victoire Le Normand, lorsqu’elle se marie en 1786, toute la famille royale est présente lors du contrat de mariage. Enfin, sous la Restauration, Charles X lui fera verser une indemnité annuelle sur sa propre cassette. La destinée fabuleuse de la belle Marie-Louise perdurera. Vers 1772, Marie-Louise voit entrer dans sa vie Joseph-Marie Terray, ministre, contrôleur général des Finances et abbé. Ce dernier vient en effet de marier son neveu à la fille issue du premier mariage de François Le Normand. Marie-Louise devint sans doute la maîtresse de l’Abbé Terray. Les fortes sommes dont Joseph-Marie Terray fait don à Marie-Louise, jusqu’à sa mort en 1778, attestent de leur liaison discrète mais connue, puisque la police révolutionnaire en fera mention plus tard, accusant le ministre des Finances d’avoir accordé trop de faveurs à Marie-Louise. De plus, dans son testament rédigé en 1776, Joseph-Marie Terray lègue à la jeune femme “sa maison de la rue Notre-Dame-des-Champs” et lui octroie 6000 livres “de rente viagère à prendre sur la succession”. En 1783, Marie-Louise est de nouveau veuve. Le fils unique du défunt, Jean-Jacques Le Normant, tente de s’approprier les biens laissés par son père, au détriment de Marie-Louise. Celle-ci obtient finalement gain de cause. C’est à cette période qu’elle rencontre Antoine-Claude de Valdec de Lessart, contrôleur général, puis ministre des Finances. Marie-Louise et lui deviennent amants et ne cachent plus leur liaison. En 1792, Valdec de Lessart est arrêté et Marie-Louise fuit la capitale avec sa fille et ses petits-enfants pour se réfugier au Havre et attendre que le calme revienne à Paris. Cependant, en 1793, elle apprend la mort de son amant, gravement blessé lors des massacres de septembre 1792 et décédé quelques mois plus tard d’une fièvre maligne. En janvier 1794, Marie-Louise rentre à Paris, afin de prouver qu’elle ne cherche pas à quitter la France. Elle est arrêtée en février. La comtesse de Flaghac ne sera pas condamnée à l’échafaud en grande partie grâce à son fils, Louis de Beaufranchet, qui a adhéré très tôt aux idées révolutionnaires. Au bout de cinq mois de prison, Marie-Louise est heureusement libérée. Elle contracte alors un mariage, en juin 1795, avec Louis-Philippe Dumont, "représentant à la Convention nationale”, qui a près de trente ans de moins qu’elle. Marie-Louise devait sans doute voir dans ce mariage, avec un député de la nation, une protection face à la Terreur. Quant au jeune Dumont, il se trouvait marié à une femme possédant une immense fortune. Les troubles révolutionnaires calmés, le couple divorce en mars 1798. Marie-Louise s’éteint chez sa fille, à Paris, le onze décembre 1814, âgée de soixante-dix-sept ans. Celle qui avait commencé sa vie comme "petite maîtresse" et qui inspira François Boucher mourut en femme respectable. La messe d’enterrement eut lieu à Saint-Roch. La cérémonie fut digne et sans faste particulier, elle n’en coûta que 1 200 francs avec la livrée de deuil des domestiques. Bibliographie et références: - Duc d'Albert de Luynes, "Mémoires sur la cour de Louis XV" - Camille Pascal, "Le goût du roi" - Alexander Schulz, "Marie-Louise O'Murphy" - Jacques-Antoine Zeller, "Les maîtresses de Louis XV" - Joseph Valynseele, "Les enfants naturels de Louis XV" - Jean Hervez, "Le parc-aux-cerfs et les petites maisons galantes" - Bernard Hours, "Louis XV et sa cour" - Jacques Dumaine, "Louis XV et le Parc-aux-cerfs" - Patrick Wald Lasowski, "L'Amour au temps des libertins" - Sylvia Saudan-Skira, "De folie en folie" - Alastair Laing, "Madame de Pompadour et les enfants de Boucher" Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 10/11/20
Marie-Adelaïde, mère de Louis XV, appartient à l’illustre maison de Savoie qui, pendant plus de deux siècles, aura la gloire de placer sur les plus puissants trônes d’Europe les princesses les plus convoitées. Marie-Adelaïde de Savoie, née en 1685, n’avait que onze ans lorsqu’elle fut promise comme épouse au duc de Bourgogne pour cimenter l’alliance entre la France et le Duché de Victor-Amédée II. Son tempérament, son caractère enjoué, sa fantaisie séduiront Louis XIV et Madame de Maintenon, son épouse morganatique et la cour qui, confrontée à la vieillesse du roi, périssait d’ennui. L’adoration dont la duchesse a été l’objet ne doit pas masquer qu’elle mena, assez rapidement après son mariage et tandis que son époux le duc de Bourgogne s’adonnait à la piété, une vie de débauche où se mêlaient jeux, amours et ivresses. Y aurait-il pire à lui reprocher ? L’intimité qu’elle partagea avec Louis XIV lui aurait permis, à la demande de son père, de pénétrer des secrets d’État en vue de déjouer les stratégies françaises pendant la longue guerre de succession d’Espagne à la suite de la mort sans descendance du dernier Habsbourg espagnol, Charles II et qui opposa plusieurs puissances européennes. Marie-Adélaïde de Savoie naît le six décembre 1685. Elle est la fille d’Anne-Marie d’Orléans et de Victor-Amédée II de Savoie. Celui-ci s’est engagé dans la ligue d’Augsbourg, contre la France, en 1686. Cependant, dès 1692, le duc de Savoie, prêt à changer de camp quand il s’agit de l’intérêt de son pays, entretient des rapports secrets avec la France. En 1696, un accord de paix est trouvé avec à la clef, l’union du petit-fils aîné de Louis XIV, le duc de Bourgogne, avec Marie-Adélaïde de Savoie. Il est convenu que la princesse vivrait à la cour de Versailles jusqu’à son mariage, afin de se familiariser plus aisément aux coutumes de son pays d’adoption. En dépit de son jeune âge, Marie-Adélaïde connait déjà beaucoup de choses sur la cour de France, grâce à sa mère, nièce de Louis XIV, et sa grand-mère paternelle, Marie-Jeanne-Baptiste de Savoie, arrière petite-fille d’Henri IV. Consciente du rang élevé qu’elle va occuper un jour grâce à son mariage, Marie-Adélaïde écriera à sa grand-mère: "Je crois que je ne vous donnais guère de joie et que vous auriez bien voulu un garçon, mais je ne puis douter que vous m’ayez pardonné d’avoir été une fille." La princesse épouse, par procuration, l’héritier de la couronne de France le quinze septembre 1696, puis prend le chemin de la France où elle doit être accueillie par la famille royale. Marie-Adélaïde naît et grandit au sein d'une famille très francophile. Elle aime la fête, la chasse, les plaisirs et sait faire preuve de charité. Marie-Adélaïde y arrive le quatre novembre 1696. Outre Louis XIV et Monseigneur le dauphin, père du duc de Bourgogne, la princesse rencontre, pour la première fois, son grand-père maternel, Philippe d’Orléans, dit Monsieur. De suite, la piémontaise éblouit par sa grâce, son maintien et la dignité dont elle fait preuve malgré son jeune âge. Sachant ce que représente la marquise de Maintenon pour le roi, Marie-Adélaïde n’hésite pas à l’appeler "ma tante" en privé. Louis XIV et son épouse morganatique sont définitivement sous le charme de la jeune princesse. Le monarque confie: "Je souhaiterais que sa mère soit ici, témoin de notre joie”. La jeunesse d’Adélaïde adoucit ses journées et il n’est pas rare que le roi fasse sauter celle-ci sur ses genoux lorsqu’il travaille dans les appartements de Mme de Maintenon. Les courtisans sont divisés au sujet de la jeune duchesse. Certains avancent qu’elle n’est qu’une enfant gâtée qui ne se prive pas de toucher à tout en espionne, d’autres, qu’elle est “le rayon de soleil du roi”. Quant à son futur époux, Marie-Adélaïde ne peut le voir qu’une fois par semaine. Tandis que le duc de Bourgogne parfait son éducation, la princesse de Savoie tient déjà la première place féminine auprès de Louis XIV, qui ne cesse de la divertir par des séjours à Marly. À Versailles, la princesse embellit la Ménagerie par des peintures et des dorures. Les courtisans “rajeunissent de la vivacité de Marie-Adélaïde” et n’hésitent pas à jouer à colin-maillard avec la princesse. Mme de Maintenon témoigne, dans ses lettres à la duchesse Anne-Marie, du “transport de joie d’avoir reçu un tel trésor” en évoquant Marie-Adélaïde. La duchesse rechigne pourtant à se rendre à Saint-Cyr avec Mme de Maintenon et préfère s’amuser, ce qui ne lui passera pas. Son époux, le duc de Bourgogne lui vouera une véritable passion amoureuse tandis qu’elle prend des amants lorsque le jeune Louis est à la guerre et ne répond que rarement à ses lettres. Marie-Adélaïde s’attire des remontrance mais elle se plaint que son mari est trop sérieux. Si la princesse égaille Versailles, elle a aussi ses défauts, à commencer par une paresse intellectuelle. La marquise de Maintenon ne s’en inquiète pas, avançant qu’il “ne faut pas songer à faire la princesse savante. Il faut se borner à lui apprendre certaines choses qui entrent dans le plaisir de la conversation." Le sept décembre 1967, Marie-Adélaïde de Savoie épouse, en la chapelle du château de Versailles, Louis de France, duc de Bourgogne. Cependant, le mariage ne change rien à l’emploi du temps du couple. La jeune duchesse n’est pas encore nubile et elle ne pourra goûter à la vie conjugale qu’à partir de l’année 1699. En attendant, la compagnie de la duchesse de Bourgogne est recherchée par de nombreuses personnes, à commencer par le roi. La jeune princesse est de tous les divertissements et a su toucher le cœur de son beau-père, Monseigneur, ainsi que de son grand-père, Monsieur, qui l’adore. Elle perd celui-ci en juin 1701, emporté par une crise d’apoplexie. Louis XIV, qui entend ne rien montrer de sa douleur, peut alors compter sur le soutien de Marie-Adélaïde. Mais en août, la princesse est frappée une fièvre entraînant des complications telles que l’on craint réellement et sincèrement pour sa vie. La duchesse de Bourgogne se rétablit après dix jours d’angoisse. Cependant, dès sa convalescence, son époux retombe immédiatement en dévotion, persuadé que la maladie de sa femme est un signe de Dieu. Le comportement très pieux de Louis éloigne de lui Marie-Adélaïde, qui n’entend pas renoncer aux plaisirs des divertissements de la cour. Lorsqu’en 1702, son époux part dans les Flandres rejoindre l’armée, elle ne lui écrit pas, s’attirant les remontrances de Mme de Maintenon. À la cour, il se murmure alors que la duchesse prend des amants. Pour blesser la jeune femme, une rumeur se répand, selon laquelle elle est incapable de donner un héritier à la couronne. Lorsque le duc de Bourgogne regagne Versailles, Marie-Adélaïde se veut plus proche de son époux, qui fuit les divertissements. Après plusieurs espoirs déçus de maternité, la duchesse donne naissance à trois princes, Louis (1704-1705), Louis (1707-1712), et Louis (1710-1774), duc d’Anjou et futur Louis XV. Lorsqu’elle perd son fils aîné en 1705, Marie-Adélaïde se réfugie dans la religion, aux côtés de son époux. Elle écrit à sa grand-mère que Dieu “l’accable de toutes sortes de chagrins” pour l’attirer vers lui. Car la perte de son enfant n’est pas le seul malheur qui frappe la duchesse de Bourgogne. Tout d’abord heureuse que sa sœur cadette, Marie-Louise de Savoie, ait épousé Philippe V d’Espagne, la princesse est ensuite abattue lorsque bientôt son père, Victor-Amédée II, s’engage dans une guerre contre la France et l’Espagne. Les deux sœurs s’unissent dans leur malheur, comme en témoigne leur correspondance. À l’annonce du décès du petit duc de Bretagne, en 1705, la jeune reine d’Espagne écrit: "Pour moi, qui ne suit que tante, j’ai toujours mon cher neveu dans la tête, il me semble pourtant que je l’aimais plus que les tantes ne doivent aimer leurs neveux, car je le regardais comme mon propre enfant”. Lorsqu’elle met au monde l’héritier du trône d’Espagne, en 1707, Marie-Louise demande à la duchesse de Bourgogne d’être la marraine du prince. En 1708, le duc de Bourgogne part en Flandre prendre le commandement de l’armée. Suite au désaccord entre le prince et le maréchal de Vendôme, l’armée française recule, plie devant l’ennemi. À la cour, l’honneur du petit-fils de Louis XIV est bafoué par un grand nombre de courtisans qui soutiennent le maréchal de Vendôme, et qui rejettent toutes les erreurs militaires sur le duc de Bourgogne. Marie-Adélaïde, appuyée par les Orléans, défend la cause de son époux en “fière protectrice de l’honneur du prince”, à la grande surprise des alliés du maréchal de Vendôme. La princesse fait pencher la balance en faveur du duc de Bourgogne en ralliant à sa cause Mme de Maintenon. Face aux injures et aux calomnies dont on couvre son époux, Marie-Adélaïde perd de sa joie de vivre et est victime de plusieurs fluxions, rappelant à tous sa santé fragile. Après le retour du duc du Bourgogne, en décembre, la princesse bat froid au maréchal de Vendôme, réussissant même à lui faire interdire l’entrée à Marly et à Meudon, sa seule présence lui étant devenue tout simplement insupportable. Devant la détermination de son épouse à sauvegarder son honneur, le duc de Bourgogne décide de faire de sa mère, sa conseillère. Épouse dévouée, la princesse est également une mère aimante, suivant de près les progrès de son fils, le duc de Bretagne, “charmant dans toutes ses manières”. Bientôt, la duchesse de Bourgogne favorise le mariage du duc de Berry, son beau-frère, avec Mademoiselle d’Orléans. Bien que le dauphin et une partie de la cour n’y soient pas favorables, le roi cède à sa petite-fille. Marie-Adélaïde sera bien mal récompensée de son intervention, la duchesse de Berry se montre rapidement bien moins douce et facile que l’on ne le pensait. La duchesse de Bourgogne devient dauphine à la mort brutale de Monseigneur, survenue le quatorze avril 1711. Devenue la première dame du royaume, Marie-Adélaïde est très jalousée par les filles illégitimes de Louis XIV, la princesse de Conti et la duchesse de Bourbon, ainsi que par la duchesse de Berry. La dauphine n’en a cure et se console en répétant “Je serai bientôt leur reine” et son fils aîné fait sa fierté pour son bonheur. Le six février 1712, la dauphine se sent mal, victime d’une forte fièvre et de douleurs entre l’oreille et la mâchoire. Son époux la veille et les médecins sont optimistes. Le roi et Mme de Maintenon prennent des nouvelles de Marie-Adélaïde dont l’état empire le 10 février, après que la rougeole ait été diagnostiquée. Le dauphin est écarté de la chambre de son épouse, tandis que Louis XIV est résolu à ne pas quitter le chevet de sa petite-fille. La princesse s’éteint le soir du douze février, laissant un époux inconsolable. Dans un moment de lucidité, elle avait confié à ses dames d’honneur: “Princesse aujourd’hui, demain rien, dans deux jours oubliée”. Sa disparition cause également au roi l’un de ses plus grands chagrins, “la seule véritable douleur qu’il ait eue en sa vie” d’après le duc de Saint-Simon. Quant à Mme de Maintenon, elle perd, avec Marie-Adélaïde “la douceur de son existence." En 1712, la famille royale doit faire face à une épidémie de rougeole. Lors de l’autopsie, les médecins constatent que la dauphine était enceinte de six semaines. Le “sang brûlé” qu’ils trouvent à l’ouverture du corps alimente des rumeurs d’empoisonnement d’autant que l’autopsie ne révèle “aucune marque de rougeole, ni de petite vérole, ni de pourpre sur son corps”. Il se peut que, ce qui a été diagnostiqué comme étant la rougeole soit en fait une infection dentaire, d’où les douleurs sous la tempe que la dauphine a eu au début. Cette infection aurait dégénéré en septicémie, et emporté la princesse. Avec Marie-Adélaïde, “s’éclipsèrent joie, plaisirs, amusements mêmes et toutes espèces de grâces, les ténèbres couvrirent toute la surface de la cour”. La princesse avait, un jour, demandé au duc de Bourgogne qui il épouserait si elle devait décéder la première. Le prince lui avait alors répondu: "J’espère que Dieu ne me punira pas assez pour vous voir mourir et, si ce malheur arrivait, je ne me remarierais jamais car, dans les huit jours, je vous suivrais au tombeau." Le dauphin tiendra parole, ayant contracté la rougeole au chevet de sa femme, il décède le dix-huit février, bientôt suivi du duc de Bretagne, le huit mars 1712. Tout ce qui reste alors de Marie-Adélaïde, c’est le duc d’Anjou, un enfant de deux ans, de constitution fragile, qui, pourtant, deviendra Louis XV après le décès du Roi-Soleil. Bibliographie et références: - Fabrice Preyat, "Marie-Adélaïde de Savoie" - Annie Pietri, "Le sourire de Marie-Adélaïde" - Jacques-Henri Sauquet, "la vie de Marie-Adélaïde" - Pierre Lemarignier, "Marie-Adélaïde de Savoie" - Anne-Marie Desplat-Duc, "Les Colombes du Roi-Soleil" - Martial Debriffe, "La duchesse de Bourgogne, mère de Louis XV" - Annie Jay, "Adélaïde, princesse espiègle" - Sabine Melchior-Bonnet, "Louis et Marie-Adélaïde de Bourgogne" - Simone Bertière, "Les Femmes du Roi-Soleil" - Yvonne Brunel, "Marie-Adélaïde de Savoie" - Alexis Chassang, "Marie-Adélaïde de Savoie" Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 10/11/20
Beaucoup de personnes ne font pas la différence entre dominer et profiter d'autrui, prendre en mains, éduquer, soumettre, appelez ça comme vous voulez, ce doit d'être avant tout bienveillant. Le but est d'épanouir et non de détruire autrui, cela n'est profitable ni pour le bourreau ni pour la victime... Si vous êtes repoussé par le BDSM, ne le pratiquer pas. Et surtout ne profitez pas du BDSM pour vous défouler sur une personne qui vous fait pleinement confiance et crois en vous ! L'imagerie BDSM imprègne la société et il peut semble facile de dominer et de prendre en mains, c'est pourtant une place de responsabilité à ne pas négliger. Henry Kissinger a jadis qualifié le pouvoir d '«aphrodisiaque ultime». Les rois et les nations se sont battus pour dominer les autres. Le capitalisme suppose un monde où réussir signifie exercer un contrôle. Et dans le sport, les joueurs s'efforcent d '«humilier» leurs adversaires. Mais dans le BDSM, le pouvoir est accompagné par de grandes responsabilité (oui comme le dit oncle Ben à Spiderman ;) ) Alors après on peu se demander quel genre de personne se sent sexuellement excité par la douleur? Beaucoup de gens qui sont parfaitement normaux à tous égards. Encore une fois, pensez au sport: lorsque les joueurs de football font des jeux brillants, les coéquipiers se tappent souvent les fesses, au football américain c'est même parfois bien plus violant. Les destinataires acceptent cet «abus» avec reconnaissance comme un signe d'appréciation et d'affection. Ou encore imaginons une randonnée sur une montagne. Vous avez des coups de soleil. Les épines vous griffent les jambes. Et au moment où vous atteignez le sommet, vous êtes endolori et épuisé. Pourtant, vous vous sentez euphorique. Malheureusement, les médias BDSM ont grossièrement déformé la douleur que subissent les soumis(e). C'est plus théâtral que réel. Lorsqu'il est exécuté par des dominants éthiques et bienveillants («doms» ou «tops»), le BDSM n'est jamais abusif. «C'est toujours consensuel», déclare Jay Wiseman, auteur de SM 101. «Les abus ne sont pas.» Vous n’avez pas besoin de contraintes, de bâillons ou de fouets pour maltraiter quelqu'un. Et heureusement un bon dominant n'a pas besoin d'accessoire pour inspirer l'envie à sa soumise de le servir. Mais entre des mains aimantes, l'équipement augmente l'excitation sensuelle, permettant aux deux pratiquants de profiter de leur interaction, ou «scène», comme un plaisir érotique, propre et agréable. » Lorsque le BDSM inflige une vraie douleur, il est toujours soigneusement contrôlé avec le soumis(e) («sub» ou «bottom») et les vrais dominants sont toujours dans la juste mesure. La douleur n'est pas un but mais un moyen, toujours. Le plaisir dans la douleur à une nuance et beaucoup préfèrent l'appeler sensation intense ce qui leur procurent du plaisir. «Ils ressentent la douleur des piqûres d'abeille ou d'un coup de poing au visage exactement comme n'importe qui d'autre», dit Wiseman, «et ne l'aiment pas autant.». Aussi tout est une question de forme. Et le plus important est de garder à l'esprit que le BDSM est surtout une relation humaine dans laquelle chacun se doit s'épanouir et se compléter comme deux organismes symbiotiques.
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Par : le 05/11/20
L’impératrice Sissi, ou de son vrai nom Élisabeth de Wittelsbach, duchesse de Bavière, est l’épouse de l’empereur autrichien Francesco Giuseppe de Habsbourg. Elle est restée dans l’imaginaire collectif une femme belle et fascinante. Sa légende s’est surtout propagée grâce aux adaptations cinématographiques de sa vie à la télévision. En fait, les événements de la vie de la belle impératrice n’étaient pas aussi heureux et romantiques que racontaient les films d'Ernst Marischka révèlant la comédienne Romy Schneider dans le rôle. Au milieu des années 1950, le cinéma présentait l’impératrice Élisabeth d’Autriche comme l’icône d’une Vienne vibrant au rythme de la valse. Mais la personnalité de "Sissi" était très controversée à son époque, et les sphères les plus conservatrices des cours européennes la jugeaient extravagante et irresponsable. Les films ne montrent pas certains aspects de ce personnage, que soulignent des biographies ultérieures plus rigoureuses. Ses problèmes de santé, ses tourments, son intérêt pour la culture classique et la poésie. Élisabeth d’Autriche était un esprit fin et lucide, qui avait compris bien avant son entourage qu’une époque touchait à sa fin. C’était une femme profondément malheureuse, condamnée à vivre une vie qu’elle n’avait pas désirée et à surmonter de nombreuses souffrances, la plus grande étant probablement la mort tragique de son fils Rodolphe, héritier de la Couronne, dans le pavillon de chasse de Mayerling. Élisabeth, que la cour de Vienne surnommait Sissi, est la quatrième des dix filles de Maximilien Joseph de Wittelsbach et de la princesse Ludovica, fille du roi Maximilien Ier de Bavière. Elle naît à Munich le vingt-quatre décembre 1837, mais grandit à Possenhofen, sur les rives du lac de Starnberg. Elle y est heureuse et mène une vie libre, au contact de la nature qui conditionnera le tempérament de la future impératrice et de la plupart de ses frères et sœurs. Hélène, l’aînée élégante, discrète, dévote et très disciplinée, semble la candidate idéale pour prétendre au rang d’impératrice. C’est du moins ce qu’estiment sa mère et Sophie, sa tante et la mère du futur époux, l’empereur d’Autriche François-Joseph. En 1853, une rencontre est organisée à Bad Ischl, la résidence d’été de la famille impériale, afin d’entériner cette alliance. Initialement, la mère et la fille doivent voyager seules, mais l’on décide au dernier moment qu’Élisabeth les accompagnera. Affectée par un chagrin d’amour, Sissi souffre en effet de la première des dépressions qui l’accableront sa vie durant. Son entourage pense que le voyage permettra de guérir ce jeune cœur meurtri éduqué dans le bonheur. Personne, et encore moins la principale intéressée, n’imagine alors ce qui va bientôt se passer. Lorsque Francois-Joseph revoit sa cousine Sissi, dont il avait gardé le souvenir d’une enfant, il découvre une svelte et jolie jeune fille au visage ovale, dotée de splendides cheveux châtains, et il décide immédiatement d’en faire son épouse. François-Joseph, qui vient d’avoir vingt-trois ans, est un homme droit et accompli. Sissi est une adolescente qui, bien que flattée par son attention, est suffisamment lucide pour évaluer l’étendue de la disparité d’intérêts et de tempéraments qui la sépare de son cousin. Mais elle est aussi consciente que l’empereur d’Autriche n’acceptera jamais de réponse négative. Elle n’est pas la seule à pressentir que ce mariage ne correspond pas aux normes de la cour. Tout le monde, à commencer par l’archiduchesse Sophie, s’emploie à ce que l’empereur renonce à son projet. Il est évident que la jeune fille n’a pas l’étoffe d’une impératrice. Elle n’a jamais été soumise au protocole strict de la cour, n’a jamais évolué dans les cercles de la noblesse, et ses seize ans sont une garantie bien fragile pour ceindre une couronne et partager une telle responsabilité. Rien n’y fait. L’empereur écrit à son cousin Albert de Teschen qu’il est "amoureux comme un cadet". Le mariage est célébré à Vienne le vingt-quatre avril 1854, dans l’église des Augustins. Il n'y aura eu, dans cette vie si tourmentée, qu'une seule année véritablement heureuse. Ce fut l'année des fiançailles. On a souvent dit cette histoire, tellement jolie et si invraisemblable qu'on la croirait détachée, elle aussi, d'un des contes de Perrault. Le prince charmant arrive à Ischl, un beau pays tout baigné de lumière, tapissé de fleurs, comme un paradis. Il y vient pour se marier, comme on se marie quand on est prince, en vertu de la raison d'État. On lui a déjà choisi la femme qu'il doit aimer, l'épouse qu'il doit ramener dans le royaume de son père. Le prince charmant s'est laissé faire, et puisque la raison d'État le lui commande, il s'en est allé en grande pompe, suivi de ses ambassadeurs, vers la fiancée qu'il ne connaît pas réellement. Une fois installée au palais impérial, à la Hofburg, Élisabeth comprend que ses craintes étaient fondées. Sa nouvelle vie n’a rien à voir avec le milieu dans lequel elle a grandi. À la cour, l’étiquette interdit toute spontanéité et ne laisse aucune place à la timidité. La jeune impératrice se retrouve isolée dans un environnement avec lequel elle n’a aucun lien, ni affectif, ni intellectuel. Ses dames de compagnie, sélectionnées parmi la haute aristocratie, sont d’âge mûr et d’esprit affreusement conservateur. Quant à l’archiduchesse Sophie, elle critique constamment ses mœurs, ses vêtements, ses goûts. Par ailleurs, si François-Joseph est probablement très amoureux, ses obligations ne lui permettent pas de consacrer beaucoup de temps à son épouse, et l’autoritarisme de sa mère devient un véritable cauchemar pour Élisabeth dès les premières années de son mariage. Son emprise est telle que, lorsque Élisabeth donne le jour à sa première fille, Sophie, après un an de mariage, l’archiduchesse prend en charge l’enfant, car elle estime que la jeune femme est incapable de l’élever. Comble d'autoritarisme et de maladresse. Le même scénario se répète l’année suivante à la naissance de Gisèle, la deuxième fille. Sophie organise tout et s’occupe de tout. Mais Élisabeth réussit à s’imposer et, quinze jours après la naissance de l’enfant, les fillettes sont transférées dans ses appartements de la Hofburg. La victoire est cependant éphémère. Au printemps 1857, François-Joseph et Élisabeth partent en Hongrie. L’archiduchesse Sophie s’oppose fermement à ce que les enfants les accompagnent, mais Élisabeth défend sa position avec une fermeté inhabituelle et peut emmener ses filles. Malheureusement, c’est sans compter sur l’insalubrité de certaines régions de Hongrie, qui aura des conséquences funestes puisque la petite Sophie contracte la dysenterie et meurt à Budapest le vingt-neuf mai 1857. C'est le début d'une longue série de malheurs et de deuils. L’impératrice sombre dans une profonde dépression, qu’elle n’a toujours pas surmontée à la naissance de son fils Rodolphe, le vingt-et-un août 1858. Prétextant des raisons médicales, elle embarque pour Madère, où elle donne l’impression de se rétablir. Elle revient à la cour quelques mois plus tard, mais le retour à la réalité est brutal. Reprendre la vie de la cour et supporter de nouveau l’incompréhension de son entourage l’anéantit, et l’on en vient à craindre sérieusement pour sa vie. On lui prescrit de nouveau de s’éloigner de Vienne. Elle choisit cette fois Corfou pour destination. C’est ainsi que débute son idylle avec la culture grecque classique et sa passion pour la Méditerranée. Parfaitement rétablie, elle retourne à Vienne au mois d’août 1862. Élisabeth a mûri, sa beauté est à son apogée et devient légendaire. Elle convient avec l’empereur de ne pas se soumettre à la discipline de la cour au-delà du strict nécessaire. Elle accomplira ses devoirs d’impératrice, mais en se réservant un espace où elle pourra enfin développer sa personnalité. Cela n’implique pas pour autant que Sissi reste à l’écart des affaires de l’État. La Hongrie, bien que faisant partie de l’Empire, lutte alors pour retrouver ses privilèges ancestraux. Vienne avait supprimé toutes les prérogatives constitutionnelles en réponse au soulèvement nationaliste et libéral de 1848. Élisabeth éprouve de la sympathie pour les aristocrates hongrois, qui ne laissent pas une minute de répit aux mentalités conservatrices de l’Empire. Sa soif de connaissance du pays et de sa culture l’incite à embaucher comme lectrice une jeune Hongroise, Ida Ferenczy, qui deviendra sa meilleure amie. Grâce à elle, Sissi rencontre le beau Gyula Andrássy, un colonel de l’armée magyare. Profondément libéral, il s’entend immédiatement très bien avec Élisabeth, et une solide amitié naît entre eux. L’impératrice se fait l’avocate de la cause hongroise, ce qui lui attire inévitablement l’inimitié implacable de la cour viennoise. À partir de 1874, Sissi, qui a pris le nom de comtesse de Hohenembs pour préserver son anonymat, et sa fille séjournent en Méditerranée, dans les îles britanniques et dans une partie de l’Europe centrale. C'est la période voyages. Mais l’impératrice assiste à la désagrégation progressive du mariage de l’héritier du trône, Rodolphe, avec Stéphanie de Belgique, une jeune femme qu’Élisabeth juge arriviste et ambitieuse. Stéphanie est très conservatrice et traditionaliste, l’exacte antithèse de son époux cultivé, libéral et anticonformiste. Les sombres pressentiments d’Élisabeth se vérifient lorsque Rodolphe est retrouvé mort dans le pavillon de chasse de Mayerling le trente janvier 1889, en compagnie de sa maîtresse, Marie Vetsera. Tout semble indiquer que le prince a d’abord tiré sur Marie avant de se suicider. La version officielle parle d’une aliénation mentale de l’héritier, mais l’ombre d’un crime d’État plane. Sissi est dévastée et se retire totalement de la vie publique. Après le décès de Rodolphe, Élisabeth n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle accuse la cour de Vienne d’être responsable de la mort de son fils et ne portera plus jamais de vêtements de couleur. Désormais drapée de deuil, elle voyage sans relâche, se dissimulant toujours derrière un grand éventail ou un voile, ou sous un pseudonyme qui lui permet de penser qu’elle passe inaperçue. Ce qui a toujours été considéré comme les "extravagances" de l’impératrice prend des proportions extrêmes lorsque le destin se révèle d’une cruauté implacable. Elle ne reviendra quasiment jamais à la Hofburg. Quand elle séjourne à Vienne, elle loge, seule, dans la villa Hermès, un petit palais construit dans le parc de Lainz sur ordre de François-Joseph, qui voulait disposer d’une résidence chaleureuse et intime, plus accueillante et plus commode pour la famille impériale. Lors de l’un de ses nombreux voyages, le huit septembre 1898, Élisabeth réside à l’hôtel Beau-Rivage de Genève. Deux jours plus tard, alors qu’elle s’apprête à monter sur le ferry qui doit l’amener à Montreux, elle est heurtée par un autre passager. Elle ressent une forte douleur au côté et s’évanouit une fois montée à bord. Elle meurt l’après-midi même. Le voyageur maladroit est en réalité un anarchiste italien, Luigi Lucheni, qui lui a enfoncé une lime tout près du cœur. L'empereur refuse qu’Élisabeth repose là où elle le souhaitait, sur les rives de la Méditerranée, à Corfou ou à Ithaque. Sa condition d’impératrice exige en effet qu’elle soit inhumée dans la crypte de l’église des Capucins. C’est donc là qu’elle repose depuis, dans cette Vienne qu’elle n’aimait pas et qui ne la comprit jamais. Quelle lugubre série. On pourrait énumérer la longue liste funèbre. Maximilien, fusillé à Querétaro. L'archiduc Rodolphe, mort si mystérieusement à Mayerling. La duchesse d'Alençon expirant dans les flammes du Bazar de la Charité, la folie du roi Louis de Bavière, celle d'Othon, son successeur. Et maintenant, comme point d'orgue à toutes ces tragédies, cette mort brutale sous le poignard d'un assassin, à un embarcadère de bateau à vapeur, au milieu d'une foule cosmopolite, loin des siens, loin du pays natal, telle une héroïne de Shakespeare, l'amie d'Henri Heine, qui fut un seul jour, la petite rose de Bavière, et qui n'était plus aujourd'hui qu'une âme en peine, une voyageuse toujours seule et inquiète, qui n'a même pas pu partir en paix pour son ultime voyage dans sa soixantième année. Bibliographie et références: - Egon Caesar Corti, "Élisabeth d'Autriche" - Henry Valloton, "Élisabeth d'Autriche l'impératrice assassinée" - Brigitte Hamann, "Élisabeth d'Autriche" - Jean des Cars, "Sissi ou la fatalité" - Raymond Chevrier, "Sissi, vie et destin d'Élisabeth d'Autriche" - Catherine Clément, "L'impératrice anarchiste" - Marie-Thérèse Denet-Sinsirt, "Sissi, doublement assassinée" - Danny Saunders, "Sissi impératrice, la solitude du trône" - Jean des Cars, "François-Joseph et Sissi" - Élisabeth Reynaud, "Le Roman de Sissi" - Philippe Collas, "Louis II de Bavière et Élisabeth d'Autriche, âmes sœurs" - André Besson, "Le roman de Sissi" Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 05/11/20
Le sens du sacrifice Tout est un. Je suis envahie par ces mots, par le sens, par l'émotion. Je suis transpercée par des aiguilles qui enflamment mes lèvres et mes seins. L'atropine guide le sens du sang dans mes veines. Installé sur l'autel, mon corps est supplicié pour la Déesse. Il a été choisi pour honorer le Divin. Par ce rituel, il est consacré afin d'assouvir les besoins fondamentaux de l'Incréé. En bordure de la falaise blanche, poudre de craie, je suis suspendue. Il a les pieds au bord du vide, je suis accrochée à Ses chevilles. Mes muscles sont bandés dans l'effort pendant que Son sexe se dresse, fier, face à l'immensité des montagnes. Les cornes pointées vers le ciel, Il se nourrit de la lumière. Son être me surplombe et Il jouit de sa position. Ses yeux sont baissés vers moi et je peux y lire tous les secrets du monde. La cyprine coule le long de ma jambe, effet de la gravité d'une Nature toute puissante. Je gémis, lacérée par la douleur et comblée par la chaleur de Sa présence. Je sens Sa langue dans ma bouche qui prononce des mots que je ne comprends pas. Le coven est subjugué devant Ses paroles qui passent mes lèvres tuméfiées et cousues. A ma hauteur, perchée sur une branche solidement enracinée à la falaise, Elle me regarde, attentive. Elle jauge l'offrande qui lui est faite. Elle approche son visage irradié de mon cou qu'Elle hume avec contentement. Ses dents glissent sur mes épaules et mes omoplates - et Ses mains agrippent mes seins. Ses griffes s'enfoncent dans ma poitrine et je sens Son souffle près de mon oreille. Je respire à la cadence qu'Elle impose avec Ses bras qui me serrent. Son poids m'invite de plus en plus à lâcher prise. Je pleure de joie. Je sens l'odeur du sang. Près de l'autel, deux wiccans approchent des coupes et recueillent le liquide rouge s'échappant de mon buste écorché. Soulagée, je sens l'air de la chute qui refroidit mon corps endolori. Nimbée du halo de la lumière lunaire, je suis assurée du chemin que j'ai choisi. Dans cette apesanteur, glisse au plus profond de mon intimité et de ma gorge une Force Invisible. Cette sensation m'électrise au plus profond de mon être. J'ouvre soudain les yeux et respire à nouveau.
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Par : le 03/11/20
Fille de Philippe Égalité et de Louise-Adélaïde de Bourbon-Penthièvre, la princesse Adélaïde d'Orléans apparaît aujourd'hui comme l'un des grands esprits politiques de son temps. Née en 1777 dans les ors du Palais-Royal, élevée dans les idées nouvelles par Mme de Genlis, elle voit à l'âge de douze ans sa destinée bouleversée par la Révolution. Jetée sur les routes de l'exil pendant un quart de siècle, elle doit affronter l'opprobre des émigrés, qui ne lui pardonnent pas d'être la fille du régicide, et fuir constamment, de couvent en couvent, devant l'avancée des armées françaises. Confrontée à une mère "éternelle pleureuse", qui voulait régenter sa vie, elle sut s'en dégager et trouver l'âme sœur en son frère Louis-Philippe. Réunis en 1808, le duc d'Orléans et sa sœur ne se quitteront plus et formeront avec Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, duchesse d'Orléans, un trio inséparable. Le rôle de la princesse dans l'acceptation du trône en 1830 par Louis-Philippe sera primordial. Son journal intime et son étroite correspondance avec son frère révèlent une tête politique et une conseillère privilégiée, mais aussi une femme que la rudesse des épreuves, la piété et la force de caractère ont aidé à dominer sa grande sensibilité. Comme Louis-Philippe était un roi actif qui s’exposait personnellement beaucoup, il est toujours apparu comme le personnage dominant de la Monarchie de Juillet. Très intelligent, d’une loquacité intarissable et doué d’une constitution de fer, pendant tout le cours de son règne, il a exercé la prérogative royale dans toute son étendue, et surtout dans les domaines les plus importants, choisir ses ministres et diriger la politique extérieure. Ainsi, il n’est guère surprenant que Louis-Philippe ait toujours eu le rôle principal dans son propre règne. Ce portrait, cependant, reste incomplet. Il omet le rôle politique essentiel joué par Adélaïde de 1830 jusqu’à sa mort. Née en 1777, de quatre ans plus jeune que Louis-Philippe, Adélaïde fut sa compagne pendant une grande partie de l’émigration, et après 1808 ne le quitta quasiment jamais. Elle est presque totalement oubliée aujourd’hui. La seule biographie d’elle, un travail de vulgarisation qui ne repose pas sur des sources manuscrites date de 1908. Seul un ouvrage récent de Dominique Paoli, "Madame Adélaïde, sœur et égérie de Louis-Philippe" fait exception. En effet, dans trois sphères, sa contribution à la Monarchie de Juillet fut essentielle. Ce fut elle qui, de la part de Louis-Philippe, qui se cachait, accepta l’offre de la couronne faite par les représentants du Paris révolutionnaire le trente juillet 1830. Cela fut un acte décisif qui fonda le régime orléaniste. Pendant le règne de son frère, elle influença directement la politique par le moyen d’entretiens quotidiens de deux heures avec lui. Enfin, dans le champ d’activité qu’il jalousait le plus, la politique étrangère, Louis-Philippe délégua à sa sœur la direction journalière du ressort diplomatique qu’il prisait le plus, l’Angleterre. De 1830 jusqu’à 1840, Adélaïde s’occupa de celui-ci à travers une correspondance presque quotidienne, que le ministre des affaires étrangères ne vit jamais, avec deux ambassadeurs successifs de France à Londres, ses amis Talleyrand et le général Horace Sébastiani. La vie d’Adélaïde fut déterminée par son père, son frère, son éducation et par la Révolution française. Son père était Louis-Philippe-Joseph, duc d’Orléans, le futur Philippe-Égalité, qui l’aima beaucoup, et lui donna, ainsi qu’à ses frères, une formation d’avant-garde dirigée par sa maîtresse, la pédagogue Mme de Genlis. Bien qu’Adélaïde ne fît pas ses études au même niveau que ses frères, à la fin de son éducation, à dix-sept ans, elle était beaucoup plus instruite que la majorité des femmes de son âge et de son rang. Mais la Révolution guillotina son père, et la força à s’exiler. Plus cruellement encore, le régicide de Philippe-Égalité fit de sa fille un objet d’horreur pour les autres émigrés et la priva de tout espoir de mariage convenable. La Révolution fit ainsi d’Adélaïde ce qu’elle resta toujours, une vieille fille dont la vie émotionnelle se concentrait presque exclusivement sur Louis-Philippe, son seul frère survivant après 1808 et son seul protecteur pendant ces années périlleuses. L’intimité étroite entre frère et sœur ne fut guère diminuée par le mariage de Louis-Philippe en 1809 avec Marie-Amélie de Bourbon-Naples. Louis-Philippe plaisantait même en écrivant à Adélaïde que c’était uniquement parce qu’il ne pouvait pas l’épouser qu’il avait commencé à chercher une autre femme. Le lien fraternel intense qui les unissait était sincère et profond. Unies par leur dévotion commune à Louis-Philippe, Adélaïde et Marie-Amélie devinrent bientôt proches, et se consacrèrent à l’avancement de ses intérêts. Marie-Amélie organisa sa maison et fit souvent fonction de copiste, tandis qu’Adélaïde fut sa principale confidente et conseillère politique. Un aspect essentiel, et trop souvent négligé, des succès de Louis-Philippe avant et après 1830, fut le soutien sans faille de ces deux femmes remarquables. N’oubliant jamais les humiliations qu’elle avait éprouvées de leur part pendant les années 1790, Adélaïde détestait les émigrés et leurs héritiers politiques, les ultras de la Restauration. Elle ne portait aucune affection à ses cousins de la branche aînée des Bourbons, surtout à Louis XVIII et à la duchesse d’Angoulême. Enfin, pour une femme intelligente, célibataire de presque quarante ans, frustrée par les restrictions imposées à ses talents à cause de son sexe, et sans doute aussi déçue par la fin de ses espoirs de mariage, la politique devint un champ d’action essentiel. Après 1830, Adélaïde continua son rôle politique auprès de son frère comme sa plus proche conseillère, surtout dans le domaine des affaires étrangères. Cette activité est racontée de façon détaillée par un des plus proches hommes de confiance de Louis-Philippe, son intendant de la Liste civile, le comte de Montalivet, dans ses "Fragments et Souvenirs." Dans une description minutieuse de la journée du roi, Montalivet montre clairement la part qu’y jouait sa sœur. Bien que Louis-Philippe sût bien combien il était important de garder de bonnes relations avec les hommes politiques qui n’étaient pas dans le gouvernement, les recevoir publiquement comportait le risque de lui aliéner les ministres en fonction. Mais les conseils les plus importants d’Adélaïde furent donnés à un moment qui lui était uniquement réservé: deux heures en tout chaque soir dans dans le cabinet de son frère, entre 10 heures et minuit. Dans une époque où les femmes étaient exclues de la politique, le seul moyen qu’avait Adélaïde d’exercer toute son influence était en privé, et à travers un homme, son frère. Il était hors de question pour elle d’assister au conseil des ministres. Mais elle parvint à minimiser même cet obstacle. Louis-Philippe avait l’habitude de lui rendre visite après les réunions pour lui raconter ce qui s’y était passé. Mais la chute de Molé entraîna aussi l’éclipse de la puissance d’Adélaïde. La formation du second ministère Thiers provoqua le rappel de Londres de son ami Sébastiani et son remplacement comme ambassadeur en Angleterre par l’autre chef de la coalition, Guizot. D’un coup, le plus grand atout d’Adélaïde, sa part dans la diplomatie fut brisé, il est peu probable que cela soit une coïncidence. Une santé de plus en plus mauvaise contribua aussi à l’effacement politique de Madame Adélaïde. Quand Montalivet, souffrant de la goutte, envoyait sa femme vers la même époque pour l’exhorter à persuader Louis-Philippe de renvoyer Guizot, elle répondait qu’elle était trop épuisée pour l’entreprendre. Atteinte depuis longtemps d’asthme, Madame Adélaïde tomba dans le coma et mourut aux Tuileries, entourée de sa famille, le trente-et-un décembre 1847. Louis-Philippe fut bouleversé par la mort de sa sœur, et son désarroi fut tel qu’on peut se demander si la mort de Mme Adélaïde ne contribua pas à la chute définitive du régime juste six semaines plus tard lors de la révolution de février 1848. Il est clair qu’Adélaïde d’Orléans joua un rôle politique capital pendant la Monarchie de Juillet, un rôle d’autant plus remarquable vu sa qualité de femme. Ce rôle fut-il constructif, ou déstabilisateur ? D’une part, son interprétation de la prérogative royale, comme celle de son frère, attribuait beaucoup plus de pouvoir à la couronne que la plupart des hommes politiques de l’époque ne furent prêts à l’accepter. Sa présence énergique à côté du trône, sans qu’elle soit en aucune façon responsable devant les Chambres, exacerba la profonde méfiance envers le pouvoir royal dans une nation où le souvenir de Charles X était encore vivace. Il faut mettre au crédit de Madame Adélaïde le fait qu’elle percevait beaucoup mieux que nombre d’hommes politiques de son époque que la France avait autant besoin de réconciliation que d’ordre. Elle ne fut jamais le conservateur que Louis-Philippe devint et que Guizot fut toujours. Adélaïde d’Orléans joua une part importante dans le développement de la monarchie constitutionnelle en France. Elle mourut avant son échec final. Elle repose à la La chapelle royale de Dreux, la nécropole de la famille d'Orléans. Bibliographie et références: - Chantal de Badts, "Madame Adélaïde" - Arnaud Teyssier, "Louis-Philippe, le dernier roi des Français" - Dominique Paoli, "Madame Adélaïde, sœur et égérie de Louis-Philippe" - Guy Antonetti, "Louis-Philippe" - V. Bajou, "Louis-Philippe et Madame Adélaïde" - Jules Bertaut, "Louis-Philippe intime" - Marguerite Castillon du Perron, "Madame Adélaïde et Louis-Philippe" - Laure Hillerin, "La duchesse de Berry" - Daniel Manach, "Louis-Philippe et Madame Adélaïde" - Munro Price, "Louis Philippe, le prince et le roi" Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 01/11/20
Dépucelage bisexuel Marc était connu comme on dit « à voile et à vapeur ». – Une bonne bite à sucer, de temps en temps, ce n’est pas désagréable. Me dit-il. – Oui, il faudra que j’essaie un jour… – Et te faire mettre, c’est aussi dans tes fantasmes ? – Pourquoi pas ? Il faudrait essayer. –Tu voudras que je t’encule ? – T’aimes ça une bonne bite dans le cul ? – Je ne l’ai jamais fait mais j’ai assez envie d’essayer. – Rassure-toi, je vais te faire ça comme il faut… et puis ça va être ta fête, ce n’est pas tous les jours que j’ai l’occasion d’enculer un puceau. Je ne prenais aucun risque en tenant de tels propos, Marc avait son harem féminin à peine caché et ses amis du même sexe. Peu de temps après, Il me présente son épouse, Marie est une jolie petite femme brune aux yeux malicieux. Elle est très souriante. Elle a de jolies formes. On échange quelques banalités d’usage, puis son ami Éric arrive. – Tu sais que Christophe est puceau du cul ! L’informe Marc. – Et vous allez le dépuceler ? Dit Marie. – Oui ! – Chic alors ! Marie se lève et s’approche de moi : – Lève-toi, s’il te plaît ! – Déshabille-moi ! – Que je vous déshabille ? – Oui, que tu me déshabilles ! Et puis je t’en prie laisse tomber le vouvoiement. Je n’avais pas du tout imaginé cette tournure, mais elle n’est pas pour me déplaire. Je commence donc par lui enlever son petit haut transparent en le faisant passer par-dessus des épaules. Et voila la jolie Marie, les seins à l’air. – Je n’ai pas le droit de toucher, je suppose ! – Mais si, tu peux toucher, caresser, lécher, sucer… ça m’excite et ça excite mon mari. Voilà une autorisation dont je ne vais pas me priver, je la caresse, je la tripote, je m’amuse avec ses tétons, je les mets en bouche, les suçotent un petit peu. J’ai soudain envie de l’embrasser mais sa permissivité et celle de Daniel va-t-elle jusque là ? Tactiquement je lui fais des bisous dans le cou, puis je remonte un peu, nos bouches sont très proches l’une de l’autre. Je n’ose pas, j’attends un signal. Ses lèvres s’ouvrent, c’est bon, on se roule une pelle, je bande ! J’enlève la petite jupe de Marie, elle n’avait pas de culotte et se retrouve donc quasiment à poil à l’exception de ses Dim-Up. Bien sûr, je lui pelote ses petites fesses bien cambrées, puis je me baisse pour lui embrasser le pubis. Mes lèvres s’aventurent un peu plus bas, je lui écarte ses lèvres vaginales, fourre ma langue dedans, me régale de ses sucs, puis m’attarde sur son clitoris. – Stop ! Me dit-elle, il faut que je fasse un petit pipi. Je pensais qu’elle allait se diriger vers les toilettes. Mais pas du tout ! Marie avise un compotier, en retire les deux ou trois pommes qu’il contenait, le pose par terre, s’accroupit dessus et pisse dedans. – Tu veux que je m’essuie ou je reste comme ça ? – Je ne sais pas… balbutiais-je. – Alors je reste comme ça ! Je vais m’assoir, ce sera plus pratique. Effectivement. Elle s’affale dans un fauteuil et ouvre les cuisses. – Allez, viens mon salaud, viens lécher ma pisse, fais-moi jouir, fais-moi jouir devant mon mari, et après c’est toi qui va passer à la casserole, il va bien t’enculer avec sa bonne bite. Ce déchainement de vulgarité assez inattendu ne me dérange pas vraiment et je reprends ma besogne, lapant et me régalant de l’urine imprégnant sa chatte avant d’attaquer son petit clito décapuchonné. Assez vite sa respiration devient saccadée. – Vas-y, vas-y, comme ça c’est bon ! Vas-y, ! Pendant qu’elle récupère, je m’interroge sur la suite, j’ai une envie folle de la pénétrer, mais je n’ose ! J’attends donc qu’elle me guide. – Tu m’as bien fait jouir ! Viens me faire un bisou. On y va et c’est reparti pour une nouvelle pelle bien baveuse, au terme de laquelle elle me dit : – Et maintenant tu vas aller leur sucer la bite ! Oui ! Et j’y vais. Je commence par celle de Marc. Petits coups de langues, sur la verge, sur le gland, cela me permet d’admirer la chose de tout près, une belle bite bien droite, bien tendue, bien nervurée et joliment terminée par un beau gland sombre et brillant. J’ouvre une large bouche puis me met à sucer. J’essaie d’imiter les mouvements de lèvres et de langues vus sur des vidéo coquines. Je me régale, ça me plait, aussi bien sexuellement que psychologiquement. Ce n’est quand même pas si souvent que j’aurais l’occasion de sucer la bite d’un homme devant sa femme à laquelle je viens de prodiguer un broute-minou ! – Celle d'Eric, maintenant ! Bon, puisque c’est elle qui décide, j'obéis – C’est bon, tu l’as assez sucé ! T’aimes ça sucer des bites, petite pédale ? Me dit Marie. – C’est vrai ! – Mets-toi en position, Maintenant on va t’enculer. Je n’hésite pas, je me mets en levrette, j’écarte les jambes et les fesses, j’attends… pas longtemps, mais ce n’est pas la bite de Daniel qui vient me titiller l’anus mais la langue de Noémie. Elle virevolte autour de mon œillet, je crois bien qu’on ne m’avait jamais fait ça. C’est son doigt qui maintenant a pénétré mon anus. Ça va et ça vient, je sens un deuxième doigt. – Ne bouge pas conserve la position. Ecarte bien ton cul avec tes mains. J’obéis. L’humiliation de la situation (et de la position) m’excite terriblement, je me sens chienne, c’est une découverte ! Elle chuchote quelque chose aux autres hommes et quitte momentanément la pièce. Elle revient harnachée d’un gode-ceinture. – C’est pour faire le passage ! Elle encapote le gode, en enduit l’extrémité d’une noix de gel, elle n’a plus qu’à l’approcher du trou de mon cul et à me pénétrer. Ça y est, je l’ai dans le cul, son gode. Au début ça m’a fait drôle, me demandant quel plaisir il pouvait y avoir à se faire enfiler ce genre de chose dans un orifice qui n’était pas fait pour ça. Ça ne me faisait mal, ça me gênait. Et puis la sensation a vite changé, je n’ai plus trouvé ça désagréable, et des petits frissons de plaisirs ont commencé à m’envahir. – Vas-y c’est bon, continue ! Sauf qu’elle n’a pas continué, elle s’est retirée : J’ai conservé la position, j’ai senti le gland d'Eric forcer l’entrée de mon anus, puis y entrer, s’enfoncer et m'enculer à fond. La sensation est différente d’avec le gode, d’abord, c’est vivant et puis psychologiquement, c’est autre chose, je me fais maintenant enculer pour de vrai, et cela m’excite. J’ai senti Ericjouir dans son préservatif, il a laissé la place à Marc qui l’a un peu plus grosse. Et pendant que Marc me défonçait le cul, m’envahissant à fond, Éric sodomisait Marie avec fougue. Celle-ci jappait, haletait et finit par jouir dans un cri de fauve avant de s’affaler comme une chiffe molle. En se retournant, elle ôta la capote se son partenaire et lui nettoya la bite de son sperme, manifestement elle se régalait. Marc sorti a son tour de mon cul, je n’avais pas joui, mais n’en était pas loin, c’est Marie qui me fit conclure en me prenant ma queue en bouche, avant de me rouler une pelle au gout particulier.
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Par : le 25/10/20
On arrive aux cascades d'Ouzoud et on descend le sentier escarpé. En bas, j'aperçois des singes que je n'avais pas vus la première fois. Je dis : — Oh?! des singes, qu'est-ce qu'ils font là?? Djibril répond : — Ils sont chez eux. Ce sont des macaques sauvages mais habitués aux touristes. Les mêmes qu'à Gibraltar, d’ailleurs. J'aime bien les singes, je viendrai leur donner à manger. On arrive devant une très grande tente blanche. C'est là que se tiendra la réception. Il y a quelques hommes qui travaillent et puis, j'aperçois Malha. Aussitôt, je me précipite vers elle en disant : — Oh?! je suis contente de te voir. Elle est en jean et tee-shirt avec des auréoles sous les bras. Il fait plus de 30°, aussi. Je veux l'embrasser sur la bouche, mais elle me tend sa joue en disant : — Bonjour Samia. C'est bien que vous soyez là. — Tu ne m'embrasses pas?? — Tu sais, je dois m'occuper de tout le monde, ici. Je ne peux pas être trop familière avec toi. D'ailleurs, ce serait bien que tu dises Mademoiselle et que tu me vouvoies. OK?? — ... Oui... Elle me dit comme son frère tout à l'heure : — Oui qui, Samia?? — Oui Mademoiselle Malha. — Bien... Tu vois cette petite tente, là-bas?? Va aider la cuisinière. D'accord?? — Oui... Mademoiselle. — Bonne petite. Eh?! J'ai plus 8 ans?! Mais bon... je serai propriétaire d'une demi-maison et puis, ce soir, j'essaierai de... — Allez Samia, vas-y?! — Oui Mademoiselle. Elle parle à Josiane tandis que je me dirige vers la petite tente. Vous savez que je suis Comtesse??? Si, si, rappelez-vous, Comtesse de Préville à la suite de mon mariage avec mon petit chien, enfin de Julien. Toute Comtesse que je sois, je dois dire crûment que Djibril et Malha nous ont bien fourrés à sec?! Et ça fait mal?! Sous la petite tente, il y a une cuisinière assez grosse, ce qui est la caractéristique de beaucoup de cuisinières. Elle doit avoir 40 ans et peser 80 kg. Je lui dis : — Bonjour Madame. Mademoiselle Malha m'a dit de venir vous aider. Elle me regarde comme si j'étais... une salope d'infidèle à moitié à poil en public. Elle me dit : — Tu n'as pas honte de te promener comme ça?? — Mais, il fait chaud et... — Et rien du tout. Monsieur Djibril m'a prévenue. Tiens, mets ça?! Elle me tend une djellaba. Je regarde la cuisinière. Elle a des mains deux fois comme les miennes. Bon, je ne vais pas l'envoyer se faire foutre... Je prends le vêtement et je vais dans le fond de la tente pour l'enfiler. Après ça, je fais glisser mon top et mon short que j'enlève par les pieds. Je planque mes vêtements pour qu'elle ne voie pas que je les ai enlevés. La djellaba est en tissu léger qui me caresse quand je bouge. La cuisinière me dit : — Mets la capuche. Une femme ne montre pas ses cheveux. Elle a surgi du moyen âge par une déchirure temporelle?!? Elle ajoute : — Je m'appelle Tifa, mais tu diras Madame et tu feras ce que je te dis. On croirait entendre Djibril ou Malha?! Je réponds : — Oui Madame. Imaginez que vous ayez un objet très lourd en main. Vous ne voulez pas qu'il tombe, vous le tenez de toutes vos forces. Jusqu'au moment où vous n'en pouvez plus et vous le lâchez. Moi, je suis comme ça. J'ai de la force et je tiens bon, mais quand je lâche, c'est fini. Il faut comprendre que je suis dans un pays étranger, chez des Berbères dont le nom vient de Barbares et... ils sont plus forts que moi. Si on était en Roumanie ou en France je tiendrais bon. Enfin, je pense... C'est comme avec Kristos ou la fille des Flots Bleus, dont j'ai oublié le nom. Avec la cuisinière, je lâche. J'ai mis la djellaba et la capuche et j'épluche des pommes?! Mon mécanisme de soumission est enclenché... Elle le sent bien, Tifa. L'aider, ça signifie, qu'elle est assise peinarde et qu'elle me donne des ordres. Elle m'a même donné un coup sur les doigts avec le manche d'une cuiller en bois, parce que je faisais des épluchures trop épaisses. Ça fait mal, cette cuiller en bois. C'est juste bon pour le cul des hommes?! Je lui dis : — Vous savez, mon mari est très obéissant et il pourrait... — Non?! C'est toi que je veux faire obéir. Toi qui montres ton corps sans honte?! Même si ça ne dure que deux jours, je vais t'apprendre la pudeur et la modestie. Oulah?! C'est mission impossible, ça. Mais comme elle le dit, ça ne va durer que deux jours. Si j'osais, je lui répondrais : «?Si vous réussissez à m'apprendre la pudeur demain, je ne baiserai pas avec les investisseurs et vous l'aurez dans votre gros cul pour le Parc Régional de l'Atlas?». Mais mes doigts me font encore mal, alors je la ferme?! Ah?! il va m'entendre, Djibril?! Je vais saboter sa soirée, je vais... — ... Et alors tu dors?? — Non Madame. — Ça fait deux fois que je te dis de jeter l'eau qui est dans cette bassine. Je prends le récipient et je sors de la tente pour le vider un peu plus loin. À mon retour, je vois qu'elle me regarde attentivement. Elle me dit : — Mais ma parole, tu es nue là-dessous?! Tu as enlevé tes vêtements sans que je le voie et cette djellaba est transparente, parce qu'elle doit se porter au-dessus des vêtements?! — Comment, je pourrais le savoir, moi ! Il fallait... Elle m'attrape par le poignet et me bascule en travers de ses cuisses, en criant : — Tu as vraiment le diable au corps, toi?! Attends, je vais t'apprendre la pudeur?! Elle lève le bas de la djellaba jusqu'à mes reins?! C'est ça, la pudeur pour elle?? Et là, son énorme main me claque les fesses avec le bruit d'un pétard qui explose, ça fait : — PAF?! Aïe?! PAF?! Aïe... noooonnn arrêtez... PAF?! Aïe?! PAF?! Aïe?! Vous n'avez pas le droit... PAF?! Aïe?! PAF?! Aïe — Tu vas voir si j'ai pas le droit?! — PAF?! Aïe?! PAF?! Aïe?! Pardon, je serai... PAF?! Aïe?! PAF?! Aïe?! pudiiique?! PAF?! Aïe?! PAF?! Aïe?! Sa paume est dure comme du bois et un déluge de claques s'abat sur mes pauvres fesses?! — PAF?! Aïe?! PAF?! Aïe?! PAF?! Aïe?! PAF?! Aïe?! Et là, j'entends la voix de Djibril : — Mais qu'est-ce que tu fais, Tifa?? — PAF?! Aïe?! PAF?! Aïe?! PAF?! Aïe?! PAF?! Aïe?! — J'apprends la pudeur à cette petite traînée. — PAF?! Aïe?! PAF?! Aïe?! Au secours Monsieur Djibril?! — Arrête Tifa?! — PAF?! Aïe?! PAF?! Aïe?! PAF?! Aïe?! PAF?! Aïe?! En tournant la tête, je vois qu'il lui a saisi le poignet?! Il me prend par la taille et me remet debout. Je pleure, le derrière en feu. Il me demande : — Qui t'a dit de venir ici?? — C'est Malha... sniiif... — La conne?! Bon, viens. Je t'envoie quelqu'un d'autre, Tifa. Elle lui répond : — Si c'est une du même genre, je lui tannerai les fesses, aussi?! On sort, entourés de jeunes qui ont assisté au spectacle?!! On va vers la grande tente, moi toujours en larmes et frottant mes fesses. Dès qu'on voit Malha, Djibril se met à crier sur elle en berbère. Bien fait?! Quand il l'a bien engueulée, il me dit : — Viens, tu vas te reposer pour être en forme ce soir. C’est tout ce qui lui importe?! Je réponds : — Je ne serai pas en forme et vous ne pouvez pas m'obliger... — On retourne chez Tifa?? — NON?! — Bon, tu as reçu une fessée, c'est pas la fin du monde. Il me prend par le bras et on va devant un petit établissement, comme il y en a beaucoup. Sur la terrasse, il y a quatre hommes qui boivent un verre en discutant. Un des quatre est vraiment... beau : 35 ans, brun, costaud, souriant. Il est habillé à l'européenne, les 3 autres, je ne sais pas, car je ne les regarde pas?! Le beau mec lui dit : — Salut Djibril, qu'est-ce que tu nous amènes de beau?? — Une petite qui a eu un différend avec Tifa. Montre tes fesses, Samia. Ah, tiens, maintenant il faut les montrer?? Je me retourne et relève ma djellaba. Aussitôt, il y a différents commentaires, genre «?Quel beau cul?!?» et «?Il est bien rouge?! ». Djibril s'adresse au beau mec en disant : — Juan, sois gentil, occupe-toi d'elle, il faut qu'elle soit en forme pour ce soir. Il s'en va. Juan se lève et me tend la main en disant : — Viens petite, je vais te soigner. — Ça fait maaal?! — J’ai un truc, tu vas voir. On traverse le petit bar pour aller dans la pièce du fond. Il me dit : — Couche-toi sur le ventre, je vais chercher ce qu’il faut. Il revient avec une boîte de Nivea. C'est ça qui va me soulager?? Il s'assied à côté de moi, relève ma djellaba et commence à me masser. D'abord, je crie un peu, mais rapidement, je ronronne... Il me masse doucement les fesses et c'est vrai que la crème me soulage. Djibril n'est pas si mauvais que ça, après tout... D'accord, cette correction m’a fait vraiment mal, mais il y a aussi les soins "après-fessée". Je demande à mon masseur : — Dites, je peux vous rendre la pareille?? — Quel appareil, petite?? Il est con, mais beau... — Je veux dire, vous masser. — Ah oui, mais pas avec de la Nivea. — Non. Enlevez vos vêtements et couchez-vous sur le dos. Il se déshabille et... il bande... bien?! Passer de la Nivea sur mes fesses rouges, ça lui a fait de l'effet. Il se couche sur le lit, le mât dressé prêt à appareiller pour Cythère. Mais si, vous savez bien, là où Aphrodite avait sa villa de vacances, avec piscine. Il a mis un bras derrière la tête. Je vous le décris : une masse de cheveux bruns, un beau visage et des poils s'échappant de l'aisselle. Il a aussi des poils sur la poitrine, le ventre le sexe, les jambes et, oui, j'aime les poils... Il sent l'eau de Cologne et la sueur d'homme. J'embrasse sa bouche, pas longtemps, je plonge le nez dans son aisselle. Il rit en disant : — Tu me chatouilles... Et, vous savez ce qu'on dit : homme qui rit, bientôt dans votre lit. Euh... oui, il y est déjà. Je descends en suivant les poils qui ondulent comme des vagues vers son phare – c'est une image, je veux parler de son sexe. D'ailleurs, qu'est-ce que je ferais avec un phare?? Ah oui, m'asseoir dessus??? C'est son sexe le phare et, à vue de nez, il fait un bon 20 cm. Comme Juan est sans doute espagnol, il n'est pas circoncis... J'embrasse la toison de son ventre, fais un détour par ses couilles gonflées de désir pour moi – comme on dit dans les romans d'amour pour jeunes filles – je les lèche, les mordille.. Puis, je m'attaque au sexe, je tire sur la peau qui recouvre la chair rose du gland... Le bout est très mouillé, je le promène sur ma bouche, puis sur mes joues pour envoyer le message aux autres femelles : ce mâle est à moi, je suis son territoire... Les hommes ne sont pas patients, vous avez déjà remarqué?? S'il y a une bite d'un côté et une bouche de l'autre ils veulent absolument que l'une entre dans l'autre... Bon, d'accord, je dégage complètement le gland et je le lèche. Son sexe et ses couilles, c'est comme une glace «?trois boules?» dans un cornet. Deux grosses boules de glace caramel en dessous et une boule à la framboise au-dessus. Il me prend par la nuque et, oui, j'ai compris, j'engloutis ma boule à la framboise d'un coup... J'apprécie son goût un peu salé, son odeur... Il me dit : — Tu dois me lécher le cul, aussi, petite. J'aime bien ça. À suivre. Un grand merci à Bruce Morgan, pour les super dessins. Les tomes 1, 2, 3, 4 et 5 de "Mia sans dessous" sont ici : https://www.lamusardine.com/recherche?s=mia+michael&controller=search Mes livres non illustrés, ici : https://www.amazon.fr/Mia-Michael/e/B01MRVYT44/ref=ntt_dp_epwbk_0 …
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Par : le 25/10/20
C'est dans le monde du BDSM japonais que l'on a pu découvrir, dès la fin du siècle passé, les toutes premières images nasophiles. Ils appellent cela «HansZeme», qui se traduit «Viol des narines». Il peuvent aussi l'appeller «HanaMani», soit «Obsession des narines» ou «Maniaque des narines». Même s'il y a surement une mise en scène prévue, on est immédiatement marqué par la brutalité très marquée. La contrainte est très souvent de mise, pour ligoter la soumise à une chaise, et l'obliger à jouer son role. Sa réticence, parfois mélée d'inquiétude, est bien visible, dès le début. La plupart du temps à l'aide d'un crochet de nez (nose hook), et parfois même plusieurs, des insertions de différentes nature (Coton-tige, Mouchoir tosadé, etc ... ) ont lieu, ainsi que l'épilation de poils à l'entrée des narines, et à l'aide de seringues, de l'eau et même d'autres liquides (Sperme, Urine, ...), sont injectées dans une narine, voir même parfois les deux. De plus, vous avez surement déjà entendu parler de «Hentai», cette variante des mangas traditionnels réservés aux adultes car orienté vers le sexe, l'érotisme et la pornographie, dans laquelle la nasophilie tient sa place. Hors Hentai, c'est à 2002 que remonte le contenu nasophile japonais ci-dessous,et c'est le plus ancien. Il est crédité à un certain «Constantinus».
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Par : le 25/10/20
Blanche de Castille, épouse de Louis VIII le Lion et mère de Saint Louis, est l'une des rares reines de France qui ait trouvé grâce auprès des historiens. Parmi les régentes de l'Histoire de France, on retient souvent Louise de Savoie, Catherine de Médicis ou Anne d'Autriche. D'entre toutes, c'est bien elle à qui semble revenir la place d'honneur, et pas seulement pour avoir été la première à réaliser cet exercice souvent délicat. Faisant preuve d'une constance et d'un courage à toute épreuve pour maintenir l'autorité royale, elle a transmis un royaume apaisé à son fils, le futur Saint Louis. Fille d’Alphonse VIII le Noble, roi de Castille, et d’Aliénor d’Angleterre, elle-même fille du roi Henri II d’Angleterre et d’Aliénor d’Aquitaine, Blanche de Castille est donc la petite-fille de celle qui fut, par son mariage avec Louis VII le Jeune, reine de France, puis reine d’Angleterre en épousant le Plantagenêt. L’idée de marier Blanche avec le futur Louis VIII vint d’Aliénor d’Aquitaine, qui voyait ainsi ses descendants occuper trois trônes: Angleterre, France, Castille. En effet, la négociation du mariage du fils de Philippe-Auguste avec Blanche de Castille fut le dernier acte politique de la vie d’Aliénor, qui voulut elle-même se charger d’aller à la cour d’Alphonse le Noble, conclure cette union et ramener au plus tôt la jeune princesse. Son destin n'a tenu qu'à un prénom. En 1200, la reine Aliénor d'Aquitaine, âgée de quatre-vingts ans se rend en délégation à la cour du roi Alphonse VIII de Castille pour ramener une infante, sa petite-fille, promise au fils et héritier du roi de France Philippe Auguste. La délégation se voit présenter l'infante. Elle a toutes les qualités requises sauf son prénom, Urraca, la pie en français. Chacun de se demander si les français pourront jamais aimer une reine dotée d'un si méchant prénom. Qu'à cela ne tienne, le roi de Castille leur rappelle qu'il a une fille de rechange. La cadette a douze ans. Elle ne manque pas non plus de qualités et porte le doux prénom de Blanca ou Blanche. Qui aurait prévu, à l’heure du divorce de Louis le Jeune, qu’un jour la France devrait la mère de Saint Louis aux soins d’Aliénor d’Aquitaine. Lorsque la vieille reine traverse en plein hiver 1200 la France en tenant par la main Blanche de Castille, à la voir, appuyée sur cette jeune fille, destinée dans les décrets de la la providence à pousser de si nobles enfants , ne semble-t-il pas qu’elle vient militer son pardon, et qu’en offrant à la France cette reine excellente et cette mère accomplie, elle demande à la postérité d’oublier sa propre faute. Philippe-Auguste s’attacha à cette jeune princesse dont l’agrément et la grâce animaient sa cour et égayaient son humeur. L’âge développa les qualités de Blanche. Philippe put remarquer en elle un esprit si juste, que souvent il prit plaisir à la consulter. Quelquefois elle le fit revenir sur des décisions qui paraissaient irrévocables. En septembre 1216 les anglais, las de Jean sans Terre, avaient offert la couronne au futur Louis VIII. Mais lorsque Jean sans Terre mourut le 18 octobre 1216, les anglais reconnurent le fils de ce prince, Henri III, enfant âgé d’à peine dix ans. Et le futur souverain français, qu’ils avaient appelé et qui n’avait gardé que six semaines un trône dont l’esprit national l’aurait banni, lors même que la mort de Jean ne fût pas survenue, se trouva en difficulté lorsqu’il voulut résister. Manquant de secours, il en demanda à son père Philippe qui ne voulut point lui en donner. Blanche se présente à son beau-père, et le supplie en faveur de son mari: "Comment, Sire, vous laisseriez votre fils mourir en terre étrangère ? Il sera votre héritier, envoyez-lui ce dont il a besoin ou tout au moins les revenus de son apanage", à quoi le monarque répondit qu’il n’en ferait rien. Aussi Blanche rétorqua-t-elle: "Alors, je sais ce que je ferai." Le roi l’interrogeant sur ses desseins, elle répondit: "Par la grâce de Dieu, j’ai de beaux enfans de Monseigneur, et si vous me voulez éconduire, je les mettrai en gage et je trouverai bien quelque seigneur qui me baillera hommes et argent sur eux. "Philippe céda. Mère de très bonne heure, Blanche remplit les devoirs de la maternité dans toute leur étendue. Le troisième de ses fils fut Saint Louis. Elle apportait la plus grande vigilance aux progrès intellectuels de ses fils. Le soir, avant de faire retirer ses enfants, elle les prenait sur ses genoux, leur faisait les plus tendres caresses, puis, les rendant attentifs par mille petites industries maternelles, elle leur racontait quelques traits de vertu et leur demandait ce qu’ils en pensaient. Louis le Lion avait trente-sept ans quand il monta sur le trône (1223). Le 6 août, l’archevêque de Reims, Guillaume de Joinville, présida le sacre du roi et son couronnement, ainsi que celui de son épouse. Presque aussitôt Louis prit les armes contre les Albigeois. Les documents de l’époque citent peu la reine qui ne participa pas à l’expédition mais suivit, de Paris, les événements, et organisa prières et processions en vue de la victoire. Dans le même temps, les chroniques de l’ennemi la présentent comme la maîtresse du royaume. En fait Blanche soutint son époux, le réconfortant et le conseillant, sans détenir la réalité du pouvoir. C’est au cours de cette guerre que commencèrent les révoltes des seigneurs, qui devaient plus tard amener les troubles de la régence de Blanche. Thibaut IV, comte de Champagne, fut le premier à manifester ouvertement son indépendance. On a dit cependant qu’il aimait la reine Blanche. Il l’avait nommée sa dame et il portait ses couleurs. Chaque chevalier avait une dame de ses pensées, et il n’était point de noble châtelaine distinguée par la beauté ou par l’esprit, qui ne vît plusieurs chevaliers briguer l’honneur de porter ses couleurs. Thibaut avait vingt-six ans, la reine en avait près de quarante, mais le comte se plaisait en la science des trouvères, de la poésie et c’est à Blanche de Castille qu’il adressait ses plus tendres et douces complaintes. La campagne ne réussit pas moins. Le roi prit Avignon. Nîmes et Beaucaire lui remirent leurs clefs. Partout on se soumettait, et Louis VIII, après avoir confié le gouvernement de la province à Humbert de Beaujeu, jugea la guerre finie et voulut s’acheminer vers Paris. Blanche l’y avait devancé. Le 29 octobre, en traversant Montpensier, le roi se sentit atteint, et fut forcé de s’arrêter. Le 3 novembre il appela autour de son lit les seigneurs qui l’avaient accompagné. Il leur fit jurer qu’ils demeureraient fidèles à son fils qu’ils le feraient couronner sans délai et qu’ils lui prêteraient hommage et par son testament, il laissa la tutelle à sa femme Blanche de Castille. Le roi mourant recueillit toutes ses forces et fit les plus pressantes instances pour s’assurer de l’obéissance des seigneurs à sa femme et à son fils. Blanche eut douze enfants avec Louis VIII. Une fille, née en 1205, qui vécut quelques jours seulement. Philippe, né le 9 septembre 1209 et mort en 1218. Des jumeaux, Alphonse et Jean, le 26 janvier 1213, qui décèdent aussitôt. Louis, né le 25 avril 1214, qui deviendra roi sous le nom de Louis IX ou Saint Louis. Robert, né en 1216 et tué à la bataille de Mansourah en 1250, qui fut comte d’Artois et épousa Mahaut de Brabant. Jean, né en 1219 et mort en 1232, comte du Maine et d’Anjou. Alphonse, né en 1220 et mort en 1271, comte de Poitiers et de Toulouse. Philippe, né en 1222 et mort à l’âge de dix ans. Isabelle, née en 1224 et morte en 1268, fondatrice du monastère de Longchamp et sœur préférée de saint Louis, qui fut honorée du titre de bienheureuse. Étienne, né en 1225 vivant seulement quelques jours. Charles, né en 1227 et mort en 1285, à l’égard duquel Blanche fit preuve de faiblesse, roi de Sicile, roi de Naples, roi de Jérusalem et comte de Provence. Elle se montra aimante et attentionnée à l'égard de tous. Blanche, après la pompe des obsèques qui eurent lieu le 15 novembre 1226, conduisit son fils à Reims pour y être sacré. Les seigneurs, qui avaient prêté serment au lit de mort de Louis VIII, invitèrent les pairs et le baronnage de France à la solennité du sacre. La reine n’avait auprès d’elle d’autre conseil que celui du légat du pape, le cardinal romain de Saint-Ange mais c’était un homme habile et tout dévoué à la reine. Il fallait déjouer la ligue formidable qui se formait, car le comte de Champagne, doublement aigri et de la calomnie qui le flétrissait et de l’affront qu’il avait reçu au sacre, venait de se joindre à cette ligue. Ceux qui y étaient déjà entrés étaient le comte de Bretagne, Pierre Mauclerc, Lusignan, comte de la Marche, et sa femme Isabelle, comtesse d’Angoulême, le vicomte de Thouars et Savary de Mauléon. Au milieu de l’hiver de 1229, la reine, accompagnée du comte de Champagne, et toujours conduisant le tout jeune roi, vint assiéger Bellême, qui capitula au bout de quatre-vingt-dix-neuf jours. Blanche ayant amené Thibaut au Louvre, les habitués remarquèrent dans l’attitude de la reine un changement qui les étonna. On fit courir des plaisanteries grivoises dont tout le palais se régala. Les ennemis de la Couronne profitèrent de l’occasion pour salir Blanche de Castille. Des pamphlets coururent le pays. On traita la reine de débauchée et de sournoise. Le roi d’Angleterre devait unir ses armes à celles du duc de Bretagne. Heureusement Henri III d’Angleterre, âgé seulement de quelques années de plus que Louis IX, était faible, incapable, dominé par ses favoris. Le roi d’Angleterre quitta la France n’ayant ni la volonté, ni le pouvoir de porter le poids de la guerre. Pierre Mauclerc était le seul qui ne fût pas entré dans la pacification. Mais enfin le roi étant parvenu à l’âge de seize ans, la résistance ayant été jusque là onéreuse, Pierre consentit à négocier. Les plénipotentiaires de Henri III et de Louis IX réglèrent, à Saint-Aubin des Cormiers, la trêve qui consomma tous les travaux de Blanche. Cette trêve, conclue pour trois ans avec la clause de la renouveler, fut signée 4 juillet 1231. Cinq années de bonheur s’écoulèrent sous la fin paisible de sa régence. Son administration constante, éclairée et vigilante s’étendit à tout le royaume. La cour de saint Louis, pour être plus sévère que celle de Philippe-Auguste, n’était pas moins splendide. Le mariage de Robert, comte d’Artois, frère du roi, avec Mathilde de Brabant, attira plus de deux cents chevaliers, avec un nombre proportionné d’écuyers et de servants d’armes. À sa majorité, Blanche maria son fils à Marguerite de Provence. Sans cesser de respecter sa mère, il prend vite la direction du gouvernement et Blanche s'efface progressivement. Louis dirige désormais les affaires. En août 1248, Louis IX quitte la France pour partir en croisade, la septième et confie à sa mère la régence du royaume. Blanche de Castille n'était pas favorable à cette expédition que le roi a décidée à la suite d'un vœu fait pour demander à Dieu sa guérison. Elle s'acquitte de sa tâche avec prudence et sagesse. Quand Saint Louis est fait prisonnier en Égypte (1250), elle se dispose à réunir la somme exigée pour sa libération, ce qui ne sera pas nécessaire. Louis IX avait remis à sa mère le gouvernement du royaume avec les pleins pouvoirs, mais avait emporté avec lui le sceau royal, interdisant ainsi toute décision importante. Cependant, on avait appris la délivrance du roi. Durant toute cette période, Blanche de Castille ne cessa de tenter de mettre à bas toute tentative de coalition. La fermeté prudente et vigilante de Blanche, qui formait le trait le plus remarquable de son caractère, ne connaissait pas d’obstacle. En 1252, la reine est avertie que les habitants de la commune de Châtenay, n’ayant pas acquitté leurs redevances envers le chapitre de Notre-Dame dont ils relevaient, ont tous été enfermés dans la prison du chapitre près le cloître Notre-Dame. On lui rapporte que les cachots sont si étroits, la nourriture si malsaine, et la multitude de prisonniers si grande, que plusieurs ont péri faute d’air et d’aliments. La reine, émue à la pensée de leurs souffrances, envoie prier les religieux du Chapitre de relâcher les victimes sur sa parole royale. La reine, entourée de ses gardes, accourt à la prison du Chapitre et ordonne de l’ouvrir et comme la crainte de l’excommunication rendait ses serviteurs incertains et timides, elle-même, de la canne d’ivoire qu’elle portait, donna le premier coup. Alors, au milieu des cris d’enthousiasme, c’est à qui disputera de zèle pour achever son œuvre. Les prisonniers sont bientôt très vite libérés. Blanche s’affligeait de l’absence de son fils. Le retour d’Alphonse, comte de Poitiers et de Toulouse, de Charles, comte d’Anjou, ne pouvait la consoler ni de la mort de Robert d’Artois, tué à la Mansourah, ni de l’éloignement du roi. Elle tenait d’une main habile les rênes de l’État, qu’elle voulait remettre à Saint Louis comme il le lui avait laissé, mais elle craignait de ne plus le revoir. Toujours ferme, elle sut refuser à Henri III le passage par la Normandie, que ce prince lui demandait pour aller réprimer les troubles de ses provinces de France. Ce refus de la régente préserva les peuples des désordres qui accompagnent la route des armées et qui, au Moyen Âge surtout, étaient redoutables. Ce fut à peu près le dernier acte important de l’administration de Blanche de Castille. Elle fut surprise à Melun d’une fièvre violente, qui lui fit juger que sa dernière heure était venue. Il fallut la transporter à Paris. Là, elle reçut les derniers sacrements des mains de l’archevêque de Paris. Elle se fit coucher sur un lit de cendres, voulut, selon un usage pieux de ce temps, recevoir l’habit religieux que lui donna l’abbesse de Maubuisson, et, après avoir langui cinq ou six jours, elle mourut le 27 novembre 1252 sans avoir revu son fils. Blanche fut inhumée à l’abbaye de Maubuisson, revêtue des vêtements royaux par dessus l’habit religieux, portée à visage découvert sur un trône d’or soutenu par les premiers seigneurs de la cour. Le tombeau, érigé au milieu du chœur, portait une inscription en huit vers latins. La reine avait fondé cette abbaye en 1241. Quatre de ses enfants survécurent à Blanche: Saint Louis, Alphonse, Jeanne, Charles, duc d’Anjou, devenu, par sa femme Béatrice, comte de Provence et Isabelle qui fonda l’abbaye de Longchamp. Bibliographie et références: - Marcel Brion, "Blanche de Castille" - Philippe Delorme, "Blanche de Castille" - Régine Pernoud, "La reine Blanche" - Gérard Sivéry, "Blanche de Castille" - Georges Minois,"Blanche de Castille" - Charles Zeller, "La reine Blanche" - Jean Richard, "Les pouvoirs de Blanche de Castille" - José Enrique Ruiz-Domènec, "Les souvenirs croisés de Blanche de Castille" - Ursula Vones-Liebensten, "Une femme gardienne du royaume, Blanche de Castille" - Blanche Vauvilliers, "Histoire de Blanche de Castille" Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 19/10/20
François Ier aurait pu ne jamais monter sur le trône. Il appartient en effet à la maison d'Angoulême, branche cadette de la maison royale des Valois, fondée par Jean, comte d'Angoulême, fils de Louis d'Orléans et de Valentine Visconti. Sa mère, Louise, était la fille d'un cadet de la maison ducale de Savoie. En 1488, elle épouse Charles d'Angoulême, arrière-petit-fils de Charles V. Lorsque Charles meurt en 1496, François n'a que deux ans et sa mère dix-neuf. À cette date, François n'est donc qu'arrière-arrière-petit-fils de roi. Mais, par le jeu de la loi salique, dont le principe de base est la primogéniture masculine, il est le deuxième sur la liste des héritiers du trône, après son cousin Louis d'Orléans. Il a donc fallu que Charles VIII puis Louis d'Orléans, devenu Louis XII, meurent sans héritier mâle pour qu'il devienne, le premier janvier 1515, le vingt-quatrième de la dynastie capétienne, par la grâce de Dieu, roi de France. Nombreuses furent les mères de rois de France à avoir exercé la régence, mais Louise de Savoie fut la plus singulière. Si Blanche de Castille, Catherine de Médicis ou Anne d'Autriche furent couronnées reines, Louise influença et gouverna, sans jamais monter sur le trône et alors que son fils François I er était politiquement majeur. La profonde convergence de vues entre Louise et son fils est suffisament rare dans l'histoire des relations entre les rois et leur mère pour être notée. L'inséparable duo qu'ils formèrent annonce certains tandems célèbres de monarques et leur ministres, tels Louis XIII et Richelieu ou Charles I er d'Angleterre et le duc de Buckingham. Si des historiens ont jugé durement sa politique, notamment Jules Michelet qui l'accusa d'être le mauvais génie de François Ier, l'action de Louise de Savoie doit être replacée dans son contexte historique, une période dangereuse pour l'unité du royaume après la défaite de Pavie. Orpheline de sa mère à sept ans, négligée par son père, Philippe sans Terre qui avait bien d’autres soucis, Louise est éloignée de Savoie qu’elle ne reverra jamais en se voyant confiée à son oncle et à sa tante, Pierre et Anne de Bourbon-Beaujeu. En 1488, ces derniers la marient à douze ans avec Charles d’Angoulême (1459-1496), un lointain cousin, alors gouverneur de Guyenne, qu’elle ne connaît pas, qui a dix-sept ans de plus qu’elle et qui ne va cesser de la tromper ouvertement avant de la laisser veuve à vingt ans. Une catastrophe n’arrivant jamais seule, Louise perd au même moment son époux et son père, devenu duc de Savoie mais disparaissant après une seule année de règne. Louise va consacrer sa vie à la promotion et à la défense de ses deux enfants qu’elle élève, Marguerite d’Angoulême, future reine de Navarre et François. Elle refuse tout remariage et s’impose au roi Louis XII comme seule tutrice de ses enfants et elle se heurte à la reine Anne de Bretagne, née en 1477, qui avait déjà épousé le roi Charles VIII. Louise semble avoir gagné en 1514 quand suite à la mort de la reine Anne, Claude épouse enfin François d’Angoulême devenu roi sous le titre depuis célèbre de François 1er. Convaincue de la destinée royale de son fils, Louise de Savoie l'a éduqué comme un prince. Celle qui assura la régence s'est imposée comme un personnage clé du gouvernement. La figure de la mère du roi, régente du royaume, est bien connue dans l'histoire de France. Il suffit de penser à Blanche de Castille, la mère de Saint Louis, à Catherine de Médicis, celle de Charles IX, ou encore à Anne d'Autriche, la mère de Louis XIV. L'une d'entre elles, qui a pourtant exercé le plus d'influence, échappe aux écrans de l'histoire. C'est Louise de Savoie, la mère de François Ier. À la différence des autres régentes, elle ne fut jamais reine. Mais, contrairement à elles, elle gouverna alors que son fils était majeur. Avant même la naissance de François, Louise de Savoie croit en la destinée de son fils. L'ermite italien saint François de Paule, convoqué au Plessis-lès-Tours peu après le mariage de Louise avec Charles d'Angoulême en 1488, alors qu'elle n'avait que douze ans, ne lui avait-t-il pas prédit qu'elle aurait un garçon et qu'il deviendrait roi de France ? Très précieux pour nous est le "Journal" qu'elle tient alors quotidiennement et qui nous permet de suivre les nombreuses inquiétudes qu'éveillent chez elle les événements susceptibles de nuire à l'avènement de son fils. Ce sont surtout les grossesses d'Anne de Bretagne, l'épouse de Louis XII, qui l'effraient. En effet, François n'est que le cousin du roi. Lorsqu'en 1512 Anne perd un nouveau-né, Louise ne peut contenir sa joie. "Anne reine de France, écrit-elle, à Blois le jour de sainte Agnès, le vingt-et-un janvier, eut un fils, mais il ne pouvait retarder l'exaltation de mon César, car il avait faute de vie." En 1514, Louise s'attend à voir son fils monter sur le trône. La mort d'Anne de Bretagne le 9 janvier semble écarter toute perspective d'un futur héritier. Mais le roi se remarie le neuf octobre avec Marie Tudor, la sœur d'Henri VIII d'Angleterre. Cependant, Louis XII tombe gravement malade et meurt le premier janvier 1515. François est aussitôt proclamé roi, sans avoir encore la certitude que Marie Tudor ne porte pas d'enfant. "Le premier jour de janvier, je perdis mon mari, et le premier jour de janvier, mon fils fut roi de France" écrit Louise. François Ier témoigne à sa mère autant d'amour et de dévotion qu'elle lui en marque elle-même. Il élève son comté d'Angoulême au rang de duché et lui donne le duché d'Anjou, les comtés du Maine et Beaufort-en-Vallée ainsi que la baronnie d'Amboise. Soucieux du confort de sa mère, il lui achète en 1518 une petite propriété au lieu-dit les Tuileries, juste en dehors de l'enceinte de Paris "pour lui procurer un meilleur air que celui de l'hôtel des Tournelles" car si Louise de Savoie aime le pouvoir, elle apprécie aussi l'argent. À l'avènement de son fils, elle devient ainsi duchesse d'Angoulème et fait preuve d'une avidité considérable. Dès 1515, Louise de Savoie s'impose comme le personnage clé de la cour et du gouvernement du jeune roi. Le 15 juillet, François Ier part combattre en Italie. Pendant toute la campagne qui dure jusqu'au treize janvier 1516, sa mère, restée au royaume, veille sur la maison France. Mais durant cette première régence, ses pouvoirs sont limités car François Ier a emporté avec lui le grand sceau, nécessaire pour valider les actes royaux. Après le retour du souverain, l'influence de Louise reste grande. Elle forme avec son fils un couple compact dont il n'est pas toujours facile de distinguer la double composante. On trouve souvent dans les correspondances des contemporains comme par exemple celles du cardinal Jean Du Bellay, ambassadeur à Rome, l'expression "le roi et Madame", plutôt que celle de la simple expression "le roi." Louise de Savoie joue un rôle déterminant dans le contrôle du Conseil royal, principal organe de décision. Parmi ses bras droits, la postérité a retenu la figure du chancelier Antoine Duprat, issu d'un milieu de marchands très actifs, mais aussi d'officiers de finances. La carrière que son talent et sa détermination lui permettent de réaliser s'appuie sur une tranquille mais méthodique montée en puissance de sa parentèle au cours du XV ème siècle. Duprat parvient à se procurer, en 1504, un office de maître des requêtes de l'hôtel du roi. Pendant deux ans, son activité est consacrée aux procédures qui sont lancées contre Pierre de Rohan, le maréchal de Gié, ancien gouverneur de François. C'est l'occasion pour lui de se rapprocher de Louise de Savoie, qui n'est pas étrangère à la procédure contre le ministre. Par sa maîtrise du Conseil, Louise de Savoie empêche que s'impose un favori sur le modèle d'Anne de Montmorency, puis de Philippe Chabot et de Claude d'Annebault dans les dernières années du règne. Elle contrôle les entrées et les sorties du Conseil et provoque la chute du connétable Charles de Bourbon et celle du financier Semblançay, dont elle a pourtant au départ poussé la fortune, et qui finit pendu en 1527. Charles III, duc de Bourbon, comte de Montpensier et connétable de France, était à la tête d'un domaine considérable au cœur du royaume. Sa femme, la duchesse Suzanne, meurt en 1521 en lui léguant tous ses biens. Louise conteste le testament en arguant du fait que, cousine germaine de Suzanne, elle est sa plus proche parente. Le testament est aussi contesté par le roi. L'affaire est soumise au parlement de Paris. Mais, avant même que la Cour ne se prononce, François fait don à sa mère d'une partie des biens du connétable qui alors se soumet. Mais c'est pendant sa deuxième régence, d'octobre 1524 à mars 1526, durant la captivité du roi qui suit le désastre de Pavie, que Louise de Savoie donne toute sa mesure. Installée à l'abbaye de Saint-Just, près de Lyon, depuis le début de la campagne pour communiquer aussi bien avec la capitale qu'avec l'Italie, elle gouverne, avec l'aide de Duprat, recevant les ambassadeurs et les représentants du royaume. La tâche est complexe. L'absence du roi encourage en effet les revendications de l'aristocratie et du parlement, chacun entendant exploiter ses atouts dans un contexte difficile pour la monarchie. Une coalition constituée en grande partie de conseillers du parlement de Paris et des princes du sang tente en avril 1525 de faire tomber le chancelier. Très adroitement, Louise assortit son soutien à Duprat d'une manœuvre par laquelle elle fait croire qu'elle désire nommer Lautrec comme lieutenant général à la place de Vendôme. Grâce à son habileté et à sa fermeté, la coalition fait long feu. La régente a montré, dans ce contexte délicat, ses talents politiques. Son rôle diminue lorsque François Ier revient en France en mars 1526. Mais le retour ne marque pas la fin des hostilités avec Charles Quint. La guerre recommence et Louise de Savoie revient sur le devant de la scène. Mettant à profit ses talents diplomatiques, c'est elle qui, avec la tante de l'empereur Charles Quint Marguerite d'Autriche, signe la "paix des Dames" à Cambrai le trois août 1529. L'empereur renonce à la Bourgogne contre une rançon de 2 millions d'écus. John Clerk, l'ambassadeur du roi d'Angleterre Henri VIII à la cour de France, qui avait estimé judicieux de conseiller à Louise de Savoie d'agir en femme et de supplier à genoux l'empereur de libérer ses petits-enfants, eut la finesse de sentir "qu'elle ne l'avait pas bien pris." Un contresens sur la personnalité de Louise est surprenant de la part d'un observateur averti. C’est à ce moment que pour sortir le royaume de son isolement, elle amène Henri VIII d’Angleterre à se déclarer enfin comme allié de la France mais c’est aussi elle qui va négocier une entente avec le Grand Turc. En effet, même si elle est fine politique, Louise se caractérise par sa fermeté. Ainsi, lorsque le cardinal François Guillaume de Castelnau Clermont-Lodève conteste la nomination d'un protégé du roi à l'évêché de Lavaur, elle fait rentrer les choses dans l'ordre par une lettre laconique terminée par ces mots: "Je vous prie, mon cousin, que vous complaisiez au Roi et à moi et vous vous en trouverez bien." Malgré d'ultimes concessions, Louise obtient le retour de la Bourgogne dans le giron français. Au début de l'année 1531, Louise de Savoie voit ses forces l'abandonner progressivement. Les observateurs notent qu'on la croit toujours près de s'évanouir. Elle meurt le vint-deux septembre 1531, à l'âge de cinquante-cinq ans, alors qu'elle se rend dans son château de Romorantin avec sa fille Marguerite pour fuir la peste qui ravage Fontainebleau. Le fils auquel elle a dévoué sa vie n'est pas avec elle. Il chasse à Chantilly en compagnie de son favori, Anne de Montmorency. Le roi ordonne que ses funérailles soient celles d'une reine. À titre posthume, François Ier l'élève au rang de reine. Le dix-sept octobre, une procession immense accompagne le convoi funéraire jusqu'à Notre-Dame de Paris pour la messe de requiem. Dans un cérémonial habituellement convenu pour les rois et les reines, une effigie de cire portant une couronne et un sceptre est posée sur une litière recouverte d'un drap d'or. Le cortège conduit la dépouille de Louise jusqu'à l'abbaye de Saint-Denis où elle est inhumée dans la crypte royale aux côtés des rois et des reines de France. Bibliographie et références: - P. Henry-Bordeaux, "Louise de Savoie, régente et roi de France" - Maurice Zermatten, "Louise de Savoie" - Cédric Michon, "Les conseillers de François Ier" - Laure Fagnart, "Louise de Savoie" - Aubrée David-Chapy, "Louise de Savoie" - Denis Crouzet, "Louise de Savoie" - Alain Decaux, "Louise de Savoie" - Gérad Binoche, "La mère de François Ier" - Catherine Villeret, "La paix des Dames" - Jean-Henri Volzer," Louise de Savoie" Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 15/10/20
Le cube de verre Mon très cher Maître m'a invitée à une soirée un peu spéciale. Il ne m'a donné aucune information sur cette soirée, juste la tenue qu'il fallait que je porte. Cette tenue était juste une cape, un loup, et des talons. Il me demanda simplement de points « me fais-tu confiance ! », ma réponse fut : « oui maître j'ai entièrement confiance en vous ». Il me prit donc la main et m'emmena dans ce lieu mystérieux. Nous descendîmes au sous-sol d'un immeuble, et là je découvris une énorme pièce où se tenait en plein milieu un cube de verre avec une très faible luminosité. Nous n'étions pas le seul couple à être présent dans ce lieu. Mon maître m'emmena et me présenta à trois autres dominateurs. Il me fit comprendre d'un seul geste de la tête que maintenant il m'offrait à eux. Du fait de cette offrande à ces trois dominateurs les autres personnes présentes dans la pièce partirent, et me retrouva seule avec mon maître et les autres dominateurs. Mon maître s'asseya face au cube de façon à avoir une visibilité correcte, et un angle de vue surtout le cube pour ne pas perdre une seconde du spectacle. Le 1er des dominateurs, me demandèrent de bien vouloir ôter ma cape et mon loup. Chose que je fis sans aucune objection. Le 2ème pris ma main pour m'emmener à l'intérieur du cube, me banda les yeux. Puis décida d'effectuer un bondage. Le dernier, décida que ce serait lui qui me donnerait les ordres. Mais ayant les yeux bandés, je ne pouvais savoir qui me parlait, qui est effectué les gestes sur mon corps. Après tout ceci, le jeu tant attendu pouvait commencer. Je sentis, une présence autour de moi, un fouet claquer, une sensation de chaleur autour de moi. Le dominateur qui avait pris le contrôle sur les deux autres, leur ordonna de commencer à me fouetter les fesses, puis les jambes, et de remonter vers les bras, le dos, pour enfin accéder par le devant et me fait ressentir l'effet du fouet sur mes mamelles, sur mon ventre et sur mon sexe. La douleur comment ça va être intense, l'autre dominateur qui avait en sa possession une bougie, comment ça à faire couler la cire sur mon cou de façon à ce que ça puisse descendre le long de mes reins. Et en attaché je ne pouvais donc bouger. Je me mis à crier de douleur car c'était très chaud. J'entendis mon maître de loin leur ordonner de continuer. J'ai senti au son de sa voix qu'elle commençait à prendre plaisir. L'être supérieur ordonna aux deux autres de continuer mais cette fois-ci avec un câble. Je me mis à hurler de douleur. J'ai senti l'excitation monter chez les autres dominateurs, l'un d'eux m'ordonna de me mettre à 4 pattes, d'ouvrir ma bouche, et de prendre sa bite à pleine gorge. Pendant que l'autre s'amuser avec un plug anal, l'être supérieur senti que le plaisir montait en moi, il décida donc de venir rejoindre les deux autres. Il décida de d'enlever le bandage et m'obligea à regarder mon Maître. J'ai pu voir dans le regard de ce dernier qu'il prenait énormément de plaisir. Je me trouvais donc entouré de 3 dominateurs. Tous mes orifices étaient à leur disposition. Ma bouche pour la bite du premier, ma chatte pour le second, et mon anus pour le dernier. Je me fie défoncer de partout. La douleur était intense mais le plaisir a pris le dessus. Le plaisir chez eux fut intense également. Mon maître décida de nous rejoindre, et leur ordonna de me couvrir de leur semence, afin qu'il puisse enduire mon corps avec et me faire lécher ses doigts. L'envie était tellement fort chez mon maître qu'il décida de me pénétrer et de me faire jouir au plus haut point et décida de jouir également en même temps que moi pour que je sente bien sa bite au fond de moi
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Par : le 12/10/20
J'ai un besoin irrésistible de me faire sauter, j'ai besoin d'une belle et grosse bite dans ma chatte de femme du troisième sexe. J'ai rencontré Pat sur des petites annonces. J'aime ses mains. De belles et grosses mains d'ouvrier métallurgiste. J'ai envie d'être caressée et j'aime les belles grosses paluches d'hommes, puissantes, râpeuses, surtout sur mes petits seins. Cela me fait mouiller. Pat m'invite pour une soirée et une nuit chez lui. J'accepte. J'adore me préparer et rouler en femme, jambes nues. J'adore me caresser les jambes quand je conduis. Merde, un contrôle de gendarmerie à un carrefour. Une jolie gendarmette. je relève ma jupe haut sur mes cuisses pour bien lui montrer mes très jolies jambes de sportive. Je ne la regarde pas mais je devine son sourire amusé sous son masque anti covid. Elle me fait signe de passer. J'arrive chez Pat, mon homme pour cette soirée. C'est vrai que ses mains sont superbes. Il commence par m'offrir un verre, mais je ne suis pas préliminaires. Déjà je me love dans ses bras et cherche ses lèvres. Sa bouche est douce, nos langues se frottent. Merde au covid 19 et à tous les protocoles de sécurité. J'ai envie de baiser. Il me caresse les fesses, les seins. Je lui caresse l'entrejambe. Et là, merde de merde, un impuissant. Heureusement il caresse et embrasse très bien. Moi qui rêvait d'un démonte pneux dans la chatte, ...pourtant je ne me sens pas frustrée. C'est étrange je suis même bien entre ses bras. -Tu es une coquine toi, tu aimes embrasser. -Non, je ne suis pas une coquine, j'aime juste être femme et sentir de belles mains d'hommes sur moi. Pat fait comme tous les impuissants, il essaie de me faire jouir en me suçant le clito. Il veut me palucher. -Non, on ne paluche pas le clito d'une femme, on se contente juste de bien lui masser le gland. Après il décide de me bouffer la chatte. Je me laisse retourner et faire. Sa langue est douce. Je le laisse me doigter. Il ne sait pas bien si prendre pour masser une prostate et trouver le point P. Mais à ma surprise, je ne suis pas frustrée. Je suis bien avec lui. il est doux. Je ne peux résister à l'envie de lui flanquer une bonne fessée. Il résiste un peu, puis se soumet. Je fais très très mal. Une fois qu'il a les fesses bien rouges, il semble bien. Son sexe est toujours désespérément mou. Dans le lit, je me love entre ses bras. J'aime ses caresses avec ses belles mains râpeuses d'ouvrier. Je ne me sens toujours pas frustrée. Une sensation étrange. Je suis bien même et je m'endors sur son épaule. Le lendemain, café et je file vite. Je me fais plaisir de nouveau à rouler en femme, jambes nues et serrées. C'est jouissif ce truc. Plus de jolie gendarmette au carrefour. Arrivée chez moi, je me donne seule un délicieux orgasme et je me délecte de mon sperme. De quoi être bien en forme pour cette nouvelle journée radieuse. Bisous
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Par : le 12/10/20
Lorsque Marie Leszczy?ska devient Reine de France le 5 septembre 1725, elle ignore tout des subtilités de cour et des coteries qui y font rage. Son père, Stanislas, lui a donné pour conseil de se fier entièrement aux artisans de son mariage, le duc de Bourbon et sa maîtresse la marquise Agnès de Prie. Conseil qui va se révéler désastreux. Le duc de Bourbon, premier ministre depuis la mort du Régent, et sa maîtresse Madame de Prie sont au faîte de leur puissance. Louis XV est encore trop jeune et trop influençable pour gouverner par lui-même. Le couple va s’en charger avec délectation. Marie Leszczy?ska, polonaise sans fortune ni avenir, fille d’un roi détrôné, n’est pas devenue reine par hasard. Alors que l’on cherche de toute urgence une épouse au roi capable de lui donner une descendance, son nom est lancé par Madame de Prie. Elle veut "une fille de roi, mais simple, douce, docile, pieuse à souhait, sans prétentions ni appuis." En effet, que deviendrait-elle si le jeune souverain épousait une femme de caractère soutenue par une puissante famille ? Il n’en est pas question. Il lui faut une Reine à sa solde, inexpérimentée, prête à se fier totalement à elle. Pourquoi ? Tout simplement pour contrebalancer l’influence du cardinal de Fleury, précepteur du Roi, très écouté et très apprécié par ce dernier. Éblouie par la Cour de Versailles, honorée toutes les nuits par un mari empressé et métamorphosé par le mariage, qu’elle aime de toute son âme, Marie nage dans le bonheur. Un bonheur qui ne sera que de courte durée. Moins de quatre mois après son union avec Louis XV, elle va commettre un faux pas qui va lui coûter cher. Elle fait entièrement confiance à Madame de Prie pour l’aider à s’acclimater et à s’instruire de ses nouvelles fonctions. Pourquoi en serait-il autrement ? Elle est le principal artisan de cette union inespérée avec le plus puissant roi d’Europe et son père ne jure que par elle et le duc de Bourbon. D’autant qu’elle ignore tout de l’aspect sordide des négociations qui l’ont conduite dans le lit du roi et ne sait rien du passé peu recommandable du duc et de la marquise. La maîtresse du duc de Bourbon jubile. Loin d’apprendre à sa protégée toutes les subtilités de l’étiquette, et de l’aider à arbitrer les querelles de préséance, elle use de son ascendant et se joue de la naïveté de la jeune reine pour combler de faveurs ses amis, à l’exclusion des autres. Marie Leszczy?ska est obsédée par Mme de Prie. Il ne lui est libre ni de parler à qui elle veut, ni d’écrire. Madame de Prie entre à tout moment dans ses appartements pour voir ce qu’elle fait, et elle n’est maîtresse d’aucune grâce. À soixante-douze ans, le cardinal de Fleury ne s’est pas fait que des amis. Le duc de Bourbon et sa maîtresse ne supportent pas son influence sur le Roi, qu’il garde en entretien en tête à tête pendant des heures, et son ingérence dans les affaires. Les deux compères mettent sur pied une manœuvre pour accéder en particulier au roi et tenter de lui parler librement. Le but ultime étant évidemment d’évincer définitivement Fleury. D’autant que le temps presse, leur politique est de moins en moins populaire. Marie Leszczy?ska connaît l’attachement du Roi pour Fleury. Mais elle n’apprécie pas qu’il s’immisce dans sa vie intime, allant jusqu’à lui "donner son avis sur la fréquence idéale des rapports conjugaux." Jouet facilement malléable par le duc et sa maîtresse, elle va accepter, après quelques hésitations, d’intercéder en faveur du duc de Bourbon. Nous sommes le 17 septembre 1725. La journée tire sur sa fin, et Louis XV qui revient de la chasse dispose d’une heure de temps libre avant de retrouver Fleury en entretien. Marie envoie son chevalier d’honneur, prier le roi de passer chez elle. Louis XV ne se le fait pas dire deux fois, et rejoint son épouse dans son cabinet. Quelle n’est pas sa stupeur de la trouver en compagnie du Premier ministre. Certainement incapable de discerner le masque de colère froide sue le visage de son mari, Marie Leszczy?ska l’assure qu’il lui sera bénéfique de travailler en particulier avec le duc de Bourbon. Ce dernier se lance alors dans la lecture d’une lettre hostile à Fleury puis demande au roi ce qu’il en pense. Le roi, muré dans un silence de plomb depuis le début de ce curieux entretien, renouvelle sa confiance au vieux cardinal, son ami. La défaite du duc de Bourbon est cinglante. Louis XV regagne ses appartements, laissant Marie en pleurs. Il a vu sa femme être l’instrument des ennemis de son précepteur. Le piège qu’elle lui a tendu maladroitement, l’a mis dans une colère noire. À la suite de cet épisode, les jours du duc de Bourbon et sa maîtresse à la cour sont comptés. Ils ne vont y survivre que quelques mois. Marie Leszczy?ska, qui persiste, intercède en faveur de ceux à qui elle se croit intimement liée. En réalité Louis XV, poussé par Fleury et faisant preuve de dissimulation, s’apprête à leur signifier leur congé. Le duc de Bourbon est disgracié. Madame de Prie doit regagner ses terres où elle mourra quelques mois plus tard. Non seulement elle n’a pas mesuré combien le roi était viscéralement attaché à Fleury, qui va d’ailleurs diriger les affaires de la France jusqu’à sa mort, mais encore se rend-elle compte que l’amour qu’elle porte à Louis n’est pas payé de retour. Du moins pas de la même façon. En outre, en brusquant ce grand timide qui déteste les drames et les conflits, distant avec autrui, Marie a commis une faute très grave. Elle dit adieu à ses chances de devenir sa confidente, et de voir s’instaurer entre eux une réelle complicité. À partir de ce moment-là et ce pour toute sa vie, Marie aura constamment peur de déplaire au roi, qu’elle aime plus qu’il ne l’aime. Après ces mois éprouvants, elle a compris qu’il la domine et elle se montre plus docile et plus soumise que jamais. Désormais, leurs relations seront dénuées de spontanéité et, irrémédiablement, Louis XV se détachera de sa femme trop douce et trop éprise. Seconde fille de Stanislas Ier Leszczynski et de Catherina Opalinska, Marie Catherine Sophie Félicité naît le 23 juin 1703 en Pologne. Marie Leszczy?ska n’a que six ans lorsque Stanislas Ier perd la couronne de Pologne, au profit d’Auguste III. En 1717, Anne Leszczy?ska, sœur aînée de Marie, meurt à l’âge de dix-huit ans, laissant une sœur et une mère inconsolables. La princesse de Pologne se réfugie à Strasbourg en 1720 avec ses parents, grâce au soutien du Régent, Philippe d’Orléans. Marie est une princesse instruite. Elle connaît le latin, parle plusieurs langues, dont le français et a reçu l’enseignement des lettres, de la musique, du chant, de la danse et de l’histoire. Concernant son premier rôle de génitrice, Marie Leszczy?ska le remplit à merveille. En dix ans, elle met au monde dix enfants. Malheureusement, huit d’entre eux sont des filles, quand le royaume a besoin d’héritiers mâles. Si les premières années de mariage ont été calmes et heureuses, Louis XV finit par s’ennuyer que son épouse soit toujours indisposée par ses nombreuses grossesses. Dés 1733, il prend une maîtresse, Louise-Julie de Mailly, mais la reine ne l’apprendra qu’en 1738. En 1733, Marie a le chagrin de perdre sa fille Louise-Marie et son second fils, le duc d’Anjou, victimes de maladies infantiles. La France se désole que la reine ne donne plus naissance qu’à des filles. On dira que “son ventre penche fâcheusement de ce côté-là”, la rendant ainsi responsable de ne pas renforcer la dynastie par la naissance de garçons. Fatiguée d’être constamment enceinte, Marie Leszczy?ska dira un jour: "toujours coucher, toujours grosse, toujours accoucher." En cette même année 1733, Louis XV intervient dans la guerre pour la succession de Pologne, espérant remettre enfin le père de Marie Leszczynska sur le trône vacant. Marie étant sa seule héritière, la Lorraine reviendra à la France au décès de Stanislas. Les frontières seront ainsi élargies pacifiquement avec l’annexion d’une région importante d’un point de vue stratégique. En 1735 et 1738, la reine a fait une fausse-couche, d’un garçon à chaque fois. La seconde perte met un terme à ses grossesses. Les médecins conseillent à la souveraine de ne plus porter d’enfant, insistant sur le fait qu’il y a désormais un risque de mort pour elle. Dés ce moment, Louis XV dévoile ses liaisons amoureuses et délaisse son épouse. Celle-ci se réfugie dans la prière et obtient du roi de pouvoir tenir un petit cercle d’amis. Le couple royal vit sa vie chacun de son côté. Louis et Marie n’apparaissent plus ensemble que pour les cérémonies officielles. Marie Leszczy?ska bénéficie alors d’une liberté incroyable pour une reine de France, sans pour autant déroger à ses obligations. Cette même année 1738, les quatre dernières filles de Marie Leszczy?ska partent pour l’abbaye de Fontevraud, pour y recevoir une éducation religieuse. Seule Félicité, de santé fragile, ne reverra pas ses parents, victime de maladie. En 1739, la fille aînée de Marie Leszczy?ska, Elisabeth, dite Madame Infante, épouse l’infant d’Espagne Philippe de Bourbon. Les autres filles ne se marieront pas. À la cour, les maîtresses du roi se succèdent et Marie Leszczy?ska prie pour le salut de son époux. Cependant, si le souverain impose ses favorites à la reine, il fait en sorte de ne pas l’humilier davantage car, à l’inverse de son aïeul Louis XIV, il n’impose pas ses nombreux enfants illégitimes à la cour, et n’en reconnaîtra qu’un. En 1744, on croit Louis XV perdu lorsqu’il tombe malade à Metz. Il renvoie sa favorite et promet que, s’il guérit, il demeurera fidèle à la reine. Louis XV se rétablit et reprend des maîtresses. Marie est résignée. Elle continue ses actions pieuses, se montre charitable envers les pauvres et se consacre à ses enfants. Elle aime le jeu, ce qui permet à la reine généreuse de pouvoir donner des aumônes. En 1752, un deuil affecte Marie Leszczy?ska et Louis XV. Leur fille Henriette meurt de la tuberculose. Elle était la préférée du roi. Le peuple y voit un châtiment de Dieu, pour punir le roi de sa nouvelle liaison avec la marquise de Pompadour. Marie n’aime guère cette favorite, qui restera vingt ans auprès du roi et jouera le rôle du Premier ministre, le cardinal de Fleury étant décédé en 1743. La marquise est à la fois la maîtresse, la confidente, la politicienne. Les enfants du roi, scandalisés par le comportement de leur père, la surnomment "Maman putain." Encore une fois, la reine trouve refuge dans la prière. À partir de 1759, une série de deuils frappe le couple royal. Madame Infante, en visite à Versailles, meurt de la variole. Elle est suivie, en 1761, par le fils aîné du dauphin, qui décède de la tuberculose osseuse. En 1763, c’est au tour d’Isabelle de Bourbon de disparaître prématurément. Le 20 décembre 1765, le dauphin Louis-Ferdinand meurt, miné par la tuberculose. Son épouse Marie-Josèphe se laisse dépérir, atteinte elle-aussi du même mal, et le rejoint dans la tombe en mars 1767. En 1764, la marquise de Pompadour était morte d’un cancer, libérant Marie Leszczynska de sa présence à la cour et de son influence sur le roi. Pourtant, Louis XV et Marie Leszczy?ska vivent séparés depuis trop longtemps pour se rapprocher maintenant. Résignée, et fatiguée par les deuils, la reine s’éteint le 24 juin 1768 à Versailles, à l’âge de soixante-cinq ans. Aimée par le peuple, Marie Leszczy?ska est vite oubliée par Louis XV qui reprend une nouvelle favorite, Jeanne Bécu, future Madame du Barry. Marie laisse l’image d’une reine généreuse mais qui fut discrète, mélancolique et malheureuse car trop vite délaissée par son époux qu’elle n’a pas réussi à s’attacher. Dernière reine de France à mourir avec sa couronne, son corps est inhumé à la basilique Saint-Denis, tandis que son cœur repose auprès de ses parents à Nancy. Bibliographie et références: - Michel Antoine, "Louis XV" - Simone Bertière, "La Reine et la Favorite, Marie Leszczynska" - Jacques Levron, "Marie Leszczynska" - Anne Muratori-Philip, "Marie Leszczy?ska" - Benoît Dratwicki, "Les Concerts de la reine" - Cécile Berly, "Les femmes de Louis XV" - Maurice Garçot, "Stanislas Leszczynsk" - Thierry Deslot, "Impératrices et Reines de France" - Letierce, "Étude sur le Sacré-Cœur" - Pierre Gaxotte, "Le Siècle de Louis XV" - Yves Combeau, "Louis XV, l'inconnu bien-aimé" - Pascale Mormiche, "Louis XV" - Bernard Hours, "Louis XV et sa cour" Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 10/10/20
Je n’ai pas, loin s’en faut, le talent de Méridienne d’un soir. Ni sa culture, ni son érudition. Mais j’aime la littérature. C’est aussi quelque chose que je partage avec mon mec. Parce que si le sexe est fondamental, la vie ne se résume pas à cela. Et qu'entre deux plans cul, nous aimons aussi parler ensemble ce que nous aimons, des livres qui nous plaisent. *************** Je crois aussi que le plaisir passe par la connaissance, la compréhension intime de l'autre. Je sais que c'est une gageure, quelque chose que l'on n'atteindra jamais. Mais je pense qu'un des moyens pour au moins approcher la part de vérité de l'autre, c'est de s'intéresser à ce qu’il aime. *************** Malraux est l'un des auteurs qui figurent au panthéon littéraire de Maxime. Pour ma part, si j'ai toujours été fascinée par l'homme, son parcours, si j'aime ses écrits sur l'art, ses essais, l'homme précaire, les voix du silence, les antimémoires, les chênes qu'on abat, j'avais moins accroché avec ses romans. Alors, durant les vacances, je m'y suis (re)mise. En commençant par son œuvre emblématique, le Goncourt 1933, la condition humaine. Quelques semaines avant le covid, au hasard de nos flâneries du week-end, je l'avais trouvé en édition originale, numérotée alfa 1475. Le bouquin trône désormais en bonne place dans la bibliothèque de Maxime, avec les mots que j'y ai laissés. Mais c'est dans une édition de poche, maintes fois relue, cornée, annotée, surlignée de sa plume que je me suis replongée. Et j'ai autant aimé l'œuvre que les gribouillis de Maxime. *************** La condition humaine est le dernier des romans de la période asiatique de Malraux, entre les conquérants et la voie royale et avant le temps du mépris et l'espoir. C'est son second roman qui traite des mouvements révolutionnaires en Chine. Malraux a longtemps été vu sinon comme un communiste, du moins comme un compagnon de route. Mais en réalité il n'a jamais été ni l'un ni l'autre. Ce qui attirait Malraux dans la révolution et le communisme, c'était la geste héroïque, le romantisme révolutionnaire, la lutte pour la liberté des hommes et de l'homme. Rien de moins conforme à la doxa communiste que ses mots tirés de la préface du temps du mépris : "L'individu s'oppose à la collectivité mais il s'en nourrit. Comme le génie, l'individu vaut par ce qu'il renferme. Il est difficile d'être un homme, mais pas plus en approfondissant sa communion qu'en cultivant sa différence". Le marxisme, l'homme en tant qu'élément de classe, rien n'est plus étranger à la pensée de Malraux. *************** La condition humaine c'est d'abord un moment de l'histoire. Une unité de temps et de lieu. Les 3 semaines, de fin mars à mi-avril de la conquête de Shanghai par Tchang Kaï-chek et l’armée du Kuomintang, appuyée par le soulèvement du peuple, sous l'égide des cellule communistes, puis le massacre du peuple et des dirigeants communistes par les soldats du même Kuomintang. Après que sur ordre de Moscou, ils aient rendu les armes aux soudards de Tchang Kaï-chek. Mais ce sont surtout des personnages. Tchen, le communiste, fasciné par le terrorisme, qui mourra dans un attentat raté. Ferral, la caricature de l’occidental colonialiste, qui ne prend plaisir que par la domination. Y compris celle, malsaine, de sa femme. Gisors, le sage, l'intellectuel engagé, communiste, en quête de transcendance au travers de l'opium. Kyo, le fils de Gisors, l'idéaliste engagé dans l'action, celui qui l'inspire et la dirige, pour qui le sens de la vie était de redonner à l'homme sa dignité. May, la compagne de Kyo, allemande, médecin, intellectuelle, militante communiste, libre, forte, indépendante. Katow, l'ancien militant de la révolution de 1917, qui a rejoint la Chine par idéalisme politique, pour participer à la révolution. Et qui avant de mourir, prouvera sa bravoure et sa générosité en offrant sa dose de cyanure à deux prisonniers qui avaient trop peur de la torture. Le baron Clappique, l'homme de l'illusion, l'anti héros, le bouffon, le mythomane. Enfin Hemmelrich, le communiste belge. Le seul prolétaire de la geste malrucienne. Malgré le contexte historique qui lui sert de trame, la condition humaine n'est pas un roman politique au sens classique du terme. C'est un roman sur l'homme, dans lequel chacun des personnages incarne sa vérité devant la vie et dans l'action. Dans ce qu'elles ont à la fois de vil et de sublime, et donc de contradictoire. *************** C'est aussi, du moins c'est comme ça que je l'ai lu, un roman sur la passion entre deux êtres, Kyo et May. Passion amoureuse, mais au delà du raisonnable, et surtout dans la liberté de chacun. Parce que l'un et l'autre ne croient en l'amour que dans la liberté, ils étaient convenus d'accepter chacun la liberté de l'autre. Mais lorsque May lui avouera s'être abandonnée dans les bras de Lenglen, un ancien camarade, Kyo réalisera qu'entre la volonté de laisser l'autre libre et savoir qu'il a usé de cette liberté, il y a un fossé. Surtout pour un homme. Mais il saura surmonter sa jalousie, parce que pour lui, pour elle, aimer quelqu'un, c'est s'ouvrir à l'autre et non pas le posséder. _________________________________________________________________________________________________ ******************************************************************************************************************************************* Et cela donne ces mots "Il faut que je te dise quelque chose qui va peut-être t'embêter. Appuyé sur le coude, il l'interrogea du regard. - J'ai fini par coucher avec Lenglen cet après-midi. Il haussa l'épaule, comme pour dire : ça te regarde. Mais son geste, l'expression tendue de son visage s'accordaient mal à cette indifférence. ... Elle s'assit sur le lit, lui prit la main. Il faillit la retirer, mais la laissa. Elle sentit pourtant son mouvement. - Ca te fait de la peine ? - Je t'ai dit que tu étais libre... N'en demande pas trop, ajouta-il avec amertume. Il retira sa main. Tu es libre, répéta-t-il. Peu importe le reste. - Enfin, je devais te le dire. Même pour moi. - Oui. Qu'elle dût le lui dire ne faisait question ni pour l'un ni pour l'autre. Il voulut soudain se lever. ... Mais pourquoi faire ? Tout était tellement vain... Il continuait pourtant de la regarder, à découvrir qu'elle pouvait le faire souffrir. L'aimerais je moins que je ne crois ? pensa-t-il. Non, même en ce moment, il était sûr que si elle mourait il ne servirait plus sa cause avec espoir mais avec désespoir, comme un mort lui-même. ... Kyo souffrait de la douleur la plus humiliante : celle qu'on se méprise d'éprouver. Réellement, elle était libre de coucher avec qui elle voulait. D'où venait donc cette souffrance sur laquelle il ne se reconnaissait aucun droit, et qui se reconnaissait tant de droits sur lui ? ... - Kyo, je vais te dire quelque chose de singulier, et qui est vrai pourtant ... jusqu'il y a cinq minutes, je croyais que ce te serait égal. Il y a des appels qui n'ont rien à voir avec l'amour. Pourtant la jalousie existait, d'autant plus troublante que le désir sexuel qu'elle lui inspirait reposait sur la tendresse. Sa blessure venait d'abord de ce qu'il prêtait à l'homme qui venait de coucher avec May, du mépris pour elle. Il connaissait la mysoginie fondamentale de presque tous les hommes. Pour May, la sexualité n'engageait rien. Il fallait que ce type le sût. Qu'il couchât ave elle, soit, mais qu'il ne s'imaginât pas la posséder. ... La révélation de ce qu'il voulait tomba enfin sur lui : coucher avec elle, se réfugier là contre ce vertige, dans lequel il la perdait tout entière ..." (la condition humaine, première partie) _________________________________________________________________________________________________ ******************************************************************************************************************************************* Kyo, capturé, se suicidera, non par peur de la torture mais pour ne pas parler. May, ravagée par la mort de Kyo, s'embarquera pour Moscou. _________________________________________________________________________________________________ ******************************************************************************************************************************************* Le roman se termine par un ultime dialogue de May avec Gisors, le père de Kyo. "Elle ne répondit pas, ce désir toujours passionné lui semblait maintenant une trahison. Mais elle contemplait avec épouvante ce visage serein. Il lui revenait en vérité du fond de la mort, étranger comme l'un des cadavres des fosses communes. Dans la répression abattue sur la Chine épuisée dans l'angoisse ou l'espoir de la foule, l'action de Kyo demeurait incrustée comme les inscriptions des empires primitifs dans les gorges des fleuves. Il reprit : -La seule chose que j'aimais m'a été arrachée, n'est-ce pas, et vous voulez que je reste le même. Croyez-vous que mon amour n'ait pas valu le vôtre, à vous dont la vie n'a même pas changé ? -Comme ne change pas le corps d'un vivant qui devient un mort. Il lui prit la main : -Vous connaissez la phrase Il faut neuf mois pour faire un homme, et un seul jour pour le tuer". Nous l'avons su autant qu'on peut le savoir l'un et l'autre. May, écoutez il ne faut pas neuf mois, il faut soixante ans pour faire un homme, soixante ans de sacrifices, de volonté, de tant de choses Et quand cet homme est fait, quand il n'y a plus en lui rien de l'enfance, ni de l'adolescence, quand vraiment il est un homme, il n'est plus bon qu'à mourir. Elle le regardait atterrée, lui regardait de nouveau dans les nuages : -J'ai aimé Kyo comme peu d'hommes aiment leurs enfants, vous savez... Il tenait toujours sa main, il l'amena à lui, la prit entre les siennes : -Ecoutez-moi; il faut aimer les vivants et non les morts. -Je ne vais pas là-bas pour aimer. Elle se leva lui rendit sa main en signe d'adieu. Mais lui prit le visage entre les paumes et l'embrassa. Kyo l'avait embrassée ainsi, le dernier jour, exactement ainsi, et jamais depuis, des mains n'avaient pris sa tête. -Je ne pleure plus guère maintenant, dit-elle avec un orgueil amer." _________________________________________________________________________________________________ ******************************************************************************************************************************************* Je n'avais pas aimé la condition humaine quand je l'avais lu la première fois. Je l'ai re-découvert, et j'ai aimé ce que je lisais. Sans doute aussi parce le contexte était différent pour moi. *************** Alors, sur la dernière page, j'ai complété les gribouillis de Maxime avec mes mots. "May n'est pas une révolutionnaire. Elle est l'image de la femme, de l'intellectuelle, passionnée, idéaliste, l'image de la vie face à la mort. Ce n'est pas à la révolution qu'elle adhère, c'est à Kyo. Et lorsqu'après la mort de Kyo, elle part pour Moscou, ce n'est pas pour venger Kyo, ni pour s'engager dans la révolution. C'est pour continuer de le faire vivre. En elle. Pour elle. Laisse moi devenir May" *************** Je les ai fait lire à Maxime. Il m'a serrée dans ses bras. Fort, très fort. Mes vacances, nos vacances ont été belles. Bonne lecture.
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Par : le 10/10/20
???? Avertissements aux lecteurs ???? ?? https://maxxence.tumblr.com/post/630128234598711296/avertissements-aux-lecteurs]?--- { ?? TABOU } L'emprise amoureuse > L'amour, la mort, peut-être > Tout son être s'impose à nous > Trouver enfin peut-être un écho > Et son âme sœur > On l'espère on l'attend, on la fuit même — Innamoramento — M. Farmer. —————— L'emprise, son envers la dépendance. La dévotion ? L'emprise, le graal du BDSM ? Emprise : Ascendant intellectuel ou moral exercé par quelqu'un ou quelque chose sur un individu Domination physique il ne se passe pas quelques jours sans qu'une haine féroce vienne dénoncer une affaire d'emprise. Une emprise malveillante, force est de le constater. Est-ce qu'il est possible d'envisager une emprise bienveillante, une addition au bonheur, une joie d'être ensemble, le manque de l'autre pour le bon et le bien qu'il nous procure ? Est-ce possible d'imaginer qu'une emprise puisse être de l'ordre de la "prévenance" au sens de porter attention à l'autre que cette considération soit addictive et que celle, celui qui est l'objet de toutes ces attentions soit devenu accro aux précautions dont il ou elle est l'attention? Pourquoi l'emprise ne serait-elle que maux et toxine ? L'ascendant, c'est quoi ? De façon sommaire : «Influence, autorité morale exercée par quelqu’un sur une personne ou un groupe.», est-ce qu'une autorité est réductible qu'au mal ? Le Pape, une autorité morale. Le Dalaï-Lama, une autorité morale. Bouddha, le Bienheureux, une autorité morale. Sont-ils des incarnations du mal ? «L'autorité morale, définie comme « une réalité psychique, une conscience, mais plus haute et plus riche que la nôtre et dont nous sentons que la nôtre dépend », trouve sa source dans la société.» nous informe gracieusement l'Encyclopédie Larousse en ligne. Puisse-t-il être une emprise, qui fasse que l'on puisse juger bon d'abandonner toute autonomie et s'en remettre à une personne qui sera celle qui vous "prend en charge", au sens de l'autorité et du charme. N'oublions pas le contexte, mes bien chers frères, surtout mes sœurs, qu'ici nous parlons de BDSM, d'asservissement, de domination, de sadisme, de masochisme. L'emprise, n'est-elle pas une des clés de ces festins ou l'œuvre de l'autorité morale s'exerce pleinement, il revêt le nom de Maître, de Dom, de Top, il guide, oriente, dirige. Rôle d'éminence grise ou non, de précepteur, de mentor-d'égérie. Directeur de conscience ? Pourquoi la personne épanouie aux pieds de son précepteur, n'en ferait-elle pas des élégies ? Pour quelle raison l'emprise, la mainmise, l'addiction «a autrui» ne se ferais que par le biais de ce qui détruit, et non de ce qui élève et façonne ? Ou est la dignité d'être Mentor, de modeler une personne qui n'a d'autre ambition que d'être façonnée à la main du suzerain qu'elle s'est choisie ? Auquel, avec force détermination, un individu abandonne toute raison de se refuser. L'emprise, aurait-elle un versant du gris-clair au blanc, d'une blancheur virginale ; telle une première neige immaculée ou l'on ne discerne plus les à pics, les roches, ou l'ensemble des rochers anguleux, saillants, tranchants se sont transformés en suaves drapés, en soyeuses rondeurs, en galets polis, soyeux, par des millénaires du ressac des vagues ou des roulis de torrents qui ont traversé des cimes à la baie ? La cime devrait-elle être saillante, coupante, vive et risquée ? N'y a-t-il pas des monts, ces cimes ondulantes, ronde tel un séant hottentote ? Sous l'emprise d'un amour inconditionnelle, faudrait-il une passion foudroyante qui aveugle et oblitère le discernement de celle qui choisit délibérément ses chaines ? *«la liberté c'est de savoir danser avec ses chaines.»* (Nietzsche)? Si ce n'est d'être libre de tout, de disposer de soi même et d'être l'écrivain de sa vie, d'être l'ouvrier de ses maillons qui viendront promettre de trouver l'attache. Victor Hugo, dans l'œuvre foisonnante qu'il offrit à l'humanité n'en as jamais moins joui, que de cavaler d'un cœur à l'autre, sans qu'il ne sois raison, unique, que de saillies sauvages. Il misait sur l'autonomie, sur la faculté de ses fréquentations à penser par elle-même et défendre le droit d'être possédées, par celui qui n'avait de cesse d'aimer ; n'affirmait-il pas, convaincu : *«La liberté d'aimer est le même droit que la liberté de penser ; l'un répond au coeur, l'autre à l'esprit ; ce sont les deux faces de la liberté de conscience.»* Lumineuse conscience de la reconnaissance que chacune des personnes qui se lie doit le faire en conscience, par choix, avec raison. En quoi faudrait-il s'interdire l'emprise, puisque ce n'est pas le moyen, mais l'enjeu qui détermine si celle-ci est bienveillante ou non. L'unique critère devrait être ***l'intention***. Quel est donc le dessein de cet amour, de ce lien. Quelles sont les ambitions qui se trament dans le fait de s'abandonner, ou de recevoir le sujet de cet abandon ? L'ambition, l'exigence, les buts, la destinée, dans quelle démarche s'oriente l'emprise ? Savoir recevoir cette intention, ce souhait, cette volonté, savoir l'accueillir avec le sens que confère le fait de devenir le récipiendaire d'une confiance éclairée, à l'opposée totale de l'aveuglement, de la cécité, qui s'inscrit dans un choix savamment, subtilement, intelligemment réfléchit. Une détermination profonde. L'abandon de soi, réalisé en conscience. Nous ne sommes pas dans la capitulation, dans l'abdication, le renoncement face à l'épuisement fruit d'un harcèlement. C'est tout le contraire qui naît de l'abandon de soi entre les mains de l'autre. Parce que cet autre est choisi en conscience, pour être celui qui va cueillir cet abandon. Comme la rose tant prisée par le Petit Prince, dont il estime la charge, sans cesse, la nécessité d'en prendre soin. De trouver les mots pour exprimer l'attachement, l'amour qu'il lui témoigne. Du chemin qui mène à elle, de l'incarnation d'une responsabilité. C'est se donner du temps. Prendre soin de soi afin de pouvoir prendre soin de l'autre. Tel est l'enseignement que nous prodigue Saint-Exupéry. Pour chérir, encore faut-il être aimable, avant d'être aimant. L'intention, ce n'est pas un acte sans conséquence ni densité. C'est une ambition, une envie ; par delà le désir, c'est l'exigence, c'est l'appétit de vivre, c'est une volonté, c'est une attirance qui est forte de revendications, de responsabilités, procédant d'une démarche, d'un processus de choix. L'intention, c'est la responsabilité du choix, c'est une formulation qui suppose une interaction avec des choix, y compris la possibilité de renoncer à gérer tout ou partie de pans entiers de sa vie intime, personnelle. Apprivoiser le temps, d'accepter l'intention de l'autre et ce qu'elle à d'obligeant, d'engageant. Dépendre de toi, ce n'est pas un engagement léger. M'en remettre à ton jugement n'est pas une frivole sentence. Attendre d'être, parce que je choisis d'être l'objet, c'est apprivoiser l'absence. L'emprise, est-ce le mal ? Pour te posséder, j'ai dû vaincre plus de démons que tu n'as eu de hussards à vaincre. Pour accepter de prendre la longe d'un licol qu'un être à choisi de se poser, il m'a fallu entendre, recevoir et comprendre que cela impliquait de créer, que ton abandon me commandait d'être deux pour former le nous. Que ce que tu n'attendais pas serait ce qui me surprendrait, que ce que tu n'espérais pas serait ce qui m'éclairerait, ce que nous n'imaginions pas, serait notre unisson. Tu t'es livrée, désormais mon jouet. Toute abandonnée. C'est léger, c'est solennel. C'est ludique et foutrement engagé. C'est définitivement paradoxal. Jouer à se faire peur, mutuellement, sans que l'un ne puisse avoir la moindre prise sur les gages. Un jeu ou l'amour est en jeu, ou l'on a tout à perdre, puisque c'est toi que je perdrais si jamais je faillissais à mon œuvre. Elle m'oblige, sans que je ne puisse savoir si toutes ces années sont solides ou fragiles, si ton sourire est destiné à me rassurer ou bien me condamner. L'emprise que tu as souhaitée, c'est la fragilité qui s'est imposée. Tout, absolument tout reposait alors sur mes arbitrages, toi poupée, léguée, qui a choisi de renoncer à tout choix. Je t'habille, te rosse, je suis injuste, je fais de toi une sainte, une catin, un pantin, un objet ou un être, j'habille toute en sobriété, une veuve. Je déshabille, une fleur de macadam, il 'mincombre de guider les pas. Stigmate ou pas. Graver sur ta peau, un temps ou pour l'éternité. Rien, rien n'est choix pour toi. Tu as donné, offert, livré, par choix, ayant longuement cherché, malmener tes convictions, bousculé tes certitudes, songé aux conséquences, envisagé le pire, cherché quelle serait la pire des souffrances, fait le tour de toi, de fond en comble, cherché une porte dérobée, un soupirail, une infime fente dans le mur. Sans cesse jamais te résoudre à envisager autrement, que d'être "sa chose", sans raison de trouver l'opposition à te délivrer de toi même. Jour après jour, maillon après maillons, alourdissant la charge, complexifiant le dénouement, tu as souhaité ne plus exister, ne plus choisir, ne plus conduire, ne plus regarder, ne plus sentir autre chose que ce qu'un tiers déciderais pour toi. Bien avant de savoir qu'il en existe, tu voulais déjà ne plus t'appartenir. Faut-il une raison à cela ? Faut-il raisonner nos choix ? Tu n'as jamais rien demandé de moins que de tout céder, quitter ta vie "de choix", que celui qui prendra doit tout prendre, y compris jusqu'à l'abandon, te livrer aux lions ou bien te planter là ; au pied d'un immeuble. L'arbitraire, ne jamais savoir, la vie d'une attente, longue, parfois. Brève, selon. Tout t'oblige à qui tu t'en remet, rien ne l'oblige, lui. Cette abandon-là, cette emprise-là, c'est cela que tu as choisie, cherché, désiré, fantasmé, rêvé. Ne plus être. Que devenir. Risquer d'être abandonner, à ton tour. Maxen Lascombe Octobre 2020 —————— ???? La liberté d'aimer est le même droit que la liberté de penser ; l'un répond au coeur, l'autre à l'esprit ; ce sont les deux faces de la liberté de conscience. (Victor Hugo) ???? La liberté consiste à choisir soi-même ses chaînes. (Romain Guilleaumes)
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Par : le 10/10/20
Désolée pour les éventuelles fautes, je suis prise en photo... La voix de Bono m'aura bien inspirée entre in a little while et le Very Best Of U2 - U2 Greatest Hits - U2 Collection *************************************************************************** 19h, je mettais la clé pour ouvrir l a porte d’entrée de son antre. Il m’avait demandé de lui faire les courses. Son travail le prenait énormément. Il avait prévu une soirée chez lui, un repas en tête à tête. L’automne s’était installé brutalement. Ces changements de température était fatiguant. Je ne savais même plus comment m’habiller. Il faisait si frais ce matin que je regardais dépiter mon dressing. J’avais ressorti mes collants couleur chair… A peine entrée dans le vestibule, je vis un immense bouquet de roses rouge avec une carte à côté. Je m’empressais d’allumer la lumière. Je souriais. Ses attentions étaient toujours surprenantes, parfois simples mais à me donner le sourire car c’était lui.. simplement lui. J’ouvrai le lettre jointe. « Ma petite chatte, Je sais combien tu as des envies en toi, inassouvies. Sache que quelque soi la situation je serai toujours à tes côtés" Que voulait il dire ?... Je continuais la lecture. "Ce soir, je veux que tu vives intensément cette soirée que je t’ai préparé. C’est mon cadeau." Je ne comprenais rien à son message. A coté du bouquet était posé un polaroïd avec ce post-it. - Vis ce moment instantanément Je ne saisissais toujours pas où il voulait en venir. En tout cas, comme majorité de femmes le ferai , je déposai mon nez au-dessus de ces roses pour en sentir le parfum. Quelle déception, aucune odeur. Je me remémorai toujours le rosier de mon enfance que ma mère avait planté et qui était si odorant, des roses blanches avec le bout des pétales d’un rose pale.. C’est au moment où je me relevai, surprise, je me retrouvais avec un sac en plastique sur la tête. Une main se déposa sur ma bouche l’autre me tenant par la gorge. Je tentais de me dégager de ces bras si forts. Dans ma tête, comme une panique. C’est là que je compris le sens de son message. L’inconnu me tenait si fermement que ma résistance était bien veine. Je me débattais quand même. La première minute me paru interminable. Il m’avait bloqué. Je savais que le sachet sur ma tête commençait à faire son effet. L’air allait commencer à me manquer. - Tout doux ma belle. Calme toi… Laisse toi faire. Je tentais une dernière fois de me défaire. L’air se faisait de plus en plus rare. Mes mains s’était posées sur son bras qui me tenaient par la gorge. Malgré le fait que mes griffes se plantaient dans son avant bras, il ne lâchait rien de son emprise. Doucement, j’acceptais sa présence, je tentais de rester calme, de gérer ma respiration. Quand l’air commençait à manquer, il me parla. - Calmée maintenant ? Sa voix était rauque, perverse et à la fois maîtrisée. - Tu vas être bien sage si j’enlève le sachet ? Je hochais la tête par l’affirmative. A moitié sonnée par le manque d’oxygène, il ôta le sachet. Je profitais de ce moment là pour tenter de m’échapper. Il bloquait le passage de l’entrée. Je me retrouvais ainsi sans défense face à cet intrut. Il était habillée en noir, il avait une cagoule sur la tête. Je savais parfaitement que cela n’était pas le hasard. Il avait organisé cela. Il savait que cela était un de mes fantasmes. Qui n’a jamais eu ce fantasme. Mais entre réalité et fantasme, il y a toujours une différence. Je savais qu’il avait le contrôle, malgré moi sur la situation. C’était à la fois terriblement excitant et à la fois je voulais me dégager de cette situation. Je luttais contre cet inconnu. Le fait de ne pas voir son visage me rassurait. Je ne percevais que ce regard bleu glaçant. Il était grand, je sentais un homme qui s’entretenait vu sa force, sa poigne. Il m’agrippa par la taille. Je tentais encore de me dégager. Mes escarpins tombèrent de mes pieds, témoin de ce qui allait se passer. Je tombai au sol, il se jeta sur moi. Je sentais le poids de son corps sur moi. - Tu veux jouer, on va jouer. Je commençais à hurler. Il me bâillonnait de sa main puissante. - Ta gueule ! - Si tu veux que je te remette le sachet sur ta gueule… continue de te débattre. Je me calmais, il était toujours sur moi. Je sentis sa main remonter ma robe. Avec mes mains, je tentais de l’empêcher de faire ce qu’il voulait. D’un coup brutal, il défit sa ceinture, saisit mes bras et m’attacha. - Je vous en prie arrêter.. murmurai-je. Il releva ma jupe pour qu’elle soit bien relever sur mon cul. - Des collants, comme c’est mignon… Il saisit le collant au niveau de mes fesses et les déchirer avec violence. - Oh cette petite culotte…. Je me faisais suppliante, telle une biche effarouchée. Il avait pris soin de réaliser mon fantasme. Il était fou, incroyable. L’homme déchira ma culotte. Je sentais sa force implacable. Je me débattais pour ne pas me laisser faire. Il se rallongea sur moi, mis sa main sur ma bouche. - Sache que plus tu vas te débattre et plus ça va m’exciter. Il força ma bouche pour y mettre ma culotte. Il saisit le scotch qu’il avait amené et me musela ainsi. - Oh quel regard, tu es bien excitante. Il s’était relevé et s’était agenouillé à ma hauteur pour bien me regarder. Il en profita ensuite pour m’attacher les chevilles à mes poignets. J’étais ainsi à sa merci au milieu du salon. Il me laissa. Qu’allait il faire de moi ? que faisait il ? Je pleurnichais. Soudain, j’entendais le bruit du polaroïd. - Il te faut de bons souvenirs de la soirée qui t’attend. Il caressa ma larme puis me claqua les fesses. - Je vois que tu as fait les courses… Il fouillait les sacs. Quand je le vis avec des légumes en main, je commençais à me débattre. Je tentais de hurler un non. Mes sons s’étouffaient dans ma culotte. Il s’était assis face à moi. Il me regardait, il se délectait de ce spectacle. Il prenait un plaisir à me prendre en photo pour me les montrer, les commenter et les jeter devant moi pour que je les vois attentivement. - Je sais que tu es une bonne petite salope. Ne prends pas ces airs effarouchés avec moi. Je vais très bien m’occuper de toi. Je ne te ferais rien de mal, je te donnerai juste du plaisir. Je devinais son sourire pervers. Il se leva. Je tentais de regarder au dessus mon épaule malgré ma position. Je comprenais. Il inséra le concombre dans ma chatte. Quelques secondes auparavant je me débattais.. là j'étais à son écoute. - Tu peux continuer à te débattre petite pute. Ta chatte et ton cul vient bien être tringlés ce soir. Il prit encore une photo de moi goder avec ce légume dans la chatte. Je me sentais humiliée et honteuse. - Quels jolis pieds tu as. Bien vernis d’un rouge que j’aime. Il les massa longuement. Je me tortillais. - Je vais bien m’amuser avec toi, ma poupée. Il s’était rallongé sur moi. Il tenait en main le concombre. Il commençait doucement à faire des va et vient. Son bras entravait ma gorge. - Profite ma chérie. Je vais te gâter. Tiens prend bien ça dans ta petite chatte. Je gémissais. Mon état était entre crainte et plaisir. Je savais au fond de moi que c’est lui qui avait organisé tout cela. C’était un jeu. Rien qu’un jeu. J’étais profondément excitée. - Allez lève toi. Attachée comme j’étais, je tentais de me relever. C’était compliqué. Il me regardait. Voyant que je n’y arrivais pas, il me saisit pour me lever. Il était derrière moi. Son souffle au creux de mon oreille. Il me lécha la joue. Je voulais résister de toute mes forces et en même temps je voulais être docile. C’était un sentiment étrange. Pourquoi ce fantasme du viol simulé que j’ai toujours eu?. Si excitant. Le sentiment de lâcher prise, de se laisser aller, tout en sachant que dans ce contexte précis, tout était bien sûr sous contrôle. Je m’étais déjà retrouvé dans une situation de contrainte dans ma vie, je n’étais pas dans cet état d’esprit. Le cerveau a une capacité à se figer face à une agression. Avec lui, Je pouvais tout lui dire, mes envies, mes désirs les plus sombres, j’étais un livre ouvert. Il avait une telle écoute, une telle maitrise. Je me sentais vulnérable et forte. Jamais je n’aurai organisé ce fantasme seule, trop de peur, trop de crainte de « mal tombé ». Combien de fois, j’ai eu la sollicitation d’hommes qui rêvaient que je les attende dans une chambre d’hôtel les yeux bandés, ou même pire chez moi ? Je me disais mais à quoi pensent- ils. Malgré la situation qui peut être excitante, on ne sait jamais sur qui on tombe. J’ai toujours été précautionneuse. Ne jamais se mettre dans une situation qu’on ne peut contrôler. Avec lui, je pouvais me laisser aller car il contrôlait la situation. Je savais son regard bienveillant. Peut être regardait il même ou était-il chez lui. Des deux je ne savais pas qui était le plus pervers. Sans ménagement il me conduisait à la chambre. Je ne me laissais pas faire. J’étais comme déchainée. J’avais envie de me débattre, cela augmentait bizarrement cette envie d’être prise si fortement. D’être contrainte, sans défense. Un schéma psychologique où au final cela me permet d’accepter toute ma sexualité, mes désirs sombres. Tout en me tenant par la gorge , derrière moi il me faisait avancer en direction de la chambre. C’est là que je le vis. Il était assis sur le fauteuil de chambre. Je devinais son ombre. Son parfum. Il allait être spectateur. L’homme me poussa sur le lit comme une marionnette. Il écarta avec son genou mes cuisses. Je sentais le contact contre mon sexe. Il détacha alors mes mains de mon dos. Il saisit des cordes qui attendaient là.. il m’écartela sur le lit. Attachée, jambes et bras écartées. Offerte. Il s’était levé. Je le vis alors à la main avec l’appareil photo. Il me regardait. J’étais rassurée de la savoir ici. Il ne disait aucun mot. Il prenait juste des photos indécentes. Il jeta le polaroid sur le lit. Puis il se remit sur son fauteuil. L’homme s’était mis à califourchon sur moi. Il m’embrassa à travers mon bâillon. Avec animalité il me lécha la joue tout en tenant mon visage entre les mains pour me forcer à le regarder. L’homme prit le polaroïd et saisit cet instant. - Humm ces yeux de biches larmoyant plein de noir. Mon maquillage avait probablement coulé. Je gémissais. Il me fit taire en mettant ses doigts sauvages dans ma bouche. - Ta gueule, tu as compris. Je me débattais. Cette situation m’excitait. Ses doigts remplissaient ma bouche, puis il mis sa main ferme sur ma bouche. De son autre main, il envahissait mon sexe, prenant d’assaut ma chatte. Ses doigts était gros, possessifs. Je râlais. C’était bon et en même temps je ne voulais pas de ce plaisir. Ce n’était pas lui.. mais il regardait. Un sentiment de lutte et d’envie. Il me baisait de ses doigts en me faisant taire. Ses doigts furent très rapidement remplacés par son membre. Il était moyennement grand, juste ce qu’il fallait. Cette fougue me rendait folle. Je tirais sur mes liens, je bougeais. Je sentais les cordes me cisaillaient. Je pouvais me lâcher. Quand il me recouvra à nouveau la tête avec un sac. Il allait jouer avec ma respiration. Il le tenait bien fermé, sur ma gorge. Il me prenait, tout en me regardant. - Tout doux ma belle… Chaque coup était intense, le sentiment de peur exultait. Quand il voyait que le manque d’air se faire un peu trop, il m’en redonnait puis refermait le sachet. Tout en me prenant, encore et encore. Je perdais doucement pied, mais tout était sous contrôle. J’étais devenue une marionnette. J’étais un peu au paradis, juste ce qu’il fallait, je pouvais maintenant me laisser complètement aller. Il me détacha pour me retourner sur le ventre. Il y plaça plusieurs coussins sous celui-ci. - Quel beau cul de salope. Je vais te saillir. J’entendis encore une fois le bruit du polaroid. - Il parait que tu aimes être fouillée petite putain. Il s’attarda alors sur mon cul. Sans aucune préparation, il m’encula. IL tenait fermement ma nuque. Il l’enfonçait dans le lit, comme pour m’étouffer. Je criais. - Ferme ta gueule. - Tiens, prends ça dans ton cul de pute. Je l’entendais râler. Il y allait avec une telle frénésie. IL me saisit alors par les cheveux pour bien redresser ma tête. Il me prenait encore en et encore. Je sentais ses couilles taper contre moi. Des coups précis, bien au fond, cinglant. - Dis moi que tu aimes ça ! - Je… j’aime encore murmurai-je Il se stoppa net. Il écarta de ses mains mes fesses. - Quel bon petit trou bien serré. Il ne m’a pas menti. Je savais qu’il parlait de lui.. Je me doutais qu’il n’en perdait pas une miette - Humm tu mouilles comme une chienne. Il avait de la mouille plein la main quand il décida de me la montrer et de m’en mettre sur mon visage. Il se mit bien à califourchon sur moi. Deux doigts dans mon cul. Il s’amusait avec, à tournoyer à jouer avec le pourtour de ma petite auréole. Il tenta de mettre sa queue avec ses deux doigts à l’intérieur. Je gémissais, je ne voulais pas. - Ferme ta gueule. - Mais regarde moi cette mouille !! Il me posséda et éjacula. Il enleva alors sa capote et la posa juste devant moi. - Hum tu m’as bien vidé mais j’en ai pas fini avec moi. Il se leva et prit alors un crochet anal. Lui.. Il avait sorti plusieurs choses pour notre invité. Il m’attacha alors les cheveux. Inséré la crochet sans ménagement dans mon cul. Il le rattacha à ma queue de cheval en y mettant une certaine contrainte. Je me déhanchais pour tenter de trouver une pose confortable. Qu’allait il faire. Puis j’entendis encore le son du polaroid. - Une belle position de soumise… contrainte me dit il au son de l’oreille. Un long silence. Etait il toujours assis ? Il prit soin de déchirer tout mon collant pour m’en défaire. IL était revenu avec une petite bassine. Il commença doucement à me nettoyer les pieds. Je ne me laissais pas faire. Le crochet jouait au fond de mon petit cul. Et j’en étais responsable. Je gémissais, encore et encore. Excitée et honteuse. Il les embrassait et s’en délectait. - Hum ces petits pieds… si délicats, si doux… Et ce vernis… Je sentis alors le coup de la badine s’abattre dessus. Je sursautais. Je me débattais. Des petits coups précis, puis il y passait sa main pour me chatouiller. Je ne tenais pas, j’étais bien trop chatouilleuse. Je tentais de me convenir. Contrainte.. Il massa ensuite mes pieds, puis s’aventura encore mes jambes, mes cuisses. Il me posséda cette fois par la chatte. Il était à nouveau frénétique. La douceur avait laissé place à l’emprise. Il me tenait par les cheveux. Il me besognait. J’entendis alors le polaroid. Ils s’était levé. Il était à mes côtés. Il me regarder en train de me faire prendre. Il ne disait toujours rien. L’homme me tenait fermement les cheveux, il me murmura. - Bonne petite chienne. Lui, me regardait. Je le regardais, il voyait le plaisir honteux que je prenais. Il voulait me voir prise, combler. Il me baisait si intensément, j’en avais presq ue mal. Je disais non.. il continuait jusqu’à sa jouissance. Une seconde fois, il posa a nouveau la capote devant mes yeux. Il claqua mes fesses. - T’es une bonne videuse de couille… Je rougissais , honteuse et humiliée. L’homme se releva. Je restais ainsi attachée. Ils quittèrent la pièce. Quand il revient, il s'assit sur le bord du lit me caressant la joue. - Si tu t’étais vu. J’ai aimé te voir ainsi. Je n’en ai pas fini avec toi. Il s’était approché du li. J’étais épuisée. Il me caressait les cheveux. Il saisit alors le Magic wand. Il le plaça sur ma chatte. Je sentais ses effets. Cela me grisait. - Je t’interdis de jouir ! Je savourais cette instant. - As-tu aimé ? - Je… oui j’ai adoré à vrai dire lui avouai-je - Ne sois pas honteuse. Je t’ai fait cette surprise. J’ai aussi pris beaucoup de plaisir. Tout en me parlant, je me retenais de ne pas jouir, j’en avais tellement envie. Il avait ramassé toutes les photos pour me les montrer. - Tu as été une bonne petite chienne ce soir. Je ressentais tellement de choses contradictoires. Un tel lâcher prise. Je n’arrivais plus à me retenir. - Allez jouis. Mes cuisses commençaient à trembler tellement la vague était immense. Je fermais les yeux. Il me parlait, me murmurait tellement il était heureux avec moi. Avec douceur, il détachait le crochet anal. Il passait ensuite sa main douce dessus. - Ton trou est béant. J’aime le voir ainsi. Mon petit trou était meurtri. Il m’embrassa le creux du dos. Il embrassait mes salières de Vénus. Ses doigts longtemps ma longue cicatrice tout le long de ma colonne vertébrale. Puis il remontait jusqu’à ma chevelure pour libérer mes cheveux. Tendrement il m’embrassait,, me léchait mais il n’était jamais loin de vouloir m’infliger encore des sévices pervers. Je sentais à nouveau sa main sur mon sexe… - Tout est à vous.. Monsieur.. tout.. je suis à vous…
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Par : le 10/10/20
Cédant aux revendications du parti anti-autrichien de la cour, Louis le Bien-Aimé lance en 1741 son royaume dans la guerre de Succession d’Autriche, qui durera sept ans, malgré l’opposition du vieux cardinal de Fleury, qui décède deux ans plus tard. Dorénavant, à l’image de son grand-père, Louis XV, âgé de trente-trois ans, gouvernera sans Premier ministre. Si durant les premières années de guerre, la monarchie française collectionne les succès militaires, telle la bataille de Fontenoy en 1745, celle de Rocourt en 1746, et enfin celle de Lauffeld en 1747, la défaite rencontrée à l’issue de la bataille de Plaisance de 1746 met cependant un terme aux espoirs français d’établir la frontière nord du royaume le long du Rhin, aux Pays-Bas autrichiens. Cette guerre affaiblit la monarchie au point de vue financier. Si les dépenses de la guerre de Succession de Pologne s’étaient chiffrées à près de deux cents millions de livres, la guerre de Succession d’Autriche, premier grand conflit terrestre et maritime du règne de Louis XV, pesa plus lourdement encore sur le budget. Le conflit engloutit plus d’un milliard de livres, accroissant dès lors la dette de l’Etat. Le traité d’Aix-la-Chapelle, signé en 1748, restitue toutes les conquêtes françaises aux Autrichiens, suscitant le mécontentement des généraux de Louis XV et l’indignation dans tout le royaume. Mécontents, les français avançaient que "Louis XV avait travaillé pour le roi de Prusse." La popularité du monarque connaît après cette paix une large érosion, alimentée de surcroît par les rumeurs de la cour évoquant un roi égoïste et jouissif, plus préoccupé des plaisirs que lui procuraient ses maîtresses que par la conduite de l’Etat. Pourtant, le roi formait autrefois un couple solide avec Marie Leszczy?ska, avant que la lassitude vienne s’installer, la reine étant épuisée par ses maternités trop rapprochées. Ses grossesses répétées l’ont tenue écartée des activités préférées du roi, la chasse et les divertissements. Bien qu’instruite, elle manque de l’éclat capable de retenir Louis XV. La reine finit par se plaindre à son père de l’infidélité récurrente de son mari volage, tombé successivement sous le charme des quatre sœurs de Mailly-Nesle: Louise Julie, comtesse de Mailly; Pauline Félicité, comtesse de Vintimille; Diane Adélaïde, duchesse de Lauraguais; Marie-Anne, marquise de La Tournelle et duchesse de Châteauroux. Tour à Tour, elles furent ses favorites. Aînée des cinq filles de Louis III de Nesle, Louise-Julie née le 16 mars 1710, la même année que Louis XV. Elle n’a que seize ans lorsqu’elle épouse en 1726 Louis-Alexandre, comte de Mailly. Grâce à sa haute naissance, Louise entre dès l’âge de dix-neuf ans au service de la reine Marie Leszczynska comme dame d’honneur. La jeune femme fut délivrée de son époux qui n’appréciait pas la cour et demeurait sur ses terres. Quant à sa mère, Armande-Félicitée, elle est la petite fille d’Hortense Mancini et donc par conséquence, arrière-petite-nièce du célèbre cardinal de Mazarin. Louise-Julie donc par son père et sa mère, appartient à des illustres et nobles familles. Louise-Julie ne passe pas une enfance paisible, sa mère fréquente beaucoup d’amants et elle n’a que seize ans lorsqu’elle épouse en 1726 Louis-Alexandre, comte de Mailly, qui est le cousin germain de son père. Le comte de Mailly, de seize ans son aîné était débauché, le contrat de mariage ne fut pas respecté par les beaux-parents, et le couple se trouva dépourvu de moyens. On disait: " C'est le mariage de la faim et de la soif." La jeune Louise-Julie prit dans l'entretemps, un amant, le marquis de Puisieux qui en devient amoureux et qui la consola de son mari. Le roi la remarque dès 1732 mais ne fait rien car il est encore très épris de son épouse. Pourtant, les grossesses à répétition de la reine commencent à lasser Louis. Bachelier et Lebel pourvoient à leur maître quelques passades amoureuses mais qui n'assouvissent pas ses désirs. Le Cardinal de Fleury dut se rendre à la réalité. Il fallait trouver au souverain une maitresse-en-titre capable de lui tirer de son ennui. Afin d'éviter que le choix du roi ne se porte sur une femme ambitieuse susceptible d'exercer quelque influence sur le souverain, Le choix se porta sur Mme de Mailly. Ainsi, et avec la complicité du Cardinal de Fleury ainsi que celle de Mlle de Charolais, de la comtesse de Toulouse ainsi que de Bachelier, premier valet de chambre du roi, Louise entreprend une relation avec le roi pour le sortir de son ennui. Mais il fallait d'abord chasser l'encombrant marquis de Puisieux qui était fou amoureux de sa maîtresse. Pour l'éloigner de bon de Mme de Mailly, on lui fit miroiter le poste d'ambassadeur à Naples mais il refusa disant qu'il ne partirait que sur ordre de sa maitresse. Et ce que fit Mme de Mailly. Le marquis fut surpris par sa décision à laquelle il ne se connaissait pas de successeur. La liaison de Louis XV et de la comtesse de Mailly débutera en 1733 et restera secrète jusqu’en 1737, année où la reine donne naissance à sa dernière enfant, Madame Louise et les deux amants utiliseront des portes et couloirs dérobés pour se voir. Mais en 1738, Marie Leszczynska ferme définitivement la porte de sa chambre au roi pour raison de santé. Les médecins lui ayant conseillé de ne plus tomber enceinte car une autre grossesse pouvait nuire à sa santé. Louis s’affiche alors publiquement et sans scrupules avec la comtesse de Mailly. Ses contemporains décrivent le portrait d'une jeune femme enjouée, bonne, tendre, adroite et désintéressée. Pourtant Louise qui est si douce et réservée, est sans grande beauté. Elle a un long nez, une grande bouche, un teint brun, cheveux bruns, des joues plates, une voix rude et une démarche masculine. Mais elle a un front "ayant le poli d’ivoire", est très bien faite et adore l’intimité. Elle est aussi fort élégante et sait mettre en valeur quelques avantages que la nature lui a donnés. Le valet de chambre de Louis XV la dépeint ainsi: "Grande et bien faite, c'est une très belle brune piquante, sa gorge est blanche et ses yeux sont magnifiques". Louise fut certainement celle qui, parmi les sœurs Nesle, et presque toutes les favorites de Louis XV, aima le roi d’un amour totalement désintéressé voire sincère. Eloignée de toute intrigue, Mme de Mailly reste en extase devant ce souverain qui lui témoigne régulièrement sa flamme, malgré les scrupules religieux qui l'assaillent parfois. En fait il quittait parfois sa maîtresse pour rejoindre le lit de la Reine où pleurant et à genoux, lui demandait plusieurs fois de lui accorder le pardon. Malgré sa position de favorite royale, elle ne demandait rien au roi ni pour elle ni pour ses proches. Louis XV d’ailleurs, ne lui donnait presque rien puisqu’elle ne le demandait pas. Même la pension qu’il lui versait était bien maigre et Louise portait parfois des robes trouées et usées. Quoique Louise-Julie de Mailly-Nesle soit la favorite déclarée de Louis XV, en revanche, elle est respectueuse envers la reine. Louis XV parait heureux de sa maitresse et Fleury est satisfait d'un plan qui n'entrave pas la marche du gouvernement. Malheureusement, il ne va pas pourtant tarder à déchanter. Louise, dans sa grande naïveté introduit bientôt à Versailles sa sœur Pauline qui vient de finir son éducation au couvent de Port-Royal. Après avoir écrit plusieurs lettres à sa sœur, Pauline veut venir à la cour et la supplanter dans le cœur du roi. Pauline est aussi insolente, mordante et laide que sa sœur aînée est réservée, timide et sans grande beauté. Il apparaît bien vite que Louise ne sert plus que de paravent aux amours du roi et de sa sœur. Mais en septembre 1741, Pauline décède brusquement lors d’un accouchement et Louis, éploré, retourne auprès de la comtesse de Mailly. Le roi installe Mme de Mailly dans un appartement secret aménagé au-dessus du sien. Leur relation reprit mais Louise-Julie ne parvenait plus à égayer les petits soupers des cabinets. Elle pleurait et le roi aussi. Lorsque celui-ci partageait son lit, il se réveillait pendant la nuit pour réciter un acte de restriction. Pour se recoucher ensuite auprès de sa maîtresse parée comme une châsse puisqu'elle ne pouvait pas dormir sans ses bijoux. Elle avait appelé une autre de ses sœurs, Mlle de Montcavrel qui fut sa maitresse de très courte durée. Il l'avait renvoyée et s'empressa de la marier au duc de Brancas. La cour s'enlisait dans l'ennui et les courtisans se demandaient qui allait succéder Mme de Mailly dans le lit du roi. Et une fois de plus, Louise encore sans défiance, fait entrer à la cour ses deux dernières sœurs, les plus jeunes, Hortense et Marie-Anne. Le roi de France alors amoureux fou, courtise la première, qui repousse ses avances puis la deuxième, qui finit par accepter de devenir sa maîtresse en titre. Louis XV mettra alors définitivement un terme à sa relation avec Louise. Celle-ci quitte alors Versailles en 1742 pour Paris où, honteuse, elle porte désormais un cilice. Elle vient d’être bannie par le roi à la demande de sa sœur, Marie-Anne, qui souhaite être la seule favorite officielle de Louis XV. Louise de Mailly se retire à Paris où elle vit dans la charité, la dévotion et la pauvreté. Touchée par un sermon du père Renaud, Mme de Mailly se sentit tout à coup ravie et dégoûtée d'elle-même par cette parole douce et pénétrante qui parlait du bonheur de vivre avec Dieu. Un jour où elle devait dîner chez M. de Boissière, elle faisait dire qu'elle ne pouvait plus s'y rendre et c'est là qu'on apprit le renoncement de Mme de Mailly. Elle quittait le rouge et les mouches. Elle s'était complètement métamorphosée et de ce jour, elle se vouait à une pénitence exemplaire. Le Jeudi Saint de l'année 1743, la cour et le peuple se pressaient chez les sœurs grises de Saint-Roch pour voir Mme de Mailly, qu'accompagnait la jeune veuve du duc de La Trémoille pour le lavement des pieds. Elle consacrait tout son argent pour des bonnes œuvres. Elle ne s'employait qu'à visiter les pauvres, n'hésitant pas à se dépouiller en secours et en charités, à peine se réservait-elle pour son nécessaire personnel deux ou trois écus de six livres. Cette vie de sacrifice menée avec courage, avec gaîté même, dura jusqu'au 5 mars 1751 où la comtesse de Mailly mourait à l’âge de quarante-et un ans en odeur de sainteté. Son légataire universel fut le jeune comte du Luc, fils du roi et de sa jeune sœur, Mme de Vintimille, qu'elle avait adopté. Son exécuteur testamentaire, le prince de Tingry à qui elle laissa un diamant de prix et une somme de 30 000 livres qui était destinée à payer ses créanciers. L'ancienne favorite fut enterrée selon ses veux, au cimetière des Innocents, à Paris, parmi les plus pauvres. Bibliographie et références: - Alain Decaux et André Castelot, "Dictionnaire d'histoire de France" - François Bluche, "Louis XV" - Michel Antoine, "Les favorites de Louis XV" - Marc Langlois, "Louise-Julie de Nesle" - Pierre-André Laurens,"Louise-Julie de Nesle" - Bernard Hours, "Louis XV : un portrait" - Paul Del Perugia, Les amours de Louis XV" - Jean-François Solnon, "La Cour de France" - Jean Meyer, "Louis XV" - Simone Bertière, "Les amours de Louis XV" - Evelyne Lever, "Le crépuscule des rois" - Jean-Christian Petitfils, "Louis XV" - Jacqueline Suzanne, "Louise-Julie de Nesle" Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 07/10/20
« Il faudra que je te rase la tête », lui dis-je en jouant avec ses longs cheveux soyeux, alors qu’elle me pompait goulument. « Quelle drôle d’idée », répondit-elle, après un moment d’hésitation, interrompant ma fellation. Sans rien dire, je lui remettais mon sexe au fond de la gorge et une fois les couilles vidées, l’emmenais aussitôt à Chateau d’Eau, choisir une perruque. De retour à l’appartement, nous la sortons de sa boîte et la posons sur son support au milieu de la table du salon. Nous la regardions, tous les deux en silence. Elle dit soudain : « J’aimerais bien te sucer pendant que tu me couperas les cheveux ». Je trouvais l’idée excellente et lui dis d’aller mettre une de ses tenues de soumises. Elle partit en trottinant et revint affublée d’un harnais de cuir noir, qui séparait bien ses seins, avec un collier à clous et un string assortis, des cuissardes noires vernies gainaient ses jambes jusqu’au dessus du genou. Elle avait pris un air triste et résigné à l’idée de perdre sa belle chevelure, pour mon plaisir ! Offrande inestimable ! Je me levais et allais chercher la tondeuse dans la salle de bain. Je retirais le sabot pour une coupe au plus court et retournais au salon. Elle était affalée dans le canapé, les jambes en l’air, impudique comme à son habitude. Elle se redressa à mon approche et me laissa la place. J’enlevais mon pantalon, m’assis pour qu’elle vienne se nicher entre mes jambes, la tête reposant sur mon bas-ventre, sa place préférée, je crois. Elle ne tardat pas à entamer une lente fellation. Je poussais le bouton, et le vrombissement de la tondeuse envahit la pièce. A ce bruit, elle devint plus câline, posant sa joue sur ma cuisse tout en gardant mon sexe en bouche, m’offrant ainsi sa tempe, les cheveux rejetés en arrière. Je plaquais la tondeuse contre cette tempe bien tentante et remontais sur le sommet du crâne. Une lourde mèche de cheveux noirs se détacha et tomba sur ma cuisse. Plus de retour en arrière possible maintenant, il fallait finir ! Je partais cette fois-ci du sommet du front et lui fit une large tonsure jusqu’au sommet du crâne. Elle était vraiment risible ainsi. Elle fermait les yeux, et, absorbée par ma queue, me laissait aller et venir dans sa chevelure à ma guise. De lourds paquets de cheveux tombaient à mes pieds. Elle enfouit alors son visage entre mes cuisse, mon gland enfourné jusqu’à la glotte, et m’offrit sa nuque que je m’empressais de dégarnir aussi. Elle s’essuyait le visage de temps en temps mais continuait de m’offrir toutes les facettes de son crâne jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien, qu’un fin duvet sombre. J’interrompais sa fellation pour la contempler ainsi, pitoyable et tondue. Je me finis à la main et lui balançais deux giclés de mon sperme, une dans l’oeil, l’autre dans le nez. Elle était tellement ridicule ainsi, que je la giflais. « Hé ben… t’es chouette comme ça ! Qu’est-ce que va dire ta mère ? », demandais-je. « Que t’es un salo !. » répondit-elle, l’effrontée. « Elle le sait déjà, je te rappelles que c’est grâce à elle que je t’ai rencontrée. » « Je sais bien qu’elle te suce encore, dès que vous pouvez vous retrouver seuls. » « Tu n’es qu’une sale gamine qui se mêle de ce qui ne la regarde pas ! Nettoie-moi tout ça en désignant ce qui restait de sa belle chevelure. Après, tu iras au coin ! » Elle revint avec un balai et une pelle et ramassa tout avec soin. Je retournais à la salle de bain ranger la tondeuse et prendre quelques ustensiles. Quand je revenais, elle était au coin, face contre le mur, prête à recevoir sa leçon...
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Par : le 05/10/20
Vous appelez cela cirer ? Il me regardait fixement en me serrant la gorge. Il plaçait sous mon nez ses bottes d’équitation. - Alors ? j’attends vos explications ? - Je.. commençai-je hésitante, je n’ai pas eu le temps de les cirer, Monsieur. - C’est bien ce que je constate. Vous savez j’aime que lorsque je vous donne un ordre et que vous vous engagiez à le faire, que ce soit exécutez. - Oui.. Monsieur. - Donc, vous savez ce que vous me contraignez à faire ? je crains que vous manquiez de discipline. Nous allons remédier à cela. Devant moi il mis alors ses bottes. - Vous allez les nettoyez maintenant. J’allais chercher avec hâte le nécessaire pour cirer ses bottes. Il s’installa dans son fauteuil chesterfield fétiche. Il tenait dans sa main la cravache. Je savais que j’allais être punie. J’avais fauté. Après tout, j’avais fait exprès. Ma journée avait été pleine de tensions, j’avais besoin de lâcher prise. Je m’assis devant lui sur mes genoux, la boite de cirage juste à coté. Je commençais ma tâche. Il ne me regardait pas puis quand je jetais un regard furtif, je sentais son intransigeance. Son regard était froid, possessif. Je savais qu’il ne me laisserait rien passer. - Appliquez-vous mieux que cela, je vous prie. - Oui.. Monsieur. - Frottez bien, mieux que cela ! Soudainement il releva mon visage avec le bout de la cravache sur le menton. - Vous savez que je vais vous punir. Je le regardais avec une certaine gravité. Je hochais la tête pour lui dire que je comprenais. - Allez continuez de frotter ! plus fort ! allez. Je m’attelais à ma tache pour faire briller ses bottes. - Remontez moi votre robe sur votre cul, écartez moi donc ces jambes. Avec sa cravache, il savait me faire exécuter ses ordres. Son autorité était naturelle. - Parfait, je vois que vous n’avez pas de culotte. Maintenant mettez votre chatte sur ma botte que vous venez de nettoyez et faite la luire de votre mouille de petite chienne. J’obéissais. - Allez encore ! Voilà c’est bien. Je baissais la tête. Je savais qu’il ne ratait pas une miette de me voir en train de me masturber sur sa chaussure. - Je vais vous enseigner de rester à votre place. Je continuais encore à me déhancher d’avant en arrière sur sa botte, quand il m’ordonna de me reculer. Il leva sa botte et la regarder. - Humm voilà c’est presque parfait. Maintenant lécher. Je m’abaissais lentement. Il se releva tout en restant assis pour s’avancer vers moi. - Suffit maintenant vos petites provocations. Il indiqua de son doigt sa botte. Il me gifla sans trop de force. Il n’aimait pas me faire plier par la force. Bien au contraire. Et c’est ça que j’aimais chez lui. Ce respect que nous avions l’un pour l’autre. Certain ou certaines pourraient juger cela irrespectueux, mais au fond pourquoi est ce que je ressens ce désir en moi ? faut il en chercher des causes alors que nous sommes en train de nous satisfaire l’un de l’autre. Je baissais alors le regard et j’avançais ainsi vers le bout de sa botte. Je sortais ma langue et je commençais à lécher avec une certaine délectation comme si je léchais une sucette. Au bout de quelques instants, après s’être délecter de ce spectacle, il m’ordonna de me releva. - Venez ici. J’étais alors sur mes genoux, mon ventre se mit contre sa cuisse ferme et réconfortante. Je sentais sa chaleur comme une étreinte. Il me fit poser mes coudes sur la table basse en bois. Il releva davantage ma robe légère que je portais. Elle était noire et blanche, avec un col qui se fermait de manière assez stricte. J’étais parfaitement dans le jeu de rôle que nous jouions.. Il commença alors sa fessée. Je sentais sa main forte s’abattre sur mes fesses. Il me parlait. - Alors pensez vous mériter que je vous punisse. - Oui.. Monsieur. - Savez vous que c’est pour votre bien. Je veux que vous gardiez cela à votre esprit. Vous devez chaque jour vous améliorez dans votre tache. Ses fessées se faisait de plus en plus forte. J’avais de plus en plus chaud. Je gémissais. Il ne s’arrêtait pas. Je gémissais, quand il fessa encore de plus belle. - Vous pouvez gémir autant que vous voulez. Vous n’avez que ce que vous méritez. Je contractai mes fesses comme pour atténuer la douleur. Je devinais qu’elles étaient rouges, bien rouge. Marquées en signe de punition pour mes manquements. Chaque coup de sa main était déterminé et ferme. J’entendais chaque claquement résonner. - Je n’accepterai plus que vous preniez vos libertés sans demander permission. - Aller mettez vos mains au sol et posez votre tête dessus. - Bien. Quelle belle posture. - Maintenant écartez vos jambes. - Parfait ! Il caressa alors mes fesses puis les malaxa fortement. Puis il repris de plus belle la belle fessée que je méritais. - Je crois que chaque jour je devrais vous fesser, pour que vous rougissiez de honte d’avoir été vilaine. Encore une fois chacun de ses coup de main étaient déterminés. Intérieurement je me demandais comment il faisait pour ne pas avoir la main qui le démangeait à force de me fesser. Quand il s’arrêta, il se replongea sur son fauteuil et déposa sa botte sur mon dos. - Voulez vous que je vous laisse encore une dernière chance ? de bien faire ce que je vous demande ? ou dois je bien vous faire comprendre que je serai de plus en plus intransigeant ? - Alors ? que dois-je faire de vous ? Je savais que je devais me taire, ne pas répondre. Je sentis alors la cravache s’abattre sur mes fesses bien rouges tandis qu’il gardait sa botte sur le haut de mes fesses. Puis, quand il s’arrêta, il garda le silence quelques secondes. Il ôta sa jambe puis m’ordonna de me redresser face à lui. Il dégraffa alors le haut de ma robe afin de me libérer de mon carcan. Je ne portais pas de soutien gorge. Je savais qu’il aimait voir mes seins pointés à travers le tissu. Et j’assumais cette féminité. La liberté de ne pas en porter. - Voilà qui est mieux. Hummm… alors ? Je relevais mes yeux pour le regarder. Il posa sa main sur ma joue comme pour me réconforter. Mais cela ne fût que d’une courte durer quand il me gifla. Je savais qu’il était sensible à mon regard. Je voulais en jouer pour atténuer la punition que je méritais. Mais quand il était dans son rôle, il ne faisait preuve d’aucune clémence à mon égard. - Allez redressez votre dos Tenez vous droite. Vos seins doivent être présentables. Presque froidement, il les admira, les sous-pesa comme pour s’assurer qu’ils tiennent bien. Puis pour être certaine que je sois présentable, comme il le disait, il posa la cravache contre ses cuisses, puis saisit mes tétons et les tira vers lui. Je commençais à râler. Il me gifla une autre fois. - Tournez vous d’un quart de tour sur votre gauche. - Baissez donc votre tête ! arrêter votre arrogance je vous prie. Je m’exécutai, j’avais juste envie d’obéir, de ne plus penser à rien. J’avoue toute son attention. Il avait j’imagine aussi passer une rude journée. J’étais toujours admirative de sa détermination à tenir ce rôle tout en gardant sa maîtrise. Je ne savais pas s’il y avait un meilleur rôle à tenir le sien ou le mien. Dans mon cas c’est de lui offrir ma soumission, ma dévotion et toute ma confiance pour qu’il profite de moi, de l’autre, lui devait s’assurer de ma parfaite sécurité, de mes limites, de comprendre chacune de mes réactions et d’avoir cette inventivité et ce contrôle de soi. Il repris sa cravache pour me caresser alors les seins avec. Il la passa sur ma bouche, ma gorge. Je fermais les yeux, comme pour ne pas voir ce qui allait suivre. - Ouvrez vos yeux ! Dès que je les ouvris, je sentis la cravache frapper en premier mon sein droit puis gauche. Puis de sa main, il venait me cajoler avec une telle douceur. Cela ne durait que quelques secondes avant de reprendre son envie de me punir et de s’attarder à nouveau sur mes fesses. - Taisez vous je ne veux rien entendre, sinon je serai contraint de vous bâillonner. Il semblerait que ce ne soit pas suffisant. Il plaça alors la cravache dans ma bouche. Et j’entendais à nouveau le claquement de ses mains sur mon fessier bien douloureux. - Allez à quatre pattes, petite effrontée. A peine mise à quatre pattes, ses coups de cravache étaient précis. - Je vous ai donné un travail à faire et vous ne l’avez pas fait. Vous êtes ingrate. Je m’occupe de vous et au lieu de me rendre fière, vous m’obligez à vous corriger. - Vous voulez me tenir tête, vous allez voir comment je punis les vilaines filles comme vous. - Ne bougez pas ! je n’en ai pas terminé avec vous. Je gémissais encore et encore. Il soupirait comme s’il était exaspéré. - A genoux, le ventre contre vos genoux, mettez vous en boule. J’ai envie de voir quel repose pied vous faites. J’avais ma tête sur mes mains. Il me parlait de ce qu’il pouvait faire pour m’éduquer. - Je vais vous donner une belle correction pour vous faire mieux progresser rapidement. - Vous êtes bien confortable quand vous êtes à votre place, à mes pieds. Avec la cravache, il tapa sur le sol pour me montrer comment je devais me mettre. Je me relevais pour faire demi tour, - restez à quatre pattes, tête au sol. - Jambes écartées ! Allez plus vite. - Votre cul est bien rouge, comme le rouge de la honte dont vous devriez être couverte. Je sentais alors sa main douce me caressa doucement le sexe. J’étais toute trempée. Il me rendait complètement folle. J’aimais sentir ses caresses. Elles étaient un peu comme cette atmosphère après un orage, le relâchement de tensions, une plénitude. Il s’amusa à écarter mes jambes puis à insérer un doigt dans ma petite chatte. Je commençais à gémir. - Non vous ne le méritez pas. Il saisit sa cravache et s’affaira à continuer ma punition. Quelques coups s’abattaient sur ma petite chatte, sans y mettre trop de force. Cela me faisait sursauter. Il savait doser pour me donner cette douleur qui me procurait ce plaisir. - Maintenant redressez- vous , mettez -vous ici. - Allez sur les genoux, bien droite. - Mains dans le dos. - Plus vite j’ai dit ! - Baissez votre tête ! Il marqua une pause un bref instant et cravacha mes seins par des coups bien fermes et précis. Je gémissais encore voulant me défaire de cette position inconfortable. Quand il reposa sa cravache il posa à nouveau sa main sur ma joue. Je m’aventurai à le regarder, quand il me gifla. - Embrassez ma main. J’embrassais alors sa main comme l’adolescente qui avait été prise en faute et qui demandait pardon. - Pensez vous que je dois reprendre cette leçon combien de fois ? - Combien de fois faut il pour que vous compreniez ? - Maintenant vous allez aller dans votre chambre, je ne veux plus vous voir. Je me relevais pour aller dans ma chambre. Je regardais alors dans le miroir les marques de ma punition. Mes fesses étaient d’un rouge vif, parfois bleutées par endroit. J’avais quelques boursouflures. Certains ou certaines penseront que j’aime me faire battre, mais il n’en ai rien. C’est un contrôle de soi qui amène à libérer un plaisir. Il y a toujours un dosage aux coups et à la douleur. Ce qui est important c’est notre état d’esprit. Il y aura des personnes qui aiment être énormément marqués, allant à des pratiques qui ne sont pas les miennes. Certaines peuvent être selon moi des déviances. En tout cas chaque chose qui sont faites dans ce genre de relation sont voulus. La communication, le respect et parler de ce qu’on veut et ne veut pas dès le départ sont très importants. Ainsi, un homme à qui j’offre ma soumission ne fera jamais ce que je ne veux pas. Et si cela ne correspond en rien à mes envies, la confiance sera rompue, tout comme la relation. Un homme réellement dominant le sait. Et c’est ce qui en fait la différence avec un dominateur qui prend son plaisir en se fichant de sa partenaire. Je n’osais pas sortir de la chambre, comme une vilaine fille qui n’a que ce qu’elle mérite. J’allais alors prendre une bonne douche pour ensuite me poser en attendant qu’il vienne. Cette douche me fit le plus grand bien, elle me cajola. Quand je sortis de la douche il était là. A la main, une cagoule. Je devinais alors qu’il n’en avait pas fini avec moi. Il me saisit alors par les cheveux et me jeta sur le lit. Il me redressa en me tenant par les cheveux puis saisit avec brutalité mes mains. Il s’empressa de me mettre des liens et de les attacher dans mon dos. Fermement. Bien fermement. Puis il me mit cette cagoule sur la tête avec un trou au niveau de ma bouche. Puis pour parfaire le tout, mis mon collier. Je savais que je serais sa chienne ce soir. Je me sentais complètement désorientée et plus aucun repère. Il me jeta ensuite sur le lit puis s’allongea sur moi. Je tentais de bouger pour me défaire. Il dit à mon oreille : - Ta punition est loin d’être finie. - Ouvre ta bouche. Il y insérera un écarteur. Il voulait que je reste bien ouverte pour être sa disposition. Ainsi offerte à ses plaisirs. Je me retrouvais dans la position où j’étais à genoux, le ventre replié vers mes cuisses. IL ne disait aucun mot. - Prête ma petite chienne ? Il pénétra alors bien profondément ma chatte. Je ne pouvais dire mot. Ma bouche était grande ouverte. J’émettais juste le son de cette petite chienne qui allait être saillie. Il saisit alors le haut de la cagoule en empoignant également les cheveux. Il me redressait. Cela me cambrait un peu. Je ne pouvais davantage avec mes problèmes. Mais je savais qu’il voulait me baiser avec frénésie, sans aucun ménagement. - Regarde toi petite chienne. Tu n’attendais que cela avoue le ! Je sentais son souffle quand il me prenait, chaque coup où ses couilles s’abattaient contre moi. Quand il décidait de se stopper il prenait alors possession de ma bouche. J’étais son objet à disposition. Il pouvait alors faire de moi ce qu’il voulait. Il avait le choix de me prendre par le trou qu’il désirait, la chatte, le cul ou alors ma bouche. Avec l’écarteur, il ne se gênait pas pour me la mettre bien au fond de la gorge, à m’étouffer. J’étais sa salope. Il maintenait toujours ma tête par le haut de ma cagoule tout en me baisant la bouffe. Je ne pouvais dire aucun mot, juste quelques sons. Il me baisait si fortement. Il me rejeta sur le lit comme une marionnette et vint cette fois prendre l’assaut à nouveau de ma chatte. Il me mit alors sur mon flanc et remonta mes jambes sur le coté. Il tenait encore ma tête comme pour montrer que j’étais qu’un objet pour le satisfaire. - Regarde quelle bonne petite salope tu es. - T’es qu’une putain et tu dois m’honorer avec tous tes petits trous. - Regarde combien je te bourre ta petite chatte. Il rejeta ma tête violemment pour se saisir de mon sein gauche. Il le malaxait bien fermement tout en me baisant. Puis parfois il s’agrippait à mes hanches puis revenait me gifler les seins. Une fois il me disait qu’il m’aimait me punir d’être aussi belle. Il les tenait bien fermement et me pilonnait encore et encore. - Je sais que tu aimes être ma putain. Regarde toi. Tu es si belle. Puis il stoppa et me claqua les fesses. Il me laissa ainsi sur le lit. Je perdais la notion du temps. Je ne sais pas au bout de combien de temps il était revenu. IL m’agrippa par les chevilles pour me tirer au bord du lit. J’avais les pieds au sol. Avec son pieds il me fit écarter les jambes. C’est là que je sentis la froideur du métal sur mon petit trou. Il le passa sur ma petite chatte. - Oh comme t’es humide, prête comme toujours à ce que je t’utilises. Soudain, je sentis une boule de métal dans ma bouche. - Regarde ce que je vais mettre dans ton cul de pute. - J’aime quand tu ne peux rien dire, juste subir. Quand il le sortit de ma bouche, il s’assit à califourchon sur mon dos. Il écarta bien mes fesses de ses mains… Je sentais qu’il forçait le passage de la boule pour qu’elle soit aspirée. Doucement il cédait à cette pression pour qu’elle disparaisse. Il tira ensuite dessus… - Voilà, tu vas pouvoir être bien tenue. Droite. Il se dégagea puis accrocha le crochet anal à mes mains liées dans mon dos. Il s’était arrangé pour que je ne puisse plus bouger. Puis pour être certain que je sois bien maintenue, il encorda mes mains à mon collier. IL tira ensuite sur la corde. Cela me faisait me redresser, et je sentais la pression du crochet dans mon petit cul. Je sentais qu’il s’était levé. Puis il écarta mon cul, j’imagine pour admirer son œuvre. - Comme tu es belle, exposée ainsi. Il tapotait légèrement ma fesse gauche. - T’inquiète pas je vais encore te baiser petite chienne. Puis il me laissa là. Cette position était un peu inconfortable. Je tentais de me défaire mais rien à faire. Il m’avait attaché bien solidement. Puis il me donna une fessée pour me stopper dans mon élan. Il écarta encore mes fesses. - Je vois que cette situation te plait, tu dégoulines Il passa avec son sexe sur ma chatte pour le lubrifier. - Voilà petite salope. Tu as ce que tu mérites. Je sentais son membre glisser bien au fond de mon con. Je sentais son pouvoir sur moi. Quand il pris la corde qui me tenait mes mains à mon collier, cela me fit me redresser. Il voulait jouer de la contrainte. Le nœud qu’il avait fait m’étranglait un peu. Parfois il relâcha la pression pour me permettre de reprendre mon souffle. - T’es qu’une salope bonne à baiser. Je sentais son hardeur à me prendre sauvagement, fermement et bien profondément. Je ne pouvais émettre trop de son. Il me malmenait ce soir. Il tira à nouveau sur ma cagoule. Je gémissais, encore et encore. Il ne cédait rien. Il avait poser ses mains sur les miennes. Je sentais sa chaleur pendant qu’il me besognait. Puis il s’arrêta et me délaissa à nouveau. Quand il revint, il retira alors mon crochet. Il enleva mon écarteur bucal. Je n’offrais plus aucune résistance. J’étais à ses ordres ou étais ce lui qui était au mien. - Demande moi de t’enculer. - Je.. Je reprenais mon souffle, et je desserrai ma mâchoire, qui était restée ouverte si longtemps. - Alors ? - Monsieur, je vous en prie, enculez moi. - Croyez vous que vous méritez que je vous honore de mon membre alors que vous avez été si vilaine ? - Je vous en prie.. Monsieur. Il malaxa bien mes petites fesses, puis introduit son pouce dans mon fion. - Hum, comme il est bien ouvert… Je me dandinais. - Je vous en supplie, monsieur, enculez moi. Il retira son pouce et posa son membre à l’orée de mon auréole S’il vous plait Monsieur… - Non, tu ne le mérites pas. Il me retourna alors brutalement sur le dos, me retourna la tête pour la mettre au bord. Et il me baisa la bouche. J’étais endolori. Il me tenait la gorge pour qu’elle soit bien au fond. J’étais presque sur le point de vomir tellement il voulait me punir, me faire taire. Il éjacula sur mes seins. - Alors? Il me donna un claque sur la joue.. - Remercie moi! - Je vous remercie.. Monsieur? Tu me remercies de quoi? - Je vous remercie de m'honorer comme vous le faîtes. - Continue? - Je vous remercie de m'avoir punie. Il caressa alors ma joue et me laissa ainsi attachée et souillée.
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