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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Lorsque l’on a une nature foncièrement soumise, cela n’exclut pas d’avoir d’autres compétences et de les exploiter…
Certaines représentantes de la noble condition de soumise ignorent en effet qu’elles disposent parfois de réelles prédispositions pouvant s’avérer fort utiles pour parfaire leur fonction d’obligée docile et dévouée auprès de leur guide et Maître et bien au-delà encore !
Ainsi, en acceptant de sortir de leur zone de confort, et sans pour autant avoir pour ambition de devenir Switch, elles peuvent développer leurs capacités à devenir l’assistante plus ou moins active/passive et autonome au service de celui qui régis et gouverne leur cheminement personnel dans l’exercice de leur soumission.
Une compétence appréciable, ouvrant à de nouvelles perspectives, lorsqu’il s’agit de sonder les profondeurs de l’intime, d’expérimenter de nouvelles pratiques s’appuyant sur l’élargissement du cercle social et l’ouverture aux relations interpersonnelles d’un duo D/s.
En termes de scénarisation, cette assistance peut revêtir divers apparats et autant de postures plus ou moins nuancées et affirmées !
Certains d’entre vous seront surpris de découvrir ici ma dévouée swann, dans une attitude évocatrice très assumée ! Mais il lui est bien plus facile d’endosser le rôle de l’assistante domestique, administrative, médicale ou technique, restant en retrait, à l’écoute, discrète et néanmoins réactive aux directives et autres injonctions de son guide et Maître…
Encore une fois, il ne s’agit pas de transformer une soumise en Domina, ou de la convaincre de franchir le pas du statut de Switch…mais de déceler et d’exploiter les éventuelles prédispositions à devenir « une bonne assistante contextuelle », par extension de sa fonction de soumise, en lien avec sa personnalité, ses singularités, dans le cadre d’objectifs qui feront sens pour elle, pour son accomplissement et sa/ses relations interpersonnelles…
Par ailleurs, dans le cas où cette soumise « apprentie assistante » exprime sa condition en marge de sa relation vanille (comme c’est le cas pour ma vénérable et dévouée Txoria swann) et que le compagnon de celle-ci soit ignorant, informé mais fermé, ou incompétent à souscrire aux aspirations de sa chère et tendre, et qu’en outre, ce dernier montre à contrario des signes, voire plus franchement, des appétences pour « jouer les maris passifs et soumis » dans leur intimité, alors cette compétence acquise peut être investie au service de la dynamique du couple vanille en question et devenir le levier d’un équilibre relationnel.
Par extension, ce contexte sera alors à considérer soit comme une opportunité, offrant d’être totalement ou partiellement intégrée et rattachée au duo D/s établi, laissant la possibilité au Dominant d’élargir le périmètre de sa gouvernance jusqu’au domaine de la vie vanille de sa protégée en termes de conseils et/ou de directives appliquées, (ce qui nécessitera alors d’en déterminer les objectifs, les contours et leurs limites)…offrant aussi à la dite soumise, d’accroitre son sentiment d’appartenance et le phénomène unique de fierté qui lui est généralement associé…
Soit, au contraire, il peut être convenu que la sphère vanille de la soumise soit expressément déconnectée du champ d’investigation et de compétence du Dominant, laissant la soumise seule juge, actrice et témoin de l’usage qu’elle fait ou non de cette compétence au sein de sa vie vanille.
Mais…Les connaisseurs de MARVEL et DC Comics savent que lorsque l’on dispose d’un pouvoir légitime et bien acquis, il devient irresponsable de le refuser et de ne pas en faire bon usage…Sourire !
MyWay
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Mon premier dominant a rapidement prononcé une phrase au début de nos échanges qui ne m'a jamais quittée. Et qui constitue le socle de la réflexion que j'ai envie de vous proposer aujourd'hui. De cette fenêtre que j'ai envie de vous inviter à observer sur votre rapport à la domination et/ou la soumission. Qu'il s'agisse aujourd'hui pour vous d'une meurtrière, d'une lucarne, d'une fenêtre standardisée, d'une baie vitrée ou de l’hôtel des courants d'airs.
Cette phrase c'est : "La soumission se vit en conscience".
Et j'ai envie de vous proposer de faire le parallèle avec la domination : "La domination se fait en conscience".
Cette phrase a résonné en moi, un peu la à manière des 4 Accords Toltèques de Miguel Ruiz. Pas au sens d'un accord en tant que tel, quoi que... Mais plutôt dans le sens où, comme ce livre, selon que notre expérience de vie évolue, lorsqu'on relit cet ouvrage (ou cette phrase), notre niveau de compréhension s'approfondit et s'élargit un peu plus à chaque fois. Aussi, j'ai eu l'occasion de décliner ma compréhension de cette phrase issue d'un début d'éducation à plusieurs reprises, à différents niveaux, en les expérimentant ou en les observants au cours de discussions.
Le premier niveau de conscience que j'ai à la fois expérimenté et observé est un niveau plutôt instinctif, primal, et assez réducteur car basé uniquement sur l'hédonisme. Bien qu'en soit, savoir que l'on aime ou pas se soumettre ou dominer, c'est déjà un premier pas important et difficile pour certains. Et cela est sans jugement, chacun met le temps qui lui est propre et juste à poser ses compréhensions sur lui même, compréhensions qui évoluent avec le temps. Cela pourrait s'exprimer par exemple ainsi :
"J'aime dominer/me soumettre mais je ne sais pas pourquoi. J'apprécie les sensations physiques et cérébrales que ça me procure, mais je n'identifie pas clairement les stimuli en cause, ni pourquoi."
Nous sommes dans la dimension du corps, peut-être commençons nous à entrer dans celle du mentale. A ce stade, nos désirs sont encore assez inconscients. Les limites peuvent être assez floues et difficiles à définir, ce qui peut impliquer une éventuelle mise en danger involontaire de soi ou son partenaire à différents niveaux.
J'observe ensuite un second niveau de conscience, là encore basé sur l'hédonisme, mais qui permet de valider ou d'écarter les pratiques qui nous attirent ou non, et une première approche des limites qui s'y réfèrent. L'esprit critique s'allume, notre système de valeur commence à venir s'intégrer dans notre rapport à la domination/soumission et dans le choix de nos partenaires. La pratique et les expérimentations permettent d'ajuster les lignes et les contours de ce qui nous plait ou non, ainsi que de ce que l'on est prêt à accepter ou non. Cela pourrait s'exprimer par exemple ainsi :
"J'aime donner/recevoir la fessée, attacher/être attaché, etc."
On est plus uniquement dans le corps, la dimension mentale s'intègre, et l'on peut même commencer à conscientiser un "pourquoi de surface" de ce qui nous plait ou non dans telle ou telle pratique.
Par exemple : "J'aime être promené en laisse en extérieur car cela renforce mon sentiment d'humiliation/d'appartenance, etc."
Il est intéressant de noter à ce stade que tout le monde ne met pas le même ressenti derrière une pratique commune. Là ou certains se sentent humiliés, d'autres peuvent ressentir une forme de fierté, voire de l'indifférence.
Ce qui nous emmène au prochain stade de prise de conscience que j'ai pu observer. Celui où l'émotionnel commence à entrer en ligne de compte. Je ne parle pas ici de l'émotionnel au sens "du lien" entre partie dominante et soumise, même si cela en fait partie ; mais plutôt de l'émotionnel au sens strict des émotions ressenties. Ici la personne mesure l'impacte de sa psyché dans l'expérience qu'elle vit et partage avec son partenaire. A ce niveau, il est possible d'établir des "liens logiques" entre les émotions ressenties et des souvenirs d'expériences passées. Ou de faire le lien avec des besoins que la pratique vient combler ou équilibrer en nous. Par exemple :
"J'aime dominer car j'aime la sensation de contrôle que cela me procure, et que je ne peux peut-être pas exprimer dans certains autres domaines de ma vie."
"La soumission m'apporte un moment de décompression, une soupape, un lâcher prise, dans mon quotidien ou je dois sans cesse prendre des décisions".
On commence à toucher aux motivations plus profondes que l'on porte en nous. Il y a une forme plus ou moins poussée de lucidité sur ce que la pratique nous apporte, en quoi elle peut venir équilibrer un autre domaine de notre vie, ou sur ce que l'on y recherche. Je discute régulièrement avec des personnes qui me disent que le bdsm, la domination, la soumission, ne sont qu'un aspect récréatif de leur vie. J'avoue avoir un peu de mal à le concevoir strictement, car pour moi, nous avons toujours d'excellentes raisons de choisir telle ou telle activité/loisir/compensation. Simplement nous n'avons pas toujours conscience de ces raisons car nous nous portons un jugement négatif (consciemment ou non) qui n'a pas lieu d'être. Mais ça, ce n'est que mon opinion très personnelle, subjective, et fort heureusement discutable ;)
C'est aussi à ce niveau qu'une relation profonde peut commencer à s'établir entre les deux partenaires, et qui sera fonction de la vision que ces partenaire en ont, de la direction et du contenu affectif qu'ils choisissent d'y impliquer.
Enfin un autre niveau de lecture, peut-être plus "spirituel", porte à la conscience le sens de ce que nous expérimentons à travers l'exploration du bdsm, de la domination et de la soumission. Qu'il s'agisse de revisiter nos archétypes blessés pour mettre en lumière les parties de nous qui ont besoin d'être apaisées (effet "thérapeutique" de la pratique, permettant une reprise de confiance en soi par exemple que certaines personnes relatent), de se connecter/libérer les mémoires du collectif qui s'y rattachent, ou encore de prendre conscience de schémas répétitifs de notre existence un peu à la manière d'une pièce de théâtre dans le grand jeu de l'incarnation. Ces dernières propositions parleront à certains, sembleront perchées pour d'autre, c'est bien normal, nous parlons ici de nos systèmes de croyance.
Ceci étant, selon le caractère et l'expérience de vie de chacun, je remarque que ces différents niveaux de conscience peuvent s'acquérir ou se croiser dans un autre ordre, s'imbriquer les uns dans les autres, voire se contre-dire.
Dans la description de ces différents niveaux de conscience, j'ai fait le choix de ne pas parler de la dualité qui peut-être ressentie vis à vis des pratiques bdsm. Qu'elle se matérialise sous la forme d'une culpabilité plus ou moins appuyée, témoin bruyant ou silencieux des conflits intérieurs que nous portons ; ou qu'elle ne se matérialise pas du tout, car on se sent dans son alignement. Ce point est propre à chacun, encore plus propice à la fluctuation que les prises de conscience évoquées précédemment et fait l'objet de nombreux écrits déjà en ces murs ;)
Voilà là réflexion que je souhaitais ouvrir ici. Merci à tous d'être ce que vous êtes
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Depuis qu'il a rencontré Elvire, Paul plane dans le bonheur. Au début il a dit: ok une fois pour essayer. Elvire l'a monté comme elle sait faire, en fière amazone. Sa chatte est si tonique, si jouissive que Paul n'a pas pu se retenir. Il a pris des baffes. heureusement il a une grosse et belle bite, toujours prête à se mettre au garde à vous. Elvire l'a baisé plusieurs fois de suite, sans ménagement , en s'empalant sur lui. Elle a pris le contrôle très rapidement. Elle sait aspirer son sexe, faire monter la sève et comme Paul n'arrive pas à se maitriser, elle se retire à temps, presse le gland à lui faire mal, ce qui coupe l'éjaculation, lui file des baffes et reprend sa chevauchée endiablée sur sa bite gonflée de désir. Il est dans la position de la femme, en dessous, jambes levées, écartées. Il subit le rapport et cela lui procure un plaisir extrême, d'être ainsi dominé. Ce n'est qu'une fois bien rassasiée d'orgasmes qu'Elvire le laisse se répandre en elle. Une femme qui sait y faire pour rendre les hommes fous amoureux de sa chatte bien musclée et si jouissive.
Paul a du accepter les conditions d'Elvire pour faire partie de son harem de males montés comme des ânes et très endurants. Il a du signer un contrat de gardiennage de sa bite, moyennant contribution et mise sous cage. En échange Elvire le purge plusieurs fois par semaine. C'est elle qui décide quand et toujours chez elle. De toute façon c'est elle qui a les clés de leurs cages en acier avec deux anneaux solides en piercing pour bien les fixer. S'ils veulent jouir, ils doivent obéir et rester disponibles chaque fois qu'Elvire a envie, c'est à dire très souvent. C'est une vraie nymphomane qui adore les belles grosses bites bien dures et qui sait bien se faire jouir en s'empalant dessus. Elle ne pratique que la position de l'amazone. Elle aime sentir les gros glands frotter son point G de quoi la tétaniser dans des orgasmes à répétition.
Elvire a suffisamment de mâles dans son harem avec leurs bites en gardiennage pour ne pas avoir besoin de travailler. Comme ces connes de féministe ont interdit aux femmes de travailler avec leur chatte, elle s'est déclarée comme "services à la personne". Des femmes travaillent avec leurs mains dans des usines, d'autres femmes, les avocates par exemple, travaillent avec leurs bouches d'en haut, alors pourquoi ne pas pouvoir travailler avec la bouche d'en bas? Ainsi pense Elvire et elle ne réclame pas l'égalité avec les hommes. Non eux sont en dessous et ils sont dressés pour obéir. Pour Elvire la supériorité de son vagin bien musclé ne fait aucun doute. Ses mâles ont obligation de faire du sport, de manger sainement, si possible bio, pour avoir du bon sperme de qualité. Elle veut des grands crus de la meilleure semence male possible. C'est bon pour sa santé et son teint. Paul est directeur dans une banque. Avec sa cage il ne peut plus draguer. Il est en paix avec cela et comme Elvire le convoque plusieurs fois par semaine, il a juste le repos nécessaire pour recharger sa prostate jusqu'à la purge suivante. Il est comme un puceron bien dressé par une fourmi qui vient pomper son nectar et s'en délecter.
Elvire dort seule. Les males elle les déguste en journée. Elle aime le bon et doux sommeil. Tout le monde y trouve son compte. La nymphomane n'a plus à courir après des bites, elles sont bien dressées, sous cages et à disposition. Aucun male ne refuse jamais une purge, c'est dans le contrat d'entretien de sa bite. Il est prévenu à l'avance pour s'organiser. Les hommes qui ont eu la sagesse de mettre leur bite en gardiennage chez une experte sont en paix et très heureux. Ils sont comblés sexuellement, ils ne perdent plus un temps fou à palabrer et s'occuper de femmes casses couilles. Elvire les laisse libres pour bien bosser ou faire ce qu'ils veulent. Ils doivent juste avoir du sperme en abondance et un sexe bien dur, un sexe qui ne fait pas défaut, chaque fois qu'Elvire veut les saillir. C'est bien elle qui les baise et pas l'inverse mais cela leur convient. Paul est comblé, il vient d'être promu directeur général, ....une bite bien dressée par une experte cela donne des avantages. Rires.
La morale de cette histoire c'est que si les hommes veulent être heureux en amour, il doivent confier la saine gestion de leurs bites à leurs femmes.
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(Je ne suis pas l'auteur des mots...Ce dialogue est tiré d'un livre dont j'ai perdu le titre...Mais il m'a refait penser à certains échanges que j'ai pu avoir...Et rejoint totalement ma pensée en ce Monde de Sens...Merci à Vous, ma très chère de ce partage...)
....
— La plupart des gens pensent que les pratiques de domination et de soumission sont uniquement le fait d’infliger à l’autre de la souffrance physique ou des humiliations pour dépasser les limites de sa propre personnalité. Avec le temps et l'expérience, je me suis rendu compte qu'il existait quelque chose de beaucoup plus profond et puissant.
— De quoi parles-tu ?
J'eus l'impression qu'elle s’approcha plus près de moi. Sa voix semblait me murmurer au creux de l'oreille.
Elle n'existe pas, et pourtant je la sens si proche. Quelle sensation étrange.
Je repris mon explication après un court instant de silence.
— Comment sais-tu que tu fais confiance à quelqu'un ?
— Dis-moi...
— En plaçant entre ses mains la chose la plus importante que tu possèdes.
— Ma vie ?
— Non n’exagérons pas, je dirais plutôt ton libre arbitre.
— Ma liberté ?
— Pas exactement. Le libre arbitre, c'est notre capacité à faire des choix. C'est la seule chose qui te permet sur terre de te définir comme individu unique.
— Et si je ne choisis rien.
— C'est déjà un choix. Chaque action que tu effectues est issue d’un choix, c’est la première chose d’ailleurs qu'on te prend lorsqu'on te met en prison. Tu ne décides plus de rien.
— Quel rapport avec nos jeux ? Je ne te suis plus du tout.
— J'y arrive... Tu vas connaître l'abandon total.
— Comment ça ?
— Un état dans lequel tu n'auras plus à faire aucun choix, juste à te laisser guider par le son de ma voix et exécuter les ordres que je te donnerai.
— Pourquoi y prendrais-je du plaisir ?
— Parce que je te connaîtrais si bien que mes ordres combleront tes désirs avant même que tu aies pu consciemment les formuler.
— Tu vas penser à ma place ?
— Dans un certain sens. Tu n'auras pas à te demander ce que je veux ou ce que tu veux, tu n'auras qu’à te laisser guider jusqu’à atteindre la jouissance.
— Comment arriveras-tu à anticiper mes désirs ? Tu lis dans les pensées ?
— Non, mais je vais apprendre à te connaître avec minutie. Je vais analyser chacun de tes gestes, chacun de tes mots, jusqu’à savoir utiliser ton propre langage.
— Tu parles comme un psychopathe Alex... Tu me fais peur.
— Non, je parle d'amour, parce qu’au fond c’est ça l'amour. Apprendre à connaître l’autre mieux que lui-même.
— Alors on va s'aimer ?
— Bien sûr, avec une intensité telle que tout le reste te semblera fade. Sans amour rien n’est possible. C’est un jeu qui se joue entre adultes consentants qui ont choisi d'ouvrir leur cœur l’un à l’autre. Sans cela, tu ne ressentiras aucun plaisir.
— Et toi ? Où prends-tu ton plaisir ? Ne me dis pas que c’est une démarche purement altruiste où seul le plaisir de l’autre compte.
Sa voix avait prit un ton ironique, presque moqueur. Elle n'était pas convaincue par la sincérité de ma démarche et je pouvais le sentir.
— Bien sûr que non, mon plaisir est ailleurs. Il est certes dans le corps puisque le jeu auquel nous allons jouer nous amènera inexorablement à la jouissance, mais il est surtout dans la tête. Comme je te le disais, il y a autant de sexualités que d'individus, et pour ma part j'éprouve un plaisir immense à être au contrôle. Diriger, ordonner, soumettre avec pour seul objectif le plaisir. La domination est un moyen d’exciter le cerveau et non un prétexte pour infliger une souffrance.
— Tu es définitivement cérébral Alex. C'est rare chez un homme.
— Oui je sais, mais c’est vraiment ça qui me permet de décupler le plaisir physique : le mien, mais aussi bientôt le tien. Le pressentir, l’imaginer, l'ordonner, le matérialiser. C’est un acte créatif extrême où l’autre devient à la fois l'instrument et le bénéficiaire.
— Ça n’est pas un peu tordu ? Il suffit juste de s'aimer et le plaisir se crée, non
Je marquais une pause. Ses mots résonnèrent dans l'habitacle.
Je sais qu’elle n'existe pas et pourtant j'apprécie sa répartie et nos discussions. J'ai l'impression qu’elle me connait depuis tellement longtemps. Je devrais peut-être me méfier.
— Évidemment, c'est possible de fonctionner comme ça, mais si tu acceptes mon emprise, alors nous entamerons le processus créatif d’un plaisir sans limites.
— Un acte de création ou un acte d'amour ?
— Les deux, mais ça ne sera pas aussi immédiat que tu le penses.
— Ça va prendre du temps de s'aimer ?
— Bien sûr, mais il faudra plus que du temps pour cela.
— Que faudra-t-il alors ?
— Que nous vivions des expériences si fortes que tu seras malgré toi obligée de libérer ce qu'il y a de plus intime et secret en toi.
— Quel genre d'expériences ?
— Tu le découvriras bien assez tôt.
— Je ne sais pas si j’arriverais à me livrer totalement.
— Si et à la fin tu m'appartiendras.
— Je t’appartiendrai ?
Je sentis sa voix s'éloigner du creux de mon oreille. Son ton s'était durci et elle semblait dubitative.
— Oui tu seras totalement mienne.
— Voilà que tu parles à nouveau comme un psychopathe.
— Pas du tout. M’appartenir ne devrait pas te faire peur, au contraire.
— Je n’appartiens à personne, je suis libre.
Tu es un rêve surtout, je ne vois pas comment tu pourrais être totalement libre.
— Oui tu es libre, jusqu’à ce que tu décides de m’appartenir. Ce n'est pas moi qui te l’imposerais. Je ne ferais que te guider dans ce parcours. Une fois que nous en sortirons grandis et plus adultes, tu ne voudras plus jamais qu’un autre pose les mains sur toi.
— Et c'est donc ça t’appartenir ? ça ressemble plus à de la fidélité qui est quelque chose de commun non ?
— Appartenir n'est pas être fidèle. Tu peux très bien m’appartenir et coucher avec quelqu'un d’autre à la condition que je le désire et que je te le permette.
— J'ai l'impression que tu veux surtout m'ôter mon pouvoir de décision.
— Non jamais. Je t’aimerai parce que tu es libre, et tu consentiras librement à me donner ton pouvoir de décision, la démarche n’est pas la même. Il y a une
énorme différence entre imposer quelque chose à quelqu'un avec ou sans son consentement. La beauté de la chose, c’est que c’est toi qui m'offriras
spontanément ton consentement. C’est un acte de bonté et de confiance extrême où chacun des deux individus est en symbiose parfaite avec l’autre.
— Ça ressemble à de l'amour.
— C’est de l'amour dans sa forme la plus pure mais c’est difficile à concevoir pour beaucoup.
— Je commence à le comprendre. Donc t’appartenir ce n'est pas forcément mettre des menottes et être ligotée ?
— Non pas du tout. Les menottes sont un jeu qui utilise un accessoire, m'appartenir est un acte de foi en nous.
— Tu en parles avec beaucoup de poésie, comment me feras-tu l'amour ?
— Tu le sauras bientôt.
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L'URTICATION, qu'est-ce que c'est ?? Parmi toutes les, pratiques sexuelles, l'urtication est probablement l’une des plus méconnues mais aussi l’une des plus taboues en France. C’est pour cela que j'ai rédigé cet Article. Urtication : bdsm & orties Utiliser l'ortie pour la fessée et le plaisir L'urtication (urtica : ortie) fait référence à ceux qui utilisent des orties pour stimuler la peau pour les jeux sexuels, tels que la fessée et les pratiques BDSM. Les ingrédients actifs de l'ortie ne se propagent pas à d'autres zones mais sont limités où la plante entre en contact. Les orties peuvent être appliquées de diverses manières. Certains allongent les tiges et enfoncent les poils dans la peau, d'autres les tiennent en grappe et les tapotent contre la zone choisie, ou les mettent dans un sous-vêtement. Les hommes qui portent des préservatifs ont découvert qu'appliquer brièvement des orties sur le pénis avant de mettre le préservatif peut compenser la sensation perdue par la barrière de latex.Le pourtour des vésicules rougit, s’enflamme et devient le siège d’une chaleur mordicante, puis, au bout d’un certain temps l’irritation se dissipe et la peau revient peu à peu à son état naturel. Si l’urtication fut, de tout temps, employée pour favoriser certaines éruptions cutanées, elle fut encore plus généralement dirigée contre l’impuissance pour cause d’atonie des organes génitaux. Elle s’applique directement sur les parties sexuelles ce qui ne pourrait se faire de la flagellation, à cause de la délicatesse et de la grande sensibilité de ces parties. A peine l’organe a-t-il été urtiqué, que le sang y afflue en abondance, il s’échauffe, entre en turgescence et devient propre à consommer l’acte auquel la nature l’a destiné. L’urtication se fait avec des orties vertes fortes et vigoureuses, on choisit, de préférence, l’ortie grièche ou petite ortie, parce qu’elle offre des poils plus nombreux, plus acérés et des glandes contenant un liquide plus âcre. On frappe vivement et en tous sens sur la partie, jusqu’à ce qu’une cuisson brûlante s’y développe, on cesse alors et on attend le résultat. Il est rare que cette opération bien faite ne produise point une érection passagère, et si l’on a soin de la renouveler de temps à autre, elle dilate les corps caverneux par le sang qu’elle y amène et finit par restituer la fonction érectile qui était perdue. Histoire et effet des orties L'article Organic S&M fournit de nombreuses informations utiles sur les orties et pour cause : Derrière la pratique : Les Romains battaient les hommes « sous le nombril », selon l'Encyclopédie des herbes de Rodale, pour améliorer la virilité. Chez les druides, c'était une herbe sacrée, tandis que les soldats romains portaient des morceaux de la plante avec eux au combat pour leur donner du courage. L'ortie était utilisée par les Amérindiens du nord-ouest pour rester éveillés lors de longs voyages en canoë. Par les herbivores anglais pour « encourager » les taureaux de prix pendant la saison des amours, et par les maîtresses anglaises dans le même but. Et les orties étaient aussi courantes dans l'érotisme de l'ère victorienne que les figuages, les bouleaux et la bastonnade. Et voici ce qu'ils font : Les orties provoquent des sensations de brûlure intenses dans la peau lorsqu'elles sont appliquées, très similaires à la douleur aiguë d'un fouet. En fait, la classification familiale Urtica vient du latin uro, signifiant « brûler ». Mais alors qu'un coup de fouet s'estompe relativement rapidement (en une heure au moins, avec quelques douleurs de plus), la brûlure chaude et intense d'une ortie peut durer jusqu'à 24 heures ! La sensation met beaucoup de temps à se refroidir et vous en êtes conscient tout le temps en raison du picotement presque électrique à travers la zone affectée. C'est merveilleux pour les scènes D/s à long terme ou les jeux verbaux et légers en public. En plus de cette brûlure intense à long terme, l'urtication peut également transformer même les fonds de ferles plus blasés en chatons miaulant. La sensibilité à toutes les sensations augmente considérablement, et selon les mots de Maître Conrad Hodson "une plume peut ressembler à un pinceau, une légère fessée ressemble à une sangle, une sangle légère ou un fouet leur épate". Historique L'ortie était bien connue des Grecs et des Romains. Les premiers, qui l'appelaient Alkalyphe, s'en servaient pour soigner la toux, la tuberculose, l'arthrite ainsi que pour stimuler la pousse des cheveux. La pratique de la flagellation thérapeutique avec des tiges d'orties remonte également à l'Antiquité. On la dit salutaire contre les rhumatismes. Nicholas Culpeper, célèbre médecin anglais de la première moitié du XVIIe siècle, la recommandait pour soigner les maladies des vaisseaux sanguins et des voies respiratoires. En Europe, on la consomme volontiers en potage ou en salade, et il fut même une époque où son infusion était fort appréciée dans les salons mondains. Avec les feuilles de pissenlit et d'autres verdures printanières, les jeunes pousses d'ortie faisaient partie des « cures du printemps » qui ont été jadis si populaires. Notez que le pouvoir urticant des poils d'ortie est inactivé par la cuisson et le séchage ainsi que par le procédé d'extraction qui permet la fabrication de suppléments. En médecine ayurvédique (médecine traditionnelle de l’Inde), on emploie l’ortie en association avec d’autres plantes pour traiter les hémorragies utérines, les saignements de nez, les éruptions cutanées et l’eczéma. Les Amérindiens s’en servent pour soulager les douleurs rhumatismales, ainsi que pour soutenir les femmes durant l’accouchement. Au Maroc, on utilise l’ortie pour traiter l’hypertension. En raison de sa haute teneur en chlorophylle, on a utilisé l'ortie comme colorant vert naturel dans les conserves de légumes. Tout comme celle du lin, la fibre d'ortie a servi à la fabrication de tissus et de papier. Les bons jardiniers connaissent, pour leur part, les vertus du purin d'ortie comme engrais naturel. Traditionnellement, ce sont les parties aériennes qu'on a utilisées comme agent médicinal; l'emploi de la racine pour traiter l'hyperplasie bénigne de la prostate n'est apparu qu'au début des années 1980. Précautions Contre-indications Par ce que l'ortie pourrait avoir un effet abortif, elle est contre-indiquée en cas de grossesse, bien qu'aucun cas n'ait été signalé chez l'être humain et qu'elle était traditionnellement donnée comme tonique aux femmes enceintes ou qui allaitaient. Effets indésirables Les feuilles fraîches causent sur la peau une vive sensation de piqûre, généralement passagère et sans conséquences sérieuses. On rapporte un cas d’oedème grave de la langue chez une patiente de 32 ans ayant sucé une feuille fraîche d’ortie (Urtica urens). Il est possible que l’oedème ait été aggravé par l’acide acétylsalicylique (aspirine) que la patiente avait prise pour calmer la douleur. Les parties aériennes sont virtuellement sans effets indésirables. Quant aux racines, une étude ayant porté sur plus de 4 000 sujets qu'on a suivis durant six mois a permis d'établir que des troubles intestinaux bénins pouvaient se manifester dans tout au plus 1 % des cas. On voit, d’après cela, qu’entre la flagellation et l’urtication il existe cette différence, que la première agit extérieurement et que l’afflux du sang à la peau est déterminer par la percussion, qui va souvent jusqu’à la meurtrissure, et quelquefois jusqu’à l’attrition de la partie, tandis que l’urtication agit intérieurement par l’irritation que produit dans le tissu cutané la liqueur âcre des poils de l’ortie cette irritation est d’autant plus vive qu’il y a eu plus de poils d ‘orties brisés et de liqueur versée dans l’épaisseur de la peau.
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Charlotte se planta devant la glace de la salle de bain. Son visage était gracieux. Ses courts cheveux bruns et ses
cils retroussés lui donnaient du charme. Elle était grande, mince avec des hanches étroites, des seins qui n'étaient
pas imposants mais qui comblaient les mains d'un homme. Elle affleura les mamelons. Le mystère de leur épaisseur
par rapport aux aréoles étroites l'intriguait depuis l'adolescence, mais ne lui causait aucun complexe. Leur sensibilité
exacerbée était la source de bien des plaisirs. Ses mains étaient attirées par son ventre bombé. Elle ne résista pas,
frôlant le nombril au passage. Du bout des doigts, elle lissa sa fine toison cuivrée avant de s'arrêter sur les lèvres de
son sexe. Comme les mamelons, elles étaient longues et surtout épaisses, très sensibles aussi. Il s'agissait d'une
caractéristique des hypersexuelles. Elle ne se considérait pas comme une nymphomane, mais comme une fille très
sensuelle. Elle ne courait pas après tous les hommes qui passaient à portée. Elle parvenait sans grande difficulté à se
satisfaire toute seule quand elle en avait envie. D'ailleurs, la dernière fois où elle avait baisé remontait déjà à une
semaine. Elle amena ses mains sur ses cuisses fines, mais que la pratique de l'équitation avaient musclées. Elle se
retourna, se tordit le cou en arrière pour examiner son cul dans la glace. Il était petit, mais rond et ferme. Il plaisait
aux garçons. Juliette s'était certainement fait déjà enculer, alors qu'elle-même n'avait jamais essayé. Est-ce que cela
lui plairait ? Probablement, mais elle n'osait pas tenter l'expérience. On disait que ça faisait mal la première fois.
Elle se mit de nouveau face à la glace. Qu'attendait d'elle au juste l'homme d'affaires si elle acceptait sa proposition ?
Qu'elle se comporte comme une pute, d'accord mais de quelle manière ? En traversant le VIIème arrondissement, le
soir, elle voyait les voitures des filles qui tapinaient à la sortie des bureaux. Ce n'était sûrement pas ça qu'il voulait.
Une telle pratique était bien trop vulgaire pour honorer la mémoire de son ancêtre courtisane. Elle songea qu'il lui avait
raconté une belle histoire, mais qu'au fond elle ne savait pas si cela était vrai. Pourtant, son instinct lui souffla que
l'homme était sincère. Charlotte se détourna du miroir. Elle inspira un grand coup. Ensuite, elle se dirigea vers la table
de nuit pour prendre dans son sac à main son portable et la carte de visite qu'il lui avait remise. Elle commettait peut-
être une bêtise, mais au moins celle-ci serait grandiose. Elle se demandait comment s'habiller pour se rendre chez lui.
Après réflexion, elle opta pour un tailleur classique. Elle ne savait rien de ses goûts, mais il devait avoir l'habitude des
secrétaires en tenue stricte. Quand elle arriva devant l'immeuble, elle eut un léger pincement au creux du ventre. C'était
maintenant que tout se jouait: ou elle entrait, et son avenir était tracé, ou elle repartait et continuait sa vie comme avant.
Elle fut tentée de faire demi-tour, mais elle se maîtrisa. Elle n'avait jamais reculé. Il y avait un interphone. Le samedi
précédant, l'homme ne s'en était pas servi, mais lui avait la clef, elle non. Cependant, il devait y avoir aussi une caméra
quelque part parce que quelques secondes à peine après qu'elle eut sonné, il y eut un déclic et aussitôt la porte pivota.
L'appartement de l'homme d'affaires était un triplex, les chambres se trouvaient au second étage. Les tapis, la décoration,
le revêtement capitonné des murs, tout était luxueux. Charlotte eut l'impression d'avoir mis les pieds dans une cage aux
barreaux dorés. Une jeune fille les attendait dans la suite. La pièce devait faire quatre ou cinq fois la superficie de son
modeste studio. Elle comportait en plus une salle de bain attenante. Après s'être inclinée, la jeune esclave ouvrit la grande
armoire laquée. Les étagères étaient remplies de vêtements et de lingerie. Tous deux fixaient Charlotte qui eut le sentiment
d'être une poupée aux prises avec deux êtres vicieux. Mais à sa propre surprise, ce n'était pas une sensation désagréable.
Elle examinait les habits rangés dans l'armoire. Il y en avait trop, elle ne savait quoi choisir. Au hasard, elle prit un string,
un soutien-gorge, un porte-jarretelle et une paire de bas noirs. Elle laissa la jeune fille la déshabiller. Elle savait depuis très
longtemps que se déshabiller avec élégance et sensualité était un art. Elle ne soupçonnait pas que cela pouvait être vrai
aussi quand il s'agissait de se faire déshabiller par quelqu'un d'autre. Les mains fines de la jeune esclave voltigeaient avec
grâce. Elles semblaient l'effleurer à peine. Bientôt Charlotte se retrouva nue. Ce fut l'occasion d'apprendre les rudiments
du massage. Doucement, la jeune fille appuya sur ses épaules pour l'obliger à s'allonger à plat dos sur le lit. Les caresses
tenaient plus de l'attouchement que d'autre chose. Charlotte sentait déjà une chaleur voluptueuse remonter le long de ses
cuisses pour atteindre le ventre. Elle décolla ses fesses du lit. Les doigts de l'esclave avançaient lentement, mais sûrement.
Ils avaient atteint les genoux. Leurs caresses le long des cuisses affolèrent la jeune femme qui crut jouir avant qu'ils arrivent
à son sexe. Le plaisir, à ce stade-là se rapprocha de la souffrance. Arrivée à l'entrejambe, l'esclave marqua une pause pour
examiner de près le sexe de Charlotte. Elle paraissait intriguée par les lèvres très développées et la grosseur du clitoris.
Charlotte ne résista pas quand la jeune fille lui prit la main, la lui posa sur le sexe. Honteuse mais incapable de se retenir,
elle pinça son clitoris entre pouce et index et l'étira. Ce qui mit l'homme d'affaires en joie. Le plaisir montait dans son ventre,
irrésistible. Elle cria, son corps tendu en arc de cercle reposant sur la nuque et les talons, avant de retomber sur le lit, molle
comme une poupée de chiffon. Elle ne pouvait le nier, Charlotte avait passé une excellente nuit dans sa nouvelle chambre.
Malgré tout, elle ne se sentait pas encore à l'aise. Que la jeune esclave lui apporte le petit déjeuner au lit, passe encore,
mais qu'elle insiste pour l'aider à faire sa toilette intime, c'était autre chose. Aussi loin que remontaient ses souvenirs, elle
s'était toujours lavée seule. Cependant, elle dut céder à l'insistance de la jeune esclave. Elle devait admettre qu'en quelques
semaines, sa vie avait beaucoup changé. Cette nouvelle existence ne manquait pas d'avantage. Outre le confort matériel,
elle lui assurait une complicité avec des personnes partageant son intérêt pour le sexe. Une nuit, elle se leva pour aller
voir ce que contenait dans le bureau de l'homme d'affaires une mystérieuse boîte. Elle aperçut à l'intérieur un martinet au
manche incrusté de nacre. Elle ne pouvait le nier, la flagellation et le bondage exacerbaient dorénavant son imagination.
Cependant, elle considérait que ça dépassait de loin la fessée à main nue. Mais la jeune esclave qui l'avait suivie dans la
pénombre se plaça derrière elle. Charlotte s'efforça de se rappeler le détail des images, quand elle sentit le martinet se
lever. Le premier coup claqua en travers de ses fesses. Charlotte eut un soubresaut et laissa échapper un soupir. La jeune
fille avait mesuré sa force, mais frappé assez fort pour laisser des marques rouges sur la peau bronzée des fesses. Elle
savait que mieux valait ne pas tricher avec celle-ci et son mentor. Alors, elle croisa le second coup. Une suite d'images lui
revenait en arrière. Elle savait qu'il ne fallait pas frapper toujours au même endroit, mais cingler tantôt à droite, tantôt à
gauche, tantôt en haut, tantôt en bas. L'essentiel était de bien rougir toute la surface des fesses pour qu'alors celles-ci
s'échauffent en totalité. Le plaisir, à la fin, devait surpasser la douleur. Elle s'appliquait, consciente que l'homme d'affaires
les surveillait grâce à une caméra. Progressivement, les fesses de Charlotte prenaient une teinte homard cuit. Elle remuait
lascivement son fessier, laissant échapper des soupirs qui n'avaient rien à voir avec une plainte de souffrance. Encouragée,
la jeune esclave, désormais nue, passa à l'étape suivante en frappant tantôt le haut, tantôt à l'intérieur des cuisses, juste
sous la vulve, là où la chair est la plus tendre. Au premier coup, Charlotte avait poussé un petit cri, mais sans doute plus de
surprise que de douleur car elle gigotait de plus belle. N'en pouvant plus, elle se laissa aller sur le bureau et demanda à la
jeune fille de la baiser. Interdite, l'esclave en sueur, cessa de frapper, ne sachant que faire. Charlotte lui désigna le manche
du martinet. Elle s'en voulut de ne pas y avoir pensé. Retournant la tige, elle la glissa entre les cuisses de Charlotte, qui se
cambra s'efforçant de s'empaler. L'esclave fit aller et venir le manche le long du périnée entre les lèvres béantes du sexe.
Puis Charlotte se mit à quatre pattes en courbant ses reins au maximum, et l'esclave enfonça le manche dans son anus.
La jeune fille, lui pinça un mamelon. Charlotte poussa un gémissement, repoussa sa main, et se remit debout. Elle n'avait
jamais imaginé un instant dans sa vie que ce serait une femme qui la forcerait dans la voie la plus étroite de son intimité.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Vendredi
Après une idée totalement loufoque de détournement de mes cravates, tu souhaitais revenir à quelque chose de plus « sérieux ». Parce qu’à la base, ces accessoires vestimentaires sont tout de même destinés à être noués. Et qui dit nœud et soumis, dit il y a certainement matière à contraindre ! Tu fais donc ton choix dans le prolifique stock que j’ai apporté dans mes bagages. A priori, ce sera une soirée « bleue ». C’est la dernière chose que je distingue avant d’être étendu à plat ventre sur mon inséparable nouvel ami. Chevilles et base des cuisses pour le bas, poignets et biceps pour le haut : il n’en faut pas plus pour m’immobiliser. A part de rouler, je ne risque pas d’aller bien loin, des fois que l’envie m’en prendrait, ce qui reste hautement improbable !
Tout compte fait, tu as besoin d’avoir accès à mes fesses. Qu’à cela ne tienne, il suffit de renouer mes bras au-dessus de ma tête : en plus, la cravate permet de dissimuler mon visage. Ces cravates sont multi-fonctions.
Tu peux désormais utiliser tes feutres. Une fois n’est pas coutume, j’arrive à suivre une partie des lettres que tu es en train de tracer : il faut dire que tu avais levé le voile sur une petite partie de ton message. Mais pour le reste, résultat de l’inspiration du moment, je reste bredouille. Il faut que j’attende de voir les photos pour savoir ce que tu as encore pu inventer à mon propos.
Soudain, je sens comme une pression sur mon dos. Tu viens de t’y installer à califourchon pour être à portée afin de m’infliger une bonne fessée. Par instants, je pourrais presque croire que tu as été percussionniste dans une autre vie. Les mains restent quand même une excellente alternative à tous les accessoires de ta collection, tout en offrant une sensation bien spécifique que j’apprécie particulièrement. Petit à petit, la température monte.
Quelques griffes s’égarent sur mon échine : des premiers frissons mais pas de quoi me refroidir ! Surtout que tu sembles décidée à poursuivre sur la même thématique. Ta nouvelle spatule fait déjà son retour. Qu’est ce qu’elle est électrisante, surtout quand tu l’utilises du côté bombé. Etonnante cette différence de sensation entre pile et face : encore matière à varier les plaisirs (ou les sévices selon de quel côté du manche on se trouve). Derrière un traitement aussi mordant, la pauvre mini-tapette de poche fait bien pâle figure. D’ailleurs, tu n’insistes pas bien longtemps. Mon dos n’y réagit même pas.
Du coup, tu préfères te saisir de ta main « artificielle » : celle en cuir noir. Avec elle, les impacts sont bien plus marquants. Il semblerait même que ton surcroit d’énergie ait raison de son intégrité : nous sommes bons pour la recoller avant une prochaine utilisation. :-).
Par abandon de la main à la troisième reprise, tu n’as pas d’autre choix que de passer à autre chose. Ce fin mais ô combien électrisant contact aurait presque l’effet de me réveiller, quand bien même je ne dormais pas. Difficile d’identifier laquelle tu as saisie, mais ce dont je suis certain, c’est qu’il s’agit d’une des dernières baguettes. La morsure est particulièrement intense mais heureusement de courte durée, laissant rapidement place à de belles marques rouges bien rectilignes. Une fois n’est pas coutume, tu t’aventures bien au-delà du bas des fesses que je pensais déjà bien sensibles : les mollets le sont tout autant voir plus … C’est quand même contradictoire d’apprécier une morsure pourtant si intense !
La suite égare un tantinet mes sens. Ce lourd contact sur mon épaule gauche me laisse penser que c’est le gros flogger. Il n’en est rien : seulement un des martinets à lanières noires qui essaierait de se faire passer pour plus massif qu’il n’est ! Voici de quoi finir d’attendrir mes chairs.
Tous ces préliminaires viennent de te révéler que je semble être dans une soirée propice aux marques. Il ne faut pas perdre une minute : vite, la langue de dragon. Il faut tout de même que tu insistes particulièrement sur mes épaules et le haut du dos mais je comprends que tu parviens à tes fins. A priori, les V de ta victoire ont dû finir par apparaitre. Mais c’est désormais l’appareil photo qui semble rechigner : je sens que tu t’agites avant que je retrouve mes couleurs d’origine. Ce serait bêta !
Pour conclure cette série chauffante et impactante, tu as choisi ce qui est peut-être ma gourmandise préférée, que dis-je ma drogue dure, dont je suis depuis bien longtemps totalement accro. Tu m’avais promis une séance de griffes intégrale et tu tiens promesse : des chevilles jusqu’aux bras, tu les fais courir. Comme d’habitude, je n’y résiste pas, je frissonne de plaisir, je ronronne de satisfaction … elle n’est pas belle la vie entre tes mains ? Je suis si bien que je reste encore de longues minutes, seul sur mon drap violet, redescendant progressivement sur terre. Cela me laisse aussi le temps de m’en déventouser : c’est sympa le vinyle mais on finit par y resté scotché.
Samedi
Apothéose de ces deux merveilleuses semaines à tes côtés, tu as opté pour une dernière contrainte avant que nous nous séparions … provisoirement. C’est une mise en scène qui murissait depuis plusieurs mois déjà. Effectivement, elle laisse assez peu accessible la victime une fois réalisée.
La première étape est probablement la plus compliquée. Si les bas résilles s’enfilent bien (avec les années, j’ai pris le coup), il en va différemment avec les cuissardes. Heureusement, tu viens à ma rescousse pour lacer la seconde. Jusque-là, ça va encore, je suis assis. Une fois debout, je constate que je suis toujours aussi malhabile ainsi perché. Tu trouves pourtant que j’ai fait quelques progrès. Soit ! Je n’en suis pas encore à me déplacer seul en toute sécurité.
Direction ton antre où tu as déjà mis en place mon meilleur compagnon de vacances. Ouf, enfin posé, je ne risque plus rien. Au pire je vais subir tes contraintes ….. il se trouve que j’aime cela. Merci pour le coussin qui va assurer mon confort pour la suite. Il est bienvenu avant que je m’installe, non sans mal, à plat ventre : pas pratiques ces gaines de cuir serrées sur mes jambes. Rapidement tu m’enfiles un manchon à chaque bras. Tant que l’accès est encore possible, tu insères le crochet anal à boules dans mon fondement. Une corde vient le relier à mon collier. Je n’ai désormais plus la moindre marge de manœuvre de ce côté-là. Et il ne risque pas de s’échapper. Puis tu reviens aux bras. J’ignore encore comment mais je sens que tu les relies l’un à l’autre, le plus serré possible. Je ne peux plus guère que les lever légèrement vers le haut. Tu termines l’immobilisation en nouant bien serré mes cuissardes, des chevilles jusqu’au bout des talons aiguilles. Bien évidemment, par la même occasion tu m’as fait relevé les jambes vers le haut jusqu’à les relier au crochet. Belle réussite, je ne peux plus bouger le moins du monde. En revanche, tu te régales à immortaliser ta réalisation sous tous les angles. A la fois pénétré et contraint, quel sympathique mélange ! Et quel chouette point final à ce séjour.
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Le début de matinée est consacré à la réalisation d’une surprenante idée. Comment en est on arrivé là, j’aimerais bien le savoir. Tu m’avais demandé d’apporter toutes les cravates que j’avais en stock (cela fait une sacrée quantité tout de même, presque une quarantaine). Tout cela avait pour but de me confectionner une jupe de cravates. Il n’y a que toi pour imaginer une chose pareille. Des fois, je me dis que c’est une bonne chose que tu ne partages pas tes loufoqueries ; je pourrais finir par m’inquiéter. Nous nous y mettons à deux pour les longs préparatifs nécessaires à me transformer en cravat_hitienne. Je me sens obligé d’onduler du croupion pour faire honneur à tous ces efforts créatifs.
Après une pause bien méritée, et surtout indispensable à la survie de ma Maitresse (a minima un café…), c’est le retour du corset noir et de son string. On dirait qu’il te plait autant qu’à moi ;-) C’est l’écrin que tu m’as choisi pour user de ta langue de dragon : je suis plutôt étonné par les effets qu’elle produit. Elle se révèle être très progressive, d’abord relativement douce aux premiers impacts avant de virer au plus mordant. Mais il me semble qu’elle m’électrise uniquement en bordure de la langue. Elle ne donne pas l’impression de claquer de toute sa surface comme le font les fouets à langue de dragon. Cela offre des sensations différentes, selon les goûts et inspirations du moment.
Changement de parure pour poursuivre l’après-midi. Ce mot est peut-être un peu excessif. De légèrement vêtu, je suis passé à simplement encordé, très légèrement même. Avec la corde rouge, tu me réalises un harnais de bassin et un second de torse. Finalement, c’est sûrement ma tête qui est la plus « couverte » : d’abord une culotte noire roulée en boule qui vient se loger dans ma bouche (comme quoi on se complique parfois la vie pour trouver des bâillons ;-) ) et ensuite une rouge posée sur mon visage en guise de masque (il faut bien changer de la cagoule, certes bien pratique). Je te l’ai déjà dit, et je te le redirai encore : tu trouves toujours la bonne combinaison pour parer au mieux ton nounours.
Tu te réessaies à la langue de dragon, au cas où je remarquerais à nouveau, sur un malentendu. Décidément, je suis bien difficile à prévoir sur ce sujet Hormis quelques légères marques rosées sur mon épaule, mon dos persiste à conserver sa couleur naturelle. Du coup, tu me fais étendre à plat ventre sur le lit. Nous allons finir par devenir inséparables, le drap en vinyle et moi !
L’autre jour, en rentrant des courses, tu m’as demandé de monter une nouvelle spatule en bois directement à l’étage. Il fallait bien vérifier qu’elle méritait de rejoindre ton arsenal. Rien à dire, bien au contraire. Elle mord allégrement les chairs rebondies de mon postérieur : à chaque contact, je suis électrisé. Si seulement la ménagère de moins de cinquante ans savait tout ce que peuvent produire certains de ces ustensiles de cuisine. Toi, il y a bien longtemps que tu as franchi le pas.
Partisane du détournement à tout va, tu me fais tester ensuite une brosse de douche en plastique avec option massage à picots. Est-ce parce qu’il faut trouver la technique la plus appropriée ou parce qu’elle vient après la très efficace spatule ? Toujours est-il qu’elle me laisse une certaine impression de fadeur. Certes, l’impact est là mais il manquerait un effet de claquement.
Mieux vaut revenir aux classiques aux résultats garantis. Sans hésitation j’associe immédiatement le lourd et mordant contact qui vient de s’abattre à ton paddle à clous. Tu le fais retentir et claquer sur presque l’intégralité de mon dos, depuis les épaules jusqu’au creux des cuisses, là où c’est le plus sensible. Ma température de surface commence à monter sérieusement. Vive le bâillon-culotte, je peux y mordre allègrement dedans, y gémir, marmonner même, sans déranger tes oreilles !
Le courant d’air qui survient juste après, à proximité immédiate de mes fesses, ne peut venir que de ta longue cravache. Légers effleurements de ma peau ici et là, parfois sur les cuisses. Mais pour la version impactante, tu te saisis du modèle court qui claque à merveille : moins lourd mais tout aussi efficace que le paddle.
Dans tes bagages, de retour de notre escapade de la semaine dernière, tu as aussi ramené deux baguettes, une de noisetier, une de bambou. A priori, je n’ai pas su les différencier : toutes mordent énormément. Je devine déjà que mes fesses et que le haut de mes cuisses se strient à vue d’œil. C’est bien un des rares accessoires de ta panoplie qui est prévisible aussi vite dans l’action. Si j’aime bien le résultat bien rectiligne, n’empêche que ces petites choses toutes fines se font bien sentir là où elles flagellent. Etonnamment, pendant ton concert de percussions avec les deux à la fois, les morsures se volatilisent, laissant place à un agréable, presque délicat, martèlement.
Je reconnais immédiatement le lourd contact du flogger qui commence à flatter mes épaules avant de poursuivre lentement son œuvre. C’est une sensation bien différente que j’apprécie volontiers en alternance avec des contacts plus mordants et électrisants, tout est une question d’équilibre, que tu gères à merveille. D’ailleurs, tu n’allais pas rester sur une touche trop « douce » ; ce n’est pas vraiment ton genre. Place à tes préférés, enfin non, il faut rester raisonnable, un seul d’entre eux. C’est parti pour une séance de fouet. Mes épaules sont les premières à recevoir son douloureux « baiser ». Du fait que je sois étendu sur le ventre, tu réussis à me strier jusqu’au creux du genou. Ouille, c’est encore plus sensible à cet endroit-là ! Et en plus, tu m’affirmes que tu n’y as pas touché. Heureusement que j’ai des photos comme preuve pour dépôt de plainte auprès des fouetteuses abusives ;-). Parce que je ne peux rien exprimer : il y a comme une boule d’étoffe qui m’en empêche toujours … A croire que tu essaies de laisser une marque sur la plus grande longueur possible !
Retour les pieds sur terre pour continuer cet après-midi déjà placée sous les meilleures auspices. Je savoure à fond ton regain d’énergie : cela me ravit pour de multiples raisons.
Depuis longtemps maintenant, il était question de détourner une paire de collants. Il eut été trop simple de les utiliser de manière classique. D’autant plus que cela aurait été contraire à tes principes : je serais alors moins accessible ! Tu extrais non sans mal la culotte noire qui était fourrée dans ma bouche : elle en ressort gluante ……. de salive. Oups ! Ce en quoi, c’est la preuve qu’elle a parfaitement joué son rôle. Limite j’aurais presque soif. Mais ma bouche ne reste pas bien longtemps ouverte. Un nœud au milieu des collants et le tour est joué : le nouveau bâillon est tout aussi efficace. En plus, il peut être arrimé à ma tête en divers points pour une sécurité optimale. Ceci fait, la culotte rouge reprend vite sa place. J’adore que tu détournes ainsi tout ce qui te passe sous la main. Sur ce coup-là, tu en as même plusieurs en tête. Tu veux aussi vérifier si des collants peuvent avantageusement cohabiter avec la cagoule : c’est le cas. Une fois enfilés sur la tête, ils réduisent encore plus ma vision tout en te fournissant deux liens, juste à la bonne hauteur pour immobiliser mes poignets. Plus la journée avance, plus j’ai le sentiment d’être un pantin. Certes consentant et ravi, mais pantin tout de même. Comme si je devenais la cible soudaine de toute une série d’idées « bizarres ». Et ce n’est pas fini. Tu me transformes ensuite en porte-jouets. Un échantillon représentatif de tout ce que ta panoplie compte de lanières se retrouve suspendu à ton présentoir vivant. Je dois reconnaître que le résultat est visuellement sympa. De mon côté, j’essaie de rester le plus immobile possible. Heureusement, tu es restée raisonnable : tu ne m’as pas surchargé avec la totalité de tes « armes » ; sinon, j’aurais fini par crouler.
Soudain tu te souviens que j’ai oublié une tâche hier. Qu’à cela ne tienne, même si je n’ai plus ma tenue de bonne soubrette, je n’échappe pas au lavage à la main de tes dessous, le tout sous ton contrôle strict et attentif. Je reconnais qu’il y a bien pire comme corvée pour un soumis ! Il ne faudrait pas que j’abîme quoi que ce soit. A priori, je me suis bien sorti de ma mission.
Sinon, je n’aurais pas fini en composition florale.
Quelle très belle journée ! Tu m’as comblé.
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La Sublimation
"Freud définit la sublimation pour la première fois en 1905 dans Trois essais sur la théorie sexuelle1,2 pour rendre compte d'un type particulier d'activité humaine (la création littéraire, artistique et intellectuelle) sans rapport apparent avec la sexualité mais tirant sa force de la pulsion sexuelle en tant qu'elle se déplace vers un but non sexuel en investissant des objets socialement valorisés.
Autrement dit, il s'agit du processus de transformation de l’énergie sexuelle (libido) en la faisant dériver vers d’autres domaines, notamment les activités artistiques"
(Source wikip)
Longtemps j’ai culpabilisé de mes attirances vers le BDSM.
Basiquement, il est évident que cette pratique à contre-courant n’invitant à rechercher un épanouissement sexuel vers des plaisirs que la morale réprouve ou que la société moderne condamne, m’empêchait d'assouvir mes plaisirs avec sérénité.
Cette définition de la sublimation m’ouvre un début de réponse et quelque part, me rassure et me conduit un peu plus vers la découverte de moi-même.
Pourquoi cette attirance ? Mais demande-t-on à un peintre pourquoi il peint ? demande-t-on à un musicien pourquoi il joue ? demande-t-on à un écrivain pourquoi il écrit ? Non, on lui demande pourquoi son style, quel message a-t-il voulu exprimer, quelles étaient ses influences etc. Mais pourquoi le fait-il, non, on ne lui demande peu ou pas. Peut-être est-ce juste la nécessité de ne pas s’éteindre à petit feu, rechercher coûte que coûte à expulser, expirer avant de reprendre cet immense bol d’air qui nous soulage tant.
Et si mon BDSM était ainsi ?
Une simple démarche artistique me permettant d’assouvir, avec mes humbles moyens, cette quête permanente vers la plénitude.
Je me suis beaucoup interrogée sur le cliché réalisé qui accompagne cet article. Pourquoi cette mise en scène ? Après réflexions, derrière un cliché qui peut… heurter, j’y ai vu la mise en image de ce que mon BDSM m’apporte comme :
Avoir les pieds sur terre, même si cette terre se révèle être des petits cailloux aux bords acérés.
Ne pas baisser les bras, même si le découragement ou le relâchement seraient des solutions bien plus confortables.
Garder la tête haute, même si certaines situations ou certaines personnes vous conduisent à vous sentir comme une moins que rien.
Derrière ces expressions, derrière une première lecture que la morale réprouverait à coup sûr, se cachent les fondements de ma sexualité…
J’ai cherché à comprendre mon BDSM, j’ai expérimenté différentes facettes mais si finalement il n’était que ma part artistique enfin exprimée ?
Peu-importe sa forme, l’essentiel restant de la laisser s’exprimer, s’épanouir, jouir et me réjouir.
"Le Martyre est une sublimation, sublimation corrosive. C’est une torture qui sacre"
V.H
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"La pauvre Julie fut traitée avec une fureur qui n'a pas d'exemple,
fouettée, nue et écartelée avec des verges, puis avec des martinets,
dont chaque cinglement faisait jaillir le sang dans la chambre. La mère
fut à son tour placée sur le bord du canapé, les cuisses dans le plus grand
écartement possible, et cinglée dans l'intérieur du vagin."
"Histoire de Juliette ou les prospérités du vice" (marquis de Sade 1797)
Emblématique des cuisantes corrections d'enfance, le martinet éveille désormais des instincts de soumission,
délicieux instants de jouissance partagée, prélude à d'autres tourments ou de simples ébats amoureux.
Instrument traditionnel de correction né et utilisé autrefois en France et plus généralement en Europe,
l'usage du martinet pour fesser un enfant est cependant tombé en désuétude, assimilé désormais à de la maltraitance.
Le faisceau de lanières qui le compose, échauffe le corps tout entier: le dos, les bras, les fesses, les seins,
même les parties génitales (vulve, pénis).
Plus d'un tiers de la population francophone, en quête de cinglantes séances de soumission pratiquerait la flagellation.
Le tabou persistant, au moment d’avouer ces fantaisies érotiques, rares sont les langues qui se délient aisément.
Paradoxalement, elle figure toujours au titre des "troubles paraphiliques" dans la très sérieuse étude médicale américaine,
la DSM5 (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), comme diagnostiqués chez "des individus éprouvant une
excitation sexuelle en réponse à une douleur extrême, à l'humiliation, à la servitude ou à la torture".
En réalité, les nombreux adeptes peuvent se rassurer sur l'état de leur équilibre psychique car les critères de diagnostic,
exigent que la personne éprouve une détresse, telle que la honte, la culpabilité ou l’anxiété liée à un fantasme sexuel,
à des pulsions ou à des expériences sexuelles.
Autant dire les choses clairement, les formes les plus légères de SM pratiquées entre adultes consentants,
ne sont pas classées parmi les troubles étudiés.
Le manuel exploité par l'armée de terre des Etats Unis fait en outre l'objet de vives critiques.
Goûtons alors sans rougir (ou presque), aux délices épicés d’une séance de martinet bien administrée,
en conservant à l'esprit, toutefois que le S/M est avant tout une jouissance mentale, un plaisir cérébral.
Comme un jeu sexuel, un scénario érotique préalablement choisi, et consenti entre adultes consentants,
mieux encore, consentants et enthousiastes.
Exploration impétueuse d'émotions sensorielles inédites et saisissantes, la flagellation est l’occasion d’affirmer
symboliquement les rôles au sein d'une relation S/M entre une soumise et son Maître, combinée à l'érotisme mental
des jeux de pouvoir sexuel, elle apporte à leurs ébats une saveur nouvelle.
Pratiquée de manière sûre, saine, consensuelle et ludique, la flagellation revigore une relation engourdie par la routine.
Le martinet est un petit fouet, constitué d'un manche en bois d'environ vingt-cinq centimètres, équipé de lanières,
au nombre, d'une dizaine en général, en cuir.
Le martinet est similaire au chat à neuf queues, instrument à neuf lanières ou cordes longues, utilisé autrefois,
par les forces armées, les institutions pénitentiaires dans l'empire britannique, et au knout de l'Empire russe.
Au Moyen Age, jusqu'au XVIIème siècle, la peine de mort était prononcée et appliquée avec une extrême rigueur.
Il fallut attendre le règne de Louis XIV pour qu’un certain officier supérieur nommé Martinet adoucisse les peines,
léguant son nom au célèbre accessoire, instrument de nos plaisirs.
C'est en effet un lieutenant-colonel, Jean Martinet qui, indigné des cruautés dont il avait été souvent témoin,
eut la philanthropique idée de faire remplacer le fouet par de petites lanières fixées à un manche,
plus inoffensives pour la peau, tout en imposant toutefois d' interminables exercices aux troupes,
exigeant d'elles un respect absolu du règlement.
Le nouvel instrument prit le nom de son inventeur, qu’il porte toujours aujourd’hui.
Officier contemporain du célèbre Charles de Folard (1669-1752), l'officier supérieur Martinet,
commandant sous l’armée de Louis XIV, mérite toute sa place à côté du stratège écrivain,
par les changements révolutionnaires qu’il introduisit dans les manœuvres de l’armée,
en modernisant le recrutement (suppression des mercenaires).
Il est cependant fort probable que, sans quelques lignes de Voltaire, il serait à ce jour un illustre inconnu.
L'armée du Roi Soleil ne comportait pas à l'époque d’inspecteurs d’infanterie et de cavalerie mais deux officiers de valeur,
le chevalier de Fourille pour la cavalerie, et le colonel Martinet, pour l'infanterie.
Précurseur également de la baïonnette, Il se distingua lors du fameux passage du Rhin chanté par Boileau.
Ses inventions furent précieuses et décisives pour le monarque français lors de la partition de la Hollande.
Utilisé jusque dans les années 1980, l'objet tant redouté des enfants, les tribunaux le considère désormais,
au même titre que la fessée comme un instrument prohibé, de pratique répréhensible, punie par les tribunaux.
La mégère Madame Mac'Miche l'infligeant sur le bon petit diable, Charles, de la moraliste Comtesse de Ségur,
fait désormais partie des images d’Épinal.
Tout comme la légende enfantine du Père Fouettard, dans le Nord de la France, et en Alsace (appelé Hans Trapp).
Dans le sadomasochisme, on échappe toujours au plaisir, que pour être repris par le plaisir.
Le martinet est un instrument de précision frappant de ses lanières la partie du corps décidée.
Pour la Dominatrice, ou le Dominateur, il est primordial de prendre conscience de l'impact sur la peau.
D'utilisation plus aisée que le fouet, indispensable est également d'apprendre à en contrôler le mouvement.
Les lanières sont le plus souvent en cuir, en nylon, en tissus, en peau de daim ou de chamois, ou en crinière de cheval.
La liste étant loin d'être exhaustive.
Lors d'une séance de flagellation, il est conseillé de commencer par glisser doucement les lanières sur la peau.
C'est l'indispensable période d'échauffement.
Ensuite, les coups doivent être espacés et entrecoupés de caresses à l’endroit fouetté,
en demeurant toujours attentive (if) aux réactions du partenaire soumis aux délices.
L’injonction d’arrêter par l'emploi d'un safeword (verbal ou gestuel) mettant immédiatement fin à la séance.
La personne soumise, ayant librement consentie, emportée par l'excitation de la séance, ou par le désir de
satisfaire la ou le Dominatrice (eur), peut perdre elle-même le sens de ses limites.
La dominatrice ou le dominateur, constatant que le seuil de tolérance est alors atteint, doit mettre un terme
aussitôt à la flagellation, évitant blessures physiques ou mentales parfois irrémédiables. Rappelons que le
safeword en amont est essentiel. Un simple code, visuel ou sonore permet de mettre fin aussitôt à la séance.
les marques définitives ne sont acceptables que dans un processus ritualisé mûrement réfléchi, et consenti.
Un onguent ou une crème analgésique font disparaître plus rapidement les traces, et calment la douleur.
Sauf désir contraire de la soumise souhaitant les conserver comme marques fières d'appartenance.
Quel qu'en soit le mode, rappelons avec force que frapper un corps humain n'est jamais anodin.
La flagellation doit être considérée comme dangereuse.
Il est indispensable, pour la soumise, ou le soumis, ayant librement consenti, de s'assurer de la technicité
de la Dominatrice ou du Dominateur évitant ainsi désillusions ou blessures.
Elle ou lui doit s'assurer que les lanières sont très fermement fixées à l'extrémité du manche.
Pour la même énergie, plus la surface de la peau flagellée est concentrée, plus le dommage potentiel causé est important.
Les lanières fines cinglent, alors que les lanières larges provoquent une sensation sourde.
Concernant les techniques basiques de flagellation, quatre se distinguent généralement:
- Le mouvement du poignet peut induire des coups par des lanières à plat.
- Il peut provoquer un mouvement de balayage simple ou elliptique.
- Il peut également entraîner des figures de rotation (attention aux risques d'enroulement).
- Enfin conduire par un mouvement puissant, les lanières à frapper de manière sourde au même endroit.
Le plaisir partagé tient tout autant de la ritualisation de la séance, de la mise à nu de la soumise, et de la posture choisie.
La flagellation est un acte symbolique fort dans la soumission, comme l'union mystique de deux désirs par un instrument.
Si l'expertise de la Maîtresse ou du Maître est requise, l'attention des deux partenaires l'est tout autant.
"Une seule abominable douleur la transperça, la jeta hurlante et raidie dans ses liens,
elle ne sut jamais qui avait enfoncé dans la chair de ses fesses les deux fers rouges à la fois,
ni quelle voix avait compté jusqu’à cinq, ni sur le geste de qui ils avaient été retirés." (Histoire d'O)
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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LA ZOOPHILIE, qu'est-ce que c'est ?? Parmi toutes les, pratiques sexuelles, La Zoophilie est probablement l’une des plus méconnues mais aussi l’une des plus taboues en France. C’est pour cela que j'ai rédigé cet Article. La zoophilie (du grec ancien ζῷον / zỗion (« animal ») et φιλία / philía (« amitié »), est une paraphilie dans laquelle un animal est l'objet du désir sexuel. Apparu au XIXe siècle, le terme est à l'origine utilisé dans un sens « platonique » Par extension, il a ensuite désigné l'attirance sexuelle d'un être humain pour un ou plusieurs animaux, les individus ayant une attirance ou une excitation envers des animaux sont appelés donc « zoophiles ». Généralement considérée comme une déviance ou une perversion sexuelle, elle devient une paraphilie si elle remplit ces critères, bien qu'elle ne soit plus mentionnée depuis 1980 dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), la référence psychiatrique américaine et mondiale en matière de troubles mentaux. Certains, par exemple le philosophe et auteur Peter Singer (qui milite dans les mouvements pour les droits des animaux), affirment que le sexe homme-animal n'est pas intrinsèquement immoral. Dans la plupart des pays, les activités zoophiles sont illégales en vertu des lois de cruauté envers les animaux ou de « crime contre la nature » Cependant, la notion d'« abus » est contestée par certains zoophiles. Le terme « zoophilie » est employé pour la première fois en 1886 par Richard von Krafft-Ebing, dans son livre Psychopathia sexualis. En sexologie, en psychologie et dans le langage courant, ce terme possède une large signification, telles que : l'affinité, l'affection, ou bien l'attirance sexuelle pour un partenaire non-humain. Le zoophile est décrit comme une personne qui manifeste ou relève de l’intérêt, de l'amour pour les animaux ». Certains zoophiles font une distinction très claire entre zoophiles et bestialistes, les premiers étant ceux qui aiment les animaux, les seconds étant ceux qui ont des relations sexuelles avec des animaux sans ressentir la moindre attirance émotionnelle envers ces animaux. Dans ce cas, la bestialité est définie comme une « perversion sexuelle par relation avec des animaux » : il s'agit de personnes dont le seul intérêt est sexuel et pour lesquelles l'animal n'est qu'un objet. Certains zoophiles n'ont des relations sexuelles qu'avec des animaux et ne montrent aucun intérêt pour les humains : ils sont parfois appelés « zoophiles exclusifs » Lorsque l'on ignore les étapes du processus d'éveil de la libido (étudiées par Sigmund Freud et Henri Wallon, et évoquées par Boris Cyrulnik) et l'importance des facteurs contextuels sur l'émergence du désir et sa « cristallisation » en fonction des êtres ou des objets environnants, les comportements sexuels revêtent un caractère incompréhensible : par le passé, leur origine a souvent été attribuée à des pathologies de l'instinct sexuel ou à des troubles de la sexualité. Bien qu'actuellement cette activité soit globalement peu pratiquée, il existe néanmoins quelques sociétés dans lesquelles l'activité sexuelle avec des animaux est culturellement acceptée. Par exemple, dans son étude sur la sexualité de la population américaine, Kinsey enregistre de nombreuses déclarations de relations sexuelles avec des animaux, principalement dans les régions agricoles: Dans maints cas, le jeune campagnard s'initie aux rapports animaux parce qu'il sait que ses compagnons se livrent à une activité semblable. Ceci est particulièrement vrai dans les régions de l'Ouest des États-Unis où les adultes aussi bien que les adolescents pratiquent assez souvent (fréquence d'environ 40 % des hommes) de tels rapports sexuels qui peuvent être le sujet de conversations fréquentes. Il n'est pas rare, dans certaines régions rurales, de trouver des individus qui admettent ouvertement une satisfaction érotique, due à de tels rapports, Psychiquement parlant, les rapports avec les animaux peuvent revêtir une importance considérable pour le garçon qui en fait régulièrement l'expérience. Alors que les premiers rapports ne lui procurent souvent guère plus que la satisfaction due à la stimulation physique, la situation change complètement pour le garçon qui a des rapports fréquents avec des animaux particuliers. L'intensité de la réaction psychique du garçon est mise en évidence par la place prépondérante que peuvent prendre les rapports avec les animaux dans ses rêves nocturnes. Autrefois, les êtres humains vivaient en contact étroit avec les animaux (nomades, bergers, cabane avec une seule pièce commune pour les hommes et les animaux…). L'animal était quelque chose d'habituel, de normal et d'intimement connu. La vie commune induisait une familiarisation avec les odeurs, les bruits, les formes et les mouvements des bêtes. La vie commune, en particulier depuis l'enfance, favorisait la formation de liens affectifs avec les animaux, et le caractère attachant des jeunes animaux ainsi que leurs actions volontaires vers les humains stimulaient l'attachement réciproque. De surcroît, dans certaines sociétés, il existe des croyances spirituelles où l'âme se réincarne dans des formes humaines ou animales. Dans certaines croyances magiques, les corps peuvent se transformer d'homme en animal et vice versa. Dans ces deux cas, l'entité spirituelle qui est la plus importante, puisqu'elle est l'essence de l'être reste toujours la même, ce n'est que l'enveloppe corporelle qui change. Dans ce cadre, l'union sexuelle d'un être humain et d'un animal correspond en fait à l'union d'entités de la même espèce. La zoophilie n'est alors qu'apparence. Au niveau culturel, la zoophilie est acceptée dans certaines sociétés (Indiens Hopi, Eskimo Copper, Kusaians, Masai, Riffians, Fez). Les hommes ont des relations sexuelles avec des chiens, des chevaux, des ânes, des moutons et même des poules. Castration pour homosexualité ou bestialité, Toulouse, 1296 La zoophilie est attestée dans le monde occidental rural, médiéval et moderne. Au Moyen Âge en France, elle est qualifiée de « crime contre nature », et elle est très fortement réprimée : la peine de mort était le chatiment le plus courant. L'animal pouvait être lui aussi brûlé sur le bûcher suivant sa condamnation lors d'un procès d'animaux. Cette utilisation des flammes est une tentative d'exorciser la vengeance divine pouvant résulter de ce crime, et une préfiguration de l'enfer qui attend son auteur. Le cas le plus célèbre de zoophilie dans la mythologie grecque est celui de l'accouplement de Pasiphaé, la femme de Minos, avec un taureau blanc, donnant naissance au Minotaure. Dans certaines religions, en particulier dans la plupart des monothéismes, les relations sexuelles avec les animaux sont prohibées, voire punies de mort. Dans la Bible, la bestialité est sans appel: < Quiconque couche avec un animal sera puni de mort. Et si un homme a des relations avec une bête, il sera certainement mis à mort, et vous abattrez la bête. Et si une femme s’approche d’une bête, quelle qu’elle soit, pour se prostituer à elle, tu tueras la femme et la bête; ils en sont seuls responsables > Ainsi, les juifs comme les chrétiens considèrent la zoophilie comme un acte immoral, se basant en cela sur la Loi juive de l'Exode ou du Lévitique de même, les épîtres pauliniennes désignent la zoophilie comme une dépravation. De manière générale, cet acte n'est pas considéré par les croyants comme un exemple de relation sexuelle en accord avec la volonté de Dieu. L'Islam interdit aussi cette pratique, comme le dit cet aya : Et qui préservent leurs sexes (de tout rapport), si ce n'est qu'avec leurs épouses ou les esclaves qu'ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer ; alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs. Les écrits hindous offrent plusieurs exemples de figures religieuses ayant des relations sexuelles avec des animaux (par exemple, le dieu Brahmā copulant avec un ours, ou Valli (en) née d'une biche). Dans la tradition iconographique hindoue (peinture et sculpture), avoir des relations sexuelles avec un animal reviendrait à s'accoupler avec un dieu ayant pris la forme de l'animal, ainsi, copuler avec une vache sacrée est censé porter chance. Dans le bouddhisme, l'éthique du comportement sexuel défend de faire du tort à soi ou aux autres. De fait, les actes de bestialité sont interdits ainsi que la pédophilie, l'adultère, le viol ou la prostitution, comme dans les religions monothéistes. Néanmoins, Maya, mère du Bouddha Gautama, le fondateur du bouddhisme, selon la légende, aurait eu des relations sexuelles avec un éléphant blanc et aurait été fécondée par l'éléphant. Santé Les rapports sexuels avec des animaux exposent, comme ceux avec des êtres humains, à des risques sanitaires plus ou moins graves (infections, blessures, réactions allergiques). Les affections transmises aux humains par les animaux sont appelées zoonoses. Certaines peuvent l'être par simple contact, d'autres par les activités qui exposent au sperme, aux sécrétions vaginales, à l'urine, à la salive, aux selles et au sang des animaux. Au nombre de ces maladies, il y a la brucellose, la leptospirose, la fièvre Q ou encore la rage31. Toutefois, lorsque les animaux sont bien soignés, les risques de développer ces affections sont faibles. En outre, celles-ci peuvent être contractées par d'autres voies que des activités « sexuelles » (par exemple une morsure). Excepté les primates, les animaux ne peuvent pas transmettre le virus VIH à l'homme. Une étude datant de 2011 tend à prouver que des relations sexuelles avec un animal peuvent causer chez l'homme le cancer du pénis. Sur cette question, Sallie Graves déclare au Huffington Post que les résultats des études sur le cancer du pénis devraient inciter les individus à prendre des précautions comme l'utilisation d'un préservatif lors de rapports sexuels avec des animaux. Graves reconnaît cependant que ces études n'ont pas d'effet dissuasif sur les zoophiles. Législations la plupart des lois interdisant la zoosexualité datent du XXIe siècle. Les zoophiles tendent à présenter ces lois comme étant le résultat d'un manque de connaissances, et de la répugnance à l'idée d'un accouplement entre un homme et un animal, présenté dans un contexte sociétal et une volonté de réduire les abus. Certains auteurs considèrent ces lois comme irrationnelles, affirmant qu'elles constituent une violation de la liberté individuelle. En France Le code pénal de 1791, promulgué par la Constituante, a aboli les crimes de sodomie et de bestialité, grâce, notamment, aux positions des pénalistes classiques (Beccaria, Bentham…) et de manière totalement conforme à la Déclaration de 1789 que la même Assemblée avait proclamée : la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. La laïcisation du droit et la pensée libérale des révolutionnaires a conduit à dépénaliser les comportements homosexuels et zoophiles. Napoléon, dans son Code pénal de 1810, a confirmé cette dépénalisation. Au cours des XIXe siècle et XXe siècle, les juridictions pénales ont pu condamner des actes zoophiles violents, sur le fondement des actes cruels ou des mauvais traitements envers les animaux de compagnie ou apprivoisés. Jusqu'en mars 2004, aucune loi ne punissait la bestialité sauf dans le cas où l'animal subissait des sévices graves. La loi no 2004-204 du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité, qui ajoute la précision ou de nature sexuelle à l'article 521-1 du code pénal, explique que le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves ou de nature sexuelle ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende. À titre de peine complémentaire, le tribunal peut interdire la détention d'un animal, à titre définitif ou non. L'amendement est adopté à l'unanimité tant à l'Assemblée qu'au Sénat. La Cour de cassation a confirmé, le 4 septembre 2007, un arrêt de la chambre correctionnelle de la cour d'appel de Dijon du 27 janvier 2006, condamnant un individu à un an d'emprisonnement avec sursis, une interdiction définitive de détenir un animal et 2 000 euros d'amende pour avoir sodomisé son poney. Selon le chercheur Miletski, les animaux bénéficient parfois d'attentions sexuelles. Parfois, un animal peut s'initier à une rencontre sexuelle de son propre gré. Des animaux comme les chiens peuvent participer volontairement à des activités sexuelles avec des humains et semblent apprécier les plaisirs que prodigue l'interaction sexuelle avec un être humain. Les propriétaires d'animaux savent habituellement ce que leur animal aime ou non. La plupart des individus peuvent expliquer la manière dont un animal peut être touché. Ceux qui préconisent la zoophilie voient cela comme une façon, pour un animal, de donner son consentement. Le philosophe utilitariste et auteur Peter Singer soutient que la zoophilie est éthique si aucun mal n'est fait aux animaux. Il en parle dans l'un de ses articles (intitulé Heavy Petting), et explique que les activités zoophiles ne doivent pas refléter la cruauté et que des relations entre humains et animaux peuvent être consentantes. il a fait valoir que l'activité zoophile n'est pas contre nature et n'est pas intrinsèquement immorale. L'apologie que fait Singer de la zoophilie, qui a été attaquée comme relevant d'une forme de barbarie envers les animaux, relève selon la philosophe Élisabeth Roudinesco d'une double origine : l'instauration par Singer d'une nouvelle frontière définissant l'humanité, dans un système où les grands singes auraient un caractère plus humain que les humains atteints de folie, de sénilité ou de maladies neurologiques, et l'appui sur les revendications du biologiste Midas Dekkers qui soutient que les animaux éprouveraient une attirance sexuelle pour les humains, et qui appelle à la levée du tabou. La majorité des zoophiles affirment qu'ils ne sont pas cruels envers les animaux, et beaucoup d'entre eux se présentent comme des partisans de la protection des animaux et les droits des animaux. Histoire En France, en 1601, le Parlement de Paris condamne à mort Claudine de Culam, née à Rozay-en-Brie, âgée de 16 ans, domestique pendant quatre ans chez Monsieur le Prieur de Reverecourt, convaincue d'avoir eu habitation charnelle avec un chien blanc tacheté de roux à être pendue et étranglée à une potence avec ledit chien blanc tacheté de roux. Dans ce cas, les magistrats à la demande expresse de la mère qui était sûre de l'innocence de sa fille acceptèrent une étude scientifique et pragmatique. Claudine, qui avait été surprise selon des témoins en état d'habitation charnelle avec un chien a été emmenée devant une cour composée uniquement de femmes ayant le statut d'expert, dans une chambre adjacente à la cour d'appel. Le chien la rejoignit dans cette pièce. Le comité fit déshabiller la jeune fille pour l'examiner en quête d'éventuelles griffures, mais immédiatement le chien, sans attendre d'avoir été invité, lui sauta dessus et la prit en levrette. Une relation sexuelle s'est produite et nous avons dû intervenir a écrit le collège d'experts dans son rapport officiel. Sur les bases des témoignages et de ce rapport, le chien et la jeune fille ont été étranglés et leurs corps brûlés, leurs cendres jetées aux vents pour qu'il ne reste rien de cet accouplement. Culture et société Différentes études (notamment les rapports de Kinsey, en 1953, concernant les femmes), menées par différents spécialistes dans le domaine des mœurs sexuels, indiquent que 4 à 7 % de la population américaine a eu au moins une fois un rapport sexuel avec un animal. En 1969, Linda Lovelace, célèbre actrice pornographique, avait participé au premier film zoophile mondialement commercialisé Dogarama (aussi connu sous le titre de Dog Fucker). En 1973, Nancy Friday, dans My Secret Garden, clamait haut et fort certains fantasmes féminins zoophiles et soulignait que le passage à l'acte est plus courant qu'il ne pourrait être soupçonné. En 2005, Kenneth Pinyan, dit M. Hands, originaire d'Enumclaw (État de Washington), décède d'une hémorragie interne à la suite de la perforation du colon après avoir eu une relation avec un étalon. Son cas a entraîné la création d'une loi anti-zoophilie dans l'État de Washington réprimant tout acte et vidéo sexuels. En 2010, des affaires d'abus sexuels sur animaux scandalisent la Slovénie, après la découverte du corps d'un médecin de renom, déchiqueté par ses chiens tandis qu'il les violait. Au moment de la découverte du cadavre, le Dr Barevic était complètement nu et ne portait qu'une ceinture à laquelle était attaché un godemiché. Après vérifications, il s'est avéré que l'homme violait ses animaux depuis plusieurs années. Les enquêteurs pensent qu'il pourrait y avoir un réseau de zoophilie sous cette affaire. D'autres personnalités très haut placées auraient également participé à des abus sexuels sur ces chiens. Arts Des représentations artistiques de la zoophilie sont présentes dans les peintures rupestres et dans d'anciennes sculptures. Dans la littérature, Les Mille et Une Nuits font état de deux scènes manifestes de zoophilie, et le roman latin L'Âne d'or d'Apulée évoque également une scène où une femme s'accouple avec un âne. Contes : Le Roi Porc (1550), conte figurant dans Les Nuits facétieuses de Giovanni Francesco Straparola. Cinéma et télévision Le cinéaste José Mojica Marins a tourné plusieurs films contenant des scènes zoophiles. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander (1972) de Woody Allen. Gene Wilder y joue le rôle d'un psychanalyste amoureux d'une brebis. Vase de noces (1974), film belge de Thierry Zéno. Dans cette fable, un jeune homme vit seul dans sa ferme, il partage le quotidien des animaux qui sont sa seule compagnie, jusqu'à entretenir des rapports avec sa truie. La Bête (1975) de Walerian Borowczyk basé sur la légende de la bête du Gévaudan, dans lequel une noble française a des relations sexuelles avec une créature monstrueuse qui ressemble à un chien géant. Padre padrone (1977) de Paolo et Vittorio Taviani montre lors d'une séquence des paysans se livrant à des actes zoophiles sur des poules et des ânes. La Ballade de Narayama (1983) de Shohei Imamura contient une scène de zoophilie assez explicite entre un homme et une chienne. Max mon amour (1986) de Nagisa Oshima avec Charlotte Rampling et Anthony Higgins (Max étant un gorille). Bully (film, 2001) de Larry Clark montre le personnage de Donny (incarné par Michael Pitt) embrasser un chien sur la bouche. Pretty Persuasion (2005) de Marcos Siega dans lequel le personnage principal, Kimberly Joyce (Evan Rachel Wood), est obsédé par le fait que sa belle-mère puisse avoir des relations sexuelles avec son chien, jusqu'à même imiter le cri de jouissance du chien, même s'il est fortement suggéré que c'est son père (James Woods) qui a des relations avec ce chien. Juste une fois ! (2006) de Bob Goldthwait dans lequel l'héroïne a un secret inavouable : dans sa jeunesse, elle a eu un rapport bucco-génital avec un chien. Black Sheep (2006) de Jonathan King comporte une scène où un accouplement entre un homme et une brebis est suggéré. Sa Majesté Minor (2007) de Jean-Jacques Annaud. Zoo (documentaire, 2007) de Robinson Devor, est un documentaire qui relate l'histoire de Kenneth Pinyan. Ce documentaire a été diffusé au Festival de Cannes 2007 au mois de mai. Molina's Ferozz (2010) de Jorge Molina Enríquez (en) contient une scène de zoophilie explicite entre une jeune femme (l'actrice Dayana Legrá) et un chiot. Dans un épisode de la première saison de la série The Shield (série télévisée) (2002), Vic (Michael Chiklis) et ses hommes surprennent des étudiants en train de sodomiser des chèvres. Dans un épisode de la quatrième saison de la série Nip/Tuck (2006), une patiente (Shari Noble) s'étant fait arracher les tétons a des relations sexuelles avec son chien, un boxer que son mari abat à la fin de l'épisode pour mettre fin à cette relation. Plusieurs épisodes de South Park font allusion à la zoophilie. L'émission Groland a plusieurs fois mis en scène des actes zoophiles simulés. Dans la série télévisée Sons of Anarchy (2008 - 2014), il est insinué plusieurs fois que Tig (Kim Coates) aime avoir des relations sexuelles avec des animaux. Dans la comédie érotique American Pie présente : Campus en folie, l'un des protagonistes a réalisé une sodomie sur un bouc, l'acte n'est pas censuré. En juin 2011, le comédien Stephen Colbert discute brièvement d'observation des dauphins zoophilie (c'est au cours d'un segment à propos du mariage homosexuel à New York). Dans le premier épisode de la série Black Mirror, le premier ministre britannique doit avoir une relation sexuelle avec une truie, en direct à la télévision, s'il veut que la princesse soit libérée par son ravisseur.
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"Il la cravacha à toute volée. Il n’attendit pas qu’elle se tût, et recommença quatre fois, en prenant soin de cingler
chaque fois, ou plus haut ou plus bas que la fois précédente, pour que les traces fussent nettes. Il avait cessé
qu’elle criait encore, et que ses larmes coulaient dans sa bouche ouverte." Histoire d'O
La flagellation, pratique prisée dans l'art du jouir, n’est pas seulement un adjuvant régulier des combinaisons sexuelles
que la pornographie se plaît à inventorier.
Elle est en réalité un moyen de mettre en mouvement, dans une relation S/M, la combinaison des vigueurs masochiste et
sadique des partenaires en les unissant par un instrument.
La ritualisation de la posture, la recherche de la douleur, de la cruauté font de la flagellation une discipline désormais
autonome dans le BDSM.
Les partenaires recherchant des sensations cinglantes et précises en raffolent.
Elle fait partie intégrante de certains jeux érotiques, dits BDSM ou SM.
Elle accompagne ou non, d’autres pratiques, bondage, soumissions diverses.
Une personne flagellée devient beaucoup plus docile, et ouverte à d’autres expériences.
Une femme qui aime dominer ressent une profonde excitation à la pratiquer.
Là où d'aucuns recherchent la douleur, d'autres jouissent simplement du fait de subir et d'accepter l'humiliation.
Certains optent uniquement pour des séances de flagellation, sans autre pratique érotique, d'autres considèrent fouet ou
martinet comme un prélude (ou un intermède) à leurs divers jeux SM.
Encore faut-il non seulement en posséder la technique, l'esprit, mais aussi en connaître les nuances et les dangers.
Au début du XXème siècle, les adeptes de la fessée se sont pris de passion pour ces instruments faisant advenir
la douleur et la cruauté dans la soumission.
On parle alors de flagellomanie, de flagellophilie, de masochisme ou d’algolagnie (amour de la douleur).
La présence du fouet, ou du martinet dans l’ordre des pratiques sexuelles n’a cependant rien d’une nouveauté.
Leopold von Sacher-Masoch, auteur de "La Vénus à la fourrure" (1870) est loin d’être l’initiateur de la théorie.
Cette doctrine de la jouissance dans la douleur a de tout temps existé, ayant des adeptes et des défenseurs.
Parfois la douleur infligée ou subie est purement morale, c’est l’abnégation de soi-même envers l’être aimé.
Mais le plus souvent cette abnégation va jusqu’à solliciter l'affliction de souffrances physiques.
Cette forme d’érotisme n’est pas purement passive, elle est aussi active, car celle ou celui qui inflige la souffrance
éprouve autant de jouissance que celle ou celui qui la subit.
L’histoire ancienne et les mythologies abondent en exemples semblables.
Bacchus et les Ménades, Hercule et Omphale, Circé et les compagnons d’Ulysse, Attis et Cybèle.
Sacrifices à Moloch et à Baal, Thomyris la reine des Massagètes, Sémiramis fouettant les princes captifs devenus ses amants.
Samson et Dalila, Salomon et ses nombreuses courtisanes réduites à le flageller pour exciter sa virilité.
Phéroras, le frère d’Hérode, se faisait attacher et frapper par ses esclaves femelles.
Le culte de Cybèle à qui Athènes, Sparte, Corinthe, Rome même, sur le mont Palatin, ont érigé des temples.
Lors de ces orgies, le premier des devoirs était de se martyriser en honneur de la Déesse.
Jetés dans une sorte d’extase par le recours à des danses frénétiques et autres stimulants,
les fidèles s’emparaient de son glaive pour s'automutiler, au plus fort de leur délire.
Les prêtresses de Milet s’armaient du fouet pour attiser le feu de volupté brûlant en elles.
Les mêmes coutumes se retrouvent aux fêtes d’Isis, dont Hérode nous a laissé une peinture si frappante.
Les fêtes des Lupercales semblables aux Bacchanales et aux Saturnales étaient l’occasion d'épouvantables orgies.
Les prêtres, brandissant leurs fouets, hurlant et criant de joie, parcouraient les rues de la ville.
Les femmes se précipitaient nues à leur rencontre, présentant leurs reins et leur seins, les invitant par leurs cris,
à les flageller jusqu'au sang.
Tacite, Suétone, Martial et Juvénal, révélant les secrets intimes des Néron et des Caligula ont fourni des détails égrillards
et obscènes sur le raffinement de leurs débauches.
Le christianisme, pour établir son influence, dut avoir recours à l’antique usage du fouet, non plus pour éveiller
des désirs érotiques, mais au contraire pour maintenir l’homme dans la voie du devoir.
Les cloîtres employèrent le fouet, pour mater les novices se révoltant contre les règles de leur ordre.
Des congrégations se fondèrent imposant à leurs membres l’obligation d’une flagellation réciproque en vue
de dompter les élans de leur chair.
De même que le Christ avait été attaché à la colonne et frappé de verges avant d'être crucifié.
Elles cessèrent avec le temps d’avoir un caractère disciplinaire et prirent la forme d’une obligation purement religieuse.
Comme une expiation éminemment enviable des souffrances imméritées infligées à l’adorable corps du Maître.
Tels les Flagellants et les Purificants, les Dominicains, pour les ordres masculins, et les Franciscaines et les Clarisses
pour les ordres féminins.
En littérature, Brantôme, Boccace, Pogge, l’Arétin, Restif de la Bretonne, citent fréquemment des cas de flagellation.
Quant au trop fameux marquis de Sade, par nous étudié, son nom évoque le synonyme même de la pratique.
La belle princesse Lubomirski faisait mettre à mort ses amants, après leur avoir fait subir les plus cruels tourments.
Ils étaient empalés sur des pieux et fouettés jusqu'au sang, lorsque ces malheureux la laissaient insatisfaite.
Pour autant, l'Histoire est trompeuse.
Ce n’est pas du fait d’être ancienne ou anciennement admise parmi les manières d’user du sexe que la flagellation tire
son implantation dans l’ordre des plaisirs.
C’est tout le contraire, elle devient jouissance en s’arrachant à ces usages anciens.
La volonté ramifiée de tout savoir sur le sexe, en ne laissant plus de place à l'imaginaire corporel,
de traquer les perversions, d’en suivre obstinément les usages disparates et de susciter partout l’aveu des écarts,
a eu pour effet de la faire proliférer, en lieu et place de la pudibonderie ou de l’interdit.
Dans les sexualités disparates et les plaisirs spécifiques, la passion du fouet a pris sa place.
Lieu d’une triple convergence, faisant d’elle à la fois une pratique S/M et une forme particulière du jouir.
Dans le champ des perversions, forgeant la catégorie de masochisme, ou jouissance née de la douleur reçue,
dans la littérature érotique, avec Gustave Le Rouge, Louis Malteste, Pierre Mac Orlan, enfin, dans la volonté
des adeptes revendiquant sans fard la puissance extatique de la pratique, dans la la ritualisation des postures
de soumission.
Nue et debout, seins et ventre offerts, bras levés sur la pointe des pieds, ou en position de crucifixion,
chevilles et poignets entravés sur une croix de saint André, la soumise ravalée à un état d’infériorité,
comme une proie.
La femme ou l'homme se soumet, celui ou celle qui fouette et qui bat se tient au-dessus,
le geste ample, dans l’attitude féroce et cruelle de celui qui domine.
Ce que disent ces scènes, c’est l’institution d’une sexualité qui joue de la domination en outrant ce qu’elle est.
Toutefois, la recherche du plaisir entre partenaires consentants, responsables et conscients, lors d'une séance,
ne doit pas occulter la sécurité.
La dominatrice ou le dominateur devrait tester le matériel sur lui/elle-même avant de flageller son/sa partenaire.
De même, elle ou lui vérifie le matériel avant chaque utilisation.
En général, plus le matériau est léger, plus la pratique est sans danger, plus la séance peut se prolonger
et plus la sensation est douce.
Le visage, la tête, le cou, les doigts et doigts de pieds, la peau en cours de cicatrisation ne doivent jamais être flagellés,
pour des raisons évidentes de sécurité.
Les paumes et le dos de la main, sur les jointures quelles qu'elles soient, sur la surface entre le bassin
et le bas des côtes (présence d'organes internes) peuvent l'être avec une extrême prudence et extrême légèreté.
Les seins, bras, avant bras, intérieur des bras, intérieur des cuisses, zones génitales (vulve, pénis) avec légèreté.
Un impact sourd (par opposition à un impact cinglant) sur des seins est à éviter.
Les fesses, le haut du dos de part et d'autres de la colonne, les cuisses, le bas des épaules constituées d'os épais protégés
par des muscles et une couche de graisse avec énergie, voire très énergiquement.
En frappant très fort des ecchymoses peuvent apparaître, la peau peut se déchirer entraînant des infections.
Enfin, la position du corps flagellé conditionne celle de la peau et des muscles.
Lorsque le partenaire est penché en avant, les muscles tendus ne sont plus aussi épais et offrent donc une protection moindre.
De la même façon, si la peau est tendue elle va réagir de façon plus forte que si elle était relâchée.
Flageller quelqu'un qui se tient debout sans maintien risque de le/la faire chuter.
A l'inverse, la ou le flagellée (é) défaillante (t) maintenu debout par des liens, se retrouvera en suspension partielle.
Placer la (le) soumise (e) en position de se voir flageller lui apportera en général plus de jouissance.
Des marques peuvent apparaître tout de suite, ne pas apparaître du tout ou apparaître après un jour ou deux.
Quel qu'en soient les modalités, frapper le corps humain doit être considéré comme DANGEREUX.
La flagellation doit être pratiquée par des personnes consentantes, responsables et conscientes.
La ou le soumise (s) disposant toujours de la possibilité de mettre fin à la séance par un safeword.
"O, je vais te mettre un bâillon, parce que je voudrais te fouetter jusqu’au sang, lui dit-il.
Me le permets-tu ? Je suis à vous" dit O."
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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