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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
C’est en 2026 que le rire fut enfin reconnu ennemi du progrès humain et son éradication déclarée grande cause nationale. Sur les réseaux sociaux, les Brigades de Répression du Rire pourchassaient les déviants et les signalaient promptement aux autorités pour qu’ils reçoivent le châtiment qu’ils méritent. Grâce au travail acharné de ces citoyens exemplaires, infatigables militants du camp du bien, le meilleur des mondes devint une réalité.
Toute personne ayant exercé la profession de « comique » ou de « clown » avant l’avènement de la Suprême Alliance Démocratique fut frappée d'indignité civique. Leurs archives furent brûlées pour protéger la santé mentale des générations futures.
L’Obligation de Signalement de Proximité (Loi de Délation Citoyenne) constitua une étape majeure dans la course en avant du progrès social. Ne pas dénoncer un individu ayant publié ou prononcé, même en privé, des propos humoristiques fut considéré comme une « complicité de déviance émotionnelle ». Le silence n'est pas acceptable : si vous êtes témoins d'un tel crime, vous devez le signaler, stipule la loi.
Devant un parterre de VIP réunis pour la remise du trophée du management bienveillant et inclusif, la présidente du HCEEI - Haut Conseil d’Evaluation des Ecosystèmes Inclusifs – retrace les immenses avancées sociétales réalisées depuis le triomphe du camp du bien et l’avènement de la Suprême Alliance Démocratique.
Sur l’estrade, Panagiótis Crapoulós ne cache pas son plaisir. Pour la deuxième année consécutive, le jeune directeur du département d’ingénierie sociale, installé dans la prestigieuse Lune jaune de Davos, est l’envié lauréat de la synergie des talents pluriels.
Dans l’assemblée, Charlotte est en proie au doute. Et si tout ce en quoi elle a cru depuis son enfance était une gigantesque mascarade ? Un foutage de gueule planétaire ? Elle oscille entre le déni bien réconfortant et la lucidité qui donne le vertige.
Après la cérémonie, Charlotte fait partie de la dizaine de privilégiés invités à fêter cette réussite au restaurant l’Infiniment Petit – sans conteste le plus grand restaurant de la Suprême Alliance Démocratique. Le menu, validé par le Haut Comité de la Gastronomie Durable, est particulièrement affriolant :
Les Larves de ténébrions meuniers torréfiées au bois de hêtre.
La Crème de petits pois à la menthe fraîche, surmontée de grillons champêtres délicatement saisis au beurre de baratte.
La Trilogie de Fourmis rousses en gelée de rosée.
Le Pavé de Mygale "Cratère Indigo" façon Rossini.
L’Essaim de Criquets Migrateurs en croûte de noisette.
Le Riz Carnaroli lié au parmesan de 30 mois, parsemé de vers géants rissolés.
La ribambelle de Vers à soie pochés dans un sirop d'hibiscus et craquant de nougatine.
Le Dôme de Chocolat Grand Cru et son Scorpion des Sables.
« Qu’il est plaisant de voir l’élite de la gastronomie contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique et adhérer de manière aussi enthousiaste aux valeurs de la Suprême Alliance Démocratique ! » s’exclame Panagiótis Crapoulós, s’adressant au chef venu l’accueillir en personne.
Charlotte sait très bien qu’elle est invitée pour servir de faire valoir à son directeur. Il ne rate pas une occasion de la ridiculiser en public, en la faisant passer pour une cruche à l’ignorance crasse. Mais il ne perd rien pour attendre, se dit-elle. La vengeance vient à point à qui sait attendre. Le jour où Panagiótis Crapoulós l’a humiliée et déculottée devant toute son équipe, il a planté au fond de ses tripes une graine de rage, un désir de revanche qui n’a fait que grandir – une graine dont il n’a aucune idée de la puissance qu’elle renferme.
Pendant le cocktail privé qui précède le repas, Charlotte se sent étrangement seule et perdue.
Après ce repas festif durant lequel elle s’est faite ridiculiser du début à la fin, et malgré l’heure tardive, Panagiótis Crapoulós tient à retourner au bureau et insiste pour qu’elle l’accompagne. Dans la navette qui s’élève vers la principale plateforme d’entrée de la Lune jaune, Charlotte peut admirer Davos by Night. Le centre nerveux idéologique du progressisme triomphant, protégé par les impressionnantes batteries de bites disposées sur tous les sommets avoisinants, s’est beaucoup développé et embelli en quelques années. Pourtant, comme une ombre au tableau, les débris colossaux de la Lune rouge témoignent de la cruauté des ennemis de la démocratie. Demain, Charlotte s’envolera pour l’Himalaya, afin de négocier avec Ysideulte, la responsable officielle de ce désastre. Personne d’autre n’a voulu se charger de cette mission à haut risque.
Cette invitation tardive dans le bureau du directeur ne lui dit rien qui vaille, mais selon la routine maintenant bien établie, elle se déshabille entièrement dès quelle franchit le pas de la porte.
« J’ai quelque chose à te montrer. » lui dit-il, avec un sourire en coin.
La porte secrète, qui se fond presque parfaitement dans le panneau de bois recouvrant tout le mur, pivote silencieusement, comme si elle glissait sur un axe invisible. Un fin bouton en laiton dissimulé dans une sculpture murale en a activé l’ouverture.
Charlotte feint l’étonnement, mais elle connaît déjà l’existence de cette pièce secrète, pour l’avoir découverte à l’insu de son directeur. Son contenu glauque et inquiétant lui avait glacé le sang. Elle se demande si elle doit fuir par mesure de prudence, quitte à perdre toute opportunité de vengeance, ou continuer à jouer son rôle de parfaite cruche.
L’ambiance est oppressante. Comme lors de sa première visite, elle reconnaît, au centre de la pièce, une cage et un fauteuil d’examen gynécologique sur lequel est posée une poire d'angoisse. Il ne s’agit en rien d’un fauteuil confortable. Sous ses airs de mobilier médical, ce fauteuil impose une raideur contre-nature, ses accoudoirs et ses étriers sont munis de sangles trahissant une fonction bien plus sinistre qu’un simple examen. Loin d'offrir le moindre confort, cette assise de fer et de cuir usé semble avoir été sculptée pour épouser la détresse d'une condamnée plutôt que pour inspirer la confiance.
Au mur, des fouets et des objets indéfinissables, ressemblant à des instruments de torture, sont suspendus. Des chaînes et des anneaux pendent du plafond.
Charlotte sursaute en découvrant un élément nouveau. Au fond de la pièce, dans la pénombre, un jeune homme nu, cagoulé, est enchaîné. Il semblait endormi. Soudainement il pousse des grognements dignes d’un animal pris au piège et fait claquer ses chaînes comme dans une tentative désespérée pour se libérer.
« Je te présente Bull. Dis-lui bonjour. »
« Bill ? »
« Non, il s’appelle Bull. Tu vas comprendre. »
« Bonjour Bull. »
« Grrrr - hmmm – Rrrrraaaaaarrgh. » Un grognement qui finit par un souffle nasal avant de se transformer en rugissement est la seule réponse qu’elle reçoit.
« Il ne peut pas te répondre, je lui ai coupé la langue. »
« Vous êtes fou ! » rétorque Charlotte, regrettant immédiatement d’avoir laissé échapper ces paroles qui pourraient être perçues comme une désapprobation.
« Allez, trêve de bonnes manières. Installe-toi ! » lui ordonne le directeur, en lui montrant le fauteuil d’examen gynécologique.
Comme mue par une force invisible, Charlotte obéit docilement alors que la prudence lui intimerait l’ordre de fuir au plus vite.
« Bien entendu, rien ne t’y oblige. C’est toi qui décide. Je te sens promise à une brillante carrière, mais, comme je te l’ai déjà dit, la balle est dans ton camp.»
Le visage du directeur ne dissimule plus rien de l’intense jouissance qu’il éprouve dans ce jeu de pouvoir pervers, sûr d’avoir suffisamment ferré sa proie pour repousser sans cesse les limites.
Une fois installée, écartelée, offerte de manière obscène, il l’attache si solidement que plus aucun mouvement n’est possible. Une sangle serrant fortement son cou achève l’immobilisation.
« Tu sais ce que c’est ? » lui annonce-t-il en lui présentant l’instrument devant les yeux.
« Oui, c’est une poire d’angoisse. »
« Tu es peut-être moins ignorante que je le pensais. » lui répond-t-il tout en lui écartant les lèvres vaginales pour examiner minutieusement son intimité.
« C’est une chance que tu ne sois pas vierge, sinon j’aurais été obligé de te la mettre dans le cul pour préserver ta virginité. Tu as accueilli beaucoup de queues dans ce trou, salope ? »
« Seulement deux, Monsieur le Directeur. »
Jouissant visiblement de ce dialogue dégradant, il lui introduit lentement la poire d’angoisse dans la chatte, avant de l’ouvrir jusqu’à ce que cela en devienne douloureux. A l’anneau de la poire d’angoisse, il attache une cordelette reliée, par l’intermédiaire d’une poulie fixée au plafond, à un sceau dans lequel il verse lentement de l’eau.
A mesure que le sceau se remplit, la tension augmente, jusqu’à ce que Charlotte commence à gémir, ses yeux témoignant de son angoisse croissante.
Panagiótis Crapoulós jouit de la terreur de ses victimes. N’y tenant plus, il sort sa bite en érection.
Charlotte pousse intérieurement un ouf de soulagement lorsqu’il détache enfin le sceau et retire de sa chatte cet objet intrusif et terrifiant. Le directeur la regarde avec un sourire inquiétant, son visage traduisant une profonde jouissance intérieure.
Il est complètement fou, se dit-elle.
Saisissant un aiguillon électrique, il libère le jeune homme cagoulé et le pousse, à coups de violentes décharges électriques, vers Charlotte encore immobilisée.
« Allez Bull ! A ton tour. Maintenant qu’elle est bien dilatée, baise-la. »
Bull a une bite énorme. « Heureusement qu’il ne me la met pas dans le cul », se dit Charlotte, pendant qu’elle supporte tant bien que mal les coups de boutoir du taureau humain. Au sommet du plaisir pervers, Panagiótis Crapoulós se masturbe en observant la scène.
***
En première classe, dans l’avion pour la Chine, où elle prendra une correspondance pour l’aéroport Tenzing-Hillary, au cœur de l’Himalaya, Charlotte est encore sous le choc des évènements de la veille. Sa chatte, dilatée par la poire d’angoisse puis défoncée par la bite de taureau de Bull - le bien nommé - lui fait encore mal.
Devrait-elle dénoncer les agissements de son directeur ? Bull est-il consentant au traitement inhumain qu’il subit ? Très mauvaise idée, se ravise-t-elle. Le système médiatico-judiciaire est tellement corrompu que tout cela se retournerait contre elle.
Profitant d’une dérogation au pass carbone exceptionnellement émise dans le cadre de sa mission, elle se résigne, pour l’heure, à profiter des conditions de voyage hautement confortables dont elle bénéficie.
Un homme l’accompagne pour cette mission. Un homme peu loquace mais qui dégage une incroyable présence. Un homme qui la trouble depuis le début.
La cellule dans laquelle Ysideulte est détenue se situe au cœur d’un camp retranché qui ressemble à une forteresse. Celle qui est considérée comme l’ennemie publique numéro un fait l’objet de mesures de sécurité exceptionnelles.
Charlotte est presque surprise de découvrir une femme souriante. Ses cheveux ont un peu repoussé depuis son exécution ratée. Peut-être s’attendait-elle à rencontrer une terrifiante sorcière – comment pourrait-il en être autrement pour celle qui fait trembler l’élite de la Suprême Alliance. Elle est complètement nue, ainsi que la loi l’exige pour les ennemies de la démocratie.
« Bonjour, je m’appelle Charlotte. Je suis en mission pour le compte du département d’ingénierie sociale. »
« Quel est votre rôle dans ce département ? »
Surprise par cette question qui semble secondaire, Charlotte se résout néanmoins à répondre.
« Je suis cheffe de l’équipe discrédit & dénigrement. »
« Vous semblez bien jeune pour être cheffe d’équipe. Quelle est la fonction de cette équipe? »
Bien que les rôles lui semblent curieusement inversés, et ayant l’impression de subir un interrogatoire, Charlotte poursuit. Il est important qu’elle gagne la confiance d’Ysideulte. Elle tente de se remémorer la fonction officielle que lui avait indiquée son directeur.
« Identifier des saltimbanques grotesques, des personnages médiatiques vulgaires et ridicules, des extrémistes, des illuminés. En faire les porte-paroles des opinions qui nous gênent. Par biais cognitif, les gens associeront ces causes gênantes à la vulgarité et aux délires d’illuminés. »
« Intéressant… Et qu’est-ce qui vous amène ici ? »
« Vous pourriez-être réhabilitée, si vous coopérez. »
« Pas question ! »
Sur ces paroles, les caméras de sécurité de la cellule se consument, dégageant une atroce odeur de plastique brûlé.
« Ne me faites pas de mal. Je ne suis pas votre ennemie. »
« Pourquoi vous ferais-je du mal ? »
« Tout le monde est terrifié par ce que vous avez fait à Microbite et aux Young Leaders. Comment faites-vous cela ? »
Silence...
« Un homme m’a accompagnée pour ce voyage, mais il n'a pas l'autorisation d'entrer... Je suis désolée. »
Ysideulte s’agenouille lorsque derrière le hublot apparaît pendant un bref instant un visage familier.
« Maître ! »
Pas une parole. Un simple regard et tout est dit. Comme si à travers la vitre son Maître lui avait dit « Je lui fais confiance. Coopère. »
Charlotte est fascinée par ce lien immatériel et pourtant si puissant.
« C’est bon, je vous écoute. Que devrais-je faire si j’accepte ? Car il y a une contrepartie, n’est-ce pas ? »
« Donner des interviews dans les médias. On vous fournira le script. »
« D’accord. Mais je veux un accès au fil d’Ariane. »
« Le fil d’Ariane ? Pour quoi faire ? »
« Ca me regarde. »
« Je verrai ce que je peux faire. »
« Et faites-moi entrer dans la Lune jaune. Il paraît que vous recrutez. »
« Ils ne voudront jamais. Autant faire entrer le loup dans la bergerie. »
« C’est à prendre ou à laisser. »
« Vous pourriez travailler au centre de contrôle des batteries de bites ? »
« C’est dans mes cordes. »
« Je ferai pour le mieux, mais je ne peux rien vous promettre. J’ai une dernière question, Ysideulte. Comment pourrais-je entrer en contact avec le pangolin fou ? »
« Il n’existe pas ! Ce sont des fake news. Vous ne regardez jamais la télé ou quoi ? »
« Je ne suis pas aussi bête que j’en ai l’air, vous savez… »
« Je veux bien le croire. Pourquoi cette question ? »
« Je voudrais vous aider. J’ai des comptes à régler. »
« La colère est rarement bonne conseillère. »
« Je sais, mais c’est tout ce qu’il me reste. »
« Si vous avez un peu de temps, ça vous dirait une première leçon de programmation du Z80 ? »
« C’est quoi ça ? »
« Le microprocesseur de cette antiquité. » lui répond Ysideulte, en lui montrant le NewBrain.
Ne comprenant pas où Ysideulte voulait en venir, Charlotte accepte néanmoins cette étrange proposition.
Juste le temps de démarrer le NewBrain et d’attendre la synchronisation du code d’étalement...
$ Bonjour Charlotte.
(à suivre)
Images d'illustration générées par IA.
Texte généré par le réseau neuronal intégré à ma petite tête.
L'histoire d'Ysideulte se situe dans un futur proche, au sein d'une société qui est une extrapolation d'évolutions sociétales récentes. Si cet article a éveillé votre curiosité vous pourrez découvrir le monde d'Ysideulte à travers mes articles précédents, dont la liste est ici: https://www.bdsm.fr/sylvie35/blog/ (pour bien comprendre l'histoire il est préférable de lire les épisodes dans l'ordre chronologique de leur publication).
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Elle est suspendue dans cette posture impossible, le dos arqué malgré elle. Ses poignets sont attachés derrière elle, mais ce ne sont pas seulement les liens qui la tiennent.
Ce sont les aiguilles.
Fines. Métalliques. Glissées avec précision près de ses articulations. Des perles sombres roulent lentement le long de sa peau, traçant des lignes rouges qui dessinent une cartographie nouvelle sur son corps.
Des fils écarlates y sont attachés.
Il les tient entre ses doigts.
Un mouvement imperceptible et son épaule se soulève.
Un autre et son menton se relève.
Elle sent chaque tension. Chaque traction.
Pas comme une simple douleur… mais comme une ouverture.
Il tire légèrement. Une couture ancienne, sur son flanc, se tend. Les points semblent céder un à un, laissant apparaître sous la peau une fragilité presque sacrée. Elle tremble.
Il ne la détruit pas.
Il la démonte.
Ses doigts glissent le long d’une cicatrice, appuient, écartent délicatement les fils déjà présents sur elle, comme s’il défaisait un ouvrage imparfait pour le recommencer. Le rouge s’intensifie, coule en lignes fines, s’entrelace aux fils qu’il tient.
Elle a l’impression d’être défaite pièce par pièce.
Un fil tire. Son bras se lève.
Un autre. Sa hanche pivote.
Un troisième. Sa tête retombe en arrière.
Pantin. Désarticulée. Exposée.
Tu n’étais qu’un assemblage fragile, murmure-t-il.
Laisse-moi te reconstruire.
Il retire une aiguille, lentement. Une trace rouge plus vive apparaît. Puis il la replante ailleurs, plus haut, plus précis. Les fils se redistribuent. Les tensions changent. Son corps adopte une nouvelle posture plus ouverte, plus assumée.
Elle n’a aucune chance de fuir.
Aucune chance de reprendre le contrôle.
Parce qu’il ne la brise pas pour l’abandonner.
Il la déconstruit pour la façonner.
Son sang devient encre.
Ses cicatrices deviennent couture.
Ses tremblements deviennent architecture.
Et quand il tire sur l’ensemble des fils à la fois, son corps s’élève dans une posture parfaite terrible et magnifique comme une œuvre d’art achevée.
Elle respire, haletante.
Défaite.
Puis reconstruite.
À sa manière.
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Un peu après le 15 août, Estelle, la secrétaire du grand patron, vint le trouver. Son influence s’étendait bien au-delà du rôle d’assistante de direction mentionné sur l’organigramme de la boite. Était-ce lié à son physique incroyable ? Très certainement.
Estelle était une apparition que l’esprit peinait à concevoir. Du haut de son mètre quatre-vingt, cette jeune eurasienne d’une trentaine d’années imposait sa géométrie vertigineuse : des jambes interminables qui dictaient une démarche chaloupée, des hanches pleines invitant au toucher, et cette taille fine, presque fragile, qui servait de piédestal à l’impensable.
Car c’était bien là que le regard finissait par s’échouer, captif. Sa poitrine possédait une arrogance naturelle, une plénitude lourde et majestueuse qui semblait défier les lois de la pesanteur. Ses courbes insolentes n’avaient nul besoin d’artifices pour affirmer leur présence magnétique.
Au-delà de ce corps sculptural, il y avait son teint doré, comme caressé par un soleil perpétuel, qui contrastait avec l’éclat de ses grands yeux verts. Et puis cette bouche, aux lèvres charnues et ourlées, qui souvent s’étirait dans un sourire prometteur, mélange de candeur et d’une sensualité parfaitement assumée.
Paul s'était déjà risqué à croquer cette silhouette de walkyrie. Ses dessins, d'une audace crue, frôlaient la réalité sans jamais l'égaler. Il n'en fallait pourtant pas davantage pour que Sabine, face à une anatomie aussi insolente, se sente cruellement éclipsée. Comment tout cela pouvait lui sembler encore si réel, alors qu’à présent son ex refusait le moindre échange ?
— Paul ! Va falloir arrêter vos conneries ! tonna l’apparition.
— Heu… de quoi parl…
— Et mes yeux c’est ici, pas en bas ! le coupa Estelle, avec un sourire.
Depuis qu’il vivait seul, sans dérivatif sexuel concret – hormis les séances de masturbation solitaire et frénétique auxquelles il se livrait parfois devant sa baie vitrée, jumelles en main – Paul perdait fréquemment tout contrôle sur ses globes oculaires. Face à ce rappel à l’ordre, il réajusta à contre-cœur sa visée.
— Vous avez à peine réagit, lors du dernier COSTRAT, quand Aurélie s’est payé votre tête devant tout le board ! Qu’est-ce que vous attendez pour contrattaquer ? Vous n’avez pas encore pigé, que c’était elle ou vous ?
— Tu comprends pas, Estelle. Il y a certaines réalités qui…
— Mais atterrissez, bordel ! Toute la boite est au courant que Sabine vous a quitté pour cette salope imbuvable !
— Toute la boite, vraiment… ?
— Soit vous la virez, soit elle vous aura à l’usure.
Paul éclata d’un rire étranglé, pathétique.
— Plus facile à dire qu’à faire… Même si je vomis Aurélie, elle fait un excellent travail. Je ne vois pas sous quel prétexte on pourrait se séparer d’elle…
— Un excellent travail, vous croyez ? Certains documents importants pourraient disparaître… Elle pourrait être accusée de négligence, voire de faute professionnelle, lança Estelle, d’une voix froide et détachée.
— Quoi !? Monter une machination contre elle ? Jamais je pourrais …
— Vous, peut-être pas. Mais des gens qui tiennent à vous et à ce que vous gardiez votre job, peut-être que oui… Faudra juste avoir assez de sang froid pour infliger le coup de grâce, le moment venu.
Estelle fit avec son doigt manucuré le geste de trancher une tête.
— J’avoue que l’idée est séduisante… Même si le procédé, en lui-même…
— … peut être décisif, et c’est tout ce qui importe, trancha la métisse.
Après un instant laissé au directeur administratif pour qu’il s’ancre bien ça dans le crâne, elle poursuivit d’un ton plus léger :
— Au fait, les entretiens pour remplacer Régine commencent bientôt. Vous voulez participer au jury ?
— Tu crois vraiment que j’ai l’esprit à ça ? soupira Paul.
— Je me suis laissé dire que certaines candidates étaient mignonnes. Ça pourrait vous changer les idées… Sachant que la nouvelle va travailler en partie pour vous, son apparence n’est pas un détail.
— Robert sera présent, non ?
— Oui, bien sûr. Notre DRH ne loupe aucun jury où il faut évaluer des jeunes femmes…
— Très bien. Je lui fais une totale confiance pour nous recruter LA perle.
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Monsieur Paul était un homme d’habitudes. Au travail, il prenait des notes dans un carnet secret sur toutes les femmes qui l’entouraient. Leurs attitudes et leur caractère, oui, mais surtout leur apparence physique, leur maquillage et leur coquetterie, le côté sexy ou non des tenues du jour. Et bien sûr, ce que lui inspiraient leurs corps. De tout cela, il dérivait une moyenne qu’il attribuait à chacune.
Une sorte d’argus de la « bonne meuf », une cotation des plus beaux culs de la place, indexés sur leur propension à se mettre correctement en valeur tout en étant agréable - du point de vue du charme et de la conversation. Quand une jeune femme le piquait particulièrement, il ajoutait dans son carnet quelques commentaires flatteurs - et même, parfois, salés. C’était pour lui une façon de se « débarrasser » des pensées sexuelles parasites qui lui tournaient sans cesse autour, au contact de ces filles particulièrement excitantes.
Personne dans la boite n’était au courant, hormis Estelle. Comme s’il revenait à cette beauté exotique de connaître jusqu’à la plus petite manie de ses supérieurs. Une aptitude innée chez elle, sans doute liée à des dons d’observations hors du commun. Rien ne lui échappait, et elle faisait ce qu’il fallait pour que cela continue ainsi. Au fil des ans, cette habitude était devenue une source importante du pouvoir occulte dont elle jouissait.
En son absence, Estelle ne se privait évidemment pas de venir compulser le carnet intime de Monsieur Paul. Elle était ainsi un témoin privilégié de ses attirances et goûts érotiques. Comme sans doute la plupart du personnel féminin – même si aucune ne se permettrait jamais d’en parler – elle connaissait bien les tendances voyeuristes de son patron. Ce directeur-ci avait au moins le bout goût de rester discret, dans son appréciation visuellement indiscrète de leurs physiques respectifs.
Tout comme la plupart de celles qui étaient bien notées dans son carnet, Estelle se sentait valorisée par l’attention soutenue de Monsieur Paul pour ses formes. Mais elle seule avait une vue directe sur le « top 5 » de ce voyeur patenté, dont elle était l’indétrônable reine depuis des années déjà. Et cela non plus, il n’était pas question que ça change. De longue date, cette sombre beauté avait compris que l'influence sur un homme commence là où sa raison vacille…
Jusqu’ici, elle n’avait jamais eu de compétition sérieuse. Mais à présent que « Mémé Régine » rendait son tablier, il était vital de s’assurer que la relève ne viendrait pas siphonner son prestige. Et pour cela, il lui fallait faire un tri rigoureux parmi les postulantes, ne garder en lice que celles dont le profil était « approprié » pour le poste.
Convaincre Monsieur Robert de la validité de son point de vue ne serait guère qu’un jeu d’enfant. D’autant que le PDG venait de lui signifier qu’Estelle participait à présent aux entretiens de sélection. En sa qualité d’assistante au pedigree particulièrement flatteur…
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Journal intime de Bérénice,
jeudi 21/08/2025
Cher Journal,
Ce soir, le silence me tient compagnie. Il y a encore si peu de choses ici… quelques cartons, une table, une chaise, mon lit posé près de la grande baie vitrée, et maintenant Mon Fauteuil que j’ai enfin installé. Merci au concierge, de m’avoir gentiment aidée à le porter jusqu’à mon appartement. Sans lui, je n’aurais jamais réussi à le hisser jusque-là. Il trône maintenant au beau milieu du salon, comme un refuge doux et accueillant.
Le reste de l’appartement, c’est de l’espace, du vide, de la lumière et une immense terrasse sans vis-à-vis direct. Mais ce vide ne me fait pas peur. Il respire, m’enveloppe, me donne le sentiment que tout reste à inventer.
D’ici, tout en haut de la tour, la ville s’étend comme un territoire inconnu. Je commence à la découvrir, pas à pas. Les bruits d’en bas, les lumières, les odeurs… tout est nouveau, étranger, excitant. J’ai vraiment l’impression de débuter une autre vie, la mienne, enfin.
Ce matin, j’ai eu mon entretien avec cette grande entreprise. J’étais nerveuse, bien sûr, mais j’ai parlé avec mon cœur. Ils ont vu que je manquais d’expérience, mais j’espère qu’ils ont senti ma sincérité, mon envie d’apprendre. Peut-être que ce sera le début de quelque chose.
Le vent passe doucement par les fenêtres ouvertes. Il fait presque doux. Une page blanche attend mes mots, mes pas, mes rêves.
Je me sens libre, un peu seule, mais heureuse d’être ici, à ce point de départ.
Je regarde autour de moi et je souris bêtement : l’appartement me ressemblera. Tout en haut, baigné de lumière, avec ces grandes baies vitrées ouvertes sur le ciel. Le soleil du soir s’invite jusque dans mes pensées. J’aime cette impression d’espace, de liberté. Ici, je peux enfin après ces semaines intenses, respirer. Et maintenant, dans mon fauteuil, m’asseoir, sentir que ce lieu commence vraiment à devenir chez moi.
(À suivre…)
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Sixieme rendez medical : l’infirmiere psy
Alors en premier lieu ne vous inquiétez pas je ne suis pas fou, je vais voir un psy, pour m’aider sur un sujet perso sans gravité. Et pour ce rdv j’ai décidé de changer un peu d’accessoire. Je voulais y aller comme d’habitude body, cage, plus collier pince. Mais je commence à me lasser de cette petite routine. Et c’est au travail en faisant du tri dans mon casier que j’ai retrouver la chaine que je me sers pour le crochet anal.
Alors une idée mais venu, plutôt que de mettre un plug pourquoi le crochet anal, donc fier de cette réflexion, je commence à faire des tests pour voir si je tolère le crochet quand je suis assis, car déjà d’un j’ai un peu de route pour allez au rdv et de deux, voir si je supporte d’être assis longtemps. Les tests à la maison, sont nickel donc je décide d’y aller ainsi. Donc le réveil sonne je me prépare, et en profite pour faire un lavement. Et je vais à mon bureau passer en mode Sophie.
Donc je mets la cage la culotte rose fendu, j’insère le crochet que je relie à mon collier, je passe le soutif et mets les pinces sur mes tétons, et là je vois un cadenas à code, je décide de le prendre pour tendre la chaine des pinces, et je prends la route. Et là je réalise l’erreur que je viens de faire les tests à la maison je devais rester bien au bord de la chaise, et bien droit sous peine de douleur intenable. Mais en voiture je ne peux pas faire cela, donc une fois assis, je ne suis confortable mais je me dis que cela va passer, et je pars au bout de 5 minutes je commence à me détendre mais je ne suis toujours pas à l’aise, j’arrive à mon aire de parking pour enlever mon pull, et n’être qu’en soutif sous mon blouson.
Je fini, la route et je dois aller faire quelque boutique avant le rdv, et maintenant aller en magasin comme cela ne me gêne plus. J’aurais mais tendance à vouloir ouvrir le blouson, mais je ne le fais pas. Le fait de marcher soulage mon anus de la tension de la route et je me sens mieux. Une fois les boutiques faites, je pars en direction du cabinet du psy. Et encore une fois je ne suis pas bien, et je galère à trouver une place. J’arrive à en trouver une mais assez lien du cabinet tant pis on va marcher.
Je fais les quelque 800 mètres, et je m’annonce au secrétariat, qui me dis d’aller en salle d’attente. Nous sommes 2 et je mets loin de la personne et surtout dos à elle, comme cela je peux ouvrir mon manteau car j’ai très chaud. Je m’assois comme chez moi, sur le bord de la chaise le dos droit sous peine de tirer sur le crochet et j’attends. Elle vient me chercher 20 minutes plus tard, et nous entrâmes dans son bureau.
Avant de commencer, je lui demande si elle se rappelle, que je lui suis parler de mon côté BDSM, et elle me répond oui, et je lui dis que depuis quelque mois maintenant, à chaque fois que je vais en rdv médical, je me dois d’y aller en tenu soumis, et lui demande si je peux lui montrer, elle n’a pas l’air très enthousiaste, et me demande de m’assoir. Et nous commence à discuter. Au bout de 5 minutes, je lui demande si je peux enlever mon manteau car j’ai chaud, elle me répond bien sûr et que je n’ai pas à demander.
Et je lui réponds que si car je suis direct en soutif, je n’ai pas de pull. Elle me dit grave, ça ne la choque pas. Elle demande pourquoi je suis comme cela, et je lui dis car je me sens mieux ainsi. Et nous continuons le rdv, mais je porte les pinces depuis 9h du matin maintenant et il est midi, et elle commence à me faire très mal, mais j’accueille la douleur comme un plaisir, et ne bronche pas. On arrive à mettre la lumière sur certain point, et la séance se termine. Je remets mon manteau et je m’excuse encore une fois de me présenter ainsi à elle. Elle termine par pas de soucis, il n’y a pas de mal.
Avant de repartir je passe par les toilettes, et je retire tout l’équipement, et repart à ma voiture et rentre chez moi, bilan de ce rdv je ne me suis pas dévoilé entièrement, mais suffisamment pour qu’on arrive à voir pourquoi je fais cela. Je n’ai pas eu d’excitation ce coup-ci, mais j’en ressort un peu plus libre.
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Clara, les yeux fermés, est couchée sur mon épaule droite, la jambe au dessus de la mienne. De l'autre côté, Agathe, encore toute tremblante se blottit contre moi. La musique s'est arrêtée, il n'y a dans le pièce que le bruit de nos respirations. Une goutte réveille les nerfs de mon torse. Agathe pleure et me serre le torse encore plus fort. Elle sourit. Je pense que c'est le contre-coup.
Tout va bien Agathe ?
Oui Maître, c'est juste que... c'était très intense.
Tu as aimé ?
Oh oui, beaucoup. Merci Maître, et pardon pour le téléphone.
Ne l'oublie plus.
Elle hoche la tête et s'enfonce dans mon épaule. Je regarde le reveil, voilà plus d'une heure que nous jouons. Je décale tranquillement mes soumises et me relève.
Clara, ça va ?
Oui Maître, répond-t-elle.
Bien, rangez la chambre, plus rien ne dois trainer. Ensuite allonger vous sur le lit et attendez moi.
Toutes deux hochent la tête et s'activent. De mon côté, je descend les escaliers pour aller aux toilettes. Alors que j’attends mon urine de couler, je réalise soudain ma prouesse. Je viens, avec succès, de plier deux soumises à mes ordres. Et tout s'est très bien passé. Un élan de fierté m'envahit. Mais où ira tout ça ? Les idées se bousculent dans ma tête aussi vite que ma vessie se vide. Je termine mon affaire, et vais prendre deux verres dans la cuisine. J'entends le lit grincer, les filles ont fini. Je remonte les escaliers, passe la porte de la chambre, et propose aux fille de l'eau. Toutes deux acceptent. Je m'assoie au pied du lit et les sers.
Après cette expérience, nouvelle pour nous trois, je voudrais qu'on en parle. Je veux savoir ce que vous avez aimez, n'avez pas aimé, auriez aimé, et ce que vous attendez de la suite. Est ce que l'une de vous veut commencer, ou j'y vais ?
Elles se regardent mais il semblerait que je sois le seul volontaire.
D'accord, je commence donc. J'ai beaucoup aimé cette session. J'ai aimé que fassiez attention aux règles et aussi que vous ne les respectiez pas toutes. Agathe, même si ton portable a sonné, je suis fier que tu ais tenu jusqu'au bout sans donner le mot d'alerte. J'espère ne pas avoir dépasser tes limites dans la douleur. De ton coté, Clara, je suis très fier de toi, car tu as tenu le harnais tout le long, et j'ai très bien vu ton effort pour faire jouir Agathe. Si vous me demandez mon avis, je serais prêt à recommencer. Qui veut continuer ? demanda-je, alors que Clara lève la main.
J'ai beaucoup aimé la session aussi. Je suis fière de moi d'avoir gardé le harnais aussi longtemps. Je dois toutefois admettre que lécher Agathe a été très fatiguant, et que j'avais assez mal à la langue à la fin. J'aurais aimé avoir un peu plus de douleur... dit-elle en baissant la voix et en souriant.
D'accord je vois. Merci Clara, à toi Agathe.
Je dois avouer que je ne m'attendais pas à tout ça, et encore moins à autant aimé. J'ai eu un peu d'appréhension au début, surtout quand tu... euh vous avez posé le bâillon sur mes mains. J'ai beaucoup aimé voir Clara se faire attacher. J'ai adoré les coups et me sentir impuissante. Et même si c'est ma faute, je n'ai pas trop aimé devoir assumer devant Romain. J'aurais aimé... plus de baisers, et de sexe avec pénétration. Et j'aurais aussi aimé être encore plus attachée ou les yeux bandés.
Je vous remercie. Aucune de vous n'a dit si elle souhaitait recommencer l'expérience. Vous le voulez ?
Toutes deux hochent la tête en se regardant et en souriant. Il semblerait que nous ayons maintenant une nouvelle partenaire de jeu.
Bien reprenez vos places à genoux devant le miroir.
Les deux soumises s'exécutent. Elles sourient alors que je leur retire leur collier et les range dans la commode.
Mesdemoiselles, vous n'êtes maintenant plus mes soumises. Vous êtes libre de ne plus respecter les règles, et de faire ce que vous voulez. Enfin... jusqu'à ce que je vous les remette.
Oh ça pourrait être trop cool que ça dure une journée ! s'écrie Agathe l'enthousiaste qui vient de faire son grand retour.
Non mais ça va pas ? T'as rien subit pour l'instant, calme toi un peu, lui répond Clara tandis que nous descendons les escaliers.
Mais imagine ! On pourrait être ses chiennes et manger dans des gamelles.
Ouais, peut-être un jour mais pas tout de suite c'est clair. Commence par rappelez Romain.
Oh oui merde, il y a lui...
Les habitudes reprirent vite. De l'extérieur, personne ne savait la vie secrète que nous menions. Sauf Romain. Notre trio a poursuivi son exploration au cours du temps, peut-être que je vous raconterai la suite un jour.
FIN.
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Le temps s'est arrêté. Plus personne ne bouge. Je pense même que Clara, et surtout Agathe, ont arrêté de respirer. On entend que la sonnerie du téléphone, couverte par la vibration sur le chevet en bois et la musique en fond sonore. La scène est figée, l'ambiance est soudainement glaciale. Je fais le tour du lit et me penche au dessus du téléphone.
C'est qui Romain ? dis-je d'une voix dure.
Oui... pardon c'est euh... comment expliquer...
C'est qui ? dis-je plus fort en l'interrompant.
Un crush.
Je me dépêche d'arriver au bout du lit et inflige un coup plus fort que le précédent sur la fesse droite d'Agathe. La brûlure de la cravache lui a arraché une grimace et coupé la respiration. Le téléphone ne sonne plus.
Je t'avais prévenu. Il y a des règles ici, et tu les as accepté. Rappelle-les moi. Et fais attention à ne pas te tromper.
Je ne dois pas bouger, sauf si vous l'ordonnez.
Ensuite ?
Utiliser "Extase" quand on arrive à la limite, et "Liberté" si on veut arrêter.
Sa voix est tremblante. Je fais les cent pas en tournant autour d'elle et en tapant la cravache dans ma main. On dirait un gardien de prison avec sa matraque.
Continue.
Les règles s'appliquent tant que j'ai le collier.
Et si tu les enfreins ?
Alors je serais punis.
Poursuis.
Euh... je dois...
Ca fait trois sur cinq. Trouve vite les deux dernières ou je te les grave sur le corps.
Euh... je dois... enfin non je ne dois pas... Ah si ! Je ne dois rien demander.
C'est bien. Tu vois, quand tu veux tu trouves.
Je me mets face à elle, à son niveau.
Maintenant dis-moi Agathe, quelle est la première règle que j'ai marqué dans mon message ?
Je... Je ne sais plus...
Je me relève, et vais détacher le bâillon de Clara et lui retire le bandeau des yeux.
Réponds Clara, quelle est la règle manquante ?
On doit toujours vous appelez Maître et vous présenter du respect, dit-elle d'un ton bas puisqu'elle sait parfaitement qu'Agathe subira une punition pour son manquement.
Merci Clara, lui dis-je en lui caressant la tête alors qu'elle est encore à genoux. Bien Agathe, n'oublies jamais les règles. Mais ce n'est pas ce qui m'énerve le plus là tout de suite. Dis moi, quelles étaient les instructions concernant les téléphones ?
Ils devaient être en silencieux et rangés, répond-elle.
C'était le cas ?
Non Maître.
Enfin elle commence à prendre le rythme. Et je pense qu'elle commence aussi à comprendre les dynamiques.
Que va-t-il se passer d'après toi ?
Vous allez me punir Maître.
Oui, je vais te punir pour que tu apprennes à suivre les consignes. En plus, celles-ci tu avais le temps de les relire avant la séance pour ne rien oublier. Tu as eu le temps d'anticiper ta préparation, donc tu devais être prête.
Elle baisse la tête alors que ces bras sont encore attachés au plafond. Elle se résigne et se soumet. Je vais dans la commode et attrape une laisse et les boules de geisha vibrante que je fourre dans ma poche. Elle va prendre cette petite, même si elle est nouvelle. J'attache la laisse au collier de Clara et l'approche d'Agathe, toujours à genoux. J'ordonne à Agathe de se lever et tends à nouveau la corde de ses mains pour les bloquer en l'air. Elle s'exécute lorsque je lui ordonne d'écarter les jambes.
Clara, tu vas embrasser tous les contours du tanga d'Agathe. Fais bien les trois bordures en face de toi, ensuite... et bien... recommence.
Je suis derrière Agathe, j'attrape la base de son t-shirt tandis que Clara commence sa tache. Je relève lentement son haut et lui passe au-dessus de la tête pour le poser derrière son cou. Je me place face à elle. Je peux admirer ma première soumise, les seins et les mains contraints, en train d'exciter ma seconde soumise, en culotte, toutes deux offertes à moi. Je vois ses seins, fermes, et ses tétons, durs, comme je le pensais. Ma cravache à la main, je laisse celle-ci caresser son corps. Agathe ressent beaucoup de sensations. Je pense que Clara fait très bien son travail car Agathe, par moment, ouvre la bouche et ferme les yeux. Je tourne autour d'elles et la cravache déniche des zones chatouilleuses. Je me retrouve derrière Agathe, la cravache au dessus des fesses.
Clara, stop.
A peine ma phrase terminée, un coup vient sortir Agathe de son excitation. Elle marque déjà, pourtant je n'ai pas claqué si fort.
Estimes la douleur sur dix.
Quatre, Maître.
Tu marques vite, on pourra en jouer plus tard. Reprends Clara. Fais des pauses si tu fatigues. Agathe, pour chaque coup, tu évalueras la douleur sur dix.
Clara et moi reprenons notre travail. Je viens au dessus de son autre fesse et la claque de la même force. Bingo, Agathe annonce un cinq. La danse de la cravache continue un moment et j'arrive à ne pas dépasser le six du coup sur le téton. De son coté Clara travaille bien, on voit parfaitement la bave sur les contours de la culotte. Au centre de celle-ci, en revanche, ce n'est pas de sa faute à elle. Le corps de la coupable est assez rouge pour l'instant. Je fais tomber la cravache au sol, arrête Clara et attrape les seins d'Agathe en restant dans son dos. Je pince ses tétons et les fait rouler entre mes doigts.
Estimes la douleur.
Six Maître.
Aucun "Maître" n'a été oublié jusque là. Je descend mes mains et les passe sous sa culotte. Lentement, je descend le tanga et offre la vue de sa vulve à Clara qui la regarde avec attention. Une fois retirée, je sors les boules de Geisha de ma poche. Celles ci sont télécommandées pour vibrer. J'insère un doigt dans l'intimité d'Agathe, puis deux, toujours sous le regard concentré de Clara qui crève de désir et baverait presque. Agathe quant à elle gémit sous mes doigts. Je les retire et passe lentement les deux boules l'une après l'autre pour qu'elles se retrouve au fond de son intimité. Je me redresse.
Tu aimes ça ?
Oui Maît...
Elle n'a pas eu le temps de finir sa phrase que les boules vibrent déjà. Elle a encore plus de sensations qu'auparavant. J'ordonne à Clara de reprendre son ouvrage, mais de viser le clitoris. Encore une fois, ma soumise sait ce qu'elle fait car il ne lui faut pas longtemps pour faire respirer Agathe plus fort et pour lui arracher quelques cris. Je reprend ma cravache et exécute la sentence à nouveau. Je vise le sept. Je ne veux pas qu'elle ait trop de plaisir, ça reste une punition. Trois de mes coups tombent à cinq, je renforce mon poignée sur son cul et atteint un huit et un sept. Je la vois se tordre sous autant de sensations. Elle tire fort les cordes aux plafond. Je pense qu'elle va jouir. J'arrête tout : Clara, les boules, et ma cravache. Elle tremble de partout.
Tu allais jouir ?
Oui Maître, dit-elle essoufflée et les muscles contractés.
Et bien non, ce plaisir est réservé aux soumises qui écoutent les règles. Clara, passons à toi.
Je baisse mon pantalon et présente mon pénis à ma soumise encore à genoux. Elle me suce sous le regard implorant d'Agathe qui souhaiterait aussi avoir les services de Clara. Je bande assez pour que ce soit un peu douloureux. Je penche Clara en avant et pose sa tête au sol, relève ses fesses, écartes sa culottes et ainsi ne peux ignorer son excitation. Elle est sacrément mouillée, je n'ai jamais vu ça. Après avoir gouté à sa jouissance en regardant droit dans les yeux Agathe, je pénètre ma soumise. Clara, le front collé au sol, exprime largement sa joie d'être baisé. Je regarde Agathe durement. Elle voit la scène impuissante alors que je jouis. Toujours le regard dur dans les yeux d'Agathe, je sens que Clara monte aussi. Je passe une main pour stimuler son clitoris alors que mon pénis faiblit. Ses muscles se resserrent alors et elle s'écrie de joie. J'ai vu l'attitude d'Agathe, elle a perdu l'espoir d'avoir le droit de finir de jouir. Je voulais continuer encore mes va-et-vient, mais le téléphone d'Agathe sonne à nouveau.
Putain, m'écrie-je.
Je me relève, laissant Clara gésir au sol et attrape le téléphone. C'est à nouveau Romain. J'ordonne à Clara de reprendre ses esprit et de déguster Agathe pendant que je me colle à elle dans son dos.
Agathe, je vais décrocher. Tu vas parler avec ce Romain, si tu lui expliques en détails ta situation, ta soumission donc, alors on te fera jouir. Si tu la dissimules, ou que tu n'abordes pas le sujet, alors on continuera de t'amener au bord de l'orgasme, sans jamais l'atteindre. C'est compris ?
Mais non, pas lui, ça se passait bi....
Elle panique un peu alors que je décroche juste à temps et mets le haut parleur. Elle halète déjà.
Salut Agathe, ça va ? dit une voix un peu trop viril pour être naturelle.
Salut... Romain, ça va et toi ?
Elle a du mal à cacher son excitation et respire entre chaque mot.
Ouais super. Je voulais te proposer qu'on aille boire un verre, tu fais quelque chose là ?
Bingo ! Encore plus facile et plus vite que prévu. Le grand moment est arrivé.
Euh... oui mais je suis un peu occ...
Je coupe le micro au milieu de sa phrase et active les boules.
Assumes, ou subit, mais c'est maintenant que tu choisis, lui dis-je.
Je réactives le micro, et je pense que Clara vient de trouver son clitoris parce qu'Agathe ouvre grand la bouche en regardant le ciel. Elle n'a pas l'air en mesure de prononcer quoique ce soit.
Je t'entend pas, ça coupe. Ca te chauffe, demande la voix.
Un instant de réflexion s'installe. Puis on peut voir sur son visage qu'elle rassemble ses dernières forces pour parler. J'arrête les boules, et recule un peu la tête de Clara. Elle doit maintenant choisir entre le chemin à fleur et le chemin de cuir.
Écoute Romain, je suis désolée, là ce soir ça va pas être possible. Actuellement je suis attachée au plafond, je me fais baiser par la soumise de mon Maître pendant qu'il me fouette, et c'est vraiment trop bon. Donc je te rappelle.
Quoi ?!
Je raccroche et mets le portable en silencieux avant de le jeter sur le lit. J'ordonne à Clara de reprendre, j'active les boules, commence à malaxer ses tétons d'une main, et attrape son cou de l'autre. En quelques instants, elle nous a un orgasme énorme qui l'a fait trembler de partout. Ses nerfs sont à vifs, chaque caresse laisse une trace de chair de poule sur sa peau. Elle tremble de partout, surtout des jambes. Je détache ses mains du plafond, et la retient pour ne pas qu'elle tombe. Une fois au sol, je finis de lui retirer son t-shirt et lui mets la couette du lit sur le dos. Je lui détache les mains et lui donne une des barres de chocolat de ma poche. Je vais défais le harnais de Clara. Je m'allonge au sol, et prend une soumise sur chaque épaule. Nous commençons un câlin, sous la couette, au sol. Les filles se serrent contre moi pour trouver du réconfort, et je me sens bien.
A suivre...
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Dimanche pluvieux. Je suis allé au kiosque à bouquins, vous savez ces bornes d'échange de livres que l'on trouve de plus en plus dans les villes et villages. J'adore. Parfois de belles surprises ! Je tombe sur "Ernestine " du Marquis de Sade. Une belle édition, un livre presque neuf. Je le glisse dans ma poche et rentre chez moi. Il pleut toujours. J'allume ma pipe. Un tabac infect que j'adore et qui comme disait Louis XI a pour vertu de chasser les parasites. Je me sers un bon cognac et j'ouvre le livre.
Dès les premiers mots, je suis captivé, je sais d'avance que je ne pourrais pas quitter ce livre avant de l'avoir fini. Sade est avant tout un écrivain de grand talent. Et ce qui a causé son malheur, ce ne sont pas ses frasques sexuelles qui n'ont été qu'un prétexte pour l'emprisonnement presque à vie. Non, Sade touche à un interdit, parler du crime dans les pyramides de pouvoir. Pauvre Ernestine et sa vertu. Cela me fait penser à l'affaire Epstein qui couvre les pages de nos journaux sans que l'on sache vraiment la vérité.
Pauvre Ernestine qui croit à l'amour pur, au mariage, à la virginité avant le mariage. Trop belle pour ne pas attirer la convoitise lubrique d'un puissant qui finit par la violer pendant que son promis est exécuté sur l'échafaud pour un vol qu'il n'a pas commis. Ah les ruses des puissants pour assouvir leurs pulsions.
Et notre Sade qui décrit tout cela. C'est un pur écrivain. Il ne peut se taire. Pauvre fou qui sait par avance que les puissants ne pourront jamais lui pardonner ses écrits. Il assume. Il croupit dans les cachots. Il est sali et accusé de tout. Il faudra attendre les surréalistes pour qu'il soit réhabilité.
Je referme le livre. Lire un grand écrivain est toujours moment de bonheur. Peu importe la noirceur des histoires, les horreurs décrites, il reste la magie des mots. Merci cher marquis de Sade. Ce que je retiens de vous c'est ce mot: courage. Oui , courage d'écrire envers et contre tous pour décrire les crimes dont il ne faut pas parler.
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Publication sur mon blog d'un article sur La Loi du Talon, roman de Madame Lule, dominatrice professionnelle. Je présente et donne mon avis sur le livre.
La Loi du talon d'Alda Mantisse est un récit poignant et généreux qui dévoile, à travers des fragments de la vie de Saskia, une dominatrice professionnelle d'une rare transparence. Loin de l'image infaillible habituelle, elle expose doutes, fragilités, hypersensibilité et cheminement intime avec humour et sincérité touchante. Un livre courageux qui humanise profondément le métier et rend attachants autant la femme que ses rencontres.
La suite : https://www.bdsaime.com/post/la-loi-du-talon-confessions-d-une-dominatrice
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