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Avant de répondre, il est nécessaire de préciser que le rôle d'esclave est soit théâtralisé, soit réel. Dans ce cas, l'esclave n'a pas le droit de dire "non" ou de refuser une demande.
L'intérêt d'un propriétaire de détruire son esclave ? Tout simplement pour y prendre du plaisir et quand ça vous tombe dessus, on ne se demande pas s'il est clair dans sa tête ou pas. On subit.
@ Kiro
Pour ma réponse, je ne m'étendrai pas sur le coté sociétal, car trouvant celle-ci bien défaillante.
Et que l'on ne me dise pas par échec collectif !!!
Mais ceci est un autre sujet...
Non.
Je répondrai juste à une chose: Celle de "toute autre réflexion"
Oui, une esclave se donne, se vend ou autre...
Mais soyons un peu sérieux 5 mns !
Cela existe. Il suffit de lire régulièrement les annonces...
Mais sérieusement!
Combien sommes nous à avoir une recherche réelle, non fantasmée?
Quand on a trouvé son esclave, on la garde!
On ne l'échange pas, on ne la donne pas...
Tout le reste est littérature faite pour fantasmer, se masturber....
Alors oui, je le reconnais... peut-être je m'y prends mal.
C'est une possibilité que je n'écarte pas.
Mais je lis aussi les témoignages tant de soumises, d'esclaves, que de Dom...
Et j'y lis surtout une difficulté de part et d'autre de trouver son complément...
Et donc oui, si on trouve celle qui se donne au point de devenir sa propriété, on ne la donne, ne la vend pas!
La prêter, oui, éventuellement.
La donner, la vendre?
Pour retomber dans la galère de retrouver une autre?
C'est une chose les écrits fantasmés, une autre la réalité.
Mais si jamais on en vient à cette extrémité, c'est que quelque chose ne va pas....
Mais nous nous éloignons là du sujet initial...
On ne préserve pas un esclave par commodité. Imaginons qu'un esclave soit facilement remplaçable : on casse son jouet, on en prend un autre... Certes ne pas pouvoir remplacer un esclave facilement est une raison valable et suffisante (chez les romains, un gladiateur ça coûte cher donc on ne les tue pas allégrement au cirque , on en prend soin) . Mais je pense qu'il y a quelque chose avant qui nous arrête.(chez les romains, on ne puni pas un esclave sans raison valable : on ne les tue pas sur un coup de tête)
Il y a quelque chose qui différencie la relation Dom / esclave BDSM de celle du psychopathe qui fait durer sa victime.
Concrêtement la société nous impose sa loi ( protection des individus certes mais aussi obligation de soin pour les personnes en charge de personnes en situation de dépendance : enfant, parents agés, personnes encadrées, prisonnier, pensionnaires de diverses intstitutions...) . Mais cela est la formulation de cette nécessité fondamentale que vous mentionnez "Certaines limites fondamentales". De quels fondements s'agit-il ? Fondation de quoi ? De notre humanité qui fonde la société. Mais qu'est ce qui nous rend humain ? Qu'est ce qui fait qu'on est pas un salaud ? (qu'on soit esclavagiste ou pas)
Tout autre reflexion. On parle d'esclave, de propriété, d'objet. Mais un esclave ça se donne, se vend , se transmet, ça se prête aussi. Sans concertation avec l'esclave. Et l'esclave doit la même obéissance à son nouveau maître. Cette mécanique ne me semble jamais être évoquée avec les esclaves BDSM. (Pourtant cette mécanique est dans Gor, pour ceux qui usent de la réf. avec les kajiras) J'ai vu des personnes qui cherchaient à placer un soumis , mais jamais sans consentement, ni du moins, sans sélectionner l'accueillant. Des témoignages ?
@ sylvie35
Je n'ai rien a ajouter, si ce n'est une remarque:
"Si un dominant détruit la vie ou la santé de sa soumise, la relation n'existe plus."
Quel est l’intérêt pour un propriétaire d'esclave de détruire son esclave?
Si celui-ci prend une esclave, c'est pour en être servi au mieux par elle.
Or, ce n'est pas en la détruisant qu'il s'attache sa loyauté, à moins bien entendu -et cela existe!- que celle-ci soit dans une dynamique d'autodestruction...
Sans compter les limites de la société, de la loi mais surtout celle des conséquences de la relation pouvant se révéler totalement nocives, destructrices tant physiquement que mentalement.
Pour illustrer mon propos, je vais donner un exemple:
Dans un TPE, un TLC, si on prend les choses au pied de la lettre, un Maitre devrait être en mesure d’exiger que son esclave se mutile d'une phalange, d'un doigt, non?
Quelle personne saine d'esprit, en France, le ferait?
Cependant, c'est ce que font les yakuza, sans pour autant être dans une relation BDSM...
Sont-ils alors non-sain d'esprit?
Pour un TPE, un TLC, il faut donc une confiance totale en son propriétaire, celle-ci appelant une loyauté totale.
Posséder une esclave est énergivore.
C'est une implication afin d’être servie au mieux. Ce n'est pas juste prendre par égoisme, exiger et punir... On parle dans l'esclavage de dressage, celui-ci ayant comme but non pas de détruire mais faire en sorte que l'esclave agisse suivant ce que le maitre attend, une fusion dans laquelle, à l'exemple de l'exemple donné sur la tenue, les choses coulent d'elles mêmes...
Quant au reste, je suis à 100% d'accord...
Et si ma réponse est personnelle, j'espère cependant qu'elle fasse avancé le smilblick sur la question...



