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Derniers posts du forum
C'est en se cassant la figure que l'on apprend à marcher...
Surprotéger une personne peut être contre-productif à long terme.
Je suis convaincue que l'on peut apprendre beaucoup des mauvaises expériences. Tout est question de degré, et il vaut quand même mieux éviter les expériences catastrophiques dont on peut avoir du mal à se relever. Car inévitablement l'estime de soi en prend un coup, et si ça va trop loin il n'est pas dit que l'on ait les ressources pour se relever. Le seuil à partir duquel une mauvaise expérience devient réellement dangereuse dépend beaucoup de la personne.
J'ai la chance d'avoir un esprit analytique, donc bien qu'étant émotive et assez facilement affectée, j'arrive toujours à prendre du recul et à retomber sur mes pattes en m'efforçant d'analyser froidement la situation et de tirer des leçons des expériences négatives. Pour l'instant en tout cas... Mais je sens bien qu'il y a un seuil au delà duquel une expérience vraiment catastrophique, ou un malheureux concours de circonstances (accumulation d'échecs), pourrait mettre à mal cette capacité.
Même si le sujet de Lady Spencer sur le mentorat m'a amenée à revoir partiellement mon point de vue, je reste méfiante et je me dis qu'en protégeant trop une personne, en la conseillant de manière trop rapprochée, on risque finalement de ne pas lui rendre du tout service sur le long terme. Il y a aussi le risque de la déresponsabiliser, car de ce que j'ai constaté, certaines personnes recherchent des conseils personnalisés pour apparemment ne pas avoir à assumer les conséquences des décisions (si les choses ne tournent pas comme espéré, c'est toujours plus facile de reporter la responsabilité sur la personne qui a conseillé).
C'est sans compter les troubles de l'identité que cela génère. Au bout d'un moment je finis par croire que je me prénomme "salope" et ça me fait bizarre quand on m'appelle par mon prénom. 😂
En réalité, je n'ai pas de problème avec les mots crus. J'accepte bien de porter un collier de chienne, alors on n'est plus à ça près. 🙂
Tout est question de contexte et surtout de qui ça vient. De mon point de vue, la difficulté est surtout de trouver une personne avec laquelle on se sent bien, avec laquelle on a vraiment envie de construire une relation asymétrique. A partir de là, beaucoup de choses sont possibles. Les mots crus, le collier, et des tas d'autres choses qui peuvent être considérées comme humiliantes, sont des symboles parmi d'autres qui contribuent à matérialiser la construction mentale que l'on se fait en arrière-plan. L'essentiel est que, considérée globalement, la relation soit positive. Evidemment, des mots crus, des insultes, n'ont plus aucun sens et aucun intérêt si on les considère hors contexte ou dans un contexte inapproprié.
S'il y un réel blocage psychologique là dessus (tout comme ça peut être le cas pour la gifle, ou pour d'autres aspects), ça doit pouvoir se discuter en amont dans une relation saine. Normalement, à moins d'être un bourrin, un Dominant ne va pas aller imposer des pratiques qui créent un profond malaise voire qui traumatisent la personne soumise - personne n'y gagnerait dans cette affaire. Et puis, si on pousse le raisonnement plus loin, pourquoi aller se mettre en relation avec un bourrin? Bref, je me répète souvent, mais je crois que l'essentiel est de ne pas se mettre en relation avec n'importe qui, de faire preuve de bon sens et de savoir ce que l'on veut. Après, le reste suit, et on s'adapte si besoin.
Lors de nos jeux, nous vouvoyons le-la Dominante , jamais d'injures ....les "contraintes" suffisent à nous rappeler notre place du moment !
Je n'acepterai pas d'être insulté. En fait de dégradation, ça dégrade l'envie de se livrer au BDSM.
Pour se liibérer de normes sociales, adopter des postures de soumission et être exhibé nu et fessé ou fouetté , être entravé et bailonné, sont des humiliations plus fortes et moins malsaines, plus acceptables et désiarbles. Paradoxalement, elles n'altèreront pas le sentiment de ma dignité personnelle ni mon estime de moi. Au contraire, je m'estimerai d'avoir eu la force de me laisser humilier.
Je ne touverai certainement pas du plaisir dans la saleté ou l'injure. Au contraire, je crois et j'espère que je trouverai du plaisir dans l'humiliation libératrice.





