Gémaux
#0

Honte et culpabilité...

Oui... bien des fois, j'ai ressenti ces sentiments. Et j'imagine que je ne suis pas le seul ici.

J'aimerais vraiment recueillir les avis de tout le monde.

Honte de se mettre "à nu", par écrit ou dans la vraie vie.

Honte d'avoir fantasmé sur tout et n'importe quoi.

Honte d'avoir ressenti une attirance pour une personne du même sexe, ou avec une différence d'âge qui nous questionne.

Culpabilité de consacrer autant de place à ses plaisirs alors que certains n'ont presque rien.

Culpabilité d'avoir des pensées pour d'autres personnes que sa ou son partenaire.

Honte d'avoir parfois suivi une pulsion — même seulement en pensée — plutôt que la raison ou la prudence.

Honte du regard que les autres pourraient porter sur nous.

Bref... la liste peut être longue.

Je trouve le sujet immense, justement parce qu'il touche autant à la sexualité qu'à l'éducation, aux valeurs, à la morale, au regard des autres, ou même à notre propre regard sur nous-mêmes.

Alors je lance la discussion.

Qu'est-ce qui vous a déjà fait ressentir de la honte ou de la culpabilité dans votre parcours BDSM, ou autour de votre sexualité en général ?

Et surtout : est-ce que ces sentiments ont diminué avec le temps, ou sont-ils toujours là ?

Vous me pardonnerez , je me suis servis d une IA pour corriger mes fautes d ' orthographe et divers accents....
des fois , je culpabilise vis à vis de mes proches de passer trop de temps ici , mais je sais que rien que par écrit j ai eu quelques fois la chance de beaucoup recevoir et d apporter de l 'écoute , du soutien et d autres choses , et m éfforce au mieu de le rendre en énergie positive à mes proches .

merci pour votre participation .

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ShibariRiggerAtHome
#1
Je vois ça ainsi:
  • soit vous êtes un "soumis" de la société, et elle dicte votre peur de jugement - à l'extérieur, en gardant la chose secrète, vous êtes potentiellement bien vu MAIS, le jour où ça éclatera en public ou quand ça se sera, vous serez définitivement l'ingras, le paria, l'exclu.e et le plus mal vu de votre entourage jusqu'à votre mort. Ca peut aussi poser de sérieux problèmes de communication (surtout si vous êtes en couple) ou de frustration, à vie.
  • soit vous êtes le dominant de vous-même, et vous assumez en public - à l'extérieur, quelques personnes (surtout votre famille et quelques amis) arrêteront d'intérargir avec vous, vous verrez moins vos petits cousins/neuveux/nièces mais pour le reste, c'est une libération totale et de manière générale, malgré vos penchants, tout le monde vous appréciera et le reste sera heureux d'en discuter avec vous jusqu'à votre mort. Aucune frustration, aucun problème de communication.

Pour vous donner une idée: mon porte clef a un petit ourson habillé en tenue BDSM, toute mon entreprise (top 10 internationale) sait que je fais du BDSM à haut niveau, le manager se tort de rire quand il lit "Latex pool party" ou "WE Latex poney Saumur" ou "Demoniak" en commentaire de mes jours de congés posés et me demande ce que c'est. Mes parents ont abandonné depuis longtemps de me demander d'arrrêter de pratiquer le BDSM, ma famille me prend pour une folle (catholiques pratiquants) mais respectent comme moi je respecte la pratique intense de leur religion. Je poste des photos de moi sur Fet (jamais sexuelles) mais à visage découvert, mes amis sont pour la moitié des personnes issues du monde BDSM et l'autre moitié sait très bien ce que je fais. Notre maison n'a pas de pièce dediée au BDSM (pas de donjon) mais notre salon a, aux 4 coins de la pièces, les bases d'un portique de suspension avec 2 moteurs de levage, de décorations BDSM, 4 immenses armoires rempli de latex, de jouets et de contraintes et pourtant, on ne cache rien quand nos familles proches viennent chaque année nous voir (bon, les jouets et latex sont cachés dans les armoires). À notre mariage, on avait une moyenne tente exclusivement réservée au BDSM et avions 135 couverts - 2/3 cathos, 1/3 pratiquants le BDSM - et oui on l'a fait ! On a un immense cadre de nous en tenue de mariés en latex dans notre salon, bref... si on invite des personnes chez nous, ils ne pourront pas NE PAS voir qu'on pratique le BDSM. Et on se souviendra toujours du jour où mon mari a ouvert à une témoin de Jéhovah ou autre secte - la pauvre : quand elle m'a vu et vu tout ça en arrière plan, elle nous a dit "pardon du dérangement" et est partie sonner chez les voisins. Point avantageux: plus personne ne se pose de question du pourquoi vous êtes trans et/ou votre mari gay. Au boulot personne ne peut me faire du chantage, c'est même l'inverse : ils veulent toujours en savoir plus (surtout les hommes). Situation opposée : certains de mes collègues de bureau ne veulent pas venir aux Munch car ils savent que je serai toujours là et ça les met mal à l'aise d'imaginer ça. En revanche, à assumer publiquement, j'ai des difficultés à accéder à des postes de management, ça c'est vrai.
Nous, avoir honte ? Jamais ! Ce qu'en pense les autres ? On s'en tamponne. Tu aimes ? => Cool, on peut même te faire tester notre matériel mais on ne te le prête pas et on ne t'invite pas dans nos jeux, c'est intime. Tu n'aimes pas ? => Tant que tu nous emmerdes pas avec ça, rien à cirer de savoir ce que tu en penses mais on fera le nécessaire pour éviter de t'en parler. Ce dont on aurait honte en revanche, c'est de poster des photos de nous qui dévoile nos corps nus ou de pratiquer du BDSM devant des enfants où dans un endroit non dédié au BDSM (entreprise, famille, etc.) mais ça ne nous est quasiment jamais arrivé. C'est bien plus les membres de notre famille qui nous font honte, qui refusent/refoulent les gays, le monde BDSM et tout ce qui n'est pas "vanille" - et le cousin de mon mari, gay, hait donc ses parents et eux le rejettent. Et c'est "nous" la honte ....
Le regard des autres dépend uniquement de VOTRE définition d'assumer qui vous êtes et ce que vous faites. Pour comparaison : vous avez déjà vu un mec (dans la rue) surtatoué avec un tas de piercings ou autre et avoir du mal à assumer ? Non. Si dans la rue vous en voyez un, vous vous dites "erk, c'est quoi cette merde ?" ou vous vous dites juste "ouh là, il est sacrément tatoué celui-là !" ? Je pari largement pour la seconde option. Certains aimeraient pouvoir être ainsi mais ne le font pas par peur de jugement - pourtant tous ceux qui sont habillés ainsi ne sont pas mal vus par la société. Pareil dans votre cas. Nos amis très vanille ont des passions communes avec nous outre le BDSM, et pourtant, on sort régulièrement ensemble. Et d'ailleurs, je note que ceux qui ont le plus de mal à en parler sont ... les hommes ! Les femmes à l'inverse me demandent facilement. Et au boulot c'est tout l'inverse - allez savoir
Nos sentiments n'ont pas diminués non, au contraire. En revanche ils ont évolués (surtout avec les hormones et nos envies respectives). Depuis qu'on s'est rencontré, sauf rares exceptions, on va une fois par mois en club BDSM et on pratique chez nous souvent les WE. On a pas peur de parler, entre nous uniquement, ouvertement de tout en terme de BDSM et de sexe, à des niveaux qui friserait l'illégalité : on parle zoophilie (ça reste des fantasmes je vous rassure, surtout tourné sur le poney et les chevaux à cause de nos tenues et accessoires liés à ça), on parle de viol simulé ou à jouer, etc. - aucun problème. Entre amis, ça dépend de chacun. Au boulot, je ne parle presque de rien (interdit par la politique de ma boîte) mais j'ai le droit de distribuer mon lien FetLife et de parler d'activités non sexuelles (latex, bondage pur, shibari, etc.) - mes supérieurs ne veulent juste pas de mention au sexe, relation sexuelle ou pratiques considérées illégales.
Le plus vous avez confiance en vous, le plus vous pouvez assumer et le plus vous irez loin dans la vie. Ne soyez pas le soumis des autres, dominez l'image que vous renvoyez aux autres.
Dernière modification le 28/09/2026 03:33:06 par ShibariRiggerAtHome.
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Kawa
#2
Personnelement je ne pense pas déjà avoir eu de honte à proprement parler pour tout ce qui est de ma sexualité ou tout ce qui tourne autour du BDSM. Bien sûr y'a eu des moments de gênes, d'incompréhension etc. Mais rien d'ancré, rien de prenant en tout cas. 
Après j'assume et je parle de sexe et de BDSM avec qui le souhaite, je ne m'en cache pas dans mon milieu professionnel ou personnel sans pour autant l'étaler. Mais ça a toujours été plus ou moins le cas aussi loin que je me souvienne.

Je pars du principe que les gens qui veulent cracher sur mon dos, me dénigrer, ou qui sont fermé d'esprits, en s'appuyant sur la sexualité ou autres. Sont des personnes à qui je n'accorde pas le moindre crédit ni la moindre valeur. Et en soit le fait qu'ils soient au courant ne change en rien la finalité, juste leurs "arguments".

De mon point de vue ce que vous décrivez ressemble plus à une dissonance avec vous même. Ce qui en soit est normal si vous avez construit une vie et que vous avez commencer à dévelloper tout un monde sans le partager aux autres.

Je ne peux que vous conseiller de vous accorder le droit d'avoir du temps, et de l'espace pour vous. De partager un peu vos pensées comme vous le pouvez et comme vous le faites ici. En s'ouvrant aux autres (sans parler forcément de votre entourage proche)  ce sentiment de honte devrais s'attenuer petit à petit. Respectez vous, aimez vous, et vous aurez encore plus d'énergie et de belles choses à partager aux autres <3

 
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sylvie35
#3
Vous me direz si je me trompe, mais il me semble qu'il y a deux aspects dans votre questionnement: honte-culpabilité vis-à-vis des autres et honte-culpabilité vis-à-vis de vous-même. 

Pour le deuxième aspect, c'est une sorte de dissonance cognitive, comme l'a dit Kawa. Pour ma part, je n'ai pas ressenti cela puisque je me sens en accord avec mes valeurs et ma nature profonde. 

Concernant les autres, soyez prudent avant d'aller annoncer vos petits secrets à la cantonade. Les gens ont vite fait de vous coller une étiquette et après c'est irréversible. 

Je crois que le seul moment où j'ai ressenti une sorte de culpabilité (pas de honte) c'est dans la période où je cachais la nature exacte de notre relation à mes parents. Comme nous sommes très proches, cela m'embêtait vraiment de leur cacher un aspect aussi important de ma vie. 

Pour les autres personnes, j'estime que cela ne les regarde pas. Je suis plutôt réservée de nature, donc je ne vais pas étaler ma vie privée dans les conversations. 
Si des collègues de travail ou d'autres proches venaient à l'apprendre, j'expliquerai, et cela je pense savoir le faire puisque les choses sont claires dans ma tête - ce qui se conçoit bien s'énonce clairement 🙂. Enfin, j'expliquerai à ceux qui ont envie d'écouter et pour ceux qui jugent sans comprendre, eh bien tant pis. Pas de honte, mais si je peux éviter de me faire coller une étiquette, j'évite, donc je n'irai pas divulguer les choses de moi-même.
Ceci étant je suis plutôt casanière, je ne fréquente pas les évènements sociaux, le bruit, la foule et les discussions superficielles ne m'intéressent pas et me fatiguent, donc aucun risque de tomber sur un collègue de travail dans une soirée bdsm ou de parler un peu trop lors d'une soirée trop arrosée 😉 ce qui limite fortement le risque de divulgation d'informations.

 
Dernière modification le 28/09/2026 14:12:05 par sylvie35.
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Gémaux
#4
Merci à vous pour ces confidences , vos réponses et point de vue , et d avoir pris la peine d écrire tout cela .!!!     :)  :)   :)

Shibari ; je dois avouer que je suis impressioné .
assumer à ce point là , ce n est pas à la portée de tout le monde , aussi je vous félicite , et je suis sure que vous n etes pas du genre à provoquer pour le plaisir ou à manquer de respect.

Kawa , merci également pour vos précieux conseils , oui la "dissonace" , c est bien le problème que j ai .
et oui le respect de soi , là aussi je vous rejoins , et c est dès lors ou j en ai fait preuves que les choses se sont améliorées pour moi .

Sylvie ; je vous rejoins également , car le sujet est totalemnt ouvert , et aussi pour but de laisser les personnes qui on du mal à s exprimer  ,le faire .
et oui de base je parlais de mes propres hontes , complexes , et culpabilités.

Me concernant , je le statut de commercant et restaurateur , d un tout petit village , on tiens cela avec ma femme , et notre fille n as que 7 ans et vas à l ecole juste en face , et on est le seul lieu convivial du village..
on a un role sociale et pour mission de créer du lien , et là ou c est difficile , c est que une grande majorité de gens , eux sont dans le jugement , les clans , de tout bord politoque , et beaucoup parlent dans le dos des autres.....
donc on a appris à "surfer" , à blaguer et à donner l impression d e^tre compréhensif et d accord.....
on a aussi un role de "psy" , car ils viennent tout déballer , surtouut de façon éroné et exageré .....ils on tendance à oublier que c est souvent au "barman" quon confie les petits secrets honteux .
ce n est pas toujours simple , je l avoue , mais j ai toujours été fière de nous de réussir à mettre une personne assé à l aise pour qu elle puissent se dévoiler .
donc , le jugement , on a vite mis cela de coté , on comprend mieux une personne quand on connais sa vraie histoire .

la honte , est une chose profondement encré en moi , et justement j ai appris petit à petit à m en défaire , mais je sais que la route est longue .
c est du à l education et à la religion pour faire court .
le vecue , n as pas aidé , car tout jeune , garçon comme fille un peu plus agés que moi m on gentillement forcé à découvrir le sexe ....abus , viol ?    non je ne pense pas mais j étais beaucoup beaucoup trop jeune c est sure ....
donc je me construit "honteusement" avec cela , dès lors , dès que je pense au sexe , ça me ramène dans cette émotion de honte .
il y a des jours ou je reverai de me faire abuser et d autres ou je trouve cela honteux....
cette oscillation est tellement constante , qu elle est devenu ma réalité , je l accepte et fais avec , du coup j arrive aujourd hui à presque en rire .

aussi je suis en couple depuis douze ans dans une relation vanille "très legerement épicés" , et cela m apporte une certaines quiétude , mais il y a des jours , ou j aimerais bien aller au bout des blagues qu on fait  dans le restuarant.

.la nuit , quand le resto est férmé , le patron se maquille , met une jupe et vas combler le manque à gagner 
.si ma femme sert mal le café , elle aura la féssé
.le patron doit se faire mal au travail , sinon la patronne sera très méchante
.bienvenue le dimanche dans notre cave après 23h pour des soirées inoubliable , dress code , et tout est permis ! 



 
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Eris REINEetPutain 佩玲
#5
Bonsoir Gémeaux et bonsoir tout le monde.

A bien vous lire, je trouve qu'il y a de la lumière qui passe dans ce que vous avez l'impression d'être fissuré.

A chacun son parcours, son enfance, son éducation et sa culture, mais je pense qu'il y a légion de gens qui ont pu grandir avec des traditions plus ou moins folkloriques ayant des origines judeo-chretiennes, quoique, à partir du moment où on grandit dans une religion, on a tous ce rapport avec ce regard concupiscent et honteux envers la sexualité en général, notre propre sexualité parfois difficile à assumer... De la même façon qu'une femme peut se retrouver avec des noeuds au cerveau parce que ses désirs de soumission ne sont pas forcément "compatibles" avec ses batailles féministes ou anti-patriarcales du quotidien.

Ce genre de sentiment honteux teinté de culpabilité, à vrai dire, je la gère en cloisonnant. Mes pratiques sexuelles ne m'empêchent pas de pratiquer mes croyances, et ne m'empêchent pas d'apprendre à mes filles à se débrouiller seules avant de compter sur autrui. Il ne s'agit pas de masque ou d'hypocrisie. Vous même étant commerçant, vous connaissez ces "parenthèses" dans lesquelles on isole une partie de soi-même, parce que le contexte, l'environnement ou le public ne se prête pas au sujet. 

Quant à votre vécu... Nous sommes légions aussi à partager le même "genre" de passif. Vous et moi avons quasi le même âge et nous faisons partie de cette fameuse génération qui a avalé des couleuvres et qui sait les digérer pour tenir environ à peu près droit dans des bottes parfois trop sérrées. Ce qui est cool avec ça, c'est que la plupart du temps, on va savoir, même de façon empirique, "utiliser" nos pratiques à des fins plutôt catharsistiques, ce qui nous aide à fermer pas mal de tiroirs.

Vos fantasmes... sont..."classiques", sans méchanceté ni jugement... Les kinks, les fantasmes parfois alimentent un espèce "d'instinct de survie". Je ne suis pas sûre que vous voyiez ce que je veux dire, mais peut être bien que oui...

Enfin, pour finir sur votre couple, il a l'air solide : patron et patronne, ce n'est pas donné à tout le monde. Alors, je suis sûre qu'avec une bonne communication, mais surtout, de l'audace, de l'humour et même...de l'amour, vous irez au bout de vos "blagues" qui deviendront des moments de lâcher prise pour l'un comme pour l'autre, des grands moments de complicité, et pas mal de braises soufflées et rallumées!

Cheers!

 
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Gémaux
#6
Bonsoir Eris , 
je suis extremement touché par votre empathie , j avoue que vous avez su me rassurer .
merci de vous avoir donné cette peine de me lire ainsi et d écrire tout cela.
il est sûre que je suis à des années lumières de votre talent pour maîtriser la langue française ....

oui notre couple est très solide et c est souvent dans les épreuves difficiles qu il s est soudé .

aussi , j essaye au mieux de transformer toutes énergie difficiles , en quelques choses de constructif , que ce soit dans mon couple , au travail et aussi ici .

merci à vous tous , vous donnez une dimension tout autre et belles à ces forums de discussions .

bonne soirée .  
Soyez la première personne à aimer.
Carl
#7
Quand tu te fous vraiment de ce que les gens pensent de toi, c'est que tu as atteint un degré dangereusement génial de liberté
Jim Morrison
Soyez la première personne à aimer.





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