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Hello tout le monde,
J'espère ne pas faire un hors sujet avec ma copie avec pleine de chips, mais vous me direz... Et pardon si ce que je dis fait doublon avec d'autres...
Je pense déjà qu'il y a un paquet de réponses dans votre propre réflexion...
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"La vraie raison c'est qu'un Dom n'a pas besoin de titre pour l'être, il l'est tout simplement. Ne pas comprendre ça, traduit juste une incompréhension de ce que ce titre signifie. Et le besoin de s’appeler soi-même ainsi traduit juste un certain manque ou un manque certain d'assurance, qualité indispensable a un Dom"
=> Nature Vs Posture... Je pense sincèrement qu'il y a, dans toutes les personnes Dominantes, celles à qui on peut accoler un D majuscule, une nature dominante. La nature ne signifie pas qu'elle est seulement instinctive, mais qu'elle est le résultat d'un faisceau (de circonstances, d'éducation, de culture, de background, de passif, de traumas également), mais également une certain cheminement cérébral qui va conscientiser tout ce qui est inhérent à la domination, que ce soit dans le contexte du BDSM, ou dans un contexte professionnel ou familial : la responsabilité, la capacité de prendre de la hauteur (bah oui faut voir loin pour mener quelqu'un ou son équipe vers un objectif), une profonde empathie à la fois cognitive et émotionnelle, de la ténacité, et du courage. La posture est un joli vernis qu'on pose sur tout cela, elle va venir peut être d'influences un peu plus "extérieures" comme les lectures, le regard sur les autres, les tendances du moment, mais ça reste un vernis qui craquèle d'autant plus facilement s'il n'y a pas de nature en dessous pour tenir le monde... Si la posture ne se suffit pas à elle-même, la nature ne saurait se passer d'un bel accessoire comme la posture peut l(être. Comme vous le dites, une partie de la légitimité vient déjà de vous même.
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"la soumission ...ben...c'est clairement contre intuitif chez moi. "(...) "J'aime ce pouvoir que tu me confères, cette confiance que tu me portes."(...)"que tu t 'agenouilles à mes pieds en toute liberté, que tu le désires"
=> où se trouve réellement le pouvoir? :smirk: On sort à peine de certaines discussions bien corsées, alors pour cette question là, je vais vous re-citer l'excellente réponse de Linsoumise :
"retenez tout de même que la personne mazo / soumise prête à tout et dans une volonté de transfert de pouvoir totale se livre à celui / celle qu’elle aura choisi. N’est il pas là le pouvoir de décision?"
ou comme le dit mon M'sieur : "Ne domine pas toujours celui qui croit dominer...Le piège est d'autant plus grand pour les dominants qui ne sont pas conscient de cela"
C'est ptet un autre début de réponse pour vous : une autre partie de la légitimité viendra de la personne qui choisit de remettre entre vos mains, son cul, son coeur, son âme, son intimité cérébrale.
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"Comment en tant que débutant ne pas s'interroger sur soi-même quand la plupart des « Doms de valeur » semblent plus tenir des demi-dieux que du simple mortel ?"
=> La légitimité ne s'idéalise pas. Mes paires vous ont toutes répondu sur le sujet de la capacité d'une personne dominante à partager aussi ces moments sans masques : f^^elures, doutes, faiblesses, questionnements, besoin d'échange, besoin aussi de tendresse. L'authenticité, au final. Pas de vernis, pas de surcouche. Au final, cela implique de facto une certaine porosité entre la vie perso (dans le sens de l'intimité émotionnelle et cérébrale) et le contexte strictement BDSM. Autrement dit, la légitimité vient aussi du fait que vous êtes un homme. Pour l'anecdote, quand je squatte chez mon mec et que je l'embrouille parce que c'est son tour de vaisselle, il peut sortir des toilettes, un seul regard et y a pas de "chéri", ce sera "Monsieur". Bah oui, c'est pas QUE Le Sombre qui est mon Dominant (enfin si, en terme de BDSM), mais c'est l'homme en entier qui m'inspire du respect, et à qui je donne donc la légitimité d'être MA personne dominante. Avant d'être un dom qui veut dominer une soumise, vous êtes un homme qui veut émerveiller une femme...
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Je vais juste finir sur la question de la morale, parce que timide et introvertie comme je peux l'être, je suis malheureusement indécemment bavarde.
"Est ce moral ?"
=> la morale est à géométrie variable. Bah oui. Sauf si on cause de morale judéo-chrétienne^^ et encore..... En février 2024, quand je suis arrivée, TOUT absolument tout sur ce site, les habitants comme les contenus, était immoral ET amoral pour moi (je me suis cachée plusieurs mois dans un sombre groupe silencieux pour esquiver le MurG). Aujourd'hui, j'ai appris à avoir un peu plus de nuances, parce que j'ai réappris la signification d'un mot que je n'avais pas aimé quand je passais mon Bac L (oé oé..) : LIBERTIN (mon M'sieur préfère le mot "libertaire"). Si aujourd'hui le terme "libertin" est totalement galvaudé et qu'il fait penser à une personne qui fait plan cul sur partouze, le sens noble de "libertin" est bien quelqu'un qui s'affranchit des bonnes moeurs, qui se refuse au dogmatisme et balaie les contraintes. Le libertinage est tout autant (et avant tout) intellectuel que sexuel. J'irais même dans cette petite nuance : il faut avoir cette forme de révolte intellectuelle, pour savourer de façon libertine les plaisirs de la chair. Je dirais donc que dans un contexte BDSM, bah la morale, en vrai on s'en fout, ou bien, elle va se calquer sur les limites absolues de l'autre. Et peut être même, plus exactement, la morale va se calquer sur notre capacité, en tant que personne soumise, à permettre à notre personne dominante de transgresser certaines limites pour rejoindre le consentement : je consens à des coups de fouets, aux yeux de la société, ce n'est pas moral, mais on va y aller quand même hein... Une autre question importante qui reste taboue, même dans le contexte du BDSM : mon dominant est marié, ou je suis mariée. Aux yeux de Plein de monde, bah non, c'est pas moral. Non, mais on s'en fout aussi, car en fait, pouvoir assumer qu'on a des besoins hors mariage impose un cheminement cérébral cru et une dure confrontation avec la réalité du quotidien, qui, pour certaines personnes, va les pousser à faire face. Ou à dialoguer avec leur conjoint. Ou à avoir une bulle d'oxygène pour aller nourrir leur bulle perso...
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Alors, voilà, j'ai fini mon paquet de chips, j'ai cramé mon neurone.. Merci d'avoir eu le courage de lire mon long bidule.
Je rejoins Sylvie35 quant aux avis négatifs expliqués dans les fils de commentaires.
Ils parlent d'eux-mêmes.
Surtout quand on en a plusieurs, bien rédigés, bien expliqués, sur la raison du "je n'aime pas ce que je lis dans votre article". Surtout quand la modération vous avertit aussi Mael.
Alors, un pouce en bas pourquoi faire? Pour que vous n'en teniez pas compte?
Bonsoir Mael,
Je suis plutôt contre, car je trouve cela assez dur pour la personne qui reçoit des pouces en bas. C'est une désaprobation, mais sans explication.
A la limite, sur un commentaire de forum, pourquoi pas: on peut se dire que la personne n'a pas la même opinion et l'exprime ainsi (quoique j'aurais préféré qu'elle donne son opinon - on peut ne pas être d'accord et rester courtois).
Mais sur un contenu qui nous tient à coeur, sur lequel on a passé beaucoup de temps et dans lequel on a mis une part de soi, comme un article, je trouve cela violent et démotivant d'avoir des gens qui viennent exprimer qu'ils n'aiment pas, mais sans donner la moindre explication. Alors qu'un commentaire courtois, même négatif, on le prend moins durement je pense.
☺️ aucun soucis