Catégories
La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Marthe, la cuisinière, doit avoir une soixante d'années et elle est carrément obèse. Avant d'avoir les cheveux gris… et gras, elle a dû être rousse, car sa peau très pâle est parsemée de taches de rousseur.
Pour une cuisinière, elle est loin d'être soignée. Elle sent la sueur et la vieille graisse de friture. Si, l'hygiène débarque, ils font fermer la cuisine aussi sec! Je comprends mal comment elle arrive à faire de la bonne cuisine quand on voit ses grosses mains aux ongles crasseux!
Janine, l'autre bonne est une petite nièce ou petite cousine de Marthe, ce qui fait qu'elle est son chouchou.
Avec moi, par contre, elle a la main leste et les claques volent bas. D'autant plus que deux jours après mon arrivée Madame est venue dans la cuisine et elle a dit en me désignant, "Celle-la il faut la mener à la baguette".
Marthe est ravie et répond, "Comptez sur nous, Madame". Heureusement Madame a ajouté, "Punissez-la, mais pas de marques qui restent".
Janine aussi est ravie. Je suis plus belle qu'elle et aussi la préférée de Madame pour qui elle n'existe pas.
Pour mon malheur, je suis assez maladroite et nulle en cuisine. Marthe a sans arrêt une raison de me houspiller. Toutes les fins de journées quand on prépare le repas, je suis sûre d'être punie. Marthe trouve toujours un prétexte à la grande joie de Janine et des gardes ou de César, le jardiner. Il y a toujours des spectateurs à ce moment là. Marthe se sent le centre d'intérêt et elle adore ça!
Sa punition préférée est le la fessée. Il faut dire que j'ai des fesses rebondies, et que j'ai "Un vrai cul à fessée" comme dit Marthe. Ou je suis trop lente ou j'épluche mal les légumes ou j'ai raté la mayonnaise.
Il y a toujours une bonne ou une mauvaise raison. Janine ne perd jamais une occasion de faire remarquer mes bêtises à Marthe.
Alors, celle-ci m'empoigne et me couche sur ses genoux. Elle baisse ma culotte et m'envoie une série de claques sonores sur les fesses du plat de la main. Ça n'a rien à voir avec la fessée d'Iris, car Marthe me fesse jusqu'à ce que mes fesses soient bien rouges et que je commence à pleurer et à la supplier.
Elle me remet sur mes pieds en disant, "Tache moyen de faire plus attention, sinon il y en a une autre qui t'attend".
Ça met tout le monde de bonne humeur d'avoir vu mes fesses danser sous les claques et les spectateurs la félicite "Bravo Marthe, tu es la championne de la fessée".
Les fessées étaient si fréquentes, que Marthe avait décidé que je devais enlever ma culotte avant d'entrer dans la cuisine. Marthe passait une main sous ma jupe pour vérifier si c'était fait et disait un truc du genre "Voila des fesses toutes fraîches ça ne va pas durer". Grands sourire de Janine…
Les fessées sont rapides et brutales, mais après quelques heures les marques de ses doigts ont presque disparues. A tout prendre j'aime encore mieux être fessée que subir d'autres punitions, souvent des idées de Janine. Par exemple quand j'ai traité, Janine, de connasse, entre mes dents. Elle l'a hélas entendu et avec l'accord de Marthe m'a obligé à avaler une cuiller de moutarde extra forte! C'est très désagréable, j'ai toussé, pleuré tellement c'est piquant. J'ai dû ensuite m'excuser auprès de Janine, si je ne voulais pas finir le pot.
Quand Marthe vérifie que j'ai bien enlevé ma culotte en passant sa main sous ma jupe, j'ai remarqué qu'elle s'attarde de plus en plus longtemps. Sans doute le fait d'avoir tous les jours, mes fesses qui dansent sous ses claques lui ont donné des idées… sexuelles…
Je vois pourtant mal Madame me partager avec cette grosse femme sale. Je me trompe lourdement. Elle n'est pas dégoûtée, ni par César le jardinier, ni par Marthe.
Marthe a du lui demander son accord pour m'utiliser à d'autres fin que fille de cuisine et souffre douleur, parce que Madame est venue à 2 h dans la cuisine. Elle me dit, "Tire la langue", puis elle la caresse avec deux doigts en disant, "Cette petite a des talents cachés… dans la bouche".
Marthe me regarde en se léchant les babines comme si j'étais un gros gâteau au chocolat. Madame lâche ma langue et me dit, "Tu as l'air fatiguée, va faire une petite sieste avec Marthe".
Ouch!! Quand même pas une petite sieste crapuleuse!!
Madame ajoute, "Et applique toi, Mathilde…".
"Oui, Madame"
Je suis Marthe dans sa chambre à l'étage en me disant, après tout je suis une bonne à *tout* faire!
Dans la chambre on se déshabille. Marthe, environ 90 kg de graisse, une peau très blanche, les seins qui tombent sur un ventre énorme et moi 46 kg toute mouillée…e et plutôt mignonne.
Marthe m'embrasse et me met sa langue dans la bouche… Surprise!! Elle sent la menthe. De même elle n'a qu'une moyenne odeur de transpiration mélangée à un parfum bon marché. En prévision, de notre sieste elle avait dû devancer la veille au soir, son bain du samedi.
On se caresse…ce n'est pas si désagréable... Je suce le bout de ses grosses …mamelles. Puis elle se couche sur le dos, les cuisses écartées. J'embrasse son sexe. Elle sent la marée, mais la marée du jour ou de la veille… Je la lèche soigneusement. Je ne descends pas trop vers le vagin, me contentant de lécher et de sucer son clito, un peu comme un veau tète le pis de sa mère.
Marthe apprécie beaucoup et fait des commentaires, genre, "Ah oui, t'es une vraie petite salope!! Suce bien le clito de maman Marthe (!)".
Elle jouit abondamment, il doit y avoir longtemps que ça ne lui est plus arrivé et sa chatte est trempée. "Applique-toi!", m'a dit Madame, alors je lèche et je nettoie tout, comme la table de la cuisine en fin de soirée.
"Ah putain de merde!!", s'exclame Marthe, "C'était bon", puis elle me regarde dans les yeux et me dit "C'est pas parce que tu m'as bien bouffé la chatte que je vais tout te passer, une connerie et tu auras sur les fesses. Compris? "
"Oui Madame Marthe".
C'est donc à cette femme que je vais donner la clé de la ceinture de chasteté que je porte!!
A suivre.
Un tout grand merci à Bruce Morgan, pour les supers dessins.
Mes livres sont ici :
https://www.lamusardine.com/13285-michael-mia
72 vues
5 aime
Chapitre 5 : Oui maitresse !!!
La tension atteint son paroxysme. Leurs muscles tremblants peinent à maintenir la position. Je leur annonce. Ma voix ne monte pas. Elle est basse, précise, chaque syllabe tranche l’air comme une lame froide.
— Vos bijoux, vous les retirez !!!!!
Je laisse mon regard se poser sur leurs mains, leurs poignets, leurs cous.
— Les alliances que vous portez, ces anneaux de promesse, de fidélité, de bourgeoisie rangée. Les colliers, ces chaînes dorées qui vous rattachiez à votre ancienne vie. Les bracelets, les bagues, les montres précieuses qui mesuraient votre temps, votre statut, votre importance. Vous les retirez. Un par un. Vous les posez sur ces tables basses, sur l’ardoise froide. Vous les alignez soigneusement. Comme on dépose des armes devant un vainqueur. Comme on enterre des morts. Me suis-je bien fait comprendre !!!!! La voix autoritaire mais posée.
Je me penche légèrement, croisant le regard de la femme, puis celui de l’homme, m’assurant qu’ils comprennent la portée de chaque mot.
— Quand vous aurez fini, vous ne devrez plus rien porter. Rien qui vous appartienne. Rien qui vous rattache à ce que vous étiez ce matin. Ici, vous n’êtes déjà plus des êtres humains. Vous n’êtes que des objets. Des choses. Des esclaves, mâle et femelle, que je vais utiliser, briser et refaçonner selon mon seul caprice. Ces bijoux que vous retirez ne sont pas des protections. Ce sont les dernières illusions que je vous arrache.
L'homme hésite. C'est infime, presque imperceptible, mais je le vois, cette rigidification de son poignet, ce spasme de ses doigts qui se crispent autour de son alliance. Sa main tremble lorsqu'il commence à tirer sur l'anneau, cette bande d'or qui a tourné autour de son doigt pendant dix ans, peut-être quinze, cette cicatrice dorée de sa respectabilité de mari, d'homme établi. Il rencontre une résistance, non pas physique, le métal glisse, mais psychologique, cette dernière barrière symbolique qui s'effondre avec un gémissement intérieur qu'il n'ose pas pousser.
Il retire l'alliance, lentement, comme on arrache une griffe, une écaille, une identité. L'or tourne, scintille un instant dans la lumière des bougies, puis retombe sur l'ardoise de la table basse avec un bruit sec, métallique, définitif, *clink*, ce son, de prison qui se referme, de chaîne qui tombe.
La femme, elle, obéit avec une mécanique étrange, celle de quelqu'un qui a déjà quitté son corps. Ses doigts glissent vers son cou, détachent le collier fin, cette chaîne délicate que son mari lui a offerte pour un anniversaire, peut-être, ou un pardon. Elle ne regarde pas le bijou tomber. Elle le pose, simplement, sur la pierre froide, et déjà sa main droite dégrafe le bracelet, tandis que la gauche tire la bague de son annulaire, deux gestes simultanés, efficaces, dépourvus de toute émotion, comme si elle déshabillait une poupée.
L'homme peine avec sa montre. Cette Rolex, ou cette Omega, ce chronomètre de prestige qui mesurait son temps d'entrepreneur, de cadre supérieur, d’homme pressé et important. Le fermoir lui résiste, ses doigts gourds de froid et d'angoisse trébuchent sur le mécanisme. On entend son souffle s'accélérer, paniqué, ce râle du prédateur devenu proie qui sent le piège se refermer.
Inès soupire, ce soupir d’impatience, chargé de mépris, elle fait un pas vers lui. Elle ne dit rien. Elle n'a pas besoin. Sa main gantée de cuir se pose sur le poignet de l'homme, l'immobilise, et de l'autre main, avec une efficacité chirurgicale, elle débloque le fermoir. La montre tombe, lourde, sur l'ardoise, rejoignant les autres bijoux éparpillés comme des débris de vie, comme des ossements d'identité.
L'homme baisse les yeux vers le tas de métal précieux sur la table basse, cet amoncellement de promesses, de statuts, de repères temporels. Il est nu, maintenant, vraiment nu, non seulement de vêtements mais de tout ce qui le rattachait à l'homme qu'il était ce matin. Ses mains retournent se croiser dans son dos, mais elles tremblent davantage, convulsées, comme s'il venait de se sectionner les poignets.
La femme a déjà repris sa position, immobile, les yeux perdus dans le vague, son ventre palpite doucement sous l'effort de maintenir cette discipline. Elle est plus loin que lui, déjà. Elle a compris, ou accepté, que ces bijoux n'étaient que des leurres, des chaînes dorées, des promesses de libertés. À ses pieds, sur l'ardoise, ses bijoux brillent faiblement, abandonnés, aussi froids et inutiles que la chair qu'elle a livrée.
Ils sont là, tous les deux, face à nous, dépouillés de tout, même de leurs noms, de leurs histoires, de leurs alliances. Deux silhouettes nues, luisantes de sueur froide, de peur, deux esclaves qui attendent, les mains croisées dans le dos, les sexes offerts, prêts à recevoir ce que nous avons décidé de leur faire subir.
Je me lève, dominant la scène de toute ma stature, et je crache l'ordre comme une sentence :
— À genoux. Tête baissée. Maintenant.
Leurs corps s'effondrent, mécaniques, dépourvus de volonté, comme si des ficelles invisibles les avaient tirés vers le sol. Leurs genoux heurtent les dalles de granite avec un bruit sec, sourd, celui de la chair cédant sous la pierre. Ils ne gémissent pas. Ils ne protestent pas. Ils sont déjà ailleurs, déjà réduits à l'état de marionnettes cassées, de carpettes humaines sur lesquelles on essuie ses bottes.
Je les observe, penchés en avant, les bras croisés dans le dos dans cette posture grotesque de soumission, le dos ployé sous le poids de leur propre défaite. La femme tremble, je vois ses muscles dorsaux frémir, onduler sous la peau comme des vers prisonniers, luttant contre la gravité, contre la douleur, contre l'effort de maintenir cette position qui les humilie autant qu'elle les épuise. Sa chevelure brune, opulente, tombe de part et d'autre de son visage comme un rideau, comme une tenture funèbre, cachant ses traits mais pas sa honte. Ses seins pendent, lourds, libérés de toute tension, de toute dignité, ressemblant à ces mamelles de bêtes de ferme qu'on traite avant l'abattage.
Je me demande, en les regardant, jusqu'où je pourrai les emmener. La femelle, surtout elle qui s'est abandonnée avec une facilité déconcertante, elle qui a troqué son alliance contre cette posture de soumission absolue. Que cache-t-elle derrière cette reddition ? Une profondeur de résistance que je n'ai pas encore touchée, ou un gouffre sans fond où je pourrai tout jeter ?
Inès s'éclipse, discrète, ses bottes craquant sur le granite avant que le silence ne la ronge. Je reste seul avec eux, ces deux corps nus agenouillés, offerts, livrés à ma seule vigilance. Le feu crépite, projetant des ombres dansantes sur leurs échines courbées, sur leurs nuques blanches et vulnérables, ces nuques de condamnés à la guillotine, tendues, attendant le couperet.
Je prends mon temps. Je les observe, chacun tour à tour, savourant cette solitude de bourreau. La femme ne bouge pas. L'homme non plus. Ils sont devenus statues de chair, de chair tremblante, de chair soumise.
Inès revient. Elle porte un plateau d'argent massif, lourd, chargé de petites boîtes noires, d'objets que je ne distingue pas encore mais dont la simple présence fait frémir l'air. Elle pose le plateau avec une délicatesse obscène sur l'ardoise de la table basse, entre nous et eux, comme on pose les instruments de torture avant l'interrogatoire.
Je lui adresse un clin d'œil, ce salut silencieux de complices, de prédateurs qui savent ce qui va suivre.
Ils n'ont pas bougé. Pas d'un millimètre. Leurs nuques restent offertes, blanches, pulsantes, offrant leur vie, leur mort, leur tout, à notre merci. Ils attendent, immobiles, comme des condamnés dont on a déjà coupé les liens mais qui n'osent pas fuir, paralysés par la certitude que la lame du bourreau est déjà en chemin.
Ils demeurent figés, réduits à cette posture avilissante où le monde se résume aux dalles de granite froides sous leurs fronts baissés. Leur univers s'est contracté, excluant tout horizon sauf cette pierre grise, granuleuse, indifférente, seul témoin de leur déchéance, seul sol sous leurs genoux meurtris.
Pendant ce temps, Inès et moi nous accordons ce luxe du prédateur, le temps. Nous ouvrons les boîtes avec une lenteur calculée, chaque geste amplifié par le silence de la pièce perturbée par le seul crépitement du feu dans la cheminée. Chaque froissement du papier de soie crépite comme une promesse de ce qui va suivre. Je saisis l'objet, ce collier de servitude, ce cercle d’acier en inox épais et froid, je sens son poids dans ma paume, ce poids symbolique qui écrase déjà les épaules de celle ou celui qui le portera. C'est lourd, dense, irrévocable. Un frisson de délice parcourt ma nuque.
Je m'approche d'elle, de cette femelle agenouillée, offerte, livrée. Mes doigts glissent dans sa chevelure brune, écartent avec une brutalité feutrée ces mèches qui tombent comme un voile sur son visage, découvrant sa nuque blanche, tendue, pulsante de peur. Elle est là, vulnérable, le cou offert comme une oie qu'on prépare pour le sacrifice, la chair tendre entre les vertèbres palpitantes.
Je fais glisser le collier sous sa gorge, ce contact froid et épais lui arrache un frisson convulsif. L’acier épouse son cou, se referme, j’entends, nous entendons tous, le clic sinistre de la serrure qui se verrouille. Ce déclic métallique qui scelle son asservissement, transforme cette femme en propriété, qui enterre définitivement l'épouse pour ne laisser qu'une esclave aux pieds de ses maîtres.
Le clic résonne dans sa gorge comme une fracture.
Elle tressaute, ce sursaut involontaire qui la traverse des épaules aux genoux, une secousse de bête prise au piège. Son souffle s'arrête, suspendu, puis revient en râle court, haché, cette respiration d'agonie qui ne trouve plus de rythme. L’acier est froid, épais, implacable contre sa peau, elle sent le poids, ce poids réel et symbolique qui appuie sur sa trachée, qui réduit son souffle, qui lui rappelle à chaque seconde que son cou n'appartient plus qu'à moi, qu'à cette serrure dont je suis seul à posséder la clé.
Ses bras, croisés dans son dos, se crispent, les ongles s'enfonçant dans ses paumes jusqu'à la douleur, cette douleur lointaine qu'elle ne sent déjà plus.
Je l’autorise à relever le buste.
Elle veut baisser le menton, vérifier, toucher, mais elle n’ose pas, ou elle ne peut plus, elle reste là, tête haute malgré elle, offerte, le cou tendu sous le joug neuf, sentant l’acier épouser sa chair comme une seconde peau, comme une gangue, comme une prison dorée devenue réalité.
Elle pense, je le vois dans le frémissement de ses paupières closes. Dans la tension de sa mâchoire. Elle pense à l'alliance qu'elle a posée sur l'ardoise, à cet anneau fin et discret qu'elle portait depuis dix ans, elle comprend, enfin, que ce collier lourd et brillant de l’inox vient de remplacer l'autre, qu'elle a échangé un lien pour un autre, qu'elle est passée d'une propriété à une autre, plus absolue, plus définitive, plus totale.
Un sanglot monte, qu'elle réprime, qu'elle étouffe dans sa gorge serrée. Elle tremble davantage, non plus seulement de froid ou de peur, mais de cette reconnaissance intime, profonde, presque organique. Elle est pétrifiée, elle est prise, elle est possédée. Dans ce gouffre de désespoir, je devine, je le vois dans la façon dont ses épaules s'affaissent imperceptiblement, non plus de fatigue mais d'abandon. Une partie d'elle, cette partie obscure qu'elle refoulait depuis des années, vient de reconnaître sa vérité, et qu'elle s'y noie, docile, consentante, perdue.
À ses côtés, son mari ne bouge pas. Elle ne le regarde pas. Elle ne peut pas. Parce que ce collier autour de son cou scelle plus qu'un asservissement. Il scelle sa solitude, sa trahison de l'autre, son choix de plonger seule dans les ténèbres, laissant l'homme qu'elle appelait époux devenir un étranger, un compagnon de chaîne mais non plus de cœur, réduit lui aussi à genoux, impuissant, témoin muet de sa métamorphose en chose possédée.
Je leur crache l'ordre, ma voix rauque tranche le silence de la pièce :
— Debout. Position d'attente !!!!!
Ils se redressent, mécaniques, désarticulés, leurs genoux raides après plusieurs dizaines de minutes à genoux sur le granite. Ils prennent la pose, bras croisés dans le dos, cuisses écartées, mentons hauts, mais Inès n'attend pas. Sa cravache siffle déjà, coup sec sur l'épaule de l'homme, rectifiant son port de tête qui fléchissait.
— Droite, aboie-t-elle, sans élever la voix !!!!
La cravache se déplace, méthodique, impitoyable. Clac, sur l'intérieur de la cuisse de la femme, qui écarte davantage les jambes, honteuse, forcée. Clac, sur les reins de l'homme, qui se redresse, tendu, offrant sa nuque au collier qui vient de lui être imposé. Ils étouffent leurs plaintes, ces gémissements étouffés dans leur gorge, mais leurs visages se décomposent, grimacent, les muscles du cou tendus par l'effort de ne pas crier.
Inès ne leur laisse rien passer. La moindre hésitation, le plus léger fléchissement, et la cravache tombe, cash, précise, chirurgicale. Son côté autoritaire, cette froideur qu'elle garde sous le vernis de l'élégance, explose dès qu'elle a des soumis face à elle. Elle devient machine, bourreau, exécutante de ma volonté avec une cruauté détachée qui les terrifie davantage que mes propres colères.
Je m'approche. Je les touche du regard, chacun tour à tour, pesant leur défaite.
— Sur vos colliers, annoncé-je, lentement, chaque syllabe pesée comme une pierre, pend une médaille. Vous ne la voyez pas, mais elle est là. Gravée dedans, un numéro.
Je laisse le silence s'étirer, assez pour qu'ils sentent le poids de cette réduction.
— Lui, cent vingt-quatre. Elle, cent vingt-cinq.
Je m'arrête, je les observe tressaillir, comprendre, sombrer.
— À partir de maintenant, vous n'êtes plus que ça. Des numéros. Des chiffres. Retenez-les bien. Parce qu'ici, aucune erreur n'est acceptée. Aucune. Et si vous oubliez qui vous êtes devenus, si vous hésitez quand je vous appelle, vous paierez. Douloureusement.
Je n'attends pas de réponse. Je n'en veux pas. Leurs mâchoires se crispent, leurs yeux s'écarquillent, mais ils demeurent muets, paralysés par la certitude qu'ils n'ont plus le choix, qu'ils n'ont jamais eu le choix, qu'un simple clignement des paupières suffit à signer leur asservissement.
— Les codes, aboyé-je soudain, ma voix montant d'un cran, brutale. Les codes de vos valises !
La numéro cent vingt-cinq hésite. Une seconde. Juste une seconde de trop. Je plonge mon regard dans le sien, noir, menaçant, ce regard qui promet la punition immédiate, et elle crache les chiffres, balbutiants, la voix brisée par la terreur. Le cent vingt-quatre suit, mécanique, désespéré, récitant son code comme on récite une prière avant l'exécution.
Je me tourne vers Inès. Nous échangeons un sourire, ce sourire de prédateurs qui savent que la vraie humiliation commence maintenant. Nous ne nous gênerons pas. Nous irons fouiller leurs valises, leurs affaires, leur vie intime étalée sur le sol de cette pièce de pierre. Quoi de plus avilissant que de découvrir qu'un étranger a touché vos sous-vêtements, lu vos papiers, violé votre intimité sans même que vous soyez là pour défendre vos frontières ?
Mais ici, ils ne sont rien. Ils n'ont aucun droit. Seulement un numéro gravé sur une médaille froide, et la certitude que tout ce qu'ils possédaient, leur passé, leur identité, leurs secrets, leur appartient désormais autant que leur chair : c'est-à-dire pas du tout.
Inès se laisse glisser dans le cuir du fauteuil, s'y installe avec cette décontraction des reines sur leur trône. Je l'observe, fasciné par cette métamorphose, la femme silencieuse devenant bourreau, la discrète assistante révèle sa vraie nature de prédatrice. Face à elle, à quelques centimètres de ses mains gantées de chevreau noir, le sexe de l'homme pend, vulnérable, offert comme un fruit mûr qu'on s'apprête à cueillir ou à écraser.
Sa main droite gantée, remonte, lentement, presque caressante sur l’intérieur de la cuisse de l’homme. Elle saisit les testicules, ces glandes lourds et fragiles, les fait rouler entre ses doigts gantés avec une habile dextérité de dominatrice. L'homme reste figé, la tête haute, le regard perdu dans le vague, les bras croisés dans le dos selon l'ordre reçu. Il subit cette possession intime sans pouvoir ni la fuir, ni la contrôler. Elle les soulève, les tire, étirant la chair sensible jusqu'à la limite du supportable. Son visage se décompose, grimace, se recompose. Elle joue, Inès, joue avec cette frontière floue où la douleur bascule vers le plaisir, où l'angoisse devient excitation.
L'autre main remonte alors, prend possession de la verge flasque, la caresse du pouce à la base jusqu'au gland, le décalotte avec une lenteur obscène, découvrant la chair turgescente qui rougit, qui durcit, qui trahit l'homme malgré lui. Une érection naît sous ses doigts, honteuse, involontaire, cette réponse animale que l'esprit ne contrôle plus.
Puis, sans prévenir, sans transition, Inès serre.
Sa poigne se referme comme un étau sur les testicules, écrasant, broyant, l'homme, le numéro cent vingt-quatre, hurle. Ce cri arraché, guttural, inhumain, résonne dans la voûte de pierre, rebondit sur les murs, semble ne jamais devoir finir. Les bras toujours croisés dans le dos selon la consigne, il se plie en deux, plié par la douleur, les jambes fléchissant, cherchant à échapper à la traction brutale, sa posture devenant grotesque, animale, indigne, un pantin désarticulé, une chose qui n'a plus de nom ni de dignité.
Il chute finalement, s'effondre à genoux devant elle, sur les dalles de granite froides, le front presque touchant le cuir de ses bottes, le cri se brisant en sanglots rauques.
— Aaaaaaaaaaaïïïïïïïïïïhhhhhhhhhh !!!!!!
Elle ne relâche pas la pression. Elle se penche, saisit sa chevelure de l'autre main, lui arrache la tête en arrière, le force à la regarder dans les yeux. Son visage est là, à quelques centimètres du sien, impassible, beau et terrifiant comme un masque de déesse vengeresse.
— Tu vas apprendre à me connaître, articule-t-elle, chaque mot pesé, glacial. Ton plaisir m'appartient. Ta douleur m'appartient. C'est moi seule qui déciderai quand tu pourras jouir. Tu es une larve, ici. Un numéro. Une chose que je prends quand ça me plaît, que je jette quand ça me fatigue.
Elle serre davantage, lui arrachant un nouveau gémissement étouffé.
— Tu as bien compris ?
L'homme halète, le visage congestionné, les larmes coulant sur ses joues, la bouche ouverte sur une souffrance sans nom. Et pourtant, c'est là que je souris intérieurement. Il trouve la force, la force de celui qui a déjà accepté sa défaite, pour articuler :
— Oui... Maîtresse !!!!!!!!!
Le mot tombe, lourd, définitif, scellant son asservissement plus sûrement que n'importe quel contrat signé.
A suivre. 😉
116 vues
5 aime
J-15
Douleur du vide de Vous
Comme les trompes sans défense
Comme les ovaires à court de bouillon
Suis- je l'œuf ou la poule ?
La cocotte monte en pression, sans pouvoir envisager l évacuation.
La tension de la nuque, du ventre, des épaules, palpitations. Maîtrise de la gorge, du cortex et du sexe.
Lutte intérieure, pourquoi je ne jouis pas solo, me caresser furtivement serait simple, pourquoi je ne triche pas? Parce que je ne veux-peux- plus jouir sans LUI tout près de moi.
Je sens pourtant cet appel dangereux m'envahir, je me sens aspirée vers la dérive tentatrice, de l 'esprit vengeur et impulsif de ma chair toute puissante.
J ai voulu un contrat, je l'ai accepté, puis choisi. Femelle reste fidèle à toi même.
J-14
Deux questions se posent:
Est-ce que la privation décuple mon côté brat?
Est-ce que la privation me donne envie de tester les limites de mon Dhomme et de jouer avec le feu?
La temporalité du rapport au désir, de ma tête et de mon corps semble modifiée. L'idée peut-elle être d'attirer son attention et de décharger mon énergie par un autre biais. Peut-être LUI faire payer ma privation par une humeur âpre de manière non consciente?
Est-ce que tout simplement, cette privation agit sur ma psyché?
La finalité serait-elle de me voir infliger des punitions aux sensations beaucoup plus intenses, ou border du risque de la scission.
Toutes ces demandes d'"à moitié" sur le site par des mâles parfois entiers. Je réalise que certains dominants ou switchs pourraient s'adresser à moi avec la possible motivation- sciemment ou non- de me faire céder, face à l interdiction de mon Dom. Dans quel but? Tester mon appartenance, tester ma capacité, me récupérer, m humilier encore plus fort, face à la punition, échanger peut être, rien de tout cela?
J'ai choisi un chaperon -ardent- qui a bien voulu de moi dans les méandres de désirs impossibles. Il n'est pas de jeu entre nous, ni d ambiguïté. Avoir la chance de partager mes questionnements dans ce moment est important. Il est le tiers lieu, le neutre dans mes émotions mêlées. Je le remercie de me permettre cette pause comme perchée dans le nid du haut d un chêne.
Echanges avec mon chaperon
"J avance vers la frustration aussi vite que vers la libération. Pensez vous que le déni d orgasme sur la durée peut altérer l humeur voire le rapport au monde ou au Dom? Je suis par nature une jouisseuse. Le déni est une expérience à contre-pied ( sans métaphore).
J apprecie toute nouveauté. Là je me demande comment tenir sans altération de mon humeur. Si je pouvais penser à autre chose je pourrais, mais chaque jour mon Dom incite, répète, m'utilise, joue. Il me faut un biais au delà de l écriture ou de la jouissance. Le sport? Je n incrimine pas mon Dom, mon besoin de vibrer est entier.
9 jours sans jouir est déjà un record pour moi. Je pensais avoir la maîtrise sur ma peau par la tête, là je doute. Peut-être que je dois lâcher prise à un nouvel endroit, inconnu, pour réussir".
J-13 - like tétine spirit
Mon Dom m'apprend à voler nue dans l immense clairière de la forêt.
IL me prend ce que je LUI laisse prendre. Je remercie mon Dom d accepter ma liberté, de me posséder sans m empêcher d être ou de penser.
J ai le sentiment qu il se joue quelque-chose de plus fort que la maîtrise de moi. Je ne sais pas si je dois lâcher prise dans cet inconnu au risque de l altération de mon être, ou si je dois maîtriser mes pensées.
C'est comme si jusque-là, j avais toujours lâché prise du corps puis de la tête dans un contexte cadré, et qu aujourd'hui je devais lâcher totalement prise de la tête, de la volonté, tout en empêchant fort le corps. Un lâcher prise inversé, beaucoup plus cérébral et terriblement moins dans l ephemerité du plaisir sexuel ( dont j ai besoin très fort).
Je sens dans mon corps qu il se passe aussi quelque chose de très fort. Mes seins sont tendus dès le reveil, mon ventre est douloureux, mes cuisses sont serrées, ma mâchoire serrée, la tension grandit et pourrait bientôt me dépasser. Vertigineux et inquiétant.
Mon Dom dit qu IL sent cette tension, que je suis à fleur de peau, nerveuse et beaucoup plus brat, que je réponds mal malgré moi et qu IL sent la lutte intérieure. IL s'est demandé si l effet qu'IL tentait d avoir sur moi toute entière s etait inversé. IL voulait m'emmener dans un ailleurs de lâcher prise, vers la docilité par le manque. En réalité cela me rend agressive et piquante. Vrai.
Suis-je une vraie docile? La jouisseuse soumise peut-elle si vite devenir la frustrée soumise ? IL dit que je dois accepter de traverser l orage.
Soumise subversive.
J'aime ce qu'est Mon Dom dans sa capacité de remise en question et à prendre soin, IL me rassure. J'espère que je saurai bientôt tout lui exprimer sans réfléchir avant.
Ce soir, mon Dom m a autorisée à jouir, par le cul, sans avoir le droit de stimuler mon clitoris ou ma vulve. Je ne pensais pas en être capable. L humiliation de cette solitude était grande. L'ai-je toujours été ou la frustration l a permis ? Mon Dom a compris qu il devenait nécessaire de libérer un peu de pression.
C était très bon, puis j ai été très triste.
L intensité de mon calme intérieur est revenue. Ouf.
260 vues
8 aime
|
LE LIVRE QUE LES HOMMES SOUMIS ATTENDAIENT ![]() BDSM : Guide pratique de l’homme soumis est un livre pensé spécialement pour toi. Ce que tu y trouveras : |
Sujets tendances










