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Mille fois plus audacieuse et entreprenante que moi, Florence devait détenir cette vérité que je n'avais pas su extraire de mon existence routinière, il me fallait découvrir, en répondant à ses conseils qui, il faut l'admettre prenaient avec le temps et sa force de persuasion la forme d'une exhortation, comment m'y conformer, et justifier ainsi ce désir de la prier de me dire en quoi cette vérité consistait. Il faut avouer que je n'allais pas être déçue, tant notre conversation devait bouleverser mon existence, et mon goût pour l'originalité dans les plaisirs érotiques que je cherchais à pimenter. Un inconnu allait bientôt consciencieusement remplir son devoir de galanterie. Et ce n'est pas peu de chose. Moi qui eu dans le passé péché par tant d'omission. Béate et fondante, je ne ménageais pas les exercices de style, je me voulais partout à la fois. Sans le quitter des yeux, je m'apprêtais à l'embrasser lentement avec application, sans émotion. Je le sentirai alors grossir lentement dans ma bouche, ses yeux devenant troubles. Qui domine l'autre dans ce cas-là ? Il dut convenir que le caractère dont je faisais preuve ne lui déplaisait pas. À la fois sensuelle et totalement soumise, je gagnais ainsi son amour. Dormir dans son lit me semblait, pour des raisons inexplicables, un engagement profond. Je me glissai le plus discrètement possible sous la couette, en scrutant le visage de Xavier, bien résolue à ne pas le réveiller. Il ne bougeait pas. J'éteignis la lampe de chevet, me retournant sur le flanc. Il ne bougeait toujours pas. Mais juste au moment où mon esprit commençait à s'apaiser, où mes membres se détendaient entre les draps frais, je sentis ses jambes se coller aux miennes. Son corps bien vivant. Xavier m'enlaça et écrasa son pelvis contre mes reins. Je demeurai sans réagir, en priant pour qu'il se rendorme, en me détestant de le souhaiter. Mais hélas, il se rapprocha et m'embrassa dans le cou. Je fus parcourue d'un frisson, que Xavier interpréta comme un signe de plaisir. Il effleura ma peau hérissée par la chair de poule, ce qu'il prit pour un symptôme prometteur et une invitation. Au tout début de notre relation, je pensais qu'il était l'homme qui embrassait le mieux de la terre. Je me souvenais encore de notre premier baiser, un instant de pure transcendance. Au terme d'une soirée agréable passée au restaurant et après un dernier verre dans un bar de nuit, il m'avait attirée contre lui pour le plus incroyablement doux baiser que je n'avais jamais reçu, une caresse subtile des lèvres et de la langue, avec une juste combinaison de passion et de sensualité. De toute évidence, Xavier avait eu tout le loisir de peaufiner sa technique, puisqu'il était un des hommes les plus connus et les plus sollicités que j'avais jamais rencontrés. Pourtant, depuis quelques mois, j'avais l'impression d'embrasser un inconnu, et cela n'avait rien d'un fantasme excitant. Cette bouche que je trouvais autrefois douce et sensuelle me semblait de plus en plus froide, humide et d'un contact déplaisant. C'est avec trop de voracité que sa langue cherchait la mienne désormais, que ses lèvres étaient engourdies ou trop charnues. Chaque caresse me faisait l'effet d'un viol. Autrefois, pourtant, le sexe avec lui avait été fantastique. Aujourd'hui, sans me l'admettre, j'avais un grand besoin de nouveauté.
Bien des nuances m'échappaient encore, mais surexcitée par la perspective de me perdre, j'avais décidé de m'offrir tous les plaisirs, et surtout les plus inavouables, dont mon mari me privait, et somme toute, Florence m'avait certifié, avec force de détails égrillards, que l'inconnu se taillait toujours un grand succès d'estime et qui dépassait admirablement ceux que ses amantes les plus insatiables escomptaient. Je m'étais laissé raconter avec piquant de l'effet que produisait l'avantage dont la nature l'avait généreusement doté avec cette autorité anatomique qui lui gagnait bien des cœurs. Si tous les chemins mènent à Rome, pourquoi ne pas emprunter ce chemin de traverse dissolu. Pourquoi me blâmer de tenter de remédier à mes frustations sexuelles alors que ces privations me tourmentaient au plus profond de moi. J'entrouvrirai la bouche pour le recevoir, je le sucerai, il s'enfoncerait dans ma gorge, il éjaculerait et j'avalerai sa semence. On garde toujours dans la bouche un souvenir, amer-sucré, ça ressemble à des larmes, le goût change tout le temps, ça pique un peu, c'est la magie du sperme. J'étais occupée par des questionnements qui indirectement, me persuadaient qu'il y avait lieu de me demander si j'étais éprise de lui, ou non. À force d'examiner cette hypothèse, l'éventualité de ma passion pour cet homme devenait pour moi une réalité, mieux, une évidence ! Quand Xavier était moins disponible, plus assidu aux jeux de la séduction, moins collant, moins impatient de se caser avec une fille plus sérieuse que toutes celles, frivoles et inconstantes, qu'il avait fréquentées entre vingt et trente ans. Une époque qui semblait se perdre dans la nuit des temps. L'offensive me prit au dépourvu. Soudain, avant que j'ai pu comprendre ce qui se passait, il avait baissé mon shorty jusqu'aux genoux et s'était collé contre moi. Je voyais ses bras puissamment musclés saillir sous son menton et les appuyer sur ma gorge. Je lui demandé avec véhémence de desserrer son étreinte, par chance l'obscurité m'empêchait de voir son visage. Je finis par m'endormir peu avant six heures. Mais ce n'est que plusieurs heures plus tard, en pleine réunion, tandis que la fatigue m'embrumait l'esprit et rendait mon élocution laborieuse, que je me souvins de ma dernière pensée avant que le sommeil ne me happe. Je repensais à cette soirée au cours de laquelle mes amies s'étaient mises au défi de réformer leur vie. Florence allait élargir son champ d'expériences en collectionnant les aventures. Anne était résolue à s'essayer aux joies de la monogamie. Dix jours avaient passé, et je n'avais toujours pas trouvé comment m'associer à ce projet. Jusqu'à cet instant. Ne serait-ce pas opportun d'annoncer que j'allais mettre un terme à cette relation sentimentale insatisfaisante. Même si j'étais terrifiée à l'idée de me retrouver seule. Je m'efforçai de penser à autre chose, à mon prochain voyage. J'assistai à un cocktail pour un prix littéraire organisé par une prestigieuse maison d'édition parisienne. Si mes collègues ne se décidaient pas à remballer leur insupportable verbiage dans les dix minutes, je serai en retard pour un dîner. J'allais discrètement m'éclipser quand le visage radieux de Claire apparut. Elle était réellement lumineuse ce soir dans sa robe noire courte et moulante, glamour et sexy, avec une pointe d'élégance empruntée à Jackie Kennedy, un collier de perles ras du cou. Sa présence qui ne passait pas inaperçue me sauvait avec bonheur d'un ennui profond. "- Bonjour, Claire, tu vas bien ? Tu es vraiment lumineuse. Il faudra que tu me donnes ton truc." Elle me regarda avec un regard encore tout chaviré de sa rencontre avec lui, mais cela je l'ignorais. Les meilleures amies au monde oublient parfois de se faire des confidences.
On plaisantait beaucoup la manière dont Florence conduisait sa vie, on en faisait même des gorges chaudes. Je ne disais pas qu'elle était volage, il était indéniable qu'elle avait de l'affection pour son mari, à en croire les bonnes langues qui, si vous le pensez, vont leur train. " - J'ai une recette incroyable, que nous nous passons d'amies en amies, je t'en parlerai quand tu voudras". Notre conversation dériva sur notre domaine d'activité et la soirée fut un moment très agréable. Trois jours plus tard, au cours d'une réunion plus qu'ennuyeuse, le visage de Claire réapparut dans mes pensées vagabondes. Avec le recul, elle m'apparut encore plus resplendissante que jamais. Dès qu'un moment libre se présenta, je décidai de l'appeler. J'aurais dû en rester là. J'aurais pu. Cernée, je me voyais à présent traquée par d'inévitables sentiments, fatals et mordants, qui me conduisaient à rechercher d'opportunes occasions d'avoir sans cesse de nouvelles aventures amoureuses. Après le bonjour rituel, j'osai aborder le sujet directement, mourant d'envie de connaître son truc. " - Écoute, mon secret, c'est un homme, mais pas n'importe quel homme. Je ne le connais pas, il vient chez moi une fois par semaine. Je l'attends, les yeux bandés. Il a les clés et dès qu'il arrive, il mène le jeu. Il m'a fait découvrir un plaisir inouï, basé que sur le sexe. Il n'y a pas de sentiment, pas de partage. Il ne parle pas. Ses mains, son corps, son pénis: il met tout en œuvre pour que je jouisse. Un homme que pour l'orgasme."- Tu te laisses baiser par un homme que tu ne connais même pas, mais tu es complètement folle." "- Au début, j'étais comme toi. Plutôt prudente et méfiante. Mais l'idée a fait son chemin, et j'ai franchi le pas. J'ai donné mes clés. Le jour X est arrivé. J'éprouvais de l'appréhension. Je ne te parlerai pas de la suite, mais tout ce que je peux te dire, c'est qu'aujourd'hui, je ne peux plus m'en passer. Si tu veux profiter de ses visites, c'est simple, tu m'envoies un trousseau de clés avec une étiquette où tu précises ton adresse, ton téléphone, et quel jour de la semaine tu veux baiser avec lui."
Je suis restée des heures à regarder les ombres courir sur la moquette amande, anéantie de bonheur, épouvantée aussi, je n'ai jamais eu de patience. Déconcertée, je demeurai un long instant interdite, incapable de réfléchir et de peser le pour et le contre. Je reposai le combiné, troublée. Ouvrir ses cuisses, se laisser pénétrer par le sexe d'un homme que je verrai jamais: incroyable. Moi si classique, si traditionnelle, j'ai un amant certes créatif mais dont je connais toutes les fantaisies. Baiser avec lui est un havre de bien-être, de complicité. Nos sexes se connaissent et se reconnaissent. Un passage aux toilettes me fit découvrir l'effet de cette conversation. Un jus clair, tiède s'écoulait de ma vulve, déjà en éveil à l'idée d'une telle rencontre. Je ne pus m'empêcher de me caresser pour apaiser d'un plaisir au singulier son attente. Me faire pénétrer par un homme que je ne connaîtrai jamais; le désir était né. Dès le soir, dans les bras de mon amant, je lui ai demandé de me bander les yeux; j'ai pensé à lui, lui que j'attends déjà. Tout mon corps, mon esprit se sont centrés sur son sexe, un membre superbe, tendu, turgescent, allant et venant. Le plaisir a envahi tout mon être. J'ai hurlé comme sous ses coups, j'ai joui avec une telle intensité jusqu'alors jamais ressentie. Le lendemain, l'envie était toujours là, pensée permanente trottant dans mon esprit. Toute la journée, j'ai essayé en vain de chasser ses fantasmes. Mais tous mes sens s'opposaient vivement. Je flottais un peu,en guettant le signe qui me libérerait. J'aurais pu. J'aurais dû. J'étouffais de rage d'être coincée dans un naturel aussi peu enclin à la satisfaction, de me voir soumise à un tempérament de forcenée qui me portait toujours en avant plutôt que de jouir des féeries de l'instant. L'idée semée au cours de la soirée avait grandi et se défendait vigoureusement. Trois, quatre jours passèrent ainsi. Je restai dans une dualité qui ne m'apportait aucun répit. Un désir de plus en plus fort s'imposait au fil des jours, qui profitait à mon fiancé tout surpris de retrouver une dynamique dans notre couple. Xavier me demanda alors une explication, je lui répondis que je venais de remporter un très important contrat face à une agence concurrente. En réalité, je ne me sentais pas bien; j'avais rompu l'équilibre que j'avais si soigneusement réussi à construire. Le sixième jour, n'y tenant plus, je courus faire un double de mon trousseau de clé. Je mis le trousseau dans une enveloppe et l'envoyai à Juliette. Un frisson incroyable me parcourut quand je la glissai dans la fente de la boîte aux lettres, un avant-goût du plaisir animal qui prit place désormais dans ma vie. Je décidai le jour même de ne plus porter de sous-vêtements sous mes robes, délaissant ma lingerie La Perla. Ce soir-là, je fis l'amour avec un lâcher-prise qui laissa mon partenaire de jeu épuisé mais émerveillé. J'avais consenti à accepter l'un de ses plus grands fantasmes, un triolisme érotique avec une très jeune fille désirable et infatigable. Le premier jeudi arriva. Il fut au-delà de mes attentes; un moment rare. Depuis, ma vie a changé de couleurs: hier dans les couleurs pastel, aujourd'hui, jaune, rouge, verte: elle brille aux éclats comme un arc en ciel après la pluie. Je l'attends. Dès que je suis rentrée du bureau, j'ai pris une douche pour me détendre et chasser toute pensée professionnelle. Je me suis massée afin d'assouplir mon corps, le rendre plus animal, plus félin. Je l'ai parfumé très délicatement, nappant mon intimité d'un voile odorant. Depuis que je le connais, j'ai rasé le duvet de mon pubis pour qu'il soit encore plus doux. Je suis là allongée sur le lit, mes sens en alerte. Le plaisir est là qui tient en éveil mon bas-ventre; les pointes de mes seins dardent dans l'attente de ses morsures. Mes yeux masqués ne voient plus le soleil ambiant. Soudain, j'entends la clé dans la serrure, qui la pénètre aussi efficacement que son sexe en érection pénètre le mien. Il se déshabille sur le chemin qui mène à ma chambre, lançant ses chaussures sur son passage. Le frottement de sa chemise et de son jean sur sa peau est la plus douce musique, prélude à notre étreinte, alors cette mélodie des sens excite ma convoitise.
Sous son pantalon, je le devinais déjà dur. Me faudrait-il me servir à la fois de mes mains et de ma bouche ? J'apprendrai à connaître sa forme et son goût que j'imaginais épicé et viril. Je serai récompensée par quelques gouttes addictives de liquide salé. Je me suis glissée contre lui, féline et silencieuse, j'ai trouvé son sexe et je l'ai serré fort, le pauvre, tout endormi. C'était de l'amour avec un grand A. L'amour, je croyais savoir déjà ce que c'était, j'y avais même cru l'avoir déjà ressenti auparavant, et même plus d'une fois. Et pourtant, je ne lui avouais pas. Pour le reste, je suis incapable de savoir s'il porte un slip ou non. Il ne vient jamais directement dans le lit. Je sens son regard qui, centimètre après centimètre, prend possession de mon corps. Il ne me touche pas et pourtant déjà celui-ci se rend sous le coup de l'émotion. Qu'attend-il pour me prendre, je suis en manque de lui depuis une semaine. Il reste là à brûler ma peau. Je reste là à attendre, le sexe moite et impatient. Il se lève, rejoint le lit d'un pas tranquille et monte avec la souplesse d'un félin. Je ne peux toujours pas le toucher, car c'est lui qui mène le jeu. Il commence par mordiller les pointes de mes seins, en suçant les larges aréoles brunes, puis d'un coup me retourne exposant mes fesses à la lumière. Il attrape mes mains, et avec des menottes, me les attache dans le dos. Sa langue reprend sa promenade, découvre mollets, cuisses. Son trajet décrit des courbes ne pouvant me laisser prévoir aucune logique. Sa langue se glisse entre mes fesses, force mon intimité, ôtant lentement avec une délicatesse infinie le bijou anal lui interdisant l'accès à ma voie la plus étroite. Je dilate et je cambre pour mieux l'accompagner. Il la déflore avec un doigt, l'éveille d'un va-et-vient progressif, un deuxième, puis un troisième viennent rejoindre le premier. Je commence à partir, mes mains emprisonnées ne peuvent partir à sa découverte et me saisir de son sexe entre mes doigts. Il ose me prendre comme peu d'hommes ont osé. Il ne tient pas compte de mes cris, de mes suppliques: il fouille, prend, envahit, me fait mal, me libère pour mieux me reprendre. Quand il me sent au bord de l'extase, il me retourne. Sa langue reprend mon sexe, le suce avec avidité. Je hurle, j'aime sa douceur, sa force, sa violence, la chaleur de sa langue tonique. Je m'ouvre, impudique pour que ma chatte béante capte chacun de ses coups de langue, pour qu'il me pénètre au plus profond. J'ose lâcher tout l'animal qui est en moi, être pute, offerte, libre dans mon plaisir. À aucun moment, je ne me sens menacée ni jugée, je suis libre au pays d'Éros; une liberté qui me rend aussi dépendante de lui que d'une drogue. Je suis accro de sa peau, de sa bouche, de ses mains, de sa queue qui me délivre d'une attente d'être. Je le supplie de me pénétrer. Enfin, il répond à mon impatience et entreprend la découverte de mon sexe avec ses doigts. Quel plaisir de m'ouvrir, coulant sous le désir de ses caresses sur mon clitoris, mes petites et grandes lèvres. Mon corps se déchaîne; mes reins se cambrent pour mieux me livrer. Je brûle. Je perds toute pudeur. Mon vagin, mon anus, ma bouche, mes plis, ma chair veulent être pénétrés. Je le supplie. Esclave, je lâche prise. Son gland rosé, gonflé caresse le sillon de mes fesses. Il entre, je m'offre, je me laisse envahir, je suis pleine, je le guide, je rythme ses va-et-vient. Je suis lui, il est moi. J'aime d'être enfournée de sa queue si dure, campée, enfilée. Son plaisir est rapide, mais il se retient. Quand je le sens prêt, je l'appelle par mes parois et ma voix. Il crie, longtemps, au même rythme qu'il se vide en moi. Je happe ses jets, les suce, les conserve. Il s'effondre sur moi. Je suis dans l'entre-deux, espace intemporel, le voyage s'achève et la vie reprend. La trêve est terminée. Il me retire mes menottes. Il s'écarte de moi. Puis laisse ma peau abandonnée de son contact brusque et viril. Je suis transpercée par mon orgasme.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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L'effort qu'elle faisait pour se dépouiller en présence de la réalité crue de toutes les humeurs de son esprit était d'autant plus admirable que la jeune femme qui, avant de s'abandonner se faisait ignorante, oubliait tout par probité, car ce qu'on sait n'est pas à soi, avait justement une intelligence de son corps exceptionnellement développée, et le plaisir qu'elle prenait en secret à se voir haleter sous ses caresses et ses yeux se fermer, à plonger dans son ventre, à faire dresser la pointe de ses seins, ce plaisir était si certain et présent, qu'il lui rendait invariablement la consolation d'exister, bien qu'il fut dans le regard des autres. Allongée dans le lit, la jambe de Juliette pressée contre la sienne, Patricia respirait avec bonheur le doux parfum épicé de son amante. La chaleur qu'elle dégageait la rassurait autant qu'elle aiguisait ses sens. Cette nuit, elle ne dormirait pas seule. Et si d'aventure, il arrivait que Juliette l'embrasse encore, et apaise ses brûlures qu'elle avait fait naître sur tout son corps, elle se plierait avec joie à son bon plaisir. Ce furent les lacérations toutes fraîches, qui émurent son amante. Les longues jambes fuselées, le triangle inversé de la fine toison qui plongeait entre ses cuisses, le galbe des hanches d'une perfection appelant la caresse et là-haut au-dessus de la taille crémeuse, les seins ronds qui pointaient. Pourtant, elle comprit tout de suite, qu'elle ne se livrerait pas en totalité. Ce baiser manifestait la violence de son désir, l'accuité des sensations qu'elle éprouvait mais l'esprit de Juliette demeurerait à distance. Cela, alors qu'elle se donnait sans compter. Elle risquait de rompre le charme. Elle était si claire de cheveux que sa peau était plus foncée que ses cheveux, bise et beige comme du sable fin quand la marée vient juste de se retirer. Un peu de sueur brillait sous ses aisselles, qui étaient épilées et Patrica en sentit l'odeur âpre et fine, un peu végétale et se demanda comment une femme si belle pouvait parfois se montrer d'une si grande cruauté. Elle savait à qui elle appartenait mais se demandait où étaient sa bouche, ses seins et ses reins. Les exigences de Juliette, le plus difficile n'était pas de les accepter, le plus difficile était simplement de parler. Dans la moiteur de la nuit, elle avait les lèvres brûlantes et la bouche sèche, la salive lui manquait, une angoisse de peur et de désir lui serrait la gorge, et ses mains étaient froides. Si au moins, elle avait pu fermer les yeux. Mais non, elle veillait sur la lancinante douleur des traces. Mais quel délice, le fouet qui déchire la chair et compasse pour toujours, la marque qui ne s'effacera jamais, l'amour d'une maîtresse qui vous renverse sur un lit de fer, et qui sait s'approprier, sans commisération ce qu'elle aime. Et Patricia se disait que finalement elle n'avait aimé Juliette que pour apprendre l'amour et mieux savoir se donner, comblée et esclave avec cette orgueilleuse mélancolie qui avait sans le vouloir creusé les rides de son front.
La veille, elle avait accepté d'être fouettée jusqu'au sang. Elle se souvint seulement qu'elle ne lui avait jamais dit autre chose qu'elle l'aimait. Un ordre l'aurait fait se rebeller, mais cette fois-ci, ce qu'elle voulait d'elle n'était pas qu'elle obéît à un ordre, mais qu'elle vînt d'elle-même au-devant de ses désirs sadiques. Encore un instant, avait-elle dit. Patricia se raidit, mais en vain. Elle reçut quarante coups de fouet. Elle le subit jusqu'au bout, et Juliette lui sourit quand elle la remercia. Dans le lit, elle ne pouvait cesser de désirer refermer ses cuisses meutries. Juliette s'était révélée chaque nuit de leur vie languissante toujours plus fougueuse dans leurs ébats d'alcôve. Toutes les femmes amoureuses ont le même âge, toutes deviennent des adolescentes exclusives, tourmentées. Juliette n'échappait pas à la règle. Mais cela ne déplaisait pas à Patrica. Sa Maîtresse était intelligente et sentimentale, et elle pressentait en elle, un potentiel de soumission. Guidée par la confiance qu'elle lui portait, elle obtiendrait tout d'elle, la forcerait à concrétiser tout ce qu'elle désirerait, surtout ce qu'elle n'osait pas intimement s'avouer. Confiance aveugle indispensable pour Patricia alors qu'un bandeau de velours ou un masque de cuir recouvraient ses yeux, lors de séances de soumission, en des lieux et en présence d'inconnus. Les humiliations, les sévices sexuels l'épanouiraient. Mais en respectant sa dignité et sa sécurité. Tout être humain a ses limites, l'esclave a les siennes. N'avait-elle pas l'habitude d'espérer les obligations de ses plaisirs. Elle dut reconnaître en elle-même la raison de son trouble. La dépossession où elle était en réalité, d'elle-même, de sorte que l'idée du supplice lui était plaisante et qu'elle aurait trahi le monde entier pour y être livrée, et c'est en somme une façon comme une autre de résoudre le problème de son existence, qu'approcher suffisamment la douleur qui lui paraissait de loin si belle et mystérieuse, pour se rendre compte qu'elle était encore plus belle et mystérieuse, et qu'elle lui donnait un certain calme et un plaisir contraint pour passer la vie.
Elles étaient devant une lourde porte, cachant une antichambre étroite. Dans sa main, Juliette sentait les doigts anxieux de Patricia. Elle tremblait, non de froid, elle savait ce qui l'attendait de l'autre coté. Bientôt, elle connaitrait la révélation en pénétrant dans la cave. Un mélange de curiosité et d'angoisse l'envahit. L'inattendu est une arme de séduction. Le jeu des situations insolites l'excitait et le danger la grisait en la plongeant dans un état second où tout son être se sentait autoriser à se dédoubler, libérant ses pulsions refoulées. Elle portait une robe droite descendant sous le genou avec une fente arrière jusqu'aux reins, ressérée à la taille mais un peu lache à la poitrine. Dessous, seulement une paire de bas noire tenue par un porte-jarretelles. Dans une des poches de sa Maîtresse, la laisse métallique qui lui était destinée lestait sa veste. Patricia frottait nerveusement ses cuisses et ses genoux les uns contre les autres faisant crisser ses bas. Elle semblait adorer l'appréhension qui précèdait sa première mise à l'épreuve, excitée par la sensation d'être préparée ainsi à son sacrifice telle une vestale. Elle aurait seulement préréfé être présentée nue sous une longue cape. L’entrée passée, Juliette l'entraîna dans un petit salon dont l’un des murs était occupé par un grand miroir. Elle se glissa derrière elle, et souleva sa chevelure. Elle fit glisser la fermeture Éclair de sa robe de la nuque, jusqu’au bas de ses reins, dégageant ses épaules et sa poitrine. Son vêtement tomba à ses pieds. Elle ne portait plus que ses bas et une paire de talons hauts. Puis, elle dégraffa ses bas et les fit glisser le long de ses cuisses. Bientôt le porte-jarretelles rejoignit le reste de sa parure au sol. Juliette lui ôta ses chaussures. Elle était totalement nue. Juliette sortit de son sac un rosebud orné d'une couronne en rubis. Elle le prit dans ses doigts quelques instants pour le réchauffer. Patricia se pencha alors en avant en écartant ses fesses pour faciliter l'intromission. Il avait été décidé qu'elle serait privée de bâillon, pour l'entendre crier mais qu'en revanche un bandeau l'interdirait de voir ceux qui la fouetteraient ou ceux qui auraient envie de la posséder par tous les orifices naturels selon leur fantaisie. Sa Maîtresse lui enserra le cou d'un collier et lui passa à ses chevilles ainsi qu'à ses poignets des bracelets. Patricia se regarda furtivement dans le miroir avant que Juliette noue le bandeau sur son visage. Elle se trouva belle dans sa nudité. L'esclavage, c'est comme l'amour, le vertige en plus, de mille apparences parce que vous ne vous appartenez plus.
Pourtant que cette jeune femme apeurée et l'esclave entrant dans cette cave fussent une seule et même personne, c'était une certitude et qu'elle eût remonté le fil de ses souvenirs, sous le couvert d'une illusion, ce fut pour ressortir à l'air libre. Le temps de réprimer son angoisse, la porte s'ouvrit alors. Elles reconnûrent aussitôt Laurence. Sa mince silhouette était entierement vétue de noir, du col officier de son chemisier, jusqu’à ses bottes en cuir. Patricia lui tendit sans hésiter la dragonne de sa laisse. Elle s'en saisit de ses mains gantées de cuir. "- La nudité te va bien. Tu as un corps superbe, fait pour le sexe et pour le fouet". "- Merci Madame", répondit Patricia. Elle ouvrit les deux battants et la guida vers son sacrifice. Le lien pendait entre elles deux. Elle la tira, comme on mène un animal. Elle marchait derrière elle, les mains liées dans le dos, en se cambrant au maximum, projetant sa poitrine en faisant saillir ses reins. Attachée, mais libre, elle s'offrait. Au fond de la salle, éclairée par des projecteurs, l’attendait une croix de saint André. À coté d'elle se tenait une jeune fille brune aux cheveux très courts. "- Je m’appelle Anne." "- Et moi, Patricia", lui répondit-elle d’une voix respectueuse. "- Nous allons beaucoup te faire souffrir." "- Je sais que ma Maîtresse vous l’a demandé." "- Madame a décidé: nous irons au bout de ce qu’elle a choisi pour vous, mais vous connaissez le code du safeword. " "- Je le connais et je suis prête." Alors tout alla très vite dans l'obscurité. Anne lui entrava les chevilles et les poignets en fixant aux bracelets des cordes maintenus à la croix par des chaînes. Elle était écartelée, face à la salle plongée dans l'obscurité. Patricia savait que des yeux l'observaient, imaginant les tortures qu’ils aimeraient faire subir à sa fière poitrine, ou à son sexe ouvert. Mais seul, le regard de sa Maîtresse lui importait, en espèrant qu'elle la trouve digne de lui appartenir. Atteindrait-elle le niveau de perfection qui sublimerait leur relation périlleuse. Il était essentiel pour elle de se donner sans réserve, sans rien attendre en retour que de mériter le rang et le titre d'esclave choisie parmi toutes, pour ne susciter aucun reproche, ou plus simplement par orgueil ou par fierté. Donner cet immense bonheur à la femme qu'elle aimait était une préoccupation majeure, bien plus que la concrétisation de ses fantasmes masochistes. L'une comme l'autre ne devaient pas se décevoir mais en respectant les limites à ne pas franchir. Patricia a ses limites, l'esclave qu'elle allait devenir aurait les siennes. Juliette ne l'ignorait pas.
Sur une table basse, un martinet à longues lanières en cuir, un fouet dont la méche est tressé de deux cuirs différents, et une fine cravache. Anne prit le fouet, et lança son bras. La lanière s’enroula autour de sa taille et le serpent la mordit au centre de son ventre. Le coup fut doublé au même endroit par le martinet. Bientôt, ce fut le haut des cuisses qui attira l'attention. Jamais auparavant, ces parties de son corps n'avaient été touchées même par Juliette. Et quand les lanièress'attaquèrent à ses seins en lacérant leurs pointes, elle comprit alors qu'elle serait intégralement fouettée sauf au visage. Puis c’est le haut de ses cuisses qui fut l’objet de leurs attentions. En écho, les lanères atteignirent son pubis mais avec plus de délicatesse. Elle cria sa douleur, comme la femme qu'elle avait entendue dans le couloir. Elle aussi avait souffert, nue et crucifiée comme elle. Plus Anne frappait fort et plus Patricia s'offrait. Elle souffrait, mais elle dominait sa souffrance. Le plaisir qui naissait insidieusement en elle la dépassait, la stigmatisait. Elle ressentait sa première jouissance cérébrale. Avec une sorte de dureté suprême conférée par le paroxysme de son indifférence, Anne recommença alors méthodiquement à la flageller, lentement, alternant fouet et martinet, descendant et montant de ses épaules à ses cuisses, en quadrillant tout son corps, afin que les traces fussent nettes. La tête penchée sur le coté, son corps sanguinolent pendait au bout de ses bras crucifiés.
Elle pleura pendant un temps qui lui parut interminable, les bras écartelés, les seins marbrés comme une chair de cuivre. Ses yeux brillaient dans la pénombre et sa bouche se contractait en convulsions d'épouvante. Bientôt, la croix qui la soutenait fut basculée vers l'avant parfaitement à l'horizontale. On lui ôta le rosebud puis une large olive métallique pénétra sans préparation son anus lui arrachant un cri de douleur. C'était un crochet anal. Anne attrapa le lien de sa chevelure et le passa dans l’anneau de métal, elle tira, cabrant sa tête en arrière. Une main adroite malaxa les pointes de ses seins pour les durcir avant de les prendre en étau par des pinces dentelées. Les deux machoires mordirent sa chair. Tout cela était nouveau pour elle, mais elle se montrait courageuse. Pas un instant, elle n'eut l'idée d'arrêter la séance en prononçant le code du safeword. Elle se découvrait plus masochiste qu'elle ne le pensait. Pour Anne, il était grand temps de franchir une nouvelle étape dans la séance. Ce furent les brûlures par une bougie. Les premières perles de cire brûlantes s'écrasèrent sur ses épaules. Bientôt les larmes de feu atteignirent ses seins zébrés par le fouet. Enfin la brûlure gagna son périnee entre les deux voies intimes. Dans son esprit échauffé par cette succession de peurs, de douleurs et de plaisirs entremêlés, des images fulgurantes de sacrifice déferlèrent en elle. Elle se surprit à chuchoter "merci" à chaque nouveau coup alors même que sa chair se déchirait et que son sang coulait. Elle allait gagner la considération de Juliette. Devenir esclave, digne de ce nom. C'était pour elle comme l'amour avec une excitation vertigineuse en plus. La fin de la soirée s'écoula comme dans un rêve. Après avoir ôté le crochet anal, on rétablissa la croix de saint André à la verticale, pour la libérer de ses liens. Honteuse mais fière, elle avait joui des traitements infligés par la seule volonté de sa Maîtresse. Juliette la rejoignit, recouvra ses épaules d'une cape et l'embrassa. Patricia n'avait plus rien à offrir qu'elle ne possédât déjà. Sa Maîtresse considérait qu'elle était infiniment plus émouvante lorsqu'elle portait des traces, quelles qu'elles fussent, car elles indiquaient aussitôt que tout était permis à son égard. Elle la prit fermement par la nuque pour l'attirer contre elle, remettant à plus tard les préludes. Elle quémandait qu'on la fouette. Juliette ne demandait pas mieux. Elle puisait son plaisir dans les gémissements qu'elle lui arrachait. Quand elles furent toutes les deux nues dans le grand lit, Patricia se sentit enfin en paix. En paix et en feu.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Me souvenant combien notre première rencontre avait été si difficile, je me disais qu'elle ne viendrait pas aujourd'hui, et qu'il était inutile de l'attendre et qu'il me fallait alors espérer un jour faste où les lois de l'amour régleraient le retour de ces constellations qui transforment le quotidien en exceptionnel. Cela me suffisait pour me faire commencer à la désirer. Car c'était à elle que mon esprit s'était agréablement suspendu. On peut avoir du goût pour une personne, mais pour enflammer ce sentiment de l'irréparable, il faut le risque de l'illusion. C'était comme si j'avais projeté en moi dans une divagation diabolique un peu d'espoir hostile et pourtant passionnément convoité. Elle avait si souvent couché avec des femmes de passage ! Elle eut beau se souvenir de tous ces corps, s'émouvoir, rétrospectivement, de ces plaisirs, faire l'inventaire de toutes ces chambres, compter ses visages, ces rencontres, rien n'y fit. Cette jeune femme se tenait droite, toute seule, différente des autres au milieu de sa vie. C'était comme s'elle avait su qu'il y aurait désormais un avant et après Charlotte. La vie, c'était comme les chambres d'hôtel : comment était-il possible qu'entre ses murs rien ne subsistât des gestes qu'on y accomplissait. Sa passion existait, et elle existait par sa faute. Il était aussi puéril de souhaiter le contraire que d'espérer au cours d'un examen disparaître sous terre parce que l'on ne peut pas répondre.Tout au long de leurs nuits ensemble, elles se languirent tendrement sans dire un mot. Une lourde chaleur estivale s'était poséee sur elles, cherchant à engendrer leur passion. Durant huit ou dix jours, elles ressuscitèrent cet amour. Un soir sur deux ou sur trois, la jeune femme disparaissait. Son amante ne lui posa pas de question. Elle était douce-amère, plaisante et un peu ingrate. Les sentiments dont on parle n'ont jamais l'épaisseur qu'ils avaient dans le silence. Et le temps qui s'écoule entre l'évènement et le récit leur prête tous les reflets, toutes les réfractations du souvenir. Ce bonheur d'autrefois n'est-il pas chargé déjà de l'amour qu'il annonce et précède ? N'est-il pas affligé déjà de sa fin qu'il annonce et précède ? N'est-il pas affligé déjà de sa fin qu'il pressent ? Pour ne mentir jamais, il faudrait vivre seulement. Mais les projets secrets, tous les desseins du cœur, ses souvenirs étouffés, tout ce qu'il attend sans le dire brisent déjà cette simplicité impossible. Laissons donc aux mots leur part inévitable d'imposture et d'ambiguÏté. La métamorphose fut délectable. Les souvenirs très précis de leur dernière étreinte la cambrèrent d'une délicieuse honte et courut en petits frissons dans son dos. Une bouffée d'orgueil l'obligea soudain à sourire et à respirer très vite. La première fois, c'est la promesse d'une longue série d'autres fois, mais c'est aussi le deuil de quelque chose qui n'arrivera plus. Il ne peut pas y avoir hélas plusieurs premières fois. Charlotte prit sur le lit une robe dos-nu, très échancrée sur les reins, le serre-taille assorti, les bracelets en cuir et le corsage, croisé devant et noué derrière pouvant ainsi suivre la ligne plus ou moins fine du buste, selon qu'on avait plus ou moins serré le corset. Juliette l'avait beaucoup serré. Sa robe était de soie noire. Sa Maîtresse lui demanda de la relever. À deux mains, elle releva la soie légère et le linon qui la doublait découvrit un ventre doré, des cuisses hâlées, et un triangle glabre clos. Juliette y porta la main et le fouilla lentement, de l'autre main faisant saillir la pointe d'un sein. Charlotte voyait son visage ironique mais attentif, ses yeux cruels qui guettaient la bouche entrouverte et le cou renversé que serrait le collier de cuir. Elle se sentait ainsi en danger constant. Lorsque Juliette l'avertit qu'elle désirait la fouetter, Charlotte se déshabilla, ne conservant que l'étroit corset et ses bracelets. Juliette lui attacha les mains au-dessus de la tête, avec la chaîne qui passait dans l'anneau fixé au plafond et tira pour la raccourcir. La chaîne cliquetait dans l'anneau, et se tendit si bien que la jeune femme pouvait seulement se tenir debout. Quand elle fut ainsi liée, sa Maîtresse l'embrassa, lui dit qu'elle l'aimait, et la fouetta alors sans ménagement. Un touble mélangé de honte, de volupté, de rébellion et d'impuissance la saisit à la fois. Il y eut une plainte, un sursaut de poitrine. Elle soupira, serra les dents, regardant intensément Juliette, alors animée du désir irrésistible de vouloir la dépecer, puis renversa la tête et attendit. À nouveau, une plainte jaillit des lèvres serrées, finit en un cri. Endolorie et horrifiée, elle ne savait comment remercier Juliette de ce qu'elle venait de faire pour elle, mais elle était heureuse de lui avoir fait plaisir. En fermant les yeux, elle réussit à endormir toute pensée de révolte. L'amour le plus exclusif est empreint de cruauté. Et sans doute, même avant de venir à cette extrémité, Juliette n'était plus tout à fait pour Charlotte ce fantôme digne de hanter sa vie, que reste une passante inconnue, dont elle ne savait rien et qu'elle avait à peine discernée, dans chaque partie de son imagination. Il lui fallait admettre, à force d'implacable, qu'il lui était agréable, d'être le point de mire d'une trempe assez enflammée, fort accommodante à soutenir, et non plus le regard banal auquel elle avait toujours été habitué jusque-là.
D'inquiétudes morales, elle n'en avait guère. Comment peut-on éprouver honte et culpabilité, et en même temps juger avec cette superbe assurance ? Un grand soleil l'innonda. Ce qu'est l'amour d'abord, c'est une complicité. Une complicité et un secret. Parler d'un amour, c'est peut-être déjà le trahir. L'amour ne se passe qu'entre deux êtres. Tout ce qu'on y introduit d'étranger lui fait perdre de sa force et de sa pureté, le menace de mort. Lorsque Charlotte tourna la tête vers Juliette, alertée par le bruit d'une cascade qu'elle avait, à sa grande confusion, du mal à maîtriser et à diriger, il y avait sur son visage, non pas cette attention pointue et intimidée que sa Maîtresse attendait, ce guet presque animal, regard aminci, sourcils bas, lippe close et frémissante, mais une gravité douce, comme si soudain elle avait eu la pudeur de ses exigences, et honte qu'on les satisfît. Qui aurait résisté à sa bouche humide et entrouverte, à ses lèvres gonflées, à son cou enserré par le collier, et à ses yeux plus grands et plus clairs, et qui ne fuyaient pas. Elle la regarda se débattre, si vainement, elle écouta ses gémissement devenir des cris. Le corset qui la tenait droite, les chaînes qui la tenaient soumise, le silence, son refuge y étaient peut-être pour quelque chose. À force d'être fouettée, une affreuse satiété de la douleur dût la plonger dans un état proche du sommeil ou du somnambulisme. Le spectacle aussi et la conscience de son propre corps. Mais au contraire, on voyait sur son visage la sérénité et le calme intérieur qu'on devine aux yeux des recluses. Elle perdit le compte des supplices, de ses cris, que la voûte étouffait. Charlotte oscillait de douleur. Mains libres, elle aurait tenté de braver les assauts de Juliette, elle aurait osé dérisoirement s'interposer entre ses reins et le fouet, qui la transperçait. Chaque cinglement amenait un sursaut, une contraction de ses muscles fessiers, mais peu à peu, une douce chaleur irradia sa croupe, se propageant à son vagin. Une torsion des cuisses et de ses hanches donnait au corps un balancement lascif. De la bouche de la suppliciée sortirent de longs soupirs, entrecoupés de sanglots. Juliette, excitée, commença à frapper plus fort par le travers et les gémissements furent plus profonds. Lorsqu'elle entendit un sifflement sec, Charlotte ressentit une atroce brûlure sur les cuisses et hurla. Elle la flagella à toute volée sans attendre qu'elle se tût, et recommença cinq fois, en prenant soin de cingler chaque fois, ou plus haut ou plus bas que la fois précédente, pour que les traces fussent quadrillées. Charlotte crispa ses poignets dans les liens qui lui déchiraient la chair, le sang monta à sa tête. Alors Juliette s'approchât de Charlotte et lui caressa le visage, lui donnant de longs baisers qui grisèrent la soumise éplorée, puis elle lui ordonna de se retourner et recommença, frappant plus fort, les fines lanières de cuir lacérèrent sans pitié l'auréole de ses seins. Le dénouement était là, quand elle ne l'attendait plus, en admettant, se disait-elle, que ce fut bien le dénouement. Elle laissa couler quelques larmes.
Si la vérité de ce qu'on dit, c'est ce qu'on fait, on peut aussi bien renoncer à parler. L'amour le plus banal et le plus médiocre est un peu plus compliqué que la physique la plus ardue. C'est qu'il relève d'un autre ordre où les corps et l'esprit dansent les plus étranges ballets et dont la nécessité est toute faite d'imprévu. Qui pourrait deviner dans le premier sourire et dans les premiers mots adressés par une femme à une autre femme ce qu'elle sera ensuite pour elle ? Il sembla à Charlotte que Juliette l'acceuillait sans défaveur. Elle sut alors que la position de sa Maîtresse était plus difficile que la sienne, car on ne s'improvise pas meneuse de jeux érotiques, violeuse de tabous, dénonciatrice de routine. Sa résistance l'eût peut-être agaçé, ou déçu, mais réconforté. Elle avait obéi, et elle se sentait soudain dépassée par l'idée que le geste était un geste d'amour pour un bourreau étrange auquel on s'efforce de plaire. Alors Juliette arrêta de la flageller. Elle ne la détacha pas de ses liens, mais la laissa ainsi exposée, le reste de la soirée, deux longues heures, cuisses écartées et toujours enchaînée. Elle ne cessa de souhaiter refermer ses jambes. Penchée sur le ventre offert de sa soumise, Juliette posa ses lèvres frémissantes sur le sexe humide et ardent, la faisant sombrer dans une indicible félicité, tandis que de sa bouche s'échappait la plainte d'amour, des gémissements étouffés de la chair humide et palpitante, elle céda à la jouissance. Juliette dut maintenir ses hanches à deux mains, tant les sursauts du spasme furent violents et ininterrompus. Elle se consuma. Sans doute, ce ne fut pas là seulement la sensation du plaisir mais la réalité même. S'approchant d'elle, Juliette tenait à la main une bougie allumée. Lentement, le bougeoir doré s'inclina sur sa peau, la cire brûlante perla ses seins en cloques blanchâtres et incandescentes. Son martyre devint délicieux. Le fantasme d'être brûler vive augmenta son excitation. Elle perdit la notion du temps et de la douleur. Elle aimait l'idée du supplice, lorsqu'elle le subissait elle aurait trahi le lien qui l'unissait à Juliette pour y échapper, quand il était terminé elle était heureuse de l'avoir subi d'autant plus épanouie qu'il avait été plus long et plus cruel. Sa Maîtresse ne s'était pas trompée à l'acquiescement ni à sa révolte, et savait parfaitement que son merci n'était pas dérisoire. Charlotte ne se lassait de sentir le satin de ses caresses, de haut en bas et de bas en haut. Ses forces venaient soudainement de l'abandonner. Sa bouche s'ouvrait mais n'émettait aucun son audible. Incapable d'opposer la moindre résistance, elle était prête à se laisser emporter. La pression avait été telle ces dernières semaines qu'elle ressentit cette intrusion comme une délivrance. Les berges aveuglantes de la Seine en étaient toutes éclaboussées et, un instant, elle se dit qu'elle aimait Juliette et qu'elle allait se jeter dans ses bras et que le monde serait merveilleux pour toujours. Elle se plaisait à supposer qu'elle cachait sous ses dehors insolents une âme supérieure qui eût peut-être prodigué pour elle des trésors d'affection, éprouvant des sentiments désintéressés de la beauté et tout reflet dans l'intelligence où le seul plaisir physique était inconnu, quoiqu'un tel plaisir ne soit pas d'une sorte qui donne moins de valeur à la personne à laquelle elle s'ajoute, car il est perçu comme une félicité intérieure, semblable à une béatitude spirituelle qui construit dans l'invisible, un amour puissant presque irrésistible, à la musique intérieure envoûtante où chaque note vient alors docilement se poser.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Une nouvelle séance avec Béa, celle-ci est très disponible en ce moment, contrairement à nos séances habituelles qui sont plutôt mensuelle voire plus éloignées.
Celle-ci est en télétravail, et donc je suis là pour la faire bosser différemment.
Je sonne à sa porte, elle m'ouvre, elle est en tenue avec sa nouvelle combinaison en dentelle, son collier de chienne autour du cou.
Elle respecte les protocoles que je lui ai enseignés, elle s'agenouille au sol, bras tendus vers l'avant, la joue sur le sol, la croupe écartée et relevée, une bonne soumise heureuse de s'offrir à son Maître.
Je prends la laisse, fixe celle-ci à l'anneau du collier, lui donne l'ordre de me suivre à quatre pattes vers sa chambre avec des mots crus pour l'humilier.
Une fois dans la chambre, je lui ordonne de mettre les bras dans le dos, commence par lui contraindre les bras avec mes cordes rouges.
Je continue à l'encorder, les poignets, les bras, les,épaules, la poitrine, en dessous, au-dessus des seins.
Fait en sorte qu'elle soit dans l'incapacité de bouger et que cela soit beau, esthétique et efficace, qu'elle se sente possédée, offerte, ma chose.
Je lui ordonne de s’asseoir, prends une corde et commence par lier celle-ci autour de sa taille, passe la corde entre ses cuisses pour bien resserrer celles-ci, bien les contraindre.
Fais de même avec ses cuisses au plus près de ses genoux et serre encore plus fortement.
Prendre une nouvelle corde, passe celle-ci autour du haut de ses mollets, sert fortement pour qu'elle puisse sentir cette contrainte, cet abandon, cette offrande.
Je reprends à nouveau une autre corde, lie, attache, contraint ses mollets, plus bas.
Prends une nouvelle corde et fais ce qui m'a toujours fait vibrer au point que je n'ai, à ce jour, toujours pas compris, je contrains ses chevilles, bien serrées, l'une contre l'autre, bien prisonnières de ma corde, entendent le bruit, le croisement des escarpins à talons aiguilles, frotter l'un contre l'autre.
Là, assise devant moi, entièrement encordée , dans l'impossibilité de bouger, offerte à son Maître, mais également à ses fantasmes, ses envies, elle est à moi.
Je retire ses cheveux pris dans le collier, caresse son visage, glisse mon doigt dans l'anneau de son collier de soumise, la regarde droit dans les yeux, lui dis, maintenant tu ne t’appartiens plus, tu es à moi, je peux t'utiliser comme bon me semble et faire de toi ma chienne, ma soumise, mon esclave.
Elle lève les yeux, me regarde, me dit :
Je suis à vous Maître, faites de moi ce que bon vous semble, je suis votre esclave sexuelle, abusez de moi, je ne suis qu'un objet, un objet de plaisirs que vous pouvez pour vos plaisirs prendre.
Je la regarde un instant ainsi offerte, elle est magnifique, ainsi en noir et rouge, les cordes qui la font mienne et la rendent belle d'être à ce point soumise, objet, instant magique.
Je déboutonne mon pantalon, sors mon pénis de mon caleçon, saisi avec mes deux mains sa tête, et d'un ton fort et autoritaire, ordonne à mon objet de me donner des plaisirs buccaux.
Sans se faire prier, entièrement encordée, elle avance sa tête et se débrouille pour mettre en bouche ce pénis qui manque de motivations, de douceurs entre les lèvres féminines, douces et chaudes.
Elle commence par des petits va et viens, mouille bien mon pénis pour que celui-ci glisse bien entre ses lèvres.
Elle engloutit mon pénis de plus en plus vigoureusement, celui-ci grandit, gonflant sous le zèle de cette soumise qui effectue ses devoirs, les plaisirs de son Maître.
Elle effectue des gorges profondes, elle gémit de plus en plus, excitée d'avoir le pénis de son Maître en bouche et d'être à son service.
Au bout d'un moment, je saisis ses cheveux, forme une queue de cheval, me serre de celle-ci pour commander rythme et profondeur de cette fellation gourmande.
Elle gémit encore plus fortement de se sentir à ce point utilisée, n'être qu'un objet, que j'utilise comme bon me semble, relayée au statut de videuse de couilles, heureuse de ce fait d'être humiliée et de se sentir à sa place, à son rang.
Je lâche ses cheveux, mets mes deux mains sur sa tête pour saisir celle-ci, commence par un geste viril et puissant à baiser sa bouche.
Je fais des va-et-vient puissant, à un rythme soutenu, effectue des gorges profondes, me délecte du spectacle comme des sensations visuelles et sonores de cette soumise devenue un outil pour mes plaisirs, un réceptacle pour ma semence.
A ce propos, la voilà qui monte, la sentant arrivée, je fais en sorte que mon pénis soit bien orienté pour remplir la bouche de ma chienne.
J'éjacule copieusement, du sperme inonde sa bouche et la quantité est telle, qu'elle avale un peu de ma semence.
C'est à ce moment bien précis, que je fais en sorte de bien lui remplir la bouche et de lui donner l'ordre de ne plus avaler, de garder mon sperme en bouche pour, saisir le bâillon boule que j'ai dans la poche arrière de mon pantalon.
D'un geste rapide et précis, j'introduis la boule dans sa bouche et verrouille le bâillon très fortement serré.
Surprise par cette action, elle ne comprend pas mon idée, elle tente d'avaler ma semence dans sa bouche mais, ne pouvant déglutir, elle est obligée de garder ma semence en bouche.
Je lui bande les yeux, l'allonge sur le côté, la prends par une pénétration soudaine et non progressive.
Elle est tellement mouillée que je la pénètre entièrement sans difficulté.
Elle hurle de plaisir d’être prise ainsi virilement, contrainte, attachée, bâillonnée, les yeux bandés, sans pouvoir faire quoi que ce soit, et c’est bien là, la puissance érotique, sexuelle du bondage, des contraintes et du sexe, n’est-elle pas là pour cela, n’être qu’une chose utilisée, abusée pour nos plaisirs.
Elle bouge, sursaute, spasmes de plus en plus forts, ne pouvant bouger, s’exprimer, voire, un premier orgasme se fait entendre, étouffé par le bâillon.
Elle tente de crier ses plaisirs, bave, doux mélange de salive et de sperme.
Un autre orgasme se fait entendre à travers la boule du bâillon.
Elle est vidée, sa respiration est haletante, je sens son cœur qui bat très vite.
Une fois l’avoir bien prise, je prends une nouvelle corde, relie ses chevilles aux cordes situées au milieu de son dos, tends cette corde très fortement, obligeant mon objet à plier
les jambes et empêchant de ce fait tout mouvement.
Complètement contrainte, dans l'impossibilité de bouger, d'avaler, n'étant plus que chose, la laisse ainsi profiter de ce moment et de ma semence en bouche.
Je prends mon portable, filme la scène, elle est magnifique ainsi offerte, grognant dans son bâillon, la bouche pleine, devant attendre l'ordre, d'avaler et d'être libérée salon le bon vouloir du Maître, mais le veut-elle vraiment !
Je la laisse apprécier ce moment, qu'elle prenne conscience qu'il n'y a que moi, suivant mon bon plaisir, de lui donner l'autorisation d'avaler, comme de la libérer.
Après un bon moment, je retire le bâillon et lui donne l'ordre d'avaler, lui retire le bandeau pour voir un regard excité et souriant, les joues rouge des plaisirs reçus.
Je finis par la libérer.
De tout son corps, de toute son âme de soumise, elle vient s'agenouiller entre mes jambes, entoure une de celles-ci avec ses bras, et me dit :
Merci mon Maître de m'avoir offert votre semence, c'est pour moi un privilège.
Merci mon Maître de vous occuper de moi, de m'utiliser, de faire de moi votre chose, votre objet, avec vous je ne me sens pas femme et je vous remercie pour cela.
J'espère que le récit de cette séance vous a plu, toujours heureux de partager avec vous mes avancées dans notre monde, de partager celles-ci avec celles qui désirent vivres leurs véritables nature en toutes Libertés d'être elles tous simplement.
Belle journée, Me Bernard
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Il apparut que la grâce si particulière de sa tournure, qui l'eusse distingué au milieu du commerce de ses amies, attirait les regards autant sur elle que sur lui. Au fur et à mesure qu'on s'approchait d'elle et qu'on la connaissait davantage, cette connaissance se faisait comme par soustraction, tant elle se dissimulait dans une pudeur dont le voile illusoire semblait recouvrir parfois ses ébats secrets. Elle était restée une éternelle adolescente tant qu'elle s'était cru laide. Ensuite, elle s'était conduite comme une femme. Mais une véritable femme aurait été guidée par le plaisir, quand elle l'ignorait. Elle faisait comme les autres, voilà tout. Aucune gaieté, dans cette désolante et perpétuelle répétition qui servait tout juste à la persuader qu'elle vivait. Il faut dire à son excuse qu'elle ne tombait pas entièrement dans le piège. Elle se laissait ramener par des hommes "qui avaient quelque chose", se laissait embrasser dans le noir, caresser. L'amour, l'amitié, sûrement, non. La complicité, peut-être. Oui, mais on est complice dans une entreprise, dans un projet. Quel était le grand projet de cette petite fille mal élevée, au regard tourné vers le ciel glacial ? Quelles étaient ses grandes espérances ? Elle était amusante dans la nuit, avec son visage si blanc dans lequel on ne voyait plus que deux yeux sombres et mobiles, une mince bouche très fardée. Olivier lui avait dit la vérité, il l'aimait beaucoup. Quand il l'avait croisé, trois jours auparavant, sa fraîcheur l'avait touché, et aussi sa façon de parler, de s'exprimer. Cela lui donnait envie de lutter, de rivaliser, de gagner. Les regards, les désirs des autres donnent du prix. Et puis, ça la rendait fière d'être son amante. Elle aimait sa persévérance. Elle signifiait qu'il prenait très au sérieux les sentiments qu'il éprouvait pour elle. Mais, en même temps, les innombrables attentions qu'il lui prodiguait la déstabilisaient. Elles ne lui laissaient pas le temps de souffler et rendaient plus difficile encore la possibilité de lui résister. Elle ne put s'empêcher d'être émue par ses pensées. Charlotte pénétra dans le hall d'entrée et salua d'un signe de tête la réceptionniste. Elle prit alors l'ascenseur, les mains moites, le cœur battant à tout rompre. Sous sa robe, pour accompagner son string, elle avait choisi un soutien-gorge pigeonnant, dont le voile léger couvrait à peine ses seins. La caresse de la soie sur leurs pointes dressées ajoutait encore à sa suave excitation. Elle portait un parfum léger, sensuel. Et sa façon de le saluer, toute simple, était éblouissante. Il ne se souvenait pas qu'une femme l'ait jamais intrigué à ce point. Peut-être était-ce dû au masque qu'elle portait ou à la réputation qui la précédait. Quoi qu'il en soit, elle était ravissante, et de celles qui accrochent le regard et fascinent. Et ce n'était pas une question de robe ni de bijoux. C'était toute sa personnalité qui transparaissait: sexy, impertinente, séductrice. S'amuser à provoquer un homme aussi désirable, était plus facile qu'elle ne l'aurait cru. Le déguisement n'était qu'un artifice. C'étaient ses yeux verts derrière son masque et sa bouche sensuelle qui le troublait. La soie fluide moulait somptueusement les courbes de sa silhouette. Le précieux collier plongeait de manière suggestive entre ses seins, le métal froid lui rappelant que si elle jouait correctement son rôle, très bientôt les doigts de l'inconnu effleureraient sa peau avide de caresses. Elle laissa ses doigts glisser le long du collier, jusqu'au cabochon niché au creux de sa poitrine. Elle avait réussi à le surprendre, à l'intriguer. Elle ne disposait que d'une nuit. "- Monsieur, dit-elle. Je veux que nous fassions l'amour." L'homme leva un sourcil étonné et un sourire amusé effleura ses lèvres. Charlotte ne voulait pas qu'il réfléchisse. Elle voulait qu'il se contente de ressentir et de réagir. Elle avait décidé de ne plus donner dans le romantisme. Elle en était à ce point calme des passions où l'on se promène dans l'enthousiasme qu'elle décida de s'offrir.
C'était un parti dénué de caractère moral que le désir lui avait donné d'abord, une chose immédiatement instinctive, comme cette habitude de se livrer à ses amies les plus tendres et dont l'âme dépouillée la séduisait. L'humanité ne progresse que par ses vices. Elle est assez grande, assez solide pour se le permettre. Tout devient vice avec un peu de vertu, enfin avec application. Le monde est fait de n'importe quoi, reçu par n'importe qui et tout ce néant se donne un grand mal pour ressembler à quelque chose. Des souvenirs brûlants lui revenaient à la mémoire, des souvenirs de réduit exigu, de gémissements étouffés, d'extase partagée, des souvenirs qui la faisaient saliver devant cet homme qu'elle avait toujours désiré, et désirerait probablement toujours. D'un geste téméraire, elle glissa la main vers sa nuque, noua les doigts dans ses cheveux sombres et attira son visage vers le sien. C'était elle qui avait pris l'initiative du baiser. Ce fut l'homme qui en prit le contrôle. Il n'y eut pas de phase d'approche. Ses lèvres pressèrent les siennes, sa langue pénétra sa bouche, trouva la sienne, s'y mêla en un baiser sauvage, exigeant, prenant d'elle tout ce qu'elle avait à donner. Elle s'abandonna à son étreinte, s'enivrant de l'odeur de sa peau, une odeur virile, troublante. "- Allons dans un endroit plus intime, voulez-vous ?". Il eut un bref mouvement de sourcils, comme s'il soupçonnait un piège, mais il était trop poli pour répondre. "- Nous venons d'arriver. - N'avez-vous pas envie d'être seul avec moi ? Car je n'ai aucune envie de différer mon plaisir. Ni le vôtre. - Comment savez-vous que nous aurons du plaisir ? - Une femme sait ces choses-là. - Même si mes exigences sortent du commun ?". L'ascenseur s'immobilisa à son étage. Elle prit l'homme par la main et ils franchirent la double porte aux vitres gravées, traversèrent le hall de marbre et gagnèrent la luxueuse suite préparée. Elle était toute entière éclairée de bougies et ils traversèrent le salon en direction de la vaste chambre élégante, raffinée, décorée dans un subtil dégradé de tons chauds. D'autres bougies étaient disposées de part et d'autre de l'immense lit. Sur la commode, on avait disposé deux flûtes de cristal et une bouteille de champagne dans un seau à glace en argent. Le lit était entrouvert et les draps soyeux, comme une invitation aux ébats. Charlotte avait ouvert toutes grandes les portes de la terrasse qui surplombait l'océan pour laisser la brise parfumée baigner la chambre. L'homme ne prêta pas la moindre attention au décor. Il ne s'intéressait qu'à elle. "- Baissez la fermeture de ma robe", susurra-t-elle d'une voix enjôleuse. "- Vous ne voyez pas d'inconvénient à ce que je prenne mon temps, j'espère", murmura-t-il à son oreille. Elle se sentit soudain la bouche sèche. Elle avait envie d'être nue, de sentir ses mains sur elle tout de suite, mais aussi follement envie qu'il prenne tout son temps. Il était en smoking. Il devait se rendre dans une soirée où il verrait deux trois personnes qu'il aimait bien. Ses airs sombres, on croyait que c'était exprès.
Et bien souvent, sa nature prouvait seulement la vivacité avec laquelle, elle ressentait le plaisir, jusqu'à être désarmée et à se livrer à de plus viles prodigalités licencieuses, en mettant à part son amour pour sa maîtresse, pour laquelle ses abandons ne connaissaient pas de réserve. Beaucoup de choses se trouvaient expliquées, si l'on sentait combien deux êtres se ressemblaient, sur des plans différents. Olivier dansait avec la vie, sans savoir que c'était une chose merveilleuse. Il jouait avec les sentiments, sans apercevoir quelle flamme se dégageait de ces mouvements. Il la dévisagea sans vraiment prêter attention à ce qu'elle disait. Cela faisait bien longtemps qu'il avait appris une chose: si on voulait entendre ce qu'elle avait à dire, il ne fallait pas écouter ses paroles, mais examiner son language corporel. Il descendit la fermeture Eclair de quelques centimètres. Le corsage de la robe s'ouvrit dans son dos, s'écarta de sa poitrine et elle sentit un souffle d'air frais balayer ses seins. Du bout des doigts, il caressa son son cou, ses épaules, décrivant de petits cercles sur sa peau nue tandis qu'elle écartait doucement les pans de son corsage. Elle n'avait pas bougé, tenant toujours ses cheveux relevés pour lui, dans une position cambrée qui projetait en avant ses seins avides de la caresse de ses mains expertes. Elle ne s'inquiéta pas quand il plaça autour de son cou, un collier en acier comportant une charnière, située au centre. Il le verrouilla brusquement grâce à un système de vis et d'écrou. "- Vous avez un dos superbe", dit l'homme sans se troubler. Il fallait qu'elle s'écarte, qu'elle reprenne le contrôle du jeu. Mais c'était si bon de sentir ses mains sur ses seins qu'elle n'en eut pas la volonté. Et il s'y attendait. Il savait qu'elle ne pourrait pas. Il l'avait lu dans son regard, senti dans la façon dont elle cédait à la tentation, s'abandonnant à ses mains expertes. Ses paumes effleuraient sa chair, ses doigts la frôlaient à peine. La sensation était telle qu'elle dut se mordre les lèvres pour ne pas gémir. Elle referma les doigts sur ses épaules. Sa peau était chaude et douce. Du velours sur de l'acier. Chaque caresse de ses mains sur ses seins, chaque pression de ses doigts faisait croître le désir niché au creux de son ventre. Jamais elle ne s'était sentie à ce point prête pour un homme, excitée, humide. Elle l'était déjà au moment où elle avait ôté sa robe. Il pressa de nouveau la pointe de ses seins. Mais l'homme avait décidé d'imposer son rythme, de l'exciter, de la pousser à bout, puis de faire machine arrière au moment où il la sentirait prête à chavirer. Quand elle glissa les pouces sous l'élastique de son string et le fit glisser très lentement sur ses fesses, des fesses musclées, elle se retourna et il découvrit son pubis finement rasé, il la fixa, fasciné, le regard brûlant de désir, une expression si intense sur le visage qu'elle fut saisie de peur. L'homme bondit alors, tel un animal sauvage, et tandis qu'elle se redressait, il la souleva dans ses bras. Lorsqu'il l'eut posée sur la terrasse, il saisit la rambarde, emprisonnant Charlotte entre ses bras. Elle était piégée. Son numéro de strip-tease avait chassé l'homme réservé et distant et libéré l'être viril et impétueux.
Il y avait naturellement ce premier charme qu'on ne retrouve que dans la découverte des corps et des premiers émois, riches de surprises. La jeune femme avait exacerbé ses sens, lui abandonnant toute sa frivolité et des trésors entiers de sensualité. En un autre sens, Olivier trouvait là des voluptés véritables, traçant l'éloge de la paresse et vivant comme un moine égrillard, sans le savoir. On ne se guérit d'une folie que par une autre folie. Une flamme peut chasser l'autre, le feu demeure. Sans lui, les fruits n'auraient plus de goût, le ciel plus d'étoiles, la mer plus d'eau, les arbres plus de feuilles, les oiseaux plus de couleur, sa vie plus de sens, sa solitude, plus de fin, son plaisir, plus de plaisir, sa bouche, plus de baisers, ses reins, plus d'amour. Comme attirés par un aimant, ses doigts se refermèrent sur son sexe. Il était long et dur. Il sursauta lorsqu'elle allongea les doigts, les referma sur ses testicules qu'elle pressa doucement. Du pouce, elle effleura son gland gonflé et fut heureuse de l'entendre gémir de plaisir. "- Je vais explorer toutes les zones sensibles de votre corps avec ma langue", murmura-t-elle. Comme hypnotisée par le bruit des vagues qui se brisaient sur les rochers de la côte, en contrebas, elle s'agenouilla et prit le sexe de l'homme dans sa bouche. Il avait le goût du vent et de la pluie, le goût viril d'un homme. Et comme elle le lui avait promis, elle l'amena au bord de l'orgasme. Il perdit conscience de lui-même pendant un instant, perdu dans l'univers qui se réduisait au plaisir que lui offrait la bouche et se répandit dans sa gorge. Il continua à jouir et à éjaculer mais préféra se répandre sur le visage de Charlotte. Un peu de semence s'écoula sur la commissure de ses lèvres et sur ses seins. Brusquement, il glissa les mains entre ses reins. Perchée sur ses talons hauts, elle se trouvait cambrée, les fesses en arrière, dans la position idéale pour qu'il glisse un doigt en elle. Un doigt qu'il plongea alors dans sa voie la plus étroite, l'élargissant avec volupté jusqu'à ce qu'elle fut détendue. "- Je veux que vous veniez en moi par cet endroit. - Je le sais. Mais il s'arrêta. Il se redressa, plaqua son corps contre le dos de Charlotte. Son membre dur plongea entre ses fesses. Elle se cambra pour le prendre en elle, mais il s'écarta, referma les mains sur ses seins et en pressa la pointe durcie. Ce fut comme si une décharge électrique traversait le corps de la jeune femme. Elle se cambra de nouveau, collant son rectum contre lui. Lorsque enfin, il la pénétra, elle était si brûlante, si excitée qu'elle jouit aussitôt dans une explosion de tous les sens. Elle se serait écroulée si les bras puissants de l'homme ne l'avaient retenue. Il glissa une main entre ses cuisses et, ouvrant délicatement sa chair, il se mit à caresser son clitoris. Elle le sentait partout, avec son sexe planté profondément dans ses entrailles. Quand elle atteignit l'orgasme, il se décolla d'elle brutalement. Bientôt, tandis qu'elle retrouvait ses esprits, l'homme la tenait serrée contre lui, blottie dans ses bras. "- Avez-vous déjà été attachée et fouettée ? - Non jamais". Sans attendre, l'inconnu dit à Charlotte de se lever pour lui lier les poignets d'une corde de chanvre qu'il attacha au plafonnier de la chambre, bien tendue pour l'obliger à se tenir bras levés et sur la pointe des pieds. Elle entendit le cliquetis de la boucle de la ceinture tandis qu'il l'ôtait de son pantalon. - "Que faites-vous ? - Je répare un oubli. Souvenez-vous de mes exigences spéciales". Charlotte aurait pensé qu'Olivier gardait son amour avec sa pudeur. Mais cette pensée l'enthousiasma.
Elle le jugeait divertissant. C'était entendu. De son côté, et c'était le plus grave, il n'estimait pas très profondément le caractère de la jeune femme. Il haïssait sa faiblesse. Il savait qu'elle admirait n'importe qui. Elle se prêterait à ses folies, à ses fantasmes, à sa violence. Elle chuchotait, elle délirait, Elle tiendrait d'autant plus à lui, qu'elle se livrerait davantage. Lui la regarda se débattre vainement, il écouta ses gémissements devenir des cris. La douleur laissera alors place au plaisir. L'homme commença par apprécier la souplesse du ceinturon en cuir en fouettant l'air. Le premier coup claqua sèchement contre ses fesses. Il n'était pas du style à y aller progressivement. Il avait frappé fort avec l'assurance qui lui était coutumière et Charlotte sentit sa peau d'abord insensible, réagir rapidement à la brûlure du cuir. Le deuxième coup tomba, plus assuré encore, et elle gémit de douleur en contractant les muscles de ses fesses. L'homme la fouetta avec application. Ses coups précis, parfaitement cadencés, atteignaient alternativement une fesse, puis l'autre, parfois le haut des cuisses, parfois le creux des reins. Vingt, trente, quarante coups. Charlotte ne comptait plus. Aux brûlures locales d'abord éprouvées, s'était substituée une sensation d'intense chaleur, comme si elle était exposée à un âtre crépitant. "- Vous voudrez bien vous retourner. - Non, pas devant", haleta-t-elle, "Pas devant. "- Vous devez aller jusqu'au bout de vos fantasmes de soumission". Charlotte pivota lentement sur elle-même. Elle avait gardé les yeux baissés mais elle aperçut quand même le ceinturon s'élever dans l'air et s'abattre sur elle, au sommet de ses cuisses. Elle hurla à nouveau et releva la jambe pour essayer de se protéger du coup suivant. Elle sentit soudain qu'elle n'y échapperait pas et se vit perdue. Il ne refrappa pas immédiatement. Il attendit que Charlotte ne puisse plus se tenir ainsi sur la pointe du pied et qu'épuisée, elle s'offre à nouveau au fouet. Il continua à la fouetter méthodiquement sur les hanches et sur les seins. Quand le cuir atteignit le renflement de sa vulve, subitement son corps fut traversé de part en part par une fulgurante flamme de couleur rouge orangé. Elle en sentit la chaleur l'irradier et plonger dans son ventre comme une boule de feu. La douleur et le plaisir fusionnèrent ensemble. Elle hurla à nouveau mais de plaisir cette fois. L'homme cessa presque aussitôt de la frapper. Il s'approcha de la jeune femme et ce fut lui qui remarqua le premier que le fouet de cuir, sous lequel elle avait d'abord gémi, la marquait beaucoup moins et donc permettait de faire durer la peine et de recommencer parfois par fantaisie. Charlotte n'avait aucune envie de bouger. Comblée, elle ne rêvait que de rester là, blottie dans les bras de l'inconnu. Mais pour lui, il était hors de question de passer la nuit avec elle. Le risque était trop grand qu'elle découvre sa véritable personnalité. Entre le dépit et le dédain, il est facile d'établir un rapport de dépendance. Au fond de lui, il pensait que tout était terminé. Puis il avait souri d'une drôle de façon, comme il était seul à savoir le faire, regrettant sans doute que le châtiment infligé ne fut pas plus cruel, non pas tant pour lui, mais pour elle, tant il avait deviné en Charlotte, le désir contradictoire mais combien réel de jouir dans la douleur. Avec un peu plus de temps, elle lui aurait sans nul doute plu. Quand le plaisir est ainsi orienté vers un univers inconnu, tout ce qui se rattache à lui devient motif d'imagination, puis de passion. Un privilège qui ne lui paraissait pas donné à tout le monde.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Ses pensées étaient à nouveau libres de se rejeter sur celle dont l'affabilité, par beaucoup de déclarations d'affection et de douceur eût pu l'abuser, tant elle se sentait remplie de quelque chose qu'elle ne connaissait que trop. Mais l'illusion, suite à une erreur initiale, était du genre de celles qui, si elles contribuent à la fièvre de naître, deviennent une source de souffrance délectable. On ne peut pas mesurer nos vies à nos dernières années. De cela, j'en étais certaine. J'aurais dû deviner ce qui m'attendait. Avec le recul, il me semble que c'était évident, mais les premiers temps, je trouvais que ces incohérences étaient compréhensibles et n'avaient rien d'unique. Elle oubliait où elle posait ses clés, mais à qui n'est-ce jamais arrivé ? Elle ne se rappelait pas non plus le nom d'un voisin, mais pas quand il s'agissait de quelqu'un que nous connaissions bien. Elle réprima alors un certain sentiment de tristesse, espérant un jour, qu'elle changerait. Juliette l'avait souvent promis et y parvenait en général quelques semaines avant de retomber dans la routine. Charlotte n'aimait pas en discuter avec elle, essentiellement parce qu'elle savait qu'elle lui disait la vérité. Son travail était très prenant, aussi bien avant son agrégation de lettres. Elle longea une galerie d'art sans presque la remarquer tant elle était préoccupée, puis elle tourna les talons et revint sur ses pas. Elle s'arrêta une seconde devant la porte, étonnée en constatant qu'elle n'avait jamais mis les pieds dans une galerie d'art depuis une éternité. Au moins trois ans, peut-être plus. Pourquoi les avait-elle évitées ? Elle pénétra dans la boutique et déambula parmi les tableaux. Nombre des artistes étaient du pays, et on retrouvait la force présence de la mer dans leurs toiles. Des marines, des plages de sable, des pélicans, des vieux voiliers, des remorqueurs, des jetées et des mouettes. Et surtout des vagues. De toutes les formes, de toutes les tailles, de toutes les couleurs inimaginables. Au bout d'un moment, elle avait le sentiment qu'elles se ressemblaient toutes. Les artistes devaient manquer d'inspiration ou être paresseux. Sur un mur étaient accrochées quelques toiles qui lui plaisaient davantage. Elles étaient l'œuvre d'un artiste dont elle n'avait jamais entendu parler. La plupart semblait avoir été inspirées par l'architecture des îles grecques. Dans le tableau qu'elle préférait, l'artiste avait délibérément exagéré la scène avec des personnages à une petite échelle, de larges traits et de grands coups de pinceaux, comme si sa vision était un peu floue. Les couleurs étaient vives et fortes. Plus elle y pensait, plus elle l'aimait. Elle songeait à l'acheter quand elle se rendit compte que la toile lui plaisait parce qu'elle lui rappelait ses propres œuvres. Nous nous étions connues en khâgne au lycée Louis-le-Grand puis rencontrées par hasard sur la plage de Donnant à Belle île en Mer un soir d'été. Elle n'avait pas changé: elle avait à présent vingt-trois ans, elle venait de réussir comme moi l'agrégation de lettres classiques. Elle avait également conservé un air juvénile, perpétuant son adolescence. Les visages en disent autant que les masques. Les yeux noisette, des cheveux noirs, coupés très courts, presque à ras, et la peau hâlée au soleil, épanouie, à moins de détecter quelques signes d'angoisse dans ce léger gonflement de veines sur les tempes, mais pourrait être aussi bien un signe de fatigue. Je l'ai appelée, le soir. Nous avions convenu d'un rendez-vous chez elle. Elle m'a ouvert. "Tu es en retard" a-t-elle dit, j'ai rougi, je m'en rappelle d'autant mieux que ce n'est pas une habitude et à l'apparence extérieure, l'affectation, le désir d'être désirée, s'ajoutaient aux faux semblants des paroles et des gestes. Il y a des perversités, des cynismes qui ne tiennent pas plus tête à l'épreuve que certaines complaisances ou certaines charités.
De même qu'on découvre fréquemment une bête avaricieuse chez une personne connue pour ses largesses, son affectation de vices nous fait concevoir une Messaline dans une fille honorable, débordante d'idées préconçues. Je ne comprenais pas pourquoi ses moindres propos me gênaient ainsi. Elle m'avait aidée à ôter mon imperméable. Il pleuvait; mes cheveux étaient mouillés. Elle les a ébouriffés comme pour les sécher, et elle les a pris à pleine main, m'a attirée à elle, je me suis sentie soumise, sans volonté. elle ne m'a pas embrassée, elle ne m'a jamais embrassée, depuis quatre ans. Ce serait hors propos. Elle me tenait par les cheveux, elle m'a fait agenouiller. Elle a retiré ma jupe, mon chemisier et mon soutien gorge. J'étais à genoux, nue, ne portant qu'une paire de bas et des talons hauts, j'avais froid. Quand je pense à nos rapports, depuis, il y a toujours eu cette sensation de froid, elle a le chic pour m'amener dans des endroits humides, peu chauffés. Elle m'a ordonné de ne pas la regarder, de garder le visage baissé. Elle est revenue vers moi une fine cravache à la main. Ce jour-là, elle s'est contentée de me frapper sur les fesses et les cuisses, en stries parallèles bien nettes en m'ordonnant de compter un à un les coups. Ce fut tout ce qu'elle dit. À dix, j'ai penséque ça devait s'arrêter, qu'elle faisait cela juste pour dessiner des lignes droites, et que je n'allais plus pouvoir me retenir longtemps de hurler. À trente, je me suis dit qu'elle allait se lasser, que les lignes devaient se chevaucher, constituer un maillage, et que ça ne présentait plus d'intérêt, sur le plan esthétique. J'ai failli essayer de me relever mais elle m'avaitcouchée sur le bois, et m'avait ligotée les poignets et les chevilles aux pieds de la table. Elle s'est arrêté à soixante, et je n'étais plus que douleur, j'avais dépassé la douleur. J'avais crié bien sûr, supplié, pleuré et toujours le cuir s'abattait. Je ne sais pas à quel moment j'ai pensé, très fort, que je méritais ce qui m'arrivait. C'était une cravache longue et fine, d'une souplesse trompeuse et d'un aspect presque rassurant. La douleur qui me tenaillait se mua lentement en plaisir et on ne lisait plus sur ma bouche qu'un peu de dégoût à trouver naturel à prendre ainsi du plaisir à me faire outrager, et à succomber au violent désir de plier sous le fouet, dussé-je pour y parvenir, être livrée comme une bête à l'hallali. Juliette avait fini par admettre, pour une vérité absolue et indéniable, mon goût abject pour le supplice, d'autant plus marqué qu'il était plus durable et brutal. Je ne connaissais aucune autre femme, et qui parce qu'elle faisait partie de mon ivresse, comme les reflets font partie de la psyché de la noirceur de mon âme, me paraissait mille fois plus apte à contenter mon obsession pour l'avilissement, où tombaient les choses les plus futiles, par contraste avec mon exaltation.
Il est peu probable que si j'avais su qu'un jour je devrais figurer nue dans un roman, j'aurais refusé de me déshabiller. J'aurais tout fait pour qu'on mentionne plutôt mon goût pour le théâtre de Tchekhov ou pour la peinture de Bonnard. Mais je ne le savais pas. J'allais absolument nue, avec mes fesses hautes, mes seins menus, mon sexe épilé, avec les pieds un peu grands comme si je n'avais pas terminé ma croissance et une jeune femme qui s'était entiché de mes jambes. À cet instant, elle a les doigts serrés autour de ma nuque et la bouche collée sur mes lèvres. Comme si après une longue absence, je retrouvais enfin le fil de mon désir. De crainte que je le perde à nouveau. Nous restâmes toutes les deux aux aguets, tendues, haletantes, tandis que l'obscurité se répandait jusqu'au fond de la chambre. Elle voulut me dire autre chose à propos de la fidélité, mais ce ne fut pas le moment alors elle me prit la main et nous demeurâmes silencieuses. C'était ridicule et merveilleux. Nous pleurâmes un peu ensemble. Juliette se sentit l'âme noble et généreuse. Nous nous pardonnâmes mutuellement et nous serions heureuses. Charlotte se jeta contre elle et continua à pleurer. En vérité, elle avait le cœur brisé par les larmes. Mais ce fut une douleur exquise, non plus cette douleur absurde de l'absence. Un inextricable mélange de bonheur et de douleur, touchant de sincérité et débordant de tendresse. Les jeux de l'amour voilent d'autant plus aisément sous la facilité et l'agrément sous les plus cruelles douleurs que la victime s'acharne à ne pas les laisser paraître surtout quand la coquetterie du bourreau raffine la cruauté naturelle des attitudes et des preuves. La passion impose de privilégier l'être aimé et les bienfaits ne sont agréables que tant que l'on peut s'en acquitter. Charlotte n'était plus qu'un corps, tout à fait étranger à elle-même, qui subissait des châtiments et recevait le fouet, pour une faute qu'elle aimait trop pour la refuser.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Remontons dans l'histoire :
Le discours positiviste qui émerge au XIXe siècle propose une morale adossée non plus à la religion mais au juridique et à la science. En 1810, le Code pénal français entérine la laïcisation des pratiques sexuelles. Dès l’instant où elles se déroulent dans un cadre privé entre adultes consentants, elles ne peuvent plus faire l’objet d’un crime ni même d’un délit.
Aliénistes, médecins, criminologues et experts auprès des tribunaux élaborent une première sexologie scientifique, abondamment nourrie d’observations de cas.
L’aliéniste Étienne Esquirol est le premier à faire rentrer les désordres sexuels dans un traité de psychiatrie en les incorporant aux monomanies ou délires partiels.
Progressivement, la psychiatrie s’intéresse à l’étude des comportements sexuels singuliers.
On trouve le premier usage médical du mot « perversion » en 1842 dans l’Oxford English Dictionnary.
En France, il naît sous la plume du psychiatre Claude-François Michéa en 1849, à travers le récit qu’il fait du cas du sergent Bertrand, accusé d’avoir violé et mutilé des cadavres de femmes.
Dans Psychopathia Sexualis (1886), Richard von Krafft-Ebing se livre à une taxinomie aussi rigoureuse qu’édifiante des perversions sexuelles.
Albert Moll, Magnus Hirschfeld ou Henry H. Ellis et ses monumentales Études de psychologie sexuelles (1897-1928) lui emboîteront le pas.
Dans les années 1980, le terme perversion disparaît de la terminologie psychiatrique mondiale pour être remplacé par celui de « paraphilie ». Or le mot désigne aussi bien les pratiques sexuelles qualifiées autrefois de perverses que les fantasmes pervers.
De nos jours, la vie sexuelle relève désormais du "droit à la vie privée", de l’"autonomie personnelle", le "droit à disposer de son corps" et la "liberté sexuelle".
C’est précisément parce qu’elles touchent aux libertés individuelles, et qu’elles
Pour rappel: les pratiques Bdsm sont par définition consenties, elles dépendent d’un accord mutuel agréées par les parties.
La loi ne sanctionne pas toute pratique sadomasochiste, de telles pratiques ne peuvent toutefois être justifiées en droit interne que dans les limites de l'autorisation de la loi.
L'expression de «vie privée» est large et ne se prête pas à une définition exhaustive.
En principe le droit pénal ne peut intervenir dans le domaine des pratiques sexuelles consenties qui relèvent du libre arbitre des individus, sauf s'il existe des raisons particulièrement graves, pour que soit justifiée une ingérence des pouvoirs publics dans le domaine de la sexualité :
art. 222-1 (tortures et actes de barbarie) du code pénal
art. 222-19 (atteinte à l’intégrité de la personne) du code pénal
art. 222-7 à 222-9 (violences) du code pénal
art. 16 et 16.1 (respect du corps humain) du Code civil
La Convention Européenne des Droits de l'Homme protège le droit à l'épanouissement personnel, que ce soit sous la forme du développement personnel ou sous l'aspect de l'autonomie personnelle. Ce droit implique le droit d'établir et entretenir des rapports avec d'autres êtres humains et le monde extérieur, en ce compris dans le domaine des relations sexuelles, qui est l'un des plus intimes de la sphère privée et est à ce titre protégé par cette disposition. Le droit d'entretenir des relations sexuelles découle du droit de disposer de son corps, partie intégrante de la notion d'autonomie personnelle, à cet égard, «la faculté pour chacun de mener sa vie comme il l'entend peut également inclure la possibilité de s'adonner à des activités perçues comme étant d'une nature physiquement ou moralement dommageables ou dangereuses pour sa personne, en d'autres termes, la notion d'autonomie personnelle peut s'entendre au sens du droit d'opérer des choix concernant son propre corps».
Mais la Cour Européenne considère que l'orientation et les comportements sexuels concernent un aspect intime de la personne, mais que malgré tout dans un pays démocratique, l'immixtion de la justice dans la vie privée peut parfois être nécessaire.
La Cour Européenne reconnaît le droit des états à se saisir de toute affaire qui entraîne des blessures physiques.
Merci à Syl DS pour son aide précieuse, l'apport de sources et de documents qui ont permis la rédaction de cet article.
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Elle était plus belle encore que dans son souvenir. Elle avait changé, quoique de façon assez subtile. Elle se tenait plus droite, et il émanait de sa personne une confiance en soi qui ne peut venir que de l'expérience de la vie. Pour elle, le sexe était presque une forme d'amitié. L'acte apaissait sa faim physique, mais sans parvenir toujours à combler ses désirs. Elle l'embrassa et se plaça au-dessus de lui et le bloqua avec une jambe. Sa position était inconfortable mais elle semblait correspondre à son désir. Elle bougea de façon à pouvoir le caresser, et gémit en sentant son sexe gonflé au travers l'étoffe du pantalon. Ses doigts s'activèrent sur la fermeture Éclair et ses lèvres se refermèrent sur son sexe. Puis elle effleura des lèvres le duvet brun autour du pubis. Sous la peau souple et veloutée, les abdominaux se contractèrent à ce contact. Du bout de la langue, elle joua à en suivre les sillons. Un peu plus tard, le sexe de Vincent s'étirait comme après un long sommeil. Il se déroula alors paresseusement, se redressa un instant puis retomba contre son ventre mais sans cesser de grandir. Charlotte observa la fascinante métamorphose de ce fabuleux objet de désir. Quelle chance pour les hommes d'avoir, greffé entre les jambes, un aussi beau jouet. Il semblait doué d'une vie propre. Voilà qu'il s'allongeait encore, comme tendant le cou pour mieux la regarder. Tout son corps cylindrique vibrait. Sa veine sombre et saillante palpitait et sous leur mince enveloppe, les testicules s'animaient comme d'un paisible mouvement de respiration. Charlotte s'approcha de la bête. Elle posa le bout de la langue sur le sommet de sa tête et entama un délicieux mouvement de balayage. Le sang se mit à battre plus vite dans la veine. L'homme et son sexe se raidirent encore. Lorsque, léchant toujours, Charlotte glissa vers la base du gland, Vincent étouffa un soupir. Il plongea la main dans les cheveux de la jeune femme. Ses doigts se refermèrent sur sa nuque. Sa langue continuait de frétiller le long de sa verge. Il se releva sur un coude et contempla le spectacle hallucinant de cette fille couchée à côté de lui, de ses mains liées dans le dos, de son échine courbée par les cordes, de ses fesses pointées vers le plafond, de sa jupe troussée jusqu'aux reins. Charlotte changea de méthode. Elle plaqua la langue tout entière au creux des testicules et remonta la verge jusqu'à la commissure du gland, là où celui-ci semble se fondre en deux comme un abricot. Elle remarqua que l'étreinte de Vincent sur sa nuque se faisait plus pressante lorsque sa langue atteignait ce triangle rose pâle. C'était là qu'il fallait donc porter l'estocade. Ravie d'avoir découvert l'endroit sensible, elle continua de le torturer ainsi. Sous ses coups de langue, il perdait peu à peu le contrôle. Brusquement, il accentua sa pression sur la nuque de Charlotte jusqu'à lui écraser la bouche contre son pénis. Ce n'était pas une prière, c'était un ordre. Elle n'eut qu'à entrouvrir les lèvres pour que, propulsé d'un coup de reins, le sexe de Vincent s'engouffre dans sa bouche. La charge portée dans sa gorge fut telle qu'elle suffoqua. Pourtant, lorsque Vincent relâcha son étreinte, elle n'eut qu'un bref mouvement de recul, juste le temps de reprendre son souffle avant de le reprendre dans sa bouche et alors, il éjacula.
Elle pensa qu'il avait bon goût tout en lui suçant le sexe avec ses lèvres. Son chemisier était ouvert. Elle saisit les mains de Vincent et les plaça sur sa poitrine. Ses seins étaient toujours parfaits, les mamelons durs sous ses doigts. Elle gémit. Dans la pièce, il n'y eut plus que ce corps de femme et son désir pour elle. Un sourire se forma sur le visage de de la jeune femme. Quand aux liens, moi qui ne nourrissais jusqu'ici aucun fantasme particulier à leur sujet, je leur découvre une vertu que je ne connaissais pas. Au début de notre relation, je me contentais d'entraver les poignets de Charlotte pour satisfaire à ce que je croyais n'être qu'un caprice de sa part. Mais peu à peu, nous nous sommes amusés à inventer des liens de plus en plus sophistiqués, des positions de plus en plus complexes auxquelles elle se soumet toujours sans protester. Je la pense, à dire vrai, incapable de s'en passer. C'est pour cela que je n'ai pas le sentiment de l'asservir. Comment expliquer cela ? Lorsque j'entrave Charlotte, c'est comme si, à la manière d'un peintre ou d'un sculpteur, j'avais soudain le pouvoir de figer sa beauté dans l'espace et dans le temps. Nos rendez-vous prennent désormais des allures de séances d'atelier. J'arrive avec une nouvelle idée de pose et des tas de cordes, de sangles, de lanières. Le ficelage prend du temps. Ce sont de longues et excitantes prémisses. Les images de Charlotte ainsi ligotée m'obsèdent. La voilà nue, assise sur une chaise, les bras légèrement fléchis. Je lui ai joint les poignets à mi-dos. Les cordes s'évasent jusqu'aux épaules, comme les nervures d'une feuille dont la colonne vertébrale serait la tige. Elles s'enroulent autour des cuisses, pressées contre la poitrine, remontent jusqu'à la nuque où je les ai nouées. J'ai entravé les chevilles l'une contre l'autre, tiré la ficelle entre les fesses. Je l'ai tendue au maximum pour la fixer aux poignets. Charlotte est enroulée dans un cordon de cordes. Elle n'est plus qu'un souffle impatient du plaisir à venir. Souvent, elle-même m'encourage à plus d'excentricité encore. Elle veut ne plus rien pouvoir entendre, ne plus pouvoir rien dire, ne plus rien pourvoir voir, ne plus rien pouvoir faire que d'attendre le moment où je m'enfoncerai au fond de son ventre ou de ses reins. Alors, je comble sa bouche avec un morceau de tissu, je la bâillonne, je l'aveugle d'un bandeau sur les yeux et je lui bouche les oreilles avec des boules de cire. Je l'attache avec un soin maniaque, centimètre par centimètre, jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus remuer du tout. Elle est alors nue et totalement à ma merci.
L'espace d'un instant, il demeura sidéré. C'était son désir pour elle qui l'excitait, qui lui frayait la voie vers ce monde secret où elle s'abandonnait. Il se sentait toujours seuls dans ces moments-là, il avait le sentiment qu'elle se servait de lui. Elle est toujours prête à me recevoir. Pour faire durer le plaisir, je dois brider ses fantasmes. Je la modèle sous mes doigts comme un sculpteur manipule la glaise. Et quand enfin j'ai terminé, je prends du recul, je l'admire, immobile comme une toile, aussi lisse qu'un marbre, statue de chair, chaude et tendre, inerte et pourtant vibrante de vie. Quiconque entrant dans la pièce à ce moment-là trouverait la scène choquante. Sans doute ne verrait-il pas que l'indécence extrême d'un corps emprisonné, la mâchoire distendue par sous le bâillon, l'obscénité des cuisses maintenues ouvertes, l'insupportable étirement des muscles, la brûlure des cordes serrées contre la peau. Il ne verrait que le sordide d'une femme soumise à un plaisir de mâle. Il ne verrait que l'humiliation. Pourtant, Charlotte ne s'humilie pas en se livrant ainsi. Elle met en moi une telle confiance que je ne la respecte jamais autant que lorsqu'elle est ainsi asservie. Même tordue dans ses liens, elle conserve cette grâce qui fait souvent défaut aux amants, que je ne me lasse pas de contempler. Alors, au-delà de l'excitation physique que cette vision éveille en moi, je me surprends parfois à ressentir comme une fugace émotion d'artiste. Plus tard, je caresserai le satin de cette peau. Sous mes doigts, le tressaillement d'un sein frôlé. Plus tard, je la soulèverai. Il faudra bien alors que monte le désir. Je la fouetterai, je la fouillerai. Tenaillée entre deux douleurs, elle hurlera en me suppliant. Seulement plus tard. D'abord, je succombe à ce plaisir sadique de l'entraver. Un long silence s'installera entre nous et je serai alors exaucé.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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J'ai été condamné à une bastonnade, une peine que je dois accepter comme je le sens.
J'ai été reconnu coupable d'avoir harcelé une jeune femme de 18 ans, et sa famille m'a donné le choix entre recevoir la bastonnade devant eux ou porter plainte à la police.
Je ne veux pas avoir de casier judiciaire, alors j'ai choisi la bastonnade.
On m'a enfermé nu dans une petite cave toute la nuit pour que je puisse réfléchir à ce qui va se passer. Je suis réveillé par deux des frères de la jeune fille, qui me prennent chacun par le bras et m'emmènent aux toilettes en me disant de m'assurer que mes intestins et ma vessie sont vides. Cela ne me surprend pas, mais ils me conseillent aussi de me masturber. Je n'ai pas compris au début, mais j'ai ensuite compris qu'ils voulaient m'empêcher de ressentir de l'excitation ou de prendre du plaisir à ce qui allait m'arriver. Les deux frères sont revenus environ dix minutes plus tard et ont inspecté le contenu de la cuvette des toilettes. Ils ont constaté que le préservatif était plein. Ils m'ont donc menotté et m'ont traîné brutalement vers un espace plus grand où se trouve un banc avec des sangles et une douzaine de chaises disposées autour.
Je vois aussi une caméra vidéo sur un trépied.
L'un des frères sort son téléphone portable et je l'entends appeler pour dire que tout est prêt.
Je suis debout, nu, menotté, et les personnes qui vont regarder entrent une à une.
Il y a quelques amis des frères, deux filles que je suppose être des amies de celle qui s'est plainte, vu leur âge, et un groupe d'hommes et de femmes beaucoup plus âgés, peut-être des amis de la famille ou des proches.
Les deux frères m'enlèvent les menottes et me penchent sur le banc, face contre terre. Mes mains sont attachées à des chaînes au sol de chaque côté du banc, et mes genoux sont maintenus écartés par une barre d'écartement. Mes pieds sont également écartés, attachés à deux autres chaînes derrière moi.
Le père de la jeune fille se lève et lit ma sentence :
« Tu recevras 50 coups de force sur les fesses et les cuisses avec une lourde tawse, et 50 autres avec une canne dragon. Tu les recevras tous, quelle que soit ta réaction ; que tu cries ou que tu supplies, cela ne changera rien, mais si tu t’évanouis ou que tu perds connaissance, cela cessera jusqu’à ce que tu reprennes conscience et que ça recommence. Tu as choisi cela et il n’y a pas d’issue.»
Je ne m’attendais pas à une telle violence. J’en avais imaginé une douzaine, voire une vingtaine, et j’ai senti une vague de peur et de panique me saisir l’estomac.
J’ai senti une vague d’amusement parcourir la foule qui me voyait
tester la solidité de mon attachement, luttant pour voir s’il serait possible de sortir, et réalisant que c’était impossible.
J'ai commencé à comprendre pourquoi ils m'avaient obligé à aller aux toilettes, car dans cet instant de peur, j'aurais bien pu évacuer les lieux en réalisant que cela allait réellement arriver. Ce n'était pas un fantasme, et il n'y avait aucune issue.
Le premier à utiliser le tawse en cuir fut l'un des frères. Il se tenait derrière moi, sur le côté, pour avoir suffisamment d'espace pour balancer son bras.
Je ne le voyais pas clairement, ce qui rendait difficile d'anticiper le coup, mais je sentais qu'il avait reculé d'un pas et s'était jeté, avec le tawse, sur mes fesses.
J'avais déjà subi des châtiments corporels, mais celui-ci était d'une férocité bien différente. Le tawse était en cuir épais, donc lorsqu'il a atterri, je n'ai pas ressenti d'impact immédiat, bref et brutal, mais rapidement, une vive douleur ecchymosante a semblé expulser l'air de mes poumons, suivie d'une sensation de brûlure à retardement sur la peau. Mes fesses tremblaient et me brûlaient, mais j'étais si serrée qu'il était impossible de me retourner.
Il a attendu avant de porter le deuxième coup, censé faire pleinement effet.
Je n'arrêtais pas de penser : « Comment vais-je pouvoir en encaisser 50 ? Un seul, c'est une véritable agonie ! » Mais je me suis souvenue que je n'avais pas le choix. Quoi que je dise ou fasse, je les recevrais.
Il a reculé de nouveau et, cette fois, il a enchaîné rapidement les coups à pleine puissance, se laissant juste le temps entre chaque coup de reculer puis de lancer le coup.
J'ai fait de mon mieux pour ne pas faire de bruit, et lorsqu'il est arrivé à 15, je grognais et gémissais.
Il s'est arrêté et a passé le tawse à quelqu'un d'autre. Pendant un instant, j'ai à peine réalisé qui c'était, essayant d'effacer la douleur qui me brûlait, mais j'ai entendu sa voix.
À ma grande surprise, c'était la mère de la fille. Je me suis consolé en pensant qu'elle n'aurait pas la même force et la même force dans le bras, donc ce serait plus facile à prendre, une position différente de celle de son frère, plus près et un peu au-dessus de moi. Au début, je n'ai pas compris ce qui se passait, mais j'ai vite compris. Mes genoux étaient maintenus écartés par une barre d'écartement et j'étais épuisé, le ventre contre le banc, ce qui signifiait que mes testicules dépassaient de mes cuisses. Je n'arrivais pas à croire que quelqu'un puisse les viser avec une tawse, mais c'était exact.
5,000 / 5,000
C'était exactement ce qu'elle avait l'intention de faire. Je n'ai pas pu me retenir et j'ai crié « Non, pas là, non, s'il te plaît, pas là », mais elle a ri sèchement. L'effet du tawse sur mes couilles était complètement différent : une sensation écrasante, brûlante, écœurante ; à tel point que si j'avais mangé quoi que ce soit, j'aurais sûrement vomi. Bien que ses coups fussent probablement un peu plus doux, l'effet était encore plus grand et je me suis retrouvé à hurler du fond du ventre, de manière incontrôlable. Elle m'a aussi donné 15 coups, et lorsqu'elle s'est arrêtée, j'ai réussi à sangloter légèrement plutôt qu'à hurler, et j'entendais les spectateurs l'encourager ; certains riaient presque, d'autres, plus excités, disant des choses comme « Fais hurler ce sale bâtard et qu'il le supplie », « C'est vrai, donne-lui ce qu'il mérite ». Mes fesses étaient en feu et, même si je ne les voyais pas, j'imaginais que mes couilles devaient être bleues. L'autre frère prit alors la tawse et m'en appliqua dix sur chaque cuisse, de l'arrière du genou jusqu'en haut, les deux dernières de chaque côté, juste au-dessus de la partie la plus sensible où les quinze premières étaient tombées. Plus tard, lorsque j'ai revu une photo de moi, j'ai vu des lignes parallèles de l'arrière de mon genou jusqu'à la taille, de larges lignes rouges et furieuses, avec des ecchymoses bleues. Cela aurait sûrement suffi pour une punition normale : ma sentence stipulait que je recevrais la canne après cela, et ils ne semblaient pas d'humeur à s'arrêter tout de suite. Ils m'ont laissé attaché, à vif et exposé devant le groupe de spectateurs, pendant ce qui m'a semblé une éternité, mais qui n'a probablement pas duré plus de cinq ou dix minutes. Je sentais les profondes ecchymoses causées par l'impact de la lourde lanière de cuir se former profondément dans mes fesses, et l'attente était insoutenable, car j'étais terrifié à l'idée de la douleur que la canne allait provoquer en touchant les parties déjà sensibles et brûlantes. Une partie de moi pensait qu'ils allaient peut-être y aller doucement avec la canne, voire décider de ne pas l'utiliser étant donné les dégâts causés par la sangle. Ces espoirs furent vite anéantis lorsque mon père s'approcha de moi, brandissant une canne Whippy, la faisant chanter dans l'air en quelques coups d'essai. « Maintenant, tu vas recevoir 50 coups de canne », dit-il. « 15 avec M. Whippy pour te piquer et te picoter, puis 15 autres avec une canne moyennement lourde, et les 20 derniers avec une canne dragon lourde. » Il se tourna vers les spectateurs. « Quelqu'un voudrait-il parier sur la canne qui le brisera complètement ? Quelqu'un pense-t-il que ce sera avant les 20 derniers ? En tout cas, il va toutes les recevoir. » J'entendais la foule bavarder avec excitation, visiblement indifférente à mon état, juste curieuse de voir si j'allais crier, sangloter et supplier, et à quel moment. Le premier coup de canne légère et fouettée me brûla les joues ; une sensation bien différente du bruit sourd de la sangle. C'était comme un mince filet de feu qui me brûlait la peau et je savais que si j'en avais beaucoup, ils pouvaient saigner, surtout aux croisements des lignes de la canne. Sa technique avec cette canne était différente de celle des autres avec la sangle. Ils y étaient allés lentement, espaçant les coups d'environ 10 secondes, ce qui laissait le temps à la sensation d'ecchymose de se développer. Le père donna un coup de canne rapide et violent par rafales de cinq coups, comme si une nuée de frelons me piquait. Chaque groupe de cinq était placé à une hauteur différente. Le premier groupe était au milieu des fesses, le deuxième plus haut, juste en dessous de la taille, et le troisième à l'endroit sensible du bas des fesses, juste au-dessus des jambes. Ça piquait et brûlait comme du feu, surtout sur les bleus qui se formaient encore, mais je réussis à serrer les dents. Je ne dois pas trop satisfaire les spectateurs. D'un autre côté, je savais que, pour le moment, Cane avait créé des lignes parallèles, plutôt que des lignes entrecroisées, évitant ainsi la pire douleur qu'une canne puisse infliger. Il se dirigea vers une table et prit la deuxième canne. Il avait dit que c'était une canne moyenne, et que si c'était une canne moyenne, je détestais imaginer à quoi ressemblerait une grande. Il y alla plus lentement avec celle-ci, prenant le temps de viser une série de lignes parallèles qui couvraient toute la zone cible de haut en bas. C'était déjà une torture lorsque certaines d'entre elles franchissaient les marques de la canne plus légère ou même atterrissaient sur la ligne existante. Je ne pouvais m'empêcher de grogner à chaque coup, et lorsque j'en ai eu 15, les grognements et les cris étaient presque continus, mais il a continué lentement et méthodiquement, s'assurant que mon derrière était rayé comme un zèbre. Une fois cette série de 15 coups terminée, il a appelé les frères et leur a demandé de vérifier que mes mains et mes jambes étaient toujours fermement attachées et immobiles. « Il faut s'assurer qu'il ne puisse pas trop bouger pendant ces 20 derniers coups avec la canne Dragon », leur a-t-il dit. « Il est peut-être fou de douleur et aura du mal à s'échapper. » Cela confirmait parfaitement, comme s'il y avait eu…
« Il faut s'assurer qu'il ne puisse pas trop bouger pendant ces 20 derniers coups avec la canne Dragon », leur dit-il. « Il est peut-être complètement fou de douleur et aura du mal à s'échapper. »
Cela confirmait totalement, comme s'il n'y avait eu aucun doute, que j'allais me reposer et que rien ne pourrait l'arrêter.
Il retourna à la table et prit une longue et lourde canne épaisse qui ressemblait à celles que j'ai vues dans des vidéos de bastonnades officielles en Indonésie, par exemple.
« 20 coups à venir avec celle-ci », dit-il.
Je sentais mes fesses se contracter d'impatience, et si mes genoux n'avaient pas été aussi serrés, ils auraient tremblé.
« Prêt ? » demanda-t-il en reculant de quelques pas, puis il se précipita vers moi, accélérant la force de son bras. Rien de ce qui m'était arrivé auparavant n'égalait la douleur lancinante de ce coup, qui s'abattait sur les ecchymoses et les coupures que la sangle et les autres Canes avaient laissées.
Je ne pus m'empêcher de crier, un hurlement qui semblait provenir du plus profond de mon estomac, comme si la douleur du Coup me tordait les intestins. En m'arrêtant de crier, je commençai à haleter très rapidement, comme pour refaire le plein d'air qui m'avait été expulsé de mes poumons par mon cri.
« Compte-les », m'ordonna-t-il, conscient qu'avec mes cris et mon halètement, ce serait difficile.
« Si tu en rates un, tu en auras un autre », dit-il froidement, et je réussis à lâcher « un ».
Il est peut-être difficile d'imaginer à quel point cela aggravait les choses. J'essayais de me concentrer pour gérer la douleur, et c'était déjà très difficile ; mais devoir dire le nombre à chaque fois a brisé ma concentration.
Il laissait environ 30 secondes entre chaque coup pour que l'effet soit complet et que je ressente une terreur croissante, car même après les trois premiers, je n'imaginais pas comment je pourrais le supporter. Les cris et les hurlements se transformèrent en une sorte de hurlement continu, les hurlements n'étant que le point culminant du crescendo, et j'avais vraiment du mal à me souvenir de prononcer les chiffres. À 13 , j'oubliai, et il me dit : « Je n'ai pas entendu, donc ça ne compte pas. » Et peut-être que dans mon imagination, il me sembla que le coup suivant était le plus dur de tous.
À 15 , je tremblais autant que mes attaches le permettaient, et je sentais déjà le sang couler le long de mes jambes.
C'est à ce moment-là que j'ai finalement craqué.
« S'il vous plaît, s'il vous plaît, j'en peux plus… Je vous en supplie… S'IL VOUS PLAÎT, ARRÊTEZ, je ne referai plus jamais une chose pareille », hurlai-je.
Il marqua une pause et se tourna vers les spectateurs.
« J'arrête ou j'en rajoute 5 ? Donne-lui 10 ? » leur a-t-il demandé.
J'ai entendu des voix crier « 10 encore, 10 encore ». Personne n'a crié « stop ».
Je ne peux pas dire honnêtement comment j'ai réussi à passer ces 10 derniers, si ce n'est que je n'y suis pas vraiment parvenu, car je ne pouvais absolument rien faire pour m'arrêter.
Je n'avais jamais réalisé la réalité d'une sanction judiciaire, et maintenant je sais ce que c'est. Je ferais n'importe quoi pour l'éviter à nouveau, même si, avec le recul, il y a quelque chose d'excitant dans le fait que je n'avais aucun contrôle. Mais la peur et la douleur étaient si intenses et les semaines de suivi si longues que j'espère ne plus jamais revivre cela.
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Mes désirs, mes douleurs, où en sanglotant, je tentais de saisir justement ce qu'était mon amante, et desquels il me fallait admettre qu'ils seraient, tôt ou tard, le lot de mon existence, de sorte que je serai toujours esclave d'elle, me comblaient de ravissement, même si je savais qu'il me serait difficile d'y survivre parfois, tant la projection de ses fantasmes sur mon corps dépassaient ce qu'il était raisonnable d'endurer. J'étais glacée de honte. Je n'étais pas faite pour les liaisons monotones, il me fallait du danger, le souffle fol d'un abîme, la cuisante morsure d'une désillusion, le déchaînement de la reconquête, meurtrissures, brûlures et soies déchirées. Une recherche instinctive de la volupté, de réjouissance et de luxure. Jamais je n'avais eu avec elle l'attitude d'une amoureuse. Souvent, je la regardais froidement, et quand je lui souriais, le sourire allait rarement jusqu'à mes yeux. Mais aujourd'hui, j'étais prête à quelques concessions. Dès que je sortis dans la rue, je l'aperçus. Charlotte m'attendait dans une mini robe très courte rouge. J'allai vers elle. Je l'embrassai. Et soudain, quelque chose se brisa. Cette jeune fille que j'avais devant moi, c'était une autre, pas celle que j'avais rêvée. Certes, elle était éclatante, jeune, blonde, aimante, tendre comme l'autre, mais il lui manquait une qualité qui n'appartenait qu'à l'autre. Elle me demanda: "- préférez-vous que je vous laisse seule ?" Elle me sourit. Je la regardai avec une expression d'incrédulité mais je vibrais encore de la ferveur de ses mains. Le lendemain soir, elle vint chez moi. Tout alla très vite. Il n'y a que les femmes légères qui hésitent à se donner. Je l'aimais pour la gravité qu'elle mettait dans l'amour. Sa beauté, mais plus encore l'air de bonté qui émanait d'elle. Il était moins de minuit quand nous entrâmes rue Saint-Honoré à La Marquise et nous allâmes nous asseoir tous les trois dans un angle où un guéridon était encore libre. Paul commanda du champagne et Charlotte s'installa à côté de Juliette. Le contraste entre les deux jeunes femmes avait de quoi bluffer un homme. Charlotte était blonde, avec la fragilité apparente de la porcelaine de Saxe et de grands yeux bleus pleins d'innocence. Juliette, brune aux cheveux courts, un fauve racé, très sportive, dévorant les jolies filles et la vie à pleines dents. Peu à peu, nos pupilles bientôt s'habituèrent à la pénombre qui régnait. L'endroit était frais, agréable, une musique anglo-saxonne en fond sonore, tout au fond de la salle, il y avait un grand rideau derrière lequel nous entendions par instants des éclats de rire et des exclamations. Autour de nuit, des couples flirtaient sans trop de retenue, Paul leva son verre en direction de Juliette qui lui répondit avec un sourire. Ils étaient beaux tous les deux et très amoureux l'un de l'autre. Ils ne s'adonnaient désormais plus aux jeux échangistes qu'ils pratiquaient autrefois. Le champagne était délicieusement frais et pétillant. Bientôt, une jeune femme passa devant eux, attirant tout de suite l'attention de Juliette. Elle était ravissante, cheveux blonds coiffés en queue de cheval, longiligne, le visage souriant, bronzée. Sa silhouette élancée était mise en valeur par une jupe noire très courte montrant des bas qui luisaient langoureusement. Un charme fou, une distinction toute naturelle. La Marquise était un établissement dont l'organisation était sans défaut. On pouvait très bien rester dans la première salle et y boire un verre tranquillement dans une atmosphère ne dépassant pas le flirt un peu poussé. La jeune femme qui venait d'arriver s'était assise non loin d'eux et ils auraient juré qu'elle venait là pour la première fois. À la table voisine, un couple, lèvres soudées, s'étreignait passionnément et la main de l'homme, qui la fouillait, était invisible sous la robe de sa compagne dont les jambes frémissaient par instants, s'ouvraient insensiblement, puis se refermaient comme sous l'effet d'un très bref retour de pudeur, très vite regretté.
Soudain, ils se levèrent et disparurent derrière le rideau rouge, sans doute pour rejoindre alors une alcôve. Juliette avait imperceptiblement changé d'attitude, Paul la connaissait suffisamment pour deviner qu'elle avait envie de lui, mais plus encore, d'aller jeter un coup d'œil dans l'autre salle, de profiter ainsi de l'opportunité pour faire connaissance de la ravissante blonde. Une conquête facile et surtout agréable, d'autant que l'attirance paraissait mutuelle. Son maquillage était discret. Assurément sous son chemisier transparent, elle ne portait pas de soutien-gorge car on devinait ses seins libres et fermes. Sous des airs de jeune fille BCBG, elle devait avoir un tempérament de feu. Elle avait vingt ans. Même pas, dix-huit ans et demi. Un âge diabolique pour Juliette qui en a quinze de plus. Elle est distinguée, blonde, avec des yeux magnifiques, le visage encadré par une sage chevelure. Piquante, peu farouche, elle avait cette liberté des jeunes filles de bonne famille émancipées. Elle devait traîner tous les cœurs derrière elle. Elles décidèrent toutes les deux après avoir échangé quelques paroles anodines de rejoindre Charlotte et Paul dans l'autre salle, derrière le rideau. Sur les banquettes garnies de coussins qui faisaient le tour de la pièce surchauffée, des couples faisaient l'amour sans retenue. Quelque part, s'éleva un long gémissement de plaisir. Juliette avait retrouvé ses ardeurs saphiques, dont Paul avait l'habitude. Un inconnu contempla Charlotte, surpris de sa retenue, puis jeta un bref regard à Paul, comme pour solliciter une autorisation. À La Marquise, tout le monde était bien élevé. Voyant qu'il n'y avait aucun refus, il se baissa alors vers Charlotte qui gardait obstinément les paupières closes et, la prenant par la taille, la redressa doucement jusqu'à ce qu'elle fût agenouillée devant lui. Puis il releva sa robe le plus haut possible dans son dos, défit lentement le tanga en soie jaune qui voilait ses hanches. Elle frémit quand il commença à caresser ses fesses nues qui s'offraient vers lui. Sans se l'avouer, elle adorait se faire prendre par un inconnu dont elle se refusait à voir les traits, ce qui devait combler son fantasme favori. Juliette avait conquis la ravissante blonde. Elle s'appelait Florence. Elle était une de ses jolies filles qui, dès leur extrême adolescence, pour leur beauté, mais surtout pour un agrément, un charme qui demeurent assez mystérieux, donnaient bien avant l'âge des plaisirs interdits, et sans doute plus que l'on en exigeât d'elles. Le désir n'a jamais l'épaisseur qu'il a dans la beauté du mal. Elles s'embrassaient amoureusement, les langues entremêlées. À genoux, la main de Juliette allait à la découverte des merveilles entrevues dans le décolleté de Florence. Ses seins tenaient juste dans la paume de sa main et avaient une fermeté remarquable. Le bout des doigts caressait, tour à tour, chaque auréole et elle sentait les pointes commencer à s'ériger. Elle la fit basculer pour l'allonger sur la banquette. Elle fermait les yeux mais sa respiration avait changé de rythme. Elle couvrit alors son visage de baisers par de multiples touches délicates, sur les lèvres, passant sa langue derrière son oreille, ce qui la fit frémir. Florence mordillait avec rudesse, les pointes des seins de Juliette. Elles tanguèrent, ivres et muettes, au son d'une musique imaginaire très lente, comme toutes deux plongées dans un élément nouveau, inconnu de toute-puissance interdite.
Elles s'entremêlent pendant des siècles, mourant d'envie de se jeter à terre. Après lui avoir ôté ses talons hauts, Juliette commença à faire glisser sa main le long de la jambe dont le galbe du mollet était parfait, sa main crissait sur les bas. Bientôt la main continua sa reptation au dessus du genou, vers l'entrecuisse de Florence. Juliette s'aperçut qu'elle ne portait que des bas. Florence riva son regard sur les doigts de Juliette qui parcouraient sa fente, tandis que son clitoris, décalotté, pointait tel un dard. Florence ne tarda pas à jouir. À peine risquait-elle une fiévreuse caresse, un élan passionné, que Florence entrait aussitôt dans des ardeurs trop vite maximales. Juliette freinait donc là où une femme devait pouvoir se lâcher. Elle se réservait toujours au lieu d'offrir sa confiance en même temps que son corps, ce qui on en conviendra rationne le plaisir. Elle avisa que le comportement de Florence, sans être insolent, allait à l'encontre des préceptes qu'il lui faudrait bientôt assimiler, pour la rendre docile, bien entendu, mais surtout, résignée à se priver d'orgasme, avec un respect infini et la langueur qu'elle attendrait d'elle. Dans une alcôve plongée dans la pénombre, une ravissante blonde aux cheveux courts, commençait à se déshabiller. Sa jupe flottait au gré de ses mouvements. Par moment, elle s’ouvrait sur le côté laissant apparaître la blancheur d’une cuisse nue jusqu’au niveau de l'aine. Elle attrapa le bas de la jupe et la fit voler, découvrant volontairement ses jambes au regard de l’assistance. Elle défit les boutons de son chemisier dévoilant son ventre en ondulant des hanches dans un balancement lascif. Bientôt, un homme s'enhardissant lui ôta. Le soutien-gorge descendu fit apparaître l'aréoles de ses seins. Que lui importait ? Il était clair à ses yeux que dorénavant au cours de la soirée, rien ne serait choquant, clair aussi que ses hanches minces, ses larges épaules, ses longues jambes, la fente de son ventre lisse, sa bouche et enfin et surtout l'étroit pertuis de ses reins devraient s'offrir sans pudeur. Se donner à l'amour, esclave et comblée. Elle s’exhibait sans retenue. Deux autres invités s’approchèrent, un dégrafa le soutien-gorge, libérant les seins qui étaient déjà fièrement dressés. Le premier les malaxa sans douceur. Le second attoucha ses fesses. Elle était maintenant nue. De nombreuses mains prirent alors possession de son corps offert, aucune partie ne fut oubliée. les doigts fouillèrent son vagin et son anus. Elle implora d'être prise. Un homme s’allongea sur elle, la pénétra tout aussi rapidement et commença des mouvements de va-et-vient. Un sexe s’approcha de sa bouche, elle happa le membre viril qui s'enfonça dans sa gorge. Juliette et Florence avaient choisi de profiter d'un recoin sombre de la salle pour s'abandonner de façon plus discrète. Elles étaient totalement nues maintenant. Étendue sur le dos, les bras rejetés en arrière, Florence se livrait sans pudeur. Juliette avait décidé de la dompter, de la soumettre durement, de la rabaisser, de l'anéantir presque. Mais le lieu ne s'y prêtait pas. Elle se jura en elle-même de parvenir à ses fins. Comme dans un rêve, sous ses caresses, elle entendit le feulement de Florence qui se cambrait de tous ses muscles. Un instant ses cuisses se resserrèrent convulsivement autour de la tête de Juliette puis s'écartèrent de nouveau dans un mouvement d'abandon. Juliette plongea ses doigts humides dans l'intimité moite pour constater que Florence avait de nouveau joui. Les portant à sa bouche après, elle les lècha longuement entre ses lèvres, se délectant de leurs éjaculats communs. Elle ne s'était pas trompé dans le jugement qu'elle avait porté sur sa personnalité. Ce n'était plus seulement l'attrait des premiers jours, c'était une véritable velléité de posséder celle qui hésitait encore à accepter d'être tenue, non pas pour soumise, tant chacun de ses abandon serait bouleversant, sous le fouet ou les outrages faits à son corps, mais inexorablement pour esclave. Elle laisserait filer la chaîne des jours passés, n'en conservant que le tout dernier chaînon, et sa bouche bâillonnée ne pourrait laisser échapper la moindre plainte.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Béa et les contraintes de cuirs :
Après avoir fait découvrir à Béa les sensations d’être contrainte avec bracelet aux poignets et chevilles, bâillon et bandeau, collier et laisse.
Lui avoir faire découvrir les ressenties d’être contrainte avec des cordes, bâillons, bandeau, et se sentir offerte, dominée, chose, jouet, objet.
Cette fois je l’initie aux plaisirs d’être contrainte par des sangles de cuir.
L’odeur du cuir qui envahie autant ses sens que son esprit, son subconscient et ainsi de la laisser voyager dans ses fantasmes et lui permettre d’atteindre son lâcher prise, d’avoir des plaisirs qui lui envahissent la totalité de son être.
Je la plonge dans le noir en couvrent ses yeux pour lui permettre de s’immerger au plus profond de son subconscient.
Je la déshabille doucement, très doucement, bouton après bouton, fermeture éclair, agrafe, jarretières, bas, laissent tomber sur le sol ses vêtements et ainsi doucement l’effeuillée avec juste à ses pieds, la féminité des talons haut pour seule vêtement.
Je prends ses mains et les placent le long de son corps, au niveau de ses hanches tout en lui effleurent sa peau nue.
Je prends la première lanière, celle la plus longue et contraint ses bras, au-dessus de sa poitrine ou, je constate que ses tétons sont déjà bien dressés.
Je prends une autre lanière de même longueur et place celle-ci sous la poitrine, l’effet escompté commence à être visible, la respiration s’accélère, sa peau se couvre de chair de poule, ses cuisses se resserrent, se frottent l’une contre l’autre, signe qu’une femme, qu’une soumise commence à ressentir de l’excitation, du plaisir.
Je prends une troisième lanière et place celle-ci sur ses hanches, contraignaient du même coup ses avants bras et positionne ses deux mains devant son intimité. Je prends un temps de pose, promenant mes mains sur son ventre, remontent très lentement vers ses seins, passe furtivement sur ses tétons les effleurent à peine et provoquant aussi bien un soubresaut que des moments de plaisirs marqués par un corps qui s’exprime, aussi bien visuel que de façon sonore, la douce mélodie encore presque inaudible d’une femme, d’une soumise qui commence à percevoir, à ressentir les doux moments d’être contrainte, offerte à celui à qui elle donne sa confiance et ainsi de ne plus s’appartenir.
Je prends une nouvelle lanière, celle-ci est très courte, spécifique à la contrainte des poignets et d’un geste précis et rapide, contraint ceux-ci en serrent bien pour ne pas leurs permettent aux poignets de glisser hors de cette lanière.
Celle lanière supplémentaire qui augmente considérablement la sensation, le ressentie et donc, en toute logique les plaisirs d’une soumise rêvent, fantasment, d’être ‘attachée’ et de pouvoir jouir de cette situation d’abandon, d’être à lui, sans pénétration, sans sexe, juste par la situation et bien sûr les images que je pense, pas toujours saintes qui lui traversent l’esprit.
La voici toute à moi de par son buste lié, toute à moi par son offrande, son abandon et je sais, cela par expérience que les idées, les fantasmes, les envies qui lui traversent l’esprit à ce moment, lui permette de trouver des plaisirs humides.
C’est le moment opportun je trouve pour accentuer ses plaisirs, ses sensations, ses ressenties et la plonger dans un état second, lui permettent de s’évader dans les contrées lointaines de son imagination qui, je ne doute pas un instant, sont des plus érotiques voir inavouable mais, cela c’est son secret que je lui laisse vivre et un jour peut être partagé avec moi……
Je prends un bâillon boule, insert celle-ci entre ses lèvres, passe les lanières derrière sa tête et, verrouille fermement celles-ci de façon à ce que la boule rentre bien dans sa bouche et effectue sa tâche de domination.
Contrainte par mes lanières de cuir, privée de la vue, privée de la parole, ma soumise est toute à moi.
Pour elle ainsi contrainte, n’être que le jouet, l’objet du Maître et jouir de cette situation.
Je prends une autre lanière de cuir, contraint ses cuisses, juste avant ses genoux, verrouille celle-ci pour bien contraindre les cuisses l’une contre l’autre.
Je prends une autre lanière de ce cuir qui sent si bon et, contraint fermement ses jambes juste en dessous de ses genoux pour bien lui permettre de sentir son abandon comme mon emprise.
A nouveau, je prends la dernière lanière de cet ensemble et passe autour de ses chevilles, si fines, si féminine et contraint fermement celles-ci.
Entièrement à moi mais, également entièrement à elle Entièrement à moi mais, entièrement à ses fantasmes et désires.
L’instant magique ne se fait pas attendre, elle gémit, bouge de façon très érotique, sa respiration s’emballe.
Je la laisse s’imbiber de ce moment, de cette contrainte qui, petit à petit envahie son esprit, son subconscient, son âme de soumise heureuse d’être à ce point dominée.
Je ne vais pas la toucher sexuellement, je vais la laisser ainsi faire son propre voyage, juste la regarder, l’admirer ainsi soumise à elle-même.
Je l’ai regardé pendant 2h 30, gesticulant, mouillant de la bouche mais pas seulement à voir les draps, gémissent, tentant de se libérer toute en croisant les doigts de ne pas y arriver et de continuer à vivre ce moment des plus intense et de m’appartenir sans pénétration, que par la pensée, le subconscient.
La beauté toute féminine de la soumission offerte mais à qui ? au Maître seulement ? Au bout de ces 2h 30, je viens vers elle et lui glisse à l’oreille : tu as jouis ? Elle hoche de la tête pour me dire oui.
Tu veux que je te libère ? Elle me répond en hochent de la tête d’un oui pas si franc que cela en fait, serait-elle si heureuse d’être ainsi contrainte, dominée quelle se refuse d'être libre ? Quand pensez-vous ? Je défais les lanières les unes après les autres, doucement, très doucement pour bien lui faire prendre conscience que c’est toujours moi le Maître de ses plaisirs et qu’elle m’appartient.
Toute en transpiration sur la totalité de son corps, des gouttes de sueur causées par les contraintes des plus serrée, essoufflée, excitée, la voilà libre de ses contraintes de cuir mais épuisée.
Toujours dans l’obscurité, toujours bâillonnée, je retire celui-ci de sa bouche avec cette bave des plus sexy qui coule.
Je tends ma main pour lui retirer le bandeau et là, aveuglée par la lumière, elle me sourit, ses joues rouges des plaisirs reçus la trahissent.
Elle se blottie contre moi et d’une voie encore un peu tremblante me dit, merci mon Maître, ces sensations était des plus jouissive, j’aime quand vous m’attachez, je me sens à vous, votre chose, votre jouet et j’aime cela, cela me fait des choses dans mon ventre, dans mon cœur, dans ma tête et je sais que nous avons eu des plaisirs commun, et cela j’en suis heureuse.
Voilà, la séance est terminée, quand pensez-vous ? Voulez-vous vivre une telle expérience ?
Mesdames le BDSM n’est pas forcément lié au sexe, je pratique bon nombre de séances ou je ne fais qu’initier ces dames aux plaisirs intenses du Bondage, du Shibari.
C’est les cordes qui abuse de votre corps, de votre esprit, de votre subconscient voir de votre âme, je ne suis que l’instrument de vos plaisirs d’être contraintes et de vous sentir offerte, dominée mais, les cordes abusent elles vraiment de vous ? Étant donné que vous le fantasmées, le souhaitées, le désirées ? A vous lire, cordialement Me Bernard
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Chapitre 5 – La porte de derrière
Un soir, alors que j'avais réussi à me libérer en invoquant le prétexte de l’anniversaire d'une copine, Philippe m'invita à dîner dans un restaurant très chic où les plats étaient recherchés et chers. Durant le repas, dans cet établissement plutôt guindé, il me lança le défi
d'aller aux toilettes, de retirer ma culotte et de lui déposer dans la main à mon retour. J’étais rouge de honte en l’entendant exprimer son fantasme, mais en même temps terriblement excitée à l’idée de me prêter à ce nouveau jeu. Je me suis levée lentement, en regardant autour de moi. La plupart des tables étaient occupées par des couples qui nous jetaient des regards furtifs en se posant très certainement la question : est-ce sa fille ou une Lolita ? Je me suis dirigée vers les toilettes en prenant l’air le plus sérieux possible, bien décidée à relever le défi.
Lorsque je revins, après avoir pris mon temps, Philippe m’attendait en sirotant son verre de vin. Il me dévora littéralement des yeux dès que j’apparus dans son champ de vision. Je portais une petite robe noire très courte, sans soutien-gorge. Il arborait un petit sourire de contentement persuadé que je m’étais dégonflée. Je me suis planté devant lui. Je lui demandé d’ouvrir sa main posée sur la table. J’ai alors déposé mon string noir, roulé en boulle, à l’intérieur et j’ai repris ma place avec toute l’assurance dont j’étais capable.
Je pensais naïvement qu'il le glisserait discrètement dans sa poche, c’était mal le connaître. Il ouvrit sa main et le déplia sur la nappe blanche. Impossible pour nos voisins de table et les serveurs de rater cette image provoquante en noir et blanc. Je piquais un fard qui irradiait toute la salle. Philippe pris son temps pour le plier soigneusement tout en ne me quittant pas des yeux afin de se délecter de ma honte. J’aurais voulu me cacher sous la table pour ne pas assister à ce spectacle. En désespoir de cause, j’avalais mon verre de vin cul sec. Le proverbe : « Toute honte bue » prenait à cet instant tout son sens. Philippe imperturbable me félicita pour mon audace avec ce petit sourire ironique qui m’indisposait tant. Une fois repris le cours normal du repas, j'étais traversée par des sentiments contradictoires, à la fois par une certaine fierté d’avoir relevé le défi, mais aussi par un sentiment d’humiliation. Mais, à ma grande surprise, ce sentiment ne m’était pas désagréable. Pendant tout le reste du repas, je n’osais plus regarder autour de moi de crainte de croiser les regards goguenards des hommes et ceux outrés de leur compagne ou de leur jeune maitresse.
En sortant du restaurant, nous nous sommes promenés dans la ville. Il en profita, sans vergogne, pour me caresser les fesses et parfois même la chatte en soulevant ma robe. Heureusement, à cette heure tardive les rues étaient désertes, seules quelques voitures passaient de temps en temps, l’une d’elle klaxonna, ravivant ce sentiment de honte. En passant devant un pub, il me prit par la main et me dit : « viens on va boire un verre ». Face à mon refus, il me regarda tout en exprimant son incompréhension.
Pourquoi ? Tout le monde ignore que tu ne portes rien sous ta robe, sauf moi. Alors, où est le problème ?
Je l'ai suivi sans rien répondre dans ce pub bondé. Entre le brouhaha et la musique on ne s’entendait pas. J’avançais à contrecœur, commençant à me reprocher de m’être laissée entraînée dans cette soirée. Après nous être frayé un chemin parmi la clientèle, nombreuse en ce samedi soir, nous avons fini par trouver deux tabourets libres au bar. Je commandais une pina colada et Philippe une bière. Alors qu’un nouveau morceau de musique démarrait, il se leva, me prit par la main m’entraîna sur la piste de danse. C’était un zouk, Il me prit dans ses bras et me plaqua contre lui, sa jambe entre le mienne, il dansait terriblement bien, je n'avais qu'à le suivre. La pina colada faisant effet, je me laissais faire. Je sentais ses mains appuyant sur mes fesses, collant ainsi mon sexe contre sa jambe. Sentant que j'étais excitée, il me dit à l'oreille : « Ce soir, je prends d’assaut tes fesses". Je fis semblant de ne pas entendre, mais il insista et répéta ces mots jusqu'à ce que je réagisse et que je dise enfin que je consentais. Après ce zouk endiablé, nous avons fini notre verre et nous sommes retournés à la voiture. Sur le chemin pour retourner à sa voiture, il remonta ma robe, me caressa et me doigta sans arrêt jusqu'à ce que je jouisse. J’étais excitée comme jamais de faire ça à la vue de tous, même si la rue était déserte.
Une fois de retour à son domicile, il me déshabilla et m'emmena directement dans sa chambre. Craignait-il que je change d’avis ? Il commença par me faire un long cunnilingus qui me mit dans tous mes états, j'étais trempée et haletante. Puis, sa bouche s'attarda de plus en plus sur mon anus qu’il lécha. Il me déclara alors qu'il allait me faire découvrir de nouvelles sensations. Encore entre deux eaux à cause des vapeurs de l’alcool et du lâcher prise suite à mon orgasme, je n’opposais aucune résistance. Il vint sur moi, introduisit son sexe bien dur dans mon vagin, puis il se retira, me releva les jambes et présenta son membre à ma porte de derrière. Je sentis son gland me pénétrer, lentement, accompagné d’une petite douleur alors que Je m'attendais au pire. Puis il continua à pousser et commença doucement à effectuer des va et vient. J'avais mal, mais en même temps c'était bon. Sa main commença à stimuler mon clitoris. Ce soir-là, je jouis très vite, mais avec un orgasme différent, alors qu’il éjaculait en moi. Nous nous sommes écroulés ensemble, enlacés après cette folle soirée. A cet instant précis, je me suis sentie totalement sous son emprise, réduite à accepter tout ce qu’il me demanderait. J’étais entièrement à lui, fière et heureuse de me soumettre à tous ses désirs et ses fantasmes.
A suivre
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Maître Tom ne peut pas se contenter d'une seule soumise à dresser. Il considère le couple comme une cage. Il aime pouvoir disposer de son harem de soumises et le mettre en concurrence pour son plaisir. Par contre ses soumises lui doivent une obéissance et une fidélité absolue. Dans l'autre sens, il exige une exclusivité totale. C'est le contrat de départ. Maître Tom n'a pas besoin de leur poser des outils pour une chasteté contrainte, comme par cages ceintures ou cadenas, non, il sait qu'il peut compter sur la fidélité absolue des soumises de son harem. Il n'a pas de favorite. Il les aimes toutes pareil. Par contre toutes les soumises fantasment d'être sa favorite. Toutes doivent faire des efforts pour plaire à Maître Tom et ce jeu de séductions et d'attirances l'amuse beaucoup.
Toutes sont jalouses des autres dans cette compétition pour avoir les faveurs de Maître Tom. Mais une plus que les autres, sa superbe Vipie. Une spéciale compétition question jalousie, qui devient rouge piment lorsque Maître Tom s'occupe d'une autre soumise qu'elle.
Aussi pour la dresser, et la faire bien souffrir, Maître Tom a passé un collier de chienne à Vipie et il a fixé ce collier par une chaîne au mur. Elle n'a droit qu'à une carpette pour chienne et une gamelle d'eau.
-chienne Vipie, c'est un privilège pour toi de garder de la sorte la couche de ton Maître. Tu es une bonne chienne. Mais gare si tu n'obéis pas.
Vipie ne peut pas battre de la queue, mais son joli petit clito se dresse lorsque son Maître s'occupe d'elle.
Et Maître Tom adore faire souffrir Vipie. Il prend toujours soin de s'occuper d'une autre soumise devant elle. Chaque fois Vipie enrage, devient rouge et transpire. Interdiction zbsolue d'aboyer sans quoi c'est la muselière et le cachot noir. Vipie doit souffrir de sa jalousie en silence.
Maître Tom prend plaisir à torturer Vipie. Il prend toujours soin de terminer une séance en sodomisant ses soumises pour qu'elles comprennent bien qui est le maître. C'est le moment qui fait le plus souffrir Vipie. Voir son propriétaire prendre son pied dans le cul d'une autre. Et pire Maître Tom demande toujours à la soumise qu'il vient d'enculer d'aller pisser dans la gamelle de Vipie pour souiller son eau. Les chiennes comprennent très bien ce que cela veut dire.
Maître Tom laisse toujours sa chienne méditer une heure ou deux, seule à côté de sa gamelle souillée. Puis il vient détacher Vipie. Il la nettoie avec de la paille bien rêche. Ensuite tenue en laisse et à quatre pattes, il l'emmène faire un tour dans le jardin. Vipie à un coin où elle peut pisser à son tour. Son maître joue avec elle et la dresse avec une baguette fine qui claque et fait très mal. Vipie est heureuse lorsque son Maître s'occupe d'elle.
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Pierre inséra la voiture dans la circulation et leva les yeux dans le rétroviseur. Il croisa le regard de Laura, et ils restèrent ainsi un moment les yeux dans les yeux. Ce fut finalement elle qui baissa la tête. Il eut ainsi tout le temps de la contempler.
Elle avait vraiment osé venir a cet étrange rendez-vous et semblait avoir suivi ses exigences. Toujours vêtue avec goût et chic, elle avait cette fois ci relevé ses cheveux en un petit chignon qui dégageait sa nuque. Avant qu'elle baisse la tête, il avait eu le temps de voir cet élégant collier de satin noir qui enserrait son cou et il savait qu'il se prolongeait entre ses seins pour former un léger harnais de dentelle noire. En repensant à la photo qu'elle lui avait montré le jour où elle l'avait acheté, il se retrouva plongé dans les souvenirs du début de leur relation.
Marié depuis de nombreuses années, il venait de dépasser la soixantaine. Alors qu'il partageait beaucoup de choses avec son épouse, ils n'avaient jamais réussi à pleinement faire éclore leur sexualité. Il faut avouer qu'il avait des envies sortant un peu de l'ordinaire, un mélange de domination exacerbée et de respect de ses partenaires qui lui donnait un profil singulier. Ne parvenant pas à trouver un équilibre dans son couple, il avait cherché à l'extérieur des partenaires avec qui partager ses fantasmes. Et en quasiment 25 ans, il avait fait beaucoup de rencontres et des flashes remontèrent à sa mémoire.
La toute première rencontre avait été à l'initiative d'un jeune homme. Photographe, il avait envie d'immortaliser sa femme entre les mains d'un homme plus âgé. Contact pris sur minitel à l'époque, il avait pris un verre tous les deux, il lui avait montré un book qu'il avait déjà réalisé, érotique et de bon goût. Il cherchait à aller plus loin et elle était prête à le laisser organiser les futures rencontres avec des inconnus.
Pierre avait finalement écrit le scénario, le coté cérébral prenant déjà le dessus sur les autres aspects. Il les avait attendu sur le parking d'un hôtel, il avait vu arriver le jeune couple (elle avait 20 ans), et peu après, le jeune homme était venu le chercher pour le conduire dans leur chambre.
Elle était là, telle qu'il l'avait voulu, une jupe noire, un chemisier blanc, des bas et des escarpins. Ses poignets étaient attachés à un des montants du lit supérieur et surtout un bandeau noir recouvrait ses yeux. Il avait commencé à lui parler, elle s'était raidie un peu en sentant sa main la toucher, découvrant peu à peu ses seins, (elle était nue sous ses vêtements), puis elle s'était laissée allée, le chemisier était tombé, la jupe roulée à la taille, il avait joué de son corps jusqu'à la faire jouir sous les éclairs du flash de son mari. Et quand ils s'étaient séparés, il lui avait demandé si elle désirait le voir et elle avait répondu qu'elle préférait conserver juste le son de sa voix et la chaleur de ses mains comme souvenir de lui en attendant leur prochaine rencontre. Ils s'étaient revus quelque fois, toujours dans ce même hôtel, avec le même scénario et quand ils déménagèrent quelques mois après, elle ne connaissait de lui que ses mains et sa voix.
Le contact suivant avait été un peu du même style, un homme qui cherchait un dominateur pour son amie. Contact pris par minitel, ils avaient échangé leurs numéros de téléphone et elle l'avait appelée un jour pour l'inviter à déjeuner. Pierre l'avait rejoint, ils avaient mangé dans une galerie marchande, un peu gênés tous les deux du contexte, et à la fin du repas, elle lui avait murmuré "Monsieur, mon amant a demandé à ce que vous vérifiez l'intégralité de ma tenue et que vous lui en fassiez le rapport". Tétanisée par son aveu, elle n'avait plus su quoi faire ensuite. Il l'avait prise par la main, l'avait emmenée dans un grand magasin, il avait pris 2 ou 3 articles de lingerie sur un portant, l'avait conduite dans une cabine d'essayage et il avait vérifié. Nudité intégrale sous ses vêtements à nouveau, à l'instigation de son amant cette fois-ci, il avait étiré ses seins tout en la masturbant de 2 doigts jusqu'à ce qu'elle manque de s'effondrer entre ses mains sous la jouissance. Elle était repartie le rouge aux joues, il avait écrit son rapport à son amant. Ils s'étaient revus tous les 3, pour une réelle séance de domination, où il l'avait attachée avec des chaines, l'avait fait marcher à 4 pattes, collier au cou, il l'avait prise et sodomisée, avant qu'elle s'endorme d'épuisement nerveux, ayant tout de même pris le temps de lui dire qu'elle ne se souvenait de rien de ce qui s'était passé dans cette cabine d'essayage. Il y avait eu la aussi quelques rencontres, puis déménagement de sa part cette fois-ci, suivi d'une période de calme.
Il avait profité de quelques voyages d'affaires à l'époque pour des rencontres sans lendemain, un mari avait accompagné jusqu'à son hôtel, sa femme vêtue d'une longue robe en jeans, sous laquelle elle était apparue nue, et que son mari avait tenu le temps qu'il la prenne ; une femme mariée qui l'avait rejointe un soir pour se laisser attacher et sur laquelle il avait essayé le premier martinet de sa fabrication ; une femme largement plus âgée que lui qui voulait être attachée et cravachée ; quelques rencontres agréables, qui lui permettaient de se perfectionner aussi, apprenant à nouer des cordes, à manier cravache et martinet, mais finalement assez frustrante par le coté ponctuel et le manque de complicité partagée. Mais toujours cette sensation de non aboutissement, de manque qui le faisait prendre des risques parfois ...
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C'était une de ces règles entre lesquelles on peut se décider, une règle qui n'est certes pas très honorable, mais elle nous donne un certain calme pour passer la vie et pour nous résigner à la passion. Elle laissait filer la chaîne des jours passés pour mieux jouir des rencontres à venir, et pas seulement la nuit. C'était elle, une amante très en beauté, au maquillage discret, moulée dans un adorable jean. La jeune femme fut médusée comme à la vue d'un spectre. Elle l'attendait alors, sagement assise derrière le volant. Leurs bouches se rejoignirent bientôt à l'intersection des deux sièges selon un rituel tacitement établi depuis qu'elles se retrouvaient dans la clandestinité. Mais, en deux ans, elles avaient appris à le bousculer à tour de rôle, afin que jamais l'habitude n'entamât la passion. Elles échangèrent un long baiser, si imaginatif qu'il pouvait à lui seul dresser l'inventaire exact de tout ce qui peut advenir de poétique et de prosaïque entre deux êtres soumis à leur seul instinct, du doux effleurement à la morsure, de la tendresse à la sauvagerie. Toutes les figures de l'amour s'inscrivaient dans cette étreinte. Elle avait la mémoire de celles qui l'avaient précédée. Quand leurs bouches se reprirent enfin, elles n'étaient qu'un seul et même souffle. Anticipant sur son premier mot, Juliette posa son doigt à la verticale sur ses lèvres et, dans un sourire de connivence, entraîna Charlotte hors de la voiture. Après qu'elles eurent tout doucement refermé les portes et fait les premiers pas sur la pointe des pieds, comme si l'extrême discrétion leur était devenue une seconde nature, elle la prit par la main et l'engagea à sa suite dans une des rares stalles encore vides. À l'ardeur incommensurable qu'elle y mettait, la douce Charlotte comprit que ce jour-là, encore une fois de plus, elle dirigerait toutes les opérations, du moins dans un premier temps. Alors une sensation inédite l'envahit, la douce volupté de se laisser mener et emmener par celle qui la traiterait à l'égal d'un objet. En s'abandonnant sous la douce pression de ses doigts, elle n'était déjà plus qu'un corps sans âme, qu'une soumission charnelle en répit. L'endroit était humide et gris. Il en aurait fallut de peu pour qu'il paraisse sordide.
Certains parkings peuvent être aussi borgnes que des hôtels. Un rai de lumière, provenant d'un des plafonniers de l'allée centrale, formait une diagonale au mur, à l'entrée du box. Il n'était pas question de descendre le lourd rideau de fer, elles se seraient retrouvées enfermées. Charlotte s'appuya le dos contre le mur, exactement au point où le halo venait mourir, de manière à réagir à temps au cas où quelqu'un viendrait. Avant même que Juliette pût l'enlacer, elle lui glissa entre les bras tout en tournant le dos, avec cette grâce aérienne qui n'appartient qu'aux danseuses, puis posa ses mains contre la paroi, un peu au-dessus de sa tête, et cambra ses reins tandis qu'elle s'agenouillait. Depuis tant de mois qu'elles s'exploraient, pas un grain de leur peau n'avait échappé à la caresse du bout de la langue. Du nord au sud et d'est en ouest, elles en avaient investi plis et replis, ourlets et cavités. Le moindre sillon portait l'empreinte d'un souvenir. La chair déclinait leur véritable identité. Elles se reconnaissaient à leur odeur, se retrouvaient en se flairant. Tout avait valeur d'indice, sueur, salive, sang. Parfois un méli-mélo de sécrétions, parfois le sexe et les larmes. Des fusées dans la nuit pour ceux qui savent les voir, messages invisibles à ceux qui ne sauront jamais les lire. Si les humeurs du corps n'avaient plus de secret, la subtile mécanique des fluides conservait son mystère. Mais cette imprégnation mutuelle allait bien au-delà depuis qu'elles s'étaient conté leurs rêves. Tant que l'on ne connaît pas intimement les fantasmes de l'autre, on ne sait rien ou presque de lui. C'est comme si on ne l'avait jamais vraiment aimé. Charlotte savait exactement ce que Juliette désirait. Se laisser prendre avant de s'entreprendre. Un geste juste, qui serait juste un geste, pouvait apparaître comme une grâce, même dans de telles circonstances, car leur silence chargeait de paroles le moindre de leurs mouvements. Elles n'avaient rien à dire. Demander aurait tout gâché, répondre tout autant. Charlotte n'avait rien perçu, rien respiré de cette métamorphose suscitée par de nouveaux appétits pour des jeux et des assouvissements inédits, plus sauvages, empreints d'une licence sexuelle.
Elle me regardait si gentiment que j'étais convaincue de récolter bientôt les fruits de ma patience. Sa poitine ferme était délicieusement posée sur mon buste, ses cheveux effleuraient mes joues, elle frottait ses lèvres contre les miennes avec un sourire d'une tendre sensualité. Tout n'était que grâce, délice, surprise venant de cette fille admirable: même la sueur qui perlait sur sa nuque était parfumée. Elles pouvaient juste surenchérir par la crudité de leur langage, un lexique de l'intimité dont les prolongements tactiles étaient infinis, le plus indéchiffrable de tous les codes en vigueur dans la clandestinité. Tandis que Charlotte ondulait encore tout en s'arc-boutant un peu plus, Juliette lui déboutonna son jean, le baissa d'un geste sec, fit glisser son string, se saisit de chacune de ses fesses comme s'il se fût agi de deux fruits murs, les écarta avec fermeté dans le fol espoir de les scinder, songeant qu'il n'était rien au monde de mieux partagé que ce cul qui pour relever du haut et non du bas du corps, était marqué du sceau de la grâce absolue. Puis elle rapprocha ses doigts du sexe, écarta les béances de la vulve et plongea ses doigts dans l'intimité moite, si brutalement que sa tête faillit heurter le mur contre lequel elle s'appuyait. Ses mains ne quittaient plus ses hanches que pour mouler ses seins. Le corps à corps dura. Là où elles étaient, le temps se trouva aboli. Toute à son ivresse, elle ne songeait même plus à étouffer ses cris. Fébrilement, au plus fort de leur bataille, Juliette tenta de la bâillonner de ses doigts. Après un spasme, elle la mordit au sang. De la pointe de la langue, elle effleura délicatement son territoire à la frontière des deux mondes, avant de s'attarder vigoureusement sur son rosebud. Un instant, elle crut qu'elle enfoncerait ses ongles dans la pierre du mur. Elle se retourna enfin et la caressa à son tour sans cesser de la fixer des yeux. L'air humide se chargeait autour d'elles, épaissi de l'écho de leur bestialité.
Toute l'intensité de leur lien s'était réfugiée dans la puissance muette du regard. Car si Juliette l'aimait peut-être, l'aimait sans doute, Charlotte sentait que le moment n'était pas éloigné où elle allait non plus le laisser entendre, mais le lui dire, mais dans la mesure même où son amour pour elle, et son désir d'elle, allaient croissant, elle était avec elle plus longuement, plus lentement, plus minutieusement exigeante. Ainsi gardée auprès d'elle les nuits entières, où parfois elle la touchait à peine, voulant seulement être caressée d'elle, elle se prêtait à ce qu'elle lui demandait avec ce qu'il faut bien appeler de la reconnaissance, plus encore lorsque la demande prenait la forme d'un ordre. Chaque abandon lui était le gage qu'un autre abandon serait exigé d'elle, de chacun elle s'acquittait comme d'un dû. Il était étrange que Charlotte en fût comblée. Cependant, elle l'était. La voiture était vraiment le territoire inviolable de leur clandestinité, le lieu de toutes les transgressions. Un lieu privé en public, ouvert et clos à la fois, où elles avaient l'habitude de s'exhiber en cachette. Chacune y reprit naturellement sa place. Elle se tourna pour bavarder comme elles l'aimaient le faire, s'abandonnant aux délices de la futilité et de la médisance avec d'autant de cruauté que l'exercice était gratuit et sans danger. Elles ne pouvaient que se sentir en confiance. Scellées plutôt que liées. Charlotte était le reste de Juliette, et elle le reste d'elle. Inutile d'être dénudé pour être à nu. Tout dire à qui peut tout entendre. On ne renonce pas sans raison profonde à une telle liberté. Au delà d'une frénésie sexuelle sans entrave, d'un bonheur sensuel sans égal, d'une connivence intellectuelle sans pareille, et même au-delà de ce léger sourire qui emmène plus loin que le désir partagé, cette liberté était le sel de leur vie. Elle la prit dans ses bras et lui caressa le visage tandis qu'elle se blottissait contre sa poitrine. À l'extérieur, l'autre vie pouvait bien attendre.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Laura (Chapitre 1 Suite)
Au jour dit, elle avait demandé à arriver avant lui pour se préparer. Il avait accepté, mais avait précisé qu'il la voulait soit assise sur un fauteuil si elle avait peur, soit agenouillée si elle se sentait prête à plus. En attendant dans la rue, elle l'avait vu passé, mais il ne s'était pas arrêté. Elle était entrée, s'était changée. Une jupe, un chemisier, des bas et des escarpins, mais nue dessous. Elle tremblait de peur, mais se sentait très exictée. Elle avait répondu à son coup de sonnette pour lui ouvrir et le temps qu'il monte les 3 étages, elle s'était agenouillée dos à la porte. Elle avait entendu la porte s'ouvrir, elle avait baissé la tête, elle ne voulait pas le voir, ni qu'il voit ses yeux. Il avait posé son manteau, s'était approché, et à genoux derrière elle, il l'avait caressée. Elle s'était appuyée contre lui, le laissant découvrir son corps. Et puis le reste était devenu flou. Elle se rappelait qu'il l'avait mise face à la croix, sans l'attacher d'abord, qu'il avait joué de son corps, qu'elle s'etait senti mouillée et qu'il l'avait remarqué. Elle avait passé elle même ses poignets dans les bracelets pendant qu'il lui attachait les jambes, l'obligeant à s'ouvrir à ses caresses.
Au bout d'un moment elle lui avait demandé de l'emmener sur le lit, ce qu'il avait accepté, Il faisait vraiment tout pour l'apprivoiser, elle avait apprécié. Elle s'était retrouvée les poignets attachés, à sa merci. Et elle avait laché prise, le laissant jouer de son corps, explorer son intimité, la pénétrer. Alors qu'elle le sentait en elle, elle avait dit "Giflez moi" et il l'avait fait, à la fois doucement mais fermement. Elle avait demandé plus et il l'avait suivie, guidée vers de nouveaux sommets. Il s'était montré exigeant, forçant sa bouche de son sexe. Elle avait failli résister, mais il avait eu le dessus et elle en avait presque joui. Puis il avait poursuivi ses envies, se faisant sucer, la pénétrant, la manipulant à sa guise, comme un jouet de plaisir mais toujours en prenant soin d'elle et de son plaisir. Juste ce qu'elle avait envie en fait.
Trop rapidement le temps avait passé, ils avaient fait une pause, pour s'apercevoir qu'ils allaient bientot devoir se séparer. Alors sans lui demander son aivs, il l'avait à nouveau pénétrée, et avait pris son plaisir, éjaculant en elle alors qu'il lui avait dit que c'était très rare que cela lui arrive. Ils avaient fini sous la douche, s'étaient rhabillés, il avait volé un baiser de plus sur ses lèvres alors que l'intimé de ce geste la bloquait un peu et étaient repartis chacun de son coté.
Elle lui avait avoué le soir même être repartie à son bureau les fesses rouges et les joues en feu, la tête un peu ailleurs. Lui-même avait dit être détendu, apaisé, ravi de cette rencontre.
Elle était partie ensuite en vacances en famille, mais il avait posé un défi. Une photo d'elle chaque jour de son absence. Elle avait multiplié les poses, ses seins, son corps, son sexe, prenant plaisir à lui obéir.
A son retour de vacances, il avait proposé de la revoir, elle en avait envie, mais leurs agendas ne coïncidaient pas. Ils s'étaient croisés de nombreuses fois sur ce carnet de punitions, elle montrant ses photos, lui écrivant de longs messages sur ses rêves ou ses envies. Elle appréciant sa manière d'écrire, les scènes qu'il décrivait étaient toujours très érotiques, elle à moitié nue pour qui savait voir, offerte, désirable, lui exigeant, la guidant.
Un soir qu'elle était en voyage d'affaire, elle avait contacté son mari, ils avaient discuté, parlé de leurs envies, de leurs fantasmes. Il lui avait proposé qu'elle cherche un dominant pour la guider. Difficile de lui dire qu'elle l'avait déjà trouvé et qu'elle avait succombé.
Elle s'était lancé dans des achats très sexy, ce joli harnais de dentelle qu'elle portait ce jour, un collier et une laisse en cuir, un bandeau, un martinet ; son mari avait joué avec elle, il avait pris des photos qu'elle avait envoyé à son dominant pour l'exciter. Elle n'arrivait toujours pas à trouver un créneau dans son agenda, avait raté un rendez vous avec lui pour des raison professionnelles avant de repartir à l'étranger.
La suite avait été un peu chaotique, mais ils avaient tenus bons. Elle avait trouvé le moyen de parler à son mari de ce contact qu'elle avait. Ils avaient fini par trouver un moment pour se voir tous les 3, avaient sympathisé. Le jeu avait continué, ponctué de rares rencontres, jusqu'à cette proposition insolite : vivre sa soumission sans savoir ce qui allait lui arriver. Ne rien décider, lâcher totalement prise et laisser son dominant tout gérer. Elle avait pensé à quelques heures vu qu'il ne pouvait pas se libérer plus, mais il avait fixé les limites, une soirée et une nuit. Il avait même proposé de le renouveler plusieurs fois si elle avait apprécié. Et quand elle lui avait demandé comment il pensait faire, il lui avait annoncé que sa femme serait absente quelques semaines, qu'il pourrait ainsi lui consacrer du temps en dehors des journées de travail. Grosse poussée d'adrénaline, oser ainsi se remettre entre ses mains longuement. Elle en avait parlé à son mari, qui avait donné son accord. Elle avait reçu les consignes sur sa tenue, sur la date et l'heure du rendez vous, sur ce qu'elle devait et pouvait amener, ce qui serait interdit.
Et elle se trouvait donc ce soir dans sa voiture, sur la banquette arrière, alors qu'il conduisait, avec ce requiem qui s'élevait.
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Chapitre 4 – Mon initiation
Les jours suivants, je me rendais à son domicile après les cours. Philippe me faisait l’amour, j’étais heureuse de constater à quel point il me désirait. Je n’avais pas été uniquement la bonne occase lui permettant d’assouvir son fantasme de sauter une midinette, vierge de surcroît. En revanche, il était beaucoup moins doux. Il me prenait brutalement. Lorsque j’arrivais, j’avais droit à mon verre de Coca, puis il me déshabillait et m’emmenait directement dans son lit. Je devais lui faire une fellation pour faire durcir son pénis et ensuite il me pénétrait d’un seul coup. J’avais l’impression qu’il me considérait comme une vraie femme, expérimentée. Heureusement, mes douleurs avaient disparu et je prenais de plus en plus de plaisir à la pénétration.
Une semaine plus tard, je suis rentrée chez lui avec ma clé, il était au téléphone. Je me suis installée dans le salon, sur le canapé. Comme son appel s’éternisait, j’ai voulu en profiter pour l’exciter sans qu’il puisse réagir. J’ai donc retiré mon string devant lui, tout en le regardant droit dans les yeux. Ensuite, je me suis amusée à le faire tournoyer devant son visage, le passer sur ses épaules, son cou, ses bras. Il me lança un regard qui en disait long sur son désir. Mais comme l’appel se prolongeait, par jeu, je m’agenouillais devant lui avec l’intention de le sucer. Il bandait comme un taureau.
Lorsqu’il raccrocha, il était comme fou. Il me traita de petite salope, de traînée. Tout en m’attrapant par les cheveux, il engouffra son sexe jusqu’au fond de ma gorge. J’eus un haut le cœur, mais ses mots et son geste m’excitèrent énormément. A cet instant précis, je compris le sens de ses propos concernant ses goûts en matière sexuelle. Je réalisais alors que j’allais être soumise à ses envies.
Avant d’éjaculer, il me releva en me prenant par la nuque. Il me contraignit à poser mon buste sur la table, mes pieds touchant le sol. Il écarta mes jambes et me pénétra brutalement avant de me pilonner sans ménagement, tout me disant que je ne devais pas me plaindre car je l’avais bien cherché. Bien que ses grands coups de reins me fassent mal, j’adorai être ainsi prise de force, j’ai alors ressenti mon premier orgasme vaginal mémorable.
Mais, je n’étais pas au bout de mes surprises. Au moment de jouir, il me retourna comme une crêpe, m’attrapa une nouvelle fois par les cheveux afin que je le suce à nouveau. Je me suis exécuté. Son sexe était très dur et tendu, enduit de ma cyprine. Il a continué à me tenir par les cheveux et a joui dans ma bouche. Des longs jets amers et gluants se sont déversés dans mon orifice buccal. Alors que je m’apprêtais à recracher sa semence, il m’ordonna d’avaler sur un ton qui ne tolérait pas le refus.
Ce jour-là, je compris que j’allais devenir son jouet sexuel et curieusement cette idée me plaisait. Mon choix s’était porté sur cet homme mature, mais ce n’était pas le fruit du hasard. Je l’avais choisi pour vivre quelque chose de différent, voire de tabou pour mon âge. Ce qui me parait aujourd’hui le plus incroyable, c’était mon ignorance totale de ce que pouvait être le BDSM, ce sigle et les pratiques qu’il recouvre m’étaient totalement inconnus.
Les semaines passèrent et nos étreintes étaient toujours aussi passionnées, nous faisions l'amour presque tous les jours. Au fur et à mesure que notre relation s'installait, il me faisait découvrir ses goûts. Ainsi, il commença par m'offrir un masque afin découvrir les sensations que procuraient les yeux bandés. Une autre fois, il m'attacha les mains dans le dos.
Pour l’adolescente que j’étais, tout cela n’était que des jeux osés. A aucun moment, je n’étais effrayée ou me sentais en danger. J’avais confiance en lui, je l’aimais éperdument, je lui vouais un amour fou, c’était mon professeur d’éducation sexuelle. Sans en prendre conscience, je devenais sa soumise, mon apprentissage avait commencé.
Les premières semaines nous faisions l’amour dans la position du missionnaire. Je me sentais bien avec ce sentiment de revivre mon dépucelage et mon accession au statut de femme. J’appréciais sentir sa queue s’enfoncer au plus profond de moi et sentir sa semence chaude se répandre en moi. J’adorais l’entendre jouir et me serrer fort dans ses bras. Une fois habituée à la pénétration vaginale très virile, sans ressentir de douleurs, Philippe m’a imposé la levrette. Très rapidement, j’y ai pris goût. Il me prenait sans ménagement par les fesses et me pénétrait comme une chienne. Sa petite chienne qu’ii avait adoptée et dont il ne pouvait plus se passer. Je sentais grandir en moi un sentiment d’appartenance qui se concrétisera plus tard par le port d’un collier et d’une laisse pendant nos rituels.
Puis, il passa à d’autres pratiques, ses mains, sa langue s’égaraient sur mon anus. J’étais très gênée. Un jour, il me confia qu’il avait très envie de mes fesses, qu’il les adorait. Bien que cette zone soit tabou pour moi, je le laissai me caresser, me lécher. En fin de compte, j’étais flattée qu’il aime à ce point mon corps. J’avais envie de découvrir des sensations nouvelles, je redoutais seulement d'avoir mal lorsqu’il me pénétrerait.
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Autrefois capitale du royaume d'Écosse, place forte disputée au XIVème siècle, entre les anglais et les écossais, la nature a bâti, au pied des Monts Grampians, un gigantesque cirque de près de trois cents mètres de diamètre bordé par une paroi rocheuse, comme tranchée dans le massif, atteignant par endroits la hauteur de quatre cents mètres. La passe menant à ces paysages, baptisée la vallée magique n'est large que d'une vingtaine de mètres. Depuis la nuit des temps, ce fier caprice de la nature appartient à la famille noble Lauderdale qui a édifié là, vers la fin du XVIIème siècle, un château majestueux et inquiétant, au milieu d'une forêt assez dense. Les Lauderdale devaient leur immense richesse à l'élevage bovin, à la culture des céréales et à l'exploitation, tout à fait de mise à l'époque, des miséreux agriculteurs du comté. À l'aube du XXème siècle, les descendants du clan s'étaient contentés de cette fortune amassée durant des décennies. Mais, aucune mine d'or n'étant inépuisable, après la Seconde Guerre mondiale, à deux doigts de la ruine, Robert Lauderdale avait eu l'idée de reconvertir son château en prison dorée pour jeunes gens délinquants, où les les plus grandes familles britanniques pouvaient cacher le fruit de leur honte pour un loyer annuel très substantiel, prix justifié de leur tranquillité. Personne ne rendait jamais visite aux pensionnaires. À la mort de Robert, veuf depuis six ans, Sean Lauderdale, son fils unique et également ultime représentant mâle de la lignée, continua l'entreprise familiale en la modifiant partiellement : le centre devint un havre de paix pour les victimes du stress contemporain. En 2020, après un long séjour aux USA, la dernière des Lauderdale ajouta alors à son château, la vocation de clinique sexuelle. Comme certains sexologues américains, elle se proposait d'épanouir la libido de ses patients ou de guérir les déficients, en se gardant bien de préciser sa dévorante passion pour l'univers du BDSM. Rapidement, elle était devenue une dominatrice célèbre et réputée pour le raffinement des traitements qu'elle réservait aux esclaves en devenir, venus la rencontrer depuis l'autre bout du monde. Juliet Lauderdale était la figure emblématique du sadomasochisme. Sans être lesbienne, elle avait une préférence marquée pour les femmes, surtout les plus jeunes, qu'elle pouvait modeler à sa guise, au cours d'un long et éprouvant apprentissage. Les plus douées apprenaient à se muer rapidement en chiennes soumises et dociles capables de supporter les pires tortures et humiliations, enchaînées la nuit, nues dans des cellules, et subissant le jour des séances de flagellation ou de supplices sexuels. Parmi les favorites, Charlotte était devenue son esclave attitré, allant toujours au-delà des fantasmes de sa Maîtresse, voire même les plus abjects. Sa chevelure chatain clair conférait à son visage un air juvénile et paradoxalement timide. En vérité, c'était une jeune fille mystique, ayant appris toute la grâce de l'esclavage, et surtout, qui ne s'ingéniait jamais à opposer à la cruauté un refus.
Le carillon de la vieille pendule sonne minuit. La nuit est noire, longue, interminable. La dernière des Lauderdale baisse les yeux et contemple le feu dans la cheminée. Deux énormes bûches se consument doucement et dispensent une chaleur qui emplit la pièce. Dans le vaste salon décoré somptueusement trônent sur les murs des tableaux d'ancêtres de la famille. Aux quatre coins du salon, de gigantesques chandeliers blancs projettent leurs ombres dorées sur des corps féminins dénudés et à moitié endormis, attachés robustement à des croix de Saint-André. Au centre de la salle, sur un massif guéridon en chêne repose un impressionnant assortiment de fouets, de martinets aux manches de cuir, de métal et d'ivoire aux lanières tressées, plombées, garnies de pointes, ainsi qu'une collection exhaustive de vibromasseurs et autres olisbos. La maîtresse des lieux est assise dans un confortable fauteuil en cuir et contemple le spectacle de la nudité entravée de Charlotte sur une croix. Son corps semble comme engourdi par la douleur de la crucifixion qui entaille cruellement ses poignets et ses chevilles. En les détaillant, Juliet se prit un instant à les imaginer scandaleusement ensanglantés, cloués dans le bois des poutres. Elle eut du mal à chasser de son esprit cette pensée criminelle et blasphématoire mais combien exaltante, tandis que les flammes des bougies vacillaient sur l'or des pierres centenaires en faisant surgir des ombres sinueuses et menaçantes. Les invités semblent fascinés par la noblesse et la prédestination évidente de ce lieu. Le salon paraît avoir été conçu depuis la nuit des temps pour la souffrance et tous les désirs, pour les rites les plus secrets et autres cérémonies sataniques. Ils étaient tous masqués. Ils tirèrent au sort la victime qui allait être suppliciée. Ce fut Charlotte qui fut désignée. Quand Juliet décida de la descendre de la croix, aux premières heures de la nuit, frigorifiée et à demi endormie, Charlotte, glissant dans les bras d'une femme vêtue d'une cape et d'un masque sur les yeux, eut le temps, avant que tout eût tourné autour d'elle, d'entendre la voix cruelle de la maîtresse des lieux, briser le silence régnant dans l'assemblée des couples venus assister à son dressage, prononcer froidement la sentence : "- Qu'on l'harnache fermement. Quand elle aura été fouettée, elle sera toute à vous." Charlotte sentit qu'on la tirait en avant, et marcha. Le contact de ses pieds nus qui se glaçaient sur le sol de pierre finit par la réveiller. Juliet, entièrement vêtue de cuir, traversa la salle en la tirant par une laisse puis monta sur une estrade surmontée d’un majestueux fauteuil. Là, elle la fit s’asseoir à ses pieds sur le sol, s’assit à son tour et fit signe à l’assemblée de reprendre les festivités. Il devait bien avoir une vingtaine d’invités, habillés en tenue de soirée, regroupés autour d'un grand lit en fer forgé noir, érigé en autel au centre de la salle. Il parut naturel à Juliet de la présenter dans sa condition d'esclave femelle, marquée et annelée afin qu'elle fut prête à être offerte. La Maîtresse des lieux prit grand soin, rituellement de lui renverser les jambes pour qu'elle pût la voir en détail. Sur le bas-ventre de Charlotte, le monogramme J témoignait de son appartenance de soumission. Intégralement lisse, offerte, toujours ouverte aux désirs de Juliet ou à ceux des inconnus à qui elle la destinait, ses grandes lèvres portaient deux anneaux d'or. Une jeune soumise nue, à la tête rasée, déploya à ses pieds un harnais en cuir noir, faisant luire l'acier des anneaux qui maintenaient les sangles entre elles. Elle se glissa enfin derrière elle et entoura le buste des bras pour l'enrouler autour des seins de Charlotte.
Elle cercla chaque sein par les plus gros anneaux. Ensuite, elle fixa une première boucle sur la nuque, vérifia le centrage des seins dans leur bonnet métallique et attacha fermement la seconde sur les reins. Il ne lui resta plus qu'à se baisser, à passer les doigts entre ses cuisses et à saisir la dernière sangle qui pendait à l'avant. Elle la fit alors venir vers elle pour la remonter entre les fesses jusqu’à la boucle fixée sur l’anneau dorsal. La sangle se plaça ainsi d'elle-même dans l'axe du sexe, et le cuir, écartant les chairs, creusa un sillon sombre entre les grandes lèvres. On glissa profondément entre ses reins un rosebud anal afin d'élargir et de rendre ultérieurement cette voie plus commode. Jamais son sexe ne fut autant mis en valeur. La sangle verticale, qui écartait douloureusement ses chairs intimes, accentuait la ligne de ses grandes lèvres, de sorte que l’ensemble de la vulve semblait avoir doublé de volume tant elle était comprimée. Elle demeura interdite devant l’image que lui renvoyait le miroir. Jamais elle n'accueillit avec tant de joie, les bracelets qui joignaient ses poignets et le collier trop serré à son cou, annonçant son supplice. Sans qu'on l'interrogeât, on entendit des gémissements autour de l'autel, où maintenant des corps s'entremêlaient. Une grande femme brune, aux seins fermes, à peine dissimulés sous un chemisier transparent, chaussée de talons hauts, aux jambes interminables, galbées dans des bas à couture noirs, s'offrait à trois hommes qui la prenaient, allant et venant, dans les trois voies qui leur étaient offertes, pour finalement se répandre dans sa bouche. Plus loin, l'esclave à la tête rasée, les cuisses renversées, gémissait sous les caresses fougueuses d'une invitée déchaînée. Dans une alcôve plongée dans la pénombre, une ravissante blonde aux cheveux courts, commençait à se déshabiller. Sa robe flottait au gré de ses mouvements. Par moments, elle s’ouvrait sur le côté laissant apparaître la blancheur d’une cuisse nue jusqu’au niveau de l'aine. Elle attrapa le bas de la robe et la fit voler, découvrant volontairement ses jambes au regard de l’assistance. Elle défit les boutons de son chemisier dévoilant son ventre en ondulant des hanches dans un balancement lascif. Un homme s'enhardissant lui ôta. Le soutien-gorge descendu fit apparaître l'aréoles de ses seins. Elle s’exhibait sans retenue. Deux autres invités s’approchèrent. Le premier dégrafa le soutien-gorge, libérant les seins dont les pointes étaient déjà fièrement dressées. Il les caressa et les malaxa sans douceur. Le second attoucha ses fesses. Elle était maintenant totalement nue. De nombreuses mains prirent alors possession de son corps offert, aucune partie ne fut oubliée. Les doigts fouillèrent son vagin et son anus. Elle demanda alors à être prise. Un homme s’allongea sur elle, la pénétra tout aussi rapidement et commença des mouvements de va-et-vient, tandis qu'un autre sexe s’approcha de sa bouche, elle happa le membre viril qui s'enfonça durement dans sa gorge. Elle exigea bruyamment des hommes d'être "remplie jusqu'au fond".
Un cercle se forma bientôt autour de l'alcôve, avec autant de verges tendues que de participants, n’attendant plus que sa langue et sa bouche pour les satisfaire. Elle voletait de l’un à l’autre, au gré de leur ardeur. Le premier à se libérer maintint fortement sa tête, jusqu’à ce que la source ne fut tarie. Elle avala la précieuse semence qui inondait sa gorge. L’un après l’autre se délivrèrent. Le sperme s'écoulait de ses lèvres, en filaments visqueux qui se balançaient sous son menton. Bientôt, l'un des invités se coucha sur le dos et la fit l’allonger sur lui, il la bloqua aux épaules et la pénétra dans son sexe, en la forçant à se cambrer. Pendant qu’il la prenait, un autre s’intéressa à son orifice le plus étroit et y introduisit alors un doigt. Approchant sa virilité de ses reins offerts, il la sodomisa brutalement avant de se retirer repu et rassasié. Un autre, stimulé par la facilité à laquelle elle se prêtait à cette double pénétration, prit rapidement la place et éjacula bientôt en longues saccades. Ils furent quatre à choisir cette voie exiguë, à mêler leur foutre dans les entrailles de la jeune femme masquée qui n'était plus qu'un réceptacle béant. Du plafond pendaient des cordes. Le seul objet qui fût au plafond, outre le lustre à la même hauteur que la croix était un gros anneau brillant, où passait une longue chaîne d'acier. On attacha Charlotte par ses poignets, debout les bras écartés, face à l'assemblée, offrant son corps nu, au reflet d'or des flambeaux qui ornaient chaque angle de la cave. Juliet s'approcha, contempla les seins arrogants qui s'offraient à elle et étonnamment avec des gestes plein de délicatesse, dégrafa le harnais, après avoir passé la main sur le ventre, s'assura que son anus était forcé par l'épais rosebud. Un peu de rougeur monta au visage de la jeune femme, tandis qu'une douce chaleur envahissait son intimité. Les yeux de Charlotte regardaient la croix, mais ne virent pas la jeune esclave qui retirait un carré du tapis, libérant un miroir dans lequel étaient creusées, à une distance convenable, de chaque coté, deux encoches en forme de pied. La maîtresse des lieux attira Charlotte au dessus du large miroir que rien n'illuminait. Alors du plafond descendirent les deux cordes sur lesquelles étaient reliées deux bracelets en cuir. Juliet en fixa un à chaque poignet de Charlotte et les cordes s'élevèrent, entraînant les mains de la jeune femme anxieuse. Ses bras formaient un angle ouvert au dessus de ses épaules. Les longes s'arrêtèrent de monter, une lueur douce et dorée s'éleva du miroir, illuminant les cuisses de la soumise, ainsi exhibée, face à l'assistance. L'ordre pour elle, était de se montrer obéissante tout au long de la soirée. Juliet examina longuement les seins insolents et posa ses mains sur les globes fermes et de douces caresses les parcoururent. Charlotte ferma les yeux, se laissant griser par le reflet du miroir de l'intimité qu'elle offrait impudiquement aux invités. Ainsi mise à nu, elle était prête.
La bouche et les paupières légèrement maquillées, la pointe et l'aréole des seins brunies, de l'onguent appliqué sur le pubis, dans le sillon entre les reins et les cuisses, Charlotte entendit des murmures de satisfaction dans l'assemblée. Alors la maîtresse des lieux se saisit d'une longue cravache et, doucement, effleura un mamelon d'une lente caresse sur la pointe extrême. Bientôt une sensation de chaleur envahit le corps de Charlotte, déjà parcouru de frissons. Cuisses serrées, la jeune femme tordait doucement son bas-ventre que gagnait peu à peu la moiteur du désir refoulé. Juliet suivait, penchée sur le miroir, la danse lascive de la croupe soumise. Des soupirs saccadés et hoquetants s'échappaient de sa bouche. Elle comprit que loin de vouloir l'épargner, Juliet échauffait son corps pour mieux le rudoyer ensuite. Elle regarda son bourreau, mais déjà le visage s'était revêtu d'un masque impassible et les fines lanières en cuir meurtrissaient ses seins. On éloigna alors ses chevilles de sorte que ses pieds se placèrent dans les encoches du miroir au sol. Ainsi dans une position d'écartèlement extrême, les cordes tendues semblaient la démembrer, Charlotte ne se possédait déjà plus. Juliet s'écria soudainement :
"Écoute bien, tu as reçu du sperme dans la bouche, tu as reçu du sperme dans le sexe, tu as reçu du sperme dans l'anus, tu es désormais une femme, tu es physiquement dépucelée, mais mentalement vierge. Nous allons te bander les yeux et nous allons te fouetter et tu devras compter jusqu'à cent, sans la moindre hésitation. Ce n'est pas tant pour notre agrément que pour ton dressage, que de te faire comprendre par le moyen de la douleur que tu es contrainte à l'esclavage et de te signifier que tu n'es vouée qu'à cela. Tu pourras répandre des larmes, implorer mais nous voulons t'entendre hurler et au plus vite. Ensuite, et pour notre seul plaisir, tu seras prise par tous les orifices que, comme tous les animaux, la nature t'a dotée."
La jeune femme écoutait et tremblait de bonheur, si Juliet daignait l'outrager, c'est qu'elle l'aimait. Charlotte allait répondre qu'elle était son esclave mais elle se tut. Au premier coup de fouet qui atteignit ses seins, ses cuisses se contractèrent, son ventre se tendit, se recula et les contractions nerveuses, ouvrirent sa vulve au dessus du miroir. Magré elle, Charlotte râla de plaisir. Dans un sursaut animal, elle referma ses jambes instinctivement, mais Juliet la saisit et la remit dans les encoches. Elle s'abandonna et ne refusa pas le spasme qui montait en elle. On emprisonna fermement ses chevilles dans deux bracelets scellés au sol pour tenir ses jambes immobiles. De nouveau, Juliet levait le bras, une méthodique flagellation commença. Les coups étaient dosés, mesurés pour ne pas blesser Charlotte qui, les yeux clos, sentait monter en elle une chaleur intense. Sa poitrine était martyrisée par des coups de plus en plus secs et cinglants, comme une caresse de feu qui irradiait sa chair. Les seins devenaient de plus en plus marqués. Soudain, Juliet frappa de bas en haut les globes, qui musclés et durs, frémirent à peine et parfois, sous un coup de coté, ils se choquaient entre eux. Puis on la cingla en tout sens de façon à l'entendre hurler et au plus vite. L'orgueil qu'elle mettait à résister ne dura pas longtemps. On l'entendit même supplier qu'on arrêtât juste un seul instant et qu'on la détachât. Elle se tordait avec une telle frénésie pour échapper aux morsures des lanières qu'elle tournoyait presque sur elle même, les bracelets enfermant ses chevilles devenant lâches. Tel un pantin désarticulé, elle s'agitait dans ses entraves. Son ventre se tendait, son sexe contorsionné s'ouvrait puis se fermait. Le reflet dans le miroir de son pauvre corps supllicié attirait le regard lubrique des invités. Alors la maîtresse des lieux la frappa encore plus fort et dès cet instant, les coups ne s'égarèrent plus, sinon délibérément. Une chaleur intense inonda la poitrine de Charlotte comme une boule de feu volcanique. Ses seins, violemment fouettés, se choquèrent dans un bruit mat, les lanières de cuir s'entouraient autour d'eux, giflaient la chair, lacéraient les pointes, cinglant les aréoles brunies.
La Maîtresse de Charlotte, après trois derniers coups, cessa de la flageller pour écarter ses cuisses. Elle plongea ses doigts humides dans l'intimité moite, constatant non sans fierté, que la soumise avait réellement joui. Les portant à sa bouche après, elle les lècha longtemps entre ses lèvres, se délectant de l'éjaculat mêlé à la cyprine. Les invités l'observaient attentivement et commentaient chaque fois que la main qui la tenait, la fouillait, revenait, de plus en plus profondément, à la fois dans son ventre et dans ses reins qui s'enflammèrent. Le silence tomba : seuls s'élevaient de l'assemblée, les soupirs profonds de la suppliciée, et les gémissements des femmes masquées se donnant aux hommes. On la détacha pour la conduire sur le lit en fer forgé qui trônait en autel au centre de la salle. La maîtresse des lieux fit alors venir un esclave mâle endurant et bien bâti, dont elle s'était assurée par une longue privation à toute satisfaction, de sa capacité à se raidir, avant d'être forcé à répandre son foutre là où elle exigerait qu'il le fut, avec la préférence qu'elle lui connaissait à toujours choisir l'orifice le plus étroit, commun aux hommes. Elle lui ordonna de rejoindre Charlotte. Elle trouva un coussin, y appuyait ses mains les bras tendus, les reins offerts. Alors, avec une angoisse folle, elle sentit derrière elle, un autre homme qui quitta l'assemblée pour rejoindre l'estrade. En quelques secondes, il lui lia les mains derrière le dos. Nue et écartelée, son sexe et ses intimités béants s'offraient à la vue des deux autres dont elle sentait le souffle chaud frôler son dos. Elle voulut crier, mais la peur la paralysait. L'invité lui malaxait les seins, pressant les pointes avec force. Des doigts s'infiltrèrent entre ses fesses puis forcèrent l'ouverture de son étroit pertuis. Le sexe de l'esclave, nu et harnaché, était encagé dans une poche faite de lanières cloutées. Un trouble mélangé de honte, de volupté, de rébellion et d'impuissance à la fois la saisit. Cherchant le regard de l'invité, mais celui-ci, les yeux fixés sur l'anus, ne relevait pas les paupières jusqu'au visage de Charlotte. Il força brusquement ses reins avec son doigt en la pénétrant avec violence. Surprise par la douleur, elle tenta d'échapper à l'index qui continuait à vouloir s'insinuer en elle. Elle se cambra de toutes ses forces. Le doigt se retira aussi brutalement qu'il était entré et vint se promener sur ses lèvres, qui furent écartées et ouvertes pour que sa bouche fût imprégnée du goût âcre et musqué de sa cavité anale. Obéissant à la maîtresse des lieux, l'esclave mâle ôta le rosebud anal qui dilatait déjà l'anneau de chair de Charlotte pour le substituer par de plus épais afin de l'évaser davantage. Un sourd gémissement marqua l'écartèlement de l'étroite voie, souillée par un braquement oblong. Fesses tendues, bouche tordue par la jouissance impérieuse, elle râlait doucement, goûtant avec ferveur le cruel supplice raffiné. Mais le gode, plus gros encore, distendit l'anneau de chair, tandis que la main de l'homme appuyait à peine pour faire pénétrer le phallus en elle.
Et un autre prit la place dans la gaine gluante et chaude, distendue mais docile et souple. L'anus plissé disparaissait derrière le renflement émergeant au milieu de l'olisbos. Mais le gode saillant était énorme et noueux, zébré de veines saillantes. L'homme poussa avec force, avec un intense bruit de succion, tandis que les sphincters s'ouvraient et se fermaient aspirant l'olisbos sous les regards lubriques des invités. Sa croupe s'infléchit, l'anus résista un peu tandis que Charlotte sentait une souffrance sourde monter dans ses reins, puis la voie céda. Il lui sembla que ses muscles se déchiraient, que son cul s'emplissait totalement. La bouche ouverte, un râle s'arrêta au fond de sa gorge, les yeux hagards, elle demeura tendue, haletante, puis il y eut un cri, suivi d'un sursaut de mouvements convulsifs, le gode énorme fut aspiré. Elle s'affaissa sur le coté, les doigts crispés sur le matelas. Pour la maîtresse des lieux, le jeu avait assez duré. Elle ordonna à l'esclave mâle d'ôter la cage de cuir qui emprisonnait son sexe. Libéré, le membre monstrueux se tendit aussitôt. Non sans impatience, il lâcha le factice. Sur un signe, tous les invités se levèrent en silence et vinrent en demi-cercle, autour du lit érigé en autel, pour contempler le spectacle. Le gland affleura, puis le membre tout entier s'enfonça, et l'étalon sodomisa Charlotte. Un bruissement gras s'éleva, silencieuse, elle se laissa enculer et nul ne songea dans l'assemblée à faire cesser son sacrifice. Il se retint une dizaine de minutes avant de se libérer en longues saccades dans les entrailles de la suppliciée. L'homme qui les avait rejoint ne tarda pas à le remplacer. Il la plaqua sur le dos et écarta ses reins afin qu'un autre puisse s'introduire simultanément en elle, glissant dans le sperme. Ce fut une dizaine d'hommes qui se succédèrent, remontant et frappant au fond de la gaine de ses reins. Pour Charlotte, la douleur ressentie lors de la double pénétration se transforma en jouissance. Le corps marqué par de longues estafilades, elle avait gémi sous les coups de Juliet comme jamais sa Maîtresse ne l'avait fait gémir, crié sous les membres des invités, comme jamais elle avait crié. Elle devait être soumise et les accueillir avec le même respect avec lequel elle vénérait Juliet. Elle était là dans la soirée pour servir de réceptacle à la semence des hommes, qu'elle devait recevoir par tous les orifices prévus par la nature, sans jamais protester ni trahir un quelconque sentiment, comme un objet muet. Lorsque tous les invités furent repus, on la conduisit dans sa cellule et on l’étendit sur un lit de fer. Viciée de sperme et de sueur, le corps lacéré, l'orifice le plus intime endolori, elle s'endormit profondément.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Un petit "jeu" sur les stéréotypes de genre...
Être un homme, c’est très souvent être pris dans une culture qui indique de façon pervasive comment se comporter pour « être dans la norme ». En tant qu’auteur de SF, j’ai commis ce récit parlant d’un monde parallèle où les cultures sont inversées : les hommes étant les « proies » et les femmes les « chasseurs » !
Attention, fort risque d’humour grinçant. Toute ressemblance avec des situations vécues ou fantasmées serait purement intentionnel…
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Je lève la main pour attirer l’attention du serveur pendant que Patrice et Louison se chuchotent un truc à l’oreille. J’ai beau essayer de faire venir le gars à notre table, c’est comme s’il ne me voyait pas.
Cela dit, Louison n’est pas en reste. Faisant elle aussi comme si je n’étais pas là, elle a décidé de rouler une pelle magistrale à son mec. Oui, là, tout de suite, dans ce petit bistrot bondé, à 30 cm à peine de moi. Ces deux-là se comportent comme si elles(*) étaient seules au monde ; à force, ça en devient gênant ! Patou soupire bruyamment, j’ai l’impression que Louise a glissé sa main sous la table pour lui flatter l’entrejambe… Gros moment de solitude !
Le serveur finit par voir que je lui fais signe. Je soupire, me disant que le temps d’indiquer ce qu’elle veut, Louise va enfin se calmer. Pas de bol, le type s’est fait apostropher par une tablée de meufs déchaînées, à deux mètres de nous.
« Non, putain ! Il va pas prendre leur commande avant la nôtre ! »
— Excusez-moi, Monsieur ! dis-je en tentant de parler plus fort que les quatre filles à moitié déchirées qui braillent comme des gorets en chaleur.
— J’arrive, deux petites secondes…
— Non mais là ça fait une demi-heure qu’on attend !
— Vous voyez bien qu’y a du monde. Je viens dès que je peux.
— Ouais, on a soif ! Fais-nous pas chier, connard !
C’est la plus moche de la bande qui vient de m’adresser la parole, une grosse balèze qui doit faire deux fois mon poids. Sur son biceps musculeux, une tête de mort me lance un sourire édenté. Je n’ai pas le temps de lever les yeux au ciel qu’une de ses copines en rajoute une louche, en me lançant un regard appréciateur :
— Si tu veux te joindre à nous pour égayer la soirée, on est pas contre, ricane-t-elle avant que les autres ne gloussent en chœur.
Elles me scrutent avec une telle intensité que j’ai l’impression d’être à poil devant elles. Essayant d’ignorer ces nanas du mieux que je peux, je pousse un soupir excédé. Juste au moment où Louison se décide enfin à lâcher sa proie.
— Qu’est-ce qu’il y a, Julien, t’as pas l’air dans ton assiette ? me lance-t-elle, un bras protecteur passé autour des épaules de Patrice.
— Ça va, ça va. Je commence à avoir faim, c’est tout…
Patou se serre contre elle, des étoiles plein les yeux. Ils forment un couple bien assorti, ces deux-là, même s’il est presque aussi grand que Louison et quasiment aussi costaud qu’elle.
Pendant qu’on papote de tout et de rien, j’essaie de ne pas me retourner. Je sens que le regard des nanas de la table d’à côté ne quitte pas ma nuque. Un petit frisson me parcourt l’échine. Heureusement que je ne suis pas seul, sinon je n’en mènerais pas large !
Je suis un peu con, aussi, j’aurais dû éviter d’attirer leur attention…
— … pas encore trouvé ? m’interroge Louise.
— Humm, tu disais ?
Perdu dans mes pensées, je ne les écoutais plus.
— Louison demande si tu n’as toujours pas de copine attitrée, précise Patou.
— Non. Rien de sérieux…
— Un plan cul ? me lance Louise.
— Joker… je réponds, en rougissant.
— Allez, dis-nous tout ! On veut des détails ! T’es tellement coincé, parfois. À se demander si au fond tu serais pas homo…
— Pfff, et alors ? Ça changerait quelque chose pour toi ?
Depuis le lycée, c’est une sorte de jeu entre nous ; elle m’asticote et je joue au puceau effarouché. Ça remonte à notre rencontre, il y a presque 10 ans. Louise m’avait chambré, alors que je refusais poliment ses avances – pas vraiment les plus subtiles qui soient, mais bon. Depuis, on est devenus potes, sans qu’il y ait jamais eu de sa part de paroles équivoques ou de gestes déplacés.
Je sais que l’amitié garçon-fille donne parfois l’impression d’être une légende, mais pas entre Louise et moi. Ce qui n’a pas toujours été l’avis de mes petites amies, dont certaines voyaient cette complicité d’un mauvais œil. Les filles sont tellement possessives, à croire que dès qu’on a couché, elles pensent qu’on leur appartient !
Il y en a même une qui a cru drôle de lancer l’idée d’un plan à trois avec Louise.
— Tu sortais pas avec cette grande rousse du service compta ? Comment elle s’appelle, déjà…
— Angélique ? Oui, oh… on a juste fait une soirée ensemble le mois dernier, lui dis-je avant de vider mon verre, me donnant le temps de trouver comment changer de sujet.
— Et alors… vous avez niqué ? me lance Louison, avec un clin d’œil franchouillard.
Je recrache ma gorgée d’eau, au risque de m’étouffer ! Pas très masculin, mais cette idiote m’a fait avaler de travers.
— Allez, chuis ta pote, tu peux bien me raconter, rho-là-là !
— Je suis sûr que Patrice t’a déjà tout dit…
— Que dalle, oui. J’ai eu droit à zéro détail !
— Merci de défendre mon honneur, Louison, rigole ce vendu avant de lui faire un smack sur les lèvres.
À sa décharge, je me suis effectivement peu livré sur mes « ébats » avec Miss-Compta 2017. Et pour cause…
Sur ces entrefaites, le serveur finit par se pointer à notre table et nous passons rapidement commande. Une fois qu’il est reparti avec nos desiderata pour la soirée, Louise se penche vers moi avec son air de conspiratrice et son sourire en biais.
— Vas-y, mon petit bonbon, je veux tout savoir !
J’hésite un peu à déballer les moments passés avec Angélique. Un reste de pudeur masculine, même si pour un mec, je suis plutôt à l’aise avec le cul. Louise le sait très bien, ce n’est pas la première fois qu’on se raconte nos exploits.
Bien qu’elle n’ait jamais tenté le moindre rapprochement, je ne peux pas m’empêcher d’imaginer qu’avec tout ce que je lui ai confié, elle a dû pas mal fantasmer sur moi. Elle reste très discrète, mais je l’imagine bien se masturbant au téléphone pendant que je lui raconte certains moments un peu chauds de mes nuits ou des mes journées.
Avec un soupir, je commence mon récit. Je ne sais pas comment mes potes vont réagir ; on verra bien.
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Angélique est une nana sympa. Assez grande, en effet (une bonne tête de plus que moi), un physique agréable, même si un poil trop enveloppée à mon goût. Depuis deux bonnes semaines elle me faisait du rentre-dedans. Mais de façon détournée, presque timide – ce qui me changeait des manœuvres bien lourdes de Mathilde, ma patronne, toujours persuadée que j’allais finir dans son lit un de ces quatre.
Un jour, à la sortie du bureau, Angélique avait osé me proposer une sortie ciné. Célibataire depuis peu après une rupture compliquée, je n’avais pas vraiment la tête à ça. Mais comme Angélique était de loin la nana la plus sympa de la boîte et que je l’appréciais bien, j’avais accepté son invitation. Ça tenait surtout au fait qu’elle n’affichait pas cet air de supériorité si courant chez certaines femmes et tellement bien intégré à leur façon d’être qu’il semblait l’unique façon de se comporter « normalement ».
Et puis, une sortie entre collègues, ça ne voulait pas automatiquement dire qu’elle comptait me passer à la casserole… Du moins, pas le premier soir !
Elle m’avait emmené voir un film au Grand Rex dès le lendemain soir. Le genre de mélo pleurnichard que je déteste. J’ai des goûts assez atypiques pour un mec : je préfère les films d’action. Angélique ne pouvait pas le savoir, vu qu’elle avait oublié de me demander mon avis. Elle avait choisi ce qu’elle pensait le plus me correspondre (par galanterie, je suppose), aussi je n’ai pas poussé l’impolitesse jusqu’à lui dire que le film ne me plaisait pas. Ou qu’il aurait été sympa qu’elle me consulte avant. C’était quand même elle qui payait les places…
Vers la fin de la séance, j’ai senti une main se poser sur ma cuisse. Grosse surprise… mais comme diraient la plupart des mecs, fallait s’y attendre. Deux places de cinoche, ça donne bien le droit d’espérer un petit quelque chose !
Je m’étais donc figé, retenant ma respiration comme un cerf pris dans les phares d’une voiture. Prenant mon absence de réaction pour un assentiment, ma collègue avait commencé à remonter sa main vers mon aine. Elle n’allait quand même pas… Si ! Étonnant comme une fille (pourtant timide a priori) peut se laisser emporter par « ses instincts », postulant comme acquis le consentement du garçon.
Voulait-elle s’assurer qu’elle me plaisait, évaluer mon niveau d’excitation ? (un mec, ça bande sur commande, n’est-ce pas). Toujours est-il que ses doigts n’ont rencontré qu’une absence totale de raideur au niveau de mon jean, pas même moulé sur mes boules – je ne suis pas le genre qui cherche à exciter les meufs, et surtout pas lors d’une première sortie.
J’ai fini par me pencher vers elle. Évitant sa bouche entrouverte, j’ai bifurqué vers son oreille pour lui glisser qu’il serait sympa de se connaître un peu avant de voir si on allait plus loin. Elle a aussitôt retiré sa main, se confondant en excuses. La pauvre semblait mortifiée par ma réaction ! Je l’ai rassurée, lui disant que c’était rien, que cette marque d’attention de sa part était flatteuse (un gros mensonge, évidemment, vu la non-réaction de mon entrejambe, mais Angélique était déjà assez mal comme ça). Quand la lumière s’est rallumée, elle était encore toute rouge et n’osait pas me regarder. Je trouvai cette sensibilité exacerbée assez craquante chez une fille, alors je lui ai fait un petit bisou sur la joue pour qu’elle se détende un peu.
— Ça va, lui dis-je, y a pas mort d’homme…
En sortant du ciné, elle m’a demandé si j’étais d’accord pour qu’on se prenne la main. Je n’ai pas trop su quoi répondre – est-ce qu’en acceptant je ne lui donnais pas des signes contradictoires, des espoirs que je ne pourrais pas tenir ? Avec un petit soupir, j’ai entrelacé mes doigts aux siens. Ils étaient doux et rassurants. Puis, sans plus réfléchir, je l’ai suivie dans les rues de Paris. J’étais bien, je me disais que je pouvais lui faire confiance. Après tout, c’était une collègue de boulot, pas la première venue. Et si elle devenait trop lourde ou insistante après le dîner, j’étais assez grand pour me défendre.
Elle avait choisi un restaurant chic du côté du Chatelet, à deux pas du cinéma où elle avait prévu de m’embrasser. Si je lui avais cédé, m’aurait-elle quand même amené au restau ou bien serait-on directement allé chez elle ? Je me gardai bien de lui faire part de cette réflexion. La pauvre, elle était déjà assez stressée comme ça !
Nous sommes finalement arrivées devant l’établissement qu’avait choisi Angélique. Quand j’ai vu les tarifs sur le menu à l’entrée, j’ai failli défaillir. Elle a franchi le seuil de la prestigieuse maison en riant, me tirant derrière elle.
— T’inquiète pas, j’ai les moyens… Il a juste fallu que je prenne un crédit !
— Oh, mais je compte bien payer ma part.
— C’est bon, on verra ça plus tard…
Angélique me demanda où je voulais m’asseoir, se précipitant pour me tirer la chaise. Je trouvai ça désuet, mais en même temps étrangement prévenant. Nous n’étions pas installées depuis dix secondes qu’une serveuse avec nœud-pap’ (grande classe !) nous apportait les menus ainsi que la carte des vins.
— Tu veux quoi en apéro, Julien ?
— Comme toi, je te laisse choisir.
— Ils ont un très bon Jurançon ; ça te dit ?
— Houlà ! C’est pas trop fort, j’espère ? Si tu me fais boire, je vais plus savoir me tenir !
— Humm… Alors on devrait peut-être prendre une bouteille ? plaisanta Angélique.
Elle serrait ma main dans la sienne par-dessus la nappe aussi blanche que les sommets alpins. La serveuse me lança un regard un brin ironique… et légèrement grivois, ce qui ne cadrait pas avec la classe du restau. Elle était en train de se faire son petit film sur la façon dont allait finir la soirée !
Me fiant à son expérience gastronomique, je laissai Angélique choisir mon plat. Elle m’avait recommandé le filet de saumon avec ses champignons forestiers, choisissant quant à elle la côte de bœuf avec frites à volonté. J’aurais aussi préféré une viande, mais Angélique devait certainement penser à mon régime… et peut-être aussi aux abdos bien fermes qu’elle espérait tâter sous peu.
Après le départ de la serveuse, nous sommes retombées dans un silence un peu gêné. Sur quel sujet de conversation se rabattre ? On pouvait quand même pas parler boulot ! Ce qui aurait été super bizarre, dans ce cadre magnifique, sans compter que ça aurait gâché l’instant. Soit on embrayait sur le film où on s’était emmerdées toutes les deux, soit on discutait de nos vies privées, au risque que ce soit tout aussi chiant.
Même si un homme n’est pas censé être aussi direct, je décidai de crever l’abcès et de nous faciliter la tâche.
— Tu sais, Angélique, tu peux te contenter d’être naturelle avec moi. Pas la peine de se la jouer guindée. Je suis un mec assez simple, au fond.
— Euh… ouais, bien sûr. C’est juste que je suis un peu impressionnée. T’es tellement beau !
Elle aurait pu choisir « cultivé », « intéressant », « mystérieux »… mais non : comme la plupart des meufs, c’était avant tout le physique qui la fascinait chez un mec.
— Merci du compliment. Tu n’es pas mal non plus.
— J’espère que je ne t’ai pas choqué, tout à l’heure… C’était plus fort que moi, fallait que je tente ma chance.
Ha-ha ! Super valorisant, dis donc ! Pour elle, je n’étais pas une personne singulière à découvrir ou apprécier, mais « une chance à tenter ». Je décidai de jouer franc jeu avec Angélique ; tant pis si elle me prenait pour un hoministe acharné.
— C’est bon, je ne suis pas « choqué ». C’est juste que… voilà, même si certains mecs apprécient ce genre d’approche, ben on n’est pas tous pareils. Mon truc à moi, c’est la douceur, le respect mutuel, pas les rapports de domination traditionnels.
— Les « rapports de domination » ? me demanda Angélique, incrédule.
— Je veux parler du schéma habituel de séduction dans nos sociétés « modernes ». La femme qui est censée prendre l’initiative, être dominante et montrer clairement au mâle qu’il lui plaît… au risque de se prendre un vent, si ce faible d’esprit décide de faire son difficile.
— Ouais, je vois. Bon, mais si on arrête d’être directes et de « prendre l’initiative », comme tu dis, on est censées faire quoi pour vous séduire ? Car vous l’avez quand même un peu facile, vous les mecs ! Vous vous contentez d’être là, à faire les beaux. Et ensuite, de choisir parmi les prétendantes celle avec qui vous daignerez coucher !
— Tu noteras que c’est exactement ce que je venais de dire.
— …
— Et voilà, poursuivis-je. Tu viens de mettre le doigt sur le problème, Angélique. La drague traditionnelle est un rapport de force entre une dominante, la femme, et un dominé, l’homme. La nana veut soumettre l’homme afin de s’arroger une satisfaction sexuelle, et accessoirement assurer la reproduction.
— N’importe quoi, objecta Angélique. À t’écouter, les nanas ne seraient que des brutes égoïstes à la recherche de mecs bien dociles pour les satisfaire ? Merde, alors !
— Tu as raison de trouver ça stupide, lui dis-je. Dans cette relation, il n’y a aucun gagnant ; le mec est réduit à l’état d’objet, instrument nécessaire à la satisfaction sexuelle de la nana. Et celle-ci, en imposant son désir à l’homme, prend le risque d’être rejetée et de souffrir d’une blessure d’ego. Comme le disait je ne sais plus quelle penseuse, « la dominante est dominée par sa domination »…
— Pfff, c’est vraiment n’importe quoi ! On dirait ces conneries hoministes qu’on n’arrête pas d’entendre à la télé ! Le droit de vote, la libération sexuelle, la journée de l’homme… on vous a tout DONNÉ ! Vous voulez quoi, encore ? L’égalité femme-homme ? Ça fait bien longtemps que vous l’avez !
Sans s’en rendre compte, Angélique avait parlé si fort que les conversations autour de nous s’étaient arrêtées. Toutes les clientes du restaurant semblaient nous fixer en silence, leurs couverts à la main.
— Même si dire ça peut paraître un peu con-con en 2017, ben non, Angélique, on est encore loin d’être vos égaux. Le harcèlement et les violences conjugales, les meurtres d’hommes, les inégalités salariales, la sous-représentation des hommes dans toutes les sphères du pouvoir… que tu le veuilles ou non, c’est une réalité.
— On est vraiment obligées de parler de ça, Julien ? Je croyais qu’on allait juste passer une bonne soirée, pas se prendre la tête avec ces soi-disant « luttes sexistes ».
— Tu as raison, ce n’était pas le but. Mais juste pour l’exemple, quel pouvait bien être ton but, à toi, en m’invitant ici ce soir ?
Angélique fronça les sourcils, cherchant une réponse qui allait me clouer le bec.
— Je sais pas, moi… Faire connaissance ?
— Non, Angélique. Tu sais très bien que quand une femme invite un homme à sortir, lui paye un ciné et puis un super restau, ce n’est pas « juste pour faire connaissance ».
Elle était toute rouge, et je voyais ses jointures blanchir tandis qu’elle serrait convulsivement son couteau et sa fourchette. J’étais peut-être allé trop loin en lui assénant ces vérités qu’elle n’était pas prête à entendre.
« Je suis vraiment trop con, pensai-je. On aurait pu juste baiser. » Elle comme moi, on en avait envie. Et sans cette prise de tête débile, cette soirée aurait pu se dérouler tranquillement. Qu’est-ce que j’en avais à foutre, de la convaincre que notre relation n’était pas égalitaire ?
— Je m’excuse, lui dis-je en baissant les yeux. Je suis en train de te gâcher la soirée simplement pour le plaisir d’avoir raison. C’est idiot…
— Non, Julien. En fait, tu as raison, réellement.
— Hein ?
— Oui, j’avoue. Quand je t’ai proposé cette sortie, j’avais une idée derrière la tête, bien sûr. Au début, je ne voyais en toi qu’un corps parfait et un visage attirant. Je… je sais pas, on n’imagine pas qu’un mec puisse avoir ce genre de profondeur. On a l’impression que les hommes sont tous un peu superficiels…
— En gros, que notre rôle se réduit à être des « machines à baiser » ?
— Ouais, en quelque sorte, confirma-t-elle en baissant la tête.
— Oh, my God ! Deviendrais-tu hoministe, Angélique !? Je suis contagieux, tu sais.
La grande rousse face à moi était en train de piquer un fard. L’aurais-je encore décontenancée ?
— C’est bizarre, je n’ai jamais eu ce genre de conversation avec un mec. Je veux dire, je n’avais jamais considéré un homme attirant comme mon égal… C’était juste un partenaire sexuel potentiel.
— C’est ça, ai-je confirmé, heureux de cette prise de conscience chez Angélique. Mais nous, on voudrait être vu pour ce qu’on est, des humains à part entière, pas être réduits à des stéréotypes de genre !
— J’ai regardé des bouts d’émissions sur l’hominisme ; j’ai même lu quelques articles sur Internet. Mais jusqu’à ce soir, j’imaginais que c’était juste des histoires de mecs haineux, d’homos détestant les femmes et cherchant à retourner la situation en leur faveur.
— T’es loin d’être seule à penser ça, ce qui explique que ce mouvement soit si mal compris. La plupart des nanas ont l’impression que les mecs veulent prendre leur revanche, les asservir. Mais ce n’est pas du tout ça ! On n’est plus au temps des sauvages…
— C’est vrai, on imagine parfois que vous voulez un monde où les femmes soient reléguées au rang d’inférieures, de boniches, voire d’objets sexuels. Une sorte de cauchemar qui ferait flipper n’importe quelle fille !
— Tu sais, même les plus radicaux des hoministes ne souhaitent pas une aberration pareille. Le but n’est pas d’échanger une domination contre une autre !
Cette conversation devenait de plus en plus intéressante. Je crois que j’avais mal jugé Angélique. Elle était finalement bien plus sensible et intelligente que je me l’étais imaginé.
Peut-être que j’étais moi aussi contaminé par des préjugés, comme celui de la bonne femme stupide et ignorante, incapable de vraiment comprendre les hommes. Cette soirée allait peut-être se révéler plus surprenante que prévue ?
(A suivre...)
(*) : dans mon monde parallèle, le genre neutre est EVIDEMMENT le féminin ! :)
Ce ne sont donc pas des fautes d'accord qui parsèment mon texte (un homme + une femme = elles vont au ciné).
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Les chroniques(ta mère) du Doc. Fiches pratiques.
Puisqu’une certaine amie m’appelle toujours « le Doc » (« Salut Doc », « ça va Doc » ) allons-y pour le Doc… puisque j’ai les diplômes :
Docteur de la Faculté d’Eschatologie, avec une thèse sur Les Fondements du Fion.
Certificat d’Aptitude Pratique au dépucelage.
Brevet de Dressage (7e degré).
Membre de la Société des Fesseurs-Fouetteurs
Membre Eminent de la Confrérie des Suceurs de Substantifique Moelle
Etc.
(je vous fais grâce de tout l’CV !)
Oui, je suis qualifié.
(1) Le fist !
Le fist, c’est l’invasive évasion.
Certaines en rêvent. D’autres le craignent.
Et à lire les forums BDSM, le fist paraît un passage (ah ! ah !), une étape, une épreuve (initiatique) obligatoire sur le chemin vers le Graaal (sic et private joke). Le fist est un must.
« Mets-moi toute la main, la lumière est au bout du chemin ».
Variante pour un fist anal :
« Mets-moi toute la main, la lumière est au bout du tunnel ».
Fist du con : révélation.
Fist du fion : élévation.
Oui, car la soumise, fistée du fion, peut être ainsi portée : à bout de bras ! Olé !
Et on applaudit bien fort l’exploit ! Bel effort !
Mais attention :
On évitera la : con-sternation. L’échec ! Le redoutable échec ! A deux, trois, ou pire : à quatre doigts ! On était si près… Et le fist se transforme alors en une banale et vulgaire : branlette !
Matériel : beaucoup de mouille et un peu de gel. Une belle main, bien sûr. Pas trop velue (ça évitera le fantasme de l’araignée… ah ! vous ne connaissez pas le fantasme de l’araignée ? celle qui grouille et qui rentre partout… vous me suivez ?...). Une belle main aux ongles courts et soignés. Une belle main et une jolie chatte (La Fontaine est passée par là).
Mais le choix d’la chatte est important. Délicat. Demande observation et réflexion.
Ne pas choisir une chatte trop étroite. Et de préférence, une qui a enfanté. Si ça sort, ça rentre. Un peu d’obstétrique ne nuit pas au fist.
On évitera de fister une pucelle. Evidemment.
Et on ne mettra pas de gants ! Le fist n’est pas une opération chirurgicale !
Si vous prenez vo’t gonzesse avec des gants, vous n’êtes pas un vrai Dom !
Et pourquoi pas avec des pincettes, alors ?!
– Oh oui ! Les pincettes ! Prenez-nous avec des pincettes !
– Silence ! Ça suffit les filles ! Allez vous exciter et mouiller ailleurs ! Et laissez-moi finir cette fiche ô combien pratique !
Allez ! C’est parti ! On y va !
On l’allonge, on la dispose, bien ouverte, bien écartée… « Détends-toi… Ça va bien s’passer »…
On y va d’un doigt, deux doigts, trois doigts… On branle doucement… On caresse sa « paroi râpeuse » (chercher : et vous trouverez…) On l’excite… On la fait mouiller ! Faut être pratique dans la vie !
Trois doigts, c’est facile !
Mais après : c’est plus compliqué…
Allez ! En piste pour un quatrième ! Allez ! En piste pour le fist !
On serre ses doigts… Eh hop ! Une noisette de gel ! Faut pas qu’elle se plaigne la gonzesse ! Faut surtout pas qu’elle geigne… ni qu’elle saigne !
On y va doucement. Inexorablement. Impitoyablement ! Les mots sont longs : parce que cela dure… Tout en douceur. Sans forcer.
Quatre doigts… Il reste le pouce !
Le pouce ! Le pouce, bordel ! C’est le pouce qui fait le fist ! Et toute cette largeur de la main ! Vive les petites pognes ! Les mains d’intellectuels, c’est les mieux … (ah ! faut savoir choisir son Dom… un intellectuel, plutôt qu’un qui manie la truelle…)
Mais il vient un moment : où il faut replier les doigts. Fermer sa main, son poing. Le moment est délicat.
Ne pas griffer. Mais grouiller… L’habiter…. La caresser… Bouger les doigts… Tâter les parois… Eviter les adhérences… Louvoyer autour du col… Crapahuter… Repter…
Allez ! Encore un effort ! Respire ! Et une noisette de gel !
Il faut la rassurer, la caresser, la détendre, lui faire comprendre, à la meuf, à la gonzesse, à cette putain de soumise chaudasse femelle lubrique … lui faire comprendre : qu’on est là !
Là ! Bien là ! Au chaud ! dans son dedans !
Ça va passer, rogntudju ! Prunelle est au fond du con ! Son œil guette… l’arrivée… des doigts… Allons-y Franquin… heu… allons-y franchement…
Tout en douceur et profondeur.
Ça va passer !
Il faut qu’ça passe ! Et certainement pas qu’ça casse !
Ça va passer !
Il faut qu’ça passe ! Et certainement pas qu’ça saigne !
Et tant pis pour Boris Vian-dard !
Et soudain… Miracle ! Alléluia !
Ça passe ! C’est passé !
La main, le poing fermé : tout est rentré !
Plus de main ! La main a disparu !
Et le poignet serré par sa chatte… si étroite…
Moment de grande émotion…
Alors d’autres jeux peuvent commencer… Je vous laisse les improviser…
Matériel à prévoir 2 : du fil, une aiguille, éventuellement une agrafeuse murale.
(en cas de rupture, de déchirure… ça peut toujours servir…)
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Hier, j’ai consommé du sucre. Et du porno.
J’ai bien identifié mon ennemi, une version actualisée du M. Moustache de Kurt Cobain, le mâle dominant oppressant, mais j’ai eu du mal à comprendre que la pornographie est son domaine réservé, que je ne suis pour ainsi dire nulle part à l’abri de lui sur un site porno. Je n’avais pas saisi cette nuance jusqu’à maintenant, le porno mainstream est contaminé jusqu’à la moelle par ce putain de M. Moustache, il se peut aussi que d’autres domaines, d’autres sous-genres du porno le soit. Je dois prendre mes distances, je le sais mais je suis addict, c’est à dire aliéné, esclave de M. Moustache à travers son système de prédation surpuissant aujourd’hui généralisé et ayant accès aux cerveaux de mâles et de femelles de plus en plus jeunes. Alors même que la voix de ceux qui veulent déconstruire la masculinité toxique se fait de plus en plus audible, M. Moustache se fait de plus en plus pressant pour distribuer gratuitement des doses de porno qui contiennent de la domination masculine perverse, de la graine de manipulation malsaine, du mépris et de la haine pour tout ce qui pourrait menacer son statut d’homme supérieur. Ces doses sont très concentrées de nos jours, et elles sont refilées sous le manteau à de très jeunes gens, dont l’esprit va finir par croître parasité de toutes parts par les fantasmes de toute puissance de M. Moustache. M. Moustache a planté dans nos cerveau des fantasmes avant même que l’on soit en âge de savoir ce que c’est, il nous a dépossédé de notre sexualité naissante pour poser sa grosse bite sur la table, il cherche à faire en sorte que l’univers entier gravite autour de sa queue.
Et il faut bien admettre que sa stratégie est très efficace. Et son activisme souterrain, ciblant seulement la partie animale du cerveau, est largement assez intense pour contrer les effets de l’argumentation la mieux ficelée. M. Moustache a de belles années devant lui, c’est certain. Tant pis pour les femmes, les gays, les minorités raciales ou autres : M. Moustache est blanc, même s’il utilise parfois des sous-fifres noirs pour servir sa cause, il est profondément, férocement raciste. M. Moustache cherche à enrôler une armée de mâles qui suivront son enseignement, dans l’espoir d’entrevoir un jour la lumière divine de la toute-puissance qui jaillit du pénis de M. Moustache sous la forme d’un flot de sperme ininterrompu, un objet sacralisé lui aussi. Ceux qui ne marchent pas dans ses pas, parce qu’ils sont indignes, pas à son image ou récalcitrants, il les humilie, il les brise, il en fait des proies pour lui et son armée de fidèles fanatiques. M. Moustache utilise ensuite ces êtres humains chosifiés par sa manipulation élaborée comme des trophées mais aussi comme des biens de consommation à sa merci. Il arrive parfois que ses victimes se convertissent tardivement au culte de M. Moustache, alors il s’amuse à voir ces pédales chercher à l’imiter, même si tout le monde sait que M. Moustache n’aura jamais de respect pour eux ; de toute façon, M. Moustache n’a de respect que pour sa propre grosse bite. En fait, le genre de ses proies importe peu, la mécanique reste la même : identifier les inférieurs, les nuisibles, les briser en prenant une bonne dose de plaisir sadique au passage, et les transformer en esclaves à ses ordres, soit pour répandre la bonne parole, le sperme divin de M. Moustache, soit pour nourrir l’armée de soldats de la lumière séminale divine en leur offrant leur corps d’abord, mais aussi leur esprit (plat raffiné destiné uniquement à ses plus sadiques lieutenants).
M. Moustache est trop puissant, trop bien organisé pour être vaincu sur son propre terrain. Et tout ce que font les hommes pour essayer de le dépasser ne fait que renforcer son pouvoir. Tous les jours, je me dis que je dois fuir, que je ne pourrai jamais vaincre cet ennemi, mais je reste pétrifié par son aura surnaturelle. Je reste piégé dans son royaume pornographique, tout en sachant pertinemment que je n’ai rien à gagner ici, que je ne suis qu’un esclave, que je ne jouis pas réellement, je me contente de renforcer son pouvoir, le nourrir de mon sperme. Et je finis par accepter l’idée que sans lui, je ne suis rien.
Je ne suis rien, je ne suis pas à la hauteur, je suis un tocard, un branleur, un pédé. Voilà ce qui se passe, voilà ce qui tourne en boucle dans ma tête quand je m’éloigne de M. Moustache. J’ai beau me concentrer, apprendre et m’épanouir dans une activité artistique, ludique ou professionnelle : le sentiment d’être à ma place, d’être une personne de valeur ne dure que trop peu de temps, vite rattrapé par la chaîne invisible attachée au collier étrangleur que M. Moustache a placé autour de mon cou il y a déjà très longtemps, trop longtemps.
Le seul moment où j’oublie ma captivité, et je me demande si à ce moment mon collier n’est pas réellement enlevé, c’est quand je suis avec toi, comme si j’entrais dans une bulle protectrice qui lui est interdite. Il essaie souvent d’entrer, il enrage de ne pouvoir se frayer un chemin, alors dès que je pointe le nez hors de ce refuge, je me fais agresser, plus fort à chaque fois. En fait, j’ai le sentiment de m’agresser moi-même, de remettre bien sagement mon collier étrangleur tout seul comme un grand, avant de rentrer à la niche comme un bon toutou.
Je n’attends pas de toi que tu me sauves, je sais bien que quoi que peuvent faire les gens autour de moi, je suis celui qui décide de retourner dans ma cage. En fait, si je partais pour de bon, M. Moustache ne remarquerait même pas que je ne suis plus là tant il a de monde à son service. Ça me fait penser à cette réplique dans le film Django Unchained, au cours de laquelle le propriétaire d’esclaves incarné par Leonardo DiCaprio, Monsieur Candy (en français dans le texte) estime que le cerveau de ses esclaves est structurellement fait pour être dominé, pour être servile, autrement comment expliquer que des esclaves noirs dix fois plus nombreux que leurs maîtres (et leurs collaborateurs) blancs ne se rebellent pour ainsi dire jamais et ne massacrent jamais ces blancs alors qu’eux même sont régulièrement soumis aux pires sévices ?
Je sais que je peux partir, mais pour ça, je dois accepter l’idée de laisser M. Moustache gagner, être un dieu tout-puissant et incontesté. J’ai encore du mal avec ça, mais je sais que ma liberté vaut plus que son auto-proclamée toute puissance.
Je vais lui tourner le dos, je penserai encore à lui, de moins en moins souvent j’espère. Je vais marcher vers ma liberté en tenant ta main, je vais me laisser porter par notre bulle d’amour dans laquelle M. Moustache ne peut rien. Je sais qu’elle est là tout le temps cette bulle, mais parfois je suis obligé d’en sortir pour diverses raisons, et c’est là qu’il faut que je me rappelle que ma liberté a plus de valeur que le reste, et que M. Moustache n’est pas un dieu, juste un gourou malsain toléré et financé par la société. Une fausse idole, un totem à brûler, sans haine, juste pour faire un beau feu histoire de danser autour sous les étoiles. On pourra faire de cette nuit, de ce feu de joie un moment qui dure une éternité, et qui s’achèvera par une belle aurore boréale. Et alors là, au lever du jour, nous nous endormirons main dans la main jusqu’à la nuit des temps. Tout ça, L, ça veut surtout dire que je t’aime.
Mon cerveau est couvert de cicatrices mais mes yeux sont intacts et regardent à présent dans la bonne direction. Et à tes côtés, je n’ai plus peur de rien.
* (le dessin est signé Kurt Cobain, issu de son journal intime (dont le contenu a été assez largement diffusé, notamment à travers l'excellent documentaire "Kurt Cobain : Montage of Heck" réalisé par Brett Morgen en 2015)
** j'avais dit que j'allais entrer en sommeil, ne plus venir ici mais il faut croire que parfois, quand des mots alimentent le chemin, le cours d'eau artificiel, le canal que j'avais commencé à creuser ici, il semble logique de venir les y déposer, comme un témoignage de mon cheminement qui pourrait, j'espère, aider d'autres personnes en souffrance
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Bonjour, je vous présente Inga, jeune mannequin de mode professionnel de 26 ans qui, depuis bien quelques années, fantasme de découvrir les ressentis, les sensations, les plaisirs des cordes sur son corps, son esprit, son âme.
Celle-ci m'a contacté par mail, étant tombée sur mon blog.
Elle m'a fait part de ce besoin d'expérience, que les photos et vidéos de ces femmes sur le net l'attirent de plus en plus, mais elle avait peur de faire le premier pas, avait besoin de trouver une personne de confiance, expérimentée pour l'initier à cet art, qui fusionne avec l'intimité des sens, physiquement et mentalement.
Elle me fait part également qu'elle recherche la confiance et le respect de son corps qui est son outil de travail, qu'il faut être délicat avec elle.
Pas de marque indélébile, pas de rougeurs ou alors éphémères....
Une demande plus précise, lui passer une huile sur le corps pour éviter de marquer sa peau.
Comment résister à une demande si personnelle ? Quel homme, quelle femme pourrait résister ?
Le rendez-vous est pris, je prépare mes cordes, les dépose dans mon sac à malice, glisse un collier si le cœur lui en dit.
Après trois heures de route, me voici sur le parking de son immeuble, je sonne, elle me répond à l'interphone avec une petite voix féminine et ce soupçon d'accents.
Je prends l’ascenseur, arrive à son étage, frappe à la porte, là devant moi, en peignoir de soie croisé, elle est devant moi magnifique, féminine, une présence, une façon de se tenir, je suis subjugué.
Elle me regarde de haut en bas, son regard s'arrête sur mon sac, elle le regarde avec une expression d'inquiétude et d'excitation, doux mélange entre l'appréhension et l'envie de vivre enfin ses fantasmes de contraintes, de cordes.
Dans un anglais parfait, cela change du tout au tout avec le mien .... elle m'invite à entrer avec un sourire qui illumine son visage.
Nous nous asseyons sur son canapé, ainsi en toute décontraction, commençons à échanger sur mon voyage, son état d'esprit, si elle a des questions.
Avec un petit sourire gêné, des rougeurs sur les joues, elle me demande si elle peut voir, toucher les cordes.
J'ouvre mon sac, prends une longueur de corde rouge bien rangée comme il se doit.
Là je vois son regard subjugué par le contenu de mon sac, elle ne regarde même pas la corde, comme scotchée, un arrêt sur image.
Elle reprend ses esprits et me regarde avec les joues encore plus rouges que tout à l'heure. D'une voix hésitante, elle me demande si elle peut voir ce magnifique collier en acier.
Je prends le collier, celui-ci est lourd, froid et impressionnant.
Je lui tends, elle le prend, le touche, le caresse du bout des doigts.
Après l'avoir regardé avec une attention toute particulière, elle me demande comment il s'ouvre.
Je prends la clé, lui montre où insérer celle-ci, tourne doucement la serrure, ouvre le collier.
Je lis dans son regard une certaine envie, alors sans perdre ce moment des plus fusionnel, lui demande si elle voudrait le porter pendant sa séance ?
Elle se mord la lèvre, baisse la tête, un peu gênée, me répond yes please.
Je m'approche d'elle, ouvre le collier en grand, pose celui-ci autour de son cou, elle sursaute par le contact du métal froid sur sa peau si fragile.
Je referme le collier, prends la clé, tourne la serrure, ajuste le collier sur ses omoplates, aligné l'anneau pour que celui-ci soit bien à l'aplomb de sa poitrine.
J'ai remarqué sont tressaillement au moment où j'ai verrouillé la serrure, celle-ci prend conscience que le collier est bien refermé et qu'elle est, en toute conscience, en position de soumission par cet objet qui reflète habituellement le statu d'une soumise.
Elle le touche, je lis dans ses yeux ce doux mélanine d'appréhension comme d'excitation.
Son regard change, elle me regarde, me sourit et d'un geste précis, défait le nœud du peignoir et laisse tomber celui-ci sur ses fines chevilles.
Là devant moi, totalement nu, pour seul vêtement mon collier, je reste comme figé devant ce corps d'une beauté sans pareille. Ce frêle corps de jeune femme, aux petits seins, à la chute de reins superbement dessinée, je reste en émerveillement, malgré l'habitude, c'est toujours émouvant et beau.
Un petit sourire satisfait de l'effet escompté, elle me regarde dans les yeux et me dis, I'm ready, oil me.
Je prends la petite bouteille d'huile, cela sent comme les huiles essentielles, c'est agréable.
Je prends sa main droite pour tendre son bras, applique avec beaucoup d'attention l'huile sur son bras, fais de même avec le bras gauche, les épaules, son buste, ses seins, son dos, elle me regarde avec une dose de provocation et de gêne.
Je m'agenouille et commence au niveau de sa cheville droite, pose avec beaucoup d'attention l'huile de ses chevilles à ses mollets, ses cuisses, fais de même avec la jambe gauche.
Je vois bien son regard, ce n'est pas pour lui déplaire et cela l'encourage à continuer et aller jusqu'au bout de ce qui nous unit aujourd'hui.
Je reprends la bouteille, mets de l'huile sur mes mains, pose délicatement cette huile sur ses jolies fesses, bien cambrées.
Là je vois une chair de poule ce dessiner, serait-elle toute chose, elle qui est touchée, photographiée à longueur d'année par des photographes, des publicitaires, des metteurs en scènes , allez savoir....
Il est temps de passer à quelque chose de plus intime, de plus rare, huiler son triangle d'or.
Très délicatement, je passe un doigt pour huiler cette partie des plus sensible où, Inga, m'avait bien demandé par mail d'y passer une corde.
J'ai terminé, j'avale ma salive, oui, malgré le fait que je touche intimement bien des femmes dans mon donjon, c'est toujours pour moi un moment unique.
Pas pour le côté sexuel non, mais par la confiance que ces femmes m'offrent, c'est pour moi le plus beau cadeau, cela ne s'achète pas.
Elle est magnifique ainsi huilée, cela la rends brillante comme une pierre précieuse
elle me dis d'une voix franche est sûr d'elle, Are you tying me up, sir? I'm ready.
Comme une professionnelle de l'image, elle me regarde bien en face que je puisse capturer toute la synergie, le regard de ses pensées, de ses ressenties et sensations et, je le souhaite, des plaisirs qui inonde son esprit, son âme.
Je désire effectuer un Shibari totalement contraignent, que les cordes possèdent son corps, son esprit, son âme et qu'à travers elles, c’est moi qui la possède en toute complicité et ainsi lui offrir les plaisirs de la soumissions, cette soumissions que bon nombre de femmes fantasmes de découvrir.
Je commence à poser mes cordes sur son magnifique petit corps et, passent de gauche à droite, dernière et devant elle, contraint ses bras, sa poitrine, tournant autour de ses seins, cherchant à fusionner contrainte, plaisirs et esthétique, utilisant l'anneau du collier pour exercer une pression sur son cou pour marquer psychologiquement et physiquement cette contrainte naissante et, pour que les cordes sublimes son corps de femme, sa soumission.
Je fais de multiple passage pour créer un cordage façon corde de marine et ainsi différencier le nombre de passage de la corde, pour créer des reliefs et ainsi mettre ses courbes en valeurs, la finesse de son corps, accentuer l'effet poignées des cordes et inconsciemment, révéler la soumission du modèle, l'offrande de celle-ci.
A la façon d'une araignée, je tisse ma toile sur son corps, son esprit, son âme et fait d'elle une œuvre d’arts vivants pour, sublimer sa beauté.
Après de multiple passage, je trouve mon travail très esthétique, quand pensez-vous, n'est-elle pas magnifique ainsi contrainte par mes cordes rouge ?
Je prends une nouvelle corde et entour sa taille pour me permettre de créer un point fixe et ainsi, pouvoir encoder ses jambes.
Ses cuisses, avec cinq passages successifs de façon à bien contraindre celles-ci et que Inga puisse bien ressentir l'emprise de mes cordes sur la totalité de son être.
Une nouvelle corde qui, prends sont départ sur la cordes qui contraint ses cuisses et, ses autour de ses mollets, ses chevilles, la totalité de son corps.
Elle se sent offerte, soumise, dominée et c'est à ce moment que bien des femmes qui vivent cette expérience comprennent, prennent conscience des plaisirs qu'engendre le fait d'être à ce point contraintes par des cordes, offerte à cette Homme, ce Dominant, ce Maître qui les possèdent sans les pénétrer.
Je prends une nouvelle corde et fait en sorte d'accentuer les contraintes et qu'elle se sente encore plus soumise en relient ses jambe à son buste de façon à ce que la corde soit très épaisse et devienne rigide par l'action de multiple passage et de l'avoir torsadée.
De ce fait, elle ne peut plus n'y tendre, n'y d'étendre ses jambes accentuent l'effet perverse des cordes placées de façon à ne plus pouvoir se mouvoir.
Je la regarde ainsi contrainte, offerte à ses fantasmes, soumise, la photographie pour nous permettre à l'un et à l'autre d'avoir l'image figée de ce moment magique.
Au bout d'un moment, je l'a prends dans mes bras, la dépose délicatement sur la couverture posé sur le sol.
Ainsi elle prend conscience de sa détresse, de sa fragilité, du fait que je peux faire d'elle ce que bon me semble.
Impuissante et subissant ses plaisirs d'être à ce point soumise pour la première fois et, comprends mieux ces femmes qui cherchent à être ainsi encordées, contraintes très fermement et en toute confiance, attendre par jeux que ce Mal les libèrent.
Ainsi offerte sur le sol, condamnée à vivre ses fantasmes, elle attend la suite avec un sourire complice et diabolique.
Je la fait glisser délicatement sur le sol, prends une autre corde, relie celle-ci de façon à contrainte fortement ses chevilles à ses poignets, tire fortement sur la corde pour que celle-ci soit le plus tendue possible, fait demi-tour, retourne vers ses chevilles, fait de nouveau demi-tour, repart vers ses poignets, tire de nouveau sur cette corde, ce qui a pour effet de multiplier les ressenties de contrainte, de bloquer son corps, de l'empêcher de pouvoir bouger et ainsi, m'appartenir plus fortement et, pour elle, se sentir soumise, offerte, dominée et vivre enfin ce sentiment, ces sentiments de lâcher prise.
Inga bouge, tire sur son corps et donc, sur mes cordes, pends conscience qu’à chaque fois qu’elle bouge ainsi, les cordes lui procure des sensations à ce jour inconnue, multipliées par les contraintes physiques et psychologiques, c’est le but inavoué du Shibari, du Bondage, être ainsi ‘attachée’ contrainte, offerte, elle jouit de ce moment d’être à ce point offerte à ses envies d’être soumise à elle-même en fait, mais initié par cette inconnu qui réalise et lui fait découvrir toute ces sensations si désirés, fantasmés.
Voulant aller plus loin, pour elle, pour nous, je fais de nouveau un passage et au lieu d'aller vers ses chevilles, je décide de lier ses petits pieds et d'accentuer encore plus la pression psychologique de mes cordes sur son esprit, son âme.
Je repars avec ma corde du bout de ses pieds et créer un nouveau passage et ainsi provoquer une contrainte supplémentaire pour qu'elle se sente encore plus prisonnière de ses envies, de ses fantasmes de soumissions, prisonnière pour se sentir encore plus libre d'être elle même.
Ainsi contrainte fermement, dans l'impossibilité de bouger plus qu'un cil, elle est d'une beauté sans mon.
Quoi de plus beau qu'une femme contrainte, offerte, 'attachée ' ?
Une fois libérée de mes cordes et de ces contraintes, je prends chaque membre de son corps et commence un massage circulatoire, effectue ce massage pour gommer les marques des cordes, et permettre une bonne circulation sanguine.
Elle me regarde faire, me sourit avec un regard complice et satisfait, des yeux qui brillent.
Elle reprends son peignoir, croise les liens, fait un nœud, s'assoie prêt de moi, croise les jambes, pose une de ses mains sur la mienne, me regarde dans les yeux et me dis : Thank you very much for this experience, I enjoyed it a lot, much more than I had imagined.
It's strange that to feel free, to let go, constraints are the key.
Voilà, la séance est terminée, j'espère que celle-ci vous a plu.
J'espère que grâce à elle, vous allez mieux me connaître et ainsi, peut-être, vivre comme Inga vos fantasmes de soumissions.
Vous pouvez retrouver mes séances en textes, images, vidéos sur mon blog, n'hésitez-pas à me contacter pour que je vous donne l'adresse de celui-ci et lire les autres récits et ainsi les découvrir comme me découvrir.
A vous lire, cordialement.
Me Bernard.
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Un petit texte dédié à toutes les « Milena » du site, qui peut-être s’y reconnaîtront …
(Nouvelle érotique #langagecru)
C’est elle qui m’a contacté en premier, sur ma page Facebook. Milena, une vraie bombe – du moins sur les photos qu’elle a bien voulu m’envoyer. Charmante brune aux cheveux courts, un visage parsemé de taches de rousseurs, un nez mutin, des yeux magnifiques, du même vert que les miens. Et ses mensurations ! 95C au minimum (poitrine non retouchée apparemment), des attaches fines, des jambes fuselées… Bref, un corps de déesse.
On a passé pas mal de temps à chatter (c’est resté très soft), elle voulait tout savoir sur moi, mon enfance, mes parents, si j’avais des frères et sœurs. Qu’est-ce qu’on en avait à foutre, de tout ça ! Pour ne pas effaroucher ma sirène, j’ai quand même répondu à ses questions, lui racontant les détails de ma vie en version « arrangée ». Je n’ai pas pu lui parler de mon père, vu que cette enflure s’était tiré avant ma naissance et n’avait plus jamais donné signe de vie. De mon côté, j’essayais d’en apprendre le plus possible sur elle, à savoir si elle avait un mec, une vie de famille, des gosses. Elle est restée longtemps évasive, mais outre son âge (34 ans – plus vieille que moi, mais j’avais rien contre !), j’ai quand même réussi à savoir qu’elle bossait dans la pub, habitait Paris elle aussi, était mariée et mère d’un petit Mathias.
Un plan sexe avec une maman qui cherche à se décoincer du cul, ça me dérangeait pas plus que ça. Sauf que j’avais tout faux. Milena était plus délurée encore que dans mes rêves les plus fous…
Bizarrement, son visage me semblait familier, comme si je l’avais déjà rencontrée quelque part. C’est elle-même qui a fini par vendre la mèche. Elle m’a confié avoir été mannequin, avant de faire quelques passages dans des films confidentiels… qu’elle n’a pas voulu citer. Le genre d’info qui vous fait tout de suite carburer la boîte à fantasmes ! J’ai balancé les photos de Milena à mes potes, et on s’est tous mis à essayer de la retracer.
C’est Farid, un fan de hardcore, qui a flairé sa piste en premier. Un matin, en ouvrant mes mails, je suis tombé sur un message qui disait :
— Regarde ce que j’ai trouvé !
Juste en dessous, il y avait un lien. J’ai cliqué. C’était une vidéo tout ce qu’il y a de plus salée. Une nana se faisait prendre par deux malabars, tandis qu’un troisième lui enfilait sa queue dans la bouche, jusqu’aux couilles. Quand le mec s’est retiré pour gicler sur la face de l’actrice, je l’ai tout de suite reconnue. Elle avait les cheveux longs à l’époque, et devait tout juste être majeure, mais c’était elle, indiscutablement. Milena, le visage plein de sperme, figé sur un sourire de commande, pendant qu’un gras du bide lui saccageait le cul à grands coups de bite…
Tu m’étonnes, qu’elle ne veuille pas que ça se sache ! Ça m’a fait délirer grave. En plus d’être hyper bien foutue, elle avait joué dans des pornos ! J’en revenais pas, qu’une fille pareille me tombe toute cuite dans les bras. Comment j’allais te la défoncer, la Milena ! Je m’imaginais déjà au pieu avec elle, en train de lui renifler la chatte, lui écarter les lèvres du con, avant de la sodomiser comme un taré, sa mouille plein la gueule, pendant qu’elle beuglerait des inepties…
Petit à petit, j’ai réussi à mettre au grand jour toute sa « filmographie ». Son nom de scène, c’était Kylie Minette. Elle apparaissait dans trois longs métrages amateurs et quelques productions à petit budget. J’ai commandé vite fait tous les DVD que j’ai pu trouver, et là, je me suis branlé à mort devant l’ordi, la matant en boucle se faire mettre par tous les trous. Pendant que j’admirais ses prestations les plus hard, passant mes doigts sur l’écran pour la toucher à distance, on continuait allègrement nos conversations, comme si de rien n’était…
Je n’avais plus qu’une seule idée, l’amadouer pour qu’elle accepte une rencontre IRL, la séduire en douceur, puis la ramener chez moi pour enfin la foutre comme elle le méritait. Quand je me suis lancé, lui proposant de faire connaissance pour de vrai, j’ai halluciné. Elle m’a tout de suite répondu, chaude comme la braise :
— Bien sûr ! Moi aussi, j’ai très envie qu’on se voie. Et puis…
— Oui ?
— J’ai quelque chose sur le cœur, mais je ne pourrais te le dire qu’en tête-à-tête.
On a finalement convenu de se retrouver dès le lendemain, dans un bar place du Tertre. Je bandais comme un malade, riant tout seul devant mon clavier. La vache ! Elle comptait me confier son petit secret, sans savoir que je l’avais déjà deviné !
Après toutes ces nuits à la regarder se faire du bien avec des mâles super membrés et des filles aussi salopes qu’elle, j’allais la baiser à mon tour. Fini de se masturber en solo ; dans quelles heures, ce serait sa bouche que j’aurais autour de la queue. Un instant, j’imaginais même inviter Farid, pour se la faire à deux, bien soumise, les mains attachées dans le dos… Il aurait trop kiffé ! Non, peut-être pas dès la première fois. À la place, j’ai imprimé une douzaine de clichés tirés de ses meilleures scènes, et je les ai glissés dans un emballage cadeau. Allez hop ! Ça la mettrait tout de suite dans le mood.
À l’heure dite, j’étais attablé à la terrasse de mon troquet préféré, ému comme pour un premier rendez-vous. Posé à côté de mon café, un bouquet de violettes. Fallait pas être mufle, non plus. Un quart d’heure plus tard, Milena est arrivée. Très classe dans son tailleur Armani, bien pomponnée et tout, elle faisait plutôt bourge. Mais sous le fond de teint, on devinait la rougeur caractéristique des idées pleines de stupre…
On s’est embrassé – pas sur la bouche, bien sûr (ça, ce serait pour « après »). Ça m’a fait un choc, quand sa joue a touché la mienne, comme si j’avais douté jusqu’à présent que cette fille soit réellement réelle. La douceur de sa peau, la fragrance de son parfum, son souffle dans mes cheveux… Un vrai coup au ventre ! J’ai commandé deux cafés avant de lui offrir mes présents.
— C’est super gentil, fallait pas…
Elle n’a pas ouvert tout de suite son paquet, trop occupée à me dévorer des yeux… Tout comme moi, d’ailleurs ! Lorsqu’elle a posé sa petite main fraîche sur la mienne, j’ai bien failli jouir dans mon froc.
— Oh ! Si tu savais, depuis le temps que j’attends ça…
Et moi donc !
Puis elle m’a parlé de son vieux, décédé l’an dernier (rien à foutre) , qui sur son lit de mort avait avoué à sa femme l’avoir trompée, (qu’est-ce qu’on s’en branle !) et être devenu, à l’occasion de cette relation adultérine, le père d’un certain Nicolas…
— La ressemblance est frappante… a chuchoté Milena. Désolée de n’avoir rien dit, mais avant de t’annoncer un truc pareil, je voulais être certaine.
— M’annoncer… quoi ?
— Mais que je suis ta sœur, Nico ! Enfin ta demi-sœur, pour être exacte.
Je suis sûr qu’on a du entendre le « Clonk ! » de ma mâchoire, quand elle est tombée sur la table. Le temps que je retrouve mes esprits, Milena avait commencé à déballer son « cadeau ».
— NOOON ! ! !
J’ai essayé de lui arracher les photos des mains, mais c’était déjà trop tard. Milena a eu un rire étrange, qui s’est achevé en sanglot. Puis elle s’est levée, m’a tourné le dos et est sortie de ma vie. Aussi brusquement qu’elle y était entrée.
Je ne l’ai plus jamais revue…
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Elle se rendait compte depuis, qu'en étant amoureuse de sa Maîtresse, qu'elle projetait seulement en elle un état de son âme et que par conséquent, ce qui était admirable n'était pas sa propre vaillance, mais bien la profondeur de son état. Si en ce goût de la soumission, Charlotte avait quelque chose de Juliette, c'est qu'une certaine ressemblance existait entre les deux femmes qui s'aimaient, ressemblance qui tenait à la fixité de leur tempérament parce que c'est lui qui les choisissait, c'est à dire propre à satisfaire leurs sens, à la fois opposés et contraires. Au fil des ans, la jeune femme s'était découvert une envie d'audace dans la façon d'être prise et fouettée, de rupture dans les rythmes de leur érotisme érodé, le besoin même d'être forcée et vaincue, emmenée très loin de ses balises ordinaires par la Maîtresse qu'elle aimait, conduite par elle seule jusqu'au cœur de ses peurs les plus tentantes. Elle lui en voulait qu'elle n'eût pas deviné qu'elle souhaitait désormais être sa chienne, et regardée comme telle. Charlotte passa enfin dans la salle de bain, se fit couler un bain, vérifia la température. Tout en traversant nue la chambre en direction de la coiffeuse, elle ôta ses boucles d'oreilles en or. Dans sa trousse à maquillage, elle prit un rasoir et une savonnette, puis se déshabilla devant la commode. Depuis qu'elle était jeune fille, on lui disait qu'elle était ravissante et qu'elle possédait un charme ravageur. Elle s'observa dans la glace: un corps ferme et bien proportionné, des seins hauts placés et doucement arrondis, le ventre plat et les jambes fines. De sa mère, elle avait hérité les pommettes saillantes, la peau toujours hâlée et les cheveux bruns. Mais ce qu'elle avait de mieux était bien à elle, ses yeux, des yeux comme les vagues de l'océan ou le ciel, d'un bleu azur, se plaisait à dire sa Maîtresse, Juliette. Dans la salle de bain, elle posa une serviette à portée de main et entra avec plaisir dans la baignoire. Prendre un bain la détentait. Elle se laissa glisser dans l'eau. Quelle agréable journée. Elle avait le dos crispé, mais elle était contente d'avoir enfin terminé ses courses. Elle se couvrit les jambes de mousse et entreprit de les raser, songeant à Juliette, à ce qu'elle penserait de son comportement. Elle le désapprouverait sans aucun doute. Elle resta encore un moment allongée dans le bain, avant d'en sortir. Elle se dirigea vers la penderie pour se chercher une robe. La noire avec un décolleté un peu plongeur ? Le genre de toilette qu'elle portait pour des soirées privées. Elle la passa et se regarda dans le miroir, se tournant d'un coté, puis de l'autre. Elle lui allait bien, la faisait paraître féminine. Mais non, elle ne la porterait pas. Elle se voulait rien que chienne.
Dans l'eau chaude, elle était parvenue à se rejoindre, à faire de sa propre personne, sa plus attentive confidente. Elle considéra cette impression d'intimité avec elle comme une manière de tendresse, un réconfort offert. Elle en choisit une moins habillée, moins décolletée, bleu clair, boutonnée devant. Pas tout à fait aussi jolie que la première, mais mieux adaptée aux circonstances. Un peu de maquillage, maintenant un soupçon d'ombre à paupière et de mascara pour faire ressortir ses yeux. Une goutte de parfum, pas trop. Une paire de boucles d'oreilles, des petits anneaux. Elle chaussa des talons hauts que sa Maîtresse exigeait, comme elle exigeait qu'elle soit nue sous sa robe, d'autant plus nue qu'elle était toujours intégralement rasée, lisse, offerte, ouverte à ses désirs ou à ceux des inconnues auxquelles elle la destinait. Depuis son infibulation, elle ne portait plus aucun sous-vêtement, la culotte la plus légère irritait sa chair et lui faisait endurer de véritables tourments. Juliette l'obligeait à en porter lorsqu'elle n'avait pas été assez docile pour la punir. Elle portait deux anneaux d'or sur ses petites lèvres, signe de son appartenance à sa Maîtresse. Les marques imprimées sur son pubis, étaient creusées dans la chair. Rien que de les effleurer, on pouvait les percevoir sous le doigt. De ces marques et de ces fers, Charlotte éprouvait une fierté insensée presque irraisonnée. Elle subissait toujours les supplices jusqu'au bout, faisant preuve en toutes circonstances d'une abnégation totale. Qu'une femme fût aussi cruelle, et plus implacable qu'un homme, elle n'en avait jamais douté. Mais elle pensait que sa Maîtresse cherchait moins à manifester son pouvoir qu'à établir une tendre complicité, de l'amour avec les sensations vertigineuses en plus. Charlotte n'avait jamais compris, mais avait fini par admettre, pour une vérité indéniable, l'enchevêtrement contradictoire de ses sentiments. Toujours docile, elle aimait le supplice, allant jusqu'à regretter parfois qu'il ne soit pas plus long et plus féroce, voire inhumain. Mais sa nature masochiste ne suffisait pas à expliquer sa passion. Elle prenait tous les prétextes pour faire monter à sa conscience des parties intimes d'elle-même, plus essentielles, que le plaisir lui-même. Peut-être les deux sont-ils inséparables de l'amour réel, dès lors s'opéraient déjà en elle ces attirances qui se renouvellent au cours d'amours successives, pouvant du reste se reproduire, mais alors plus personnelles et plus lointaines, à travers les périodes périodiques de sa vie, de sorte à leur donner un caractère général. Ainsi, elle dut finir par obéir à ses instincts les plus vils, non pas qu'elle fut médiocre, bien au contraire.
Combien de fougues impatientes et non sereines, lui fallait-elle recueillir de ces mondes inconnus avant de pouvoir être certaine qu'elle ne se laissait pas abuser par des coïncidences, mais de dégager les lois, certes certaines acquises au prix d'expériences cruelles, de son âme asservie ? Elle aimait cette partie obscure qui faisait partie d'elle et que sa Maîtresse nourrissait. Juliette la hissait, la projetait en révélant les abysses de son âme, en les magnifiant, la sublimant en tant qu'esclave, en lui faisant accepter son rôle d'objet. Elle avait créer entre elles un lien indestructible. Elle ne pourrait jamais oublier le jour de ses vingt ans. Ce jour-là, Juliette quitta tôt les cours qu'elle donnait à la Sorbonne pour venir la chercher à la sortie de la faculté. La soirée s'annonçait douce et agréable. Charlotte écoutait le bruissement des feuilles, en songeant à la beauté naturelle du jour. La nature vous rend plus qu'elle ne vous prend et ses bruits obligent à penser à son destin. Le grand amour vous fait cet effet-là. Les nuages traversaient lentement le ciel du soir. Ils s'épaissirent un peu. Désormais, la réalité de la nuit et la réalité du jour seraient la même réalité. Chez elle, Juliette lui demanda de se mettre nue, la regarda sans un mot lui obéir. N'avait-elle pas l'habitude d'être nue sous son regard, comme elle avait l'habitude de ses silences. Elle l'attacha et lui demanda pour la première fois, son accord. Elle voulait la fouetter jusqu'au sang. Elle lui dit seulement qu'elle l'aimait. Alors elle la battit si fort qu'elle suffoqua. Au petit matin, Charlotte était allongée près d'elle et elle ne pouvait penser à meilleure occupation que de la dévorer des yeux. Le soleil du matin qui entrait par raies obliques entre les lamelles du store rehaussait le brun luisant de son corps. Elle était assoupie sur le ventre. Le haut de ses bras étirés au dessus de sa tête était bronzé et ses aisselles blanches. Juliette glissa un doigt sur la courbe sinueuse de son dos et sa peau satinée se couvrit d'un frisson. Elle était grande et très blonde. Une femme idéalement belle. Bientôt, son regard s'attarda sur ses cuisses écartées et une tension sourde s'empara d'elle. De ses lèvres, elle lècha sa peau tout en dessinant ses omoplates avant de laisser glisser le majeur jusqu'au creux de ses reins. Elle frôla l'œillet secret qui déjà cédait aux effleurements. Les chairs se distendirent, pour se raffermir aussitôt comme déjà brusquées. Ses doigts, objets de l'irréparable, contournaient les formes plissées qui sertissaient l'anus. Ils lissèrent bientôt les veinules, les unes après les autres, consciencieusement.
Elle la vit approuver d'un mouvement de reins, une cambrure pour l'instant étudiée, maîtrisée. Rien du domaine de l'abandon. Ils se confinaient encore dans la séduction. Ou en tout cas, le crut-elle. L'amante ne trichait pas. Elle était sexuelle. Mais Charlotte se l'imaginait t-elle, bien trop impatiente pour le savoir et cette caresse qu'elle n'acceptait jamais sans résister et sans être comblée de honte, elle sentit soudain qu'elle n'y échapperait pas. Bientôt l'anus ne se défendit plus. Il rougit en acceptant, s'humidifia, larmoya une liqueur d'acquiescement, frémit au moindre toucher et enfin sursauta. Elle ressentit la naissance d'une jouissance s'inscrire dans les va-et-vient de ce ce trou qui appelait. La sève s'écoula et lubrifia l'orifice pour permettre le passage. Voilà, elle ne joue plus, elle le sait; elle peut maintenant tout imposer, froidement, à ce corps qui ordonnait l'intromission. Elle supposa qu'elle aimerait être capable de hurler les mots et les actes qu'elle attendait. Elle se rembrunit, chercha à dégager son visage d'entre les draps. L'amante s'irritait parce qu'elle ne supportait pas l'affront d'un quelconque échec. Elle devait la soumettre. La douleur vive s'était évanouie alors Juliette la vit qui hésitait: devait-elle reprendre le fil de ses paroles susurrées ? Allait-t-elle l'accepter ? Elle désirait la faire oser pour elle, pour qu'elle puisse dérouler le fantasme d'une femme. Une femme objet. Bien sûr, il est à craindre que pour une autre, cela ne se passerait pas comme cela. Elle se tairait. Mais sa Maîtresse la voulait obscène, pour mieux la prêter. Elle la sentait brûlante, raidie sous ses doigts. Il courtisait ses hôtes, il les choyait, savoureusement. Le giclement séminal accompagna les mots venus se fracasser comme une éclaboussure. Le cœur s'était déplacé au fondement du corps. Il battit, se contracta et se rétracta comme l'aorte qui donne vie. Son âme n'était plus qu'un organe, une machine qui répondait à des mécanismes vitaux. Juliette sentait la jouissance envahir Charlotte peu à peu. Le désir brûlait, et retombait, suspendu à la prochaine salve en la dévorant. L'amante fut animale. Elle exigea tout, tout de suite. Elle écarta les doigts et en introduisit subrepticement un troisième. Là, la femme soumise s'attendit à ce qu'elle eut exigé un quatrième puis un cinquième. Mais elle se trompait.
Alanguie dans la douce conscience d'exister dans son abandon, elle s'écouta et entendit clairement son plaisir. Reconnaître ce doux sentiment ne l'en délivra certes pas mais cette disposition lui permit de ne plus se laisser dominer par son émotion qui, accueillie, ne cessa d'infecter tout son être. Charlotte songea que seule sa Maîtresse, pouvait abuser d'elle avec une telle luxure, forcer ses reins et pénétrer avec son poing, sans auncune hésitation, l'étroit pertuis. Mesurait-t-elle seulement combien, elle se trompait ? L'amante est toujours dans la force. La prouesse n'est bien souvent qu'un détail. Elle l'empala d'un mouvement violent pour se caler en terrain conquis, profondément. Le cri résonna en écho venant lécher les parois d'une chambre que l'on imaginait forcément sombre. Les murs étaient d'un blanc clinique; un matelas flanqué à même le sol pliait sous les corps nus, brunis par le soleil, soudés et parfaitement imberbes. Maintenant, Charlotte allait supplier. Il fallait qu'elle se livre totalement. Les chairs résistèrent, se plaignirent, s'insurgèrent puis craquèrent, obéissantes. Elle desserra les dents de son index meurtri, bleui par la morsure. La jouissance sourde venait de loin, d'un tréfonds dont elle ne soupçonnait pas l'existence. Elle hurla. Qu'elle voulait le poignet. Qu'elle voulait plus encore. Qu'elle irait le chercher, elle même si sa Maîtresse ne cédait pas. Elle vit la fureur s'emparer du corps, et le vriller, l'hystérie libérer toute l'énergie de l'organisme. D'un mouvement brusque, le poignet venait d'écarteler ses reins, elle avait joui. La nuit tombée, jamais Charlotte fut alors plus heureuse d'être nue et enchaînée, après avoir été honorée par sa Maîtresse, songeant seulement que l'évasure de ses reins se devait d'être toujours accueillante, puisque Juliette daignait s'y enfoncer. Pas un instant, elle se sentit sale ou souillée car ce plaisir n'était pas un plaisir subjectif et que ce plaisir, Juliette ferait tout pour l'entretenir, sans ignorer qu'elle le souhaita.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Y a des jours où je tombe sur une vieille série de mon et, sans prévenir, le regard de la pratiquante que je suis devenue depuis en fait une gifle en pleine face. dernier exemple en date ? Legend of the Seeker ! Un programme gentiment ringard en deux saisons, diffusé à la fin des années 2000, qui passionnait mon fils et que que je regardais d’un œil distrait pour ses jolies forêts, ses ralentis grotesques et ses torses huilés. Sauf que maintenant, après avoir fait mon chemin dans le BDSM, en retombant sur un épisode sur je ne sais plus quelle chaine en zappant machinalement (Edit : en regardant la fiche Wikipedia, je découvre que ca devait etre sur TF6!), je ne vois plus que ça : du cuir, du contrôle, de la soumission consentie (ou pas), des femmes en dominatrices rouges, des hommes entravés... Bref, un délire BDSM qui ne dit pas son nom, mais qui transpire à chaque épisode. Alors, j'ai redemandé à mon fiston son coffret DVD (et j'ai ressorti le pc portable qui est le seul ordinateur ici à disposer encore d'un lecteur DVD !).
Et franchement, pour le coup, ce n’est pas juste un délire de spectatrice lubrique. C’est une structure narrative entière qui repose sur des dynamiques de pouvoir érotisées. Le tout sous prétexte de fantasy pseudo-morale. Un refoulé érotique d’autant plus saisissant qu’il vient d’un univers calibré pour les familles. Oui, oui.
Commençons par ce qui saute aux yeux. Les Mord-Sith. Ce nom seul sonne comme une promesse fétichiste. Guerrières d’élite vêtues de cuir rouge moulant, leur rôle est simple : briser la volonté des hommes. Littéralement. À coup de trucs qui font mal, de dressage, d’humiliation.
Elles utilisent une arme appelée Agiel, qui inflige une douleur extrême par simple contact. Une extension de leur pouvoir, mais aussi une métaphore limpide : ce n’est pas une bagarre, c’est un rite initiatique. Richard, le héros, passe d’ailleurs tout un arc narratif sous la coupe de Denna, une Mord-Sith qui le ligote, le soumet, le torture... jusqu’à le transformer en compagnon docile et soumis, et sans doute un brin amoureux.
Et soyons honnêtes : à l’écran, ça ne ressemble pas à une scène de guerre. Ça ressemble à une séance de domination bien rodée, en latex et high fantasy.
Mais ce n’est pas tout. L’autre héroïne, Kahlan Amnell, est une Inquisitrice. Une sorte de prêtresse-magicienne capable de forcer quiconque elle touche à dire la vérité… puis à lui obéir. Avouez que, présenté comme ça, on est à mi-chemin entre le mind control kink et l’hypnose érotique.
Ce pouvoir, dans l’univers de la série, est à la fois sacré et dangereux. Kahlan pleure chaque fois qu’elle l’utilise… mais l’utilise quand même. C’est tragique, bien sûr, mais surtout très fetish-coded. Cette image d’une femme toute-puissante, dont le contact réduit les hommes à l’état de pantins dévoués, ça ne vous rappelle rien ? Le lasso de Wonder Woman, par exemple ? (Spoiler : son créateur était un grand amateur de bondage. Oui oui, vraiment.).
Ce qui me frappe dans ce Legend of the Seeker, c’est ce double discours constant entre l’esthétique et le récit. Ces deux degrés de lectures. Les combats chorégraphiés sont presque sensuels, les plans insistants sur les abdos de Richard frôlent l’indécence, les costumes féminins sont taillés comme pour une soirée Démonia: robes fendues, bustiers serrés, capes dramatiques.
Et le méchant ? Darken Rahl. Mi-sorcier, mi-stripper. Il passe de longues scènes à chuchoter des menaces en regardant la caméra, vêtu de gilets ouverts sur un torse lustré comme pour une pub Axe édition Donjon. Son charisme repose sur une sensualité trouble, dangereuse, dominatrice.
Mais alors, pourquoi ces sous entendus riches ne deviennet-ils jamais explicites ? Pourquoi ne pas assumer ce fantasme cuir-latex au grand jour ?
Parce que Legend of the Seeker, comme beaucoup d’œuvres américaines calibrées pour le prime time, a peur de son propre désir. On y frôle l’interdit sans jamais l’embrasser. On filme des scènes de torture mais sentimentale, de domination mais symbolique, de consentement arraché… sans jamais nommer ces pratiques. Parce que le mot "BDSM" ferait peur aux sponsors, aux parents (tu m'etonnes !), aux chaînes du cable.
Et pourtant, tout est là. Sous vos yeux décillés. Et ça n’est pas un accident.
Ce qui me fascine, ce n’est pas juste le fétichisme involontaire d’une série fantasy oubliée. C’est ce que ça révèle d’une époque, d’une culture. Legend of the Seeker a tenté de gommer les aspérités sexuelles des romans de Goodkind (lui-même ultra controversé à ce que j'en ai lu). Mais elle n’a pas pu effacer ce qui, dans le fond, structure tout : une obsession pour la douleur comme rite de passage, la vérité comme domination, l’amour comme soumission.
Des dynamiques puissantes, ambivalentes, profondément BDSM mais honteuses. Camouflées. Travesties en combat du Bien contre le Mal.
Mais c’est surtout une belle excuse pour attacher un garçon torse nu à une pierre et le faire supplier une dominatrice en cuir. Et vous savez quoi ? Ça fonctionne.
Je ne dis pas qu’il faut ériger Legend of the Seeker en chef-d’œuvre BDSM. Mais peut-être qu’on peut le regarder avec d’autres lunettes. Pas celles de la nostalgie naïve (si vous avez l'âge, moi j'avais suivi ca de loin, par procuration à l'époque), mais de l’analyse perverse et curieuse. Peut-être qu’on peut s’amuser de ce refoulé collectif, de ces récits qui hurlent leur désir tout en jouant les vierges effarouchées.
Et surtout, peut-être qu’on peut arrêter de croire que le BDSM n’a sa place qu’en huis clos ou dans des œuvres "adulte". Parce que, franchement, il est déjà partout.
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- Monsieur, s'il vous plaît... J'aimerais les aiguilles.
Samedi soir.
Elle est allongée sur la table de massage. Nue. Attachée. Offerte. Ses jambes sont écartées. La corde est serrée. Elle encercle ses chevilles, s'enroule plusieurs fois autour de ses mollets, remonte sur les cuisses, enlace son bas ventre, glisse sous les seins, passe autour des poignets, caresse son cou et disparaît sous la table. Elle ne peut pas bouger. Simplement être.
La psychologue qu'elle a vu deux fois avant de comprendre que ce n'était pas d'analyse qu'elle avait besoin mais de ce vertige là, avait osé dire: ce n' est que de la mise en scène.
Si elle savait! Si elle savait que derrière la mise en scène il y a l'abandon, la vérité nue, le silence absolu qui s'ouvre quand on se laisse tomber.
Sous le masque, impossible de voir. Elle ne distingue pas la lumière tamisée, ni les flammes des bougies. Mais, ses sens en éveil, elle est aux aguets. Elle entend tout: le froissement du papier stérile, le cliquetis des pinces, l'ouverture d'un flacon, le crissement du plastique des gants, le claquement léger de ses pas. Elle devine ses gestes. Il est tout près. Le silence pèse.
La chaleur de ses mains caresse sa poitrine. Une pince serre doucement son mamelon. La sensation est vive, puis supportable. Une deuxième pince se pose sur l'autre mamelon. Il fait de même sur les lèvres génitales. Puis, ajuste la pression. Plus. Il resserre les pinces des seins. Celles des lèvres. Elle perçoit la tension progressive qui augmente, et s'arrête, juste avant la limite. Le calme la recouvre entière. Elle sait qu'il est attentif, qu'il ressent sa peur, sa sensibilité exacerbée. La crainte de la suite, du moment où elles seront retirées.
Plus tard, il lui montrera. Il a réalisé comme un dessin avec une chaînette qui relie de part et d'autre les deux pinces, en haut et en bas.
- tu es belle.
Elle laisse parler sa peur. Il comprend. Avec douceur, il enlève les pinces. Lentement, en tenant les extrémités avec ses doigts. Chaque geste comme un chuchotement délicat.
Soudain, au dessus d'elle, la grande lumière du plafond s'allume.
- j'ai besoin de bien voir. Tu sais ce qui t'attend ?
- oui Monsieur
- est-ce-que tu es prête ?
- j'ai peur
- oui...mais tu en as envie
- oui mais j'ai quand même peur
- tu te rappelles du mot de sécurité ?
- rouge
- bien. Ne t'inquiète pas. Fais moi confiance. Laisse toi aller.
Un liquide froid coule sur sa poitrine. Une compresse l'essuie. Une odeur d'hôpital. Puis à nouveau le désinfectant. Sa main chaude se pose sur son ventre. Une pointe. Elle effleure sa poitrine. Se fixe. S'enfonce. A peine. Elle se prépare à la douleur. Elle l'attend. Puis, quasiment rien. Juste une piqûre légère, à peine réelle. Ni douleur, ni sang. Elle est surprise, presque déçue mais rassurée. Alors ses muscles se détendent. Sa respiration s'apaise, et elle accueille les aiguilles suivantes. Deuxième. Troisième. Encore. A mesure qu'il les plantes, elle sent le lien qui se creuse, plus intime, plus profond.
Un autre jour.
- Ma soumise, dis moi encore un de tes fantasmes.
- Monsieur...s'il vous plaît, j'aimerais le couteau.
Et elle éclate de rire , un rire franc et léger, en imaginant ce qu'il doit penser: on pourrait pas faire quelque chose de soft pour une fois?
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Ce petit article sans prétention m’a été inspiré par des commentaires et réflexions que j’ai lues ici, au fil de mes pérégrinations. Je suis là pour découvrir d’autres « vérités » que les miennes et je vais être honnête, je n’ai (encore) jamais eu d’esclave à mes pieds, ou même tenu un fouet. Je parle donc, forcément, avec ce décalage, ce manque d’expérience directe qui me rend étranger à certains codes, mais pas sourd au vertige de la question. Parce que ce qui m’intrigue, au fond, c’est ce qu’on recherche derrière l’idée d’« esclave ». Et ce qu’on risque de perdre à vouloir une appartenance parfaite.
Imaginez un instant – on y vient, à grands pas – qu’un jour, les plus riches d’entre nous pourront s’offrir des esclaves mécaniques. Des machines programmées pour vous plaire, deviner vos humeurs, obéir sans jamais broncher. Des robots sexuels sans une once de libre arbitre, et pourtant capables de tout faire. Une sorte de « fantasme » poussé à son comble : l’objet qui s’anime, s’offre, sans jamais dire non.
Mais, transposé à une recherche parfaite d’obéissance, à quoi ressemblerait ce pouvoir, vraiment ? Et surtout, qu’est-ce qu’il resterait du jeu du trouble, du rapport vivant ?
Je crois que dans cette soumission extrême, il y a une donnée fondamentale et existentielle : le choix. La possibilité pour l’autre de rester ou de s’en aller. De dire non, même en tremblant, ou de dire oui parce que « c’est Vous, Maître, et pas un autre ». Ce battement fragile, ce risque, c’est ce qui distingue l’humain de la machine, l’érotisme de la pure consommation.
On dit parfois que l’abnégation est totale, que l’esclave n’est rien d’autre que ce que veut son maître. Mais même dans le jeu, même dans les rituels, il y a toujours, derrière le rideau, cette liberté qui gronde. Le maître le sait : l’autre peut partir. Peut-être un jour, peut-être jamais. Mais ce possible-là fait tout tenir, même quand on joue à l’abolir.
Je ne sais pas si j’ai raison. Je n’affirme rien, je me pose juste la question : à quoi bon un esclave sans âme, sans révolte, et un maître sans peur de perdre ou d’être perdu ? Qu’est-ce qu’il viendrait chercher dans cette relation et qu’il n’aurait pas avec un cyborg, sinon la possibilité d’être choisi, aimé, défié ?
C’est juste ma petite pierre dans la mare. Peut-être à côté, sûrement incomplète. Mais je crois que je préfèrerai toujours la faille, l’accident, l’incertitude, à la perfection mécanique.
J’aimerais bien savoir ce que vous en pensez, vous. Parce que ce sujet-là, on ne l’épuise pas tout seul.
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Vous êtes un homme. Vous fantasmez sur la soumission, le contrôle, la punition, la perte de pouvoir entre les mains d’une femme forte, cruelle ou simplement exigeante. Peut-être que vous vivez déjà cette réalité. Peut-être que vous n’en avez encore jamais parlé à voix haute.
Nous avons écrit ce livre pour vous.
Pas pour les voyeurs. Pas pour les curieux qui surfent sur les clichés. Pas pour ceux qui pensent que la soumission masculine est une régression ou une faiblesse.
Mais pour ceux qui savent. Ceux qui sentent, au creux du ventre, que leur désir d’obéir, de servir, d’être à genoux n’est pas une lubie passagère mais une vérité intérieure. Une vérité qui a besoin de guide, de repères, de mots justes.
Pourquoi un guide de la soumission masculine ?
Parce que trop d’hommes se perdent entre la honte et la confusion. Entre les scénarios pornographiques absurdes et les discours édulcorés des romans à deux balles. Parce que personne ne leur explique comment faire concrètement. Comment incarner cette soumission, dans la chair, dans le réel, dans la relation.
Nous avons voulu un manuel clair, direct, sans fioritures. Un outil. Une carte. Un miroir aussi.
Pas pour normer. Mais pour montrer les chemins possibles.
Ce que vous trouverez dans ce livre
Nous avons abordé tous les sujets qui nous semblent fondamentaux :
Déconstruire la honte : Parce qu’il faut du courage pour dire "je veux être humilié". Parce que c’est là que commence le vrai pouvoir de l’homme soumis : dans la lucidité.
Préparer son corps et son mental : Une bonne fessée, une cage de chasteté, un gode-ceinture... Ça ne s’improvise pas. Ni dans le corps, ni dans la tête.
Comprendre ses fantasmes : Latex, bas, talons, cravache, jeux d’orgasme... D’où vient ce désir ? Que dit-il ? Jusqu’où peut-on l’emmener ?
Rencontrer une Dominatrice réelle : Et pas une arnaqueuse. Pas une performeuse qui joue un rôle stéréotypé. Une vraie femme. Dominante. Avec ses codes, ses exigences, sa puissance.
Vivre une soumission durable, profonde, incarnée : Parce que la docilité ne s’achète pas. Elle se construit. Elle s’éprouve. Elle se vit, parfois, à la sueur du front et dans la nudité de l’âme.
S’auto-discipliner avant de rencontrer quelqu’un : Oui, même ça. Parce que l’entraînement à l’obéissance commence seul. Et que l’IA, les rituels, les jeux d’auto-humiliation peuvent être de vrais tremplins ... quand on sait les manier.
Notre démarche : sans fétichisation ni censure
Ce guide, nous l’avons voulu exigeant, mais accessible. Érotique, oui. Mais surtout, ancré dans le réel.
Nous n’avons pas peur des mots : soumission, humiliation, punition, docilité, chasteté, obéissance. Ce sont nos mots. Ce sont vos mots. Et ils méritent d’être écrits sans guillemets, sans excuses, sans ironie.
Notre ton est direct. Parfois cru. Mais jamais vulgaire. Car la soumission n’est pas une farce. C’est une posture, un engagement, une voie de connaissance de soi et de l’autre. Et nous la respectons profondément.
À qui s’adresse ce livre ?
À ceux qui rêvent d’être à genoux, mais ne savent pas par où commencer.
À ceux qui veulent aller plus loin, plus profond, plus vrai dans leur chemin de soumis.
À ceux qui veulent comprendre comment séduire une Femme Dominante sans tomber dans les clichés.
À ceux qui sont prêts à se regarder en face et à transformer leurs fantasmes en expériences incarnées.
Et, pourquoi pas, à certaines Dominantes qui souhaitent comprendre l’univers intérieur de leurs soumis. C’est aussi une porte ouverte vers l’autre.
Non aux dogmes !
Vous ne trouverez pas dans ce livre de dogmes. Pas de "vous devez". Mais des pistes, des conseils, des exercices. De la matière. De quoi construire votre chemin de soumission, avec sincérité, avec intelligence, avec intensité.
Et si vous n’avez jamais osé franchir le pas ? Commencez par la première page. Vous verrez : il n’y a pas de retour en arrière quand on a goûté à la liberté d’obéir.
"Tu ne choisis pas quand tu bandes. Tu ne choisis pas quand tu jouis. Tu ne choisis pas si tu peux la toucher, ou non. Tu es là pour servir, pour plaire, pour recevoir ce qu’on t’accorde. Pas pour demander. Pas pour négocier. Pour obéir. Et dans cette obéissance, tu respires enfin."
Titre : BDSM : Guide pratique de l’homme soumis
Auteurs : Kath Dewitt & Pierre Queyras
Édition brochée – Juillet 2025
Disponible sur Amazon
(Merci à BDSM.FR d'avoir accepté que nous parlions de ce livre)
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Le journaliste avait traversé un continent et une dignité pour arriver là. New York – Tucson – frontière mexicaine – puis un taxi déglingué dont les amortisseurs geignaient à chaque nid-de-poule comme une truie qu’on étrangle. Sur des heures de piste, il s’était enfoncé dans le cœur torride de la Sonora.
Le village de Tasir, s’il méritait ce nom, n’était qu’un agglomérat de taudis collés comme des croûtes de sel sur la peau sèche du désert. Juste du sable, des toits plats, des chiens faméliques, et des mômes aux yeux jaunes qui le dévisageaient comme s’il était un extraterrestre. Certains avaient ricané, en désignant cette bicoque. D’autres avaient mimé des gestes obscènes, le pouce dans le poing. Pas besoin de parler espagnol pour comprendre.
Il s’arrêta devant la baraque. Une triste masure en torchis, penchée comme un vieillard trop saoul pour tomber. Une chaleur lourde suintait des murs. L’air sentait la pisse de bouc et le mazout.
Et pourtant, sous la puanteur, flottait quelque chose d’autre. Un parfum entêtant. Une odeur de peau chaude, de foutre sec, de désir tourné en moisi.
C’était le plus étrange bordel dont le yankee ait jamais entendu parler. Ce qu’on racontait, ça tenait du délire : des filles sublimes, offertes à tout. Des corps de rêve pour des hommes miteux, malades, puants, édentés. Et tout ça pour une poignée de pesos. Pas de bavardage. Pas de préliminaires. Des bombes sexuelles muettes qui se laissaient baiser sans un mot. Personne ne savait d’où elles venaient, nul ne les ayant jamais entendues parler.
Une histoire diablement étonnante. Assez étonnante, en tout cas, pour qu’un journaleux de la grosse pomme accepte de traîner ses guêtres dans ce trou paumé.
Tiré de ses réflexions par les nuages de mouches bourdonnantes, le journaliste finit par toquer à la porte, une planche mal dégrossie, se demandant s’il avait bien fait de se déplacer jusqu’à ce bouge sordide. Un raclement lui indiqua qu’on venait.
La porte s’entrouvrit sur une brune. Nue sous un voile de coton trempé de sueur, collé à sa peau comme une seconde naissance. Des hanches pleines. Une bouche rouge, presque trop pulpeuse. Elle ne dit rien, lui tendit la main, l’invitant à entrer. L’américain se saisit des doigts les plus délicats qu’il ait tenus de sa vie et la suivit, subjugué.
L’intérieur sentait la moiteur, l’encens bon marché et la misère. Des ventilateurs en fin de course brassaient un air chaud, lourd, chargé de mouches. Des coussins défoncés jonchaient le sol. Des draps tachés, des lampes sans abat-jour, des murs qui suintaient d’humidité.
Et là… six, sept… peut-être huit filles magnifiques. Alanguies sur des banquettes déglinguées, jambes ouvertes, dos cambrés comme pour inviter une main à s’y poser. Des joyaux tombés dans la fange, taillés pour le vice. Et au centre, affalé comme un roi dans son trône de crasse : un mexicain trapu, torse velu, les bras larges, le regard sale. Ses dents ressemblaient à une nécropole. Sur ses genoux, une blonde incroyable, se laissant peloter comme une poupée.
Le mexicain pressait ses seins énormes comme des fruits trop mûrs, les triturant avec des doigts boudinés, collants de sueur. La fille, elle, ne bronchait pas. Au contraire. Elle entrouvrait la bouche, les yeux mi-clos, comme si tout cela n’était qu’un prélude banal à une baise prochaine.
— Tu la veux, gringo ? Deux cents pesos, et tu fais ce que tu veux avec. Sans capote si ça te fait plaisir.
Fenniway grimaça. Son regard glissa malgré lui vers les courbes de la blonde. Ses jambes entrouvertes, son ventre creusé, ses tétons dressés comme deux appels au crime.
— En réalité, je ne suis pas venu pour … consommer.
— Ah ouais ? Et tu viens pour quoi, alors ? Pour prier ? éructa le type, émettant une sorte de braiement qui se voulait un rire.
— Pour causer. Ou plutôt, vous écouter.
— ¡ Es loco, amigo !
— J’aimerai savoir pourquoi des filles pareilles acceptent de se prostituer dans votre… établissement, interrogea John, sans chercher à dissimuler sa répugnance. Et aussi d’où elles viennent. Et pourquoi elles ne parlent pas.
Le mac eut un rire gras. Un gargouillis entre le hoquet et l’insulte.
— Et pourquoi je t’expliquerais tout ça, cabrón ?
Le journaliste tira une épaisse liasse de sa veste.
— Voilà cent mille pesos qui me semblent être autant de bonnes raisons.
Le type haussa un sourcil. Claqua des doigts. Une rousse se leva. Presque nue. Un corps sculpté dans la luxure elle-même. Elle alla chercher un pichet et deux verres dégueulasses.
— Bueno l’américain… Seulement, il faudra garder tout ça pour toi. Ni una palabra a nadie. Si tu parles, je te fais égorger comme un chien !
Fenniway hocha la tête. Le mexicain tendit un verre. Fenniway le prit, le nez envahi par l’odeur âcre d’un mezcal de contrebande.
— ¡ Salud !
Le type but. Puis après avoir laissé échapper un rot satisfait, il le fixa droit dans les yeux.
— Ces poupées, ce sont pas des femmes ordinaires. Ce sont des filles de rêves…
John laissa échapper un rire sec.
— Oui, elles sont sublimes. Mais j’ai pas fait tout ce chemin pour une formule de poète raté.
— No, hombre. T’as rien pigé. Je dors, je rêve, et pouf… une fille apparaît. Vivante, Offerte.
John le fixa. Un long silence. Il aurait dû rire. Dire « c’est ça », et tourner les talons. Mais il n’y arriva pas. Il regardait la rousse. Elle ondulait, nue maintenant, comme si elle dansait au ralenti, les yeux mi-clos, offerte au néant.
Fenniway sentit une chaleur remonter dans son bas ventre. Quelque chose en lui voulait croire à cette absurdité.
— Tu veux la preuve ?
Le mac fit jaillir un long coutelas de l’étui en peau de serpent qui pendait à sa ceinture. Avant que John ait pu faire un geste, le mexicain avait tailladé le bras de la blonde. Fenniway laissa échapper un grognement, choqué par cette brutalité atroce, nauséeux à l’idée du sang qui n’allait pas tarder à pisser de la plaie béante.
Justement, aucun jet sanglant ne se produisit… Au lieu de ça, une sorte de sève blanchâtre se mit à sourdre des bords de l’entaille. Laquelle ne tarda pas à se recoller sous les yeux exorbités du journaliste, comme suturée par une fermeture éclair invisible.
— ¿Has visto? Es una encarnación de la fantasía …
L’incarnation d’un fantasme ? Des filles issues de l’esprit pervers d’un souteneur, prenant vie par génération spontanée ? Fenniway sentit vaciller sa raison. Il palpa le bras de la fille à l’endroit même de la coupure. Rien ! Pas la moindre rougeur, la plus légère boursouflure. La peau, fabuleusement douce, était exempte de tout stigmate.
— Et maintenant, tu me crois, cabrón ?
Fenniway avala lentement sa salive, regardant autour de lui. Ces corps, cette chaleur, ces visages vides, ces insectes qui tournaient. Et il sut qu’il venait de poser le pied dans quelque chose de bien plus incroyable — et plus obscène — qu’il ne l’avait imaginé.
— Ouais… je vous crois. Dites-moi… comment c’est arrivé ?
Alfonso resta silencieux un instant, les yeux dans le vague, un doigt grattant la touffe de poils poisseux sur son torse. Puis il hocha lentement la tête, comme s’il acceptait enfin de soulever le couvercle d’un secret trop lourd.
— C’est arrivé y’a deux ans. Pendant la fête de la Virgen. Tu sais, les dévots, les cierges, les morveux en costumes. Moi, j’avais jamais foutu les pieds dans une église. Mais ce soir-là, j’avais perdu un pari débile avec des cousins, et me voilà assis sur un banc, puant le mezcal, à essayer de pas m’endormir.
Il se gratta les couilles négligemment en se versant un verre.
— Et là… elle est apparue. Une créature céleste. Un ange. Elle s’assied à côté de moi. À la fin, elle se penche, me glisse un truc à l’oreille – j’ai rien compris, j’étais trop occupé à bander – et puis pouf. Disparue.
Il se tapa une gorgée, grimace de plaisir à l’appui.
— Le lendemain matin, j’ouvre les yeux… et là, y’a une nana à poil dans mon lit. C’était pas cet ange-là, mais presque. Une brune, peau dorée, seins parfaits, cul ferme. Sauf qu’elle parlait pas. Rien. Juste un sourire et du feu dans les yeux.
Il sourit, un rictus presque attendri.
— On a baisé comme des chiens en rut. Trois fois de suite, dès le réveil. Elle demandait que ça. Même pas besoin de parler. Tu bandais, elle ouvrait les cuisses.
Immobile, Fenniway l’écoutait, un filet de sueur coulant le long de sa tempe.
— Mais après deux jours, elle a commencé à changer. Sa peau devenait… translucide. Comme une vapeur. Ses traits flottaient, bougeaient, se barraient. Et puis un matin, elle s’est évaporée. Juste là, sous mes doigts. Pop. Plus rien.
Il claqua des doigts.
— J’ai cru devenir taré. Mais une semaine plus tard, paf ! Une autre. Une rousse cette fois. Et plus bonne encore, si c’est possible. Même scénario. Même silence. Même nymphomanie intégrale.
Il planta son regard dans celui de John.
— Tu piges ? Je rêve d’une gonzesse, elle apparaît. Nue. Affamée de queue. Et elle reste, tant que je continue à la désirer. Mais elles finissent toutes par partir. Elle se dissolvent et disparaissent.
Il soupira, s’essuya la bouche avec le dos de la main.
— Et plus je rêvais, plus ça marchait. Plus longtemps elles restaient. Plus nombreuses aussi. Bientôt, j’en avais trois, quatre en même temps. Elles se branlaient entre elles pendant que je reprenais un peu de vigeur. Et crois-moi, j’étais essoré. Mais incapable d’arrêter.
Il se passa la main sur la nuque, comme pris d’un frisson.
— C’était le paradis… et l’enfer. Un enfer à te faire jouir jusqu’à l’épuisement. J’allais y laisser ma peau.
Fenniway se racla la gorge, avalant difficilement sa salive.
— Alors j’ai commencé à les filer à des potes, discrètement. Des gars sûrs. Pas un n’a bronché. Comment veux-tu revenir à ta femme, après ça ?
Il rit.
— Et puis j’ai eu l’idée. Un bordel. Pas besoin de les nourrir, seulement de les loger. Elles veulent juste baiser, peu importe avec qui. Paysan galeux, flic véreux, touriste perdu : elles ouvrent les jambes et sourient.
Le silence retomba comme un drap moite.
Fenniway, blême, leva lentement la main, sortit la liasse et la tendit. Alfonso l’empocha sans cérémonie. Le journaliste se leva. Il avait la nausée, mais aussi cette excitation crue dans le bas-ventre. Une tension d’écriture. L’odeur du scoop. Il s’imaginait déjà rentrer à New York, taper à la Remington dans sa piaule de Brooklyn. Une page qui ferait trembler les lecteurs. Un Pulitzer, peut-être.
Mais alors qu’il atteignait la porte, Alfonso lança d’une voix pâteuse :
— ¡ Espera, amigo ! Prends Carmenita avec toi. Elle t’a à la bonne. Et il lui reste pas long à vivre. Autant qu’elle voie du pays avant.
La brune se tenait là, tout près, robe à moitié tombée sur les hanches. Elle battait des cils en souriant. Elle attendait, sublime et vide.
John la dévora du regard.
Il pensa aux photos. À la chair qui se reforme sous la lame. À l’effet qu’aurait une image de ce genre en pleine page du New-York Times. Il pensa aussi à un vieux médecin légiste à qui il avait déjà glissé quelques biftons pour fermer les yeux.
Il pensa, surtout, à ce corps. Avant la dissection. Avant les questions. Avant la disparition.
— Elle vient avec moi, dit-il.
— Bien, gringo. Bien. Bonne chance, souffla Alfonso en allumant un cigarillo avec un sourire de diable repu.
--ooOoo--
New York Times – 21 juin 1976
ÉDITION SPÉCIALE / FAITS DIVERS
UN JOURNALISTE RETROUVÉ ÉGORGÉ À BROOKLYN
Le corps sans vie de John R. Fenniway, 47 ans, journaliste indépendant, a été découvert ce samedi dans son appartement de Red Hook. Il était nu, assis devant sa machine à écrire, la gorge tranchée net.
Une page encore fraîchement dactylographiée relatait un récit à forte teneur sexuelle et surnaturelle.
Près du corps : un morceau de tissu féminin, ainsi que des traces de pas nus.
Un témoin affirme avoir aperçu une femme d’une beauté « incroyable », qui accompagnait Fenniway deux jours avant le drame.
La police lance un appel à témoins pour retrouver cette personne, la dernière à l’avoir vu vivant.
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Une semaine s’était écoulée depuis notre dernière séance. Fidèle à ma résolution, je n’avais rien proposé entre-temps, laissant volontairement le désir monter en elle jusqu’à ce que Vicky vienne d’elle-même me réclamer cette nouvelle nuit d’obéissance. Lorsqu’elle a finalement osé demander, d’une petite voix teintée à la fois de manque et d’appréhension, j’ai su que mon approche portait ses fruits. J’ai accepté sobrement : « Ce soir, même heure. Prépare-toi. » Mon intention était claire : poursuivre sur la lancée de la première séance, en poussant un peu plus loin la stimulation sexuelle, tout en maintenant la même privation finale. Il n’y aurait toujours pas d’orgasme pour elle ce soir, seulement une frustration savamment entretenue, gage de sa transformation profonde.
Plus tard dans la journée, nous sommes allés à la plage en famille. Le climat était idéal, doux et tempéré, l’air salé caressant la peau. Cette sortie anodine a pris pour moi une saveur particulière : l’anticipation de la soirée à venir faisait déjà bouillir mon sang. Je me surprenais à être fébrile, excité au point d’en oublier ma pudeur naturelle. Dans l’eau comme sur le sable, mes regards vers Vicky se chargeaient d’intentions silencieuses. À un moment, je l’ai attirée contre moi pour l’embrasser longuement, sans me soucier des rires d’enfants au loin ni des passants. Nous avons marché ensuite côte à côte, main dans la main, en amoureux ordinaires en apparence, si ce n’est que mon sexe tendu déformait nettement mon maillot de bain. Je voyais bien que cela la faisait sourire, légèrement troublée par ce signe ostensible de mon désir. Sur la serviette, profitant d’un instant où nos enfants jouaient plus loin, je me suis placé derrière elle pour masser lentement son dos nu. Mes mains s’appliquaient avec tendresse et fermeté, pétrissant chaque muscle tendu par l’impatience. Vicky s’est peu à peu abandonnée sous mes paumes, soupirant d’aise. Le temps semblait suspendu autour de nous. Plus elle s’autorisait à lâcher prise, ne fût-ce qu’au travers de ce simple massage en public, plus un élan protecteur et possessif montait en moi. J’éprouvais un besoin presque viscéral de m’occuper d’elle, de préparer son corps et son esprit à ce qui l’attendait ce soir. Cette connivence muette sur la plage, ces gestes d’affection mêlés de sous-entendus, tout cela faisait partie du rituel avant la séance : déjà, elle renouait avec sa soumission, et moi avec ma dominance.
De retour à la maison en fin d’après-midi, le ton a changé subtilement. D’une voix calme mais autoritaire, je lui ai ordonné de se doucher sans savon, en prenant soin de ne pas frotter ses aisselles. Elle a compris immédiatement : je voulais qu’elle conserve son odeur naturelle intacte, cette essence musquée de sa peau que j’affectionne tant. « Oui, Maître », a-t-elle murmuré en baissant les yeux, avant de filer à la salle de bain. Pendant qu’elle se lavait à l’eau claire, je rassemblais le matériel qui servirait ce soir, vérifiant chaque accessoire comme un metteur en scène répète son numéro. Lorsqu’elle est sortie de la douche, la peau rosie et perlée de gouttes, je l’attendais déjà avec le premier instrument de sa mise en condition : un plug anal de taille moyenne. Sans un mot, je lui ai signifié de se pencher en avant. Vicky s’est exécutée, posant les mains contre le mur pour s’équilibrer, les reins cambrés. J’ai écarté ses fesses du bout des doigts et, après avoir enduit l’objet d’un peu de lubrifiant, je l’ai lentement introduit dans son intimité arrière. Un petit gémissement lui a échappé lorsque le plug a pris sa place, mi-surprise, mi-plaisir. Je savourais cette vision : son anneau de muscle se refermant autour de la base, la petite gemme du plug dépassant entre ses fesses comme un sceau de propriété. « Tu le garderas en toi jusqu’à ce soir », ai-je précisé d’un ton neutre. Elle a simplement répondu « Oui », les joues légèrement empourprées.
Avant de vaquer aux obligations du début de soirée, je lui ai rappelé le rendez-vous : « 22h15, dans la chambre. » À cette heure précise, elle devrait m’attendre, entièrement nue, assise bien droite sur le tabouret devant sa coiffeuse. Je voulais qu’elle pose ses mains bien à plat sur la coiffeuse, doigts écartés, le buste fièrement dressé, et surtout que son regard reste fixé dans le miroir, planté dans son propre reflet. « Si tu détournes les yeux, tu seras punie », ai-je insisté en plongeant un instant mes yeux dans les siens pour sceller l’ordre. Vicky a dégluti et acquiescé. Je voyais déjà poindre dans son maintien un mélange de nervosité et d’excitation retenue. Elle connaissait la position et son inconfort : tenir ainsi immobile, offerte à son image, c’était entrer mentalement en soumission avant même que la séance ne commence. J’ai laissé ces consignes s’imprimer en elle et me suis éloigné pour nous laisser le temps, à l’un comme à l’autre, de nous préparer intérieurement.
À l’heure dite, 22h15, j’ai poussé la porte de notre chambre, deux tasses fumantes de verveine à la main. La lumière tamisée jouait doucement sur les murs, j’avais allumé seulement la guirlande lumineuse au-dessus du lit, ce qui baignait la pièce d’une pénombre dorée, propice à l’intimité. Vicky était déjà en position, fidèle à mes instructions. Assise nue sur le petit tabouret devant sa coiffeuse, elle offrait à la fois un spectacle magnifique et vulnérable. Son dos était droit, trop droit, signe d’une tension intense qu’elle s’efforçait de maîtriser. Je notai aussitôt le détail de ses mains posées sur le meuble : paumes bien à plat, doigts écartés comme je l’avais exigé. Son regard, lui, avait plus de mal à se discipliner : j’observai, dans le miroir, qu’elle luttait pour se fixer dans ses propres yeux. Par instants, ses prunelles fuyaient, glissant vers le bas comme pour chercher une contenance dans l’étude de ses mains. Elle se tortillait par à-coups infimes sur son tabouret, mal à l’aise et déjà parcourue de frissons d’anticipation. Le plug qu’elle portait depuis des heures accentuait sans doute cette gêne, la rappelant constamment à sa condition du soir. J’ai remarqué tout cela d’un œil clinique, en silence, sans relever ses petits manquements. Pas encore. Ce n’était pas le moment de la réprimander, je me contentai de graver ces observations dans un coin de mon esprit. L’intensité monterait bien assez tôt, et j’aurais l’occasion de revenir sur sa discipline vacillante.
Je refermai la porte derrière moi sans bruit et m’avançai lentement. Nos regards se croisèrent dans le miroir lorsque je me plaçai juste derrière elle. Je lui offris l’une des tasses de verveine par-dessus son épaule. « Bois », lui dis-je doucement. Elle obéit, soumise et docile, portant la tasse à ses lèvres. Je pouvais voir dans son reflet le mouvement nerveux de sa gorge qui avalait par petites gorgées. Moi-même, je bus quelques lampées de l’infusion chaude, profitant de ce court répit pour ancrer le calme en moi. Tout en la laissant finir sa tasse, j’ai commencé à disposer tranquillement le matériel que j’avais apporté. Sans un mot, presque cérémonieusement, j’ai déposé sur le lit ou la commode divers objets : une corde de jute souple soigneusement enroulée, la fameuse culotte double gode (un harnais équipé de deux sextoys destinés à être insérés simultanément en elle), une petite roulette de Wartenberg aux picots métalliques luisant faiblement, un stick électrique pour de légères décharges, le martinet à lanières de cuir souple, une paire de gants en latex noirs qui montaient jusqu’aux coudes, un vibromasseur rechargeable, un plug anal gonflable muni de sa poire, et enfin un collier de cuir avec sa laisse assortie. Vicky observait du coin de l’œil ce manège impressionnant dans le reflet, incapable de cacher un frisson à chaque nouvel instrument dévoilé. Je percevais l’accélération de sa respiration lorsqu’elle reconnut certains objets plus intimidants, la fine baguette électrique notamment la fit tressaillir sur son tabouret. Malgré cela, elle restait silencieuse, s’astreignant tant bien que mal à garder sa pose.
Je sortis délicatement les gants de latex noirs et les lui tendis : « Enfile-les. » Elle s’exécuta en silence, glissant d’abord sa main droite, puis sa main gauche dans la matière luisante. elle tirai sur le bord supérieur pour bien dérouler chaque gant jusqu’à son biceps. Le résultat était saisissant : ses bras gainés de noir contrastaient avec la pâleur de sa peau nue. Elle ressemblait à une poupée articulée, un joli jouet fétichiste prêt à être manipulé. Satisfait, je laissai mes doigts courir un instant sur le latex tendu sur son bras, puis jusqu’à son épaule dénudée. Je la vis frémir dans le miroir, les lèvres entrouvertes sous l’effet d’un souffle court. Un sourire imperceptible étira le coin de ma bouche. Parfaite.
Calmement, j’ai ensuite saisi sa brosse posée sur la coiffeuse et entrepris de la coiffer. J’ai séparé ses cheveux en deux sections égales, puis coiffé patiemment deux couettes serrées de chaque côté de son crâne. Mes gestes étaient lents, appliqués, presque tendres. Vicky me laissait faire, immobile sous mon attention méticuleuse. Bientôt, ses longues mèches brunes furent transformées en deux couette épaisses retombant sagement de part et d’autre de son cou. J’ai noué les extrémités avec de petits élastiques noirs. Cette coiffure lui donnait un air d’innocence fragile, juvénile, contrastant avec sa nudité et la tension érotique de la scène. Je détaillai un instant son reflet : son visage était sérieux, ses yeux brillaient d’une lueur fiévreuse. Ainsi apprêtée, gantée de latex et coiffée comme une poupée dont j’aurais choisi l’apparence, elle m’appartenait entièrement du regard jusqu’au bout des cheveux.
L’instant était venu de plonger véritablement dans la séance. Je me suis penché près de son oreille et ai murmuré d’un ton posé, presque doux : « Regarde-toi. Ce soir, tu redeviens ma soumise. Debout. » Vicky inspira profondément, planta ses yeux dans les siens dans le miroir et se leva lentement du tabouret. Elle resta là, debout face à la coiffeuse, les bras ballants le long du corps, n’osant bouger sans une instruction de plus.
D’une pression ferme sur son dos, je la fis se pencher vers l’avant, jusqu’à ce que sa poitrine nue se projette un peu vers le miroir et que ses mains trouvent appui sur le rebord de la coiffeuse. Dans cette position, son dos formait un angle droit accentuant la cambrure de ses reins. J’écartai du bout des doigts l’une de ses fesses rondes pour vérifier le plug anal que j’avais placé plus tôt. La base dorée de l’objet dépassait toujours entre ses chairs, bien en place. « Parfait... » murmurai-je en effleurant le petit disque métallique.
Vicky ferma brièvement les yeux à ce contact intime, mais ne bougea pas. Je me redressai et ordonnai d’un ton sec : « Retire-le. Lentement. Et donne-le-moi. » Elle hésita à peine une seconde, puis sa main gantée se porta derrière elle. Je la regardai tandis qu’elle tâtonnait pour saisir la tige du plug. C’est toujours une épreuve modeste que de retirer elle-même un objet planté si profondément dans son intimité, et elle savait que j’observais chaque détail. Enfin ses doigts agrippèrent fermement la base ; avec précaution, elle commença à l’extraire. Un léger râle rauque lui échappa en sentant la partie la plus épaisse s’extirper de son corps. Elle tira doucement, centimètre par centimètre, le visage crispé par l’étrange mélange de soulagement et de manque que laissa le retrait du plug. Lorsqu’il sortit finalement avec un petit bruit humide, Vicky retint son souffle. Elle se redressa et se retourna à demi pour me remettre l’objet souillé. Elle était plus posée, plus précise que la semaine passée, quand l’hésitation l’avait souvent emportée sur l’initiative. Ce soir, Vicky était visiblement plus disponible, plus déterminée à bien faire. Un fin sourire de satisfaction effleura mes lèvres. La séance partait sur de bonnes bases.
Quand elle me remit le plug nettoyé, je caressai brièvement ses cheveux en guise de récompense tacite puis posai l’objet de côté. J’attrapai alors sur le lit la fameuse culotte double gode, un accessoire qu’elle connaissait bien, même si cela faisait des mois qu’il n’avait pas servi. C’était un harnais en latex noire, équipé de deux godemichets intégrés : l’un destiné à son vagin, l’autre à son anus, de sorte qu’une fois la culotte enfilée, les deux orifices de Vicky seraient comblés simultanément. Je vis ses yeux s’agrandir légèrement en comprenant mon intention. Elle eut un petit mouvement de recul, infime, et sa bouche se tordit en une moue inquiète.
— « Mets-la. » dis-je en lui présentant l’objet.
Vicky pinça les lèvres. « Maître... je... cette culotte ne tiens pas... » balbutia-t-elle d’une voix hésitante. Je fronçai aussitôt les sourcils. Ce n’était pas une réponse acceptable. Mon ton tomba, glacial : « Enfile-la. » Elle ravala la fin de sa protestation et s’exécuta en silence. Rapidement, elle passa une jambe, puis l’autre dans la petite culotte, et la remonta jusqu’à mi-cuisses. Là, plus délicat : il lui fallait insérer les deux godes en même temps en elle. D’ordinaire, lorsque nous pratiquions cela régulièrement, son corps s’y ouvrait sans difficulté mais ce soir, je pouvais deviner son manque d’entraînement récent. Vicky s’accroupit légèrement pour ajuster l’angle. Elle guida d’une main le godemichet arrière vers son anus, déjà dilaté par le plug précédent : celui-ci glissa relativement bien, disparaissant en elle dans un petit soupir de sa part. En revanche, le second gode se présenta devant son sexe luisant sans parvenir à s’y frayer un chemin. Je la vis tenter d’écarter un peu plus ses cuisses, appuyer le bout rond contre son vagin, rien n’y fit, son corps se dérobait, pas assez lubrifié ou peut-être pas assez consentant pour accepter cette intrusion additionnelle. Vicky s’acharna quelques secondes, le front plissé par la concentration et la gêne. Elle haletait légèrement sous l’effort. Finalement, elle leva vers moi un regard embarrassé : « Je... ça ne rentre pas... » avoua-t-elle dans un souffle.
Je sentis un bref élan d’agacement me chauffer la poitrine. J’aurais pu m’irriter de ce contretemps ; une part de moi en avait envie, frustrée de voir l’exercice échouer. Mais je me contraignis au calme, respirant profondément pour rester Maître de moi autant que d’elle. Inutile de braquer Vicky maintenant pour si peu : après tout, cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas subi ce genre de contrainte, son corps avait perdu l’habitude.
« Arrête. » dis-je simplement d’une voix basse.
« On ne force pas, laisse tomber. »
Soulagée d’entendre que je ne la poussais pas plus loin, elle hocha la tête et commença à retirer lculotte. Avant qu’elle ait terminé, un sursaut d’orgueil sembla toutefois la saisir : « S’il vous plaît, Maître... je peux réessayer une dernière fois ? » Son regard suppliant cherchait mon approbation. J’ai marqué une courte pause, puis acquiescé d’un signe de tête, par curiosité de voir si sa détermination suffirait. Vicky inspira et replaça à nouveau le jouet. Cette fois, elle porta deux doigts à son sexe et tenta de s’écarter les lèvres, s’humectant elle-même dans l’espoir de mieux l'accueillir. Je la laissai faire, observant ses efforts maladroits. Elle poussa, poussa... Un gémissement de frustration lui échappa ; le vagin refusait toujours obstinément l’envahisseur, se refermant dès qu’elle relâchait la pression. Au bout de quelques instants, il fallut se rendre à l’évidence : c’était un échec. Ses mains retombèrent, découragées.
« Assez. » lâchai-je froidement.
Vicky baissa la tête tandis que je la relevais par le menton d’un doigt sous son petit collier invisible de ce soir. Je plantai mes yeux dans les siens, sévère mais calme : « Pose-la sur le lit. Nous ferons sans. » Elle déglutit, mortifiée d’avoir failli à me satisfaire, et s’empressa de se débarrasser de la culotte à godes. Elle la déposa sur le bord du lit, les mains légèrement tremblantes. Sa poitrine se soulevait encore du stress de l’essai infructueux. Je n’ajoutai rien et ne la grondai pas davantage. On ferait sans, en effet. Ce jouet n’était pas indispensable au programme, mieux valait poursuivre autrement : la soirée était encore longue et riche d’enseignements à lui apporter.
Je repris sans tarder le fil de la séance. Saisissant Vicky par le bras, je la guidai hors de la chambre jusque dans le couloir tout proche, où un grand miroir rectangulaire était accroché au mur. Ce miroir-là offrait une vue en pied, parfaite pour la suite. Je plaçai ma soumise debout face à son reflet grandeur nature. Dans la semi-obscurité du couloir, seules quelques lueurs diffuses provenant de la chambre éclairaient son corps nu. Elle m’apparut dans cette glace comme une silhouette offerte, nimbée d’ombre, les gants noirs luisants contrastant sur ses cuisses claires. Ses mains pendaient docilement derrière son dos, signe qu’elle commençait à intérioriser son rôle sans que j’aie besoin de le rappeler à chaque seconde. J’ai effleuré son poignet puis je l’ai saisi fermement : il était temps de passer au bondage.
Posé à nos pieds se trouvait la corde de jute que j’avais sortie plus tôt. J’ai commencé à nouer Vicky avec une lenteur calculée, suivant mentalement le rythme de la musique douce qui filtrait depuis la chambre (j’avais laissé un fond sonore léger s’y diffuser). Chaque mouvement était précis, mesuré. Je lui pliai d’abord soigneusement les bras derrière le dos, plaçant ses poignets l’un contre l’autre. Elle se laissa faire, expirant lentement pour se détendre. Avec application, j’enroulai la corde autour de ses poignets et les liai ensemble fermement par un nœud plat que j’avais révisé à l’avance. Je vérifiai que la circulation n’était pas entravée, ses doigts pouvaient bouger un peu. Puis je poursuivis en enlaçant sa poitrine. Le Shinju que j’avais choisi d’exécuter mettait particulièrement en valeur les seins de la soumise : je fis passer la corde en travers de son dos, puis au-dessus de chaque sein, redescendre sous chacun, créant un réseau de lignes qui enveloppaient et comprimaient légèrement sa poitrine. Je serrai progressivement, tirant sur les brins pour ajuster la tension : la chair de ses seins fut délicatement comprimée entre les torsades, les faisant ressortir plus fermes, tendus vers l’avant.
« Ça va ? » murmurai-je.
« Oui, Maître… » souffla-t-elle faiblement.
Sa respiration était courte, mais pas affolée. Son buste tout entier était désormais cadré par la corde, ses bras immobilisés derrière elle. Je fis un pas en arrière pour contempler le résultat dans le miroir. La vision me coupa presque le souffle tant elle était belle : Vicky se tenait ligotée à la perfection, les seins soulignés et présentés, les pointes rosées de ses tétons durcies par l’excitation latente. Ses propres yeux s’écarquillèrent en découvrant son image ainsi saucissonnée. Son visage affichait de la surprise mêlée de trouble, comme si elle peinait à associer la femme du miroir à la femme du quotidien. Le temps semblait suspendu autour de nous, comme figé par la solennité de ce moment. J’ai passé une main autour de sa taille pour la tenir, me penchant à son oreille :
« Magnifique... » ai-je murmuré.
Après un court instant à la laisser s’habituer à ses liens, j’ai entrepris de déployer les premières stimulations. J’attrapai la petite roulette de Wartenberg déposée non loin. En la voyant, Vicky a tressailli imperceptiblement, ses cuisses nues se crispant. Je plaçai ma main gauche sur sa hanche pour la tenir immobile, et de la droite, j’appuyai doucement la roulette contre sa peau au niveau du bas-ventre.
« Ne bouge pas. » ordonnai-je d’une voix basse.
Puis je fis lentement rouler les picots sur sa peau, entamant une remontée languide du pubis vers le nombril. Au premier contact des aiguilles, un violent frisson la traversa : « Ah… ! » Un petit cri lui échappa et ses hanches reculèrent d’un coup, par réflexe de fuite face à la sensation aigüe. Je serrai immédiatement ma poigne sur sa hanche pour la ramener en place. Mon ton claqua, sec : « Qu’est-ce que j’ai dit ? Reste immobile. Accepte la gêne. » Vicky hocha la tête, les joues embrasées de s’être fait rappeler si vite à l’ordre. Elle planta son regard sur un point fixe de son reflet, contractant visiblement tous ses muscles pour se préparer à endurer. Lentement, j’ai repris mon exploration avec la roulette, reprenant là où j’en étais : du bas de son ventre j’ai continué à la faire glisser jusqu’à la base de ses seins ligotés, puis j’ai prolongé la caresse métallique autour de la courbe d’un sein, remontant vers le téton dressé. Vicky inspira brusquement, son abdomen se creusa tandis qu’elle luttait pour ne pas se dérober. Je voyais à son cou tendu qu’elle mobilisait toute sa volonté pour rester immobile, comme je le voulais. Malgré cela, arrivée près de l’aréole, la roulette arracha un nouveau couinement aigu à ma soumise et elle dodelina involontairement des épaules, échappant un instant à ma prise. Excédé, je retirai aussitôt l’instrument et saisis ses deux nattes pour lui tirer légèrement la tête en arrière. Mon visage apparut juste à côté du sien dans le miroir, sombre et menaçant.
— « Qu’est-ce que je t’ai dit, Vicky ? » sifflai-je entre mes dents.
— « D… de ne pas bouger… » articula-t-elle dans un souffle.
— « Exactement. Ce soir, tu vas devoir apprendre à tout accepter sans bouger : la gêne, la douleur, l’envie… tout, en restant parfaitement docile. » Mon regard dur transperçait le sien dans la glace. « Reprends-toi. Il est hors de question que tu te tortilles au moindre stimulus. »
— « Ou-oui, Maître… pardon… » répondit-elle, honteuse, les yeux brillants d’émotion.
Je la relâchai en poussant un léger soupir. Il était normal qu’elle soit encore un peu indisciplinée en début de séance, cette règle de l’immobilité forcée était un véritable défi mental pour elle, et je le savais. Mais il était essentiel de la débarasser de suite de ses mauvaises habitudes. J’ai donc repris la roulette et continué son parcours cruel sur son buste : je la fis rouler cette fois-ci lentement autour de ses deux seins, traçant des cercles concentriques sur la peau fine, rapprochant et éloignant tour à tour les pointes de la tendre aréole. Vicky serrait les dents, ses narines frémissaient sous l’effort pour ne plus bouger. Je sentais ses muscles tressaillir par moments sous l’effet des piqûres multiples infligées par l’instrument. Après de longues secondes de ce supplice, je terminai en redescendant la roulette sur son ventre puis le long de la face interne de ses cuisses, jusqu’à frôler l’aine. Là, un glapissement inattendu lui échappa, un mélange de douleur et de surprise mêlée de plaisir, et elle tressaillit encore. Assez. Je décidai qu’elle en avait eu suffisamment pour l’instant.
Je reposai la roulette et effleurai du regard le corps de Vicky : déjà, de fines traînées rosées zébraient son ventre et la courbe de ses seins, témoins muets du passage des pointes. Ma soumise haletait faiblement, les lèvres mi-closes, comme perdue entre différentes sensations. Je me glissai de nouveau dans son dos, lui murmurant : « Tu vois, tu as survécu. Ce n’était qu’un début. » Elle hocha la tête, encore sonnée. Ses cuisses tremblaient un peu, non seulement de la douleur, mais aussi peut-être d’une étrange excitation : je savais que ce mélange de contrariété et de soumission pouvait la plonger dans un état second grisant.
Je décidai de passer à l’étape suivante. Je décrochai le martinet en cuir de la commode et vins me placer légèrement de biais par rapport à elle. Vicky, qui reprenait ses esprits, avisa dans le miroir le fouet multi-lanières pendouillant à ma main, et je la vis déglutir. Sa respiration s’accéléra de nouveau, non de crainte absolue (elle connaissait ce fouet, ce n’était pas le plus violent), mais d’anticipation anxieuse.
— « Vingt coups. Tu les compteras à voix haute. » annonçai-je posément en faisant jouer les lanières souples entre mes doigts pour les démêler.
Elle acquiesça d’un signe de tête raide et campa fermement ses pieds nus au sol, écartant légèrement les jambes pour s’ancrer. Son regard était fixé droit devant elle, vers son reflet, mais je n’étais pas sûr qu’elle se voie encore vraiment, déjà, elle entrait dans sa bulle de concentration, mobilisant son courage. Un léger mouvement du menton m’indiqua qu’elle était prête.
Je levai le bras et abattis le martinet une première fois en travers de sa poitrine. Un claquement sec retentit, suivi d’un gémissement étouffé. Vicky vacilla à peine, puis reprit son souffle :
— « Un… » compta-t-elle à mi-voix.
Je notai avec plaisir qu’elle n’avait pas oublié de compter. Le deuxième coup siffla aussitôt, venant mordre le haut de son abdomen.
— « Deux… » Sa voix tremblait un peu, mais elle restait intelligible.
J’enchaînai à un rythme lent et régulier. Troisième. Quatrième. Cinquième coup. Les lanières trouvaient leur cible tour à tour sur ses seins, son ventre, parfois ses hanches. Vicky énonçait chaque nombre d’une voix de plus en plus voilée par l’émotion et la douleur.
Je marquai un tout petit temps d’arrêt. « Continue » ordonnai-je fermement pour qu’elle ne perde pas le fil. Elle obéit vaillamment :
— « Sept… »
Je repris les coups sans faiblir. Huit. Neuf. Sa voix se brisa sur le chiffre :
« di… dix ! »
Je décidai alors de lui accorder une pause. Je baissai le bras et fis un pas vers elle. Son corps tout entier frissonnait, parcouru de petites secousses involontaires sous l’effort de résistance. Elle était toutefois restée parfaitement immobile durant toute la correction. Pas un seul instant elle n’avait tenté d’échapper au martinet. La fierté me gonfla la poitrine, voilà, mon entraînement commençait à porter ses fruits, l’habitude reprenait ses droits, son obéissance devenait plus forte que son instinct.
Je me raprochais d'elle et posai ma main sur ses seins meurtries. Sa peau était chaude, zébrée de marques rouge vif où le cuir avait mordu, et elle tressaillit au contact de ma paume. Doucement, j’effleurai ces zébrures du bout des doigts, les caressant comme pour effacer la brûlure. Puis mes doigts glissèrent plus bas, vers son intimité. Je voulus vérifier où elle en était : j’écartai légèrement ses cuisses et fus aussitôt frappé par la moiteur que je sentis sous mes doigts. Son sexe était trempé, coulant littéralement de cyprine qui luisait à la jointure de ses cuisses et dégoulinait lentement le long de l’intérieur de ses jambes. Le fouet et la douleur, loin de la détourner, venaient de l’exciter au plus haut point, bien plus vite que lors de la première séance. Un sourire satisfait étira mes lèvres. Je relevai la main, montrant à la lumière la luisance de sa cyprine collée à mes doigts, et prononçai à haute voix ce qu’elle ne pouvait nier :
— « Je vois que ma salope est déjà bien trempée. » dis-je d’un ton railleur et triomphant.
Vicky, laissa échapper un petit sourire taquin. Elle était complètement plongée dans le rôle, beaucoup plus que la semaine précédente à la même étape. Là où lors de notre reprise elle avait eu du mal à entrer véritablement en soumission, ce soir, elle y glissait comme dans un bain familier et délicieux. Cette prise de conscience éveilla en moi un puissant sentiment de fierté et de pouvoir. Mon sexe, déjà dur, pulsa contre mon pantalon à la vue de cette docilité coulante. Oui... c’est bien, pensai-je intérieurement. Ma salope commence à émerger, enfin.
Je la laissai souffler quelques instants de plus. Elle reprenait peu à peu une respiration plus calme, son corps se détendant légèrement sous la caresse continue de ma main sur ses fesses endolories. Lorsqu’elle sembla remise, je reculai d’un pas et glissai de nouveau à son oreille : « On reprend. Il en reste dix. Continue de compter, sans faute. » Elle rouvrit les yeux, ancrant son regard dans le miroir comme pour s’y donner du courage, et hocha la tête.
Je me repositionnai et levai le bras pour le onzième coup. Il fendit l’air et s’abattit sur sa hanche. Vicky sursauta mais ne cria. « Onze. » Sa voix était posée. J’enchaînai : douze, treize, quatorze… Les nombres sortaient de sa bouche l’un après l’autre, machinalement, comme un mantra l’aidant à transcender la douleur. Quinze, seize… Je notai qu’elle ne bougeait toujours pas d’un pouce : même pas un écart des hanches. Dix-sept, dix-huit…, Dix-neuf… Elle haletait bruyamment, mais sa voix tenait bon. Enfin, je concentrai toute ma force dans le vingtième et dernier coup, qui claqua diagonalement sur ses deux seins en même temps.
— « Vingt ! » lâcha Vicky presque dans un cri, soulagée que le compte s’achève.
Je jetai le martinet sur le côté et, sans attendre, enveloppai Vicky dans mes bras. Ma poitrine collée contre son torse, je sentais son cœur battre à tout rompre. Elle suffoquait légèrement, étourdie par l’effort et la douleur. Je passai mes mains sur son ventre tremblant, en une étreinte apaisante, et déposai quelques baisers légers sur la courbe tendue de son cou. « C’est bien… très bien… » murmurai-je en guise de félicitations. Sous mon étreinte, je la sentis presque se fondre, tout son corps se relâchant d’un coup contre moi. Elle était allée au bout de cette épreuve avec succès, et la fierté irradiait d’elle malgré son épuisement momentané.
Après quelques secondes suspendues où je la berçai doucement ainsi, j’énonçai calmement près de son oreille : « Ce n’est pas fini. » Je la sentis se raidir très légèrement, mais elle acquiesça sans un mot, prête à continuer à me satisfaire autant qu’il le faudrait. Je relâchai mon étreinte et me détachai d’elle.
« Penchée en avant. » ordonnai-je.
Vicky reprit sa position antérieure, cambrant les reins, offrant de nouveau sa croupe à ma vue et à mon accès. J’allai récupérer sur la commode le plug anal gonflable et un flacon de lubrifiant. Le plug était dégonflé pour l’instant, de taille modeste, relié à sa poire en caoutchouc par un fin tuyau transparent. Je revins derrière ma soumise, qui respirait profondément pour se tenir prête, et je posai mes doigts sur son anus encore rougi par l’insertion précédente. Un reste de lubrifiant facilitait la manœuvre : je n’eus qu’à enduire un peu plus l’entrée de son intimité postérieure, puis j’appuyai la pointe du plug gonflable contre son sphincter. Il céda sans grande résistance, Vicky était dilatée et détendue, et le plug entier s’enfonça jusqu’à la garde avec un léger flop. Ma soumise émit un petit gémissement rauque, mêlé de surprise ; elle ne s’attendait peut-être pas à être remplie de ce côté-là de nouveau si vite. Je maintins le plug bien enfoncé de la paume, puis de mon autre main, j’actionnai la poire : psshht. Une pression d’air envoya un premier volume dans le ballon interne du plug.
— « Oh… » fit Vicky en se haussant sur la pointe des pieds tant la sensation de gonflement immédiat la prenait de court.
Je lâchai la poire pour l’instant et passai ma main sur le bas de son dos de façon apaisante. « Ce n’est rien, juste une pression. » lui dis-je. « Redescends. »
Elle reprit appui sur ses talons, s’accommodant de ce nouveau plug qui l’écartait de l’intérieur.
Je me plaçai face à elle, pour qu’elle puisse me voir clairement. Ses yeux accrochèrent aussitôt les miens, cherchant à lire la suite dans mon expression. J’arborai un masque impassible de Dom, la dominant du regard tandis qu’elle était courbée et entravée, exposée sans défense.
— « Écoute les règles. » ai-je déclaré d’une voix posée mais ferme, le ton de celui qui n’admettra aucune contestation. Vicky, haletante, hocha la tête, totalement attentive malgré son état fiévreux.
Je levai un doigt : « Premièrement : nous allons procéder par séries successives de stimulation. Roulette, martinet, stick électrique, vibro, dans cet ordre. »** Elle déglutit en entendant énumérer ainsi les instruments de son supplice, mais ne broncha pas.
— « Deuxièmement : ce sera un travail en pyramide. Les doses vont augmenter de série en série. Puis redescendre. »** Mon regard perçant guettait sa réaction. Elle cligna juste des yeux, signe qu’elle comprenait l’idée sans savoir exactement jusqu’où cela irait.
— « Troisièmement : plus tu restes immobile, plus longtemps tu auras le vibro en récompense. Bouge ou désobéis… et tu verras. »** Un sourire dur accompagna cette dernière phrase, dont je laissai la menace en suspens. J’étais volontairement flou sur la sanction, son imagination ferait le reste pour la dissuader de tester mes limites.
Vicky acquiesça, le souffle court. Son visage reflétait un mélange de peur et d’envie, sans doute terrifiée par le programme annoncé, mais prête à relever le défi pour me plaire. Elle articula d’une voix faible mais résolue :
— « Oui, Maître. »
— « Bon. » conclus-je en m’écartant pour reprendre ma place initiale, légèrement derrière elle. « Alors on va commencer. »
Je vérifiai une dernière fois les attaches de ses poignets et le maintien du harnais de corde sur ses seins. Tout était solide. Ma soumise était fin prête à endurer ce que j’avais imaginé pour elle. J’entamai alors la première série.
D’abord, je ramassai la roulette de Wartenberg sur la petite table à côté. « Vingt secondes, » annonçai-je laconiquement. Aussitôt, Vicky ferma les yeux et je la vis remuer imperceptiblement les lèvres, elle comptait les secondes comme je lui avait ordoné. Je posai la roulette sur sa peau, juste au creux de ses reins cette fois, et déclenchai le chronomètre intérieur. Je la fis rouler lentement le long de sa chute de reins, remontant sur la colonne vertébrale, jusqu’à la base de la nuque, puis redescendant. Ses poings liés derrière elle se serrèrent à blanc, mais elle ne broncha pas. Encouragé, je poursuivis la torture en explorant d’autres zones : la rondeur d’une fesse, puis l’arrière de ses cuisses. Vicky laissa échapper un couinement étranglé lorsque les aiguilles grignotèrent la peau tendre derrière sa cuisse, mais son corps ne bougea pas d’un millimètre. Je la voyais lutter farouchement pour rester figée, et elle y parvenait, galvanisée sans doute par l’enjeu du vibro promis.
— « … 18… 19… 20… » compta-t-elle tout bas.
Je retirai la roulette dès la dernière seconde écoulée. « Bien. » murmurai-je, suffisamment fort pour qu’elle l’entende comme un encouragement.
Sans un instant de répit, je saisis le martinet déposé non loin. « Dix coups. » lançai-je. Vicky redressa instinctivement la tête et inspira profondément. Je la vis ravaler sa salive et se replacer mentalement en position d’endurer. Ses cuisses s’écartèrent très légèrement pour une meilleure assise. J’abattis le fouet sans attendre.
— « Un ! » compta-t-elle d’une voix forte, presque défiant la douleur.
Les coups s’enchaînèrent dans un claquement régulier. Deux ! Trois ! Quatre ! Ses fesses, prenaient des teintes pourpre, mais elle restait de marbre hormis le roulement de sa voix comptant chaque nombre. Cinq ! Six ! Sept !
« Huit ! » claqua-t-elle, défiant son propre corps.
Neuf ! Je mis toute ma force dans le dernier : dix ! Le fouet cingla sa hanche, la faisant vaciller d’un pas sur le côté sous l’impact. Aussitôt elle revint en place, haletante, et acheva dans un souffle : « Dix… » Sa voix se brisa à peine sur la fin. Je sentis mon cœur battre de fierté, malgré ce petit écart, elle avait tenu admirablement. Je décidai de ne pas sanctionner son vacillement, car elle s’était ressaisie d’elle-même sans que j’aie à intervenir.
À peine le dernier nombre prononcé, j’attrapai le stick électrique d’une main et, de l’autre, pressai la paume sur ses omoplates pour la maintenir. « Ne bouge pas. » rappelai-je, anticipant sa réaction. Je posai l’extrémité du petit bâton rouge contre la peau de sa hanche et j’appuyai sur le bouton. Une première décharge sèche jaillit, crépitant dans le silence.
— « Ah ! » cria Vicky, surprise par la vive piqûre électrique. Son corps se tendit comme un arc, mais sous ma main, elle ne chercha pas à s’enfuir. Elle haletait fortement, les yeux écarquillés.
Sans attendre, j’appliquai le stick un peu plus haut sur sa taille et déclenchai une seconde impulsion.
— « Hhnngh ! » Un gémissement rauque s’échappa de sa gorge tandis que son dos se cambra sous la douleur fulgurante. Ses poings s’agitèrent une seconde derrière elle, puis se figèrent de nouveau.
Je retirai l’instrument. Vicky suffoquait, mais elle ne disait mot. Je me penchai et demandai doucement : « Alors ? » Un instant de flottement, puis elle comprit ce que j’attendais :
— « M… merci, Maître… » souffla-t-elle en reprenant son souffle.
C’était notre rituel : remercier pour la douleur reçue. J’esquissai un sourire, satisfait de la voir s’en souvenir malgré son état. Ma main quitta ses omoplates et caressa un instant sa nuque en guise de récompense. Déjà, Vicky cherchait du regard le prochain objet… Je la sentis frissonner en voyant que j’empoignais le vibromasseur.
Je le mis en marche ; un bourdonnement grave emplit le silence. Je me plaçai derrière elle, passant mon bras autour de ses hanches pour venir coller le vibro contre son sexe trempé. Dès le premier contact du gode vibrant sur son clitoris gonflé, elle haletait déjà, secouée par le brusque afflux de plaisir après tant de douleur.
— « Vingt secondes. Compte-les. » intimai-je en maintenant fermement l’embout vibrant appuyé contre son intimité.
— « Un… deux… trois… » commença-t-elle aussitôt dans un souffle. Ses hanches eurent un soubresaut involontaire en avant, cherchant à s’ouvrir plus.
Je faisais glisser le vibro en petits cercles rapides autour de son clitoris, taquinant aussi l’entrée de son vagin d’où coulaient ses fluides. Sa cyprine couvrait l’extrémité de l’appareil, facilitant encore les va-et-vient. Vicky continua à compter tant bien que mal : « …cinq… six… » Sa voix devenait chaotique, entrecoupée de gémissements. Les vibrations profondes la rendaient folle, d’autant plus qu’elles arrivaient sur un terrain exacerbé par la douleur préalable. Je sentais ses cuisses trembler violemment. Sa tête dodelinait en arrière, et je la voyais rouler des yeux, les pupilles dilatées de plaisir.
— « …dix… onze… douze… » Elle continuait vaillamment à égrener les chiffres, mais je la sentais proche de l’explosion. Ses hanches avaient repris un mouvement infime de frottement contre le vibro, comme malgré elle.
— « …quinze… seize… » Son ton montait dans les aigus, se brisant presque en un couinement. Ses liens de corde crissaient, malmenés par les spasmes de son torse.
Je guettai le moment exact où son corps tout entier se mit à tressaillir : elle était en train de grimper la dernière marche avant l’orgasme. « …dix-huit… dix-neuf… vingt… ! » haleta-t-elle finalement, le souffle coupé.
À vingt, je retirai le vibromasseur d’un coup sec. Vicky poussa un gémissement plaintif, ses hanches cherchant quelques secondes le contact perdu dans le vide. Son clitoris devait être en feu, gonflé, suppliant la suite qui ne venait pas. J’éteignis le vibro ; le bourdonnement cessa net, soulignant le silence où résonnait seulement le halètement de ma pauvre soumise frustrée.
— « N’ose pas jouir. » lui lançai-je froidement en venant lui susurrer à l’oreille. Vicky secoua la tête, hagarde, et balbutia « N-non… Maître… » En effet, je pouvais voir sur son visage tordu de plaisir inabouti qu’elle se retenait désespérément de basculer, accrochée à mon interdiction comme à une bouée. Son corps tout entier frémissait encore des secousses du plaisir interrompu.
Je laissai un petit rire moqueur m’échapper. « Bien. » J’étais moi-même fébrile, témoin de la bataille intérieure qu’elle menait pour me rester fidèle. En cette fin de première série, Vicky était déjà au bord, mais elle avait tenu ses positions et respecté les consignes. Cette solide entrée en matière promettait pour la suite.
Je passai brièvement ma main sur ses cheveux humides, la félicitant tacitement. Elle tourna vers moi un regard brillant de reconnaissance et de supplication mêlées, des yeux qui semblaient dire « Fais de moi ce que tu veux » tout en suppliant « Donne-moi la délivrance ». Mais la délivrance n’était pas pour maintenant, et nous le savions tous les deux.
« Deuxième série. » annonçai-je sans transition
Elle eut un hoquet de surprise, clairement, une partie d’elle aurait espéré une pause plus longue, voire que cela s’arrête là. Mais elle ravala bien vite ses illusions et se remit en position, serrant les dents et offrant son corps marqué à la suite du traitement.
Avant toute chose, je posai brièvement la main sur la poire du plug gonflable dépassant de ses fesses et j’y administrai une seconde pression d’air. Pschhht. Je vis le tuyau frémir tandis que l’air s’engouffrait dans le ballon interne, forçant les parois de son rectum à s’écarter davantage.
— « Ah ! » Vicky arqua le dos, sa tête se renversant en arrière, bouche ouverte dans un cri muet. Son anus venait de s’élargir encore d’un cran, provoquant une sensation de plénitude intrusive qui devait la brûler de l’intérieur. Elle souffla bruyamment, mais ne protesta pas. Je palpai délicatement le plug entre ses fesses : bien bombé, toujours bien en place. Parfait. Cette gêne supplémentaire allait se rappeler à elle pendant toute la série.
Je repris alors la roulette de Wartenberg en main. Cette fois-ci, j’augmentai la dose : « Trente secondes. » déclarai-je. Vicky ferma les yeux avec une expression de douleur anticipée, son visage se crispant déjà. Elle commença à compter intérieurement alors que j’approchai la roue cruelle de sa poitrine.
Je fis courir les pointes sur ses seins emprisonnés par la corde, n’épargnant aucune zone sensible. Je les sentis glisser sur ses tétons raides, Vicky poussa un gémissement rauque, elle raffermit sa posture, se ressaisissant pour ne pas s’effondrer. Je continuai : la roulette traça cette fois un chemin sinueux autour de son nombril puis remonta lentement le long de son flanc gauche, effleurant au passage la pointe saillante de ses côtes. Vicky tenait bon, fixée sur son compte mental. Je devinais à peine le mouvement de ses lèvres formant silencieusement les nombres : …vingt-et-un… vingt-deux… À trente, j’ôtai enfin l’instrument.
Ma soumise rouvrit les yeux, hagarde mais toujours debout. Elle inspira profondément, comme si elle émergeait d’une apnée. Ses seins striés de fines marques tremblaient sous l’effet de son souffle erratique.
Sans perdre de temps, je fis de nouveau siffler le martinet dans l’air.
— « Vingt coups. » Ma voix claqua dans la pièce, nette, indiscutable.
Vicky hocha la tête, jambes bien ancrées, le corps offert, solide. Elle savait ce que j’attendais : une endurance sans faille. Son regard fixé droit devant trahissait la tension, mais aucune hésitation.
Le premier coup claqua sur sa cuisse.
— « Un ! »
Sa voix était plus basse qu’à la première série, mais ferme, assurée.
Le deuxième siffla et marqua son dos.
— « Deux ! »
Je n’adoucis rien. Trois, quatre, cinq… Les coups s’enchaînaient avec régularité, nets et précis. Chaque impact résonnait, chaque nombre sortait de sa bouche, parfois haché par l’effort, mais toujours présent. Elle encaissait sans plier, crispée mais fière.
À dix, je fis une pause. Ses cuisses vibraient, sa poitrine se soulevait rapidement, mais elle restait immobile. Je croisai son regard et inclinai la tête : elle comprit qu’elle était à sa place.
Je repris : onze, douze, treize… J’accélérai le rythme, cherchant à la surprendre, à briser sa cadence. Sa voix suivait malgré tout, régulière, déterminée :
— « Quatorze… quinze… »
Les nombres se succédaient, ancrés dans sa discipline. Dix-neuf. Je ralentis, levai le bras et frappai en diagonale, couvrant ses fesses déjà marquées d’une strie supplémentaire.
— « Vingt ! »
Le mot claqua, ferme, précis. Elle avait tenu. Sa tenue et sa constance m’emplissaient de fierté.
Je soulevai son menton du bout des doigts et scrutai son visage. Ses yeux brûlaient d’intensité, fixés dans les miens sans faillir. « Tu as très bien fait ça… regarde-moi. » Elle soutint mon regard sans détour. « Tu es courageuse, et je suis fier de toi. » chuchotai-je. Ses lèvres esquissèrent un sourire crispé par l’effort, mais assuré par la certitude de m’avoir satisfait. Son souffle revenait à un rythme stable.
La série, toutefois, n’était pas finie. Je le rappelai d’une voix basse mais ferme : « Ce n’est pas terminé, Vicky. » Elle hocha la tête, consciente, déterminée à poursuivre sans fléchir.
Je me saisis du stick électrique à proximité. Elle tressaillit en le voyant revenir dans son champ de vision. « Quatre impulsions. » annonçai-je simplement. Sa nuque se raidit, son corps se tendit dans mes bras ; je la maintins plus fermement, mon bras gauche en travers de sa poitrine, ma main serrant son épaule, de sorte qu’elle ne puisse pas esquiver par réflexe.
J’appliquai le stick sur sa hanche et envoyai la première décharge. Crac ! L’étincelle bleutée éclaira un instant sa peau rougie.
— « Haa ! » Un cri bref lui échappa. Elle secoua la tête violemment, mais ne chercha pas à fuir plus loin que mon bras lui permettait.
Seconde impulsion. Je décalai le stick de quelques centimètres et CLAC.
— « Ahhh ! » Son cri monta d’un octave, ses jambes manquèrent de se dérober sous elle. Je l’ai retenue fermement.
Troisième : je posai l’embout sur son flanc, juste sous ses côtes, et déclenchai la petite explosion d’électricité statique.
— « Nnghhh ! » Elle mordit ses lèvres Son corps tout entier se convulsa.
Enfin, quatrième et dernière impulsion : j’appuyai le stick juste à la base de la fesse, là où la peau était la plus meurtrie par le fouet. CLAC !
— « AAAH ! » hurla Vicky en se cambrant brutalement. Sa réaction fut si intense que le shinju se défit légèrement sous la tension. Elle haletait fort, comme asphyxiée par tant de douleur.
— « Merci… Maître… merci… » souffla-t-elle, reprenant le rituel avec constance, la voix rauque de tension mais pleine de fierté.
Puis, m’assurant qu’elle tenait encore debout, je me penchai pour ramasser à nouveau le vibromasseur.
— « Trente secondes. » dis-je simplement.
Vicky hocha la tête, écartant un peu plus ses cuisses d’elle-même, dans un geste de soumission assumée. Elle désirait ardemment le vibro, malgré la torture que cela représentait, car c’était sa seule perspective de plaisir dans ce maelström de douleur.
Je rallumai l’appareil, et sans plus de cérémonie, je le pressai contre sa fente trempée. Un long râle guttural s’échappa de la gorge de Vicky dès que le vibromasseur se mit à vrombir contre son clitoris. Ses yeux se révulsèrent sous l’effet d’une vague de jouissance instantanée.
— « Oh oui… oh… » commença-t-elle à gémir spontanément, oubliant un instant de compter. Je lui mordis aussitôt le lobe de l’oreille en grondant : « Compte ! »
— « P… pardon… un… deux… » s’empressa-t-elle de reprendre, sa voix chevrotante accompagnant le rythme des pulsations dans son bassin.
Cette fois, j’ai décidé de la torturer différemment : plutôt que de rester sagement sur son clitoris, je fis glisser le vibromasseur de haut en bas sur toute la longueur de son sexe ouvert. Je l’insérais d’un ou deux centimètres en elle, puis ressortais pour titiller son bouton, puis redescendais jusqu’à l’entrée de son vagin, l’enfonçant un peu, et ainsi de suite. Un véritable yo-yo de plaisir frustrant, ne lui laissant jamais assez de stimulation constante pour la faire basculer, mais la maintenant dans un état d’excitation affolante.
Vicky haletait, gémissait intensément, incapable de retenir désormais ces sons obscènes qui me ravissaient. Elle comptait toujours, d’une voix de plus en plus faible : « …huit… neuf… dix… » Ses cuisses ruisselaient tant elle coulait, il faisait chaud, le couloir était saturé de l’odeur musquée de son sexe. C’était enivrant. Moi-même, je sentais la moiteur coller ma chemise à mon dos, et mon sexe tendu gonflait douloureusement dans mon pantalon, impatient de délivrance. Mais je ne cédais rien, concentré sur elle.
— « …quinze… seize… » soufflait-elle, entrecoupant ses chiffres de gémissements. Elle était au supplice, et pourtant son bassin restait immobile, elle n’osait bouger de crainte que je n’interrompe le vibro trop tôt. Elle avait compris la règle parfaitement.
J'observait son visage. Quel spectacle sublime ! Ses joues en feu, sa bouche entrouverte, son regard fou… Une vraie salope soumise et perdue dans la luxure, voilà ce que je voyais. Et derrière cette débauchée, il y avait moi, l’homme calme et habillé, la dominant d’une sérénité presque effrayante. Le contraste était exquis.
— « …vingt-deux… vingt-trois… » continuait-elle dans un souffle rauque. Elle avait dépassé les vingt sans même que je le réalise. Je sentis sa vulve se contracter soudainement autour du bout du vibro que j’avais enfoui en elle sur quelques centimètres : un signe infaillible qu’elle était à deux doigts de jouir malgré tout. Je me crispai, hors de question de la laisser atteindre l’orgasme.
Immédiatement, je retirai l’appareil en le collant cette fois très fort sur son clitoris, mais juste une brève seconde, assez pour la faire hurler de plaisir, pas assez pour la faire jouir. Puis je l’éloignai définitivement.
— « …vingt-neuf… trente !!! » cria Vicky d’une voix étranglée alors qu’elle sentait le vibro la quitter au moment critique.
Elle resta un instant figée, suspendue au bord de l’abîme, haletante, le corps réclamant un aboutissement qui ne venait pas. Un râle incontrôlé monta de sa poitrine, mélange de frustration et de supplication. Ses yeux se braquèrent sur moi, suppliants, implorants, cherchant dans mon visage une clémence… qui n’existait pas. Je secouai lentement la tête en signe de dénégation. Sa lèvre inférieure trembla ; elle la mordit aussitôt pour ravaler toute plainte.
Je lui caressai la joue.
« Pas encore. Tu le sais. » chuchotai-je presque tendrement.
Vicky ferma les yeux, acceptant, et hocha la tête.
« Oui Maître… » gémit-elle.
Elle avait compris qu’elle n’aurait pas le droit de jouir, pas dans cette série en tout cas, et elle s’en voulait presque d’avoir espéré.
Les séries s’enchaînèrent ensuite comme prévu, le plug gonflable se tendant un peu plus à chaque étape, les instruments alternant, la frustration grandissant. Vicky compta, encaissa, endura, chaque cycle la poussant plus loin dans son abandon. Jusqu’au moment où je décidai qu’elle avait assez donné.
« Prête ? On enlève ça. » Elle acquiesça, docile.
Je tournai légèrement la valve du plug pour laisser l’air s’échapper lentement. Un sifflement discret se fit entendre tandis que le ballon de silicone se dégonflait peu à peu dans son rectum. Je sentis Vicky se détendre progressivement à mesure que la pression retombait. Lorsque tout l’air fut sorti, je tirai avec délicatesse sur la base du plug. Le cylindre glissa hors d’elle en un seul coup mouillé, provoquant un sursaut chez Vicky et un profond soupir de soulagement. Enfin vide, son pauvre orifice se referma en tressaillant. Je déposai le plug gonflable sur le sol, mentalement ravi de l’avoir menée jusqu’à cinq pressions ce soir, une performance qu’elle n’aurait jamais cru atteindre il y a peu.
L’entraînement était terminé. J’attirai Vicky contre moi et la serrai longuement dans mes bras. Je déposai des baisers légers sur son front, ses cheveux, ses tempes. Elle avait fermé les yeux, se laissant aller complètement.
« C’est bien… c’est fini maintenant… » murmurais-je tout contre son oreille. « Tu as été parfaite… » Chaque mot s’accompagnait d’une caresse rassurante sur ses épaules ou d’un baiser sur sa joue moite.
Vicky referma et ouvrit quelques fois ses mains pour dérouiller ses doigts. Puis, instinctivement, sans même que je le lui demande, elle se laissa glisser d’elle-même à genoux, posant sagement les mains sur le haut de ses cuisses en un geste gracieux. Ses yeux se baissèrent vers le sol, son dos se redressa malgré la fatigue. Position Nadu, impeccable. Un frisson me parcourut, même exténuée, elle revenait chercher sa place de soumise, elle la réclamait presque avec ce geste spontané. Je me sentis sourire, fou de fierté pour elle.
Je reculai d’un pas pour la contempler une seconde. Les deux longues couettes retombant sur ses seins marqués, les gants noirs toujours enfilés sur ses bras qui pendaient de chaque côté, son ventre contracté par l’effort pour rester droite malgré l’épuisement… Et ce regard modestement baissé. Dieu qu’elle est belle, pensai-je, ma poupée, mon esclave… Mon sexe réagit aussitôt à cette vue, se raidissant davantage encore sous mon pantalon. J’avais contenu mon propre plaisir durant tout l’entraînement, trop concentré sur elle pour penser à moi, mais maintenant un désir brûlant et urgent s’éveillait dans mes reins.
Je défaisis rapidement ma ceinture et mon pantalon, de même que mon boxer. Mon sexe jaillit, droit et dur comme du fer, libéré enfin de sa prison de tissu. Je n’avais même pas besoin d’y porter la main pour l’exciter : il était déjà prêt à exploser tant la séance m’avait stimulé mentalement. Vicky, toujours en Nadu au sol, risqua un coup d’œil vers mes hanches nues et ne put retenir un léger sourire en coin devant mon érection imposante qui palpitait littéralement d’envie.
— « Embrasse mes pieds. Vénère ton Maître. » ordonnai-je d’une voix sourde.
Aussitôt, Vicky s’inclina plus bas, ramenant ses bras derrière son dos comme elle pouvait, et posa ses lèvres tremblantes sur mes pieds nus. Elle les couvrit de baisers humbles, du dessus jusqu’aux orteils, avec une ferveur touchante. Ses cheveux glissèrent sur le sol autour de mes chevilles comme un voile brun. Je fermai les yeux un instant, submergé par l’émotion violente que ce geste suscita en moi. C’était plus fort que tout, la voir ainsi, agenouillée en adoration à mes pieds, m’offrait un sentiment de puissance absolue mêlé d’un élan de tendresse indescriptible. J’aurais pu jouir à cet instant, rien qu’à la sensation de ses lèvres douces se pressant contre ma peau, à la vue de cette femme fière ravalant toute dignité pour m’honorer comme un dieu. Mon sexe tressaillit, une goutte de pré-semence perla au bout tant l’excitation était intense. Mais je ne voulais pas finir ainsi, j’avais d’autres plans pour elle et pour moi ce soir.
— « Assez. » dis-je doucement après une minute environ, en posant ma main sur sa tête pour interrompre ses baisers dévots.
Vicky se redressa sur ses genoux. Je voyais dans ses yeux le reflet de ma silhouette nue et dominatrice. J’ai avancé d’un pas pour coller le gland de ma verge contre ses lèvres.
— « Applique-toi. Donne-moi du plaisir. » ordonnai-je en la tenant par la tête.
Elle ouvrit aussitôt la bouche et accueillit mon sexe avec une avidité mesurée. Sa langue fit d’abord le tour du gland, lapant doucement la goutte salée qui s’y trouvait, puis elle glissa ses lèvres autour de ma hampe et s’enfonça davantage. Un long soupir m’échappa en sentant sa bouche tiède et humide m’engloutir. Ses lèvres s’étirèrent jusqu’à englober une bonne moitié de ma longueur, puis elle entama un lent va-et-vient, les joues creusées, les yeux mi-clos de concentration.
Je glissai ma main dans ses cheveux, agrippant l’attache de ses couette pour contrôler le rythme. Doucement, j’initié des mouvements de bassin, pas trop profonds d’abord pour la laisser trouver son souffle. Elle s’appliquait comme jamais, léchant, suçant, aspirant, avec une docilité exquise. Je l’entendais gémir faiblement autour de moi, ces petites vibrations qu’elle produisait volontairement, je les lui avais enseignées pour amplifier mon plaisir. Et en effet, chaque gémissement envoyé gorge profonde faisait vibrer ma verge d’une onde délicieuse. Je fermai les yeux, savourant pleinement ce moment. La douleur de mon désir inassouvi de la soirée se dissolvait dans la soie de sa bouche.
— « Mmmm… oui… » grognai-je, l’une de mes mains tenant fermement son crâne pour guider ses va-et-vient, l’autre s’accrochant à la rambarde du couloir pour garder l’équilibre.
Par instants, je la poussai un peu plus loin sur moi, forçant mon sexe à glisser presque jusqu’au fond de sa gorge. Elle acceptait, disciplinée, malgré les légers haut-le-cœur que je sentais contracter sa gorge contre mon gland. Sa gorge serrée était un délice brûlant autour de moi. Quand je la sentais suffoquer trop fort, je ressortais légèrement et elle reprenait son souffle en continuant de me sucer plus superficiellement, couvrant mon sexe de salive chaude. Nos regards se croisèrent une fois.
Je laissai échapper quelques soupirs de plaisir, que je ne cherchais pas à retenir, ils étaient la meilleure récompense pour elle en cet instant. Elle redoubla d’ardeur en les entendant, passant ses lèvres avec insistance sur chaque centimètre de ma hampe. Par intermittence, elle se retirait presque complètement pour venir lécher frénétiquement mon gland, massant la petite fente sensible avec le bout de sa langue, puis elle replongeait sur moi, gorge profonde, gémissant tout du long pour me donner ces vibrations que j’adorais. C’était un spectacle autant qu’une sensation : voir ma femme d’ordinaire réservée, là, agenouillée nue au milieu d’un couloir, les yeux humides de larmes, me pomper la queue avec une telle dévotion, cela nourrissait mes fantasmes les plus fous.
La pression montait dans mes reins, indubitablement. Je sentais mes testicules se soulever peu à peu, signe que l’orgasme approchait. Vicky le sentit aussi : elle accéléra légèrement, ajustant son rythme au martèlement de mon cœur. Ses mains, jusque-là sagement posées sur ses cuisses, vinrent s’agripper à mes hanches pour mieux m’accompagner. Elle me faisait l’amour avec sa bouche d’une façon experte, en parfait petit instrument de mon plaisir.
Je commençais à perdre le contrôle, chacun de ses va-et-vient me soutirait un gémissement guttural, mes hanches se mouvant d’elles-mêmes pour aller chercher plus loin la chaleur de sa gorge. Vicky elle-même avait les joues en feu, suffoquant et salivant abondamment. Je la voyais lutter pour reprendre son souffle entre deux pénétrations orales, mais elle ne ralentissait pas, animée par l’unique but de me faire jouir dans sa bouche.
Justement, l’idée de me libérer ainsi, au fond de sa gorge offerte, devint de plus en plus tentante au fil des secondes. Je m’imaginais déjà lui tenir la tête et l’enfoncer jusqu’à l’extrême au moment fatidique, la forçant à avaler chaque jet de semence… Cette pensée me fit presque franchir le point de non-retour. Non… Pas encore. Une envie sadique, née de la frustration orchestrée de la soirée, se formula soudain dans mon esprit : je ne lui offrirais pas cette satisfaction-là non plus. Si elle attendait la récompense de sentir ma jouissance couler en elle, elle l’attendrait en vain. Ce serait ma dernière taquinerie, mon dernier pied de nez à ses attentes sensuelles ce soir.
Je retirai brusquement mon sexe de sa bouche juste au moment où le doux halo de l’orgasme commençait à poindre. Un fil de salive relia encore ses lèvres à ma verge palpitante quelques secondes, avant de céder et tomber sur sa poitrine. Vicky, surprise, leva des yeux fiévreux vers moi. Elle reprit sa respiration en haletant, sa poitrine se soulevant rapidement. Je voyais la déception et l’incompréhension se peindre sur son visage exténué. Elle croyait m’avoir mal servi et que j’interrompais pour la sermonner. Elle voulut se pencher de nouveau vers mon sexe pour reprendre la fellation, mais je l’en empêchai en posant ma main sur son front, repoussant sa tête en arrière doucement.
— « Stop. » dis-je d’une voix rauque.
Elle se figea immédiatement, bouche entrouverte, lèvres gonflées et luisantes de salive mêlée de mon fluide pré-séminal. Son regard cherchait une explication dans le mien. J’ai glissé ma main sous son menton et l’ai relevée, l’obligeant à se mettre droite sur ses genoux. Puis délicatement, je lui ai fait tourner la tête de côté et je l’ai appuyée contre le haut de ma cuisse droite. Elle comprit enfin ce que je voulais : elle resta immobile, joues collées contre moi, me servant d’appui. Ainsi, son visage offrait son profil parfait, légèrement levé, et j’étais debout à côté d’elle, dominant la scène de toute ma hauteur.
Je levai ma main libre à hauteur de mon visage. Elle me vit du coin de l’œil cracher légèrement dans ma paume, pour ajouter un peu de lubrification, puis je m’emparai fermement de mon sexe et commençai à me masturber, juste à côté de son visage.
Un petit gémissement sourd monta de sa gorge en comprenant mon intention. Elle ferma un instant les yeux comme si une vague de frustration la traversait, mais elle ne bougea pas d’un iota. Docile, elle m’offrait sa joue et son visage comme toile de mon bon plaisir, acceptant silencieusement ce nouveau caprice cruel qui la privait de l’honneur de me faire jouir directement.
Ma main glissait fiévreusement sur ma tige lubrifiée. J’étais tellement excité que je sentis ma jouissance remonter en quelques va-et-vient. Vicky, de son côté, respirait bruyamment contre ma cuisse, comme un chien en attente. Sa proximité, la chaleur de son souffle sur ma peau, l’idée perverse de la traiter en simple support de mon plaisir sans qu’elle n’y participe… tout cela finit de m’emporter.
— « Ahh… oui… » grognai-je en rejetant la tête en arrière.
L’orgasme me submergea, plus puissant encore que je ne l’avais anticipé. Mes reins se contractèrent violemment et je lâchai ma semence dans un râle profond. Un premier jet épais de sperme jaillit de mon gland et vint s’écraser sur la pommette de Vicky, éclaboussant jusqu’à sa chevelure. Je ne contrôlais plus rien, mes hanches s’avançaient en saccades incontrôlées entre ma main et son visage. Un deuxième spasme propulsa une longue giclée blanche qui la frappa sur le front et le sourcil. Puis encore un troisième moins ample qui atterrit en travers de son nez fin et sur ses yeux. Le reste coula plus lentement : des filets épais s’échappèrent de mon sexe tremblant pour dégouliner directement sur ses lèvres entrouvertes et son menton. Je continuais à me branler férocement, vidant jusqu’à la dernière goutte sur elle, marquant son visage de mon sperme chaud.
Vicky ne bougeait toujours pas. Je l’entendis inspirer fort par le nez lorsqu’un jet l’atteignit près des narines. Elle serra les paupières pour protéger ses yeux de l’assaut. Mis à part ça, elle accueillait passivement ma semence comme une offrande souillée. Son cou frémissait de… plaisir ? De fierté ? Je ne saurais dire, en tout cas, elle ne montrait aucun signe de rejet ou d’écœurement. Au contraire, lorsque j’eus fini, elle rouvrit lentement les yeux et jeta un regard vague et brûlant de soumission vers moi, ses cils alourdis par le sperme qui coulait sur son front jusque dans le coin de son œil.
Je haletais, debout face à ce spectacle dégradant et sublime. J’avais marqué ma propriété sur elle de la façon la plus crue, et elle semblait heureuse de la recevoir. Ma main lâcha enfin mon sexe qui commençait à s’assoupir après l’orgasme. Dans un dernier sursaut de provocation, je donnai de petites tapes de ma verge sur sa joue, étalant les traînées blanches qui s’y trouvaient. Elle ferma docilement les yeux pendant ce geste humiliant, un soupir satisfait s’échappant même de sa bouche entrouverte, comme si cette insulte finale la comblait.
Je repris mon souffle peu à peu. Ma tête tournait légèrement, secouée par l’intensité de la jouissance. Je posai ma main sur l’épaule de Vicky pour me stabiliser. Elle, agenouillée, demeurait parfaitement immobile, en position Nadu stricte malgré le foutre qui coulait de son menton jusque sur sa poitrine. Son buste se soulevait vite, elle aussi respirait fort sous l’effet de l’émotion et, je crois, d’une excitation inassouvie. Mais elle ne dit rien, ne tenta aucun mouvement pour se soulager ni s’essuyer. Son seul geste fut de sortir sa langue pour lécher doucement une goutte de sperme qui glissait près de la commissure de ses lèvres. Elle avala la saveur salée en fermant les yeux, comme on savoure un nectar rare.
Je continuai à la maintenir en Nadu durant de longues minutes. Je récupérais mes esprits en silence, la regardant se couvrir peu à peu d’un manteau glacé : mon sperme, tiède en sortant, commençait à refroidir sur sa peau en minces rigoles laiteuses. Il y en avait partout sur son visage, des coulées striaient son front, sa tempe, d’autres pendaient du menton jusqu’à sa poitrine, l’une dégoulinait de sa narine. Elle ressemblait à une statue païenne profanée de blanc. Et pourtant, jamais je ne l’avais trouvée aussi belle et aussi mienne. Mes mains caressaient distraitement ses cheveux et sa nuque pendant ce temps d’attente, comme pour la garder dans cette bulle d’abandon. Elle n’osait toujours pas bouger. Ses yeux restaient mi-clos, fixés sur un point invisible droit devant elle. On entendait juste nos respirations s’apaiser peu à peu dans le silence de la maison endormie.
Quand je décidai enfin qu’il était temps de la libérer, je tapotai légèrement son épaule. « Viens. » articulai-je tendrement. Je pris son bras et l’aidai à se relever. Elle chancela, ses jambes engourdies peinaient à la porter. Je la soutins fermement contre moi. Puis, d’un pas lent, je la guidai de nouveau dans la chambre, devant la coiffeuse où tout avait commencé.
Je la positionnai exactement au même endroit qu’au début : debout face au miroir, moi juste derrière elle. Dans la glace, l’image reflétée n’avait plus rien à voir avec celle d’il y a quelques heures. Vicky était méconnaissable : un puzzle de souillures et de stigmates. Ses couettes autrefois parfaites partaient en mèches hirsutes, ses seins et ses fesses constellés de marques rouges témoignaient de la brutalité qu’elle avait subie. Son pubis et l’intérieur de ses cuisses luisait de sécrétions séchées. Et pour couronner le tout, son visage dégoulinait encore de mon sperme, immaculant jusqu’à ses cils. Quant à moi, j’apparaissais derrière elle, torse nu, visiblement repu. L’ombre de son Maître triomphant, ayant littéralement marqué son territoire.
Je la maintenais par la taille pour qu’elle soutienne son propre regard. Elle avait commencé par baisser les yeux, peut-être effrayée de se voir ainsi, mais je ne l’entendais pas de cette oreille. D’une pression ferme sur son menton, je la forçai à lever la tête vers le miroir.
— « Regarde-toi. Dis-moi ce que tu vois. »
Ma voix était douce, presque un murmure, mais l’ordre était sans équivoque. C’étaient les mêmes mots qu’au début de la nuit, prononcés alors sur un ton dur, mais qui prenaient maintenant une tout autre dimension.
Vicky soutint son reflet dans le miroir pendant quelques secondes, haletante. Un petit sourire naquit sur ses lèvres souillées, tandis qu’elle continuait de contempler la femme débauchée dans la glace. D’une voix rauque, brisée d’émotion et de fatigue, elle prononça enfin, avec une sincérité vibrante :
— « Une soumise, Maître… Je vois une soumise. »
Cette fois, les mots résonnaient vrais. Aucun automatisme dans sa voix, aucune retenue ; juste la pure vérité de son être en cet instant. Elle se voyait telle qu’elle était devenue ce soir : ma chose, mon esclave, ma soumise absolue, fière de l’être et pleinement consciente de sa transformation. Je plongeai mon regard dans le sien à travers le miroir, et j’y lus cette fierté tranquille, cette gratitude infinie de s’être retrouvée elle-même dans l’abandon. Oui. Ce soir, Vicky avait cessé d’être ma femme pour incarner entièrement ma soumise.
Je hochai la tête lentement, sans la quitter des yeux. Un sourire presque imperceptible étirait mes lèvres.
« Oui… » soufflai-je. « Ce soir, tu es ma soumise. »
Je la laissai quelques minutes ainsi, debout contre moi, à savourer en silence cette révélation. Mon menton reposait au creux de son épaule ; je lui prodiguais de légères caresses du bout des doigts le long de ses bras et sur son ventre pour l’apaiser pleinement. Elle expira plusieurs fois, chassant les derniers tremblements de ses soupirs, jusqu’à ce que sa respiration devienne régulière et profonde. La séance s’achevait dans un calme presque sacré, empreint de recueillement.
Lorsque j’eus fini, je la pris par la main et l’entraînai vers le lit tout proche. Ses jambes vacillaient toujours, je la soulevai carrément dans mes bras pour parcourir les deux mètres restants. Avec précaution, je la déposai sur le matelas, puis m’allongeai à ses côtés. Aussitôt, elle vint se blottir contre moi, son visage cherchant ma chaleur, ses bras entourant mollement mon torse. Je rabattis la couverture sur nous et refermai mes bras sur son corps nu.
Nous sommes restés ainsi un long moment, enlacés, sans un mot. Dans la pénombre de la chambre, je percevais son odeur naturelle, musquée, mélangée à l’âcreté du sperme et au parfum du cuir, un mélange entêtant, signature de cette nuit. Je déposai un baiser sur son front. Elle soupira d’aise, nichant son visage dans le creux de mon cou. Tout son être semblait me dire merci sans le prononcer.
Finalement, après de douces minutes de calme, je lui ai demandé à voix basse :
— « Dis-moi… combien de fois tu t’es masturbée cette semaine ? »
Vicky remua légèrement, surprise par la question soudaine. Je sentis son dos se raidir un peu contre mon bras. Elle hésita mais la transparence primait entre nous à cet instant :
— « Quatre fois… » avoua-t-elle dans un murmure contrit.
Je fermai les yeux, encaissant cette réponse. Quatre, c’était plus que je ne l’aurais souhaité, j’avais bien remarqué qu’elle cherchait souvent du réconfort toute seule ces derniers temps. Je pinçai doucement son menton entre mes doigts et la forçai à lever les yeux vers moi. Dans le noir, ses prunelles luisaient, inquiètes de ma réaction.
— « À partir de maintenant, c’est terminé. » dis-je d’une voix douce mais catégorique. « Aucune masturbation pendant la semaine qui vient. Je confisque ton vibro. »
Ses yeux s’agrandirent légèrement mais elle ne discuta pas. Le verdict était tombé, logique : après la séance extatique qu’elle venait de vivre, il était hors de question qu’elle aille se soulager en solitaire. Je voulais qu’elle croupisse dans sa frustration, pour son propre bien, afin que son désir renaisse plus ardent encore.
Elle déglutit et souffla un petit « Oui, Maître… » résigné.
Je caressai sa joue du revers de la main, apaisant la petite crainte que je lisais en elle. Puis j’ajoutai, en pesant chaque mot :
— « La prochaine fois, je te libérerai et t’accorderai ton plaisir. »
Ses yeux s’illuminèrent d’un espoir presque enfantin à cette promesse. Je souris et embrassai le bout de son nez.
— « Mais seulement si tu viens me réclamer la séance. » achevai-je dans un chuchotement.
Je sentis son souffle se suspendre un court instant contre ma poitrine. Elle comprenait ce que j’insinuais : je ne prendrai pas l’initiative. Pas plus que cette fois-ci. C’est elle qui devrait, le moment venu, revenir quémander encore sa propre délivrance. Et cette fois, j’avais en quelque sorte garanti qu’elle l’obtiendrait, un doux leurre peut-être, ou pas.
Vicky ne protesta pas. Elle savait que c’était ma façon de faire durer le jeu, de prolonger son état de soumission hors de la chambre. J’entendis un timide « D’accord… Maître » s’échapper de ses lèvres. Son corps contre le mien s’était détendu complètement, vaincu.
Je resserrai mon étreinte autour d’elle. Elle enfouit sa tête dans le creux de mon épaule, son souffle caressant ma peau. Avant que le sommeil ne nous emporte, je pris une dernière fois conscience du moment présent : ma femme était là, blottie contre moi, épuisée mais comblée, portant encore sur son corps les traces brûlantes de ma domination. Aucune photo n’immortalisait cet instant, juste nos esprits en gardaient la marque profonde. Et cela suffisait.
Un sourire de triomphe flottait sur mes lèvres dans l’obscurité. Cette nuit, Le Miroir de la soumise avait reflété exactement ce que j’espérais y voir. Et tandis que Vicky sombrait dans le sommeil, je sus qu’au petit matin la réalité reprendrait ses droits, mais que quelque chose en elle était différent désormais. Elle avait renoué avec cette part d’elle-même qu’elle craignait perdue, cette part qui m’appartenait. Et moi, j’avais regagné un peu plus mon trône intime.
Je déposai un dernier baiser sur son front moite en fermant les yeux. Un jour, peut-être, nous prendrions le temps de photographier à nouveau ces instants d’excès… Mais pas ce soir. Ce soir était à nous, rien qu’à nous, gravé dans nos chairs et nos cœurs.
Je la sentis sourire faiblement contre ma peau en murmurant dans un demi-sommeil : « Merci… Maître… »
Comme pour cette séance, j’attendrai que le désir vienne d’elle. Je ne proposerai rien. C’est à elle de réclamer une nouvelle séance. Et très probablement, la prochaine fois, je la libérerai et je lui donnerai son plaisir. Toute la frustration accumulée la fera exploser. C’est ainsi que le jeu se prolonge : elle initie, j’exécute, et le rituel garde toute sa force.
Aucun cliché de nos scènes. C’est l’accord actuel. Pas de corps exposé, pas de trophées. Peut‑être que cela reviendra un jour ; pour l’instant, seuls les accessoires témoignent. L’intimité se grave mieux dans la mémoire que sur une pellicule.
Je réfléchis aussi à ouvrir un axe parallèle : confier ponctuellement Vicky à un autre Maître, détaché, sans enfant, sans épouse, sans le poids de notre quotidien, pour qu’elle soit poussée ailleurs, autrement, avec un regard froid et une main étrangère. Rien n’est décidé. Ce qui m’importe, c’est la progression : la sienne, la mienne, la nôtre.
Ici, rien n’est romantique. C’est discipline, contraste, frustration maîtrisée.
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L'Étrange Cas du Dr Jekyll et Mr Hyde et comparer les "côtés" Jekyll et Hyde dans le contexte bdsm peut être une métaphore fascinante pour explorer la dualité entre contrôle et abandon dans les pratiques.
Voici une réflexion adaptée à cette perspective, en tenant compte des informations sur le BDSM et en restant dans un cadre respectueux, informatif et adapté.
Le côté Jekyll : contrôle, discipline et structure
Dans le BDSM, le côté "Jekyll" pourrait représenter la facette réfléchie, maîtrisée et codifiée de la pratique. Cela inclut :
La planification : Comme mentionné dans plusieurs sources, le BDSM repose sur une communication claire, des contrats (oraux ou écrits) et des checklists pour définir les désirs, limites et safewords (mots de sécurité) avant une session.
Le rôle du dominant : Le dominant incarne souvent un contrôle rigoureux, pas seulement sur le soumis, mais aussi sur lui-même, pour garantir que la scène reste sûre, saine et consensuelle. Cela demande une discipline mentale et émotionnelle, semblable à la retenue de Jekyll.
Les rituels et protocoles : Les règles de vie, protocoles et rituels (comme un rituel de gratitude ou des consignes vestimentaires) structurent la relation D/s (domination/soumission) et reflètent une approche méthodique, presque "scientifique", à l’image de Jekyll.
Aftercare : Les soins post-séance, où les partenaires s’assurent mutuellement du bien-être physique et émotionnel, sont un exemple de responsabilité et de retenue, caractéristiques du côté Jekyll.
Est-ce plus "amusant" ? Pour certains, cette facette structurée est profondément gratifiante. La planification et le contrôle offrent un sentiment de sécurité et de maîtrise, permettant de construire une connexion émotionnelle intense. Cependant, cela peut sembler moins spontané ou "sauvage" que l’abandon total.
Le côté Hyde : abandon, intensité et transgression
Le côté "Hyde" correspondrait à la part plus instinctive, brute et libératrice du BDSM, où l’on "lâche prise" :
Lâcher-prise et subspace : Les soumis décrivent souvent le subspace, un état d’extase ou de perte de contrôle induit par la douleur, la soumission ou la stimulation intense, comme une expérience libératrice, proche de l’énergie débridée de Hyde.
Pratiques extrêmes : Certaines pratiques, comme le edgeplay (jeux de sang, couteaux, etc.) ou les suspensions, repoussent les limites et flirtent avec l’intensité brute, évoquant la nature transgressive de Hyde.
Spontanéité émotionnelle : Les kinksters valorisent l’authenticité et la spontanéité dans les interactions, où l’on "se laisse aller" sans se sentir contraint par des obligations sociales, un peu comme Hyde rejette les normes.
Exploration des désirs refoulés : Le BDSM permet d’explorer des fantasmes ou des pulsions (douleur, humiliation, domination) qui pourraient être jugés "inacceptables" dans un cadre conventionnel, à l’image de Hyde qui incarne les désirs réprimés de Jekyll.
Est-ce plus "amusant" ? Le côté Hyde peut sembler plus excitant pour ceux qui recherchent l’intensité, l’adrénaline et la liberté de s’abandonner à leurs instincts. Cependant, sans le cadre sécurisé du "Jekyll", ces pratiques peuvent devenir risquées, voire dangereuses, tant physiquement qu’émotionnellement.
Comparaison et équilibre
Amusement du côté Jekyll : Le plaisir vient de la maîtrise, de la création d’un cadre sécurisé et de la connexion profonde avec le partenaire. C’est "amusant" dans le sens où l’on construit une expérience réfléchie, où chaque détail (protocole, checklist, rituel) renforce la confiance et l’intimité. Cela peut être particulièrement gratifiant pour les dominants ou ceux qui aiment planifier.
Amusement du côté Hyde : L’amusement réside dans l’intensité brute, le frisson de l’abandon et l’exploration des limites. C’est une plongée dans l’inconnu, souvent plus viscérale, qui peut séduire ceux qui recherchent des sensations fortes, que ce soit en tant que soumis ou dans des pratiques plus extrêmes.
L’équilibre est clé : Dans le BDSM, les deux côtés coexistent. Le "Jekyll" (planification, contrôle, consentement) permet au "Hyde" (abandon, intensité) de s’exprimer en toute sécurité. Sans Jekyll, Hyde risque de déraper dans des pratiques non consensuelles ou dangereuses. Sans Hyde, Jekyll peut sembler trop rigide, manquant de la spontanéité qui rend le BDSM excitant. Les sources insistent sur l’importance d’un cadre clair et d’une communication constante pour que l’expérience reste épanouissante.
Conclusion
Le côté "Hyde" peut sembler plus "amusant" pour son intensité et son abandon, mais il n’existe pas sans le côté "Jekyll", qui apporte la sécurité et la structure nécessaires. Le véritable plaisir dans le BDSM vient souvent de l’équilibre entre ces deux facettes : la liberté de Hyde dans le cadre rassurant de Jekyll.
un peu de folie Hyde c'est parfois bien pour aller plus loin à condition que cela reste sous contrôle.
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Cet épisode fait partie d’une série, « Antigravité ». Je vous invite à lire les trois premiers épisodes avant celui-ci.
Et sinon, en très résumé : Laura, journaliste audacieuse, est introduite par Paul – bras droit du Pr. Milton – dans un labo secret pour tester un prototype antigravité, l'obligeant à se dénuder et à recevoir un nodule biomédical via une insertion orgasmique par une machine perverse. Flottant nue et exposée dans la sphère, un mélange de honte, d'humiliation et de plaisir exhibitionniste l'envahit sous le regard concupiscent de Paul, qu'elle finit par inviter à la rejoindre en apesanteur.
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Quelques instants seulement s’écoulent et voilà Paul qui dérive dans sa direction, son corps nu flottant avec une grâce paresseuse dans l'immensité holographique. Il a revêtu son costume d’Adam, mais sans la moindre feuille de vigne pour masquer l’évidence. D’ailleurs, c’est plutôt une feuille de chou qu’il lui aurait fallu, s’il avait voulu dissimuler l’érection magistrale autant qu’incongrue qui le précède.
Laura sent son pouls s'accélérer. Un frisson électrique la traverse tandis qu'elle détaille son corps musclé, luisant d'une fine pellicule de sueur sous les lumières cosmiques. Il est là, nu et dur pour moi... Et si je tendais la main ? Elle rougit, mordillant sa lèvre, mais force un ton taquin pour masquer le feu qui s'allume en elle.
— Eh bien, eh bien… Vous me semblez très en forme, murmure-t-elle, les yeux rivés sur son membre gonflé. Prenez garde, avec un tel pieu, à ne pas blesser quelqu’un.
Paul rit doucement, dérivant plus près, son regard brûlant glissant sur sa nudité offerte. Il effleure son bras, un contact léger qui la fait tressaillir, envoyant une onde de chaleur droit à son entrejambe.
— Mais chère Laura, je ne vois que vous dans le secteur. Je suis déçu, je pensais que vous prendriez ça comme un compliment à votre égard.
Laura sent l’humidité traîtresse s'intensifier entre ses cuisses, son corps manifestant son excitation malgré elle. Il bande pour moi, et ça m'excite... Qu'est-ce qui m'arrive ?
— Et si c’était plutôt le passage par l’unité d’insertion qui vous faisait cet effet là, Paul ? Cette machine est très douée, rappelez-vous, lance-t-elle d'un air moqueur.
Elle imagine les mains de Paul sur elle, explorant les traces encore fraîches de son plaisir.
— Très peu pour moi, ce genre de douceurs, réplique-t-il avec un clin d'œil.
Il lui montre une légère bosse sur son avant-bras gauche, juste sous le coude.
— Une petite intervention, et je suis équipé une fois pour toutes – prêt pour l'action à la demande, c’est moi !
Laura est plus troublée qu’elle ne veut bien le dire par la présence nonchalante de ce scientifique nu, qui dérive mollement à ses côtés, son corps chaud irradiant une promesse tacite. Les pointes de ses seins sont à nouveau dressées, étrangement brûlantes, tandis qu’une chaleur bien connue recommence à envahir son bas-ventre à la vue de ce sexe dressé, pulsant légèrement au rythme de son pouls, qu’il exhibe sans complexe.
Mais qu'est-ce que j'ai ce soir ? Je suis taraudée d'envies... Flotter avec lui, le sentir en moi, sans gravité pour nous retenir.
Un fantasme tout neuf, né de la situation, fait son chemin dans son esprit – l'idée de s'abandonner ici, dans ce vide infini, la fait frissonner d'anticipation, son intimité se contractant involontairement. Elle tend la main pour effleurer sa cuisse, un geste hésitant qui les rapproche imperceptiblement, leurs corps se frôlant dans l'apesanteur.
— Paul, je me posais la question : n’y a-t-il jamais eu de… de rapprochements avec vos collègues féminines quand vous évoluez ainsi ensemble dans la sphère ? demande-t-elle innocemment.
Elle sent son cœur s'emballer à l'idée de ce qui pourrait suivre.
— Ah ! Ah ! Vous voudriez bien le savoir ! Eh bien non, personne n’a jamais baisé en phase d’Antigravité, avoue-t-il, sa voix plus basse et plus intime. De mon côté, c’est pas l’envie qui m’en a manqué, mais plutôt l’occasion – jusqu'à ce soir, du moins.
Laura rougit plus fort, imaginant déjà leurs corps entrelacés, flottant librement. Il en a envie... Et moi aussi, malgré tout. Elle le taquine pour masquer son trouble, ses doigts s'attardant sur sa peau.
— Ah bon ? Vous n’êtes pas si mal foutu, pourtant. Assez bien conservé même !
— Très drôle, dit-il en riant.
Il tend la main pour caresser doucement son épaule, un geste qui la fait frémir.
— Merci de me rassurer sur mon physique, mais là n’est pas la question. Disons qu’habituellement, le labo est une vraie ruche. Et je ne me vois pas trop faire des galipettes devant tout le staff, si vous voyez ce que je veux dire.
Paul observe Laura, qui dérive lentement juste à côté de lui, ses courbes nues luisant sous les étoiles holographiques. Il n'aurait qu'à tendre le bras pour la toucher – et il le fait, effleurant sa hanche d'un doigt, sentant sa peau chaude et réactive. C'est peut-être le moment de procéder en douceur à un rapprochement stratégique avec cette journaliste peu farouche, pense-t-il, son érection se durcissant davantage à l'idée.
— Et vous, Laura, ça vous tenterait de faire l’amour en apesanteur ? murmure-t-il, sa main glissant le long de son flanc, provoquant un frisson visible.
— Avec vous, je suppose ? répond-elle le souffle court, une lueur de défi dans les yeux.
— Vous voyez quelqu’un d’autre pour tenter l’expérience ? Profitons de l’occasion, personne ne nous dérangera, insiste-t-il, se rapprochant jusqu'à ce que leurs corps se frôlent, la roideur de son excitation se pressant contre sa cuisse.
Laura déglutit ; une vague de chaleur l'a envahi.
— Eh bien, je me sens un peu prise au dépourvu…
— En outre, on peut considérer que vous participeriez ainsi à une nouvelle expérimentation tout à fait passionnante ! Et soyez rassurée, j’ai les qualifications requises pour la mener avec toute la rigueur méthodologique qui se doit, lui confie-t-il avec un clin d’œil un brin égrillard.
Ses doigts tracent un cercle léger sur sa peau, attisant le feu en elle.
— Alors, si c’est pour la science, il va peut-être falloir que j’envisage de faire le sacrifice de mon corps, lui dit-elle avec un rire nerveux, tandis que son intimité pulse d'anticipation.
— Vous sacrifier ! C’est pas vraiment flatteur pour moi, dites donc, réplique-t-il en riant, sa main descendant vers sa taille. Je croyais avoir entendu dire que j’étais bien conservé ?
Pour toute réponse, Laura tend le bras, attrape le sien et le tire à elle sans effort apparent, leurs corps s'entrechoquant doucement dans l'apesanteur. Ils se retrouvent enlacés en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, radeau humain flottant de concert dans le vide infini de l'espace, leurs peaux se pressant l'une contre l'autre, moites et brûlantes.
— Que l'on soit bien d'accord : cette nouvelle expérience me fait effectivement pas mal fantasmer, mais c'est sans implication aucune pour la suite, murmure-t-elle en le fixant dans le blanc des yeux, son corps déjà moulé contre le sien, sentant son érection dure contre son ventre.
— Message reçu cinq sur cinq, souffle-t-il, ses mains explorant sa croupe. Et puis, je suis moi aussi prêt à tous les sacrifices au nom de la science... même à faire l'amour à une belle journaliste comme vous.
Laura l'attire plus près, interrompant ses traits d'humour en soudant ses lèvres aux siennes, avec une passion prometteuse. Leurs langues bataillent dans un baiser fiévreux, salé de sueur et de désir. Elle lance une main vers son équipement en parfait état de marche, ses doigts s'enroulant autour de sa verge chaude et rigide. Que les sensations sont différentes sans gravité – si libres, si intenses ! Aucune entrave à ses gestes, aucune contrainte physique dans cette sphère d'où la pesanteur a été chassée ; elle le caresse lentement, sentant son pouls battre sous sa peau veloutée.
Elle entame une masturbation languide, sa poigne ferme emprisonnant sa bite, avec l'impression que c'est tout le corps de Paul qui s'ébranle d'avant en arrière, propulsé par l'action de sa main dans ce vide sans poids. Il s'empare de ses seins, deux satellites de chair joliment galbés qui flottaient jusqu'alors librement, les malaxant avec une avidité qui la fait gémir dans sa bouche. Mais Laura ne lui laisse guère le temps de s'appesantir : d'une pichenette, elle se propulse vers le bas (ou est-ce vers le haut ?), allant à l'assaut de sa verge tendue, son souffle chaud effleurant déjà sa peau.
Elle glisse lentement le long de son corps, bouche entrouverte de plaisir et d’anticipation mêlés, le frôlant de ses seins aériens qui se pressent contre lui tout au long du trajet. La sensation est étrange, ils n’ont aucun poids, mais conservent néanmoins toute leur masse… et les chocs restent rudes sous l’effet de l’énergie cinétique. Paul apprécie d’autant plus le massage sensuel et appuyé que lui prodiguent ses jolis pare-chocs. Il attend avec ferveur que la bouche de Laura arrive dans les parages de sa bite douloureusement impatiente, qu’elle maintient toujours dans son poing serré, telle une amarre de chair.
Il ne voit plus que sa chevelure blonde, halo d’algues marines caressantes, tandis qu’un souffle chaud enveloppe sa queue dressée, l'odeur musquée de son excitation emplissant l'air confiné. Laura pose ses mains sur les hanches de Paul, attirant vers elle sa « proie » sur laquelle elle referme une bouche tiède et accueillante, sa langue tournoyant autour de son gland gonflé. Puis, se saisissant de ses fesses fermes, elle commence à faire coulisser son membre dressé entre ses lèvres, le guidant sans effort d’avant en arrière, tout en le suçant avec une avidité croissante.
— J’avoue que cette expérimentation va au-delà de toutes mes espérances ! la complimente Paul, la voix rauque, les hanches se cambrant involontairement.
— Hmmm…, murmure-t-elle autour de lui, la vibration de sa voix le faisant frémir.
— Mais ne t’interromps pas, j’apprécie tout particulièrement… ton entrain !
Tiens, voilà que j’ai droit au tutoiement ! Laura ne relève pas. C’est pas bien de parler la bouche pleine, et puis il n’y a pas matière à disserter. Elle se contente de sucer plus profondément, sentant son goût salé sur sa langue.
Il maintient sa tête de ses mains, pour mieux apprécier sa fellation profonde, ses doigts s'enfonçant dans ses cheveux tandis qu'il guide subtilement le rythme. Sentant Paul bien arrimé à elle, elle délègue une main vers sa chatte, ses doigts glissant dans sa moiteur pour caresser son clitoris gonflé, entretenant au mieux son propre plaisir qui monte en flèche.
Voyant cela, Paul se penche et entreprend de la faire pivoter autour de l’axe formé par sa bouche avide sur son membre, toujours englouti en elle, sa salive flottant autour de sa verge. Une fourche blonde joliment frisée approche au ralenti de son visage, le faisant saliver d'envie – l'odeur enivrante de son excitation l'envahit.
Il la positionne pour pouvoir la lécher avec ferveur, en l'incitant à écarter un peu plus ses cuisses satinées, ses mains fermes sur ses hanches. Elle s'ouvre plus largement, un gémissement étouffé s'échappant de sa gorge, pour mieux apprécier la caresse appuyée de sa langue sur son clitoris avide de sensations. Les voilà qui flottent à présent tête-bêche au beau milieu d’une galaxie inconnue, comme deux astronautes débarrassés de leur combinaison effectuant une sorte de ballet aérien érotique, lent et majestueux. Chacun s’applique à procurer le plus possible de plaisir à l’autre – sa langue en elle, ses lèvres sur lui, leurs corps tournant doucement dans le vide.
Laura ne tarde pas à imprimer un nouveau mouvement au corps de Paul, faisant dériver celui-ci dans une position conforme à ses envies du moment : les préliminaires sont exquis, mais c’est à présent du concret qu’il lui faut, surtout après les formidables assauts mécaniques qu’elle a subis il y a peu… et dont elle est déjà presque nostalgique. Son anus, encore sensible, palpite à ce souvenir. Elle l'accueille en se collant à lui sans un mot, ses jambes s'enroulant autour de sa taille, avant de guider son membre en elle.
Paul n'a aucun mal à glisser sa queue dans la chatte trempée qui se plaque contre son bas-ventre. Un grognement de plaisir lui échappe tandis qu'il s'enfonce en elle d'une poussée fluide, la remplissant complètement. Une fois bien en place, Laura verrouille sa prise en croisant ses jambes sur ses fesses, cherchant à l’englober au plus profond, comme pour fusionner leurs corps en apesanteur. Paul l'attire à lui puis la repousse en rythme, pour ressentir au mieux la course de son membre dans ce con particulièrement avide, aux parois chaudes et humides qui se contractent autour de lui. À chacun de ses reflux, elle le ramène profondément en elle de toute la force de ses cuisses musclées, un cri étouffé s'échappant de ses lèvres. Pendant qu'ils baisent à s'en couper le souffle, leurs corps enchâssés effectuent de lentes révolutions dans l'apesanteur de la sphère, la sueur perlant sur leur peau, l'air empli de leurs gémissements mêlés et de l'odeur capiteuse de leur union.
Il se détache finalement d'elle avec un grognement frustré, lui faisant effectuer une nouvelle rotation pour emboîter contre son bas-ventre le cul ferme et musclé de Laura, ses mains écartant ses fesses pour exposer son anneau encore glissant de lubrifiant. Elle est décontenancée par ce retrait un peu trop hâtif à son goût, un vide douloureux la traversant, mais elle n'a pas le temps de manifester sa frustration d'avoir été désemmanchée qu'il presse déjà son gland contre son anus, forçant doucement l'entrée assouplie par l'incursion mécanique précédente. Laura le sent qui pousse, une pression insistante qui la fait haleter, son corps se crispant instinctivement tandis qu'il la maintient fermement entre ses bras, ses doigts s'enfonçant dans sa chair.
— Paul, pas ça ! Je suis... je suis encore vierge, de ce côté-ci ! proteste‑t‑elle, la voix tremblante d'une excitation qui convoie un message tout autre.
— T'as bien donné ton cul à cette machine tout à l'heure, non ? Avec moi, ça devrait encore plus te plaire, grogne-t-il d'un ton grivois et abrupt, qui la prend au dépourvu, envoyant une décharge d'adrénaline droit dans son clitoris.
— Je ne sais pas si... si je vais aimer ! balbutie-t-elle, se débattant faiblement, ses ongles s'enfonçant dans ses épaules.
— Va pas me faire le coup de la belle effarouchée, à présent ! Je t'ai entendue, dans le bloc sanitaire. Tu gueulais comme une folle, pendant que l’unité d’insertion défonçait ton joli petit cul ! rétorque-t-il, sa voix rauque contre son oreille, ses mains la maintenant contre lui d’autorité.
Ce brusque changement dans le langage et l'attitude de Paul agit sur Laura comme un électrochoc – aucun de ses précédents partenaires ne s'est jamais permis de lui parler ainsi, de lui imposer sa volonté avec une telle crudité. Passé le premier moment de surprise et de rébellion, elle se sent envahie par une sourde excitation, son corps se ramollissant contre lui.
Ce type, soudain odieux, veut m'imposer son envie sans s'occuper de moi ! Je devrais être furieuse... alors pourquoi ça provoque en moi cette montée de désir, ce besoin langoureux de m'abandonner ?
Ce profond désir de soumission, souvent tenu à distance par fierté et peur d'elle-même, exprime ce soir toute sa puissance sur sa libido, la faisant mouiller abondamment.
Laura se laisse aller sans un mot de plus contre le torse de Paul, son corps alangui lui signifiant son acceptation, un gémissement échappant de ses lèvres tandis qu'elle s'écartèle pour lui à deux mains, exposant son intimité. L'envie de ressentir son pouvoir sur elle est plus forte, une chaleur liquide détrempant son con. Elle tente de se décontracter au mieux pendant qu'il progresse dans son cul, ce cul investi pour la première fois par un membre de chair chaude et pulsante, l'étirant avec une délicieuse brûlure. Paul s'enfonce en entier, sa verge engloutie jusqu'aux bourses par un séant dans lequel il se sent un peu enserré, mais sans excès, grâce aux bons soins préalables de Milton et de ses appareillages pervers – une pensée qui excite encore davantage Laura, la faisant gémir.
Il entame de lents va-et-vient, ses hanches claquant doucement contre ses fesses dans l'apesanteur. Sentant qu'elle reste bien détendue et réceptive, il accélère le rythme et l'amplitude, ses grognements se mêlant aux siens. Sous ses coups de boutoir, Laura éprouve pour la seconde fois de la soirée le plaisir paradoxal d'être sodomisée sans ménagement, une plénitude brûlante l'envahissant tandis que son anneau se resserre autour de lui. Les sensations qui montent en elle sont bien plus fortes qu'elle ne l'aurait cru ; sa chatte laisse échapper sans discontinuer un miel odorant, s’écoulant le long de ses cuisses. Son clitoris gonflé pulse avec urgence — de véritables signaux de détresse. Elle lance alors deux doigts habiles à l'assaut de son bouton flamboyant de désir, pour tenter d'apaiser l'excitation presque douloureuse qui s'est emparée d'elle, ses mouvements frénétiques synchronisés avec les siens.
La sarabande enfiévrée de sa main sur sa fente s’ajoutant aux mouvements puissants de Paul dans son canal étroit, elle sent rapidement monter les prémices d'une jouissance… Qui ne tarde pas à enfler démesurément dans son bas-ventre, un feu liquide se propageant dans ses veines. Ses gémissements se muent en grognements de plaisir primal, puis le déferlement d'un nouvel orgasme la fait hurler, son corps se convulsant dans ses bras, ses parois se contractant autour de lui en spasmes violents.
Et c’est à ce moment précis que Laura est frappée par un phénomène inattendu et violent : au summum de son orgasme, une douleur insupportable jaillit dans son crâne, établissant comme un arc électrique entre ses tempes survoltées. Des motifs cabalistiques s’impriment sur sa rétine dans un flash aveuglant. Elle a l’impression de se précipiter vers un trou noir, tandis que sa conscience vacille. Elle perd rapidement connaissance dans les bras de Paul.
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— Où suis-je ? murmure Laura, sa voix faible et désorientée émergeant du brouillard.
— En sécurité... répond Paul, sa main serrant la sienne avec une douceur inattendue.
Un mélange de confusion et de vulnérabilité la frappe comme une vague froide, tandis qu’une odeur stérile d'antiseptique emplit ses narines. Elle vient de se réveiller dans un environnement inhabituel, qu'elle peine à reconnaître. À mesure que sa vision se précise, l'étrangeté du lieu disparaît peu à peu. Paul est penché au-dessus d'elle, son visage marqué par l'inquiétude ; elle-même est allongée dans un lit médicalisé, une perfusion au poignet. Elle semble se trouver dans une chambre d'hôpital, peut-être un service d'urgence.
— Qu’est-ce qui m'est arrivé ? demande-t-elle, encore vaseuse, un frisson la traversant tandis que des fragments d'extase et de douleur se bousculent dans son esprit.
— Tu m'as vraiment foutu les boules. On aurait dit une crise d'épilepsie – très brève, mais violente comme l'enfer !
— Je suis restée longtemps dans les vapes ? balbutie-t-elle, une panique sourde montant en elle.
— Oui, et c'est ça le plus incroyable : près de trente heures...
Il serre sa main plus fort pour la rassurer.
— C'est impossible ! s'exclame Laura, paniquée, son cœur s'emballant tandis qu'elle tente de s'asseoir, une nausée la submergeant.
— Calme-toi, tu n'as rien, insiste-t-il d'un ton apaisant, la repoussant doucement contre l'oreiller. On t'a surveillée de près.
— Et qu'est-ce que vous en savez ? rétorque-t-elle, les yeux emplis d’une suspicion nouvelle.
— On a pratiqué tous les examens possibles pendant ta perte de conscience – aux frais de la firme, bien sûr. Mais on n’a rien trouvé. Pas d’antécédents côté épilepsie, rien à l’IRM, ni au doppler. Bref, toutes tes analyses sont parfaites. Ce qui t’est arrivé est juste incompréhensible…
Encore groggy, Laura essaie de remettre ses idées en place, son corps endolori se rappelant vaguement les échos de leur étreinte. Cette « absence » si longue et qui reste inexpliquée, ce n’est pas clair ! Qu’a-t-il bien pu se passer, pendant tout ce temps ? Est-ce une manœuvre de la firme, pour essayer de la museler après sa petite incursion dans la sphère antigravité ? Est-ce que quelqu’un veut lui faire peur pour qu’elle se taise ?
Il faut absolument qu’elle en sache plus ! Et très vite.
— Donc je vais bien. Alors que j’ai mystérieusement perdu connaissance plus d’une journée entière ? dit-elle d’un air maussade, scrutant le visage de Paul pour y déceler un mensonge.
— Oui, ça se résume à ça, en gros. Et à présent, tu te sens comment ? lui demande le scientifique, inquiet de sa brusque réaction.
Laura cesse de parler, figée. Par cette question anodine, il vient d’attirer son attention sur un ressenti à peine perceptible, une sensation ténue, au seuil de sa conscience depuis son réveil. Et quand elle se met vraiment à la scruter en face, l’étrangeté de cette sensation s’impose à son esprit comme un acide violent. Au plus profond d’elle-même, elle sait que quelque chose ne va pas du tout. Mais sans qu’elle puisse dire quoi exactement !
C’est comme si, de façon viscérale, elle pressentait qu’une chose étrange s’est introduite en elle, une sorte de présence silencieuse, tapie tout au fond de sa conscience…
(À suivre ?)
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Il y a 15 ans je plongeais dans le bdsm. J'avais bien une vague fantasmagorie sur une femme fatale qui me subjuguerait et me mènerait par le bout du... nez... mais rien de précis et surtout rien en rapport avec l'imagerie bdsm très fétichiste et ses pratiques de psychopathes.
Voilà mon état d'esprit antérieur et le trouble qui m'a envahi quand nous sommes tombés dedans par hasard lors d'un jeu de domination sexuelle assez innocent. Je n'avais, et je n'ai aucun fétiche, et découvrait avec étonnement que je prenais plaisir à satisfaire les demandes de ma compagne, à subir pour son plaisir et par son désir, des pratiques que je n'aimais pas ou considérais comme ridicules, humiliantes, dégradantes, inacceptables.
La progression incontrôlable et l'imagination de ma compagne m'ont entraîné dans une irrésistible spirale de ravissement béat. Je n'ai pas eu le temps de fantasmer quoi que ce soit, je subissais avec ivresse.
Ce n'est qu'à froid, en dehors de ces moments hors du temps, que les questions me submergeaient. Alors je suis allé me renseigner sur les réseaux pour comprendre pourquoi, comment, vers où, qui suis-je, dans quelle étagère tout ça, tout ça. Ma compagne ne se posait pas ces questions existentielles, j'ai donc fait ce voyage virtuel seul. J'échangeais avec elle sur mes découvertes mais ça ne l'a pas incité à me suivre. Il faut dire que ces découvertes étaient plutôt navrantes. J'ai découvert un milieu apparemment sclérosé, rempli des codes, de dogmes, de clichés et de gardiens autoproclamés du dogme, des cases, des vrais dominants sachants et où les soumis se devaient de ne pas émettre, depuis leur position inférieure, un avis différent de ces maîtres à penser (c'est ton message Lady H, qui m'a fait repenser à tout ça ;-)).
Qu'est ce que j'ai pu me prendre la tête avec ces pseudo-autorités qui réclamaient mon allégeance et ma subordination de par leur statut autoproclamé, je ne vous refais pas tout le film. J'ai testé les bdsmeurs invisibles, où j'ai échappé au bannissement grâce à une modératrice qui aimait bien ce que j'écrivais mais me recadrait quand même parce que "on ne peut pas leur parler comme ça, il y a des règles". J'ai été 2 fois banni du chateau des dames (Kali avait exigé mon retour). Puis le caravanserail jusqu'à son extinction, un bref passage sur entrelacs où un administrateur a vite pris le melon, éradiqué quelques co-fondateurs (encore Kali) et instauré une hierarchie de pensée (je n'ai pas eu le temps de voir comment ça a évolué), Fetlife mais je ne comprends par comment interagir, et bdsm.fr.
J'ai été indigné par tellement de discours dogmatiques, hautains, clichés de tant de chevaliers blancs oubliant de déposer leur cape avant d'échanger et tentant d'imposer leurs fantasmes comme norme. Cet entre-soi sclérosé a été jusqu'à me faire me demander si je ne m'égarais pas dans ce que je vivais.
Et j'ai rencontré Alienor - quelle révélation, mais oui c'est ça qui se passe dans ma tête, enfin, les mots que je cherche dans ses écrits, mon mentor ;), tu m'as éclairé, rassuré, réconcilié avec ma propre pensée, je ne loupe jamais le moindre de tes écrits - Mmekalipyge - oh putain quel délire extatique, quelle cinglée, j'adore - Edoné et Thutale - juste Whaouhh - Hydreane et Softail - Vous étiez beaux, vous l'êtes toujours ;-), quelle belle rencontre - Vlan, Hearbeat, Analogique (pas sûr de l'orthographe), Elle.a, Miel, Lupa, Ambre... Je ne vais pas tout détailler, mais toutes ces personnes, à différents moments, m'ont apporté quelque chose, leurs mots, leur écoute, leur ressenti. J'espère que la réciproque a parfois existé.
C'était cool, prenant, un peu trop peut-être, en tout cas ça m'a fait avancer et je pense pouvoir parler d'amitié virtuelle. Je me souviens de ces échanges sur le forum où on pouvait se passer de répondre à un commentaire parce qu'un autre l'avait déjà fait avec les bons mots.
En 2015, beaucoup s'étaient éloignés ou se faisaient discrets, lassés ou agacés. J'ai disparu également, ayant l'impression de salir ce que je vivais en argumentant et contre argumentant sans cesse sur les commentaires de mes propres témoignages.
Je suis revenu, invisible, juste pour lire les écrits de ces illustres anciens combattants ;-), ça me manquait. J'ai participé un peu, parfois.
Très recemment une évolution dans ma relation m'a donné envie de debriefer à nouveau. Bon il manque quelque chose, il manque cet enthousiasme collectif. Il n'y a plus d'impérieux combats à mener, ça a pas mal évolué, on lit encore pas mal de poncifs et et conneries mais c'est plus équilibré.
Voilà, tout ça, et Lady H, m'ont fait repenser à ce film et j'ai un regret. Je n'ai jamais rencontré irl aucune de ces personnes, j'en avais envie, je l'avais même promis à certaines et je m'en excuse, mais je n'ai jamais fait la démarche. D'abord je suis vraiment nullissime pour entretenir un lien, et parce que je vivais en solo ce social virtuel et en duo ma relation. Je n'ai pas réussi à faire la jonction, peur que ce soit incongru, je ne sais pas, enfin je le regrette.
En tout cas, pour ceux qui sont encore discrètement ici, merci de m'avoir lu jusqu'au bout :p, et si vous avez des nouvelles des "disparus", je suis preneur. N'hésitez pas à leur transmettre cette bouteille à la mer si vous en avez l'occasion :-)
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La jeune femme se reposait sur son lit tous les soirs et prenait souvent ses quartiers à peu près au moment où Juliette entrait dans son refuge. Elle n'apercevait pas clairement sa chambre car le point de vue était trop oblique, et de plus, elle n'allumait généralement qu'une lampe pour chasser la nuit, un spot métallique qui aboyait une lumière crue centrée sur un grand cahier. Le rituel nocturne de Charlotte qui semblait déguster cette solitude la touchait chaque nuit plus vivement et cette émotion tardive ne laissa pas de la surprendre quand, le septième jour, la jeune fille se mit à accomplir très exactement ce qu'elle aurait aimé qu'elle le fît devant elle. Elle dénoua ses cheveux, alluma un incendie de blondeur avec une brosse, alors qu'elle pensait n'être sensible qu'aux cheveux relevés, civilisés par les coiffures qui laissent la part belle au port de la tête, à la grâce incontestable d'une nuque libre. Charlotte essaya des vêtements que Juliette trouva d'une élégance rare pour augmenter son émerveillement. Elle joua ensuite avec des perruques qui, l'espace de quelques minutes, lui prêtèrent un peu de rousseur aguichante et de fureur électrique. Puis elle enfila une paire de bottes noires, se risqua dans des cuissardes ensorcelantes, virevolta. Ses choix heurtaient Juliette, tout comme ses déhanchements excessifs lorsqu'elle se mit à danser devant un miroir, dans un tumulte de gestes, vêtue que d'une culotte affriolante. Mais elle rentrait dans sa conduite tant de grâce et de liberté, et une si belle aptitude à se donner des plaisirs colorés, qu'elle demeurait fascinée par le spectacle. Voir évoluer la jeune femme à l'abri de tout regard, affranchie de l'avilissant devoir de plaire, la lui rendait irrésistible et lui restituait soudain l'humeur radieuse et frivole de Charlotte dans les débuts de leur rencontre, cette légèreté essentielle qui la nimbait à l'époque où elle n'était qu'une érangère novice en plaisirs saphiques. La distance et le manque de lumière ne lui avaient pas encore permis de distinguer les traits de la jeune fille mais tout à don délire amoureux, elle lui prêta la physionomie de son tempérament vif, le regard allumé et enjoué qui allait avec son naturel déconcertant. Tout cela la conduisait vers cette légèreté dangereuse où l'on cède à l'amour dès lors qu'il nous choisit. Plutôt que de la reluquer avec dans les yeux la flamme immonde de la voyeuse, Juliette demeurait simplement radieuse, devant cette jeune fille dont le caractère s'ajustait parfaitement avec ses désirs. Cette version inédite de Charlotte donna à Juliette peu à peu le goût d'enfourcher de nouvelles libertés, de rompre avec les raideurs du personnage qui avait fini par dévorer sa personne. Elle la désintoxiquait de tout esprit de sérieux, titillait chez elle le fatal tropisme du plaisir. Les jour suivants, Juliette ne cessa plus de s'interroger sur le contenu du cahier de Charlotte. Elle flairait que la vérité de cette femme-là, qui sans doute éclatait page après page, était de nature à la renvoyer à la sienne, car elle ne l'imaginait pas écrire des niaiseries, ni s'arrêter sur des pensées confortables pour qui goûtait à son corps. Le sens du plaisir qu'elle lui supposait ne lui avait jamais paru dérisoire, sa présence était bien celle des êtres qui vibrent sur des ambitions sexuelles extrêmes et rudes. Juliette voulait s'en persuader. Charlotte avait nécessairement le talent qu'ont les femmes d'élection de se confronter à la véritable mesure de la vie, ce talent miraculeux qui les libère des pusillanimités qui escamotent une part de soi. Et puis, un soir elle aperçut l'ombre chinoise de Charlotte s'allonger sur le lit. Elle était nue. Elle la vit respirer lentement, fermer quelques instants les yeux et plonger ses mains dans son entrecuisse. Une onde de plaisir semblait la traverser. Elle se sentait fébrile. Ses mains s'activaient de plus en plus, ses doigts caressant son clitoris, saillissant. Elle ne parvenait plus à se contrôler et brusquement laissa échapper un râle sauvage. Elle se convulsa et fut submergée par les images de l'abandon à son plaisir. Agissant comme un miroir plein de dérision, les lames de verre avaient renvoyé à Juliette la vie secrète de Charlotte. Infidèle en songe, elle avait rêvé à son insu de celle-là même qui écrivait soir après soir, ses fantasmes de geisha lascive.
Il était difficile de croire que cette créature gracile qui savait se montrer si prude cachait un corps de démon. Juliette regardait Charlotte qui, une fois, aperçue et trahie, eut le sentiment fautif d'être une poupée aux prises d'une voyeuse vicieuse. À sa propre surprise, ce ne fut pas une sensation désagréable. Décidée à satisfaire la curiosité de Juliette, Charlotte examina les habits rangés dans l'armoire. Au hasard, elle prit une culotte, une paire de bas et des porte-jarretelles assortis. Elle savait depuis longtemps que se déshabiller avec élégance et sensualité était un art. Devant tant d'ardeur érotique, Juliette se décida à la rejoindre. Charlotte était grande, mince, avec des hanches étroites. Ses seins avaient une forme harmonieuse. Ses brefs attouchements tenaient plus de la caresse que d'autre chose. Pourtant, Charlotte sentait une chaleur voluptueuse remonter le long de ses jambes et atteindre son ventre. Juliette exigea d'elle qu'elle se masturba. Alors, elle effleura ses mamelons et ses mains furent attirées par son ventre presque glabre. Elle ne résista pas, frôlant son étroit fourreau au passage. Du bout des doigts, elle lissa sa fine toison dorée avant de s'arrêter sur les lèvres de son sexe déjà humide. Charlotte se besogna fougueusement, émoustillée par les préludes de ses cachotteries solitaires de la veille. Brusquement, elle décolla ses fesses du lit. Elle cria, son corps tendu en arc de cercle reposant sur la nuque et les talons. Puis, elle se laissa tomber sur le lit comme une poupée de chiffon. Elle avait un air fou et caressant, prêt à tout pour plaire, elle rayonnait avec une façon de s'abandonner en se mettant hors d'atteinte qui chavirait. Elle pensait à Juliette. Elle n'oublierait jamais leur première rencontre, la mémoire de leur amour à naître, brûlante, glacée, courbées par le désir, comme une bataille d'enfants avec la même innocence et les mêmes rêves. Les yeux fermés, à sa fenêtre, sans pensée, toute envahie de son absence, elle ne peut interdire sa main de glisser le long de son corps et de se caresser. Les amours l'avaient laissé indemne jusqu'à Juliette. Elle adore voir la joie de vivre dans ses yeux malicieux, avec la parfaite connaissance de ses doigts soyeux du corps féminin, jamais lasse d'étreintes fiévreuses, toujours à l'assaut. Pour Charlotte, les hommes sont le mensonge, avec leurs mains fausses, leur appétit, la politique dont ils parlent. Ils font souvent impression jusqu'au jour où leur faiblesse éclate. Pour la plupart, ils sont peureux et paresseux, et la faiblesse engendre la vulgarité. Juliette était la femme de sa vie. Avec le temps, les corps s'apprivoisent et les caractères se sculptent. Elle avait accepté de se soumettre à elle dans une totale abnégation. La flagellation et les humiliations sexuelles, ça faisait partie de la poésie de Charlotte. Entre douleur et langueur, supplices et délices, telle de la glace sur du granit, le désir était devenu avec le temps, une terre ardente où s'épanouissait son corps. Quand Juliette évoquait l'anatomie altière de Charlotte, sa grâce brune et allongée, femme-enfant, fragile et éternellement adolescente, ses seins parfaits, ses longues jambes toujours brunies par le soleil, elle avait peur pour elle, du soleil, des coups de cravache trop violents qui semblaient devoir la brûler. Elle l'aurait voulue, idéalement dans la pénombre d'un boudoir, dans un décor vaporeux qu'elle aurait éclairé de la lueur de ses longs cheveux noir de jais croulant en cascade sur ses épaules nues. Fragile et forte, forte mais attendrissante de faiblesse pensait Juliette en regardant la nuit monter dans le ciel immense. Ces menus débordements étaient des débauches fort modestes. Il n'y avait peut-être au fond pas de quoi fouetter un chat. La morale, toute seule, la légèreté toute seule ne sont jamais graves. Ce qu'il y a de terrible, c'est ce mélange de rigueur et de faiblesse dont on donne souvent un déplorable exemple. Elle était trop dure pour ce qu'elle avait de faible, trop faible pour ce qu'elle avait de dur. Cela suffisait pour commencer à se faire aimer.
La jeune femme ne fut cependant pas la seule à découvrir quelque chose. Avec l'aide de son amante, elle apprit à se montrer plus naturelle et à vivre du présent. La difficulté, c'est qu'elle ne parvint jamais réellement à lui témoigner tout ce qu'elle éprouvait pour elle, et qu'elle était trop réservée et craintive pour lui avouer qu'elle était tombée amoureuse d'elle. Elles goûtaient cette complicité qui est celle des petits matins, des fatigues extrêmes, des situations périlleuses, ce tressaillement de n'être que deux contre tous, contre l'habitude immémoriable qui découpe la vie en une tranche diurne et une tranche nocturne. Que ferait-elle sans elle ? Elle serait totalement perdue, désemparée. Charlotte s'ouvrit et se cambra au contact de son doigt qui remontait et qui se mit à masser doucement son bouton de chair turgescent qui gîtait dans l'ombre de son pubis. Ineffable lui fut la caresse de son index à l'orée de sa voie la plus étroite, provoquant en elle une sensation de plaisir telle que jusqu'au fond de son ventre et de ses reins, elle fut traversée d'une tension exquise, presque insoutenable. Elle s'abandonna à cette jouissance, à cette extase irradiante. C'était comme si son être entier, tout son corps, tous ses nerfs, tout son sang bouillonnant affluaient dans son hédonisme solitaire. Elle eut un éblouissement d'impudicité. Elle cria sa lasciveté, avec des saccades et des soubresauts. Elle demeura debout, les cuisses écartées, les bras mous immobiles le long du corps. Elle avait encore en elle des ondes d'orgasme qui se répandaient dans une fréquence de plus en plus lente, comme les vagues qui meurent sur le sable quand la mer est calme sous un ciel étale. Une femme experte n'aurait pas été plus habile à lui donner autant de plaisir, sauf Juliette. Mais elle était heureuse de dormir seule dans le grand lit, avec le calme de la campagne tout autour. Elle allait tirer les rideaux, laisser entrer la lumière du soir recouvrir ses rêves et la lune éclairer les arbres. C'est quand on les condamne à mort que les victimes parfois sont le plus folles de bonheur. Car entre les rapports entre les êtres ne sont, tout le monde le sait, que des malentendus. C'est ainsi que naissent souvent les amours malheureuses, les illusions du cœur. Parce qu'ils rompent avec le quotidien d'où naît si vite l'habitude qui est ennemie de la passion. L'amour ne se fait que trop souvent qu'après le coucher du soleil. Tant que le soleil brille, les petites sottes peuvent faire tout ce qu'elles veulent. À partir de minuit, le danger rôde toujours, même dans les contes de fée.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Pour les lecteurs souhaitant prendre le train en marche (même si le plaisir est plus dans le voyage que la destination), rappels de la partie 1 :
Le professeur Milton et son équipe ont mis au point le tout premier prototype de plateforme antigravité, permettant à des humains de flotter en complète apesanteur. Une journaliste, Laura, est repérée par Milton lors de sa dernière conférence de presse. En dehors de ses recherches, Milton a d’autres passions, plus « vulgaires » … Il se met en tête d’attirer la belle Laura dans son labo, avec la complicité de Paul, son bras droit, car il sait qu’elle ne résistera pas à la promesse d’une exclusivité : tester l’antigravité par elle-même.
Cela implique toutefois de se soumettre à un protocole assez particulier, car le prototype n’accepte aucune matière synthétique, sauf dans les cavités naturelles du corps. Laura devra être nue et s’équiper d’une « unité de surveillance biologique » : une sorte d’œuf recouvert de gel de silicone et bourré de technologie, qu’elle s’est résolue à porter en elle.
Par paliers successifs, Laura accepte avec un plaisir trouble des contraintes de plus en plus perverses, jusqu’à s’assoir, nue, sur un mécanisme barbare …
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Laura est totalement prisonnière de l’unité d’insertion. L’appareillage étrange est resté inerte plusieurs minutes après s’être ajusté tout contre son intimité, comme dans l’attente de quelque chose. Une anxiété teintée de honte monte en elle… cependant, elle n’ose pas appeler Paul pour lui demander d’intervenir, ne voulant surtout pas qu’il la voie livrée ainsi, à la merci d’elle ne sait quels sévices. Ni même qu’il la délivre. Si le besoin s’en fait sentir, il sera toujours temps de réclamer son intervention. En mettant un mouchoir sur son amour-propre.
Les minutes passent, l’attente commence à être longue. La situation de Laura, pour le moins inconfortable, s’éternise, et le doute s’installe… Comment pourrait-elle trouver confortable d’être ligotée sur un instrument de torture automatisé, qui risque d’être aussi doux avec son anatomie intime qu’un marteau-piqueur sur un trottoir ? Et pourtant, si Laura est dans cette situation précise, c’est par sa propre volonté…
Mais qu’est-ce qui m’a pris de céder à ce fantasme pervers ?
Tout ça doit sûrement s’expliquer par l’étrangeté de cette expérience : ce labo démentiel dédié à l’Antigravité, son envie de tester le prototype au mépris de tous les risques, sans compter le vin, dont elle a un peu abusé au restaurant.
Laura ne peut cependant pas ignorer la réalité de ce qu’elle ressent : le comportement qu’elle a adopté, inhabituel et « dépravé », provoque en elle une excitation folle. Il est symptomatique d’un pan entier de sa sexualité, soigneusement refoulé. Malgré son parfait self-contrôle, atteint au prix d’une négation forcenée de ce qui chez elle pourrait être hors norme depuis l’adolescence, des désirs sulfureux sortent toujours de la boîte de Pandore sans y être invités…
Cette attente forcée stimule en elle un autre aiguillon, celui de la peur. L’appréhension concernant le traitement qui va lui être réservé finit par prendre toute la place dans ses pensées, remplaçant les doutes perturbants sur la « normalité » de ses envies. Elle essaie de se rassurer sur son sort en repensant aux paroles de Paul :
Le processus est automatisé et peu douloureux… si on ne lui résiste pas.
Être livrée aux sévices imposés par cette machine, au pire ça peut être déplaisant, mais tout de même pas réellement dangereux ? À moins qu’elle n’ait été conçue par un dingue ?
Le contact avec le siège articulé n’est pas désagréable, bien que ce truc peu engageant soit enduit d’une matière gélatineuse un brin répugnante. Laura a eu le temps de s’habituer à la sensation : la chaleur de son corps s’est transmise au revêtement et elle ne sent plus trop les bosses formées par les protubérances de la selle, appliquées directement au contact de son sexe et de son anus.
Laura est loin de se douter que le revêtement translucide et malléable sur lequel repose sa croupe musclée incorpore en son sein plusieurs milliers de capteurs de position. Capteurs qui renseignent en temps réel un système de réalité virtuelle très puissant. Et elle se doute encore moins qu’à quelques kilomètres de là une représentation 3D ultraréaliste de son intimité s’étale sur les lentilles haute définition d’un casque de visio, porté par un vieux pervers qui la mate sans vergogne. Milton ne perd pas une miette du moindre tressaillement de la belle journaliste, grâce à ce joujou hors de prix pour voyeurs sans scrupules.
Il observe Laura depuis son arrivée dans le bloc médicalisé, et ce qu’il a vu de son comportement lui a permis de constater à quel point la journaliste est esclave de ses envies de soumission. Quand on a ce genre de fantasmes et que l’on est en situation, l’attente génère la peur, une peur qui elle-même devient un excellent stimulant du désir sexuel. Au bout de quelques longues minutes il estime que cela a assez duré : elle doit être à point à présent ! Il lui a laissé suffisamment de temps pour changer d’avis, et elle ne l’a pas fait. Il active donc à distance le départ du processus d’insertion.
Sous ses fesses, Laura sent un contact nouveau, frais et visqueux : un gel lubrifiant s’écoule des protubérances de la selle et enduit copieusement son entrejambe. Ça y est, ça commence ! Le moment à la fois redouté et fantasmé arrive enfin. Elle se détend un peu, le lubrifiant devrait faciliter la tâche de l’engin et accroître son plaisir à se laisser manipuler. De toute façon, elle n’est pas de celles qui renoncent facilement une fois la décision prise… Et puis, il est un peu tard pour changer d’avis !
La selle s’ébranle soudain. De profondes vibrations s’élèvent au travers du siège et se communiquent à son corps. Elle a l’impression d’être assise sur un vibromasseur géant, écrasé contre son intimité moite pour en stimuler les zones érogènes dans leurs moindres recoins. En très peu de temps, son clitoris est à nouveau gonflé de désir. Sa chatte déjà trempée et luisante de gel, tout comme son anus, sont sans défense face aux impulsions implacables du siège, qui la traversent jusqu’aux reins.
Si ça ne s’arrête pas rapidement, je vais jouir sans pouvoir résister !
Laura imagine Paul, dehors, assistant à un concert de cris et de hurlements évocateurs, qu’elle sait irrépressibles lors de ses plus forts orgasmes. Quelle idée terrible ! La simple évocation de cette humiliation, associée à la vibration masturbatoire qui se poursuit sans répit sur sa chatte, provoque en elle un torrent de sensations où la honte et le plaisir se mêlent, chacun alimentant l’autre dans un cycle infernal. Laura en est réduite à essayer d’étouffer comme elle peut les gémissements qui s’échappent bien malgré elle de sa gorge haletante.
Elle tressaille car voilà que Paul se manifeste justement. Il lui adresse la parole à travers la mince cloison pour savoir si tout va bien… Tu parles que ça va bien ; on peut même dire que ça baigne ! Évasive, elle lui assure fébrilement que son intervention est vraiment inutile. Plutôt mourir que de le laisser entrer maintenant !
Soudain, les protubérances de la selle exercent conjointement une pression sur son anus et sa vulve, un peu comme si on appuyait du bout du doigt contre ses orifices sans défense. La sensation qu’une main est réellement en train de caresser son intimité est si réaliste qu’elle se met à douter : Je suis en train de rêver tout éveillée ou quoi ?! Une machine est-elle capable d’un tel toucher ? Pour l’instant, c’est plutôt stimulant : ces effleurements, qui s’ajoutent aux vibrations du siège, exercent un lent massage sur ses zones sensibles, toutes palpitantes d’excitation contenue.
Milton commence tranquillement à entreprendre la jeune femme via l’unité d’insertion, véritable extension préhensible de son gant de réalité virtuelle. Des capteurs de pression lui retransmettent l’illusion parfaite du toucher, tandis qu’il caresse la représentation synthétique hallucinante de réalisme qui flotte devant son regard. Il pousse ensuite un doigt ganté vers le haut, ce qui fait jaillir un appendice évasé de la protubérance plaquée sur l’anus entrouvert et glissant de Laura. Le godemiché téléguidé s’immisce en elle dans un lent mouvement de rotation. Durant l’intromission de son index, Milton ressent la pression croissante de l’anneau resserré qu’il investit à distance : il adore cette tension élastique si excitante, fidèlement recréée par le gant.
Laura se sent profondément possédée par la machine, l’appendice conique s’est enfoncé plutôt loin dans son fondement, dont il a peu à peu dilaté les chairs. Le gel lubrifiant est efficace car l’intromission, bien qu’un peu douloureuse au départ, reste tout à fait supportable. Grâce à l’action conjuguée des vibrations de la selle et de l’excitation liée à ses fantasmes débridés, elle découvre que cette pénétration anale incongrue est loin d’être aussi déplaisante qu’elle n’aurait pu le craindre !
Quelque chose d’inattendu se produit alors, lui faisant pousser un cri de surprise : « ça » commence à aller et venir en elle ! Le godemiché actionné par la selle coulisse doucement au début, puis de plus en plus vite, comme si un amant mécanique avait entrepris de la baiser. Cette saloperie est déréglée, je suis en train de me faire sodomiser par une machine devenue folle ! Malgré cette constatation un peu angoissante et la tension exercée sur son canal étroit, Laura ne peut s’empêcher de tirer un plaisir nouveau et très troublant de ces puissants va-et-vient dans son séant offert.
Une excroissance de la selle libère un autre appendice, lui aussi de bonne taille. Elle le sent émerger contre sa chatte poisseuse, comme un second membre qui s’apprêterait à la baiser à son tour.
Bordel… ça va me déchirer !
Le nouvel appendice envahit pourtant sans mal sa chatte trempée, d’une profonde poussée mécanique qui lui arrache un cri de volupté. Laura est à présent écartelée par deux mandrins à la fois, qui la pilonnent sans ménagement. Cette situation est délirante : c’est comme si cette machine impitoyable avait délibérément décidé de la défoncer, pistonnant ses orifices à un rythme soutenu.
Une pensée la traverse soudain, si perverse qu’elle en tremble :
Et si cette machine, apparemment déréglée, était en fait sous le contrôle de quelqu’un ?
Elle en est presque sûre, ce qu’elle subit ne peut être le seul fait du hasard… Elle ne sait pas qui tire les ficelles, et pour l’instant elle s’en fout, car les sensations extrêmes liées à cette double pénétration lui apportent une impression de plénitude encore jamais éprouvée. Ses angoisses apaisées à l’idée que la situation est sûrement sous le contrôle de quelqu’un, elle se lâche alors complètement. Même si elle n’était pas immobilisée par les sangles, Laura n’aurait plus aucune envie de se soustraire à l’action de la selle… ou de celui qui la commande !
Milton agite fébrilement ses doigts dans l’intimité écartelée de l’avatar en images de synthèse reproduisant si fidèlement l’entrejambe de Laura. Et de son côté la journaliste reçoit en réaction les coups de boutoir des deux appendices, qui viennent s’enfouir en elle de façon frénétique. Un concert de gémissements affolés retentit dans les écouteurs du vieux savant, tandis que sur le périmètre de son casque de visio une fenêtre en incrustation lui montre le visage extatique de Laura, tendu par la montée du plaisir, les yeux clos et la bouche grande ouverte.
Elle doit certainement avoir compris que quelqu’un contrôle les tourments qu’elle subit, et cette idée a l’air de l’exciter encore plus.
Quelle salope, plus on la prend, plus elle en redemande ! Attends, tu vas voir… j’ai une surprise pour toi.
Il active une nouvelle fonction de l’unité d’insertion…. et Laura sent la selle appliquer sur sa zone clitoridienne ultrasensible une petite pompe à vide, qui aspire ses chairs dans une succion débridée. Les sensations liées à cette nouvelle stimulation sont incroyables : elle est en plein délire, son clito et le haut de sa vulve sont étirés à l’extrême dans ce tube transparent qui la tète fortement, au point de la faire crier.
Son plaisir est tout près d’exploser, un orgasme incontrôlable monte en elle. Elle ne lutte plus, abandonnant dans une quasi-inconscience orgasmique le contrôle de son corps à cette machine en furie et à celui qui la dirige, hurlant son plaisir sans plus de pudeur. Tant pis si on l’entend, les sensations énormes qui la submergent prennent le pas sur tout le reste !
L’orgasme géant déferle sur elle, tandis que l’unité d’insertion dépose tranquillement dans son rectum parcouru de spasmes l’œuf nacré de la sphère biomédicale. La machine, qui a accompli sa mission à la perfection, relâche les sangles de maintien. Laura, droguée de plaisir, se laisse dériver doucement dans un délire sexuel éveillé…
Quel pied ! Merci à vous, qui que vous soyez !
(à suivre...)
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Bonjour à vous qui lirez cet "article"....
Mais je me devais de l'écrire" !
Ici et là, je lis souvent dans le statut marital "marié-e"....
Entendons nous bien! cet "article" n'est nullement un jugement de valeurs !
Mais au contraire, l'ayant vécu une mise en garde....
Car, oui, je l'avoue, tel a été aussi mon cas !
Je comprends donc parfaitement qu'un fantasme, devient pregnant au point où l'on veuille sauter le pas, car c'est une chose à laquelle on pense jour et nuit...
Mais sauter le pas, en étant marié, peut avoir des conséquences.....
Je ne vais là, plus me concentrer sur les "soumises", bien que le coté "dominant" est tout autant valable
Mais... avez vous seulement pensé, qu'une fessée, une simple fessée peut laisser des traces???
Oui ! bien entendu, vous allez me dire que votre compagnon, ne vous regarde plus, ne vous touche plus...
Mais dans le cas contraire?
Un doute? et le doute devient réalité....
Et que devient alors votre couple????
La question est alors: Êtes vous prête vraiment pêtes à assumer une demande de divorce pour cause de "déviance" sexuelle et assumer le regard de vôtre famille sur un style de vie que vous désirez cependant???
Mais entre vouloir et assumer il y a une grande différence! !
Encore une fois, ce n'est AUCUNEMENT un jugement de valeur..
Pour ma part, je considère que tout acte fait doit être assumé, que ce soit pour un Dominant, pour une soumise, mais surtout avant tout pour TOUT être humain...
La question est donc, purement et simplement:
"Êtes-vous VRAIMENT prête à assumer toutes les conséquences de votre recherche?"
Parfois, les fantasmes ont meilleurs temps à rester pour ce qu'ils sont: des petits scenarii nous aidant à grimper au rideau.
Mais s'il devient trop urgent, êtes vous prêtes à assumer le regard de votre famille sur ce genre de relation?
Car, en demandant le divorce, vous devez bien penser qu'il ne manquera pas de dire le pourquoi... et si vous avez des enfants, êtes vous prêtes à lui en laisser la garde, car, là aussi, il ne manquera pas d'en demander la garde pour la protection des enfants.... voir même vos propres parents....
Si oui, si vôtre choix est clairement assûmé, que vous êtes sûr de vous, que les chôses qui doivent se faire se fassent alors !....
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