subsiner
#0

Bonjour à tous et à toutes,

Je ne suis pas très assurée dans le fait d'écrire un message via le forum mais je me lance puisque j'ai envie de vous partager mon parcours dans le BDSM.

 

J'ai commencé à m'intéressée au bdsm vers mes 16 ans, lorsqu'une connaissance m'a parlé de sa relation D/s. J'étais facinée, curieuse et encore interdite, le principe d'être dominé étant contraire à ma vision du couple de l'époque.

Elle m'avait transmis une liste de pratiques sur laquelle je pouvais rentrer mes limites, pour bien me préparer et quelques conseils de sécurité.

J'ai attendu d'avoir mes 18 ans pour me mettre en contacte avec des Doms, par virtuel d'abord. J'ai ensuite franchi le pas d'une rencontre avec un Dom, ce fut mémorable. Il m'a initié à ses pratiques auxquelles j'étais curieuse. J'ai été sa chienne, son objet et j'ai adoré.

Un autre Dom m'a proposé une relation en 24/7, je voulais tester et j'étais impatiente. Ce pseudo Dom a profiter de sa position pour me nuire, en m'extorquant de l'argent notamment. 

J'ai été dégoutée, eu peur que tout les Doms se comportent ainsi. J'ai donc fait une pause de 2 ans, ne voulant plus y réfléchir pour oublier ce besoin de m'abandonner. 

 

Mais je suis codée ainsi, j'aime profondemment être dominée, utilisée et surtout attachée. J'ai besoin de tellement plus qu'une relation vanille. J'adore le sexe et il prend une dimension tellement plus intense dans un contexte de domination totale. Je suis attirée par le mode de vie d'esclave/de soumise. Avec une domination complète. Je ne maîtrise par bien le vocabulaire, veuillez m'en excuser.

Cependant j'ai du mal à envisager une relation D/s pour l'instant. Je veux revenir dans le milieu petit à petit et ne plus reproduire mes erreurs passés.

 

J'ai également du chemin à parcourir pour pleinement accepter que j'aime être dominée. Ma construction sociale et mon expérience sont contre le BDSM. Ces chaines m'incombent. J'avance à mon rythme mais j'ai besoin de temps. 

Auriez-vous des conseils pour me détacher/libérer de ces chaines ? 

Suis-je apte à pratiquer alors que je suis pleine de peurs ?

 

Merci de m'avoir lu, 

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Asdepik
#1
Prenez votre temps. Ayez confiance en vous. Ne cédez pas aux mirages que vous croiserez. Gardez vos limites bien définies. Sortez rencontrer des gens en munch (rien ne vaut le réel). Prenez votre temps. Ne culpabilisez pas, nous avons tous un côté sombre. Vous êtes vous-même, avec toutes vos facettes. Méfiez-vous des beaux parleurs.
Ah, et puis surtout : prenez votre temps.
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subsiner
#2
Merci, je garde précieusement vos conseils 😊
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Neilerio
#3
"Suis-je apte à pratiquer alors que je suis pleine de peurs ?" la peur n'évite pas le danger et nous sommes nombreux et nombreuses à être phobique et bien plus ça nous empêche pas de pratiquer.
La mieux pour combattre la peur c'est la connaissance plus on en sait mieux c'est et plus on est apte à faire des bons choix un bon tri parmi ces partenaires potentiels.
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Louvia
#4
Bonjour, et bienvenue subsiner, J'ai une question pour vous :) 
Vous parlez de construction sociale "contre le BDSM"  A quoi faites vous allusion precisément ?  
 
Dernière modification le 22/06/2026 08:56:09 par Louvia.
Soyez la première personne à aimer.
Bonjour, Vous êtes absolument légitime, pour tout.

Il y a ici pas mal de conseils : https://www.bdsm.fr/blog/8622/D%C3%A9buter-une-relation-BDSM/ 

Nous sommes nombreux ici à pouvoir répondre à vos nombreuses questions.

"Ma construction sociale et mon expérience sont contre le BDSM. Ces chaines m'incombent. J'avance à mon rythme mais j'ai besoin de temps. Auriez-vous des conseils pour me détacher/libérer de ces chaines ? "

Malheureusement, on vit dans un contexte où, sous prétexte de liberté de la femme, on lui refourgue l'inverse : une égalité forcée, voire des obligations contraires d'une part, à ce qu'elle souhaite, d'autre part à sa biologie.

Voilà, il va falloir admettre qu'on est différent, et que vos envies sont légitimes -et partagées-. Sans aller jusqu'à déconstruire les déconstructeurs, partez du principe que si vous avez envie de quelque chose, tout va bien, plutôt que "ah oui mais je ne devrais pas avoir envie de X ou Y"

Vous voulez être dominée, c'est génial. Le contraire aurait été parfait aussi.

"Raisonnablement sexiste" de Laurent Obertone, montre assez bien nos différences et commence la déconstruction des mythes de sociologues mal baisées et mal dans leur peau.

Quelques repères de plus, ici https://intime-photographie.fr/incontournable/bdsm-et-abus-lart-du-consentement
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subsiner
#6
"Suis-je apte à pratiquer alors que je suis pleine de peurs ?" la peur n'évite pas le danger et nous sommes nombreux et nombreuses à être phobique et bien plus ça nous empêche pas de pratiquer. La mieux pour combattre la peur c'est la connaissance plus on en sait mieux c'est et plus on est apte à faire des bons choix un bon tri parmi ces partenaires potentiels.
  Merci beaucoup pour votre  commentaire ! Ce site est une mine d'informations pour ça je suis ravie de pouvoir chercher ce savoir.  Je réfléchis beaucoup à savoir profondemment mes attentes et aspirations,  "connais toi toi même", je l'applique partouut
Dernière modification le 23/06/2026 03:06:00 par subsiner.
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subsiner
#7
Bonjour, et bienvenue subsiner, J'ai une question pour vous :)  Vous parlez de construction sociale "contre le BDSM"  A quoi faites vous allusion precisément ?    
Merci de votre commentaire !
Je pense surtout aux principes de non-violence dans les relations bien instaurés dans notre société. Alors que j'aime bien la violence dans un certain contexte elle est complètement bannie dans le discours que j'entends depuis que je suis née. 
Les violentomètres en sont un exemple flagrant.
Tout aussi utile et ma plus grande contradiction est que j'adhère à ses principes...
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subsiner
#8
Bonjour, Vous êtes absolument légitime, pour tout.

Il y a ici pas mal de conseils : https://www.bdsm.fr/blog/8622/D%C3%A9buter-une-relation-BDSM/ 

Nous sommes nombreux ici à pouvoir répondre à vos nombreuses questions.

"Ma construction sociale et mon expérience sont contre le BDSM. Ces chaines m'incombent. J'avance à mon rythme mais j'ai besoin de temps. Auriez-vous des conseils pour me détacher/libérer de ces chaines ? "

Malheureusement, on vit dans un contexte où, sous prétexte de liberté de la femme, on lui refourgue l'inverse : une égalité forcée, voire des obligations contraires d'une part, à ce qu'elle souhaite, d'autre part à sa biologie.

Voilà, il va falloir admettre qu'on est différent, et que vos envies sont légitimes -et partagées-. Sans aller jusqu'à déconstruire les déconstructeurs, partez du principe que si vous avez envie de quelque chose, tout va bien, plutôt que "ah oui mais je ne devrais pas avoir envie de X ou Y"

Vous voulez être dominée, c'est génial. Le contraire aurait été parfait aussi.

"Raisonnablement sexiste" de Laurent Obertone, montre assez bien nos différences et commence la déconstruction des mythes de sociologues mal baisées et mal dans leur peau.

Quelques repères de plus, ici https://intime-photographie.fr/incontournable/bdsm-et-abus-lart-du-consentement
  Merci de votre commentaire. Il me rassure, surtout sur la 1ère phrase aha.  Je vais bien me saisir des ressources que vous m'avez partagé.
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Neilerio
#9
  Merci beaucoup pour votre  commentaire ! Ce site est une mine d'informations pour ça je suis ravie de pouvoir chercher ce savoir.  Je réfléchis beaucoup à savoir profondemment mes attentes et aspirations,  "connais toi toi même", je l'applique partouut
Je te dirais de ne pas te limiter à ce site, diversifier ces sources d'informations c'est important.
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Neilerio
#10
Merci de votre commentaire ! Je pense surtout aux principes de non-violence dans les relations bien instaurés dans notre société. Alors que j'aime bien la violence dans un certain contexte elle est complètement bannie dans le discours que j'entends depuis que je suis née.  Les violentomètres en sont un exemple flagrant. Tout aussi utile et ma plus grande contradiction est que j'adhère à ses principes...
Souffrir dans l'effort, souffrir au travail c'est considéré comme normal c'est la base du mythe de la méritocratie mais ce n'est pas sain car pas choisi.
Vouloir et aimer la "souffrance" dans l'intime c'est hautement trangressif, cela semble encore plus trangressif dans une société post #metoo.
Le violentometre est nécessaire y compris dans le BDSM car trop utilise le BDSM pour prolonger et accentuer les rapports de domination vanille qui ne sont pas consentis.  
Il y a des podcasts/video d'arte intéressant sur BDSM et feminisme comme "soumission impossible" ou "que faire des fantasmes de violence ?" 
Dernière modification le 23/06/2026 05:08:14 par Neilerio.
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Le_Travailleur
#11
Je vous ai répondu par mail. Bon courage
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Gappap
#12
Respirez. Tout vas bien. 
Des souffrances, on a tous vécu. Et c'est tant mieux, cela a fait la personne que nous sommes aujourd'hui. Elle sert d'expérience, d'acquis, de fondation sur quoi s'appuyer pour se connaître sur ce qu'on désire ou non. 
Les doms ne sommes pas si différents. Nous aussi avons tous vécu des histoires douloureuses. 
Faites attention aux red flag, au consentement, a la bienveillance dans le quotidien, a l'importance que vous porte votre dom et a la priorité qu'il porte à votre bien être quel qu'il soit. 
Pour apprendre à aimer être soumise. Ça s'apprend pas c'est inné. Vous le dites vous même cela fait partie de vos besoins. Ce qui s'apprend, c'est à accepter que ces jeux sont finalement ni étrange ni bizarre mais simplement une autre forme de vivre sa sexualité. 
 
Quand au reste, prenez le temps. Avant de vouloir courir faut savoir marcher. Vous êtes jeune vous avez le temps de parcourir, découvrir, explorer. 
Faites vous une bande d'amis dans le milieu m. Des amis (Dom/Domina/soumis/soumise) de confiance, expérimenté, qui pourront vous guider/conseiller/alerter au besoin. Fuyer celui qui voudra vous couper de votre vie sociale. Esclave ne signifie pas ne plus avoir de contact avec personne. Au contraire. 
Et pour le reste à Nantes y a un gros bassins de kinkers. Je vous invite à parler à SoyeuseSm par exemple, qui de votre ville et une femme soumise sûre avec une longue, très longue expérience. 
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Merci de votre commentaire ! Je pense surtout aux principes de non-violence dans les relations bien instaurés dans notre société. Alors que j'aime bien la violence dans un certain contexte elle est complètement bannie dans le discours que j'entends depuis que je suis née.  Les violentomètres en sont un exemple flagrant. Tout aussi utile et ma plus grande contradiction est que j'adhère à ses principes...
Le problème, aussi, c'est que si la société n'est pas homogène dans ses normes et qu'une grande proportion de personnes se met à ne pas respecter les règles concernant la violence... Il est nécessaire de ré-équilibrer la balance envers eux. Il est, je le crois, parfois nécessaire d'être violent, or comme on nous a retiré ce droit, et matraqué son interdiction, c'est compliqué.
On doit collectivement, re-apprendre à être violent en cas de nécessité. Et à en être capable.
En anglais, il y a la règle des 3T (Talk, Tell, Tackle) que je traduis librement en 3A ; Affirme, Alerte, Agis. Il s'agit d'une réponse graduée. Si quelqu'un embête ma fille et que le contexte le permet, elle est éduquée ainsi : affirme que tu veux qu'on te laisse tranquille, alerte les adultes autour, agis par tous moyens pour faire stopper le problème.
Les harceleurs / violents ne s'arrêtent que lorsqu'on les arrête. Par ailleurs, dès qu'on commence la spirale psychologique de peur, c'est compliqué.
 
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233218
  Sans consentement, un "dom" (car il n'en est plus un) va directement en prison 
 
Je vous encourage à suivre des comptes diffusant des résultats de jugements.
A moins que le dom ne tabasse sa soumise, puis lui coupe un bras, et le mange, et qu'il le fasse 6 fois de suites devant témoins : il n'ira jamais en prison.
Par exemple : https://x.com/duralexsl
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Gappap
#15
  Je vous encourage à suivre des comptes diffusant des résultats de jugements. A moins que le dom ne tabasse sa soumise, puis lui coupe un bras, et le mange, et qu'il le fasse 6 fois de suites devant témoins : il n'ira jamais en prison. Par exemple : https://x.com/duralexsl
 
Il y a nombre d'affaires qui finissent au tribunal. La dernière en date est dite Affaire Laetitia... Le gus a qua'd meme pris 25 ans de prison.. Comme quoi y a pas besoin de verser dans le cannibalisme pour finir à l'ombre si le/la S porte plainte 
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Neilerio
#16
  Je vous encourage à suivre des comptes diffusant des résultats de jugements. A moins que le dom ne tabasse sa soumise, puis lui coupe un bras, et le mange, et qu'il le fasse 6 fois de suites devant témoins : il n'ira jamais en prison. Par exemple : https://x.com/duralexsl
Dave the rope a pris 10 ans ferme pourtant
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Olivier
#17
Je vois que en France le délire est comme en Belgique
 
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  Il y a nombre d'affaires qui finissent au tribunal. La dernière en date est dite Affaire Laetitia... Le gus a qua'd meme pris 25 ans de prison.. Comme quoi y a pas besoin de verser dans le cannibalisme pour finir à l'ombre si le/la S porte plainte 


Vous semblez ne pas comprendre le principe d'une exagération volontaire, mais j'y reviendrai.

Tout d'abord, êtes-vous en train de présenter ce dossier comme celui où la victime est le gus en question ? La tournure "si le la S porte plainte" laisse planer un doute au goût amer, comme si on pouvait tous finir ainsi si la soumise décidait de se retourner, honteusement, contre le dom.

Cela étant dit ; vous illustrez mon propos parfaitement : 

Laëtitia R., a subi des violences extrêmes pendant 7 ans (de 2015 à 2022) de la part de son ex-compagnon.

Condamnation pour : 
- Viols aggravés répétés (conjugaux et par des tiers).
- Actes de torture et de barbarie : coups, brûlures, entailles (au cutter), étranglements, tatouage dégradant.
- Humiliations et pratiques extrêmes : zoophilie (imposée), scatophilie, ingestion forcée d’urine, privation de sommeil, etc.
- Proxénétisme aggravé : forcée à des relations sexuelles tarifées avec des centaines d’hommes (près de 500 selon la victime).

Laëtitia a décrit une emprise totale, des humiliations, violences physiques et psychologiques extrêmes, la traitant comme une « esclave sexuelle ».

Le jugement et la condamnation : 25 ans de réclusion criminelle, assortie d’une période de sûreté des deux tiers (il ne pourra pas demander de libération conditionnelle avant environ 16-17 ans). Je pense que la perpétuité et 25 ans de sûreté, c'était déjà plus raisonnable, côté justice.
Le ministère public avait requis la perpétuité, mais la cour a prononcé 25 ans.  

On est, je crois, assez proche de ce que je décris : des faits extraordinaires et une condamnation minable, hormis le cannibalisme, je l'admets.  

Pour la suite - et on pourra très bienôt le vérifier ensemble - que peut-il se passer ? 

- Théoriquement, période de sûreté de 16 ans, détention provisoire depuis 2022 dont il peut demander une sortie en 2038, dans 12 ans, pour avoir torturé et fait torturer / violer en centaines de fois.

- En réalité, un juge d'application des peines a une telle liberté que, je serais étonné que ça aille jusque là, dans 10 ans il aura passé la soixantaine, tout ça... J'ai déjà parlé de la différence entre les peines possibles et les peines prononcées, il reste à traiter la différence entre les peines prononcées et les peines appliquées. Vous pouvez vous renseigner.

Dave the rope a pris 10 ans ferme pourtant


Pardon, mais, de qui et de quoi parlez vous ?  

233218
Quel est le but de ce genre de propos ? Rappeler qu'il persiste une forme d'impunité dont bénéficient encore bon nombres d'hommes et dénoncer cette impunité ? Ou bien conforter certains "dom" dans le mépris des limites de leur soumise à partir du moment où il n'y a pas comme conséquences des mutilations irréversibles et visibles ?


Il s'agit en effet de la première proposition.

J'irai même jusqu'à trouver, mais c'est répandu, qu'il y a un "petit" souci avec les institutions qui jugent, en Rance. Il y a donc urgence à faire le tri nous-même, à l'entrée, déjà. 
Dernière modification le 25/06/2026 16:35:04 par Intime Photographie.
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Louvia
#19
Bonjour à vous Subsiner,
Je pense que vous devez apporter des distinctions nettes entre ce qui est acceptable en société et ce qui l'est dans votre sphère privée, VOTRE intimité. J'insiste, car au-delà de la bienveillance et du respect, valeurs fondamentales pour vivre une relation épanouissante, personne n'est en mesure de vous dicter ce qui est épanouissant pour vous.
J'ai vécu à mes débuts les mêmes troubles. On m'avait cultivée dans un bouillon d'indépendance, de liberté, dans une forme de sacralisation des droits que les femmes avaient gagnés...
Et moi j'étais là, à me rendre compte que le chemin qui était le mien était à l'opposé de tout ça. De tout ce que la société attendait de moi, du rôle que j'étais tenue d'avoir. Je me suis rendue compte à ce moment-là qu'en réalité, je n'étais pas libre du tout. Parce que les droits que j'avais en tant que femme étaient surtout des devoirs.
Le féminisme d'aujourd'hui nous propose un autre carcan. Il nous dicte à merveille ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas.
Mais acceptable pour qui, pour quoi, et quand ???
Sur le violentomètre (je ne connaissais pas du tout), moi, il y a des choses qui me semblent aberrantes. Si ça me plaît que mon homme me dicte comment m'habiller et me maquiller, qu'est-ce que ça peut leur foutre ? :)
Des conseils, je n'en aurai que peu. Vous avez trouvé ce qui vous fait vibrer. À votre âge, c'est un réel cadeau, quand bien même cela demande une grande acceptation de soi. Faites-vous confiance.
Ne perdez jamais de vue que vous seule êtes à même de juger quel est VOTRE chemin. Il vous faudra du temps pour les trouver, mais les réponses sont déjà en vous. :)
Faites attention à vous, mais n'ayez pas peur de vous tromper (en vous gardant en sécurité, bien évidemment). C'est aussi à travers les expériences que vous affinerez votre recherche et votre connaissance de vous-même. Connaissance qui, elle-même, viendra vous rassurer et vous faire avancer.
Commencez doucement et, petit à petit, vous baliserez votre chemin pour aller plus loin.
Je ne suis pas vraiment une grande loquace, mais si vous avez des questions, n'hésitez pas à me solliciter. Sinon je suis sûre que certaines le feront avec grand plaisir. En clair, vous n'êtes pas seule, et nous sommes nombreuses à être passées par là.
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Neilerio
#20
Je vous ai répondu par mail. Bon courage
C'est quoi l'intêrét de répondre par mail à un sujet public et en plus de l'annoncer en public ?
Je pose la question mais en ayant vu ton profil je me doute des arrières pensées qui vont avec le mail
Dernière modification le 03/07/2026 09:16:55 par Neilerio.
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Avouons le tout de go:
"Ce petit monde si respectueux" comme il aime tant s'annoncer ne l'est pas autant!
Il fut un temps, quand internet n'était pas si commun (et dont certains se rapellent!) les rencontres se passaient dans des clubs, par cooptation si je puis dire.
Nous y apprenions doucement, mais surement...

Puis sont arrivés la série des 50 nuances..
Bien que décrié dans le "milieux" pour le coté fantasmagorique, il n'en reste pas moins que le fondement est parfaitement valable.
Et à permis une "démocratisations" dans l'esprit des personnes => augmentation des ventes de cravaches dans les rayons Décathlon...

Mais à aussi été un appel d'air pour tous les pervers narcissiques, les psychopathes....
Je ne cesse de le rappeller, mais, un Dom ou un Maitre ne sont rien sans soumise ou esclave.
Il y a d'ailleurs certains signes qui ne trompent pas: les pseudos "Master","Sir" accompagnné de 800 amis...
Ceux dont les profils sont vides, ou juste avec "recherche soumise" comme toute présentation !
Sans compter les brouteures, les fantasmeurs..

Il y a une chose formidable chez l'Etre Humain nommée intelligence...
Il faut aussi savoir mettre ses hormonnes de coté et prendre du recul !
Déjà, une relation "vanille" se construit...
Il est d'autant plus nécessaire de construire la relation avec son dominant !
Et s'il n'est là que pour le sexe, qu'il n'a pas de temps à vous consacrer, il y a de fortes, voir de TRES forte chance qu'il n'en aura pas dans la vie réelle...
Autre signe pouvant faire sonner l'alarme? un désir de vous couper de votre famille, des amis, et vous couper du travail....
Ce doit etre laors l'alarme rouge qui doit sonner !!!!

Bref...
Le chemin est ardu, plein de piège...
Mais, il existe aussi de véritables pratiquants....
Alors prendre son temps....
Ou, comme le recommande Asdepik, prendre son temps...
Et, après maintes échanges, de tout, de rien, cela sonnera comme une évidence...
Et alors, ce n'est pas lui qui vous demandera d"etre sa soumise, mais vous qui lui demandera de vous prendre comme soumise/esclave...

Une dernière chose cependant:
Heu... vous a-t-on dit de prendre votre temps et de faire fonctionner votre intelligence????
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Tindalos
#22
Sur le violentomètre (je ne connaissais pas du tout), moi, il y a des choses qui me semblent aberrantes. Si ça me plaît que mon homme me dicte comment m'habiller et me maquiller, qu'est-ce que ça peut leur foutre ? :)
Alors je suis d'accord, le violentomètre n'est pas forcément adapté à nos dynamiques de pouvoir asymétriques, bien évidemment. Nous sommes dans un relation de type CNC, donc bien évidemment que notre score est dans le rouge vif.   Néanmoins il me semble que c'est un outil utile quand on le lit au travers d'une grille incluant le consentement et la manipulation. Ça n'est pas universel, parce que nous sommes à la marge, mais ça permet parfois de se poser les bonnes questions. 
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Noéline
#23
Bonjour Subsiner,
En vous lisant, je ne me suis pas dit que vous étiez « pleine de peurs », mais plutôt que vous aviez tiré des leçons d'une mauvaise expérience.
Vous dites vouloir revenir petit à petit, prendre votre temps et ne pas reproduire les mêmes erreurs. Personnellement, je trouve que c'est une démarche saine.
Le BDSM repose sur la confiance, mais la confiance ne se donne pas d'un seul coup, elle se construit. Je pense que vos interrogations et votre prudence ne sont pas des faiblesses ; elles peuvent justement vous aider à mieux choisir la personne avec qui vous partagerez cette relation.
Je vous souhaite de rencontrer quelqu'un qui saura vous donner envie d'avoir confiance, sans jamais vous la réclamer.
Bonne continuation dans votre cheminement. 
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Bonjour Princesse 👸 
Serait-il possible de savoir ce qui t'a poussé vers le bdsm alors même que c'était contraire à ton idée du couple?
T'inquiète j'ai lu ton profil,  je ne cherche rien je sais que je n'ai pas l'âge ok, mais tu parles de ta recherche de tes limites pour jouer à les dépasser,  et ça je t'avoue que c'est ce qui me passionne, et comme tu es très jeune, tu as certainement une explication rèelement pure! 
Après je te laisse, je ne vais pas insister
  je suis juste très curieux de comprendre l'envie de transgression (car pour moi, c'est ça le BDSM = le désir de transgression)
 
Merci d'avance. 
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