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Pour moi il existe tellement de masochisme différents...
Allant des cas de troubles paraphilliques extrême où les personnes ressentent la douleur en elle même comme du plaisir. Ce qui forcément les pousses à aller de plus en plus loin dans la douleur, jusqu'à mettre en péril leurs intégrités physiques.
Certains y recherche une situation stimulante qui leurs permettent d'accueillir la douleur et le pic d'hormones, la sensation de bien être qui en résulte.
D'autres pour le côté cathartique et libérateur que celà implique. Ou encore pour avoir le contrôle sur une partie d'eux même qui leurs échappes
Et tout un tas d'autres raisons qui sont propres à chaqu'un.
Pour ma part je ne suis pas masochiste en tant que tel. Je ne ressens aucun plaisir à la douleur physique, émotionnel ou psychologique. Pourtant c'est quelque-chose que je recherche dans une relation, du moins en partie. Je ne ressens pas du tout les douleurs de la même façon par une personne qui m'est proche à qui je me suis ouvert à celle d'une personne que je connais de loin. D'un côté je serais hypersensible et les douleurs seront intenses, fortes, horribles et je serais une vrai chochotte. Et de l'autre j'aurais une barrière tellement forte qu'en plus de ressentir peu, ou de manière moins intense. Que mon corps est capable de tomber dans les pommes avant que j'atteignes les limites que je pourrais supporter mentalement.
Et justement derrière ces moments horribles de douleurs intense, bien que je n'ai aucun plaisir immédiat. Les jours qui suivent (la durée varie de quelques jours à quelques semaines), je me sens beaucoup plus heureux, créatif, joyeux, etc. Un peu comme si ce shoot de violence procurait un contrecoup terriblement agréable pour mon bien être.
Je vais pas rentrer dans les détails des défaillances de mon cerveau, mais ça me permet de réguler pas mal de choses auxquelles je n'ai pas vraiment accès ormis par l'intermédiaire de drogue (légal ou non). Au final peu importe le type de douleur (physique ou non), c'est vraiment la souffrance en elle même qui me procure cet effet là.
N'étant pas en couple en ce moment il m'arrive parfois au besoin, de m'auto infliger des douleurs émotionnels (les douleurs physiques auto infliger c'est plus de mon âge et trop problématique ) dans ce but de régulation.
J'aime comprendre le monde et surtout les humains qui m'entourent. Je partage cette sorte de fascination.
Merci à vous d'avoir sans doute ressorti le sujet pour d'autres.
Belle soirée.
Je n'ai pas de réponse à cette question étant donné que j'ai pas beaucoup pratiqué et donc que je ne connais pas mes limites en terme de tolérance ou autre. Donc encore moins sur leurs effets sur mon cerveau.
Intéressant cet élargissement de la notion de virtuel.
Le BDSM en distanciel par messagerie est le seul type de virtuel que l'on m'ait proposé (parfois avec insistance alors que j'étais claire sur le fait que ça ne m'intéressait pas), donc c'est ce que je comprends d'emblée quand j'entends parler de virtuel sans autre précision. Bien que je ne me sois jamais prêtée au jeu, je pense avoir une vision assez précise de ce qui est attendu pour en avoir discuté avec certains doms qui insistaient lourdement.
Il s'agit par exemple d'utiliser un sex-toy à distance, de recevoir des gages, ..., et de réagir de manière standardisée "Oh ouiiii, Maître. J'ai jouiiiii. Merciiiii Maître". Finalement, que ce soit moi, une autre, ou même un robot, c'est interchangeable puisque le dom attend un comportement et des réponses standardisés. Pour ce que j'en ai perçu, il attend un déroulement prévisible (comme un script écrit à l'avance). La discussion doit suivre des étapes précises. Il n'attend pas une réflexion singulière, des réactions inattendues, mais une formule clé en main, avec des blocs de langage préfabriqués.
Dans les espaces numériques, la patience est une denrée rare. Le dom qui pratique ce type de virtuel veut de l'efficacité. Une réponse standardisée se lit et se comprend en une fraction de seconde. De même pour une photo. Si le message est trop complexe ou trop singulier, cela demande un effort d'analyse qu'il n'est pas prêt à fournir.
Ceci étant il y a certainement des exceptions, mais je n'ai jamais eu de demande sortant du cadre que j'ai décrit (il faut dire que j'avais découvert avoir un don exceptionnel pour attirer les blaireaux, ce qui a possiblement biaisé ma vision du virtuel 😂).
Cela m'amène à penser que, plus que l'opposition réel / virtuel qui est souvent évoquée, la plus forte ligne de fracture entre les types de personnalités est peut-être entre ceux qui ont besoin de sentir un lien humain et ceux pour qui c'est superflu, voire à proscrire. On peut sentir un lien humain profond, même à distance, et inversement se sentir très seul(e) en présentiel parce que l'on ne perçoit aucune véritable connexion avec l'autre.






