La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le 29/01/20
Ma Maitresse m'a demandé de lui faire un résumé sur les points positifs et négatifs de la domination féminine avec ou sans port de la cage de chasteté pour le soumis, suite à la lecture d'un débat à ce propos sur un blog. Sachez que j'ai repris les arguments abordés par les deux parties, en ajoutant quelques uns des miens puisque j'ai une certaine expérience sur ce sujet. En espérant que les Maitresses et soumis relanceront le débat ici: AVEC LA CAGE: -Points positifs: -Rend l'homme docile, doux, attentionné -La cage de chasteté excite le soumis et elle booste la libido -Apaise le soumis car il s'y sent en sécurité, cadenassé -Empêche tout rapport sexuel, et donc rend fidèle -La Maitresse peut arborer la clé autour de son cou comme symbole fort -Le port de la cage de chasteté est également un symbole fort de soumission pour le soumis -La totalité des érections appartiennent à la Maitresse -La Maitresse a moins besoin de surveiller son soumis -Allie contrainte, frustration et contrôle -Permet d'humilier le soumis ou le faire bander douloureusement -Le soumis doit uriner en restant assis -Facilite l'obéissance et la soumission dans les relations à distance -Le soumis accepte plus facilement certaines pratiques qu'il refuserait habituellement -Permet des jeux ou punitions basés sur l'enfermement de la queue du soumis et sa potentielle libération -Points négatifs: -La demande vient plus souvent de l'homme que de la femme -La cage n'empêche pas de se masturber ou jouir -Provoque des érections douloureuses la nuit(mauvais sommeil) -Complique la pratique du sport -Altère la qualité et la durée des érections, raccourcit le sexe, et rend éjaculateur précoce à long terme -Solution de facilité: le soumis est soumis plus à la cage qu'à sa Maitresse -Pas toujours très esthétique -Se voit sous le maillot, pantalon etc.... -Pas très hygiénique non plus A long terme le soumis ne peut plus s'en passer, il est accro SANS LA CAGE: -Points positifs: -Permet de lui apprendre à devenir un bon amant performant -Le soumis doit rester chaste seulement grace à sa volonté, il est réellement soumis à sa Maitresse et non à la cage. Sa soumission est plus authentique. -Permet à la Maitresse de voir son soumis bander souvent, notamment quand et comment il est excité. L'érection montre l'excitation de la soumission -Permet des jeux, exercices ou entraînements basés sur la masturbation et les érections sur commande avec conditionnement verbal -La cage devient un accessoire de jeu ponctuel et ludique ou de punition(pointes de discipline) -C'est un plus grand challenge que le soumis reste chaste: apporte fierté aux deux partenaires. -Bonne qualité des érections -C'est dur pour le soumis, et celà peut être un plaisir pour sa Maitresse que ce soit dur pour lui -Le soumis peut faire du sport en étant tranquille -Points négatifs: -Demande à la Maitresse de mettre en place une emprise bien plus forte(et donc un plus gros investissement pour elle) qu'avec la cage qui aide énormément -Demande une grande force mentale au soumis pour tenir et ne pas être tenté de se masturber et jouir. Il sera plus tenté de se toucher machinalement -Obligation de punitions très sévères si le soumis se masturbe, et pire encore s'il jouit -Etre chaste sans cage rend précoce également, mais moins qu'avec la cage -Sans cage, le soumis a besoin qu'on lui rappelle les règles et qu'on le recadre plus souvent -Le soumis sera plus rebelle et rétif à certaines pratiques qu'il accepterait s'il était encagé
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Par : le 29/01/20
Évacuons immédiatement un point de détail sémantique: il n’existe pas de réelle différence entre érotisme et pornographie. Les limites que voient certains, comme la crudité du vocabulaire, par exemple, ne sont pas les mêmes que ce que d’autres considèreraient comme choquant, d’autant que les appréciations en la matière changent en permanence au fil du temps, des sensibilités et des régions du monde. Pour nous cantonner à la France, les règles ont évolué de façons diverses puisque des thèmes très extrêmes il y a un siècle feraient bailler aujourd’hui un adolescent en pleine explosion pubertaire alors que d’autres considérés comme simplement galants seraient probablement proscrits à notre époque. Mentionnons dans cette dernière catégorie Georges Bataille, André Gide ou surtout Pierre Louÿs, dont certains livres vaudraient aujourd’hui une réprobation unanime, et justifiée, pour apologie de la pédophilie, ainsi que quelques vers d’Arthur Rimbaud difficilement clamables. Concernant l’évolution des mœurs, il est amusant de rappeler que Gustave Flaubert fut condamné pour "outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs" avec son roman "Madame Bovary" et qu’Émile Zola fut surnommé le Pornographe lorsque ses lecteurs découvrirent "Thérèse Raquin." De nos jours, ces chefs-d’œuvre sont en vente libre sans précaution particulière et font partie du corpus régulièrement enseigné dans les lycées. Car, dans l’expression "littérature érotique", il est important de rappeler que figure le mot "littérature." Sans même avoir à citer les écrits sulfureux de Sade, rappelons que des auteurs honorablement connus comme Ronsard, Rabelais, Corneille, Jean de la Fontaine, Molière, Diderot, Montesquieu, Balzac, Musset, Baudelaire, Mirabeau, Flaubert, Anatole France, Théophile Gautier, Maupassant, Stendhal, Apollinaire, Verlaine, Aragon, Kafka, Colette, Artaud, Bataille, Eluard, Gide, Sartre, Camus et tant d’autres ont écrit les pages les plus belles et les plus brûlantes de la littérature érotique et pornographique française. Le plus souvent, l’érotisme est méprisé. C’est pourquoi nous devons parler de la lâcheté du mépris: celui-là est lâche qui vilipende ce qui l’aurait porté, avec de la chance, à un tragique ravissement. Mais nous devons en même temps dénoncer le reniement de ceux qui aperçoivent la suprême valeur et la justification ultime de l’érotisme. Le plus lourd est qu’à l’érotisme, l’anéantissement est si bien lié qu’il ne pourrait survivre à un triomphe qui serait celui de l’anéantissement. La naissance et la vie sont inconcevables sans lui. Mais l’érotisme appelle lui-même les aberrations où il sombre. La honte répond si subtilement au désir de la frénésie du désir que, sans la honte dissimulée dans son objet, le désir n’atteindrait pas la frénésie. Les psychiatres le nient; pour maintenir en eux dans sa simplicité le mouvement de la science, ils tiennent pour rien une évidence qui découle à peu près de tout le mouvement de l’érotisme. Même alors que la honte n’est pas ouvertement désirée, elle est voilée dans l’angoisse du désir. Si nous n’excédions la honte en quelque renversement, nous n’accéderions pas à l’extase qui abolit les jugements de la vie commune. L’extase est même l’effet de cette abolition. Le bien-fondé de ce jugement est l’origine de l’extase, qui exige justement de bafouer tout ce qui fonde. C’est cette extravagance démesurée, ce paradoxe souverain, qu’est l’existence humaine. Nous ne la trouvons jamais au repos, et c’est pourquoi notre pensée est un débris porté par un torrent. Jamais une vérité énoncée n’est qu’un débris, sitôt dite, si ce n’est cette extravagance malheureuse, que propose, en tremblant, l’esprit perdu de honte. Ainsi ne pouvons-nous jamais parler vraiment de l’érotisme. Il est toujours, dans une assemblée, un sujet qui soulève un tollé; il peut alors être trop tard pour dénoncer l’extravagance commune à ceux qui vocifèrent et à ceux qui considèrent le scandale; il peut y avoir un défaut dans la position des protestataires; parfois l’extravagance qu’ils réprouvent définit l’humanité au nom de laquelle, ils prétendent imposer le silence. Mais l’extravagance de leurs cris est corollaire de la première: elle aussi est inévitable. S’il s’agit de littérature, l’attitude de l’indignation est d’autant plus sotte que l’objet même de la littérature est le paradoxe. Ceux dont la vie est régulière, et que nulle anomalie de leurs actes ne désigne, ennuient. C’est, il est vrai, la seule objection valable opposée à l’érotisme en littérature: la peinture de l’érotisme ne peut être renouvelée, le paradoxe que l’érotisme est par essence se change en une répétition oiseuse et, par là, rentre dans la norme et dans l’ennui. Mais l’objection peut être retournée; si la littérature érotique se répète, c’est qu’elle le peut sans lasser un lecteur ému par un scandale qui l’étonne toutes les fois à travers des suites de romans qui changent de titre, et ne changent pas de situation. N’était l’indifférence de ce lecteur à la répétition, la littérature dont la vie secrète est l’objet pourrait aussi bien proposer le renouvellement, mais s’il s’en passe ? Mais s’il tient à l’inavouable monotonie, dont joue la médiocrité de l’attrait, jamais épuisé, de l’abjection ? Il est des lectures que dérangerait la valeur littéraire d’un livre... Le ressassement, pourtant, n’intéresse qu’un petit nombre; au-delà, la liberté, le désordre et l’agacement de toute la vie ne sauraient finir de mettre en cause le paisible accord dans le désaccord et cette paisible coexistence des violences complémentaires sur lesquelles est fondé le double jeu de toute la vie. À ce point la description érotique envisage mieux que la répétition. La répétition l’éloignait du déséquilibre infini qui dérange le sommeil de l’être. L’être est lui- même, il est dans son essence déséquilibre: il est la question sans réponse. La répétition érotique n’a jamais su qu’à la faveur de l’assoupissement ménager cette ration de désordre et d’agacement sans laquelle la lecture ennuie. Mais, toujours, un déséquilibre l’emporte: l’érotisme appelle au sommet le désordre sans limite. Au-delà de la répétition, la possibilité de la littérature érotique est celle de l’impossibilité de l’érotisme. Le sens même de la littérature est donné dans cette ascension d’un sommet, où ce qui manque toujours est l’espoir de souffler. Sade dénigrait l’accord qui accueille et bannit dans le même temps la vie charnelle; sa plaidoirie exiga pour l’érotisme tous les droits, mais il n’est pas de réquisitoire qui l’accable davantage. Il plaça la liberté de l’érotisme sur le pilori de ses fureurs. Personne ne montra avec plus de soin qu’il ne fit l’infamie de l’érotisme. Sa rage redoublant dans la mesure de la cruauté des crimes qu’il imagina; c’est lui qui le premier, et le plus parfaitement, fit de la littérature érotique une expression de l’être à lui-même intolérable qu’est l’homme, de son extravagance infinie et de son paradoxe souverain. L'absence d’intérêt pour l’érotisme doucereux ne le préserva pas, il est vrai, de la répétition obsédée; il n’a pas évité le ressassement de l’horreur, mais le sommet auquel parvint le ressassement était celui de l’impossible. Érotique, la littérature peut se dérober, ou même elle peut céder à la répétition, mais elle est, dès l’instant où elle se libère, une expression de l’impossibilité. Sade eut finalement des conséquences, elle porta nécessairement à l’extrême une exigence de la littérature souvent réservée à la poésie, qui la veut contraire au sens du langage, qui veut qu’elle anéantisse, en un mot, tout le mouvement que porte la parole. La parole obligée par essence d’exister, par essence obligée d’affirmer ce qui doit être. L’érotisme est contraire à ces mouvements qui s’affirment comme les effets d’un devoir auquel ils répondent. Il se peut que la nature innommable de l’obscène ne le supprime pas. Ce qui ne peut entrer dans l’ordre du langage existe en tant qu’il lui est contraire et même est susceptible d’en briser l’ordre. Quoi qu’il en soit, de deux choses l’une: ou la parole vient à bout de l’érotisme, ou l’érotisme viendra à bout de la parole. Ceci a lieu de plusieurs manières; il n’importe, si la mort est à la fin. Nous vivons toujours la même insoutenable vérité, qui nous mène à la négation de ce que, malgré tout, nous devons affirmer: nous sommes réduits à nous accomplir dans le paradoxe d’une parole affirmée avec force, sans autre fin que nous donner les gants de la trahir. L’érotisme serait-il érotisme, le silence serait-il silence, s’ils n’étaient d’abord douce trahison ? C’est la justification et le sens d’une littérature érotique si grandement différente aujourd’hui d’une pornographie mécanique. Un roman aussi admiré qu’Histoire d’O, par un côté semblable à la littérature de répétition, en diffère néanmoins dans la mesure où, magnifiant l’érotisme, il en est néanmoins l’accablement. Il n’en est pas l’accablement si le langage en lui ne peut prévaloir sur un profond silence qui est comme la trahison de la mort, la trahison dernière que la mort est risiblement. L’érotisme d’Histoire d’O est aussi l’impossibilité de l’érotisme. L’accord donné à l’érotisme est aussi un accord donné à l’impossible, du désir de l’impossible. Le paradoxe d’O est celui de la visionnaire qui mourait de ne pas mourir, c’est le martyre où le bourreau est le complice de la victime; ce livre est le dépassement de la parole qui est en lui, dans la mesure où, à lui seul, il se déchire, où il résout la fascination de l’érotisme dans la fascination plus grande de l’impossible. De l’impossible qui n’est pas seulement celui de la mort, mais celui d’une solitude qui se ferme absolument. Cette littérature,si, en un sens, elle est possible, est d’accord avec ceux qui la condamnent. Elle aspire au silence d’une horreur qui a seule la force de la comprendre. À quel point la répétition sera difficile à partir de là ! Ce livre, en cela comparable à la Roberte de Klossowski, qui égare davantage, qui par là, peut-être, est plus admirable, est le livre de l’exception. S’il est vrai que, depuis longtemps, l’édition n’a rien sorti d’égal à ces deux inavouables romans, ils n’annoncent pas le renouvellement, mais la difficulté, mais l’impasse de la littérature. La littérature étouffe de l’inviabilité réelle qui est cruelle et pourtant est merveilleuse de toute la vie. Elle étouffe d’autant plus qu’elle fait son oeuvre, qui est de mettre fin à la possibilité du langage qui la porte. Dans les déchirements auxquels nous mènent les miracles de notre joie, la littérature est la seule voix, déjà brisée, que nous offrons à cette impossibilité glorieuse où nous sommes de ne pas être déchirés; elle est la voix que nous donnons au désir de ne rien résoudre, mais, visiblement, heureusement, de nous livrer au déchirement jusqu’à la fin. Mais la littérature, le plus souvent, tente d’échapper et d’imaginer de piètres issues. Pourquoi lui marchander le droit d’être frivole ? Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir
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Par : le 27/01/20
Lune du matin. Sans un bruit, dissimulée par la pénombre Elle profite de mon sommeil pour rejoindre le soleil. Une nuit de passion pour savourer une rencontre. Les yeux ouvert, et le corps en sommeil Je le regarde. Je le regarde. Dévêtu il suit la trace de nos tissus mélangés Tel un lion , silentieusement il évolut De ses formes masculines, je rêve de la nuit. Pour lui je dors. Pour lui je dors. Mais l'ambre de mes yeux glissent sur sa lune. Haute dans le ciel pour un matin Ce suivez moi Madame Attire mon intérêt, a les voir évoluer de ci de la. Ce balançant au grès de sa démarche Ses fesses, douce et blanche Attise mon desir Attise mon souvenir De les avoir caressées De les avoir réchauffées. Dénudées elles s'exposent à ma tentation Douce lueur de lune, douce aventure de brune N'ai-je point l'envie de m'en accaparer la propriété. Une loi devrait être faite dans ce sens Elles qui troublent mes sens. L'envie est là Elles sont là Alors d'un élan assure par ma nuditee De mes mains j'attrape ce pain défendu Pour en faire mon petit déjeuné Jusqu'au souterrain de la nuit sans lune. Madame Merci Ma Dame pour m'avoir ,en son temps,ecrit ce texte que je vous ai inspiré
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Par : le 27/01/20
Ma soumise se comporte bien, l'histoire continue. Profitons! Après avoir été lavée, la demoiselle fut préparée. Une autre femme en toge la maquilla, sur le visage et sur les marques qui couvraient son corps, signes des sévices qu'elle avait endurés La main douce qui passait les onguents sur sa peau, les pinceaux et les brosses, chatouillaient son épiderme encore sensible après la chaleur du bain Autour d'elle, d'autres filles étaient préparées. Elle voyait leurs corps nus passer près d'elle, dans un ballet silencieux, sous les yeux grossiers des gardes. Elles se levaient, s'asseyaient, se penchaient en avant ou en arrière en réponse à un simple geste des femmes en toges, comme des automates Il y avait des filles de toutes les origines, de toutes les couleurs de peau et de cheveux. Presque toutes étaient fines et élancées, mais une ou deux, au fond de la rangée, semblaient plus rondes. Et aucune ne pouvait avoir plus de la vingtaine. Seules les femmes en toges semblaient plus âgées. Quand sa maquilleuse fut satisfaite de son travail, on les rangea en ligne. Un des gardes passa devant elles, laissant traîner négligemment la main sur leurs corps, glissant sur une chatte, pinçant un téton. Puis il appela une série de nombres. Répondant à leur matricule, des filles s'avançaient d'un pas, et recevaient un titre, qui semblait être leur rôle à venir "danseuse", "meuble", "serveuse", "confort", "spectacle"... Les mots se succédaient, et à chacun, le cœur de la demoiselle battait plus fort. Des images irrépressibles montaient à son esprit, sur la façon dont chacune de ces filles allait être utilisée. Enfin, le garde arrêta. Il ne restait plus que quatre filles. Il les laissa patienter un moment puis rugit "à genoux!" La demoiselle sentit ses jambes fléchir sous elle. Avant même d'avoir compris le mot, son corps avait obéi. "Les yeux à terre!" Terrifiée, elle ploya la nuque. Une botte se posa devant elle. "Léchez mes pieds!" Comme un seul être, les quatre filles s'élancèrent en avant, deux sur chaque botte, et se mirent à lécher. La demoiselle ne regardait même pas l'autre esclave. La tête baissée, le goût du cuir sur sa langue, elle tremblait et sanglotait intérieurement, en priant pour ne pas être battue. L'homme restait debout. Sa voix était devenue ironique et mielleuse "Voilà. C'est comme ça que vous devriez être. C'est à ça que vous servez. Restez en bas. Ecoutez, et léchez." "Vous êtes ici pour servir, et pour souffrir. Vous allez être utilisées, humiliées, changées en objets de sexe pour les hommes et les femmes supérieurs qui sont les bienfaiteurs de l'Académie. Vos bienfaiteurs" "Pour ce soir, vous allez être exhibées. Nous allons satisfaire la curiosité de vos bienfaiteurs, leur montrer qui seront les élèves qui les serviront les prochaines fois, à quoi ils peuvent s'attendre" "Puis vous servirez de meubles pour leur amusement. Vous serez des attractions secondaires. Vous n'êtes pas encore assez entraînées pour leur servir même de chiennes." "C'est compris?!" Sa botte se leva, et la demoiselle se recroquevilla, le front contre terre. Mais ce fut une des autres filles qui reçut le coup. Son cri résonna alors qu'elle s'effondrait. Elle se releva aussitôt, et revint lécher la botte, revenue à leur portée. La demoiselle fit de même. "Arrêtez maintenant. Relevez-vous et suivez-moi" Il les mena dans un coin de la salle. Deux femmes leur passèrent rapidement des bracelets d'or aux mains, et un collier d'or enserra leur cou. Des chaînes partaient de ces bijoux, rattachées à des pinces qui furent posées sur leurs tétons La demoiselle se laissa faire, malgré la douleur qui traversa ses seins quand les pinces furent accrochées, et la restriction de ses mouvements. Elle se laissa aller sans résister quand on la fit se pencher en avant et qu'on lui inséra un bijou dans l'anus. Elle ne bougea pas quand le corset doré se referma sur sa taille et comprima ses poumons Tout lui semblait si inévitable que son esprit l'abandonna, et qu'elle ne fit plus que suivre les autres, attachées par une chaîne de collier à collier, le long des couloirs Des figures les regardaient passer. Des hommes en costumes, certains masqués et d'autres non. Des femmes en robes de soirée, cravaches ou laisse en main. Et d'autres filles, la plupart dans des tenues de maid ou des uniformes trop petits, qui laissaient dépasser leurs seins et leur entrejambe. D'autres enfin, nues ou presque, à quatre pattes, ou allongées jambes écartées sur des tables, ou même attachées aux murs, écartelées. Sur leurs corps, des petits fours, des bougies, des instruments de torture en argent et en or. Des meubles humains. Un homme au coin d'une salle se faisait monter par une fille, assis sur une autre fille. L'expression de douleur et de fatigue dans les yeux de cette chaise humaine, broyée par le poids des deux corps posés sur elle, mais obligée à tenir, sous la menace d'une punition indicible, parvint comme en rêve à la demoiselle. Mais elle n'y réagit pas. Le seul moment où son visage se détourna fut à l'entrée d'une grande salle, quand les lumières l'éblouirent. "Mesdames et messieurs, voici les novices de ce trimestre! N'hésitez pas, venez toucher la marchandise! De la chair fraîche, pas encore marquée, sans matricule. Ces filles n'existent pas encore. Mais bientôt, pour vous, elles seront les belles odalisques de l'Académie!" La foule les entoura. Des mains passaient sur leurs corps, caressaient et griffaient la peau, soupesaient les seins, passaient dans les plis les plus intimes. On les faisait avancer, pas à pas, pour que tous les clients en profitent. La voix continuait, avec le même ton affable "N'allons pas trop loin, nos novices sont immaculées. Il serait bête de perdre une belle première fois. Nous comptons sur votre discernement." Après un moment, elles arrivèrent sur une estrade. On les fit prendre la pose, en les maniant comme des poupées. Des flashs d'appareils photo partaient des quatre coins de la salle. La voix du présentateur passait du micro à l'oreille des novices, où elle se faisait sèche et menaçante "Si vous bougez... Gardez les yeux ouverts sinon..." Enfin, il reprit avec comme un regain d'enthousiasme: "Voici nos novices. Vous les retrouverez, une à une, dès qu'elles seront prêtes à vous servir! Applaudissons à l'avance toute notre équipe, qui va s'occuper d'elles avec tout le professionnalisme que nous leur connaissons!" Sous les applaudissement, on les fit redescendre du podium. Aussitôt, la demoiselle se sentit empoignée par les épaules, et un garde lui fit à l'oreille: "Fini de rire. Suis-moi." Derrière elle, la voix du présentateur continuait: "Pour notre premier spectacle, nos tortionnaires vous présenteront Aja, une petite esclave qui a fait beaucoup d'erreurs, avec une langue bien pendue. Nous verrons si cette langue est toujours aussi vaillante, quand on s'en occupe de très très près. Amateurs d'aiguilles et d'épices, vous allez adorer!" La suite pour bientôt peut-être... Qui sait?
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Par : le 27/01/20
En France, au début du xxie siècle, la littérature féminine populaire, jusque-là traditionnellement sentimentale, est devenue érotique. On pourrait voir dans cette nouvelle écriture féminine et son dire érotique, un double défi: s’emparer d’un sujet longtemps tabou et occuper un territoire précédemment réservé aux hommes. Éros est dans l’air, à notre ère. Vit-il un âge d’or ? Si l’on considère le déploiement de l’érotisme dans la littérature féminine populaire contemporaine et les articles et émissions consacrés à ce phénomène, on peut y voir, sans nul doute, une période faste. Distribuée longtemps sous le manteau, la fiction érotique s’est démocratisée et évolue à l’avenant, en expansion et en évidence sur les étalages et dans les vitrines. Quant au marché du livre, la production et la consommation de ce type d’écrits tiennent le haut du pavé et les libraires contribuent à sa considérable diffusion. Nous assistons donc à une profonde transformation de la littérature féminine populaire en France, où les scripts permettent l’apparition d’une subjectivité désirante au féminin. Une des conséquences de cette parole féminine est d’abord linguistique: plus de dentelles pour nimber le désir comme à l’âge classique du roman d’amour obsédé par les bienséances et le happy end. Par la libération de la parole et celle des pratiques sexuelles, les auteures sont devenues plus égrillardes: leurs écrits traitent à présent du sexe en termes crus, évoquent des expériences souvent peu communes dans une langue facile d’accès et primesautière. Le corps nu y est banalisé par son omniprésence: les pudeurs du discours ont disparu. Cet exhibitionnisme s’explique tout à la fois par le désir de satisfaire le voyeurisme du lectorat et le plaisir d’offrir son texte comme on donne son corps. "Nous voici arrivés à l’âge masturbatoire de la littérature", écrit Xavier Deleu. Le désir est compulsif, le sexe un besoin pressant, Les héroïnes délurées de la littérature post-moderne se libèrent de leurs pulsions charnelles. Dans les scènes de copulation, tout se passe comme si, pour affirmer la verdeur du désir féminin, les auteures se sentaient obligées de détailler la mécanique de l’acte sexuel. Les romancières et la littérature féminine populaire s’adaptent à la nouvelle explosion des fétichismes et des obsessions. Dans la société contemporaine où la femme assume ouvertement ses pulsions, se livre aux pires turpitudes sans craindre les foudres d’un ordre moral désormais révolu, une nouvelle époque s’ouvre et donne une force noire au sexe. Le récit lubrique féminin, écrasé par la banalisation du sexe, est obligé d’aller aux extrêmes pour espérer frapper les esprits, appâter le chaland et parvenir à lutter contre la concurrence des images des films pornographiques et des sites web trash. Ne restait donc plus qu’à trouver le moyen, par des œuvres aguicheuses, de toucher un public de plus en plus large. Ainsi, la "littérature-viande" se déleste de ce qui est trop complexe pour aller à l’essentiel et plonge dans des passions fortes pour en finir avec les plaisirs fades. Les jouissances de l’héroïne sont désormais inséparables d’une sexualité violente et du sadisme de l’amant qui multiplie les expériences lubriques pour l’emmener au cœur de pratiques à sensations fortes. Le roman féminin érotique est entré dans l’ère de la spécialisation: latex, BDSM, bondage, etc, Aucun insolite sexuel n’y est omis. Ainsi, la "littérature-viande" se déleste de ce qui est trop complexe pour aller à l’essentiel et plonge dans des passions fortes pour en finir avec les plaisirs fades. Les jouissances de l’héroïne sont inséparables d’une sexualité violente et du sadisme de l’amant qui multiplie les expériences lubriques pour l’emmener au cœur de pratiques à sensations fortes. Le roman féminin érotique est entré dans l’ère de la spécialisation: latex, BDSM, bondage, etc, Aucun insolite sexuel n’y est omis. Il y a là une nouvelle écriture érotique féminine, celle de la douleur et de la cruauté, d’une sexualité de la domination et de la soumission qui s’inscrivent en faux contre les évolutions libérales des sociétés démocratiques. Une mise en écriture d’expériences sexuelles débridées et une pratique à haute dose d’une obscénité fleur bleue mêlent mots doux et termes orduriers. Avant, de telles scènes, passées sous silence, existaient en creux dans les récits; à présent, elles occupent des chapitres entiers. Le roman érotique féminin est bel et bien un avatar novateur du roman sentimental traditionnel:il a su adapter son contenu afin d’être en adéquation avec le monde contemporain. La clé du succès du récit féminin de l’étreinte réside en un juste dosage entre le SM et le côté fleur bleue. Et cette version hot de Cendrillon évoque le mélange de deux imaginaires, celui du X et celui du sitcom. D’aucuns attribueront ceci à la difficulté d’innover dans un domaine par définition immuable on seulement la mécanique des corps n’a pas varié depuis les origines, mais les imaginaires érotiques qui ont nourri les littératures légères du libertinage comme celles du xxe siècle sont globalement restés les mêmes. Pour réussir à imposer une écriture originale, il faut un imaginaire hors norme, une fantasmagorie singulière qui est le propre des grands auteurs. Y a-t-il néanmoins des procédés spécifiques de l’écriture de l’érotisme au féminin?? Sarane Alexandrian et Francesco Alberoni voient, tous deux, de notables différences entre les textes lubriques féminins et masculins: l’homme étant davantage animé par des rêves de possession alors que celui du deuxième sexe est supposé faire davantage la part belle au désir de fusion, les textes "masculins" seraient plus dans la recherche de l’efficacité, dans l’envie d’aller à l’essentiel. La progression du désir que l’on trouve dans l’écriture féminine n’intéresserait pas les hommes; seules les romancières décrivent tout le chemin qui mène au lit. Quand le masochisme devient, comme ici, sentimental, il correspond bien plus au code du roman sentimental qu’à celui du véritable roman érotico-pornographique. De femmes-objets, ces dernières sont devenues aujourd’hui des femmes-sujets qui construisent et assument, via leur sexualité, leur manière d’être au monde. Affranchies des luttes qui ont mobilisé leurs mères et leurs grands-mères, et du stigmate de l’infériorité longtemps attribué à leur sexe, ces auteures ont le sentiment d’être libres de choisir leur existence, leur carrière, leur manière de s’approprier leur corps et celui de vivre leur sexualité. On peut néanmoins se demander si le libre arbitre est devenu pour les femmes un fardeau dont elles voudraient se délivrer par des fantasmes de soumission ou s’il faut y voir, au contraire, un signe de la liberté d’accéder enfin, sans complexes, à leur propres désirs. Or, qu’il soit le signe de l’échec ou du triomphe du féminisme, ce qui frappe dans cet érotisme nouveau, c’est à quel point, il est le symbole d'une littérature prometteuse. Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir
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Par : le 27/01/20
Exister pour celle qui pose son regard Empli de certitude Sur celui qui hagard Se prête à s’enivrer de ces quelques mots Que par ce jolie mois de janvier prés de Bordeaux Cette Dame à la plume si légère sur son velin Lui rédigea ce qu’elle lui soufflait à faire de sa main Caresse ,vas et viens pour faire tendre ce mandrin Mais que d’un mot elle stoppa car il lui appartient Que ces quelques vers emprunts de servitudes Trouvent un jours la Dame qui reposera cette certitude A celui pour qui ces quelques phrases de soumission Eut envie d'offrir par un matin d'hiver à nouveau sa détermination
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Par : le 27/01/20
Petite femme des temps modernes, Tu te promènes dans les ruelles ternes, Un sourire éclaire ton visage encore enfantin, Heureuse d’aller rejoindre tes copains. Petite femme de la citée, Du monde entier tu te sens mal aimé, Malgré ton jeune âge tu traînes avec entrain, Te sentant en sécurité dans ta bande de copains. Ou vas-tu si loin de chez toi ? La vie est dangereuse pour les anges Te crois tu si forte hors de ton toit ? Le monde est rempli de gens étranges Petite dame en colère contre tes parents, Grandir et t’affirmer, tu penses qu’il est temps, Tu n’écoutes plus les conseils ni les interdictions, Tu veux être avec eux, avec lui sans restrictions. Petite dame incomprise par ta famille. Tu rêves d’un monde nouveau ou rien ne part en vrille, Prête à tout donner pour voir ton souhait se réaliser, Avec eux, avec lui tu es préparée à tout excuser. Ou vas-tu si loin de chez toi ? La vie est dangereuse pour les anges Te crois tu si forte hors de ton toit ? Le monde est rempli de gens étranges Petite mademoiselle sûre de tes choix, Après une dispute tu as prit ta voie, Ne supportant plus la discrimination de tes amis, Tu t’es enfui pour pouvoir vivre avec lui. Petite mademoiselle victime du destin, On te retrouvera dés le lendemain, Ta confiance en eux en lui, tu avais donné, Pourtant ils t’ont violé et tué. Ou vas-tu si loin de chez toi ? Te voilà dorénavant un ange Te crois tu si forte hors de ton toit ? Le paradis sera pour toi un monde étrange
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Par : le 27/01/20
Alors que j'erre en journée dans cette étrange obscurité, privée de mon doux soleil, Je profite de la venue de la nuit, quand le temps semble en suspend, pour arpenter De nouveau ce chemin de mots empreint de douces et sensuelles pensées, Pour glisser dans ce univers précieux, où je vous retrouve enfin tout près de moi... Je ferme encore une fois les yeux, pris de vertige par cette tornade de pensées, Je me laisse transporter dans ce songe merveilleux où vous m'irradiez de votre aura... Nous nous retrouvons côte à côte dans cette pièce familière, devant la fenêtre, Contemplant ce ciel d'un soleil couchant quand votre regard kaki croise à nouveau le mien, Comme vous approchez votre visage du mien, vous me saisissez par le cou, Vous m'attirez contre vous, me bander délicatement les yeux, me plongeant ainsi dans le noir Et dans la fougue qui vous anime, vous laissez votre langue aller à l’encontre de la mienne... Sans surprise, j'ouvre la bouche, un incroyable baiser nous uni, j'y réponds avec ardeur, continuant le pâlot que nous avons débuté, ma langue tourne dans votre bouche, bute contre vos dents, s'enfonce davantage, quand soudain je sens une douleur aiguë, Sur le bout de ma langue, vous en avez profité pour me mordre la langue, mêlant douleur Au plaisir, sensation aigüe qui amplifie ce désir qui me ronge peu à peu… Vous profitez de la situation pour baisser mon jogging, qui cache un gros clitoris, Vous me fouillez sans vergogne, serrant, tordant ce clito chocolat tout à vous, tandis que je me laisse aussi aller en gémissant doucement, perdant peu à peu prise au réel Quand une de vos mains se crispe sur la mienne, en réaction je souffle plus fort... Dès lors, vous avancez votre corps au dessus du mien, je sens sur mon visage votre poitrine Qui vient se balancer, comme pour un appel à la caresse, je ne résiste pas longtemps Et j’effleure de ma bouche l'endroit encore caché par ce tee short noir si familier Il ne reste pas en place longtemps, en un instant vous ôtez ce dernier rempart Dévoilant ainsi vos charmants obus, puis de la pointe de vos seins effleurez mon visage... Cet alors que je sens sur mon torse vos mains qui doucement s’agitent, virevoltent, Avant d’attraper mes tétons que vous malaxez, les faisant tourner entre vos doigts Sous le pincement mammaire, je sens que cette crampe qui m'envahit totalement Vous vous déchaînez de plus belle tandis que je laisse échapper de petits cris plaintifs, Pas si de douloureux, sentant ce plaisir monter doucement en moi, mes poils s'hérissent, Le souffle de plus en plus court, je dandine du bassin le sexe en feu, suintant de désir... Tout en me mordillant le cou et l'oreille, une de vos mains s'aventure le long de mes cuisses, Ne faisant que les effleurer au début, puis les caresses se font de plus en plus appuyées, Remontant jusqu'à mon appendice tout humide que vous esquivez volontairement Alors que je me déhanche de plus belle, exprimant ainsi cette excitation grandissante... Soudain une douleur des plus aiguës me sort de ma torpeur, sensation lancinante, Que je ressens sur mon torse, sentant mes tétons tiraillés et tirés vers le bas, Vous venez de déposer sur ces derniers deux pinces lestées de jolis poids Qui au moindre de mes mouvements amplifient la douleur et le tiraillement… Maintenant votre main se trouve à l'entrée de mon petit orifice tout ouvert, Ce sont plusieurs doigts qui lentement sont en train de coulisser dans ma petite chatte, Ma respiration du coup s'accélère entrecoupée par des soupirs de plus en plus forts, Mon anus est déjà extrêmement dilaté ayant hébergé au préalable RB sénior, Les envahisseurs tournent, s’agitent, investissent cette grotte que je ne peux refuser. Il se dilate encore davantage alors que j’ai le souffle coupé par l'intrusion D’un quatrième doigt qui s’octroie une place de choix… Vous tentez de forcer le passage, de faire franchir l'ensemble de vos phalanges, En tournant lentement, le muscle cède le passage, votre main me pénètre maintenant, Tandis que de votre autre main vous titillez mon clitoris déjà survolté, Ni une ni deux, un orgasme fulgurant vient de me traverser, Le souffle court, le corps en prise aux spasmes, je balbutie des mots crus Empreint au désir fulgurant qui maintenant me submerge... Le jeu commence à me plaire aussi, tu le constates à la manière dont je remue la croupe, Que je suis de plus en plus chaude, de plus en plus salope et offerte à vos caprices, Le filet qui s'écoule de mon sexe ne fait confirmer votre ressenti... J’ouvre et ferme les cuisses, emprisonnant votre main qui me donne du plaisir, Je perds totalement pied, impossible de retrouver mes esprits face à tant de sollicitation… Mon cœur bat à tout rompre, j’hésite, d'un coté, l'envie est là, dans mon ventre, Qui me fouille autant que vos doigts qui persistent dans leur excursion anale. De l'autre, la raison qui dicte à mon esprit : -« Que ce n'est pas raisonnable, que se laisser toucher, se laisser aller à de doux plaisir sans aucune retenue »... C'est mon corps qui prend le dessus, puis sans rien dire j’abdique ainsi pour un temps… -« Parfait, je te veux bien cochonne, salope au possible, soumise et ouverte, laisse aller la musique, je serai le chef d'orchestre ». Votre seconde main est entrée à nouveau en contact avec la peau de mon cou, Je sens vos ongles s’enfoncer dans ma peau, labourant mon dos, gravant votre nom, Comme elle ne trouve pas d'obstacle sur le chemin qu'elle trace, elle revient sur mon torse, Puis joue avec les poids fixés à mes seins, prenant plaisir à me voir tressauter… Sous la pression, j’ai le souffle un peu coupé, d'autant que c'est en même temps Votre main toute entière pénètre dans mon derrière, puis telle une poupée de chiffon, Je me laisse faire, vous en profitez allègrement, jouissant de cette scène qui vous est offerte... Votre main quitte mon cul, ce vide me fait sursauter, j’en veux encore et vous le fais savoir Par mes déhanchements, mes gémissements telle une pute totalement dévergondée… Je suis maintenant couché sur dos, les bras écartés et attachés à chaque extrémité du lit Quand vous posez votre main d'abord sur ma poitrine, puis elle descend sur mon ventre, Juste histoire de la placer sur ma verge tendue mais vos doigts restent inertes, Sur cette tige qui est raide, chaude, lisse, énorme clitoris tout à vous, -« je t’interdis de jouir et de bouger quoique je fasse, sinon tout s’arrête et tu repars… » Dites-vous et l’instant d’après, je ressens votre souffle chaud sur mon pubis… Vous vous présentez devant mon sexe tout dur et l’effleurez du bout de votre langue, Puis vous exécutez sur ma queue une fellation digne d'une professionnelle, Je sans mon clitoris happé par votre bouche chaude et accueillante, Vous laissez votre langue rouler sur mon gland, générant en moi mille frissons, Ce qui ne fait qu'amplifier mon désir, lâchant des râles de plaisir... Quand une sensation de brûlure me fait lâcher un petit cri, puis un déluge de feu S’abat sur mon torse, se répand sur mes cuisses, c’est de la cire que vous déversée D’une main sur mon corps tout en continuant de lécher avec délectation mon clitos Mon cœur s’emballe mais je tente de contenir tout mouvement, étouffant mes cris, L’esprit brouillé par tous ces stimuli, votre bouche, ce feu, je suis pris de vertiges… Cette scène vous amuse, vous en profitez pour saisir l’œuf vibrant et le portez sur votre clitoris Vous en délaissez mon mat, juste préoccupée maintenant par la montée de votre jouissance, Qui vous happe, vous ensorcelle, vous électrise aussi, vous faisant tout oublier du reste, Vos râles sont remplacés par des cris... Quand soudain vous me chevauchez, positionnez juste au dessus de mon sexe tout dur, -« interdit de bouger, c’est moi qui dirige sinon gare à toi ! Tu es mon sexe toy donc interdiction de jouir, je t’aurai prévenu ! » Puis vous présentez mon sexe à l’entrée de votre petit canal, millimètre par millimètre, Dans une extrême lenteur vous vous empalez sur mon sexe, savourant chaque instant, Vous sentez mon pieu doucement pénétrer votre petit canal, vous lâchez un cri de plaisir, Puis dans l'excitation imprimez des mouvements de va et vient, lent et profond... Vos mains se crispent sur mon torse tandis qu'un orgasme point à nouveau son nez, Vous haletez, puis saisissant la cravache, vous n’épargnez aucune parcelle de corps offert Calant la cadence des coups au rythme de vos va et vient, l’intensité à votre excitation De l'autre main vous vous frictionnez le clitoris encore électrique avec l’œuf, Quelques tremblements avant de sentir exploser dans foudroyante jouissance… Après vous êtes retirée vous m’invitez à me branler pour jouir devant vous, Ce qui ne tarde pas à venir, j'explose à vos ordres sur mon ventre, De vos doigts recueillez ma semences et les portez à mes lèvres : -« lèches et suces mes doigts, petite pute ! ». Je m’applique à la tâche quand vous retirez brusquement vos doigts Avant de vous assoir sur mon visage, portant votre fente à ma bouche… -« surtout ne perds pas une goutte de mon nectar et appliques toi bien avec ta langue ! » De ma langue gourmande je farfouille les moindres plis, à la recherche de ce nectar Puis j'engloutis délicatement votre clito avant de le faire rouler avec ma langue.... L'effet est immédiat vous en redemandez encore vous branlant sur mon visage... C'est sur ces mots que je vous quitte sommairement avant de revenir bientôt avec d'autres songes, Marqués par ce désir fou pour vous qui ne cesse de grandir et me rapproche de vous. J'espère que ces mots auront l'effet escompté qu'ils suffiront à faire renaître ce désir en vous
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Par : le 27/01/20
Il m'a fallu attendre cet âge pour redécouvrir la magie de noël, Il a fallu un post, petite étincelle pour allumer ce brasier de sentiments nouveaux, Une photo pour votre attention, quelques mots pour être transcendé par vos belles pensées... Pour ce noël, j'ai le plus des cadeaux, cette rencontre avec une sirène, Qui du chant de ses pensées a rendu captive tout mon être, prémices d'une transformation en devenir... Vous êtes si loin, pas loin, dansant sur chacune de mes pensées créant cette douce excitation Qui m'envahit en vous écrivant, ressentant plus fort votre présence au fil de mes mots... Voici que la lune malicieuse nous promet d'être pleine la nuit de noël, Elle se veut complice de ce lien qui nous lie car dans son reflet c'est vous que je vois... Derrière ce manteau nuageux dont se dote la nuit, Qui masque à ma vue une infinité d'étoile, Et plonge ainsi ma ville dans les ténèbres... Je vois subsister au loin ce phare, dont la douce lumière irradie mon être; ce dernier éclaire mes pas sur ce chemin étroit... parsemé d'embuches, c'est une route sinueuse Qui se dresse devant moi, recelant mille et un mystères, sentier que j'arpente avec joie, guidé par votre lumière, y puisant assurance et réconfort... Des frissons me parcourent, prémices d'une grande excitation, d'un désir sous-jacent... Est-ce une obsession, ou bien une détermination, d'arriver à cette destination promise où je pourrai à nouveau imprégner de cette remarquable image... Je dis image, pour ne pas dire visage, Un visage fin couvert d'une chevelure de feu Au milieu duquel gravitent deux orbes couleur kaki Dans lesquels je rêve de me perdre... Image dont émane une force étrange qui à chaque instant qui passe me rapproche de vous... Quelle plus belle destination que celle que j'arpente et qui conduira jusqu'à vos pieds si la chance m'est donnée... C'est à cette place que je souhaite être Pour que de vos mains je sois transformé, En cette pensée féminine que vous avez su déceler en fort intérieur... Pour qu'enfin, après transformation, je puisse à vos côtés croiser nos pensées, Devant une cheminée au grès de vos envie... Dans l'attente de ce moment, votre attraction se voulant plus forte, je m'ouvre à vous doucement, comme la rose des neiges, M'offrant à vous sans mesure, confiant en ma déesse...
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Par : le 24/01/20
Après une journée aux multiples surprises, dont une suprême, notre petite entrevue, Je laisse mon esprit voguer vers de nouveaux horizons, empreint de désirs et d'érotisme, Voici que je ferme les yeux qu'aussitôt balayé par un flot de pensées aussi douces qu'émouvantes Je me retrouve projeté dans cet univers où règnent en grand maître vos désirs secrets, C'est ainsi que nous nous retrouvons dans cette scène que je vous partage... La porte de la salle de bain est entre ouverte et vous pouvez voir ma silhouette qui s'agite devant le miroir, Je me sens belle et fraîche, en pute soumise que je suis, Après cette douche revitalisante, j'entreprends un savant maquillage, Vous en profitez pour entrer discrètement, posant votre main sur mon épaule.. Dans le miroir, votre image s'affiche près de la mienne, ma nudité intégrale ressort encore plus, En contraste avec votre peau alors que nonchalamment, vous venez effleurer un de mes seins.. Je vois vos lèvres remuer, mais la glace me donne l'impression qu'aucun son ne sort de votre bouche, Puis, c'est dans mon cou que vos lèvres déposent un baiser doux et humide, Qui vient faire frémir ma chair toute entière, au prise à de multiples frissons, Vous vous collez nu contre toi, alors que je suis face au miroir, puis commence à me caresser le ventre, le torse.. M'effleurant du bout des doigts , remontant sur mon torse bombé, dont vous contournez les tétons, De caresses légères, vous passez à des caresses plus appuyées mais toutes aussi douces, Allant à la découverte de ce corps tout offert, vos doigts fins et agiles, Glissent sur la texture soyeuse de ma peau chaude et parfumée, Tandis que de votre bouche vous me dévorez le cou et l'oreille, passant de l'un à l'autre.. Vous portez votre bouche à mon oreille et vous me dites dans un ton très directif : - "je veux que tu te caresses, je veux voir ton gros clitos durcir pour moi, mais prends garde car il t'est interdit de jouir! " - sans discuter, je m’exécute, je commence à me caresser, je me vois les jambes écartées devant la glace, D'une main je prends mes bourses pleines de ce désir pour vous, ligotées par un fil, Tandis que de l'autre, je caresse mon clitoris, le prenant dans ma main, Qui m'imprime un mouvement de va et vient, laissant échapper un petit filet de mouille, Comme la salope que je suis, mouillant pour ma Maîtresse... Vous décalez légèrement sur le côté, profitant de ce joli spectacle, me demandez de continuer, Je perçois l'excitation vous envahir au rythme irrégulier de votre respiration, Quand je ressens ce feu qui parcourt mon corps, je sens vos ongles à l’œuvre, Vous labourez mon corps de vos ongles ne laissant aucun centimètre de ma peau au repos.. Vous commencez par mon dos, partant du bas du dos, dessinant des motifs dont vous avez le secret, Puis l'une de vos mains remonte le long de ma colonne tandis que l'autre porte intérêt sur mes fesses.. La pression de vos ongles est de plus en plus forte, je sens ce feu qui me ronge, Cette douleur lancinante se mêle au désir de vous plaire, générant cette ivresse.. je me mets à trembler parcouru par de nouveaux frissons dû à votre attention Cela vous fait rire et vous ne vous en cacher pas : - " tu trembles comme une salope! J'adore mais gare à l'éjaculation, je serai des plus intransigeante! " - J'essaye de moduler ma respiration pour ne pas me laisser débordé par ce flot de désir, Tentant de me focaliser sur vous et votre plaisir toute en m'oubliant.. Bien que je ne ressente plus le contact de vos ongles, leur contact douloureux Restent encore présent en moi, je peine à reprendre mes esprits Quand de nouvelles sensations viennent m'arracher un cri, un sursaut... Mon cri se mêle au bruit sec que fait votre cravache au contact de ma peau Vos coups sont cinglant, s'abattant partout sur mon corps suivant vos envies, Je manque de sursauter à chaque coup porté, me faisant violence pour me contenir et ne point vous décevoir, mon corps est en feu, scandant votre nom, A chaque coup porté je répète cette même phrase : -" Merci Maîtresse pour tout ce que vous me faites, je suis votre pute soumise et j'adore cela! " - Aussi étrange que cela puisse être, au fur et à mesure que je répète cette phrase, Je sens en moi cette excitation grandir, oubliant la douleur et laisse ce nouveau plaisir prendre place, mon clitoris mouille d'avantage ce qui n'échappe pas à votre attention.. - " Tu mouilles ma salope, tu mouilles pour ta Maîtresse, comme une pute que tu es!! Tu aimes faire plaisir à ta Maîtresse, hein, salope? Veux-tu continuer à me faire plaisir? " - " Oui Maîtresse, je suis prêt à subir tout ce qui vous semble bon, Maîtresse! ". - " Si tu bouges ou cries à nouveau, je multiplierai par deux ton nombre favori ce qui te vaudra 67 coups de cravache au lieu des 37 habituels! Et je veux qu'à chaque coup tu me dises merci Maîtresse, je suis votre Pute et j'aime ce que vous me faites! " - -" Super, prépares toi à dérouiller Dove!" Votre voix et ferme et froide mais laisse transpirer un début d'excitation, En guise de réponse, vous déposez un bisou sur mon cou, De vos mains caressez mon sexe tout dur.. J'ai l'esprit embrumé, perturbé par ce contact inattendu, votre main sur mon sexe, Mon souffle s'accélère, il me faut toute mon énergie pour me contenir, Vous riez de plus belle en me voyant toute décontenancée, en me voyant toute salope.. La violence du coup qui s'abat à l'intérieur de mes cuisses, évitant mon sexe, Me sort de ma torpeur, puis s’enchaîne une pluie de coups d'une telle intensité, Que j'en frémis de douleur et d'excitation, des spasmes me parcourent par vague, Mes jambes sont toutes tremblantes, je bafouille, lâchant de petits gémissements.. Cela vous amuse de me voir ainsi, toute chose, toute pute, tout à vous, Sans un mot, vous joignez vos doigts aux miens, qui vite prennent le relais Alors que perdant pied je m'agrippe au lavabo pour éviter de tomber.. - " Tu as bien mérité une friandise car tu t'es bien comporté. De ma Pute soumise, te voilà muté au rôle d'objet de plaisir. Prouve moi que tu es habile de ta langue, en dégustant mon joli abricot! Tâche de bien t'appliquer, sinon.."- Profitant de l'honneur qui m'est fait, je me retourne le corps encore endolori, Faisant face à vous, nous pivotons comme dans une danse, prenant ainsi ma place, Dès lors je mets à genou, me trouvant de votre charmant minou, vous écartez les jambes, M'ouvrant le chemin vers votre précieux joyau qui transpire d'excitation.. je commence par farfouiller de ma langue les replis de tes grosses lèvres, les écartant Pour ouvrir le passage à ma langue gourmande.. Mon souffle sur votre clito vous fait sursauter, vous suintes de plaisir, votre souffle se saccade, Vos gémissements sont remplacés par de petits cris quand ma bouche engloutit votre clitoris, L'aspire, le suce, le faisant rouler avec ma langue, vous vous déhanchez de plus belle.. Une douleur m'assaillit, puis une autre, au rythme de votre plaisir montant, Votre cravache s'abat à nouveau sur moi, entre deux gémissement vous me dites : - " c'est tout ce que tu mérites et continue ton travail.. donner du plaisir à ta Maitresse! "- Les coups pleuvent tandis je m'applique à ma tâche, aux prises avec votre fruit juteux, Vous vous agitez sur ma bouche, imprimant des mouvement de va et vient, Vous vous branlez sans retenue sur ma bouche, agrippant ma chevelure d'une main, De l'autre continuant de me cravacher au rythme des spasmes qui vous traversent.. Alors que ma langue agile fouille vos moindres recoins, en quête de votre somptueux nectar, Vous observez cette scène dans le miroir, voyant nos deux corps s’emmêler, Et voir que vous tout comme moi, prenions beaucoup de plaisir dans cet étreinte... Quand secoué par un violent spasme, vous êtes subjuguée par un orgasme incroyable Et pour votre grand bonheur, je plaque ma bouche sur votre sexe, puis bois tout votre nectar, Aspirant de votre fente toute humide le moindre fluide qui dégouline, Face à tant d'attention vous en perdez le souffle, criant : - "Tu es une bonne pute, une bonne chienne, ta Maitresse saura te récompenser comme il se doit. J'ai quelques sévices en tête qui ne saurait te déplaire. "... puis m'aidant à me redresser, vous prenez ma queue dans vos mains, Vous débutez une masturbation improvisée et en profitez pour de votre langue, Effleurez mon gland avant de le lécher, de le gober, puis reprenez la masturbation, Le souffle court, je titube, les jambes toute tremblante, submergé de plaisir... De temps à autres, vous vous regardez faire dans le miroir et cela vous excite encore plus, Vous ne tardez pas à sentir mon sexe grossir et je vous fais signe que je vais venir, Vous me regardez dans les yeux et continuez à m'astiquer le gland, Sentant l'explosion proche, vous vous arrêtez brutalement : - " Tu ne crois pas que tu vas jouir! "- Je tente de réguler mon souffle, de retrouver mon esprit piégés par tant d'excitation Avant de ressentir à nouveau votre main s'agiter sur mon sexe, Qui ne se fait pas prier pour exploser dans vos mains, libérant ma semence.. Tout en riant de la scène vous récoltez toute ma semence et la portez à ma bouche : - " avec moi pas de gâchis, je veux que tu délectes de ta propre semence, avale tout, salope! "-
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Par : le 24/01/20
voici un texte que j'ai écrit il y a quelques temps à l'attention de celle qui fut ma Maitresse pour un temps Madame Bouche affamée que la votre Vous dévorez mon âme et mon corps, Vous peignez des arabesques compliquées Vos mains exaspèrent ma peau. Exigeante metteuse en scène diurne Vous me transformez je deviens interprète Quand vous vous servez de mes sens en alerte Pour vos trames à la saveur perverse. Prédatrice, vous me poussez dans mes retranchements Où je garde, docile, mes yeux de proie baissés. Mais dites-moi, quand douleur et plaisir s’entremêlent, Quand dans les cris on distingue deux voix Qui donc est le chasseur et qui est le gibier…
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Par : le 24/01/20
"C'est pour que l'on ne t'entende pas crier, les murs sont doublés de liège, on n'entend rien de ce qui se passe ici, Couche-toi." Elle l'a prit aux épaules, la posa sur le feutrage rouge, puis la tira un peu en avant; les mains d'O s'aggrippèrent au rebord de l'estrade, où Yvonne les assujettit à un anneau, et ses reins étaient dans le vide. Anne-Marie lui fit plier les genoux vers la poitrine, puis O sentit ses jambes, ainsi renversées, soudain tendues et tirées dans le même sens: des sangles passées dans les bracelets de ses chevilles les attachaient plus haut que sa tête aux colonnes au milieu desquelles, ainsi surélevée sur cette estrade, elle était exposée de telle manière que la seule chose d'elle qui fût visible était le creux de son ventre et de ses reins violemment écartelés. Anne-Marie lui caressa l'intérieur des cuisses. "C'est l'endroit du corps où la peau est la douce, dit-elle, il ne faudra pas l'abîmer. Va doucement Colette."   "Colette était debout au-dessus d'elle, un pied de part et d'autre de sa taille, et O voyait, dans le pont que formait ses jambes brunes, les cordelettes du fouet qu'elle tenait à la main. Aux premiers coups qui la brûlèrent au ventre, O gémit, Colette passait de la droite à la gauche, s'arrêtait, reprenait, O se débattait de tout son pouvoir, elle crut que les sangles la déchireraient, Elle ne voulait pas supplier, elle ne voulait pas demander grâce. Mais Anne-Marie entendait l'amener à merci. "Plus vite, dit-elle à Colette et plus fort." O se raidit, mais en vain. Une minute plus tard, elle cédait aux cris et aux larmes, tandis qu'Anne-Marie lui caressait le visage. "Encore un instant, dit-elle, et puis c'est fini. Cinq minutes seulement. Tu peux bien crier pendant cinq minutes, Il est vingt-cinq, Colette, tu t'arrêteras à trente, quand je te le dirai." Mais O hurlait non, non par pitié, elle ne pouvait pas, non elle ne pouvait pas une seconde de plus supporter le supplice. Elle le subit cependant jusqu'au bout, et Anne-Marie lui sourit quand Colette quitta l'estrade. "Remercie-moi" , dit Anne-Marie à O, et O la remercia".   "Elle savait bien pourquoi Anne-Marie avait tenu, avant toute chose, à la faire fouetter. Qu'une femme fût aussi cruelle, et plus implacable qu'un homme, elle n'en avait jamais douté. Anne-Marie ne s'était pas trompée à l'acquiècement ni à la révolte d'O, et savait bien que son merci n'était pas dérisoire. Elle tenait à faire éprouver à toute fille qui entrait à la maison, et devait y vivre dans un univers uniquement féminin, que sa condition de femme n'y perdrait pas son importance du fait qu'elle n'aurait pas de contact qu'avec d'autres femmes, mais en serait au contraire rendue plus présente et plus aiguë. C'est pour cette raison qu'elle exigeait que les filles fussent constamment nues; la façon dont O avait été fouettée comme la posture où elle était liée n'avaient pas non plus d'autre but. Aujourd'hui, c'était O qui demeurerait le reste de l'aprés-midi, trois heures encore, jambes ouvertes et relevées, exposée sur l'estrade, face au jardin, Elle ne pourrait cesser de désirer refermer ses jambes".   Hommage à Anne-Cécile Desclos, dite Dominique Aury, alias Pauline Réage.   De la poétesse Renée Vivien à Monique Wittig et à Anne Garréta, la littérature lesbienne a peu à peu émergé au fil du XXème siècle. L'avènement du féminisme dans l'après 68 a marqué un tournant considérable. De fait, comme une histoire des femmes ou de la plus controversée écriture féminine demandait hier ses exégètes et ses chercheuses, l'histoire de la littérature lesbienne, et du concept lui-même, demeure largement inexploitée, quand une "histoire des hommes" semblerait presque une absurdité et que celle des gays a désormais ses théoriciens, "femme" et "homosexuelle": le lesbianisme cumulerait donc les mandats, infraction condamnable comme chacun sait. On l'aura compris; regarder la culture lesbienne comme une sous catégorie, réservée à quelque chapelle, c'est avaliser le principe d'une "infériorité de nature" qui a plus à voir avec les préjugés, les hiéarchies lassantes, stériles, quand le débat, bien évidemment, est ailleurs. Il n'empêche; ce soupçon vaguement ironique sur une production marginale de "femmes entre elles" a permis à la littérature lesbienne de se constituer, lui a donné sa force, a excité son son imagination, l'a poussée à étendre son champ, construire et préciser son identité. Littérature élaborée "contre" plutôt qu'en creux, militante: la littérature lesbienne est devenue une littérature de scission. Rien d'étonnant à ce qu'elle trouve donc une énergie neuve au début du XXème siècle, au cœur de cette Belle Epoque qui voit l'émergence de quelques "modernes" Sapho décidées à donner de la voix et dont la société, entre irritation et complaisance vaguement amusée, autorise désormais la visibilité. Encore prisonnières de l'image baudelairienne de "la femme damnée". Rappelons que le titre original des "Fleurs du Mal" était "Les Lesbiennes". Les poétesses homosexuelles de l'époque furent néanmoins décidées à prendre en main, par la plume, leur propre histoire et à chanter elles-mêmes leur désir, dans un univers où les hommes étaient littéralement éradiqués. Il faut prendre garde à ne pas s'arrêter à l'apparence fragile, éthérée et encore très fin de siècle, de Renée Vivien, écrivaine parisienne d'origine anglaise, anorexique, morte à trente-deux ans, et ne pas se méprendre sur la grâce très réelle de ses vers, saluée en son temps par Charles Maurras dans "Le Romantisme féminin". Une sourde violence les animait. D'"Evocations" (1903) à "Flambeaux éteints" (1907), sa poésie, hantée par une chasteté obsédante, dit sans ambiguïté sa passion des femmes, son rejet de toute forme de liens avec le monde masculin, qu'un seul alexandrin, s'il en était besoin, résumerait: "Tes blessures sont plus douces que leurs caresses." Sa liaison avec Natalie Clifford Barney, jeune héritière américaine dont le Tout-Paris commentait les frasques, constitua le point d'orgue d'une œuvre qui donna le la à une nouvelle communauté littéraire en plein essor.   De même, il ne faut pas mésestimer la radicalité des propos de Natalie C. Barney qui, pour être très élitiste et néo-classique, n'en condamnait pas moins sans conditions l'hétérosexualité, le mariage comme la procréation, dans son "Académie des femmes." Sa personnalité flamboyante fédèrait les tribades de son temps, réunies dans son jardin de la rue Jacob, où le "Temple de l'Amitié" se voulait le théâtre de rencontres et de danses placées sous l'enseigne de Lesbos. Car l'Américaine était au moins autant un personnage de romans qu'une écrivaine plutôt médiocre, d'une liberté et d'une audace qui appellaient et permettaient pour la première fois au grand jour toutes les projections: la courtisane Liane de Pougy, qu'elle avait séduite en se déguisant en page, rapporta leur histoire dans "Idylle saphique." Renée Vivien dans "Une femme m'apparut" (1904), Remy de Gourmont l'immortalisa dans ses "Lettres à l'Amazone." surnom qu'elle gardera pour livrer ses propres "Pensées d'une Amazone" en 1920. Radclyffe Hall dans "Le Puits de solitude" en 1928 sous le nom de Valérie Seymour ou Djuna Barnes, la même année, sous celui d'Evangeline dans son "Almanach des dames." Il n'est pas jusqu'à Lucie Delarue-Mardrus ou Colette qui ne se soient emparées de cette Sapho 1900. "Sapho cent pour cent." André Billy, Colette qui n'hésitait pas à lui déclarer dans une lettre: "Mon mari, Willy te baise les mains, et moi, tout le reste." Dans les années trente, l'auteure des "Claudine", cycle de quatre romans où la bisexualité l'emporte en général sur un saphisme plus exigeant, se démarque avec un essai qui fera date: "Le Pur et l'impur" paru en 1932 sous le titre "Ces plaisirs." Les brumes délétères de la Belle Epoque se sont estompées, le procès intenté à l'éditeur de Radclyffe Hall pour avoir publié "Le Puits de solitude", roman jugé immoral et obscène, a changé la donne dans les esprits; même si le phénomène est d'abord anglo-saxon, l'homosexualité n'étant pas criminalisée en France, il ébranle les mentalités d'une communauté qui ne se sent jamais à l'abri. Avec sa farouche indépendance, mais aussi avec tout ce que son tempérament recèle de délibérément insaisissable, Colette entendait étudier les cercles des "unisexuelles" et cette "sensualité plus éparse que le spasme, et plus que lui chaude", caractérisant selon elle l'amour entre femmes. Les conclusions sont plutôt amères; Colette considèrait le libertinage saphique comme  "le seul qui soit inacceptable" et ne croyait pas à la réalisation du "couple entièrement femelle," l'une des deux singeant nécessairement l'homme. Il n'en demeure pas moins que, pour la première fois, un tel projet est entrepris, de surcroît par une écrivaine confirmée et célèbre.   Aux yeux de Colette, "Gomorrhe" n'existait pas. Deux écrivains majeurs ont pourtant opposé à l'époque un démenti sévère à cette proposition, par des chefs-d'oeuvre de la modernité: Marcel Proust, avec "À la recherche du temps perdu" et Djuna Barnes avec "Le Bois de la nuit" ont en commun d'avoir les premiers, fait d' "homosexuel" et de "féminin", l'axe de catégorisation, à partir duquel universaliser. L'émancipation d'une littérature lesbienne en soi, fût-elle produite par un homme, comme Proust, date de l'instant où l'homosexualité ordonna une construction formelle à part entière commandant une nouvelle vision du monde. La marge était convoquée au centre. Son autonomie, sa complexité furent posées. La Seconde Guerre mondiale brisa cet élan, freiné dès les années trente par les prémisses d'un retour à l'ordre, où l'on faisait déjà de la "décadence des moeurs", la responsable de bien des maux. Il fallut attendre les années cinquante pour voir pointer, ici et là, quelques tentatives destinées à explorer plus avant les limites et les richesses d'une littérature lesbienne. Parmi elles, "Le Rempart des béguines" (1951) de Françoise Mallet-Joris, "Qui qu'en grogne" de Nicole Louvier (1953). Un météore va pourtant bouleverser les cartes: Violette Leduc, Après "L'Affamée" (1948), récit de sa passion sans retour pour sa protectrice Simone de Beauvoir et "Ravages" (1955), dont les cent cinquante premières pages furent censurées par Gallimard, "La Bâtarde" en 1964 lui assura l'estime et le succès public. Elle rata le Goncourt et autres prix prestigieux de la rentrée, mais gagna la postérité en ayant su renouveler une langue qui imposa, avec un réalisme lyrique inaccoutumé et une vérité sans fard, une image charnelle, physique et émotionnelle de la lesbienne. Les cent cinquante pages supprimées par Gallimard paraissent en 1966, mais en partie seulement, sous le titre "Thérèse et Isabelle", récit d'une passion où l'érotisme lesbien est décrit avec une précision d'entomologiste. Signe des temps, il faudra attendre l'an 2000 pour que l'éditeur rétablisse dans sa cohérence d'origine ce texte explosif, au style à la fois dru et orné de métaphores baroques, dont les mutilations furent vécues par Violette Leduc comme un "assassinat littéraire." Cette lenteur et cette timidité éditoriale disent à elles seules l'audace, la nouveauté et le danger que recèle la phrase de l'écrivaine: un pavé dans la mare. Dans ce lent mouvement de reconnaissance, s'inscrivit Christiane Rochefort qui, après "Le Repos du guerrier" (1958), regard d'une femme sur l'érotisme masculin, adapté au cinéma par Vadim avec Brigitte Bardot dans le rôle principal, publia "Les Stances à Sophie" où le thème de lesbianisme fut abordé, sans toutefois s'affranchir des tabous sociaux. En 1969, elle profita de sa notoriété pour publier un livre où l'homosexualité occupait le cœur du sujet, "Printemps au parking." La même année, avec "La Surprise de vivre", Jeanne Galzy, membre du jury Femina, se lança dans une saga familiale troublée par des idylles entre femmes, située dans le milieu protestant de Montpellier. Indissociable de l'histoire de l'émancipation des femmes, la littérature lesbienne vit un tournant considérable dans l'après-1968, avec l'avènement du féminisme. Un nom désormais va incarner la révision radicale du problème : Monique Wittig. Avec "Les Guérillères" (1969) notamment, et "Le Corps lesbien" (1973), une langue et un univers nouveaux surgissent dans le paysage fictionnel, où l'exclusivité du pronom "elles" entend dissoudre le genre linguistique:   "La direction vers laquelle j'ai tendu avec ce elle universel n'a pas été la féminisation du monde, sujet d'horreur aussi bien que sa masculinisation, mais j'ai essayé de rendre les catégories de sexe obsolètes dans le langage", précisa t-elle dans "La Pensée straight" en 2001, titre tardivement publié en France, repris lors d'une conférence prononcée à New York en 1978, qu'elle concluait par ces mots célèbres: "Il serait impropre de dire que les lesbiennes vivent, s'associent, font l'amour avec des femmes, car la femme n'a de sens que dans les systèmes de pensée et les systèmes économiques et sociaux hétérosexuels, les lesbiennes ne sont pas des femmes." L'œuvre de Monique Wittig demeure une expérience unique et sans rivale, dont la révolution a consisté, par le matériau brut de la langue, à "rendre universel le point de vue minoritaire." Selon l'auteure, le lesbianisme ne peut pas être décrit comme un tabou, étant donné qu'il n'a pas d'existence réelle dans l'histoire de la littérature. La littérature homosexuelle mâle a un passé, elle a un présent. Les lesbiennes, pour leur part, sont silencieuses, Lorsqu'on a lu les poèmes de Sapphô, "Le Puits de solitude" de Radclyffe Hall, les poèmes de Sylvia Plath et d'Anaïs Nin, "La Bâtarde" de Violette Leduc, on aurait donc tout lu. Seul le mouvement des femmes s'est montré apte à produire des des textes lesbiens dans un contexte de rupture totale avec la culture masculine, textes écrits par des femmes exclusivement pour des femmes, sans se soucier de l'approbation masculine. "Le Corps lesbien" entre dans cette catégorie. Des Françaises, comme Michèle Causse, mais aussi un grand nombre de Canadiennes, notamment, font écho à l'univers wittigien, à l'image de Nicole Brossard, Josette Marchessault ou Louky Bersianik. Les tentatives contemporaines d'une littérature lesbienne, qui ont pu provoquer la création de maisons d'édition comme "Les Octaviennes" de Geneviève Pastre ou d'une éphémère collection comme "Le Rayon gay" chez Balland, ne semblent pas prendre une direction imposée. Telle l'œuvre autobiographique de Jocelyne François, "Joue-nous Espana" (1980), ou de la déconstruction du système hétérosexuel par Mireille Best dans "Hymne aux murènes" en 1986, "Camille en Octobre" en 1988, et "Il n'y a pas d'hommes au paradis" (1995), à Marie-Hélène Bourcier, et ses réflexions sur la génération queer, en passant par Hélène de Monferrand et sa position réactionnaire "Les Amies d'Héloïse", prix Goncourt du premier roman en 1990. La visibilité croissante des gays et des lesbiennes dans la société, phénomène répercuté dans le roman, notamment dans le genre du livre policier, de Sandra Scopettone à Maud Tabachnik, où des personnages de lesbiennes tiennent le haut du pavé. L'intérêt croissant pour les "gay and lesbian studies" et les "gender studies" qui nous arrivent lentement des Etats-Unis, donneront-ils un nouvel élan à une littérature dont la spécification et l'étoffe restent fragiles ? Aujourd'hui, en France, seule Anne F. Garréta, remarquée pour son livre, "Sphinx" en 1986, roman de l'indifférenciation sexuelle dédié "to the third", et récemment couronnée par le prix Médicis pour le magnifique "Pas un jour", sous-entendu, sans une femme (2002), peut non seulement se vanter d'être l'héritière spirituelle de Monique Wittig, mais de poursuivre sa tâche, en repoussant encore les limites de l'écriture dans le travail de ce genre littéraire à part. De jeunes auteures comme Nathalie Vincent ou Corinne Olivier semblent vouloir relever le défi en ce début du XXIème siècle. La gageure n'est pas mince.   Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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