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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
La chambre d’Élise ressemble à un champ de bataille : plusieurs robes abandonnées sur le lit, des chaussures éparpillées sur le tapis. Debout devant sa penderie ouverte, la jeune femme hésite, le cœur battant à tout rompre. L’idée de se rendre ce soir au Cercle est aussi grisante qu’effrayante. Dans sa poitrine, l’excitation et l’appréhension s’entremêlent, formant un tourbillon d’émotions qui la fait presque vaciller. Ses tétons dardent, sa moiteur intime ne cesse. La chaleur lui brûle les joues tandis qu’un frisson glacé lui parcourt l’échine : ces sensations contraires qui se disputent tout son être.
Avant de choisir sa robe, Élise s’était attarde longuement devant son tiroir à lingerie, consciente que ces pièces cachées sous ses vêtements (mais pour combien de temps?) joueraient un rôle essentiel dans l’état d’esprit qu’elle souhaitait incarner. Elle effleure d’abord un ensemble en dentelle noire, fin et délicat, dont la texture évoquait un léger frisson quand elle en caresse les contours. La douceur du tissu entre ses doigts lui rappele à quel point ces dessous peuvent influencer son ressenti, comme un secret qu’elle seule porterait en se rendant au Cercle. Puis ses yeux se posent sur un autre ensemble, en satin couleur ivoire, aux finitions de guipure légèrement plus romantiques. Un instant, elle avait imaginé la subtilité de la teinte claire sous une robe sombre, le contraste invisible pour autrui, mais capable de susciter chez elle une sensation d’audace, d’insolence, de provocation. Dans le miroir, elle tente de se projeter, mesurant l’effet que chaque option aurait sur son allure et sur la confiance qu’elle souhaie projeter. Finalement, après de longues minutes de réflexion, elle se décide pour la dentelle noire, trouvant dans cette couleur une note de mystère et de sensualité à la fois et qui lui semble en cohérence avec l’ambiance qu’elle a cru percevoir des photographies qu’elle a exhumées d’internet lors de son enquête sur Le Cercle . Le soutien-gorge, balconnet, rehausse sa poitrine et titillait ses tétons, tandis que la culotte échancrée épouse ses hanches avec une élégance discrète autant qu’elle mettait ses fesses en valeur. Elle est manifestement très désirable mais en a-t-elle la pleine conscience ?
Avant de refermer le tiroir, elle a laissé son regard dériver sur un porte-jarretelles assorti, hésitant à y ajouter un soupçon de provocation supplémentaire. Le simple contact du satin sur sa peau a suffi à faire naître en elle un frisson d’excitation, et elle se surprend à sourire, ravie de ce secret qu’elle emportera avec elle. Lorsque finalement elle se contemple dans le miroir, vêtue de ces quelques grammes de dentelle, elle sentson cœur battre plus vite : c’est là l’expression la plus intime de son désir, une intention murmurée dont elle seule avait la clé (ou du moins le croyait-elle naïvement à ce stade), prête à se révéler ou non, selon ce qui adviendra derrière les portes closes du Cercle (si tant est, en réalité, qu’on lui en laisse véritablement le choix...).
Elle inspire profondément en effleurant du bout des doigts le tissu d’une élégante robe vert bouteille, classique et plutôt sage. La matière douce glisse entre ses mains et, un instant, elle s’imagine arriver au Cercle enveloppée de ce vert sobre qui la ferait passer inaperçue. Ce serait plus sage, pense-t-elle en fronçant légèrement les sourcils.
Mais déjà, son autre main a saisi une robe noir qui pend sur un cintre voisin. Le satin noir, plus provoquante, semblait l’appeler : il luit faiblement sous la lumière de la chambre, promettant une tout autre apparition. Élise mordille sa lèvre inférieure, indécise. Laquelle refléterait le mieux ce qu’elle ressent ce soir ? La sécurité d’une tenue discrète, ou la revendication flamboyante de son audace nouvelle ?
Après un dernier coup d’œil hésitant, son choix se fait. D’un geste vif, Élise retire son peignoir, libérant ses épaules, ses fesses, sa poitrine gonflée, et son sexe tout juste épilé qui tous frissonnent au contact de l’air frais de la pièce. Elle enfile les dessous choisis, le soutien-gorge, les bas, le soutien gorge à balconnet … Son cœur s’emballe lorsqu’elle saisit finalement la robe noire. Elle enfile la robe par la tête ; le satin frais caresse sa peau tandis qu’elle le fait glisser le long de son corps. Le frôlement du tissu la fait frémir. L’excite. Elle ajuste le bustier de la robe sur sa poitrine, puis remonte la fermeture éclair dans son dos du bout des doigts tremblants. Chaque cran qui se fixe résonne comme un compte à rebours dans le silence de la chambre. La robe moulante épouse sa silhouette comme une seconde peau. Élise sent son ventre se nouer tandis que son dos se tient plus droit : entre peur et fierté, la tenue la transforme déjà.
Elle marque une pause et ferme les yeux un instant, s’habituant à la sensation du vêtement qui la ceint. Le satin est si doux qu’il en est presque apaisant, mais la coupe ajustée la rend très consciente de son corps. Elle inspire profondément, tentant de calmer les démons qui bouillonnent déjà en elle. Du bout des doigts, elle lisse le devant de la robe, suivant la courbe de ses hanches. Est-ce qu’elle en fait trop ? Aussitôt, une petite voix dans sa tête chuchote que non : elle veut se sentir belle et désirable. Cette robe l’y aidera.
Il lui faut maintenant choisir les chaussures. Devant le miroir sur pied, deux paires l’attendent, vestiges de son indécision fiévreuse d’il y a quelques minutes à peine. Des escarpins, au talon modéré, confortables et sûrs, contrastent avec des sandales à talons aiguilles d’un noir assorti à la robe. Élise se mord l’intérieur de la joue. Le confort ou l’éclat ?
Son regard passe de l’une à l’autre. Elle imagine un instant sa démarche vacillante sur les talons aiguilles qu’elle porte peu (elle manque rarement de trébucher quand elle est nerveuse) puis songe à l’allure qu’ils donneraient à ses jambes. Finalement, dans un élan de détermination, elle attrape les sandales rouges. Assez d’hésitation : ce soir, elle joue la carte de l’audace jusqu’au bout.
Elle s’assoit sur le rebord du lit pour les enfiler, le souffle un peu court sous l’effet de l’émotion. La lanière de cuir glisse sur sa cheville ; la boucle métallique émet un petit clic sec tandis qu’elle la fixe avec précaution. Ses mains moites rendent l’opération maladroite et elle doit s’y reprendre à deux fois pour attacher la bride de la seconde sandale. Lorsqu’elle se redresse enfin sur ses talons, elle vacille légèrement. La hauteur inhabituelle la fait tituber d’un pas et elle agrippe le montant du lit, lâchant un bref rire nerveux. L’adrénaline la fait trembler, mais elle persiste : un pas après l’autre, elle s’habitue à la cambrure prononcée. Bientôt, elle tient debout, perchée mais fière, gagnant quelques centimètres qui allongent sa silhouette dans le miroir.
Élise se poste devant le grand miroir de l’armoire pour s’examiner de la tête aux pieds. Ce qu’elle voit la déstabilise un instant. Est-ce bien elle, cette jeune femme élégante aux joues encore roses d’anticipation et aux yeux brillants d’une lueur fiévreuse ? Elle a l’air différente, presque étrangère à elle-même dans cette tenue qu’elle n’aurait jamais osé porter il y a peu. Un mélange de trac et de fierté se lit sur ses traits. Elle essaie de sourire à son reflet pour se donner du courage ; le résultat est une esquisse de sourire tremblant qui s’affermit peu à peu. "Ça va aller", murmure-t-elle, le son de sa voix brisant le silence pesant.
D’un geste machinal, elle repousse une mèche de cheveux derrière son oreille. Ses doigts rencontrent l'absence de boucles d’oreilles. Comment a-t-elle pu oublier ce détail ? Elle se précipite vers son coffret à bijoux sur la commode, fouillant fébrilement pour trouver la paire idéale. Peut-être les pendants discrets en argent, ou bien ces boucles en pierre de lune qui s’accorderaient parfaitement avec sa robe ? Elle hésite un instant, les deux options brillent dans sa main tandis qu’elle les approche de son visage devant le miroir. Ce soir, elle le sent, elle préfère les pierres de lune.
Elle accroche les boucles à ses oreilles avec soin, le métal froid contre sa peau la fait légèrement frissonner. Puis elle clipse autour de son cou un fin collier doré, discret éclat de lumière sur sa peau. Un dernier coup d’œil dans le miroir lui confirme que l’ensemble est harmonieux. Élise prend alors une inspiration tremblante en constatant que la transformation est achevée : elle se tient là, parée pour comme une escort, méconnaissable et pourtant intensément elle-même.
Son cœur cogne si fort qu’elle l’entend presque dans le silence de l’appartement. À présent prête, il ne lui reste qu’à attendre l’arrivée de son Uber, commandé quelques minutes plus tôt d’une main fébrile. Cette simple pensée ravive aussitôt sa nervosité. Maintenant qu’elle n’a plus l’esprit occupé par les préparatifs, l’angoisse remonte en flèche. Elle attrape sa pochette posée sur le lit et en vérifie le contenu pour la troisième fois en dix minutes : téléphone, clés, carte, rouge à lèvres… tout y est… prise d’un remord, elle complète son kit de survie de trois préservatifs, qu’elle ose à peine regarder, elle ne veut pas s’avouer qu’elle à envie de se faire prendre, qu’elle l’espère viscéralement. Ses gestes sont rapides, un peu saccadés. Un coup d’œil à l’écran de son smartphone lui apprend que le chauffeur n’est plus qu’à cinq minutes. Cinq minutes… Chaque seconde qui s’égrène la rapproche du moment fatidique, et son pied commence à taper nerveusement sur le sol.
Que faire de ces minutes interminables ? Élise marche de long en large dans son salon, le claquement sec de ses talons sur le parquet venant enfin rompre le silence. Ce bruit régulier lui tient compagnie, presque rassurant au milieu du tumulte de ses pensées. Elle s’efforce de respirer lentement, comme elle l’a lu dans un article pour calmer l’anxiété : inspirer… expirer… Mais son souffle reste court, bloqué par l’appréhension qui lui serre la poitrine. Son regard se perd un instant par la fenêtre sur la nuit lyonnais au-dehors. Les lumières de la ville scintillent et semblent l’appeler elles aussi. Là-bas, quelque part, le Cercle l’attend. Cette idée fait battre la chamade à son cœur une fois de plus.
Soudain, le téléphone vibre entre ses doigts. Élise sursaute, le cœur au bord des lèvres. L’écran affiche : « Votre chauffeur Uber est arrivé. » C’est l’heure. Un pic d’adrénaline la traverse, comme une décharge électrique. Elle attrape en hâte sa veste noire posée sur le dossier d’une chaise, dans son agitation, elle en avait presque oublié la fraîcheur nocturne, et l’enfile sur ses épaules. En saisissant la poignée de la porte d’entrée, elle constate que sa main tremble. Elle marque une seconde d’arrêt, ferme les yeux et inspire profondément une dernière fois. Son estomac est toujours noué, mais elle sent aussi monter en elle une euphorie contenue et une tension sexuelle grandissante. C’est un saut dans l’inconnu, terrifiant et grisant à la fois.
Elle tourne la poignée. La porte s’ouvre sur le couloir désert et, avant qu’elle ne puisse changer d’avis, Élise sort en refermant derrière elle. Le claquement sec du verrou sonne comme un point de non-retour. Son cœur bat à tout rompre, et ses jolies jambes lui paraissent soudain légères sous l’effet de l’adrénaline. Tandis qu’elle avance vers l’ascenseur, chaque pas résonne à ses oreilles, amplifié par sa propre tension. Elle se sent presque flottante, vaporeuse, portée par une énergie nouvelle. L’ascenseur arrive ; dans le miroir des portes en métal poli qui s’ouvrent, elle aperçoit une dernière fois son reflet. Menton haut, regard déterminé, avec un soupçon de lubricité malgré l'éclat d'inquiétude dans ses yeux : elle a peur, oui, mais elle a envie. Envie de sexe et de lâcher prise
Lorsqu’Élise sort de l’immeuble, l’air frais de la nuit la surprend et la revigore. Sur le trottoir, une voiture l’attend, phares allumés. Elle inspire une goulée d’air froid qui pique légèrement ses poumons. Son excitation hausse d’un cran, plus vive que jamais maintenant qu’elle y est.
Son angoisse, elle, n’a pas disparu, mais elle est reléguée au second plan par l’urgence de l’instant. L’adrénaline pulsant dans ses veines lui donne le courage d’avancer. Élise esquisse un sourire crispé en s’approchant de la portière arrière du véhicule. Dans le rétroviseur, elle voit que le chauffeur la jauge. Peut-être même est-ce qu’il l’envisage, ou du moins la fantasme. Au moment d’ouvrir la portière, son cœur manque un battement puis elle se lance. La banquette arrière l’accueille, et tandis qu’elle referme la porte sur elle, elle sent son cœur qui tambourine à tout rompre. Le chauffeur la regarde dans son rétroviseur intérieur. Elle l’a fait. Elle a quitté la sécurité de son appartement, son cercle de confort. Maintenant, l’aventure peut commencer, et l’emmener vers un autre cercle. L’homme lui fait confirmer l’adresse. Elle répond d’un simple « oui ».
Tandis que la voiture s’éloigne dans la nuit, Élise sent que ses dessous sont déjà moites. Elle ressent un mélange étrange de soulagement, de fierté et d’exaltation nerveuse. Elle laisse échapper un soupir, sans savoir elle-même s’il exprime encore de la tension ou déjà de la délivrance. Ses mains sont toujours moites, serrées sur sa pochette, mais elle se surprend à redresser légèrement le menton. À travers la vitre, les lumières de la ville défilent, et par instants son reflet lui renvoie l’image de ses yeux brillants, de sa bouche dont le rouge à lèvres se fait presque invitation ... . Terrifiée et vivante à la fois, elle se sent prête à affronter la suite. Alors qu’elle s’éloigne de son immeuble familier, Élise réalise que, plus encore que la destination du Cercle, c’est cet instant – le choix, la préparation, le pas franchi hors de chez elle – qui restera gravé en elle d’une intensité inoubliable.
Sur le chemin, les photos exhumés de ce que pourrait être le Cercle, tourbillonnent dans sa tête … lui donne le vertige. Elle se mélange aux souvenirs qu’elle a des dernières 24h, ce livre découvert qui l’a excité, le carton d’invitation anonyme qui l’a mise en trans au point de s’infliger des brulûres sous la douche censée la calmer. Elle pose ses mains sur ses cuisses et entrouvent légèrement. L’étroitesse de la robe la contraint à la décence. Le chauffeur est silencieux. Elle le voit la regarder dans son rétroviseur dès que la conduite le lui permet, il se tortille presque sur son siège, pour élargir son examen dans le reflet. Elle se dit que le désir qu’elle ressent doit être perceptible. Il doit lire dans ses yeux que des désirs lubriques la ronge, qu’elle s’est parée pour peut-être se soumettre et sombrer dans la dépravation, comme sur les clichés. Peut-être que le parfum de son intimité envahi l’habitacle du véhicule. Il est manifeste que le chauffeur l’a calculée, et bien probable qu’il soit excité par elle, comme elle l’est elle-même par sa destination et ce qu’elle ne sait pourtant pas de ce qu’il l’attend.
Le smartphone du conducteur, fixé au pare brise indique une arrivée au Cercle dans 14 minutes, à 21h49.
Elle devrait être en avance...
Les autres épisodes : https://www.bdsm.fr/blog/tag/ombresdelob%C3%A9issance/
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Je posais mon gros cul sur ma chaise de bureau en touillant mon pauvre café soluble attendant que le PC s’ouvre… a peine trois minutes de répit que la porte s’ouvre, laissant entrer Gabriel, le secrétaire administratif :
- Charlotte, on a un étudiant en lettres moderne qui a un souci avec ces partiels, est ce que…
- Envoie le moi, coupai-je, sans concession.
Quelques secondes plus tard, un jeune homme faisant son entrée dans mon bureau et me faisait arquer un sourcil d’étonnement. Il n’avait rien de l’étudiant type de cette face gaucho-pourrie qui me servait de décor 5 jours sur 7. De grande taille, le bonhomme avait de larges épaules, habillé d’une pelisse grisâtre. Il portait des bottes, un large pantalon de toile, son visage, rouge et possédant un nez massif, caché un air insaisissable et doux derrière des yeux vitreux indiscernable sous une paire de lunettes rondes imitant le bois. Ces mains gantées tenait un attaché-case brun, et sa chevelure rousse dissimulée sous une gavroche grise ne paraissait pas peignée. Et surtout, c’était l’odeur : un parfum d’herbe, mêlé à une eau de Cologne discrète et une odeur musquée émanant de chaque pores de ce corps blanc massif.
J’étais foutrement bouche bée devant cette carrure et cet air serein, intelligemment serein, qui rompait avec le « plein de certitudes stupides » des étudiants de la faculté et me laissait sans voix l’espace d’un instant.
Déstabilisation .
Le « Asseyez-vous » prononcé d’une voix enrouée était une preuve ridicule de mon désarmement. IDIOTE IDIOTE IDIOTE ! M’hurlais je intérieurement alors que je le voyais attendre sans se départir de son accoutrement.
- J’vous connais pas, nouveau à la fac ?
Une voix ronde, douce et ferme me répondait
- En réalité, je viens là, c’est singulier : j’ai perdu toutes mes notes de grec ancien. Je ne peux passer le partiel.
- Voyez ça avec votre supérieur, j’ai autres choses à faire !
- On m’a envoyez vers vous et…
- J’ai l’air d’avoir le temps pour ça ?
- On m’a loué vos qualités…
- Merveilleux, encore une fake news …
- Vous êtes photographe ?
- Qu’est ce ??
Du dialogue incisif qui s’instaurait je devenais le couteau à beurre, ramollie par la mention déroutante à une photographie d’un soleil couchant sur le Golfe du Morbihan. Je m’empourprais, légèrement décontenancée : ce jeune homme (mais était-il si jeune que ça) me tenait tête ? M’observait ? Ma poitrine se soulevait avec énergie.
Dommage pour moi, tant mieux pour lui, mon caractère de chienne revenait au galop.
- Bon, je suis pas le genre à discuter alors on va mettre les choses aux claires : je fais pas de passe droits aux étudiants. Désolé mais ce sera un zéro sur ton semestre. Je peux rien faire de plus. Maintenant ouste !
Le jeune inconnu se leva, sans paraître surpris ni choqué mais un rictus se dessinait sur le coin gauche de son visage glabre.
- Je vois…
Bras croisés, regard saoulé, je n’avais pas grand-chose à foutre de laisser ce gars dans la merde, comme tout les autres, mon boulot me gavait, j’étais là pour choper un salaire suffisamment cool pour dorer ma croupe sur une plage de Turquie, qu’est ce que j’en avais à battre de ces airs pour m’impressionner. Cœur de pierre Cul de velours… du moins le croyais-je.
- Si cependant vous appréciez la photographie… je m’y adonne et j’anime un club, au 18 rue Saint Clair… c’est bien là de la photographie amatrice. Votre photo est très nuancée, si il vous viens l’idée d’y faire un tour…
Le jeune homme posa une carte noire, à l’écriture dorée, sur le bureau, et fit demi-tour sans demander son reste.
Mon sang s’était comme figé à cette audace confrontant ma hargne irascible, et ma peau me picotait de curiosité.
De la nouveauté.
-Pfouuuuuuu
Soupirais-je en allant saisir du bout de mes doigts rongés la carte.
« Atelier VARLOT
18 rue Saint Clair ».
Suivit d’un numéro de téléphone unique.
Mes yeux verts allait tilter sur autre chose, transformant la curiosité en tentation. Incompréhension aussi, faiblesse suffisante à m’imposer une pause clope au bout d’a peine 20 minutes au boulot.
En bas de la carte, en illustration finale, une visage de profil, portant entre ces dents un mord à chevaux.
Mais c’est qui ce mec ?
Au moins, je savais où me rendre vendredi soir !
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Me sentir si seul dans cette foule
Et me laisser porter par la houle
De mes sentiments refoulés
Cette mélodie qui résonne en moi
Ce n’est que votre voix
M’abreuvant de vos paroles
Tel un naufragé
Me voilà maintenant échoué sur cette île
Île de beauté aux senteurs de maquis et d’embruns
KALLISTE, nom de déesse mystérieuse
À quel parfum succomberai je ?
Je fais le vœu de vous retrouver
Et que dans une dernière danse
Dans ce corps à corps
Pour que cœur à cœur
Et peau contre peau
Se consume l’ardeur de mes sentiments
Que s’éteigne la dernière étincelle de mon amour
Pour que mon cœur brisé puisse se recoller un jour
Et que mes yeux aveuglés par votre image
Puissent de nouveau admirer la lumière
#photosdunet
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J'aime que les deux me désirent et ne pas savoir qui je désire le plus ou si je les désire l'un sans l'autre. J'aime leur intelligence du coeur à tous les deux (comme disait ma mère), J'aime son humanité écorchée qui a su rester rock et j'aime la féminité abondante à elle. Il pourrait être son fils et son grand père, touchant et sage, et elle forte et émue, ils ont l'air de s'aimer comme des enfants, comme frère et soeur qui partagent leur jouets. Je me vois bien être ce paquet, un jour de non- Noël, qu'ils déballeraient fébrilement et avidement, se regardant l'un l'autre de leur oeil excité, pour encore vivre de concert leur complicité, avec un tiers, avec un trait d'union, une parenthèse, pour d'autres points d'exclamation.
Le ciel serait encore d'été, et sur la route me menant à eux, je serais confiant, je ne me répéterais pas d'improbables scénarios de premier contact, je les imaginerais assis en terrasse, se frôlant des doigts et des sourires pour combler l'attente de ma venue et faire monter leurs températures. Je la vois elle en matriarche indolente, presque avachie et langoureuse, lui laissant le soin de me recevoir... Je connais déjà son regard de maîtresse de maison et de jeux, dès qu'elle aura la confirmation de nos sincérités bi curieuses, affectives et sensuelles. Je la vois se réjouir, pour lui de son embarras surmonté, pour moi de mon plaisir d'avoir trouvé l'âme qui convient au corps masculin que je désire, je la vois se réjouir pour elle même enfin, de se voir au sein d'un triptyque humain, qui se gausse du divin et qui démystifie les genres... Son phallus sera cérébral et les notres féminines...les trois réduits à leur plus simple expression, celle d'objet et non de sujet.
Je te regarderais comme une femme regarde une femme, je te caresserais le torse comme une ado ose toucher une pucelle lesbienne, je tendrais mes lèvres aux tiennes avec appréhension pour tenter le diable et attiser son feu et sa Lilith... Je me loverais dans tes bras, espérant que tu me suive sans vouloir me mener. Collé à toi nos yeux s'oublieront et nos mains s'explorerons...
Elle nous rejoindra à n'en pas douter, oubliant son phallus, et ce sera en femme qu'elle voudra goûter à notre sororité. Ce seront nos fesses qui aimanteront ses mains et nos langues entremélées qui captiveront sa bouche. Tous les trois toujours debout, les pieds ne touchant terre, nous nous présagerons nos ébats à venir. Je te prendrais peut-être, je prendrais ton anus propre de ma langue, et son humidité effacera tes peurs d'être encore maculé. Je lui prendrais sa vulve de ma paume pour t'offrir son parfum familier et rallentir tes bouleversements et habitudes bousculées... Oui nous nous prendrons... elle nous prendra le sein, nous têterons les siens. Tant qu'elles le resteront, nous frotterons nos verges molles à tous nos plis, à tous nos monts et vallons, espérant silencieusement ne jamais être victimes de notre sang... pour que dure cette valse à trois tantes...
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Que c'est dur d'être une femme !!! Voilà presque deux semaines que je cherche en ligne une petite robe sexy, à fleurs si possible et des dessous sexy pour faire honneur à une invitation inespéré, inespérable... Que c'est dur et frustrant de voir, d'avoir tout ce choix, ou chaque robe, chaque soutien gorge, chaque porte jarretelles rivalise en séduction et en provocation. Que c'est dur de se projeter et de s'imaginer, au moins mignonne, quand on n'a pas les formes de ces mannequins stéréotypés, quand on a une poitrine de Birkin, des gambettes d'échassier, le visage de Sim et des fesses de coréennes...
Déjà il me faut faire le tri... pas de manches à la robe, elles sont généralement trop étroites, des bas ou des collants pour fuseler un peu, un décolleté très très très plongeant pour compenser une poitrine absente, et offrir un nombril qui compenserait, un dos nu (qu'elle soit féminine ou masculine l'échine est sexy). Un slip, un string ou une culotte... pourvu que tout y entre ou y soit tenu, c'est pas gagné.
Tout choisir en sachant d'abord pour qui, pour où, pour quand... Pour l'occasion, pour Elle, en privé voir en un lieu propice à l'exhibition... pour juste une séance photo et sa collection personnelle, un souvenir éphémère ou plus...
Aucune envie d'avoir l'air pute ni sissi... ne pas être ridicule... l'attendrir... lui offrir ma part féminine et l'émouvoir, la déboussoler... Elle me maquillera, m'apprêtera, me rectifiera... il faut qu'elle soit fière et gourmande du résultat, je veux qu'elle me consomme, qu'elle m'expose, qu'elle exhibe son oeuvre, je veux qu'elle me fasse oublier quelques secondes ses tenues à elle trop sexy, ses dessous trop sexy, ses formes trop irrésistibles...
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Nous voilà trois désormais. Nous avons laissé nos sens nous diriger toute la soirée. La ville s'est déjà réveillée mais nous sommes toujours debout. A trois dans mon salon, nous sommes montés chez moi et avons laissé les autres invités de la soirée en bas. Ils savent ce qui nous attend, nous le savons egalement.
Les pupilles encore dilatées, nous cherchons a calmer nos esprits. Comment faire lorsque la seule chose sur laquelle mon cerveau peut se concentrer actuellement c'est sur le fait que nous sommes sur le point de réaliser notre fantasme commun sur lequel nous échangeons depuis tant de temps.
Je suis allongée dans mon canapé, je vous regarde partager une cigarette a la fenêtre. J'ai l'impression de regarder un film. Je vois votre complicité, j'apercois enfin l'homme derrière le dominant. Madame elle n'a jamais trop joué à la mystérieuse. Dieu sait pourtant qu'elle est joueuse.
La voilà en train de se démaquiller, sourire espiègle sur son visage. Elle souffle d'un coup sur son coton le remplissant ainsi de mousse qu'elle m'étale sur le visage. La partie est lancée , la bagarre a commencé et elle finit dans la chambre. Elle ne finira pas aussi vite pourtant, nous décidons d'essayer de nous reposer un peu. Monsieur est entre ses deux soumises, il a mérité la place du roi. Madame est encore timide avec moi, on ne s'est vues que deux fois et avons très peu échangé.
Mes yeux se ferment et j'arrive dans un entre deux, un doux mélange de réalité et de songe. Ils s'ouvrent d'un coup lorsque je sens une main sur ma hanche, d'abord timide, puis elle se fait guider par une deuxième main qui a plus de poigne, qui connait déjà ce corps. Les deux mains se baladent sur le long de mon corps. Le serrent puis le relâchent avant que Monsieur ne saisisse mon cul dans sa main , le relâche une dernière fois avant de m'infliger une fessée dont le bruit résonne dans la chambre. Je me retourne pour affronter son regard. Grave erreur de ma part de me montrer si farouche.. Il demande a Madame d'aller chercher sa malle dans le salon. Celle ci s'exécute comme la bonne soumise bien dressée qu'elle est.
Une fois la malle ramenée Monsieur en sort une cravache et des menottes. Il m'ordonne de lui indiquer où je garde mes jouets. Je lui montre la table de nuit d'un mouvement de tête. Il l'ouvre, la fouille et semble être ravi à l'idée de tomber sur un bâillon . Il le prend de ses deux mains , le tend a Madame et lui ordonne de me le mettre pendant que lui me plaque sur le ventre et me menotte les mains dans le dos. Me voilà donc entièrement entre leurs mains.
Il donne un gode a Madame qui prend un malin plaisir à me défoncer la chatte avec. Monsieur lui s'occupe de mon cul avec sa cravache. Je ne sais plus où donner de la tête. Je suis donc si salope que ça ... Une personne ne me suffit plus pour me dégrader il m'en faut deux . Je ne parviens pas a suivre le nombre de coups donnés par Monsieur mais je sens mon cul rougir et se réchauffer toujours plus, il devient aussi chaud que ma chatte qui coule de plaisir sur le gode. Mes gémissements sont étouffés par le baillon. Il y a un moment de silence, plus que le gode qui continue des vas et viens rapides en moi. Je sens Monsieur mettre sa main sur celle de Madame lui faisant ainsi comprendre qu'il était temps d'arrêter.
La cravache a cassé , il me le confie en laissant échappé un rire. Il savait mon cul costaud mais il ne s'attendait pas à ce point.Il m'embrasse dans le cou tout en m'enlevant le bâillon , il s'occupe ensuite des menottes. Il rit lorsqu'il voit que je ne bouge pas les mains même si celles ci sont maintenant libérées. Il me félicite de ma docilité, je viens de lui prouver le fait que je pouvais être une bonne soumise.
En guise de récompense pour notre docilité , Madame et moi pouvons le sucer.. a deux.. mais Monsieur a une demande spéciale pour moi . Il veut que je montre a Madame comment je fais mes gorges profondes. Je commence donc par jouer avec le gland comme a mon habitude, Madame s'occupe des couilles elle. Il l'empoigne par les cheveux et lui ordonne de me regarder faire. Je suis d'abord intimidée mais ça m'excite de me savoir doublement observée dans mon rôle de salope. Je le lèche d'abord sur la longueur et le prends entièrement en bouche. Je contrôle les réflexes qui arrivent après que Monsieur me pénètre trois quatre fois la gorge. Au bout de la huitième fois ce sont les larmes qui apparaissent dans mes yeux. Comment est ce que je peux garder le compte ? Madame s'en charge pour moi , elle compte dans un chuchotement et Monsieur la relâche lorsqu'elle arrive a dix. Cela indique que c'est la fin des gorges profondes.
Nous pouvons recommencer a le sucer a deux, nos langues se croisent d'abord puis le lèchent a l'unisson. Yeux dans les yeux , le regard brûlant. Cette dame n'a plus rien d'inconnu pour moi, je l'ai lu dans son regard, nous partageons les mêmes vices, les mêmes fantasmes. Monsieur prend plaisir à nous voir comme cela. Il nous ordonne a toutes les deux de tirer la langue. Nous nous exécutons. Il ne lui a suffi que de cette vision pour nous couvrir de son sperme.
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Elle s’était réveillé très tôt, frissonnante. La bûche s’était éteinte dans l’insert, et son peignoir entrouvert depuis qu’elle s’était écroulée sur le lit ne l’avait guère protégée de la fraîcheur de la nuit. Ses rêves avaient rendu la nuit été agitée. Les images de ses fantasmes, ne l’avaient pas pour autant rendue sereine mais plutôt torturée. Encore endolorie et peinant à émerger, elle allait examiner ses seins. Elle se souvenait de l’eau trop brûlante dont elle s’était imposée la douloureuse caresse. C’est avec soulagement qu’elle constatait que les traces s’étaient estompées. Avec soulagement mais aussi avec une manière de mélancolie. Elle se souvenait de la morsure de l’eau sur ses seins mais aussi de la puissance de l’orgasme que l’expérience lui avait procuré.
Elle était torturée : son esprit oscillait entre prudence et tentation. Une part d’elle-même lui intimait de jeter cette invitation, de ne pas chercher répondre à cet invitation vaguement impérieuse et fort mystérieuse. Mais une autre, plus insidieuse, venant du creux de son ventre, la poussait à céder, à en apprendre davantage sur ce fameux Cercle. Aucune adresse ne figurait sur ce carton.
Elle se saisit de l’invitation et l’examina sous tous les angles. Son toucher était lisse et doux, d’une élégance sobre. C’est, en inclinant légèrement la carte sous la lumière tamisée de la lampe design de sa chambre qu’elle aperçut un discret filigrane au centre du bristol, presque imperceptible.
Elle approcha l’invitation de la source lumineuse pour l’observer en transparence. Une épure suggérée le cou, la nuque d’une femme ceint d’un anneau… Le Cercle ? ... “11 Rue de la Martinière - 69001 LYON”.
Elle était submergée de sensations. Pensive tandis que son souffle s’accélerait et que la chaleur s’emparait d’elle de nouveau. Elle se pencha pour saisir son Mac abandonné au pied du lit. Sa poitrine s’échappait du peignoir, ce à quoi elle ne prêta guère attention . Elle tapa nerveusement l’adresse dans la barre de recherche l’adresse découverte dans le filigrane. En quelques secondes, plusieurs résultats apparurent. Parmi eux, un article du Progrès de Lyon daté de 1999 attira immédiatement son attention.
Elle cliqua.
« Fermeture définitive d’un club libertin mythique du centre-ville ».
Un frisson remonta le long de son échine. Elle parcourut l’article. Il y était question d’un ancien club privé, fréquenté par une clientèle discrète et sélective, où se déroulaient des soirées aux règles bien particulières. L’établissement avait donc été fermé il y a presque un quart de siècle, officiellement pour des raisons administratives. L'encart annoncé que l'article était réservé aux abonnés l'empêcherait dans s'avoir plus à cet instant.
Alors, pourquoi cette adresse ?
Son pouls s’accéléra. Était-ce une coïncidence ? Ou bien ce Cercle continuait-il à opérer à l’abri des regards, dissimulé derrière les vestiges de cet ancien club ?
Poussée par une curiosité incontrôlable, Élise poursuivit ses recherches. Après plusieurs minutes, elle tomba sur une vieille discussion d’un forum BDSM. L’interface était obsolète, les images chargées lentement, certaines n’affichaient qu’un cadre et une petite croix rouge témoignant de leur effacement depuis. Mais ce qu’elle découvrit la laissa sans voix.
S’affichaient là certaines photos toujours en ligne. Celle d’une soirée privée qui s’était manifestement tenue à cette adresse. Les photos, bien qu’en petite résolution et légèrement floues, révélaient une atmosphère feutrée, un décor luxueux où chaque détail semblait étudié pour exacerber les sens.
Des hommes étaient vêtus de costumes noirs impeccablement taillés, leurs visages dissimulés derrière des masques sophistiqués qui leur donnaient une aura impénétrable. Certains étaient debout, verre de whisky à la main, d’autres assis dans de vastes fauteuils club en cuir, observant les événements d’un regard calculateur.
Les femmes, elles, apparaissaient dans des tenues infiniment plus légères. Corsets de satin, bas résille, hauts talons vertigineux, certaines était totalement nue, leurs corps étaient exposés avec une sensualité affirmée. Certaines portaient des loups finement ouvragés, d’autres avaient les yeux dissimulés sous des bandeaux de soie. Certaines étaient à genoux, les mains posées sur leurs cuisses dans une posture de soumission évidente. D’autres encore étaient attachées aux imposantes croix de Saint-André fixées aux murs, leurs poignets entravés par d’imposants bracelets de cuir noir. L’expression sur les visages de ces femmes étaient troublante et difficile à décrypter. Craintives ? Excitées ? Éprouvées ? Supplicières ? L’une d’elle avait des traces de Rimel qui parcourait ses joues, jusqu’à couler marquer son cou, sa gorge.
Les clichés montraient des scènes figées dans le temps : une femme aux cheveux noués en chignon se voyait empoigner la nuque, par une main anonyme. En face d’elle, un homme tenant une fine cravache à la main, le regard posé sur une silhouette offerte. Sur une autre photo, un couple été nu enlacés dans une cage. Chaque image respirait une sophistication troublante, une maîtrise du décor et de l’instant, comme si tout était orchestré avec une précision presque théâtrale. Ces photos sentaient le souffre, le stupre, la débauche.
Élise sentit son souffle se raccourcir. Elle fixait l’écran, partagée entre fascination, appréhension voire panique. La discussion du forum datait de 2011. L’idée que le Cercle ait existé réellement, que des personnes aient foulé son sol, aient vécu ces instants, la troublait profondément.
Ce n’était ainsi pas une simple adresse. C’était un monde à part, une enclave de désirs inavoués, un royaume de secrets.
Elle avait l’heure du rendez-vous. Avait trouvé l’adresse. Et s’était maintenant faite une idée assez précise de l’univers dans lequel on l’avait convoquée. Non, elle ne vivait plus la réception du bristol comme une invitation, mais comme une convocation. Et elle avait maintenant envie de s’y soumettre. D’obéir.
22H00. Ce soir.
Les autres épisodes : https://www.bdsm.fr/blog/tag/ombresdelob%C3%A9issance/
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Qu'est ce que je fous là ? Comment, à 62 ans, suis-je devenu aussi obsédé par ce monde ? Je n'avais jamais compromis mon hétérosexualité, ma monogamie, mon romantisme, ma fidélité avant la cinquantaine. Et me voilà à vouloir explorer toutes mes défaites avec vous... Comme si je voulais les revivre, les mettre en scène mais sans les subir puisque j'en serais l'instigateur. Je ne sais pas pourquoi ça m'excite autant...
D'aussi loin que je me souvienne j'ai toujours été un pervers.
Dans son sens le plus général bien sûr, un déviant, plus antimoral qu'immoral, paraphile convaincu qui s'étonne maintenant qu'il y ait autant de gens "normaux", qui font l'amour "normalement" et qui crachent sur ceux qui sont, ce qu'ils auraient pu être s'ils ne s'étaient pas tant nier.
Je me revendique exhibitionniste de mes singularités, obsédé par celles des autres, gourmand de leurs décadences assumées.
A en croire cette majorité de gens normaux, qui se rassurent en appartenant au plus grand nombre, comme si cela pouvait être un gage de légitimité, les libertins et pire, vous tous, seriez tous des pervers, non pas seulement des marginaux, mais des erreurs de la nature, des "malades" au mieux mais des dégénérés la plupart du temps.
D'aussi loin que je me souvienne j'ai toujours été un pervers.
Je l'ai déjà dit ???
Mon premier souvenir sexuel...
Un souvenir ??? Non plutôt une réminiscence, une vision qui réapparaît régulièrement et qui a à voir avec cette recherche d'humiliation et d'impuissance...
Sexuel ??? Pas plus... pas encore... ce traumatisme ne deviendra sexuel qui bien plus tard. Ma mère me change la couche, je suis posé sur le dos et je crois me rappeler une brève béatitude à la libération de mes membres inférieurs. Je me souviens surtout de ma honte et ma colère qui ont suivi. Son visage souriant et rieur occupait presque la totalité de mon champs de vision et une brise de panique s'est emparé de moi quand deux autres visages se sont immiscer au tableau. Deux copines riantes, les yeux rivés sur mon kiki. Il est vrai que, nu, ma physionomie devait prêter à rire tant j'étais tout en gras à moins d'un an.
Malgré leurs rires à toutes les trois, ma surprise a vite laissé la place à la stupeur, la honte et la colère quand, pour je ne sais quel raison, ma mère se mit à mitrailler mon sexe de minis crachats, provocant toujours plus d'hilarité dans l'assemblée.
C'est mon souvenir le plus lointain. Mon humiliation.
A 11 ans, mon frère aîné de 12 et demi m'initie à la masturbation. Une demie goutte plus tard accompagnée d'une décharge électrique, je prends conscience que tous les matins je bande. Un jour, à mon réveil, ma couverture en boule, je surprends ma grand mère qui me mate. Plus tard ce sera ma mère qui entrera dans ma chambre et qui arrachera la couverture sous laquelle je me caressais, feignant la colère pour ne pas avouer sa satisfaction de m'avoir pris en flagrant délit d'activité douteuse. La naissance de mon futur exhibitionnisme.
Je ne raconterai pas ici ni maintenant d'où me vient mon masochisme naissant et plus particulièrement la redécouverte du martinet...
Je jouais parfois beaucoup à la poupée, les peignais, leur confectionnais des vêtements. J'aimais surtout les déshabiller, reluquer les seins sans tetons des barbies, fantasmer sur leur entrejambe lisse et évocateur bien qu'assexué. Un noël ma soeur a reçu une cicciolina, une "vraie" poupée aux longs cheveux blonds... j'adorerais la coiffer pour ensuite faire glisser ces fils d'or soyeux sur ma peau nue, caresser mes ridicules testicules, chausser, s'enrouler autour de ma verge avant que je ne me masturbe avec en prenant soin de garder toujours le regard de ses grands yeux tourné vers moi.
A force de s'emmêler entre mon prépuce et mon gland, j'optais bientôt pour les culottes petit bateau de ma p'tite soeur.
Pas de trou de serrure sur la porte de la salle de bain pour satisfaire mes pulsions voyeuristes.
De ces honteuses tendances je garderai toute ma vie ma passion, mon addiction tactile pour la soie, les cheveux sur ma peau, ma perversion cérébrale, ma captivation pour les trous de serrures et ces fenêtres éclairées la nuit.
Il m'a fallu attendre mes 50 ans pour offrir mon cul et pleurer de ne pas avoir été ouvert plus tôt au côté obscur. Et ce trou là est sans fond apparent car tous ces minis traumatismes qui me freinaient jusque là deviennent des sources d'extases possibles.
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Voici un le récit fictif d'une envie déviante :
Petite soirée libertine avec 2 femmes et un homme que l'on connait peu. Au cours de nos ébats cet homme propose vulgairement d'enculer nos 2 amies tout en les doigtant à sec sans prévenir ! il a bu un verre de trop et devenait désagréable... Mes 2 copines d'un clin d'œil me sollicite pour se venger et lui faire découvrir ce que tu ressens lorsque tu subis un rapport rectal non pleinement consenti...elles l'accroche solidement sur le ventre contre une table basse et me suce toutes les deux pour gonfler l'arme du crime...
Ma bite est au maximum de son érection, chaude, baveuse, toute dure...sans t'avoir trop préparé, dilaté, je m'introduis en lui, doucement, mon gland a du mal à forcer le passage, je force délicatement, il ressent cette petite douleur. Douleur qui fait du bien, passage obligé mais éphémère. Celle que tu ressens lorsque tu te mets un plug medium sans avoir mis aucun doigt. Sauf qu'au lieu que ton petit trou se referme et engloutisse le plug, là mon chibre doit continuer à s'engloutir, sans réduction de diamètre... Finalement la douleur est encore là, celle qui fait entrouvrir sa bouche, et laisse passer un petit râle, celui qui vient du plus profond de ses entrailles, comme si mon gland se frottait à une corde vocale de son bassin. Mon sexe est rentré entièrement, nos 2 corps s'épousent complètement, mes testicules sont plaquées, écrasées, afin que le dernier centimètre phallique rentre encore et encore.
Pause, il se contracte, comme si son corps voulait rejeter ce corps étranger, cet intrus au plus profond...mais au lieu d'être expulsé tel le plug qui finalement s'éjecte...mon phallus reste là et se tend encore plus! Nouvelle corde vocale plus aigue qui est sollicitée !
Puis progressivement, je me déchaîne, à chaque coup de rein, sa bouche ne peut se retenir. Ses lèvres s'entrouvrent et laissent passer des gémissement. Petit à petit, ses râles s'intensifient, il rentre en trans, des spasmes parcourent tout ton corps.
trop bruyant, sans bâillon à disposition, mes 2 amies attrapent alors un gode XXL et lui fourent dans la bouche, il ne peux s'empêcher, il éjacule en gémissant. Tout son jus est récupéré dans une flûte à champagne. Mon amie enlève le gode le trempe dans son foutre et lui remet dégoulinant dans la bouche" tu voulais m'enculer, apprécie cette bite dans ton fion et boit ton jus". Elle fait couler le reste de sperme contre ma bite, cela humidifie mon pénis, cela le refroidit car il est en surchauffe. Je voulais éjaculer dans sa bouche, mais pour cette première partie je me décharge au plus profond de lui, tout mon corps entre en résonance, des spasmes secouent tout mon être : il crie, bouche pleine, comme si mon dard lui perforait l'intestin à intervalles réguliers...
Puis je lui fais laver ma queue pleine de foutre sali par son anus qui n'était pas préparé, nettoyé.
Peu enclin à lécher, mes amis lui fouettent les fesses et les boules pendantes....il s'active et n'en perd pas une goutte. " Çà t'apprendra! Désormais en bon gentleman, tu demanderas avant de doigter le cul d'une femme"
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Les règles de vie transcendent la simple organisation quotidienne pour devenir des principes fondamentaux qui structurent et nourrissent la relation Maître-esclave. Bien plus que de simples directives, ces règles incarnent l’engagement mutuel, la discipline consciente et l’harmonie recherchée au sein d’une dynamique fondée sur l’échange de pouvoir.
Définir des règles de vie, c’est instaurer un cadre global dans lequel chaque geste, chaque interaction et chaque moment du quotidien vient renforcer la confiance et la dévotion entre le Maître et l’esclave. Ces règles, discutées et validées par les deux partenaires avant d'entamer la relation ou lors des réajustements de celle-ci, offrent une structure rassurante et prévisible tout en laissant la place à la créativité et à l’évolution personnelle.
Tout comme les protocoles, les rituels, en effet, l'esclave devrait être en mesure de proposer celles qui ont une résonance en elle et peuvent particulièrement séduire le Maître !
Exemples de règles de vie dans une relation Maître-esclave :
• Respect absolu des consignes : Qu’il s’agisse de comportements en public ou de rituels intimes, l’esclave s’engage à respecter scrupuleusement les directives établies, renforçant ainsi la dynamique de pouvoir et la cohérence du lien.
• Communication transparente et régulière : Un point essentiel est d’établir des moments dédiés à l’échange, où chaque partenaire peut exprimer ses ressentis, ajuster les règles et veiller au bien-être commun.
• Maintien des rôles même en dehors des intimités : Les règles de vie peuvent s’étendre à des comportements symboliques dans la vie quotidienne, par exemple en adoptant un langage ou un comportement particulier qui rappelle constamment la dynamique Maître-esclave.
• Soins et attention mutuels : La discipline n’exclut pas la tendresse. Il est attendu du Maître de veiller sur l’état physique et émotionnel de son esclave, tandis que l’esclave, dans son engagement, doit faire preuve de sollicitude et de dévotion dans l’accomplissement des tâches qui lui sont confiées.
• Adaptabilité et révision des règles : La vie est en perpétuelle évolution. Les règles doivent rester flexibles afin de s’adapter aux évolutions personnelles et aux circonstances. Une réévaluation régulière garantit que le cadre reste pertinent et consentant pour les deux partenaires.
Pourquoi ces règles de vie sont-elles si essentielles ?
Les règles de vie créent un socle stable qui permet aux deux partenaires de naviguer dans leur quotidien en gardant à l’esprit la dynamique choisie. Pour l’esclave, elles instaurent un sentiment de sécurité et de confiance : la certitude de connaître les limites et les attentes offre un refuge dans lequel elle peut s’exprimer pleinement, même dans la vulnérabilité. Pour le Maître, ces règles permettent de confirmer la progression et l’engagement de son esclave, tout en lui offrant les outils nécessaires pour guider avec justesse et bienveillance.
Imaginez, par exemple, une journée structurée autour d’un rituel matinal où l’esclave se présente selon une tenue et une posture préétablie, puis engage une courte communication sur ses objectifs de la journée. Ce cadre quotidien, bien que formel, agit comme un fil conducteur qui rappelle la dynamique établie et sert de point d’ancrage émotionnel et psychologique. Dans un autre moment, un protocole de fin de journée pourrait être instauré, lors duquel l’esclave partage ses réussites, ses difficultés et accueille l’évaluation rassurante du Maître. Ce partage, effectué dans le respect des règles, offre non seulement une opportunité de progression, mais également une fenêtre sur le lien profond qui unit les deux partenaires.
Pour instaurer des règles de vie adaptées à la relation Maître-esclave, quelques principes doivent guider le processus :
• Favoriser la simplicité et l’efficacité : Les règles doivent être claires, précises et réalisables, sans alourdir la dynamique par une complexité inutile.
• Conserver le sens symbolique et émotionnel : Au-delà de leur aspect pratique, les règles de vie doivent résonner en chacun, rappelant constamment le lien, la discipline et la dévotion partagée.
• Privilégier l’évolution continue : Le cadre établi doit être flexible ; il est essentiel de revoir et d’ajuster les règles afin qu’elles restent en adéquation avec les besoins et les aspirations des partenaires.
En somme, les règles de vie dans une relation Maître-esclave ne se limitent pas à une simple liste de comportements à suivre. Elles symbolisent l’harmonie entre la rigueur de la discipline et la profondeur de l’engagement émotionnel. En créant un environnement stable, elles permettent à chacun de s’épanouir dans son rôle, tout en consolidant jour après jour un lien d’intimité, de respect et de dévotion consentie.
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Rêves de traversées et d'ailleurs,
Réseau ésotérique de rhumbs,
Marteloire érotique de lignes de soie,
Rubans lie-de-vin sur belle océane brun havane
Dans l'échancrure d'un tailleur,
Merengue tangué par le clapot
Pour mâle de mer en mal d'aimer,
Aux yeux brûlés de soleil et de sels
A la quête de sources cachées,
Du fruit défendu dégorgeant de jus,
Et de conquêtes parfois amères.
Cocktail de nuit tropicale,
Dégustation apicale.
Indécence des sens affolés
Par l'appel de la peau de celles,
Femmes vaudous au sang mêlé ;
Qui à se dévoiler si lentement,
Possède et se joue de son amant,
Perclusion de l'homme,
Transe, envoûtement, fétiche, fièvre...rhum.
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C'est étrange de me souvenir de ce moment.
C'etait il y a un an, au milieu de la nuit.
Moi, face à la mer, assise sur la dune surplombant la mer.
Une bière, du saucisson et le bruit des vagues qui s'écrasent.
La météo m'obligeant à taire cette envie de plonger dans l'eau... Certainement gelée à cette époque de l'année.
Puis votre voix et moi qui gueule à m'en arracher les cordes vocales.
Des larmes qui s'écoulent sans discontinuer.
À des kilomètres de toute vie humaine, je me laisse aller.
Pourtant c'était mon choix, par une longue tirade textuelle comme j'aime faire.
Ma première relation D/s et ce sentiment d'avoir trouvé mon âme-soeur.
Je me rappelle les morsures, les impacts, la baise sauvage, l'emprise, l'amour, la faim, toujours, encore, en public à huis-clos...
Tout ce qui se vit et ne peut se dire...
Je me rappelle notre première rencontre et ce sentiment d'être à ma place. La plénitude, la sérénité et des larmes, accompagnées de vos doigts en moi...
Fermer la porte à tout cela n'a pas été facile.
Alors on a (vous avez) decidé de ne pas "arracher le pansement".
C'est drôle avec le recul : "tu es drôle toi, tu me demande de t'aider à me quitter".
Égoïstement oui.
Et vous n'avez pas failli.
En bon Maître, vous m'avez accompagné des mois durant dans cette "fin". Nous avons retiré le pansement millimètre après millimètre.
Même quand j'essayais d'avancer dans ma vie vanille...
Je me remémore vos mots sur la réalité de notre lien et sur la chance de cette exception.
Je le sais, je le ressens et encore plus maintenant qu'avant.
Et je ne sais quoi faire de ce sentiment.
Parce que, sans prendre cette décision, je n'aurais pas pris conscience de l'ampleur de Nous et de ce que nous avons pu traverser/vécu ensemble. Malgré mes démons d'abord, puis les vôtres, la douleur, mes besoins irréalisables...
Je crois que le sparadrap restera accroché... Il pend ridiculement et je le regarde avec humour, parce que finalement, quand on a aimé à ce point, quand on a vécu si intensément sa soumission et sa domination, il me semble difficile d'y mettre un point final.
Car j'en suis certaine, quoique la vie nous réserve, une part de vous m'accompagnera toujours.
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