La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le 07/02/26
La terrasse n'est pas si pleine pour un restaurant du lac au mois de Juillet. Je suis en avance, comme toujours. La vue est vraiment belle, sur la gauche on voit le lac surplombé par le Tartaret. Au centre, entre les volcans, on voit le sommet du Sancy et les crêtes de la vallée de Chaudefour. A droite, le puy de l'Angle. Je vois la voiture de Agathe se garer. J'admire le paysage pendant qu'elle monte les marches de la terrasse. Salut ! Salut Agathe ça va ? Ca a été la route ? Ouais, j'arrive du Mont Dore. Il y a plein de touristes mais rien de nouveau pour le mois de Juillet. La serveuse passe prendre notre commande. Nous échangeons les banalités sur nos boulots. Clara nous rejoint ? Oui, mais d'abord elle finit son travail. Ok, tu m'as dis par message que t'as un truc à me demander. Tu vas enfin la demander en mariage ? Houlà non. Ce n'est pas prévu pour tout de suite. Dommage, perso je suis prête pour être la marraine, la témoin ou ce que tu veux. hum... ce que je veux hein ? Non, je voulais qu'on revienne sur le bouquin que tu as trouvé l'autre jour. Ton livre de cuisine ? dit-elle en rigolant. Ouais celui là. Je me demandais, tu penses quoi de tout ça ? Je pense toujours que vous avez un grain tous les deux. Mais je le savais déjà. Et même si je dois avouer qu'au début je me suis demandé si t'étais pas un serial killer, finalement après notre discussion, je pense que je comprend pourquoi vous faites ça. Ok donc on a réussi à te retirer l'aspect négatif de la chose ? Ouais globalement ouais. Vous êtes consentant, de nos jours c'est un très bon début et tant que ça reste comme ça, tant mieux. La serveuse nous amène les boissons. Une bière pour moi, un St-Germain spritz pour elle. Nous trinquons. Bon et donc c'est quoi ce truc à me demander ? Tu veux m'attacher aussi ? Et bah ouais. Pardon ? Dit-elle en avalant de travers. J'en ai parlé avec Clara, ça fait un moment qu'on voulait essayer à trois, mais on savait pas trop à qui demander. Et comme t'avais pas l'air fermé l'autre jour en partant, je me suis dit que je pourrais te proposer. Euh... réfléchit-elle un instant qui semble durée une éternité. Attends mais tu me propose quoi exactement ? Je te propose de venir passer une soirée à la maison, et de te faire attacher comme t'as pu voir sur le bouquin. Avec Clara ? Oui. Elle sait que tu me le proposes ? Bien sûr. Elle a l'air étonnée mais loin de me lâcher un non franc. Je pense qu'on a bien fait de lui proposer. Mais ont aurait des rapports sexuels ? C'est pas prévu. Donc tu m'attacherais juste ? Voilà. Et Clara aussi ? Oui. Mais sans sexe ? demanda-t-elle d'un air perdu, presque déçu. Non, sans sexe. Écoutes là tout de suite je sais pas. J'ai pas envie de te dire non, parce que je suis curieuse. D'un autre coté je veux pas te dire oui sans savoir à quoi je m'engage. Ok, tu veux savoir quoi ? Tu me ferais quoi exactement ? Je pensais à une initiation pour découvrir et regarder. Je t'attacherai mais tranquillement et pas des grosses contraintes. Par exemple, les mains ensemble, puis une jambe peut être mais pas plus. Et surtout je te montrerai, avec Clara, comment ça se passe. Ce serait aussi l'occasion que tu pose des questions, et que tu vois tout ce qu'on a pour imaginer tout ce qu'on peut faire. Mais c'est quoi le but si on a pas de sexe ? Ca peut être l'art, je fais des photos de mes créations. Si ça te choque pas de voir ta meilleure amie en photo nue et attachée, je te montre mon portfolio. Et si je fais des photos de toi, je te les donnerai bien évidemment. Et dans tous les cas c'est la découverte d'un nouveau monde. Ok je vois. Je vais réfléchir, je veux bien le lien du portfolio, et je te redis à toi ou à Clara. Ouais pas de soucis, prends ton temps. Clara arrive, nous changeons de sujet pour reprendre nos habitudes. La conversation tourne autour des potins sur les collègues de Agathe et des collègues de Clara qui ne font pas leur travail. Au bout d'un moment je pars aux toilettes. En revenant, je vois Clara qui me fait signe de ne pas revenir à la table. Elle et Agathe sont penchées en avant sur la table, comme si elles échangeaient des secrets à voix basse. Clara a un visage sérieux, je ne vois pas celui de Agathe. Je vais en profiter pour payer et retourne finalement à la table. Aucun commentaire, je ne relance pas le sujet, j'aurai le debrief tout à l'heure. Après une heure et deux pintes, nous nous quittons pour rentrer chez nous. Dans la voiture, Clara m'expliques. Donc, Agathe m'a dit qu'elle serait chaude d'essayer. Mais le truc c'est qu'elle veut pas trop pour les photos, et du coup elle voit pas la finalité de se faire attacher. Elle m'a demandé plusieurs fois si on aurait du sexe, lui dis-je. Oui, elle m'a dit. Tu penses qu'elle voudrait ? Je pense que oui. Elle m'a dit qu'elle aimerait bien. Et toi t'en penses quoi ? demanda-je. J'avoue qu'aujourd'hui elle était super sexy. Il est vrai que drapé dans sa robe bleue électrique avec un décolleté simple mais qui laisse imaginer ses formes, Agathe la gymnaste svelte et musclée était tout à fait charmante. En plus, elle a vraiment de belles formes, me dit Clara . Ah oui, on voit qu'elle fait de la gym. Tout dans ses mouvements et sont corps le font ressentir. Ouais je pense que je pourrais coucher avec elle. Et pourquoi d'un coup tu changes d'avis ? Parce qu'en repensant à son décolleté, ma culotte se mouille. Voilà qui est tout à fait intéressant, dis je en déglutissant.  Non, calme tes hormones, d'abord parlons de Agathe . Je pense que je vais lui reproposé avec du sexe si ça te va ? Je voudrais qu'on soit clair, on est d'accord pour du sexe attaché, mais rien de plus ? Pas de jouet, de SM, ça durerait que pendant qu'elle est attachée ? Je pense que oui c'est ça, mais je vais voir avec elle tu as raison. En rentrant, Clara a été sur son portable pendant toute la préparation du repas. Elle a discuté avec Agathe . Elle ne serait pas contre un peu de soumission. De plus en plus intéressant... Je m'imagine déjà, assis dans mon fauteuil, à diriger Clara en train d'attacher Agathe . Une dynamique tout a fait plaisante. En revanche, ajouter une troisième personne dans ma relation Dominant/soumise va me demander de bien définir les rôles de chacun. Moi je domine, ça c'est sur et je pense que pour elles aussi. Mais entre elle il faudra vérifier leurs attentes. Et surtout il va falloir que je sois attentif à tout encore plus que d'habitude. Une petite pression s'installe. Agathe appelle Clara par téléphone. La conversation est directement axée sur le sujet. Agathe nous informe que le BDSM l'intéresse et qu'elle se sent assez en confiance avec nous pour essayer. Elle veut toutefois commencer doucement, expérimenter le plus possible mais sans trop approfondir, et ensuite voir ce qui lui plait. Je lui dis que j'ai un fichier Excel que j'ai donné à Clara avec plein de pratiques. Pour chaque ligne, nous avons saisi notre désir et notre confort sur une échelle de 1 à 5. C'est super pour savoir ce que nous apprécions, et voulons expérimenter ou pas. Elle accepte de le remplir. J'enchaine avec la dynamique au sein du trio. J'annonce l'évidence et me propose d'être le dominant, et d'avoir Clara et Agathe comme soumises au même niveau. Clara accepte, Agathe aussi. J'en profite pour annoncer mes attentes. Pour moi ce sera de m'améliorer comme Dominant, notamment sur le Shibari. C'est aussi de faire en sorte de fournir un cadre sein pour ce genre de jeu, afin que tout le monde trouve du plaisir. Agathe poursuit en disant qu'elle souhaite être soumise, assez pour "poser son cerveau le temps d'une soirée". Elle annonce aussi vouloir de la discipline dans de soumission. Enfin, Clara nous dit qu'elle recherche de la soumission par la contrainte. Elle attend aussi du sexe à trois. Et elle finit en disant que ça ne la dérange pas de regarder. Je pense que tout est clair. Je vais pouvoir commencer à plancher sur mon scénario. La date a été calée pour dans deux semaine. J'ai demandé à avoir plus d'une semaine pour donner les règles et les discuter. Maintenant, à moi de jouer. il faut que je me prépare à dominer mes deux soumises.   A suivre... Images générées par intelligence artificielle.
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Par : le 06/02/26
Mais c'est quoi ce truc ? s'écria Agathe de la chambre de l'étage.  Clara me regarde droit dans les yeux. Les siens sont tout écarquillés. Elle panique. Je pense qu'elle ne voulait pas que sa meilleure amie tombe sur nos livres de shibari. Elle descend en trombe dans l'escalier. Et bingo ! Elle a le livre à la main. Ah, merde ! Elle a le livre à la main... Vous voulez bien m'expliquer ? nous demande-t-elle d'un ton accusateur. C'est quoi ça ? Un livre, lui réponds-je calmement. Non mais merci ! Mais tu m'expliques ? Tu fais quoi à ma pote ? Clara reste immobile, silencieuse, tétanisée. Je regarde Agathe droit dans les yeux pour lui rétorquer. Ta pote, qui est aussi ma meuf, adore quand je l'attache pour la baiser. Et comme je n'aime pas faire de la merde, j'ai acheté ce bouquin pour apprendre. Je lui ai coupé le sifflet. Elle regarde Clara. Sérieux ? Oui sérieux, lui réponds-je. Et pourquoi tu dis rien toi ? demanda-t-elle à Clara Bah... c'est à dire que... enfin c'est pas ce que tu crois Agathe... Ah bah explique moi alors ! Oui explique nous, dis-je pa vraiment intrigué. Elle réfléchit. Je peux très bien vous dire tout ce qu'il se passe dans sa tête en le voyant à travers ces yeux. La première idée qu'elle a eu depuis que Agathe est tombée sur le bouquin a été de trouver un mensonge qui dirait qu'un pote peu fréquentable me l'a offert. Mais quand j'ai assumé, cette option est tombé à l'eau. Elle envisage maintenant de miser sur le fait que c'est une blague, mais... attendez une minute, c'est pas son regard habituel. Non... elle va quand même pas assumer... si ? Non en faits c'est ça. J'aime quand il m'attache, que je ne peux plus bouger et qu'il me baise. J'aime plein d'autres trucs pas très conventionnels tu sais Agathe. Ok, tout ça devient super intéressant. Je ferme Instagram pour suivre tout ce qu'il va se dire à partir de maintenant. De son coté, Agathe est bouche bée. C'est rare qu'on lui cloue le sifflet deux fois en moins de cinq minutes. Elle finit de descendre les marches et s'installe sur un fauteuil en face du canapé. Elle dépose le livre sur la table, et détend tous ses muscles comme abattue. Non mais j'y crois pas, vous faites vous ? nous demanda-t-elle. Ouais, et pas que ça d'ailleurs. Mais depuis un moment on est très orienté Shibari avec Clara. C'est pas faux. D'ailleurs, si tu pouvais le remettre à sa place ça m'arrangerait Agathe. Non je vais le faire, réponds-je. Je prends le livre et monte les escaliers lentement pour écouter la conversation qui me parait être tout à fait divertissante. Mais tu vas pas me dire que vous avez un donjon sexuel aussi ? demanda-t-elle d'une voix basse. Non, répondit Clara en rigolant. Mais pourquoi vous faites ça ? Vous êtes pas nets !  Alors déjà, je te rappelle qu'on est tous les deux consentants. Ensuite je ne pensais pas que toi tu jugerais mes pratiques sexuelles madame l'écolo inclusive. Et pour répondre à ta question, on fait ça parce qu'on aime bien. C'est pas que du sexe tu sais. Bah quand même c'est le but principal. Non pas du tout, c'est la finalité pour nous, mais c'est avant tout de la confiance et un moment génial qu'on passe à deux. J'ai posé le livre, je redescend et me rassoie sur le canapé. Agathe ne dit rien. Je pense ne rien avoir raté à la conversation. Et toi t'aimes l'attacher pour la baiser ? Oui, mais tu sais des fois on fait l'amour sans être attaché, et d'autres fois je l'attache sans la baiser. C'est ce qu'elle aime le plus d'ailleurs, dis-je avec un sourire en coin. Clara rougit et me mets un coup sur la cuisse. Agathe est gênée. Arrête ! J'ai pas besoin des détails ! Enfin Agathe ! Tu te doutais bien qu'on faisait l'amour après trois ans de relation ! lui dis-je Oui mais je savais pas comment, et je m'en fous. D'ailleurs je veux plus en parler. Ok, par contre Agathe , c'est ma vie privée. Donc je te demande de le garder pour toi. Demanda Clara. Ouais ouais pas de soucis. Bon et sinon, t'as fini de te changer ? On peut aller au jacuzzi maintenant ? Les filles se dirige vers le jaccuzzi dehors. Je sens que ca va piailler et que Clara n'en a pas fini avec ses questions. En attendant, le repas de ce soir ne se fera pas tout seul et le cuistot, c'est moi !   A suivre... Images générées par intelligence artificielle.
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Par : le 05/02/26
               Si vous vous rappelez, dans le récit une rencontre à l’eau, je discutai sur un autre site de rencontre de dominant exclusivement masculin. Et bah je continuai de discuter sur ce site et j’ai eu ma rencontre ce matin, et je dois dire que cela s’est très bien passé.                Donc avec cet homme, qui se présentait comme switch, nous avons réussi à caler une date, et pour le coup, il n’a pas été presser ni arrogant, il a su me mettre en confiance dès le départ. Nous avons discuté des pratiques qu’on refuse et qu’on veut faire. Eh bien qu’il ne sodomisât pas, j’ai quand même accepté de le rencontrer.                Je me suis dis qu’il faudrait faire les choses progressivement. Là il proposait fellation et uro, j’ai accepté pour la pipe, mais pour l’uro j’étais d’accord uniquement si je pouvais prendre une douche après. Il a accepté la douche. Donc on ce donne rendez vous chez lui, et je devais être prête avant d’arrivé chez lui (donc avoir l’équipement de Sophie, sous mes habits.                Donc ce matin, l’excitation et le stresse me réveille plus tôt que mon réveil, qu’a cela ne tienne, je décide de me lever, et de me préparer tranquillement. Donc je fais mon petit rituel du matin, et sous la douche je profite de me raser sexe et anus, pour que je sois présentable. Puis je vais à mon bureau afin de passer en Sophie. Donc comme d’hab, cage, plug, body, oui je sais mais mes habits de femme ne sont pas légion du coup ce sont les mêmes qui reviennent tout le temps. Le collier sera comme d’habitude verrouillé sur une aire de parking sur la route.                Je prends la route, roule tranquillement, c’est fou mais je remarque que lorsque je suis en Sophie, que ce soit pour aller chez le médecin ou pour une rencontre, ma conduite et calme et souple. Je m’arrête sur l’aire de parking prévu, mais une voiture y est déjà, pas grave je me mets loin d’elle, et je remarque que la personne dedans et absorber par son téléphone. J’en profite pour retirer manteau et pull. Je remets le manteau quand même histoire de me cacher un maximum de l’autre voiture. Une fois l’équipement bien en place, je repars.                J’arrive près de chez lui et je m’aperçois que je suis un peu trop en avance, voulant faire bonne impression, pour notre première fois je me gare sur un parking pas loin de chez lui et attend l’heure, j’ose tout de même ouvrir mon blouson afin de faire un peu d’exhibe, mais dès qu’une personne arrive je referme le manteau, courageux mais pas téméraire. Il me reste 2 minutes avant l’heure, donc je reprends la route jusqu’à chez lui, et je me gare.                Je sors de la voiture et me dirige vers ce que je pense être la porte d’entrée, je frappe mais rien. Alors j’ouvre l’application, et me dit de monter les marches, chose que je fais, et je refrappe là il ouvre et je rentre. Il me demande si ça va, de retirer mes chaussures car il a du parquet, et il me conduit à une chambre et me dit de me mettre en tenu, et de le rejoindre dans le salon.          Il me redemande si je vais bien, je lui réponds que je suis un peu stressé. Il comprend il me demande mes expériences réelles. Je lui dis que à part une pipe en sexe shop en 2009, et une rencontre fessée, rien d’autre. Je lui fais part aussi que lors de la rencontre fessée, l’homme voulait que je le suce mais au dernier moment j’ai dit le mot stop. Il me demande si je compte refaire la même chose, je suis honnête je lui réponds je ne sais pas.           Du coup, pour me mettre dans l’ambiance, il m’ordonne de passer l’aspirateur dans sa cuisine et son salon, je lui demande s’il est toujours d’accord pour faire des photos avec mon téléphone, il me dit que oui. Et je commence par la cuisine ou je prends mon rôle de bonniche au sérieux car je déplace tout ce que je peux déplacer, je fais même les toiles d’araignée au plafond, je ne suis pas trop serein car les fenêtre de la cuisine ont des rideaux mais qui ne couvre pas la fenêtre entière, donc quand je suis devant tout en m’appliquant à bien faire le ménage je me dépêche pour ne pas rester trop longtemps exposer.        Je ne voudrais pas attirer des ennuis à mon dominant du jour, et quand j’estime que la cuisine est bien aspirée je passe au salon. Je l’informe que la cuisine est faite il vient contrôler vite fait et me dit nickel. Dans le salon, je ne dois passer l’aspirateur que sur le parquet pas les tapis ni le carrelage, et je remets l’aspi en route et commence à aspirer. Je le sais derrière moi en train de faire des photos, et l’occasion se présente à moi ,il a un meuble avec une ouverture sur le bas, donc je me mets à 4 pattes le cul bien ouvert et cambrer afin de lui montrer mon beau plug diamant, et pour pouvoir aspirer sous le meuble, et qu’il puisse faire une photo aussi.       Quand j’ai fait 80% du salon, il m’ordonne d’éteindre l’aspi, et de venir à lui à 4 pattes. C’est uniquement à ce moment la que je capte qu’il regarde du porno gay. Eh bien que je sois actuellement devant un homme « nue ». Je dois avouer que le porno gay ne m’attire pas du tout, je préfère largement le porno trans. Bref, je suis devant lui la tête à la hauteur de sa bite, je sais ce que je dois faire, et bien que la dernière fois que je me suis retrouvé dans cette position, je me suis dégonflé, ce coup ci non, au contraire je n’ai pas hésité je l’ai pris en bouche.       Alors bien sur hormis, l’unique pipe que j’ai faite il y 17 ans maintenant, en sexshop et que le gars a fini en moins de 2 minutes, je ne sais pas faire de fellation, désolé mesdames et messieurs. Alors il me guida, avec des doucement, ouvre plus la bouche, joue avec le gland. Tout ça pour dire que c’est un très un bon guide merci à lui. Cependant je remarque, que le fait de porter mon collier, me gêne, notamment car c’est un collier métal avec un ajustement serrant, c’est-à-dire qu’il ne m’étouffe pas je respire sans souci mais mes mouvements de tête et cou sont très limité, de plus avec la tête relever il appui légèrement que ma gorge, ce qui déclenche des reflexe vomitif, hors de ma volonté. Mais j’arrive à absorber ses environs 14-15 cm de long et environ 4.5 de large, mais je ne peux pas le garder longtemps.        Au bout de 5 minutes de ce traitement, il me renvoi finir l’aspirateur, cela me prend 5 minutes, je replis l’aspirateur range le fil, et lui demande si je le remets dans le placard, il me dit non qu’il le fera. Je lui annonce que j’ai fini, et me demande d’aller chercher le matériel que j’avais pris pour venir, alors je vais chercher dans l’autre pièce, le gode xxl, le crochet anal, et l’espèce de fouet en caoutchouc. Et je lui présente les objets à genou les mains tendues comme une offrande. Quand il voit le gode, il est surpris par sa taille, et me demande s’il rentre je lui dis oui en entier.        Il me dit de me mettre à 4 pattes le cul vers lui, il en profite pour me mettre 3-4 claques, et commence à retirer le plug, voyant qu’il résistait à vouloir sortir il me dit de me cambrer le plus possible, malgré mes douleurs dorsales, je ne me savais pas si « souple ». Il le sortit, le posa sur sa table, et pris le gode, vu que le plug avait déjà bien détendu mon anus, il le posa à l’entrée et poussa lentement mais constant, le gland passa, et je me suis dit cela se voit que ça fait un moment que je ne me suis pas empaler dessus, il me fait un peu mal.        Je ne dis rien, de peur qu’il arrête, je suis là pour être soumis et souffrir. Il poussa encore 3-4 cm, et je le préviens que s’il pousse encore ma bite va couler, vu qu’il est sur ma prostate comme à chaque fois et que je ne voulais pas salir son tapis. Il comprit le retira et mis le crochet à la place, il se leva se mit devant moi, et je le resuçai il appuya sur ma tête par moment pour que j’aille au fond, et je me retirais pour faire passer le haut de cœur. Il me guida encore, pour savoir comme lui faire un max de plaisir.       Il a dû en avoir marre d’être debout alors il s’assoit sur un pouf, et je reprends ma pipe, en jouant avec son gland je perçois que son prépuce est un peu lâche car je joue plus avec de la peau que son gland. Il me dit aspire et accélère, je comprends qu’il est sur le point de venir, je réfléchi vite je le laisse finir dans ma bouche ou pas, et pris dans le moment je le laisse venir dans bouche, pendant que je continue de la sucer. Est-ce parce qu’il a honoré sa femme ce matin ou cette nuit, mais j’ai trouvé la quantité pas si énorme que cela, si j’ose me comparer à lui. Ou alors, comme j’étais en mode aspiration, les premières giclées ont été directement dans ma gorge.        Il me félicita, d’être une bonne salope, qu’il a pris du plaisir. Je le remercie, et il me dit que je peux aller me changer. Il m’avait parlé éventuellement de faire un uro, mais rien et je n’ai rien demandé, car au fond de moi, ce que j’ai fait aujourd’hui, est un grand pas pour moi, et finalement faire un uro qui ne m’aurait pas forcément plut ou alors mal fait, aurait jeté un avis négatif sur cette séance.      Si je fais un bilan de cette séance, sincèrement, très stressé jusqu’au moment ou je rentre dans sa maison (les craintes habituelles : va-t-il abuser de moi, ou ne pas respecter ce qu’on avait convenu ou pire me kidnapper : oui je vais loin dans mes délires ^^), une fois la porte fermée, il dégageait une aura calme et apaisante et je me détendis petit à petit, il a respecté mon « intimité », en me laissant me mettre en 100% Sophie sans qu’il soit là-derrière moi. Bref il n’avait pas la tête ni le comportement, d’un pervers obsédé qui ne ce n’était pas vidé les couilles depuis 2 semaines.        De plus le fait de faire une activité comme passer l’aspirateur avant me permis de bien me détendre, et la coupure fellation juste avant de finir l’aspirateur, a fait que je ne paniquais plus.        Maintenant, pour tout vous dire, le fait d’avoir sucer une bite, ne me procure pas plus de plaisir et d’excitation que cela, pendant qu’il prenait une vidéo de moi le suçant il me demande de lui dire que j’aimais ça, mais en vrai pas tant. De ce que je comprends, en fait, comme je me considère comme esclave, que j’aime ou pas telle ou telle pratique n’a pas d’importance, ce n’est pas moi l’esclave qui doit prendre et recevoir du plaisir, mais la personne que je sers sur le moment.       Donc, on se reverra surement, et nous feront peut-être plus la prochaine fois. Je continuerais de le sucer car c’est mon rôle, de plus lui ne peut pas me rendre la pareil, ma petite bite est enfermée. Je sens que je peux passer à étape supérieur, prendre une vraie bite dans le cul.    
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Par : le 28/01/26
La lettre de séparation à peine digérée, Paul fonça chez un ténor du barreau, le chéquier entre les dents, prêt à financer une guerre de tranchées ; il en ressortit délesté de trois cents euros et de ses dernières illusions, apprenant que l’ultime réforme en date avait transformé le mariage en un CDD résiliable sans préavis. — Vous voulez vous battre ? avait ricané l’avocat, après avoir consulté sa montre.  — Évidemment ! — Cher Monsieur, le divorce moderne est une autoroute. Vous, vous êtes un piéton égaré sur la voie de gauche. Les semaines suivantes furent un écartèlement administratif savamment orchestré : au bureau, Aurélie validait ses notes de frais le matin et détruisait sa vie privée l’après-midi, avec le sourire carnassier de celle qui tient son boss par les couilles. L’huissier passa, en mode livreur Amazon pressé, déposant l’acte de décès de son couple entre deux réunions budgétaires. Devant le Juge aux Affaires Familiales, Paul tenta de jouer la carte de la passion bafouée, mais ne récolta qu’un regard ennuyé : son amour éternel n’avait aucune prise juridique sur « l’altération définitive du lien » plaidé par l’avocate de sa femme.  Son dossier ? Un vulgaire ticket de boucherie qu’on appelle au guichet suivant. Leurs dix-neuf ans de vie commune furent « désassemblés » en six mois chrono : on lui retira le titre d’époux, on le somma de libérer le domicile conjugal mais on lui laissa généreusement le droit de payer la moitié des dettes. Sabine ne lui adressa même pas la parole, laissant son avocate dépecer leur patrimoine commun avec la précision d'un médecin légiste.  Paul finit par échouer dans un deux-pièces meublé à la hâte chez Ikea, en étage élevé, dans une des immenses tours de la périphérie. En vissant seul une étagère bancale, il réalisa qu'il n'avait pas été victime d’un grand drame romantique, mais simplement « effacé » du jour au lendemain par sa femme. Elle avait classé le dossier « Paul » dans la corbeille, sans même se donner la peine de la vider. Le pire, c’est qu’il croisait tous les jours au bureau celle qui avait fait exploser son mariage, ruiné son bonheur tranquille avec Sabine. Cette grosse salope de comptable, qui ne loupait jamais une occasion de l’humilier.  --<0>-- Depuis qu’il avait pris possession de son nouveau logis, perché à une belle hauteur au-dessus de la ville, Paul avait eu l’occasion d’apprécier à de nombreuses reprises la vue saisissante dont jouissait celui-ci. Cela ne le consolait pas de sa séparation, mais ce changement d’air radical contribuait à rendre plus supportable le passage de ce cap étrange qu’était son célibat retrouvé. En termes d’agencement, une baie vitrée séparait le salon d’un petit balcon juché 14 étages au-dessus du vide. A peine de quoi y poser deux chaises et une petite table basse pour une dinette en altitude, mais il avait l’avantage d’être bien séparé des voisins, et de ne pas être trop exposé aux vents dominants. Une sorte de nid d’aigle, qui lui permettait de « surplomber » ses semblables, éparpillés dans divers immeubles autour du sien. Un certain nombre de ces appartements étaient eux-mêmes agrémentés de terrasses et de baies vitrées donnant dans sa direction. La distance qui le séparait de ces différents ensembles était suffisante pour ne pas que ce soit étouffant. De jour, on distinguait assez bien les gens sur leurs balcons, à peine des silhouettes qui ne lui prêtaient guère attention. De nuit, s’il n’allumait pas et restait dans le noir, il était quasi indétectable.  Ce point de vue plongeant sur les habitations d’en face le fascinait. Il avait en point de mire toute une humanité protéiforme. Des couples avec ou sans enfants, des personnes âgées, des étudiants braillards ou studieux, des célibataires dans de petits appartements étriqués ou parfois des lofts plus spacieux. Autant d’existences exposées en temps réel sous son regard inquisiteur.  Depuis que son divorce avait été prononcé, il disposait de nettement plus de temps. Il avait presque oublié à quel point ça vous laisse de la liberté d’action, d’être seul et sans enfant.  Que faire de tout cet ennui ? Continuer de travailler d’arrache-pied ? Il avait assez donné. Ce qui lui avait valu un poste enviable et plus aucune envie de se tuer à la tâche. Visiter les musées, courir les expos, prendre le temps de relire les classiques ? Oui, quand il serait vieux, décati, à la retraite, pourquoi pas… L’essentiel de sa vie avait été dédié à l’érotisme, au sexe, aux femmes, qu’il observait à la dérobée et dessinait dans des cahiers Canson. C’était ça, qui le faisait vibrer et se sentir vivant. Devait-il continuer sa collection de croquis, plus ou moins pornos, basés sur l’esthétique entraperçue de collègues parfois un brin impudiques ? Ça le ramenait bien trop directement à la douleur d’avoir perdu Sabine - ou plutôt, de se l’être fait piquer. Ces dessins, qu’il conservait par nostalgie, faisaient à présent parti d’un chapitre clos. Trop dangereux de le rouvrir, frustré comme il était. Déjà, les filles sur son lieu de travail devaient bien s’apercevoir qu’il les observait avec une faim nouvelle, dévorante. Son vice de déshabiller du regard les donzelles, jolies ou moins jolies, il devait à présent le pratiquer de façon anonyme, là où se faire surprendre n’emportait aucune conséquence.  Pourquoi pas depuis chez lui, en profitant de ce point de vue en surplomb ? Dans un de ses cartons, il avait retrouvé une paire de jumelles de marine que son ex femme lui avait offert pour un anniversaire. Sur la carte accompagnant le cadeau, elle avait laissé un message à double lecture, encourageant ses tendances à l’observation « de loin » des plus beaux spécimen. Des binoculaires assez puissants, avec stabilisateur optique. Une étrange ironie, que ce présent de sa femme soit peut-être la meilleure façon de passer à autre chose. Sa principale crainte était de se faire démasquer. Qu’une victime de ses futures indiscrétions repère son manège et vienne se confronter à lui, et il courrait le risque d’un scandale, ou pire : une plainte, remontant jusqu’à son employeur. Il devait donc agir avec une extrême prudence. Plonger la pièce dans l’obscurité, revêtir des vêtements sombres, éviter tout reflet sur les verres des jumelles. Selon les heures du jour, se placer en retrait à quelques mètres des baies vitrées, ou bien observer à travers des voilages fins : y plaquer doucement les binoculaires, sans forcer, pour tout voir parfaitement sans être vu.  La première chose à faire, c’était d’être ordonné, systématique : observer chaque appartement, en inventorier le potentiel érotique, trier ceux réellement prometteurs, noter les habitudes, horaires et manies des occupants… enfin, plutôt des occupantes – les cibles privilégiées de ses observations attentives.  Avec son goût pour l’optimisation rationnelle des tâches, Paul ne laissait aucune place au hasard. Afin de maximiser son excitation et le potentiel masturbatoire de ses observations, autant se concentrer sur la sélection intransigeante des meilleures chaudasses, à même de lui procurer un spectacle haut en couleurs. Après un certain nombre de séances, il pourrait établir une sorte de programme, observant à une heure convenue d’avance tel ou tel logis, pour ne pas laisser trop de temps morts entre chaque exhibition involontaire. Le soir tombait, encore chaud en ce mois d’août. À cette heure-ci, les gens mangeaient, riaient, regardaient la télé. Certains faisaient peut-être l’amour. Des femmes s’épilaient ou se rasaient la chatte. Il était temps de débusquer un maximum de ces visions érotiques, ces joies et ces plaisirs, et s’en repaître en témoin discret et silencieux.  (À suivre…)
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Par : le 25/01/26
Je ne me souviens pas d’un moment précis où je me suis dit : « un jour, je m’intéresserai au bondage ». Ce n’est pas arrivé comme une révélation brutale, mais plutôt comme une curiosité douce, presque intellectuelle au départ. À l’époque, ce qui m’attirait n’avait rien de spectaculaire. C’était une image, vue un peu par hasard : des cordes soigneusement disposées, des nœuds précis, une posture immobile. Rien de choquant, rien de cru. Juste une impression étrange : celle d’un équilibre entre contrainte et confiance. Une rencontre inattendue avec les cordes Ma première expérience n’a pas commencé par un fantasme, mais par une discussion. On parlait de contrôle, de limites, de consentement. De cette idée paradoxale selon laquelle accepter d’être attaché pouvait parfois être une manière très forte de reprendre le contrôle… sur soi. Quand les cordes ont été posées pour la première fois, j’ai été surprise par ce que je ressentais. Pas de peur. Pas d’excitation débordante. Mais une présence à moi-même, intense. Chaque sensation devenait plus nette. Le temps semblait ralentir. Les cordes n’étaient pas là pour enfermer, mais pour dessiner un cadre. Le bondage comme langage Avec le recul, je comprends que ce qui m’a marquée, ce n’est pas la pratique en elle-même, mais tout ce qu’elle raconte. Le bondage, tel que je l’ai découvert, est un langage silencieux : un langage de confiance mutuelle, un langage d’écoute du corps, un langage de respect des limites. J’ai aussi appris que cette pratique ne venait pas de nulle part. Derrière les cordes, il y a une histoire, des traditions, notamment japonaises, une esthétique, une philosophie. Rien à voir avec l’image caricaturale ou réductrice qu’on en donne parfois. Dépasser les clichés Pendant longtemps, j’ai gardé cette expérience pour moi. Par peur d’être mal comprise. Parce que le mot bondage traîne encore beaucoup de fantasmes et de jugements. Et pourtant, plus je me renseignais, plus je réalisais que cette pratique pouvait être abordée de manière saine, réfléchie et culturelle. Qu’elle pouvait être un espace d’exploration personnelle, sans excès, sans mise en danger, sans obligation. Aujourd’hui, je pense qu’en parler ouvertement est important. Non pas pour provoquer, mais pour démystifier. Pourquoi j’ai voulu aller plus loin Si j’écris ce témoignage aujourd’hui, ce n’est pas pour raconter une performance ou une transgression. C’est parce que cette première rencontre avec les cordes m’a donné envie de comprendre : d’où ça vient, comment ça se pratique de manière responsable, et pourquoi tant de personnes y trouvent quelque chose de profondément personnel. C’est ce cheminement qui m’a amenée à explorer plus en détail l’histoire, les pratiques et la culture du bondage, et à rassembler ces informations dans un article plus complet, pour celles et ceux qui, comme moi au départ, ressentent une curiosité sans forcément savoir par où commencer. J'en ai appris bien plus grace a certains blogs dediés à cette pratique, comme : https://------------***LIEN COMMERCIAL EN ATTENTE DE VALIDATION PAR L'ADMIN = lien vers bdsm.fr demandé : Lire https://www.bdsm.fr/regles-promo ***---------/bdsm-et-cordes-histoire-pratiques-et-culture-du-bondage/
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Par : le 19/01/26
Une biographie intime et une philosophie de la dominance consciente Chapitre I – Pourquoi écrire sur moi Pour ce premier texte, j’ai choisi d’écrire sur moi. Une courte biographie, non pas pour me mettre en avant, mais pour expliquer le dominant que je suis et la philosophie de la dominance qui m’anime. Je ne prétends pas détenir une vérité universelle. Ce que je partage ici est une vision personnelle, construite à partir de mes expériences, de mes rencontres et de ma réflexion. C’est une démarche sincère, posée, respectueuse. Chapitre II – Je suis un dominant Je suis un dominant. J’ai vu, observé, assisté et participé à des séances BDSM. Pourtant, je ne peux pas dire que cela suffise, à lui seul, pour « faire du BDSM ». La pratique ne se résume pas à des actes, à des codes ou à des mises en scène. Elle repose avant tout sur une posture intérieure, une intention, une responsabilité. Je suis un grand admirateur des femmes qui choisissent librement la soumission. Je les admire pour leur force, leur courage et leur lucidité. Et je suis dominant sans jugement, sans mépris et sans critique. La dominance, telle que je la conçois, ne repose ni sur la supériorité ni sur l’écrasement de l’autre, mais sur la compréhension, la confiance et l’engagement mutuel. Chapitre III – La révélation Tout a commencé lorsque j’étais l’amant d’une femme de diplomate. Elle portait le poids de la femme parfaite, l’image irréprochable de l’épouse officielle, et vivait dans un couple épuisé par les absences répétées de son mari. Sous cette façade se cachait une femme en quête de respiration, de vérité et de reconnexion à elle-même. C’est elle qui m’a montré qu’au fond de moi, j’étais dominant. Non pas un dominant qui joue un rôle, qui imite ce qu’il a vu ou lu. Mais un dominant qui s’intéresse profondément à la personne, qui cherche à comprendre, à révéler, à accompagner. Un dominant qui puise dans l’autre sa féminité, qui cherche à l’élever, à la soutenir dans sa découverte et dans sa recherche intérieure. Chapitre IV – Une dominance de présence et d’accompagnement Pour moi, la dominance n’est pas un masque. C’est une posture d’écoute, d’attention et de responsabilité. Être dominant, c’est : S’intéresser à la personne avant la pratique Respecter son rythme, ses limites, ses blessures et ses désirs Construire un espace de confiance réel Accompagner plutôt que diriger aveuglément Guider sans imposer Protéger autant que diriger La dominance n’est pas une prise de pouvoir, mais une prise en charge consciente. Chapitre V – La soumise comme un don Je considère que la soumise est un cadeau pour le dominant. Elle fait don de sa confiance, de sa vulnérabilité et de sa soumission. Ce don est précieux et ne doit jamais être banalisé. Une soumise se positionne pour servir, mais aussi pour être servie. Servie dans son besoin de sécurité, de reconnaissance, d’écoute et de respect. Servie dans son cheminement personnel et dans sa construction intime. La relation est un échange. Elle n’est jamais à sens unique. Chapitre VI – Un message aux dominants Je conseille à tous les dominants, et particulièrement aux nouveaux dominants, de chercher d’abord à connaître profondément la femme qu’ils ont en face d’eux. De ne pas se précipiter. De laisser de côté les fantasmes tout faits, les images vues ou lues ailleurs. De comprendre qu’il n’y a aucune obligation de performance, de rôle ou de modèle. Il n’y a que : La communication La compréhension La patience L’authenticité La dominance n’est pas une course, c’est une construction. Chapitre VII – Un message aux soumises Et la même chose vaut pour les soumises, qu’elles se définissent en D/s, S/m ou BDSM. Ne pas se précipiter. Prendre le temps de poser les choses. Exprimer clairement ses attentes, ses limites, ses peurs et ses envies. Chercher la confiance avant la pratique. La soumission est un choix puissant. Elle mérite réflexion, respect et conscience. Conclusion – Une dominance humaine Ma philosophie de la dominance est simple : elle est humaine avant d’être technique, relationnelle avant d’être sexuelle, consciente avant d’être spectaculaire. La dominance véritable ne s’impose pas. Elle se construit, se mérite et se partage.
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Par : le 17/01/26
Mélie & des limites   Je crois que de voir son visage dans un pâle rayon de soleil, alors que cette rencontre n’aurait jamais dû avoir lieu, me rend l’instant bien plus savoureux.   « Retire ta culotte et pose la sur la table - C’est tellement cliché, je suis très déçue. - C’est toi le cliché, de la soumise qui va se perdre et jouir de sa perte ».   Alysse me sourit, elle apprécie comme moi beaucoup notre jeu de verbe. Cette petite chienne a énormément d’esprit et de caractère et cela m’avait tout de suite plu. Les oiseaux pépient et je sais que dans sa tête et dans son ventre, il y a les mêmes gazouillements. Elle ne sait pas ce qui l’attend.   La terrasse est presque vide, il n’y a qu’un autre couple et un homme seul, à trois tables de nous, derrière elle. Nous sommes en bord de route, ce qui n’est pas très agréable pour une rencontre romantique. Mais notre rendez-vous n’est pas prévu pour être d’une tonalité spécialement romantique. Elle porte une robe rouge sombre qui compresse sa poitrine en une promesse contenue. Elle tourne la tête en direction de l’entrée du bar.   « Inutile de penser aller dans les toilettes pour enlever ta culotte. Qui n’est d’ailleurs pas un string, je l’espère pour toi. - Comment ça ? Je t’avais dit que tu ne choisirais pas comment je devais m’habiller, tu as déjà oublié ? - Plus une. - Plus une quoi ? »   Sans expression, je sors un petit carnet rouge de ma poche et le pose sur la table, à côté de mon café. Elle comprend, évidemment. Dans ce carnet, elle sait que je note ses provocations, insubordinations et manquements à nos règles.   « Comme tu l’as vu, il y a un homme seul assis derrière toi. Ne te retourne pas. Il te regarde peut-être. Tu vas retirer ta culotte ici, et la poser de mon côté de la table, sur mon carnet ».   Alysse rougit et descend sa main vers sa cuisse qu’elle relève en tentant d’être discrète. La pute en elle s’exécute sans me quitter du regard. Le duel est lancé. Après pratiquement un an de discussion épistolaires et par téléphone. Ce duel est extrêmement prometteur. Fièrement, je la regarde faire. Son tanga blanc en dentelle est désormais devant moi, comme demandé. Je le prends à la main, me lève et me dirige vers le bar. Je sais son étonnement, et je jubile.   Deux minutes après, je reviens, sa culotte visqueuse de mon sperme, et la dépose devant elle.   « Je viens d’éjaculer dans ta culotte de sale petite pute à foutre. Tu vas la prendre dans ta main, et laper mon sperme, une fois. Puis tu vas la remettre ».   Son sourire en dit long. Elle passe ses doigts autour, très lentement, comme par provocation, les referme sur son tanga souillé, puis le porte à sa bouche en prenant soin de bien me montrer sa petite langue en sortir. Alysse lape.   « Tu as léché le tissu, pas mon sperme ».   Mais quand sa langue sort de nouveau d’entre ses lèvres, je ne peux que constater la gelée blanchâtre exhibée avec triomphalisme. « Comme tu m’as sous-estimée, tu vas devoir accepter que j’aille l’enfiler aux toilettes, me nargue-t-elle. - Il est toujours rassurant de voir une brat brater. Si tu fais cela, ce que j’autorise, alors il y aura une condition non négociable : tu devras franchir une de tes limites avec moi avant ton départ ».   Alysse me fusille du regard, regarde à sa droite, à sa gauche, puis derrière elle. Et en moins de temps qu’il n’en faut pour que je le réalise, le tanga est déjà au-dessus de ses genoux, caché par la robe retournée à sa position initiale. Je sais cependant qu’elle n’a pu la monter beaucoup plus haut.   « On est d’accord que si je t’ordonne de te lever maintenant, il y a des chances que ton tanga apparaisse sur tes cuisses ? - On est d’accord que je vais pas faire tout ce que tu dis ? - Il y a quelque chose qui te fait plus mouiller que d’être une esclave ? - ... »   Je compte intérieurement 5 secondes en la fixant avec l’air le plus doux et compréhensif dont je sois capable. Puis, en haussant le volume ostensiblement : « Lève-toi, pute à foutre ».   Alysse, pourtant tellement bravache, s’empourpre. Ses joues assez dodues se voilent d’une teinte fraise ravissante.   Mais une fois debout, regard vainqueur tombant vers moi, je comprends. Durant notre bref échange, elle a dû réussir à remonter légèrement la culotte sur ses cuisses de putain. Cependant, j’observe bien un pli sur sa robe qui me semble être l’emplacement du sous-vêtement agrémenté de mon jus gluant, un peu au-dessus de la mi-cuisse. Ce qui l’avait empourprée n’était donc que ma voix la traitant de pute à foutre suffisamment fort pour être entendue par les trois autres personnes de la terrasse.   « Bon, tu vas me faire rester là à bourgeonner comme les fleurs encore longtemps ? »   Je range mon carnet. Je sors un billet de 5 euros. Puis je me questionne : « vaut-il mieux laisser ce billet, pour un total de 3.90, avec donc un petit pourboire de 25 % de l’addition, ou pour la faire galérer un peu plus, vérifier si j’ai la monnaie, en passant donc pour un mesquin ? » Le temps de me poser le problème en ces termes, j’ai ma réponse.   Je range donc le billet de cinq euros dans ma poche, puis je sors quelques pièces. Je les compte. Je dépose l’appoint plus un euro. Alysse observe mon manège, l’air interdit. Je me lève, et je lui prends la main gauche pour me glisser derrière elle, ma queue logée contre son cul, entre ses deux hémisphères.   « Hum, je te fais tenir le cap, je vois… - Oui, melie, ma putain. Mais remonte ce tanga, je veux que mon foutre te colle à la vulve »   Et je passe rapidement les doigts sous sa jupe pour constater que sa culotte était bien là où je le supposais. En la remontant, péniblement il faut l’admettre, la robe suit. Alysse s’empresse de la tirer et nos deux mouvements s’annulent : système à l’équilibre. Ni fait, ni à faire.   « Je t’avais bien dit que je n’avais aucune espèce de pudeur, traînée. - Oui, et moi je t’avais dit que j’étais qu’un petit chaton. - Tourne-toi vers ton Maître, petite chatte. - Tu n’es pas mon Maître ! - Pas encore. Mais comme tu veux connaître la sensation de ma langue dans ta bouche, tu vas devoir te tourner ».   Alysse, qui n’est pas encore « mélie », le nom de soumise que je lui ai choisie, repousse mes mains et se tourne vers moi en soufflant « Vite, je commence à être gênée ici ».   Mon visage s’approche du sien, noyé dans des cheveux incroyablement frisés et longs comme une cataracte dansante. Doigts refermés sur nuque, d’abord tendrement, puis avec force. Langue va laper avec une insultante lenteur sa bouche qui s’entrouvre sans jamais connaître ce que je lui avais promis.   En réalité, j’ai une envie terrible d’investir l’intérieur de sa bouche, d’infiltrer ses lèvres, et que ma langue aille danser avec la sienne. Mais mon plaisir passera toujours après :   Petit un : l’assurance enivrante pour elle de se savoir inférieure en force mentale et physique. Petit deux : le contrôle à exercer.   Alysse est déjà grande au naturel, mais comme elle a décidé de mettre le paquet, elle a enfilé ses bottines à talons et arrive ainsi à ma hauteur, ce qui lui donne une stature certaine.   Nous marchons dans le soleil des petites ruelles pavées te je me délecte du cloc cloc de ses talons : je sais que le corps qu’ils charrient est bouillant de désirs. La rue est déserte, mais pas très longue, elle vire à droite à vingt mètres environ.   « Colle-toi dos au mur, sale pute en chaleur »   Elle tourne vers moi son visage amusé plein de morgue.   « En chaleur, c’est certain. Pute ? Pas encore... »   Je fais glisser mes ongles sur sa main et lui attrape le poignet en tirant sèchement dessus. Ses yeux me défient de plus belle. Mon crachat l’atteint au visage juste au coin de la bouche.   « Si. Tu n’es qu’une pute entre mes doigts. - Je crois que tu as raison… »   Elle recule comme je le lui ai demandé tout en léchant ma bave de sa petite langue rose. Mes pouces et index saisissent ses tétons à travers la robe. Elle ne porte pas de soutien-gorge, comme exigé. J’écrase ses mamelons en les tordant vers l’intérieur avec la volonté marquée de faire le plus mal possible. Son regard part vers le ciel comme une partie de son énergie. Alysse chancelle presque. Mais elle est résistante.   J’enserre sa vulve d’une main, sous la robe et une gifle terrible s’abat sur elle. L’assurance a quitté sa face.   « Je ne t’ai pas autorisée à lécher ma bave, sale traînée ».   Sa culotte est gorgée de mouille, ses cuisses brûlantes. Je reprends ses tétons, encore gonflés, et les pince cette fois-ci avec mes ongles tout en les tirant vers le haut. Elle étouffe un gémissement et tourne la tête vers le bout de la rue : un couple vient d’apparaître. Il marche vers nous main dans la main.   « Si tu bouges… Tu devras dire à voix haute en passant devant eux que tu veux avoir mon sperme sur tout le visage, et si tu essaies de partir de l’autre côté, tu partiras de notre rendez-vous avez des marques durables. Reste là, à subir.   - ... »   Derrière ses grandes lunettes dorées, son regard est un banquet pour moi : j’y lis de l’excitation, de la peur, le désir de rébellion, ainsi que les besoin d’abandon et de reptation qui la caractérisent.   Le couple semble avoir entre 30 et 40 ans environ. La femme parle dans un téléphone collé à ses beaux cheveux blonds et le mec ne se prive pas pour regarder dans notre direction. Mon corps s’interpose afin de masquer celui d’Alysse qui en semble soulagée un bref instant : le soulagement cesse avec ma main qui sort son sein droit de la robe.   « Ça va pas ! - Tu vas fermer ta bouche de trou à jus. Je ne veux entendre aucun son, aucune réaction. Rien ».   Son téton gauche subit ce que mes doigts n’ont jamais infligé à ce niveau-là d’intensité. Il est un cafard que je veux exploser après l’avoir fait souffrir. Son corps tout entier se dégonfle, comme s’il se vidait par ce téton percé. Je dois la rattraper par les bras.   Ils sont à trois mètres, je les entends, sans rien voir. La conversation téléphonique a cessé ou s’est interrompue face à notre spectacle.   La main gauche d’Alysse monte par réflexe sur son sein malheureux. Je me demande si c’est la pudeur ou la douleur qui dirige ce bras. Quoi qu’il en soit :   « Perdu.  - … ».   Nous sentons le poids de leurs regards et c’est comme être l’œuvre et l’artiste en même temps, ou plutôt ce que ressent le cuisinier qui laissant le convive goûter son plat lors de la cuisson, observe avec ravissement l’effet de son travail sur les sens de son hôte.   Mes doigts abaissent sa culotte en la faisant craquer et forcent l’entrée de sa vulve. Elle est inondée. Le public est à quatre pas de nous environ lorsque je commence à branler Alysse, dont la cavité vaginale m’est totalement ouverte et offerte. Elle bascule les hanches vers moi pour s’offrir un peu mieux. Sa langue dépasse de sa bouche comme un clitoris gonflé.   « Rentre ta langue, traînée ».   Une claque tonitruante lui envoie la tête sur le côté droit. Les pas s’arrêtent. Ils se retournent, c’est certain. Nous nous embrassons. Le public reprend sa marche.   « Tu vas crier ‘Je veux être moins que tu pute’. Obéis, sale chienne ».   J’accompagne mon ordre d’une pression du bout des doigts sur la muqueuse dure et gonflée de son vagin, en pleine zone du point G. Ses cuisses s’écartent et ses genoux fléchissent. Elle s’exécute merveilleusement, avec des gémissements à ployer le monde : « Je VEUX être moins QUE ta PUte !!».   Les pas s’éloignent et nous entendons d’une voix féminine , une sorte de couronnement : « Tarés de pervers ».   « J’ai… J’ai besoin de ta queue… Maintenant… - Tu rêves, sale traînée lubrique ».   Mes doigts la crochètent par le palais et l’invitent à me suivre comme une esclave. Je lui rappelle que sa culotte n’est pas remontée.   « Je suis prête à tout pour que tu me prennes là et que tu me baises comme la pute à sperme que je suis. - Tu fais exprès de réemployer mes expressions ? - Je suis entièrement à toi…   - C’est une réponse suffisante ».   *   Nous n’avons qu’à marcher 5 min pour retourner à ma voiture. Avant de la laisser entrer, je tiens à vérifier que son état d’excitation n’est pas trop redescendu. Mes trois phalanges en sont témoins.   « Tu t’arrêtes jamais de tremper, toi. - Peut-être que ça fait deux mois que tu me conditionnes pour ça... - Je vais t’amener quelque part pour te frapper, te baiser et te souiller. - J’ai peut-être eu une extrasystole en entendant ça. Tu sais me mettre en appétit. - Branle-toi sur la route. Si tu jouis, je ne te baiserai pas ».   *   Nous nous arrêtons après avoir pris plusieurs petits chemins dans la campagne. Un taillis de roseaux nous masque du chemin communal déjà très peu emprunté. Nous n’avons croisé aucune voiture depuis près de cinq minutes. La mienne est enfouie derrière des cèdres à quinze mètres du chemin de terre et de cailloux, par delà les frondaisons, les taillis, encadrés de champs qui semblent en jachère à l’œil non expérimenté qui est le mien.   Il ne fait pas très chaud, 16 ou 17°C tout au plus, mais j’estime cette température idéale. Comme le lieu. Idéale comme la soumise à éduquer qui sort ses jambes de ma voiture. Il me semble qu’elle feint d’admirer le décor pourtant quelconque pour, symboliquement, m’inviter à faire moi-même le tour de la véhicule. À faire moi-même le chemin qui nous sépare. Ou bien est-ce qu’elle fixe ce lieu dans son esprit ? Celui de sa déchéance ? À moins encore qu’elle n’observe le ballet étrange des étourneaux, nombreux et un peu fous dans le ciel. Un vent lancinant, pénible, fléchit et tourmente la nature.   « Viens ici, sale petite pute. - Bien, Maître. - Remonte ta robe sur tes hanches et assieds-toi sur le capot. - Hum… C’est encore chaud… - Comme tu es encore trempée. - Bien plus que trempée. Je n’en peux plus. - Tu connais les fessées, les gifles, le martinet, la cravache, la badine, mais tu ne connais pas le fouet. Tu n’as pas idée de la puissance des impacts auquel on arrive facilement. - J’ai envie… et besoin d’avoir mal... - Tu as 5 fautes de catégorie 3 à expier. Et le reste est consigné sur ta page de mon carnet rouge. Celle au nom de « mélie ». Tu vas remonter encore plus ta robe, je veux qu’elle écrase tes seins jusqu’au dessus des mamelons. Tu vas t’accouder en arrière en descendant ton dos sur le capot. Comme si tu étais à la plage à contempler la mer. Écarte ensuite tes cuisses pour offrir ta vulve à mon regard. Tu vas devoir te contrôler : chaque fois que tes cuisses se refermeront, ce sera une faute de catégorie 1 ».   Je n’arrive pas bien à lire son expression. Est-ce de l’amusement, de la peur, du contentement ? Un savant cocktail de ces émotions contrastées ?   Je recule, bras tendu, fouet lâche comme une branche molle de saule pleureur, afin de juger de la distance d’impact. Je crains pour ma voiture de laisser des marques et sur ses cuisses de ne pas en faire assez.   Je foule les herbes hautes pour me trouver aligné avec les phares et ses genoux. Les brins terminaux lui survolent la chair des cuisses, la lèchent, l’explorent avec douceur et lenteur, avec tendresse.   La chienne mélie ronronne sur mon capot. Mon fouet claque dans l’air. Elle lève la tête. Elle comprend la volonté d’effet de style et me sourit.   « Ferme tes yeux, tu vas savourer. Si tu as trop mal, tu n’as pas le droit de crier mais tu peux dire ‘Merci’, et si tu veux m’indiquer que ton seuil de douleur est atteint : ‘Merci, Maître’. C’est compris, petite chose ? »   Je n’attends pas sa réponse, et pour tester sa compréhension, je la fouette en translation et de haut en bas par dessus mon épaule. Certains l’appellent le Cattleman’s crack, ou simplement coup rabattu. C’est une des mouvements qui font le plus mal. Elle serre les dents. Je recommence sans lui laisser de répit. « Merci ! ». Une troisième fois. « Merci M… ! »   Sa cuisses est marquée, rouge, rugueuse, la chair épaissit déjà. Je la pénètre de nouveau du majeur et de l’annulaire. Elle remonte ses jambe et tend son bassin pour en profiter encore plus. J’estime son orgasme à quelques minutes de pénétration tout au plus. Ses cuisses se ferment sur ma main pour augmenter ses sensations.   « Je veux… que tu me prennes… - C’est toujours touchant les petites exigences des soumises. Faute de catégorie 1 ».   Deux gifles aller-retour lui font valdinguer le visage de gauche et droite. C’est un geste compliqué, l’aller-retour. Le coup donné du dos de la main droite, sur la joue droite, réclame de la maîtrise à cause des têtes des métacarpiens qui peuvent faire bien plus mal que voulu. Car, si les deux dernières phalanges des doigts sont parfaites pour fouetter un cul, pour le retour de gifle en revanche, elles ne sont pas très adaptées. Le dos de la main, lui, offre une plus grande surface d’impact et claque bien mieux, mais il est osseux. Le tout est d’avoir une belle souplesse du poignet, c’est lui qui va donner la bonne inertie au coup.   « Remplis moi de ta queue… S’il te plaît… »   Qu’est-ce qu’elle supplie et gémit bien, cette putain. Je lui crache dessus en roulant au préalable ma salive au creux de ma langue pour en avoir une quantité satisfaisante.   « Écrase tes seins et ton ventre sur mon capot, cambre toi et tend bien ta croupe de traînée. Si tu es assez vaillante, tu sentiras ma queue te récompenser. Et peut-être mon foutre. Mais je te rappelle que tu as quelque chose à accomplir. Retire ta robe. Et branle-toi, une fois en bonne position. - Bien, Maître… »   Sa bouche s’est ouverte à l’évocation de ce qu’elle avait réaliser, mais l’appel de son vagin est trop fort et impérieux. Son cerveau est à cet instant presque entièrement piloté par sa recherche de sensations.   Je reprends ma position, bras tendu. Les brins de la houppe vont effleurer ses doigts qui entrent et sortent d’un orifice plein de liquide visqueux blanchâtre. On croirait presque du sperme.   « Tu as sali mon fouet, sale chienne ».   Il claque sur sa cuisse gauche, suivant un mouvement latéral. Elle ne s’attendait pas à un impact ici. Deux fois. Je symétrise. Sa tête se lève vers le ciel par réflexe. J’aurais aimé voir son expression. Après les quatre coups, elle enfouit son visage entre ses bras accoudés.   De nouveau je fais danser les brins sur le creux de son dos, puis les lanières tressées, plus dures, au creux des hanches, tout en me rapprochant doucement, pour qu’elle ne s’en doute de rien.   Majeur et annulaire violent, par surprise, sa chatte béante. Elle sursaute, puis se relâche.   « C’est trop bon… Continue s’il te plaît… »   Ma petite chienne mélie ondule, gémit en cherchant son plaisir sur mes doigts. Plaisir que je ne compte pas lui offrir. Je me retire.   « Je veux entendre la longue litanie de ce que tu es. Pour chaque impact, un nom qui te caractérise. Si tu te répètes, je lâche un coup qui te fera tomber à genoux. Si tu te répètes trois fois, alors je ne te baiserai pas et tu n’auras pas le droit de jouir. - Mais, si je… - Tais-toi, trou à jus. Tu obéis, c’est tout ».   Le nœud qui termine la poignée du fouet va lui caresser le dos, en partant des omoplates et serpentant le long de la colonne vertébrale, jusqu’à remonter avec langueur la courbure de son cul pour aller provoquer l’antre imbibé de ses lèvres.   « Hmmm, ne va pas me dire que je salis ton fouet, tu le fais exprès là… - Oui ».   Rendu à bonne distance, je lacère son cul, de nouveau de quatre coups, en latéral, deux de chaque côté, avec les brins du bout du fouet. Je lui laisse le temps à chaque impact :   Shlac ! « Hmm ! Je suis ta pute ».   Shlac !   « Je suis une traînée ! ».   Shlac !   « Mmm, je suis ta chienne… »   Shlac !   « Han, putain… Je suis… ta petite chienne lubrique…  - Je ne compterai ici qu’une seule répétition. - Quoi ?? Mais, je… »   J’ai remarqué ses tremblements à partir du deuxième coup de la série. Du haut du talon jusqu’aux cuisses, son corps grésille. L’impact suivant est lâché presque à pleine puissance, de l’arrière de mon épaule sur le haut de son cul, dont je visais d’ailleurs plutôt le galbe. Ce petit raté de cible augmente sa douleur et son corps s’affaisse. Elle glisse sur le capot de la voiture vers le sol. Je décide d’en profiter :   « Tais-toi, sale putain, et remonte en position ».   J’avance de quelques centimètres afin que la partie qui la fouette ne soit plus les brins, mais le bout de la lanière tressée, ce qui sera beaucoup plus douloureux.   CLAC !   Sa chair rougit à vue d’oeil. Elle a besoin de plus en plus de temps avant de pouvoir parler. Elle doit serrer les dents et se contenir tant qu’elle peut.   « HAN !… Merci… Je… suis ton sac à jus… Baise-moi… »   CLAC !   « M… Merci… M… Je suis… votre chose… »   Elle n’en pleut plus. Le contraste entre ses cuisses, son cul et le reste de son corps est saisissant. Ma queue est d’une telle raideur qu’elle me fait mal. Je suppute qu’un nouveau coup la ferait s’effondrer. La perspective est bandante, mais je préfère cueillir le fruit, mûr à point. Je vais passer la lanière du fouet autour de son cou, et la tiens ainsi de la main gauche. L’autre effleure la peau gonflée de ses cuisses et de ses fesses : brûlante.   Mon gland, épais comme le nœud noir du fouet, ouvre ses lèvres qui m’aspirent la queue sans que je m’en rende compte.   Comme attendu, son orgasme la secoue en un temps vraisemblablement inférieur à deux minutes de pénétration. Mon sexe est presque aussi rouge que son cul, mes veines prêtes à éclater, le gland dilaté comme rarement. J’ai envie de jouir, mais aussi de pisser : les deux besoins physiques se contredisent et jouent à une sorte de douloureux bras de fer entre ma vessie et l’arrière du scrotum.   « Tu devais accomplir quelque chose, tu te souviens ? - Je sais juste que… j’ai encore envie… - Ah, mélie… toujours remplie. Ça t’irait bien. Mais tu dois franchir quelque chose.   - Mais ?! J’ai remonté ma culotte tout à l’heure, c’est injuste… Je veux ta queue… - Ce n’est pas toi qui décides de ce qui est juste. Tu es ma pute. Une faute de catégorie 1 c’est trois vrais coups de fouet. Cinq de catégorie 3, je te laisse calculer. C’est au cube ».   3*3*3*5 = 135. Cent-trente-cinq coups de fouet en cuir d’un mètre vingt, un mètre cinquante si on compte la poignée, c’est beaucoup trop. Même pour une petite maso comme melie. J’observe le manège du calcul dans son esprit, les émotions contenues mais diverses qui le traversent, puis, quand j’estime qu’il faut administrer le coup de grâce, mes lèvres se recourbent légèrement.   Je dépose alors, avec une minutie d’architecte, mon fouet au sol, en long, comme une barrière entre elle et moi.   « Viens, sale pute, viens que je te souille. À quatre pattes ». FIN
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Par : le 15/01/26
Mise en garde avant la lecture: Je ne suis nullement masochiste. Cet "article" a été écrit suite à un sujet lancé sur le site, d'où le terme de "participants" dans celui-ci, mais se veut cependant comme une exploration et une analyse reprenant les points abordés dans les réponses, dont certains points ont été abordés dans mes "articles" précédents Vos commentaires seront, tant qu'ils sont constructifs, y compris dans la contradiction les bienvenus ! Mais le sujet m'avait intéressé, d'où ce dernier... Que ressentent les personnes masochistes ? Les expériences de ceux qui s'identifient comme masochistes au sein des dynamiques BDSM révèlent une riche mosaïque d'émotions, de sensations, et de réflexions personnelles. Comprendre ce que ressentent ces individus nécessite une plongée approfondie dans les mécanismes psychologiques et physiques à l'œuvre pendant ces interactions, ainsi que la manière dont la douleur et le plaisir s'entrelacent. 1. Plaisir par la douleur Au cœur du masochisme se trouve la transformation de la douleur en plaisir. Pour beaucoup, la douleur ne se limite pas à une expérience désagréable, mais devient une forme de lâcher-prise et de connexion émotionnelle. Les récits des participants montrent que, bien que le premier contact avec la douleur soit souvent amer, il peut rapidement se transformer en quelque chose de souhaitable, voire euphorisant. Il convient de noter que cette transformation n'est pas uniforme. Chaque personne a une capacité différente à intégrer la douleur comme un élément de plaisir. Cela illustre le fait que le masochisme ne repose pas uniquement sur la douleur, mais sur le processus émotionnel associé, transformant la souffrance en un vecteur de satisfaction. 2. Complexité émotionnelle Les émotions ressenties pendant les séances de BDSM oscillent entre le plaisir et l’angoisse, entre le désir de soumission et le besoin de contrôle. Ces expériences deviennent souvent des sources de réflexion introspective et d’évaluation personnelle. La douleur agit comme un stimulus qui force les individus à explorer leurs limites et à réfléchir sur ce qu’ils sont vraiment. Les participants évoquent des sentiments d’anxiété et de joie mélangés, illustrant ainsi la complexité des émotions humaines. La douleur est à la fois un fardeau et un cadeau, amenée à révéler des aspects cachés de leur personnalité et à élever l'expérience au-delà d'une simple interaction physique. 3. Relation dominant/soumis Dans toute interaction BDSM, la relation dominant/soumis est essentielle. La confiance et le consentement y jouent un rôle clé, agissant comme des piliers qui permettent aux deux partenaires d'explorer des dimensions de plaisir et de douleur dans un cadre sécuritaire. La dynamique de pouvoir, souvent évoquée, devient alors un terrain fertile pour la connexion émotionnelle. Les participants soulignent que la satisfaction de chacun dépend de la manière dont ces interactions sont vécues. Les expériences de douleur deviennent des vecteurs de connexion, des moments où les partenaires peuvent communiquer leurs besoins et désirs de manière authentique et ouverte, établissant un lien renforçant leur confiance. 4. Identification au masochisme Un aspect essentiel de la discussion est l’identité masochiste. Beaucoup de participants se sont interrogés sur leur propre définition d'être masochiste au cours du temps. Initialement, certains ne se considéraient pas comme masochistes, pensant que ce statut nécessitait la douleur pour éprouver du plaisir. Cependant, ils réalisent qu’il s’agit davantage de leur capacité à transformer la douleur en plaisir, plutôt que d'en avoir un besoin intrinsèque. Cette redéfinition de l'identité permet aux individus de s'engager plus profondément dans leur sexualité et leurs désirs, ouvrant la porte à une compréhension plus nuancée de leur propre corps et des sensations associées. 5. Sensation de vivre et découverte du corps La sensation d'être vivant est un aspect fondamental que beaucoup de masochistes évoquent. À travers la douleur, ils se reconnectent avec leur corps, renforçant leur conscience corporelle. La douleur, dans ce contexte, devient un moyen d’explorer l’existence et d’intensifier les sensations corporelles. Il ne s'agit pas simplement d'une expérience physique, mais d'un chemin vers la découverte de soi. Ces expériences leur permettent de vivre des émotions vives et profondes, souvent considérées comme cathartiques. En expérimentant la douleur dans un cadre où ils se sentent en sécurité, ils apprennent à réévaluer leur perception du corps et des sensations, inversant les schémas passés de souffrance en auto-destruction. 6. Réflexion sur l'égoïsme Le masochisme égoïste apparaît également comme un concept central. Les participants avancent que cette dimension égoïste, liée à leur plaisir personnel, est essentielle à leur expérience. Il s’agit d’un acte d’exploration personnelle où ils prennent la décision de ressentir la douleur, non seulement pour eux-mêmes mais aussi pour nourrir le sadisme de leur partenaire. Cette dynamique crée un échange de plaisir et de douleur, où chaque partenaire joue un rôle actif. Ce processus de donner et de recevoir des sensations renforce la notion de consentement et de sécurité. La douleur vécue devient ainsi une manière de participer activement à l’expérience, renforçant les liens entre deux personnes qui s'affrontent dans cette danse complexe d'autorité et de soumission. 7. Catharsis émotionnelle Les séances de BDSM sont souvent perçues comme des expériences cathartiques. La douleur émise par les impacts ou d'autres pratiques devient un moyen de libération de l'angoisse accumulée. Les participants rapportent que, par la souffrance volontairement choisie, ils se débarrassent d'émotions négatives résiduelles, se sentant renouvelés après l'expérience. Ce processus d'évacuation permet une sorte de « reset » mental et physique, soulageant les tensions et permettant un retour à un état de sérénité. Le contraste entre douleur et apaisement s'avère essentiel pour créer un espace où le plaisir peut émerger au-delà des limites habituelles. Beaucoup décrivent une sensation d'euphorie qui suit ces séances, une « montée » d’endorphines qui favorise une expérience de subspace, état souvent décrit comme un flou agréable dans lequel l'individu s'évade des contraintes de la réalité. 8. Réflexion sur le processus de lâcher-prise Le processus de lâcher-prise est un autre élément clé du masochisme. Pour beaucoup, la douleur devient un vecteur qui les aide à abandonner les fardeaux mentaux et émotionnels. C'est un acte de dévotion à soi-même, où l'individu chute délibérément dans un abîme de sensorialité contrôlée. Les récits montrent que le moment où l'on renonce au contrôle est souvent le plus puissant. L’individu ressent alors une dualité : d'une part, une douleur intense, et d'autre part, une libération qui les permet de ressentir pleinement la profondeur de leur existence. C’est dans cette dynamique fragile que se joue une redéfinition de soi, souvent nécessaire à la guérison personnelle. 9. Lutte intérieure et défi personnel La lutte intérieure est évoquée par plusieurs participants, qui expriment le besoin de se prouver leur force. Le défi de supporter la douleur sans dépasser certaines limites installe un rapport motivant qui pousse à l'équilibre. Ce combat contre soi-même est, pour certains, une façon d'affirmer leur résilience, leur force, et leur capacité à naviguer dans des eaux émotionnelles parfois tumultueuses. Les participants mentionnent souvent que cet aspect du masochisme active des émotions primaires, augmentant le sentiment de vivacité. Les séances de douleur ne sont pas simplement des cours d'auto-discipline mais deviennent aussi des terrains de découverte de la force intérieure. En testant leurs capacités, ils redéfinissent leur rapport à la douleur et, par extension, leur rapport à la vie. 10. Diversité des expériences dans le masochisme Il est vital de reconnaître la diversité des expériences vécues par ceux qui s'identifient comme masochistes. Chaque personne développe une approche unique de la douleur, façonnée par ses expériences de vie, ses limites personnelles, et ses désirs. Ces récits montrent que, loin d’être une expérience monolithique, le masochisme est une mosaïque, fortement teintée par l'histoire individuelle de chacun. Certaines personnes trouvent leur plaisir dans un mélange de douleur physique et émotionnelle, tandis que d'autres préfèrent se concentrer sur une seule dimension. Les différences dans le seuil de douleur tolérable et dans le mécanisme de transformation témoignent de la richesse de la psyché humaine. 11. La problématique de l'autodestruction Enfin, il est important de discuter du risque d'autodestruction que certains participants identifient dans leur pratique. La douleur peut représenter un moyen d’accéder à des émotions qui, dans des contextes non-consensuels, seraient destructrices. Ce chemin est périlleux et demande une vigilance constante pour éviter de basculer dans des schémas d'auto-sabotage. La distinction entre douleur pour plaisir et douleur pour souffrance est essentielle. Les personnes masochistes se doivent de se rappeler que la douleur doit être choisie, consensuelle et suivie de discussions sur les ressentis post-séance. Ainsi, elles peuvent bénéficier d'une exploration enrichissante de soi tout en préservant leur bien-être mental. 1 ère conclusion Comprendre ce que ressentent les personnes masochistes implique d'appréhender une multitude d'aspects émotionnels, sensoriels et psychologiques complexes. La douleur, loin d'être uniquement une source de souffrance, est souvent transformée en un vecteur de plaisir, de catharsis et de découverte personnelle. Les expériences partagées révèlent que la douleur au sein des dynamiques BDSM est intrinsèquement liée à des ressentis d'intensité, de lâcher-prise et de renaissance. La manière dont la douleur est intégrée dans la quête de plaisir souligne la complexité des relations humaines. Dans ces interactions, le masochisme devient un moyen d'explorer la vulnérabilité, l'autorité, et la sécurité émotionnelle. Exploration du corps et de l'esprit La sensation accrue de vivre intensément est l'un des aspects les plus gratifiants pour de nombreux masochistes. La douleur, considérée comme un outil de transformation, pousse les individus à adopter une perception profondément enracinée de leur corps. Cette exploration sensorielle les amène souvent à se redécouvrir, orientant leur attention vers des sensations corporelles souvent oubliées ou réprimées. De plus, la douleur et le plaisir dans ces contextes interviennent comme des catalyseurs pour aborder des questions personnelles, telles que la gestion de l'anxiété, la colère, ou le stress. En expérimentant de manière sécurisée, les masochistes peuvent reformater leurs réponses émotionnelles et développer des mécanismes pour gérer leur souffrance au quotidien. Le masochisme dans le paysage moderne Avec l'évolution des perceptions autour des pratiques BDSM, de plus en plus de voix se lèvent pour défendre le droit à ces explorations sans stigmatisation. Le masochisme, lorsqu'il est pratiqué avec consentement et respect, est reconnu comme une facette légitime de la sexualité humaine. Cette acceptation croissante permet d'ouvrir sur des discussions plus larges concernant la sexualité, la douleur et le plaisir. Les récits partagés sur les forums, comme ceux analysés ici, sont autant de témoignages qui dépeignent la richesse et la complexité de cette pratique. Ils ouvrent une voie vers une meilleure compréhension des émotions humaines, des relations de pouvoir et des dynamiques de contrôle qui sont inextricablement liées à la nature humaine. Conclusion finale En somme, le masochisme s'exprime à travers un éventail de sensations incommensurables que peu de pratiques peuvent offrir. La capacité de transformer la douleur en un plaisir exaltant, le désir d'explorer son corps et ses émotions, et l'interaction dynamique entre partenaires forment la base d'une expérience riche et profonde. Les discussions autour de ce sujet continuent de s'enrichir, apportant lumière et compréhension à des pratiques qui, bien que souvent méconnues, sont témoins de la complexité humaine. À travers le masochisme, les individus découvrent non seulement des aspects cachés d'eux-mêmes, mais ils construisent également des relations plus solides, basées sur la confiance, le respect et la communication. Ainsi, le cheminement des personnes masochistes est à la fois une exploration personnelle et un engagement dans une communauté dynamique, où la douleur et le plaisir ne sont que deux facettes d'une expérience humaine infiniment riche. Chacun, à sa manière, façonne cette expérience, contribuant à une aventure collective vers une meilleure compréhension du désir, de la douleur et surtout, de la vie sous toutes ses formes.  
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Par : le 13/01/26
SURVIVRE À LA PENDAISON   Contrairement à beaucoup d’autres supplices, la pendaison est loin d’être mortelle instantanément et irréversiblement. Même quand il s’agit de long drop et de vertèbres brisées, on parle de survies dues à un mauvais calcul de la longueur de la corde. On assiste donc toujours à une vérification de la survie du supplicié, un médecin venant en général vérifier si le cœur de ce dernier bat encore.   Cette survie est d’ailleurs ce qui permet aux sadomasochistes de pratiquer leur propre supplice et d’y survivre. En effet, à moins d’accident, un pendu met souvent plusieurs minutes à mourir au bout de la corde. On peut voir souvent les amateurs de pendaison érotique se débattre pendant de longs instants au bout de leur corde et d’y éjaculer avec l’aide de leur maîtresse dévouée. Survivre à la pendaison dépend considérablement de plusieurs facteurs. La position de la corde, la durée de la pendaison, la distance de chute, constitution du condamné. Une chute brutale ou un patient fragile seront très dommageables et la survie est très douteuse. La corde placée à gauche va provoquer une ischémie qui provoque la mort cérébrale en peu de minutes. Placée à droite, elle provoque un œdème qui pourra facilement se résorber. Placée derrière, le nerf vagal risque de provoquer l’arrêt du cœur et la mort définitive. Sous le menton, le supplicié survivra si la chute ne lui a pas brisé la nuque. Il est donc important de savoir comment mener son supplice si on veut lui survivre.   Ces longues minutes de survie sont accompagnées de gesticulations désordonnées qui font le spectacle. On peut même penser que certains, même devenus inertes sont encore vivants au bout de leur corde. C’est pour cela que l’on laisse le pendu au moins une heure au bout de sa corde quand on ne l’abandonne pas aux corbeaux jusqu’à sa déliquescence. En effet, dans bien des circonstances les pendus ont survécu à leur supplice jusqu’à près de vingt minutes au bout de la corde. C’est d’ailleurs pour cela que l’on sait ce que ressent le pendu quand il est supplicié. D’après ce qui est rapporté, le début de la pendaison provoque, par le serrement du nœud coulant, une vive douleur et une grande angoisse. Mais ces sensations affreuses sont vite remplacées par une sensation de plénitude proches de celle de l’hydrocution et qui conduisent à l’orgasme. C’est bien-sûr cet orgasme qui est recherché par les sadomasochistes.   Aucun autre supplice n’est aussi bien connu pour ses effets sur l’organisme et sur l’espèce d’extase qu’il provoque parfois. Cette sensation de plaisir se transmet jusqu’à l’assistance qui jouit de la pendaison bien plus que d’autres supplices. On peut même mentionner des techniques de tortures qui visent à pendre la victime de nombreuses fois et la ramener à la vie. Les nazis étaient coutumiers du fait, cherchant à jouir de la souffrance répétée de leurs victimes. En Iran, survivre à la pendaison, pour quelque raison que ce soit, conduit à nouveau à la potence. Une sorte de jouissance sociale des pendus règne dans ce pays où l’on pend les gens par centaine et en public avec des spectateurs qui apprécient de contempler les pendus qui se débattent et regrettent qu’ils soient morts instantanément. Pendre est un art qui se pratique comme une sorte de gastronomie, avec des recettes qui assureront des agonies spectaculaires dont on peut craindre qu’elles ne soient guère dissuasives. Il est de règle en Iran qu’un condamné puisse être gracié par les parents de sa victime. Cela se produit parfois et fait que bon nombre de pendus reviennent à la vie. C’est le propre d’une nation sadomasochiste. Le meilleur moyen de ne pas survivre à la pendaison est de la pratiquer en solitaire. Nombre de suicides ne sont que des accidents d’amateurs du nœud coulant dont les précautions se sont révélées insuffisantes à leur survie. La technique habituellement utilisée est de se passer le nœud coulant et de se hisser à l’aide de l’autre bout de la corde passée autour d’une poutre ou d’un support en hauteur. On peut aussi mettre le pied sur une boucle de la corde et se hisser en pesant de tout son poids. Cela divise le poids du sujet par deux et provoque d’intenses sensations d’être réellement pendu. Tant que le sujet pèse moins de soixante kilos l’opération est modérément dangereuse (mais elle l’est) car le cou d’une personne normalement robuste supporte environ ces trente kilos résultants. Mais la corde peut se serrer plus que de mesure, le pied glisser et se coincer, un évanouissement peut survenir et l’on est pendu et étranglé jusqu’à ce que mort s’en soit ensuivie. C’est pour cela qu’il est fortement recommandé de ne jamais pratiquer seul, mais avec une personne entraînée et de confiance, voire le mieux à trois pour plus de contrôle de ce qui peut advenir.         LE REGARD PSYCHANALYTIQUE   On peut maintenant s’interroger sur les fondements psychologiques qui conduisent à l’attraction pour la pendaison. Les effets sexuels liés au fait d’être pendu sont bien entendu une cause opportuniste. Mais cette cause est loin d’engendrer un goût pour les pendus et le désir d’être étranglé. C’est surtout un adjuvant à une pulsion plus profonde. Bander quand on est pendu est physiologique, bander quand on voit un pendu, c’est psychologique. Les psychanalystes sont très vagues sur le sujet, faisant référence (comme toujours) à un phantasme régressif lié à l’enfermement, au retour dans le ventre maternel. La corde représente un cordon ombilical qui a la propriété de, parfois, étrangler le bébé.  On peut y croire si on veut. Comme me disait l’un d’eux devant mon interprétation personnelle de la névrose d’un proche : « c’est vrai si c’est vrai ». La pendaison est une forme extrême du bondage qui met en valeur la réduction à l’impuissance, à l’immobilité et à l’obscurité du sujet. Et cela est de toute évidence une fonction régressive. Le pendu s’identifie à une régression extrême où sa vie est mise en balance, la réaction sexuelle servant de récompense. Être pendu, c’est renverser le temps, revenir à l’état précédant l’existence. Le pendu flotte dans le vide (comme le noyé), sa conscience est altérée et c’est se retrouver dans le liquide amniotique hors du temps et de l’espace. L’érection et l’éjaculation enrichissent cette sensation par le plaisir sexuel du nourrisson. Beaucoup d’amateurs de pendaison sont des personnes de pouvoir qui compensent leur réalité par son inversion complète, la dépendance complète. Ici, il faut faire une distinction entre le goût brutal pour le gibet qui se contente d’un rêve de jouissance et la fonction symbolique que des hommes (ou des femmes) de pouvoir éprouvent dans le fait d’être pendus. On voit bien sur les images de pendaison que beaucoup de condamnés n’éprouvent aucune crainte et semblent se précipiter avec enthousiasme dans le vide. Le fétichisme, quel qu’il soit, vient renforcer cette dimension symbolique. Être pendu nu, est le degré minimal qui vise à exposer son sexe. Les fétichistes recherchent un enveloppement par des matières aimées telles que le cuir, le latex, le vinyle, la soie, qui contribuent à renforcer l’abandon de soi, la perte de repère dans le temps et l’espace. La laine joue particulièrement ce rôle par son épaisseur, sa douceur, sa chaleur et son opacité. Les épaisseurs multipliées de laine (combinaisons, cagoules, moufles, chaussettes, épaisses couvertures) engendrent un sentiment d’isolement, d’étouffement, de perte de repères. Tous les fétichistes de la laine ne sont pas attirés par la pendaison. Beaucoup ne souhaitent même pas y penser. Mais leurs fantasmes, même opposés à la potence, sont très similaires. C’est pour cela que la pendaison et la laine vont bien ensemble car elles vont dans la même direction régressive. Être pendu au bout d’une grosse corde est à peu près équivalent sur le plan symbolique qu’être enroulé dans plusieurs couvertures dont le poids et l’épaisseur prive la victime d’air.   La somme de la laine et de la potence est supérieure à l’effet de chacun des jeux. C’est ce qui peut expliquer à quel point certains sadomasochistes cherchent à vivre de telles expériences. Bien entendu, ce n’est pas un fantasme énormément répandu, mais il est bien présent et quand il se manifeste il est exactement répliqué d’un individu à l’autre, dans divers pays et depuis longtemps. On peut aussi s’interroger sur le rôle du bourreau dans les jeux de pendaison érotique. Là encore, nous ferons la part des sadiques purs qu’il convient d’éviter et ceux qui partagent le fantasme et sa symbolique. Dans bien des cas, ils partagent la même charge pulsionnelle régressive que la victime. Ils aiment d’ailleurs inverser les rôles pour jouir des deux positions. Certains n’aiment qu’être les bourreaux, ne jouissant qu’en étranglant leur victime et en l’aidant à jouir de son supplice. La plupart d’entre eux est tout l’inverse statutaire de leur rôle. Souvent victimes d’une vie où leur pouvoir n’est guère reconnu, ils se représentent en tant que bourreau comme omnipotents. Ils s’identifient au pouvoir de vie et de mort sur leur victime. C’est pour cette raison que leur comportement peut s’avérer dangereux s’il n’existe pas une grande connivence entre le bourreau et la victime. La pendaison érotique n’a rien à voir avec la pendaison réelle où s’exprime la violence d’un état et la déréliction d’idéologies criminelles. Très rares sont les sadomasochistes qui s’identifient à la peine de mort et aux orgies de pendaisons pratiquées par les états criminels dont l’Histoire a été tristement riche. Les pulsions de ces criminels sont gouvernées par la haine, le racisme et l’intolérance. Le paradoxe est que les images de leurs crimes excitent les sens des sadomasochistes qui les contemplent. Cette excitation n’exclut pas une distanciation avec ces actions criminelles. Mais leur contemplation active la charge symbolique et provoque une excitation souvent intense. La culpabilité face à cette excitation n’a aucun sens car nul ne peut quoi que ce soit dans le cadre de fantasmes profondément ancrés. Il est vraiment très rare que des psychanalystes aient supprimé des fantasmes, ils n’ont jamais fait que permettre de vivre sans peine avec ses névroses. Et c’est déjà pas mal. Les pendaisons auto-érotiques sont bien plus fréquentes qu’on ne l’imagine car beaucoup de ceux qui la pratiquent se sentent seuls au monde à avoir des goûts qui leurs semblent abominables. Ce sont souvent des jeunes qui s’essaient à satisfaire leur fantasme. L’accident est toujours possible et l’on retrouve le malheureux pendu et étranglé. On ne veut pas voir les précautions inefficaces qu’il a pris. Alors on se désole d’un suicide dont on ne comprend pas la cause. Ce fantasme surgit chez l’enfant, dès l’âge où il commence à concevoir des concepts et savoir ce qu’est un pendu. Il se transforme en obsession à bas bruit qui explose avec la puberté. Certains imaginent qu’il est provoqué par le souvenir d’une autre vie où il fut pendu et en garda la mémoire d’une grande jouissance. Mais on n’est pas forcé de croire à ce mythe. D’autres théories supposent que le fœtus ayant été étranglé par son cordon ombilical il en aurait connu une jouissance prénatale qu’il voudrait reproduire tout au long de sa vie. Mais on ne dispose d’aucun témoignage de ce phénomène. Peu à peu, le BDSM devient un fait social plus reconnu, voire acceptable. Mais il reste bien du chemin pour admettre que certains fantasmes sont incoercibles et parfaitement explicables. Tout le monde sait que la pendaison excite les sens, mais peu de gens admettent que quelqu’un de leur connaissance le soit. Sauf, peut-être au Japon. Les pays nordiques et germaniques semblent plus ouverts à cette possibilité. Il en va de même pour le fétichisme de la laine qui, peu à peu, devient admissible dans ses aspects les plus anodins, mais beaucoup moins dans leur relation au sadomasochisme. Mais le fétichisme, de manière générique devient plus acceptable, ce qui permet de s’affirmer comme amoureux de la laine, tant que ce n’est pas pour dire qu’on veut étouffer ou se faire pendre et étrangler dedans. Ces deux passions sont à la rencontre des pulsions de vie et des pulsions de mort, la pendaison se résout dans le fantasme de mort, le fétichisme de la laine se résout dans le sens de la vie. La pendaison est une naissance dans la mort, la laine est une mort dans le fantasme du ventre protecteur et chaud. Les deux étaient faits pour se rencontrer.       APRÈS PROPOS   Il ne fait pas de doute que cette description historique de la pendaison, des gibets et du fétichisme de la laine n’est pas exempte de prises de position très spécifiques et liés à un corpus de fantasmes qui sont propres à l’auteur. Le lien entre le gibet et la laine est ténu aux yeux de ceux qui ne sont liés ni à l’un ni à l’autre. C’est normal et cela laisse la place à mille autres perversions. Imaginons maintenant un gosse de 11 ou 12 ans dans un gymnase. Il s’est déshabillé pour endosser sa tenue de sport. Il se met à contempler avec gourmandise un camarade au visage d’ange et portant d’épaisses chaussettes de laine lui montant jusqu’au-dessus des genoux tout en marquant de gros plis sensuels. Il provoque son camarade qui se jette sur lui et lui enserre le cou entre ses jambes. Le gamin agrippe les chaussettes de laine couleur bordeaux chiné qui lui serrent le cou devant des camarades hilares. Le gamin s’étouffe, il se sent partir, impuissant, agrippant les grosses chaussettes de laine. Soudain, il est envahi d’une sensation de plénitude pour finir au bout de longues minutes par éjaculer dans son short. Les fantasmes de pendaison comme le fétichisme ont besoin d’un déclencheur, d’un événement princeps qui met en branle la machine fantasmatique. Soudain, toutes les potentialités fantasmatiques se concentrent dans une strangulation orgasmique, obsédante et révélatrice. Toute la mythologie des gibets est construite dans l’inconscient collectif, poussant à la honnir autant qu’à l’adorer, à la fuir autant qu’à la rechercher. Un écrivain tel que Sylvain Tesson l’expose sans fard, dans son livre « NOIR » qui le montre en train de dessiner à longueur de temps des figures de pendus et justifiant tout cela par des considérations esthétiques. La pendaison fait partie des zones d’ombre de l’esprit humain, faites de délices et d’horreur, de peur et de désir, de principes de mort et de vie forcés de cohabiter dans un imaginaire aussi impérieux que difficiles à partager. Il ne me reste, à moi auteur, qu’à réfléchir sur cette imprécation qui me trotte dans la tête : « Tu fus pendu ! ». Et si vous n’y croyez pas, allez vous faire pendre !  
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Par : le 13/01/26
FORMES ALTERNATIVES   La pendaison est l’un des plus anciens et les plus universels des supplices. On la retrouve dans la plus haute antiquité et jusqu’au néolithique, mais aussi sur tous les continents, sous des formes diverses. A Rome, dans l’antiquité, elle était pratiquée en enserrant le cou du condamné dans la fourche d’un arbre, une traverse maintenait le condamné pendu. En Chine, le supplice de la cangue consistait à placer le condamné dans une cage dont le sommet lui enserrait le cou. Les pieds du condamné reposaient sur un tas de pierres. Le bourreau s’asseyait près du supplicié avec un sablier et retirait une pierre à chaque retournement du sablier. Cela pouvait durer de longues heures, voire des jours. Aux îles Sandwich, on pratiquait la mise à mort en étranglant le condamné attaché à un arbre par le cou et en tirant violemment sur la corde en s’aidant d’un arbre voisin. Ce n’était pas une pendaison, mais le but était le même, faire mourir en serrant le cou. La mort devait être quasi instantanée tant la violence des secousses devait détruire les tissus et les os. Dans ce même esprit de strangulation, la garrote espagnole a consisté jusqu’à la fin du XXème siècle à étrangler le condamné assis sur une chaise accolée à un poteau. A l’origine, on utilisait une corde qui était serrée par un bâton que le bourreau tournait jusqu’à strangulation complète. Puis la corde fut remplacée par un dispositif de collier de fer avec une vis que le bourreau serrait. On n’arrête pas le progrès. A l’époque des persécutions religieuses, on étranglait aussi les condamnés avant de les brûler s’ils renonçaient à Satan et à ses œuvres.   Comme on le voit, la pendaison et sa cousine la strangulation sont des façons commodes de donner la mort. Parfois pour plus d’humanité avant un supplice bien pire, parfois avec un luxe de cruauté en usant de la durée pour accroitre les souffrances. Les nazis avaient l’habitude de pendre les condamnés en leur laissant un pied sur le sol, l’autre étant attaché en l’air. L’épuisement d’être sur un pied conduisait inéluctablement le supplicié à s’affaisser et se pendre lui-même. On a l’habitude de distinguer la pendaison de la strangulation car cette dernière ne suppose pas de suspension et la trace que laisse la corde ne part pas vers le haut comme chez les pendus. C’est une distinction subtile qui est démentie dans les faits par toutes les formes hybrides d’exécutions visant à resserrer le cou. On dit aussi que la pendaison occasionne des réactions érotiques que ne provoque pas la strangulation. Ce n’est pas tout à fait vrai si l’on considère que certains jeux érotiques consistent à s’étrangler pour augmenter l’orgasme. La strangulation, comme la pendaison est fortement liée à l’érotisme et participe de la même ambiguïté entre la mort et le plaisir. On dit que l’on ne pendait pas les femmes pour préserver la décence, mais cette règle ne s’appliquait guère aux pendaisons expéditives des coins de rue. Et c’est ainsi que des servantes voleuses ou débauchées finissaient au bout d’une corde dans la tenue de leur emploi, la robe serrée aux genoux par une corde qui entourait leurs jambes gainées de laine grossière. Et, par des nuits de lune gibbeuse, il arrivait que des hommes s’approchent et se suspendent à leur corps étranglé, fendent leurs jupes avec leur coutelas et violent leur corps encore tiède. Et si le guet passait par là, l’homme n’échappait pas au « mariage des pendus » qui consistait à le pendre à la même corde que celle qu’il violait, les deux amants de la nuit demeuraient étranglés par un seul nœud coulant.     FÉTICHISME   La passion sadomasochiste pour la pendaison s’accompagne souvent de fétichisme. En effet, bien que beaucoup d’amateurs de pendaison aiment à pratiquer nus, beaucoup sont adeptes de fétichismes de diverses matières telles que le latex, le vinyle, le cuir et la laine.   Pour expliquer ce lien, il faut considérer que ces fétichismes s’accompagnent de cagoulages, d’étouffements et de strangulation. La pendaison vient rapidement compléter la panoplie. Notamment la laine qui accompagne volontiers les fantasmes médiévaux. Des fantasmes médiévaux qui font rêver de chausses de laine à la sensualité qui vient s’opposer à la nudité et provoque chez le fétichisme une excitation particulière aux parfums de supplice délicieux. De nombreux sadomasochistes amateurs de pendaison, quand ils ne préfèrent pas être nus, apprécient beaucoup de porter de longs et épais bas en laine qui leur rappellent les chausses de pendus si suggestives.   La laine, comme la pendaison, joue sur la relation ambiguë entre le plaisir et l’étouffement, la douceur et l’enfermement, entre la sophistication et la rusticité des matériaux.  C’est cette ambiguïté qui fait que, pour certains, les deux vont idéalement ensemble. La pendaison évoque naturellement des étoffes épaisses et anciennes, telles, bien entendu, la grosse laine qui rappelle la bure des pèlerins médiévaux.   Le jeu du foulard est une traduction particulière de cette proximité des fantasmes. La laine enveloppe le condamné, mais elle peut aussi servir à l’étrangler. Cette passion fétichisée pour la pendaison se retrouve évidemment dans ce pays où les cordes sont divinisées qu’est le Japon. Au pays du shibari, la liaison entre la pendaison et le plaisir sexuel est exprimée sans complexe dans des jeux et des représentations qui vont bien au-delà de ce que les Occidentaux peuvent se permettre. Le Japon est le seul pays libéral à pratiquer la pendaison. Les condamnés à mort sont prévenus qu’ils vont être pendus une demi-heure avant leur supplice qui s’effectue par un long-drop. La pendaison n’y est pas conçue comme une extension des jeux de cordes qui sont tant appréciés dans ce pays. Elle y est traitée de manière à effacer le caractère expressif du supplice. Alors que, dans le passé, le shibari était une méthode de ligotage extrêmement sophistiquée qui pouvait conduire à une mort lente et humiliante, la pendaison y est pratiquée de manière furtive et déshumanisée. Les cordes de chanvre minces et longues utilisées dans le shibari permettaient un ligotage ouvert (non mortel, moins humiliant) à fermé (mortel et très humiliant). De très longues cordes entouraient le condamné de telle sorte qu’il soit totalement immobilisé et suspendu dans le vide et, ainsi de le laisser de longues heures subir son châtiment sous les yeux de l’assistance. Il va sans dire que le Japon est le pays où l’on pratique le bondage avec le plus d’enthousiasme et que les sadomasochistes qui veulent se faire pendre, étrangler, étouffer y trouvent sans peine des prostituées et des clubs où on satisfera leurs pulsions avec la plus grande célérité.   L’art des estampes met très largement en scène les scènes de ligotages cruelles et sophistiquées où des bourreaux suspendent dans des cordes de jolies femmes tatouées. La dimension sexuelle n’est jamais absente car les femmes sont nues et les hommes manifestent sans vergogne leur désire des corps ligotés. Le fétichisme est très présent, il se concentre sur les cordes elles-mêmes, mais aussi sur les kimonos de soie et les écolières en chaussettes et robe plissée. Comme on l’aura vu, la pendaison est beaucoup plus qu’un supplice. Elle plonge ses racines dans l’histoire judiciaire, dans les mythes magiques et dans les pratiques érotiques. Un vieux dicton affirme que tout homme a un roi et un pendu dans ses ancêtres. C’est peut-être pour cela que beaucoup d’hommes (et de femmes aussi) éprouvent une fascination pour la pendaison faite d’horreur et d’attirance. Ce goût prononcé pour la pendaison des sadomasochistes et des fétichistes de tous poils n’a rien à voir avec une position en faveur ou non de la peine de mort. La pratique sexuelle de la pendaison se détache complètement de la réalité du supplice et de son contexte socio-politique. Cela n’est pas un fait récent car les utilisations et représentations de la pendaison dans les œuvres du passé est souvent également détachée de la réalité judiciaire pour mieux exprimer une vision symbolique, esthétique et érotique des auteurs. C’est quand cette distinction n’opère plus que le BDSM devient une pratique dangereuse et aux implications potentiellement criminelles. Le sadomasochisme conduit fréquemment à représenter des punitions, des tenues et des supplices qui effacent le corps, le rendent dépendant et dévalorisé. La laine est une matière d’élection en ce qu’elle masque le corps tout en le faisant régresser dans son épaisseur. Ambiguë, elle protège tout en aliénant. Son ambivalence se marie bien entendu avec celle de la pendaison qui marie érotisme et châtiment. Tous les amateurs de pendaison n’aiment pas la laine, tous les amateurs de laine n’aiment pas forcément la pendaison. Mais, curieusement, ils se révèlent assez souvent au détour des sites de rencontre. Beaucoup d’entre eux sont surpris de ne pas être les seuls à éprouver cette double attirance.       L’ÉJACULATION   Un jour qu’un messager se précipitait au pied de la potence en brandissant la grâce du condamné signée par le roi, le bourreau lui répondit. : « trop tard, il a éjaculé ! ». Il ne fait aucun doute que la pendaison fait bander et souvent éjaculer. Comme on l’a dit, c’est la source du mythe de la mandragore qui pousse au pied des gibets de la semence des suppliciés. C’est aussi ce qui justifie que beaucoup de sadomasochistes s’intéressent particulièrement à la pendaison dans l’espoir de cette jouissance. C’est aussi, encore, ce qui justifie l’attitude de bien des condamnés qui ne craignent pas d’être pendus car ils espèrent cette jouissance. Et on peut clairement la voir sur le corps de pendus en train de se débattre, le corps convulsé, les genoux remontant vers le haut dans une longue vibration. Une bosse apparaît clairement à la place du sexe.   Deux questions se posent. La première est de savoir si le pendu ressent cet orgasme qui se produit dans un grand nombre de cas, surtout quand on hisse le condamné ou que sa chute est très courte. Le pendu se débat puis lentement l’érection apparaît. La sent-il, se sent-il jouir ? La seconde est de savoir pourquoi la pendaison provoque cette réaction érotique. Pourquoi le pendu bande-t’il et éjacule-t’il ? Les spécialistes sont très divisés sur les réponses à ces deux questions et rares sont ceux qui peuvent y répondre d’expérience. Certains pendus qui ont réchappé à leur supplice racontent qu’après un moment de souffrance et d’angoisse, ils ont ressenti un sentiment de plénitude. Les sadomasochistes se font éjaculer au bout de leur corde, mais c’est le plus souvent en raison d’une masturbation menée par eux-mêmes ou leur partenaire. Les dominatrices qui pratiquent ce jeu ne pendent leur sujet qu’une fois qu’il s’est mis à éjaculer. Ce n’est pas du jeu.   La jouissance du pendu ressemble à celle du noyé qui meurt d’hydrocution. Il arrive qu’on la ressente quand on se baigne dans une eau trop froide. Il est probable que cette éjaculation se produit dans un état de conscience altérée, au bord de l'évanouissement. La réponse à la seconde question est tout aussi difficile à cerner. Ce qui provoque l’érection et la jouissance divise les experts. Il en est qui affirment que l’érection n’est due qu’à l’afflux du sang dans le bas du corps en raison de l’arrêt du cœur. Il n’y aurait donc pas de jouissance. Mais cela n’explique pas l’éjaculation. D’autres pensent à une réaction neurologique qui est provoquée par la traction sur les vertèbres cervicales et aussi par une pression du le nerf vagal. Dans ce cas, il y aurait jouissance, mais pas forcément consciente puisque le système nerveux est lésé. Une troisième explication est liée à l’anoxie cérébrale provoquant un réflexe de survie, comme l’arbre qui meurt projette sa semence pour renaître plus tard en d’autres arbrisseaux. Et là, on entre dans un univers magique où la jouissance aurait toute sa place. On peut aussi se demander si cette réaction très visible chez les hommes se retrouve chez les femmes. Ce qui expliquerait que certaines femmes adorent être pendues. Il n’en demeure pas moins vrai que la pendaison, contrairement à tous les autres supplices, est fortement liée à l’érotisme et que ce lien est connu depuis des siècles, faisant de ce supplice un des plus appréciés par les victimes comme par les spectateurs. La jouissance due à la privation d’oxygène peut être reliée à la sensation d’étouffements que certains recherchent en s’enfermant la tête dans d’épaisses cagoules que nous préférerons en grosse laine. C’est ainsi que les jeux de pendaison s’agrémentent le plus souvent de cagoules ou, parfois, même d’épaisses couvertures couvrant tout le corps. Il est très possible que la jouissance du pendu soit de diverses sortes qui se combinent entre elles au gré des circonstances et des méthodes employées.
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Par : le 13/01/26
LA PENDAISON MODERNE   Dès la fin du XIXème siècle, la pendaison traditionnelle où un public nombreux se repaissait des soubresauts d’un condamné à la langue gonflée et le sexe dressé, disparaît au profit d’une prétention hygiéniste qui la prive de son public au profit de témoins compassés. Cagoulé, ligoté, le condamné est amené sous la corde qu’on ajuste avant d’ouvrir une trappe qui le fait chuter d’une hauteur calculée pour lui briser la nuque sans le décapiter. La mort est supposée immédiate et le spectacle ne dure quelques instants. Ce type d’exécution est volontairement rendu aseptique, furtif, indifférent. Les dignitaires nazis et les criminels de guerre japonais finirent ainsi au fond de trappes, le cou brisé par de grosses cordes de chanvre. Certains survécurent un peu à la chute et se débattirent un moment en grognant. Mais la justice était expédiée avec la bonne conscience de sa préparation scientifique. En Pologne et dans les autres pays de l’Est, on préféra pendre les criminels nazis de manière plus simple et plus visible, précipitant tous les suspects de l’arrière de camions pour les voire s’agiter  dans leur asphyxie. Ce type de pendaison est né de visions humanitaires de la mise à mort. Quitte à exécuter, il convient de le faire proprement. Ce type de pendaison est encore en vigueur dans plusieurs pays tels que le Japon ou le Koweït. Cette forme d’exécution nie la dimension spectaculaire et ambiguë de la pendaison dont l’objectif était de provoquer une agonie. La dimension érotique y est proscrite. La pendaison ordinaire, celle qui a prévalu pendant des siècles avec son cortège de cruauté et de sexe a également traversé le temps et est en vigueur dans les pays qui recherchent la souffrance du supplicié. On la retrouve à l’infini dans l’Allemagne nazie où être pendu suppose une souffrance qui fera le bonheur des bourreaux. On la trouve aussi en Iran où l’on cherche à provoquer la peur chez les condamnés, mais aussi chez le public.   Il ne fait aucun doute que la pendaison pratiquée ainsi par des autorités au sadisme revendiqué provoque la compassion, mais aussi, chez beaucoup, un sentiment ambigu d’excitation érotique. Dans tous les cas, il ne s’agit pas seulement de tuer, mais de faire souffrir et de provoquer un effet de peur dans le public. Les nazis pratiquaient la pendaison systématique des partisans et n’hésitaient pas à pendre en public des femmes et des enfants dans des mises en scène macabres où la mise à mort était secondaire par rapport à l’exhibition du danger à s’opposer à leur présence. Mais en fait, on sait que beaucoup de soldats allemands se masturbaient durant les pendaisons qu’ils photographiaient. Il n’est pas douteux que les mollahs iraniens à la sexualité perturbée tirent un plaisir érotique à pendre leur jeunesse et à contempler leur longue agonie devant une foule hystérique haranguée par des haut-parleurs. Contrairement à la pendaison « moderne », ce type de pendaison se fait souvent en « grappes » où plusieurs condamnés sont exécutés en lignes où les pendus se bousculent en se débattant. Tout à l’opposé de la pendaison hygiénique du long drop, cette pendaison mise sur la durée, le spectacle, sur les gesticulations et le visage congestionné des suppliciés. C’est la pendaison des tyrans et des peuples rendus fous par des idéologies et des religions dévoyées. C’est aussi la pendaison des lyncheurs qui n’ont besoin que d’une corde et d’un arbre pour exécuter les noirs séditieux devant une foule enthousiaste avide de voir le malheureux s’étrangler lentement. Elle nous vient en droite ligne du bas Moyen Âge où on la pratiquait exactement dans les mêmes conditions, avec les mêmes buts, pendre et étrangler jusqu’à ce que mort s’ensuive. Et c’est précisément cette pendaison que l’on retrouve dans les jeux sadomasochistes où la jouissance vient de la lenteur de la strangulation tandis que les pieds ont quitté le sol.   Et il n’est pas rare que des suicides par pendaison ne soient que le résultat malheureux de jeux érotiques imprudents. Les amateurs de pendaison érotique pratiquent le plus souvent en secret et finissent souvent au bout de leur corde. Ceux qui les retrouvent préfèrent parler de suicide que de jeu érotique qui aurait mal tourné. Dans ces jeux, les amateurs de pendaison aiment que leur bourreau soit une femme, une dominatrice qui se dévoue à leur plaisir pendant qu’ils s’étranglent au bout d’une corde. Il y a dans ce jeu de pendaison une sorte de métaphore de l’acte sexuel qui augmente considérablement la jouissance. Cela évoque la notion de bourrelles qui, dans les faits n’ont guère existé au cours de l’histoire. Ce métier étant avant tout dévolu à des hommes que l’on voulait robustes et sans scrupules. Toutefois, pendant la période nazie, de nombreuses femmes se commirent à jouer le rôle de bourrelles dans les camps de concentration. Particulièrement sauvages, ces femmes, souvent très jeunes, se plaisaient à supplicier les déportés et à participer à leur pendaison.     A La fin de la guerre, beaucoup furent prises par les troupes alliées et par les peuples libérés. La plupart finit au bout d’une corde dans un juste retour des choses.         LES MILLE FORMES DE LA PENDAISON   Si l’on excepte la pendaison avec long drop qui est supposée rompre les vertèbres instantanément et provoquer la mort pour autant qu’on a utilisé une corde suffisamment solide, peu élastique, placée sous l’oreille gauche, avec une chute en rapport avec le poids du condamné, la pendaison revêt d’innombrables aspects qui dépendent de la corde, du nœud, de la manière de pendre, de la potence et de la place du nœud autour du cou. Pour commencer, la place de la corde autour du cou, en particulier le nœud, joue un rôle majeur. Placé sur la nuque, la corde va comprimer la trachée, bloquer les artères et les veines, repousser la langue et presser sur le nerf vague. Le pendu perd conscience rapidement, sa langue sort, il bande et éjacule et meurt sans gesticuler au bout de sa corde. Placée sous le menton, la corde ne produit aucun des effets qu’elle a quand elle est placée sur la nuque, ou tout au moins, les atténue considérablement. Le pendu se trouve en souffrance tout en respirant encore. Il se débat, convulse et donne des secousses avec ses jambes, ce qui a pour conséquence resserrer le nœud, provoquant une lente strangulation. La mort ne surviendra qu’au bout de longues minutes, parfois un quart d’heure. Les effets érotiques sont provoqués par la pression de la corde sur le cervelet dont on sait qu’il provoque une éjaculation réflexe quand il est lésé. C’est la forme de pendaison la plus cruelle car l’agonie dure particulièrement longtemps. La corde peut aussi être sous l’oreille gauche, ce qui bloque le retour veineux et conduit à l’accumulation du sang dans la tête, provoquant une cyanose du visage. La langue sort, la réaction érotique est possible. On parle de pendu noir. Placée sous l’oreille droite, la corde bloque l’arrivée du sang, l’inconscience vient rapidement par anoxie cérébrale. Le visage du supplicié se vide de son sang. On parle de pendu blanc. Bien entendu, les bourreaux expérimentés savent où placer la corde quand ils cherchent à hâter la mort ou la retarder pour le plus grand plaisir de l’assistance. La taille de la corde joue aussi un rôle, plus mince, elle comprime plus le cou, tandis que plus grosse elle répartit la pression et ralentit l’agonie. La taille du nœud est aussi importante. Le nœud de pendu coulisse difficilement tandis qu’une simple boucle va produire une rapide strangulation. La longueur de la corde joue un rôle dans son comportement. Une corde trop élastique le deviendra encore plus lorsqu’elle est longue. Dans bien des circonstances, les suppliciés pendus montent et descendent comme des ludions dans leur trappe. Les cordes de chanvre, quand elles n’ont pas été bouillies, les cordes de coton ou de nylon utilisées en Iran sont aussi très élastiques. Il arrive parfois qu’un pendu, que l’on a fait tomber de son tabouret, se balance un instant en se débattant. Puis ses pieds touchent le sol et le malheureux demeure ainsi, à moitié pendu, les pieds sur le sol. Son agonie sera interminable car la strangulation est devenue inefficace. Cela arrive assez souvent et les bourreaux n’ont guère de solution pour mener à bien le supplice, sinon de détacher le pendu et le rependre avec une corde plus courte. Les nazis comme les Iraniens profitent souvent de cette élasticité pour rendre la pendaison plus cruelle et plus spectaculaire pour les spectateurs qui peuvent voir le pendu s’étouffer bien plus lentement. C’est aussi un phénomène qui intéresse les sadomasochistes qui bénéficient d’un étranglement moins brutal.   Un bourreau expérimenté peut intervenir sur ces paramètres pour agir sur l’exécution et faire qu’un pendu meure vite ou lentement. L’objectif est toutefois d’obtenir un beau pendu avec une langue bien sortie et des convulsions spectaculaires.   Il lui suffira de placer la corde au bon endroit pour que l’agonie du condamné soit courte ou longue. Dans les jeux sadomasochistes, le danger sera d’autant plus grand qu’on ne tiendra pas compte des facteurs qui interviennent dans la pendaison. En général, le caractère spectaculaire et fétichiste intervient pour choisir une corde plus grosse et un nœud coulant plus imposant. Mettre la corde sur la nuque provoquera aussi bien l’éjaculation que la perte de conscience… Mais il n’y a pas que la position de la corde qui joue un rôle important dans le supplice. La façon dont le condamné est pendu compte tout autant. Deux façons de pendre peuvent se produire. La première consiste à faire tomber le pendu d’un support. Dans la pendaison médiévale, il s’agit d’être jeté sous l’échelle ou de basculer du « monte à regret ». Cela produit une secousse brutale qui resserre le nœud coulant et augmente la strangulation. C’est aussi le cheval qu’on fouette dans les westerns. Tout l’art de ce type de pendaison est de provoquer une chute qui ne tue ra pas le condamné car on veut le voir se débattre au bout du nœud coulant. A la place du tabouret ou de l’échelle, on voit souvent des pendus tomber de l’arrière d’un camion et se balancer à la potence. Mais, à défaut, on les fait tomber de caisses de boisson. L’autre manière de pendre, la plus simple, consiste à hisser le condamné et de le laisser se débattre au-dessus du sol. Dans ce cas, il n’y a pas de chute et seuls la corde et les spasmes du supplicié vont mener le supplice à son terme. Plutôt que de hisser manuellement les pendus, les Iraniens utilisent des camions grues qui permettent de hisser le pendu très haut et de permettre à une grande foule d’assister au supplice. Hisser le pendu est la méthode la moins dangereuse des pendaisons érotiques car il est plus facile de relâcher la corde en cas de détresse. De plus, avec un nœud avec blocage ou coulissant difficilement, on ralentit la strangulation. Il existe aussi une méthode de pendaison assez rare qu’on appelle pendaison à l’autrichienne. Au lieu d’être pendu à une potence, le condamné est hissé à un poteau, puis relâché après qu’on lui a passé un nœud coulant. Un aide serre les jambes du condamné pour éviter les convulsions. Cette méthode a pratiquement disparu avec la disparition de la peine de mort dans les Balkans et en Autriche. Mais elle a été longuement pratiquée jusqu’à la fin de la seconde Guerre Mondiale. L’utilisation de cagoules est très fréquente. Elle permet de ne pas voir les grimaces des suppliciés. Mais on peut aussi imaginer que la cagoule contribue au supplice masquant le condamné à la vue du monde qui le met à mort. La pendaison moderne avec long drop y recourt systématiquement tandis qu’on se contente de bander les yeux des pendus iraniens. Mais on se rend compte que, jadis, dans les Balkans, on pendait les condamnés dans des sacs et que dans certains pays du Moyen Orient, on les exécute enveloppés et ligotés dans des couvertures qui serviront à les enterrer.   Le pendu est masqué, il ne devient plus qu’un poids mort agonisant hors du monde visible. Encore une fois, la pendaison est un supplice ambigu qui se donne à voir tout en se dissimulant. Et cette ambiguïté existe depuis la nuit des temps et dans tous les pays. Étrangler, tant par la pendaison que par d’autres moyens, doit se voir, doit exhiber ses effets et la souffrance du supplicié pour plaire aussi bien au peuple, aux dieux, ou, aussi aux partenaires sexuels. Les pendaisons simulées jouent considérablement sur cette apparence du pendu en état de souffrance.   On voit ainsi se montrer des victimes de pendaison étouffant ou en extase sexuelle au bout de leur corde. Bien entendu, cela s’entend quand on opte pour une pendaison nue et sans cagoule.
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Par : le 13/01/26
  LA CULTURE DE LA PENDAISON   Bien des expressions courantes et des superstitions nous viennent des pendus. On n’aime pas passer sous une échelle, non pas pour éviter la chute d’un pot de peinture, mais parce que « passer sous l’échelle », c’est être jeté dans le vide par le bourreau après qu’il nous a passé le nœud coulant. « En baver » fait référence au fait que les pendus bavent abondamment en s’étranglant. Les pendus étaient partout. On pouvait être pendu pour le moindre des larcins, souvent justifié par la misère et la faim. Les potences étaient souvent plantées aux croisements de rues, sur une petite estrade. Le passant pouvait regarder le pendu se débattre en allant faire son marché. Le cadavre se balançant laissait indifférent. On le montrait aux enfants pour les faire mieux se comporter. La pendaison ne fait pas peur, elle fait partie de la vie. On ne regarde les exécutions qu’à l’occasion, quand on connaît le condamné ou qu’il jouit d’une certaine réputation. On amène les enfants pour qu’ils voient ce qui attend ceux qui se conduisent mal. L’exécution est en général vite expédiée. Le condamné est amené, les mains liées dans le dos. On le fait monter sur l’estrade, puis sur le tabouret, le monte à regret, le bourreau lui passe le nœud coulant et, d’un coup de pied, renverse le tabouret. Le condamné tombe et la corde se serre. Il s’étrangle lentement en agitant les jambes, tentant de ramener ses mains devant lui. Chaque secousse resserre la corde et sa langue sort, toute gonflée de sa bouche. La bave coule. Parfois, de bonnes âmes viennent l’attraper par les jambes pour le tirer par secousses et hâter sa mort. Il a été pendu dans la tenue qu’il portait quand on l’a arrêté, en général un surcot et des chausses. Il est interdit de lui voler ses vêtements et le corps est gardé tant qu’il n’est pas détaché de la potence. Pourtant, la nuit, des âmes grises lui voleront ses chausses et on le retrouve les jambes nues au matin.   C’est ce que l’on voit sur le détail du tableau de Pisanello. Le jour de leur pendaison, ils portent des chausses colorées. Peu de temps après leurs chausses ont glissé, puis, plus tard encore, elles ont été dérobées et ils ont les jambes nues. Pendant la nuit, aussi, pour quelques deniers, les sorcières du coin viennent gratter le sol et récolter la semence qu’il a éjaculé pendant sa strangulation. Tout un commerce obscur se fait autour des nombreux pendus de la capitale. On vend aussi des brins de la corde, ils portent bonheur et rendent les femmes fertiles. Durant les exécutions, les ribaudes proposent leurs mains à des hommes excités qui viennent jouir en regardant le supplice. On ne s’émeut pas de devoir être pendu car elle fait partie du quotidien et du destin du peuple. Il vaut bien mieux être pendu et étranglé que roué, bouilli ou décapité. Il en va différemment pour les pendaisons royales qui ont lieu place de Grève où trois hautes potences, dont une double, se dresse à près de huit mètres du sol. Là, ce sont des pendaisons judiciaires exécutées après jugement au nom du roi. On y exécute des bandits célèbres et toute une foule vient assister au supplice. Le condamné est amené dans une charrette, en longue chemise et les jambes nues ou vêtues de chausses. Il porte au cou trois cordes de chanvre. Deux d’entre elles sont assez épaisses et ont des nœuds coulants, ce sont les tortouses. La troisième corde, plus fine est juste attachée à son cou et servira à tirer le condamné et à le faire tomber de l’échelle, c’est le get. Le bourreau attend près d’une longue échelle. Quand le condamné arrive, il se saisit des trois cordes et en s’aidant du get, il fait monter le condamné vers le haut de l’échelle. Il attache les tortouses au bras de la potence. Pendant ce temps, l’aide du bourreau a aussi gravi les barreaux de l’échelle. Il attache les jambes du condamné pour éviter l’indécence des convulsions. Mais cela n’est pas toujours le cas. C’est pour cela que l’on voit bien, d’en bas, l’érection des pendus. Le condamné est tiré dans le vide avec l’aide du get et il se retrouve pendu à plusieurs mètres du sol. Si on ne l’a pas condamné à être étranglé et pendu, le bourreau et son aide peuvent monter sur ses épaules, sur ses mains liées ou en le tenant par les jambes, le secouer assez vigoureusement pour qu’il meure plus vite. Mais c’est loin d’être la règle générale et la foule adore que le supplicié dise la messe avec ses pieds. En général, les exécutions attirent une foule nombreuse et avide de sang. Les pendaisons sont plus banales, moins sanglantes, mais leur public nombreux est souvent animé de sentiments érotiques troubles que les prostituées se pressent de satisfaire pour quelques sous. Les spectateurs sont attentifs pour repérer l’érection des suppliciés et l’on se satisfait de voir la semence tomber sur le bois de l’échafaud, parfois avec de la pisse et des excréments. Mais, contrairement à ce qu’on dit, les pendus pissent chient rarement alors qu’ils éjaculent deux fois sur trois. Il demeurera ainsi, au bout de ses cordes jusqu’au lendemain où on viendra le détacher pour l’emporter aux fosses du gibet de Montfaucon. Pendant la nuit, malgré la garde, il aura été dépouillé de ses vêtements et de tout ce qu’on aura pu lui voler. Les pendaisons publiques sur la place de Grève auront lieu jusqu’à la Révolution où la guillotine remplacera le trouble plaisir de la corde par la brutalité de la décapitation. Alors que les femmes, prostituées et sorcières, fréquentent les potences et les gibets, il est considéré comme inconvenant de les pendre. On préfère grandement les enterrer vivantes. L’Esméralda de Victor Hugo aurait eu peu de chance d’être pendue. Toutefois, il est courant de pendre les femmes dans d’autres régions et d’autres pays. On se contente de leur lier les jambes par-dessus leur jupe pour éviter que l’on voie leurs parties intimes. Il n’en demeure pas moins évident que les pendaisons de femmes sont plus rares, sauf quand l’Angleterre se décide à les pendre à tour de bras au XVIème et XVIIème siècle. Cette pratique sera largement exportée en Amérique comme nous le rappelle le sort des Sorcières de Salem.     LITTÉRATURE   La pendaison a grandement inspiré les auteurs et les artistes. Bien entendu, cela commence avec Villon, mais, au XVIIème siècle Sade et d’autres auteurs érotiques feront référence à la sensualité de la pendaison. Puis, à l’époque romantique, elle revient en force sous l’alibi de sa dénonciation, mais aussi ouvertement pour exalter la fonction sexuelle. On la retrouve sous la plume de Musset dans Gamiani. Rimbaud lui consacrera un de ses poèmes les plus inspirés.   La pendaison prend une dimension onirique et violemment sexuelle et on la retrouve plusieurs fois sous la plume d’écrivains qui se repaissent de la décrire dans ses détails d’autant plus excitants qu’ils sont atroces. Nerval se pendra, Baudelaire en parlera avec mépris. Charles Dickens en parlera dans Oliver Twist. Les romantiques se repaissent de l’ambiguïté de ce supplice. Peu à peu, la pendaison réelle se distingue de la pendaison romantique et érotique. En Angleterre on trouvera bientôt des clubs de pendus où d’élégant gentlemen se feront pendre jusqu’au plaisir par d’expertes prostituées. La pendaison habite les arts sans masquer sa dimension érotique dans le cinéma, la littérature et la bande dessinée. Ridley Scott manque rarement d’insérer une scène de pendaison dans ses films. William S. Burrough, un des écrivains essentiels de la Beat Generation, consacre un ouvrage entier à la pendaison érotique intitulé « les Cités de la Nuit Écarlate » en 1981. Le livre parle d’un monde futur où la pendaison est devenue un art de vivre et de mourir. La dimension sexuelle est fortement mise en évidence, sans aucun détour. Le livre est aujourd’hui assez difficile à trouver et apparaît de façon assez discrète dans les biographies d’un auteur qui avait la réputation d’être un provocateur patenté.   Bien entendu, on la retrouve dans la littérature, soit la littérature historique qui se repaît de la décrire, soit la littérature érotique qui en fait un instrument de jouissance. Margaret Atwood multiplie les scènes de pendaison dans la Servante Écarlate. Ce que reprennent largement les films et séries qui en ont été tirés. La bande dessinée historique ne manque jamais de nous proposer des pendaisons riches en détails plus ou moins inventés et parfois nettement érotisés. Certains artistes en font un sujet central de leur expression. Giotto, Botticelli, Pisanello, Léonard de Vinci et d’autres peintres italiens ont représenté des pendus au détour de leurs tableaux Léonor Fini réalisa toute une série de planches d’eau forte représentant des pendus avec un clair souci d’érotisme. L’art aime bien l’esthétique trouble des potences et des pendus agonisants. La pendaison est devenue un sujet d’expression artistique qui repose presqu’entièrement sur la collusion entre l’érotisme et la cruauté du châtiment. Elle abandonne le réalisme et la violence du supplice réel pour s’attacher à la jouissance de l’agonie. Bien entendu, pour autant qu’elle est un sujet sous-jacent de nombreuses œuvres, elle est stigmatisée par la morale et l’idéologie de l’époque globalement hostile à la peine de mort. Il faut un alibi, il faut se dissimuler. C’est peut-être ce caractère transgressif qui la rend plus excitante. Peu à peu, elle se dissimule dans les milieux sadomasochistes, en particulier dans les pays germaniques et anglo-saxons. Et par un retour des choses, l’acceptation de plus en plus ouverte du BDSM fait qu’elle revient par la porte dérobée des sexualités atypiques. Dans toutes les bibliothèques bien tenues des derniers siècles il était d’usage de disposer de ce qu’on appelait un ENFER. C’était une partie, peu accessible aux yeux innocents, qui était destinée à la littérature et aux essais sur le sexe, la magie et la mort. On y rangeait les ouvrages censurés et les textes et estampes représentant des scènes contre la morale et la bienséance. Sade y occupait une bonne place, mais aussi des ouvrages rares où la pendaison érotique tenait une place de choix. Beaucoup d’auteurs des XVIIIème et XIXème siècles ont consacré une part discrète de leur œuvre à rédiger des ouvrages strictement destinés à l’enfer des bibliothèques. Ces ouvrages se vendaient fort cher. Ils y prenaient un malin plaisir à mêler le sexe aux supplices et les pendus y apparaissaient en bonne place.
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