Catégories
La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Abandon avec Vous, attachée ou pas avec des bracelets de cuir que Vous reliez dans mon dos ou ailleurs.
Badine que j'ai découvert avec Vous.
Cravache dont les coups comptés forment des marques de couleurs différentes suivant l'intensité, et qui s'estompent au fil des jours.
Don de soi sans lequel rien ne va.
Expressive et Vous appréciez que je sois ainsi.
Fouet que j'affectionne, fessées qui rougissent ma peau.
Grimacer sous la douleur.
Humiliation, j'ai du mal avec cela et pourtant, j'ai pris sur moi les rares fois où ....
Ivresse des sens et de certaines essences qui enivrent mon nez et ma peau.
Jouir si on le peut, crier et hurler sa jouissance.
Kilos qu'il me faut perdre...
Liens qui entravent, qui attachent, qui lient, liens visibles et invisibles.
Maitre Vous à qui j'appartiens.
Nœuds de bondage que j'aimerais connaitre...
Obéissance que j'ai pour et envers Vous.
Pinces qui emprisonnent le bout de mes seins, mes lèvres intimes, les poids cela viendra bientôt je l'espère.
Questions que je peux vous poser, Vous n'en éludez aucune, toujours la sincérité.
Rosebud, c'est un très joli bijou anal de différents motifs, couleurs, tailles, poids.
Sensations variées, alternées, les sensations que j'éprouve pour et avec Vous.
Tenue qu'il faut porter pour respecter le dresse code dans certaines soirées ou lieux.
Unique, c'est Vous, mon Maitre.
Vaincre ses peurs, cela se fait au fur et à mesure de la relation en confiance totale.
Week-end et le manque de Vous qui est présent.
X non, Vous qui avez un prénom.
Yeux bandés, les sens et plaisirs décuplés, entendre des bruits parfois et ne pas savoir ou et quoi.
Zébrures du fouet et les marques qui y découlent.
Le 07 12 2010
155 vues
1 like
Pour ceux à qui la lecture ne fait pas peur, un maître en la matière d'histoire de chatouille :) Première d'une histoire nommé "la chapelle". Menu à bord : bondage, chatouille, fétichisme des pieds, orgasme, etc... Petite mise en garde : l'histoires présentent des aspects sexuels suscpetibles de heurter la sensibilité d'un public non averti même si nous sommes tous sensé être majeur :) Ne pas oublier également qu'il s'agit d'une fiction ! Il doit bien être deux heures du matin, se dit Virginie en jetant un regard sur sa montre. Celle-ci avouait largement deux heures et demie. La nuit sans lune conférait au campus endormi des allures inquiétantes. En bas sur le parking, deux phares s'allumèrent, immédiatement accompagnés du toussotement d'un moteur fatigué : Virginie reconnut aussitôt la 2CV de Vincent. Ce dernier lui avait proposé de l'emmener chez lui mais elle avait décliné son offre, prétextant qu'elle préférait prendre l'air avant d'aller se coucher. Ce soir, elle n'éprouvait aucune envie de relation sexuelle. Et puis elle devait se lever tôt car son premier cours avait été exceptionnellement avancé à huit heures. Heureusement, demain soir commençaient les vacances de Pâques. Virginie comptait en profiter pour se reposer tranquillement, n’ayant prévu aucune autre activité que de se la couler douce pendant deux semaines. Dans un vacarme effrayant, la 2CV s'éloigna vers la grand route, s'évanouissant bientôt dans la nuit. Virginie enfouit ses mains au fond de ses poches et s'éloigna dans l'allée sombre et silencieuse. Elle marchait d'un pas léger, laissant son allure se rythmer de l'alternance des zones d'ombre et de lumière laiteuse de l'éclairage public. Sa mémoire la ramena aux principaux événements de la soirée, surtout à ce gage que lui avait fait subir cette vipère de Sabine : - Et si nous lui chatouillions les plantes de pieds ? avait-elle proposé non sans malice. Malgré ses protestations, Virginie avait été forcée de se coucher sur le dos, à même le sol du salon. Quatre volontaires, dont elle ne se rappelait même plus les noms, lui avaient immobilisé les poignets et les chevilles. En revanche, elle se souvenait parfaitement de Sabine et Catherine qui s’étaient agenouillées chacune devant un de ses pieds immobilisés. Puis, avec des mouvements parfaitement synchronisés, elles lui avaient soigneusement dénoué les lacets de ses tennis avant de les lui retirer. Virginie se souvenait de ce regard complice qu’elles avaient alors échangé, tandis que d’un geste brusque elles arrachaient les chaussettes de leur prisonnière, découvrant ses deux pieds nus superbes aux formes parfaites. - Très mignons ! avait lancé Sabine. Voyons à présent s’ils sont aussi également très chatouilleux. Et tandis qu’elle prononçait ses derniers mots, ses doigts s’étaient mis à effleurer délicatement la peau nue et vulnérable qui s’offrait à eux, aussitôt imités par ceux de sa complice. Catherine s’était occupée de son pied gauche, assez maladroitement d’ailleurs, et lui avait chatouillé surtout la base des orteils. Virginie n’avait éprouvé aucune difficulté à soustraire par de petits mouvements vifs son pied nu des attouchements les plus réussis de son bourreau, apparemment néophyte en la matière. Sabine, en revanche, avait fait montre d’une adresse peu commune. Elle avait commencé par immobiliser d’une main ferme les orteils de son pied droit, avant de se mettre à lui chatouiller du bout des ongles le creux de sa plante de pied. Immédiatement, la sensation avait été quasi insoutenable et Virginie s’était abandonnée à des rires nerveux mêlés à quelques hurlements lorsque Sabine touchait un point particulièrement sensible. En se remémorant ces événements, Virginie ne pouvait empêcher une irrésistible excitation de monter en elle à nouveau. Car elle cultivait depuis de longues années et dans le secret le plus absolu des fantasmes de chatouilles où elle jouait invariablement le rôle de la victime de supplices les plus étonnants. De toutes les parties de son anatomie, ses pieds étaient sans conteste ce qu’elle possédait de plus parfait. Elle leur consacrait chaque jour plus de temps que nécessaire à leur prodiguer les soins qu’ils méritaient à ses yeux. Elle ne marchait presque jamais pieds nus et portait toujours des chaussettes afin de ne laisser aucune chance aux callosités qu’elle considérait comme le pire de ses ennemis. Le résultat était à la mesure de toutes ses attentions : à vingt et un ans, ses pieds étaient restés ceux d’une adolescente et le soir, en regardant négligemment la télévision, elle se plaisait à caresser parfois pendant des heures leur peau douce et satinée en nourrissant un étrange sentiment de fierté et de satisfaction. Le fantasme des chatouilles représentait déjà pour Virginie un vieux compagnon. Il lui était venu vers l’âge de douze ans. Sa tante possédait une résidence secondaire en province où sa famille se réunissait une dizaine de fois par an. C’est là, dans la chambre mansardée de ses deux cousines, Stéphanie et Gaëlle, qu’elle découvrit sa surprenante fascination pour les chatouilles et les pieds nus. Elle découvrit également assez rapidement qu’elle se montrait de très loin la plus vulnérable des trois à ce supplice. Ses cousines décidèrent alors qu’elle serait désormais la victime toute désignée de leurs petits jeux innocents. Vers quatorze ou quinze ans, Stéphanie proposa un jour de pimenter les supplices en attachant leur prisonnière avec des cordes et en la bâillonnant. Gaëlle et sa complice devinrent rapidement des expertes dans cet art dont Virginie apprit plus tard qu’il s’appelait bondage. Il est vrai que les lits à barreaux de cuivre qui ornaient la chambre se prêtaient tout particulièrement à ces pratiques. Ligotée et bâillonnée, Virginie vit alors ses séances de chatouilles à la fois s’intensifier et se prolonger. Durant ces quelques années, Gaëlle et Stéphanie explorèrent avec méthode tous les raffinements possibles des supplices des plantes de pieds. Elles appréciaient avec une délectation sadique découvrir progressivement les pieds nus de leur infortunée victime : Virginie était ainsi presque toujours attachée en tennis et en chaussettes blanches (un rituel presque imposé, auquel tout manquement était sévèrement puni), que ses deux bourreaux lui retiraient ensuite avec une délicate lenteur directement proportionnelle à leur excitation. Stéphanie avait depuis longtemps jeté son dévolu sur les creux des plantes des pieds de Virginie, où la peau plus blanche trahissait chez elle une sensibilité ahurissante. Elle en connaissait chaque millimètre carré et toutes les façons de les effleurer pour arracher à Virginie les hurlements étouffés les plus aboutis. Gaëlle n’était pas en reste et était devenue l’experte de la base des orteils où les chatouilles plongeaient Virginie dans un état quasi second. Puis, vers l’âge de dix-sept ans, les réunions familiales se firent moins nombreuses et les jeunes filles abandonnèrent leurs jeux érotiques. Virginie ne s’en plaignit pas car elle commençait à redouter le moment inévitable où leurs ébats prendraient un tour moins anodin. En fait, ce fut elle qui arrêta, ou du moins fit tout pour cela, à partir du jour où Stéphanie parla de faire intervenir un garçon dans un prochain supplice. C’était l’époque des découvertes amoureuses et ses cousines lui avaient confessé récemment leur première expérience sexuelle. Virginie, moins pressée, ne voulut prendre aucun risque car elle ne connaissait que trop bien la perversité de Gaëlle et surtout de Stéphanie. D’ailleurs, ce fut à cette époque que Virginie déménagea. Elle perdit de vue ses cousines et le souvenir des séances de chatouilles endiablées s’estompa peu à peu. Certes, elle continua de cultiver ses fantasmes avec une obstination que les années n’atténuaient pas, mais le rêve avait désormais tout entier prit la place de la réalité. Sur ces considérations, le temps avait passé sans que Virginie s’en aperçoive et elle approchait à présent de chez elle. Elle s'engouffra dans la ruelle voûtée qui donnait accès à son immeuble. Pressant le pas, elle gravit rapidement les quelques marches de l’entrée avant de sursauter brusquement : derrière elle, surgissant de nulle part, une silhouette venait de se précipiter à son tour dans l'allée. Elle s'en voulut aussitôt de se montrer aussi craintive. Elle pénétra résolument dans le hall étroit et ralentit par habitude en passant devant sa boîte aux lettres. - Mademoiselle ! S’il vous plaît… Virginie se retourna d'un seul geste : la silhouette mystérieuse accourait droit vers elle. C’était une femme. L'inconnue s'immobilisa à deux pas : - Excusez-moi, je cherche la rue Montfort, mais je pense m'être égarée. Pouvez-vous m'aider ? - Bien sûr, répondit Virginie. Mais c'est à l'autre bout du campus, près de la Faculté des Lettres. Il y en a pour au moins trente minutes à pied. - J'ai un plan dans ma voiture, garée au bout de l'allée. Pourriez-vous m’y indiquer le chemin à suivre pour m'y rendre. Il fait nuit et c’est la première fois que je viens par ici... - D'accord, fit Virginie. Allons-y ! - Merci beaucoup. Il y en a juste pour une minute. Virginie n’avait pas pour habitude de prendre le risque d’accompagner ainsi une inconnue à une heure aussi tardive, mais elle était encore plongée dans les souvenirs de ses fantasmes d’adolescente et elle avait répondu machinalement sans réfléchir. A présent, il était trop tard pour faire demi-tour et elle emboîta le pas de l’inconnue. Arrivée au bout de l'allée, la jeune femme indiqua l’extrémité du parking : - Venez, ma voiture est juste là. Elle entraîna Virginie avec elle, longeant la file des voitures immobiles. Au moment où Virginie arrivait à la hauteur d'une fourgonnette de couleur sombre aux vitres opaques, les portes arrières du véhicule s'ouvrirent brutalement. Quatre silhouettes surgirent de la camionnette et se précipitèrent sur Virginie. Celle-ci n'eut même pas le temps de pousser un cri, et encore moins d'esquisser un geste de défense, qu'elle se retrouva ceinturée par ses agresseurs déterminés auxquels l’inconnue avait prêté immédiatement main forte, une main plaquée sur la bouche et entraînée sans ménagement à l'arrière du véhicule dont les portes se refermèrent aussitôt. Dans le feu de l’action, elle sentit à peine la fourgonnette démarrer dans un hurlement rageur du moteur. L’affaire avait été soigneusement préparée et rondement menée, car malgré l'instabilité de la fourgonnette et ses tentatives désespérées pour se libérer, en quelques secondes, Virginie se retrouva les poignets menottés aux ridelles du plafond . On la bâillonna soigneusement et un bandeau noir fut posé sur les yeux. Malgré le vacarme du moteur lancé à plein régime, une voix féminine se fit entendre distinctement : - Et bien, qu’est-ce que vous attendez ? Déshabillez-la ! Virginie sursauta lorsqu’une autre voix, toujours féminine, lui murmura presque dans l’oreille : - J’ai parié avec elle que tu avais de petits mamelons bruns. Elle préfère les roses. Mais elle ignore que je suis une tricheuse et que je t’ai déjà vue nue sous la douche. Virginie connaissait cette voix, mais son esprit chahuté ne réussissait pas à se concentrer suffisamment pour mettre un nom sur le timbre familier. Elle n’eut d’ailleurs guère le loisir de poursuivre ses réflexions car les événements se précipitaient tout autour d’elle. Malgré ses protestations, étouffées par son bâillon, ses agresseurs commencèrent à lui retirer ses vêtements. Ses poignets étant attachés au plafond, sa blouse et son soutien-gorge lui furent déboutonnés puis découpés au ciseau. Deux petits seins ronds et fermes pointèrent fièrement deux mamelons bruns aux proportions quasi parfaites. - Tu as perdu, lança la voix familière à sa complice. - Je le vois, répondit la première voix. De toutes façon, elle aurait été à toi pour la première épreuve. Virginie n’osait en croire ses oreilles tant ces propos paraissaient irréels. La seule chose dont elle était persuadée à ce stade, était que le hasard n’était pour rien dans ces événements : tout avait été soigneusement préparé et cette voix familière sur laquelle son esprit ne parvenait pas encore à mettre un visage devait certainement être au centre des explications. Virginie cherchait désespérément dans ses souvenirs récents un indice, mais ses agresseurs ne lui laissaient guère le temps de se penser. - Allez, reprit la voix familière. Voyons si ce que tu nous caches encore est à la hauteur de ce que tu nous offres déjà ! Et pour la seconde fois de la soirée, mais à présent dans des conditions nettement plus inquiétantes, on retira à Virginie ses tennis et ses chaussettes. Son jean puis son slip glissèrent le long de ses jambes, et elle se retrouva complètement nue. Sa nudité soudaine la figea dans une immobilité quasi parfaite, tandis qu’elle poussait de petits gémissements nerveux à travers son bâillon. Après avoir négocié de nombreux virages, la fourgonnette semblait s'être à présent engagée sur une autoroute, ou une route nationale. Profitant de la stabilité relative et nouvelle du véhicule, les agresseurs poursuivirent leur entreprise. Virginie étouffa un cri de réprobation : deux mains venaient de se poser sur ses seins et s’étaient mises aussitôt à rouler entre leurs doigts le bout de ses mamelons. Malgré la peur panique qui lui enserrait le ventre dans un étau, elle ne resta pas longtemps insensible à l’adresse redoutable des doigts inconnus. Ses bouts de seins réagirent naturellement dans un réflexe irrépressible, pointant fièrement d'excitation une rigidité manifeste. Virginie sentit alors un corps se coller juste derrière elle. Deux bras enlacèrent ses hanches et deux mains froides vinrent se poser sur son ventre, juste à hauteur de son nombril. Sa peur monta encore d’un cran dans un tourbillon d'images terrifiantes, et en même temps, elle ne pouvait empêcher l’excitation de la submerger peu à peu. Elle serra les poings et tira sur ses menottes dont les chaînes se tendirent dans un cliquetis métallique. Les mains qui lui caressaient le ventre descendirent lentement et inexorablement vers son pubis. Virginie haletait de désir et d'effroi. Les mains glissèrent doucement sur les bords de son pubis, et vinrent s’arrêter sur l'intérieur de ses cuisses, les extrémités des doigts effleurant ce qu’elle avait de plus intime. L’humidité apparente de son sexe ne laissait aucune place au doute quant au résultat des caresses érotiques dont elle était l’objet. - On dirait qu’elle est déjà toute excitée, fit la voix derrière elle. Sa ravisseuse entreprenante s’adressa ensuite directement à elle avec une révélation étonnante qui atteignit Virginie plus violemment encore qu’un direct à l’estomac : " Alors, petite fille, on dirait que tes fantasmes se réalisent. Mais nous n’en sommes qu’aux préliminaires, et tu seras sans doute surprise de découvrir tout à l’heure ce que nous sommes capables de faire à tes mignons petits pieds nus qu’on dit si chatouilleux. " Virginie n’osait y croire. Mais comment avaient-elles pu savoir ? Soudain, la vérité lui apparut si simple et évidente, et un visage vint en même temps se poser sur la voix familière : Stéphanie, la cousine des jeux interdits. Stéphanie qui en savait assez sur son compte pour expliquer en partie tout au moins sa situation actuelle. Virginie ne pouvait en revanche pour l’instant dévoiler à ses agresseurs qu’elle avait reconnu l’une d’entre elles, son bâillon la forçant à un silence d’esclave soumise aux outrages les plus pervers. La voix derrière elle reprit à l’attention de ses complices : - Je vais y aller. Attrapez-lui les chevilles ! Plusieurs mains empoignèrent fermement les chevilles de la prisonnière pour lui immobiliser les jambes. Virginie tenta un instant de se débattre mais devant l'inutilité de ses efforts, elle abandonna presque aussitôt toute résistance. Comme elle s’y attendait, les doigts habiles de Stéphanie, pour la première fois, lui touchèrent directement le sexe. Ils lui écartèrent d’abord les lèvres avant de la pénétrer tout simplement. Virginie crut s'évanouir tant l'excitation était forte. Tandis que les doigts impudiques et audacieux avaient commencé un va-et-vient somme toute assez banal, Virginie sentit le pouce de Stéphanie s’approcher presque imperceptiblement de son clitoris. Lorsqu’il le toucha enfin, Virginie poussa un long gémissement, tandis que ses reins se cambraient irrésistiblement. Ses bourreaux éprouvaient à présent les plus grandes difficultés pour continuer à l’immobiliser. - Mes amies, exulta Stéphanie, voici la perle rare que je vous avais promise ! Mais je crois qu’elle est en train de surpasser nos espoirs les plus délirants… - Tu crois pouvoir la faire jouir ? interrogea la voix du devant qui semblait commander à tout le groupe. - Si je n’y arrive pas dans les minutes qui suivent, je veux bien prendre sa place, ironisa Stéphanie qui intensifia au même moment soudain ses caresses. Virginie haletait, alternant râles de plaisir et hurlements de dépit étouffés les uns comme les autres. Elle était tout à la fois emportée par l'excitation violente et révoltée par sa nudité violée sans restriction. Les pensées les plus folles se bousculaient dans sa tête, cherchant à comprendre, à expliquer le pourquoi de cette situation absurde qui la voyait attachée, nue dans un fourgon qui filait dans la nuit vers une destination mystérieuse et menaçante... Soudain, sans qu'elle l'eut pressentit, l'orgasme vint la frapper de plein fouet, lui arrachant un cri d'abandon que son bâillon étouffa à peine et qui provoqua chez ses bourreaux d'autres cris, de satisfaction, qui vinrent lui faire un étrange écho. Virginie jouit ainsi durant de longues secondes, interminables, rythmées par les vagues de plaisir qui déferlaient en elle et l'emportaient en un tourbillon insensé de chaleur et de violence. Enfin, les derniers spasmes lui arrachèrent un ultime gémissement, tandis que les doigts coupables se retiraient de son orifice le plus intime et qu’on lui relâchait les chevilles. Elle resta un instant pendue, inerte, comblée, imaginant sans peine les regards avides pour lesquels les moindres détails de son anatomie ne recelaient désormais plus guère de secrets. Près de l’oreille de Virginie, la voix de Stéphanie rompit le relatif silence qui avait suivi son orgasme : - J’espère pour toi que tu es toujours aussi chatouilleuse des pieds. Sinon, avec un sexe aussi sensible, tu ne résisteras pas longtemps à nos traitements. Mais à ce qu’on m’a dit, il paraîtrait que les années, loin d’émousser ta sensibilité, l’ont plutôt exacerbée.
https://www.bdsm.fr/blog/4931/La-bo%C3%AEte-infernale---Petite-histoire-%C3%A0-ma-soumise-(6)/
4.3000 vues
1 like
Le cube de verre
Mon très cher Maître m'a invitée à une soirée un peu spéciale. Il ne m'a donné aucune information sur cette soirée, juste la tenue qu'il fallait que je porte. Cette tenue était juste une cape, un loup, et des talons.
Il me demanda simplement de points « me fais-tu confiance ! », ma réponse fut : « oui maître j'ai entièrement confiance en vous ».
Il me prit donc la main et m'emmena dans ce lieu mystérieux. Nous descendîmes au sous-sol d'un immeuble, et là je découvris une énorme pièce où se tenait en plein milieu un cube de verre avec une très faible luminosité. Nous n'étions pas le seul couple à être présent dans ce lieu. Mon maître m'emmena et me présenta à trois autres dominateurs. Il me fit comprendre d'un seul geste de la tête que maintenant il m'offrait à eux. Du fait de cette offrande à ces trois dominateurs les autres personnes présentes dans la pièce partirent, et me retrouva seule avec mon maître et les autres dominateurs.
Mon maître s'asseya face au cube de façon à avoir une visibilité correcte, et un angle de vue surtout le cube pour ne pas perdre une seconde du spectacle.
Le 1er des dominateurs, me demandèrent de bien vouloir ôter ma cape et mon loup. Chose que je fis sans aucune objection. Le 2ème pris ma main pour m'emmener à l'intérieur du cube, me banda les yeux. Puis décida d'effectuer un bondage.
Le dernier, décida que ce serait lui qui me donnerait les ordres. Mais ayant les yeux bandés, je ne pouvais savoir qui me parlait, qui est effectué les gestes sur mon corps.
Après tout ceci, le jeu tant attendu pouvait commencer.
Je sentis, une présence autour de moi, un fouet claquer, une sensation de chaleur autour de moi. Le dominateur qui avait pris le contrôle sur les deux autres, leur ordonna de commencer à me fouetter les fesses, puis les jambes, et de remonter vers les bras, le dos, pour enfin accéder par le devant et me fait ressentir l'effet du fouet sur mes mamelles, sur mon ventre et sur mon sexe. La douleur comment ça va être intense, l'autre dominateur qui avait en sa possession une bougie, comment ça à faire couler la cire sur mon cou de façon à ce que ça puisse descendre le long de mes reins.
Et en attaché je ne pouvais donc bouger. Je me mis à crier de douleur car c'était très chaud. J'entendis mon maître de loin leur ordonner de continuer. J'ai senti au son de sa voix qu'elle commençait à prendre plaisir. L'être supérieur ordonna aux deux autres de continuer mais cette fois-ci avec un câble. Je me mis à hurler de douleur.
J'ai senti l'excitation monter chez les autres dominateurs, l'un d'eux m'ordonna de me mettre à 4 pattes, d'ouvrir ma bouche, et de prendre sa bite à pleine gorge. Pendant que l'autre s'amuser avec un plug anal, l'être supérieur senti que le plaisir montait en moi, il décida donc de venir rejoindre les deux autres. Il décida de d'enlever le bandage et m'obligea à regarder mon Maître. J'ai pu voir dans le regard de ce dernier qu'il prenait énormément de plaisir.
Je me trouvais donc entouré de 3 dominateurs. Tous mes orifices étaient à leur disposition. Ma bouche pour la bite du premier, ma chatte pour le second, et mon anus pour le dernier. Je me fie défoncer de partout. La douleur était intense mais le plaisir a pris le dessus. Le plaisir chez eux fut intense également. Mon maître décida de nous rejoindre, et leur ordonna de me couvrir de leur semence, afin qu'il puisse enduire mon corps avec et me faire lécher ses doigts.
L'envie était tellement fort chez mon maître qu'il décida de me pénétrer et de me faire jouir au plus haut point et décida de jouir également en même temps que moi pour que je sente bien sa bite au fond de moi
402 vues
6 aime
j'aimerais ouvrir le débat (tranquille et apaisé) sur l'acronyme "BDSM" qui est généralement utilisé et qui serait les initiales de "Bondage Domination Sado-Masochisme".
Autant Bondage et Domination me convienne parfaitement, beaucoup moins pour Sado-Masochisme.
La suite logique serait de conserver l'acronyme, de modifier le sens des 2 dernières initiales (SM) en leur attribuant d'autres mots.
Pour étayer mon point de vue,:smirk: ci dessous qques extraits d'une page Wiki à ce sujet :
Deleuze voit dans le « retournement en son contraire » et le « retournement contre soi » un « transformisme » dans lequel les pulsions sexuelles sont susceptibles de passer les unes dans les autres. Il s’en étonne car Freud, dit-il, « a vis-à-vis du transformisme en général une attitude extrêmement réservée. »
Sigmund Freud représenterait toutefois une première pierre pour la pensée de Gilles Deleuze. Mais, aux yeux du philosophe, l'association par Freud des deux termes, sadique et masochiste, provoque un « monstre sémiologique » dans le sens où le sadique, celui qui fait souffrir dans l’œuvre de Sade, n'est pas une personne qui pourrait faire partie de l'univers mental du masochiste chez Leopold von Sacher-Masoch. En effet, le sadique (chez Sade) se complaît dans la souffrance de l'autre à condition qu'elle ne soit pas contractuelle « et en jouit d'autant plus que la victime n'est pas consentante », alors que le masochiste (de Leopold von Sacher-Masoch) aime à régler, dans des contrats, les modalités diverses de sa « soumission. » De ce fait, pour Deleuze, sadisme et masochisme sont deux univers différents et ne peuvent être de parfaits contraires, ni avoir une parfaite complémentarité. Le sadisme est un univers de crimes, de ce fait hors consentement ; le masochisme, l'univers du contrat où tout est accepté par le sujet qui éduque son bourreau. Là où le sadique cherche une « possession instituée », le masochiste veut établir une « alliance contractée. » Il précise qu'en cas de rencontre « chacun fuit ou périt».
Pour Deleuze, « À la base de la croyance en l’unité sado-masochiste, n’y a-t-il pas d’abord des équivoques et des facilités déplorables ? »
Jean-Paul Sartre évoque aussi le sadisme et le masochisme séparément. Il écrit que le masochiste, pour satisfaire sa pulsion, fait appel à une femme qu’il paye. Ou alors, il exploite l’amour des femmes, comme le faisait Leopold von Sacher-Masoch. Dans les deux cas la femme « s’éprouve » comme un objet sexuel. Ainsi Jean-Paul Sartre démontre que le masochiste ne s'adresse pas au sadique, mais qu'il éduque un bras armé pour tenir le rôle de dominant dans le monde masochiste.
« En particulier le masochiste qui paye une femme pour qu'elle le fouette, la traite en instrument et, de ce fait, se pose en transcendance par rapport à elle. Ainsi le masochiste finit par traiter l'autre en objet et par le transcender vers sa propre objectivité. On rappelle, par exemple, les tribulations de Leopold von Sacher-Masoch qui, pour se faire mépriser, insulter, réduire à une position humiliante, était contraint d'utiliser le grand amour que les femmes lui portaient, c'est-à-dire d'agir sur elles en tant qu'elles s'éprouvaient comme un objet pour lui… »
Quand Virginie Despentes parle de ses fantasmes de viol, elle est dans l’univers du fantasme masochiste, mais face au vrai viol qu’elle a subi elle dit qu’elle est face à la mort, victime non consentante dans l'univers du sadisme : plus de fantasme, mais la peur de la mort. Si dans le fantasme masochiste, la rêverie, comme le dit Krafft-Ebing, le sadique a sa place, il ne l’a pas dans le passage à l’acte avec le masochiste. Le masochiste cherche celui qui fait semblant et donc un bourreau sous contrat faisant intégralement partie de l’univers masochiste.
Quel est votre point de vue ?:smirk:
694 vues
2 aime
Préambule: Je soumets ce texte après l'approbation de Maîtresse Lady Gabrielle. Il s'agit d'une énumération d'idées destinées à agrémenter vos réflexions et intentions d'organiser un tel événement. J'ai vécu de similaires situations qui avaient été couronnées de succès mais aussi, une fois, un malheureux "bide". Par ce préambule je veux aussi éviter de me faire accuser d'une quelconque demande, juste contribuer à la réflexion. C'est pour cette raison que j'ai demandé à ma divine Maîtresse l'autorisation de publier ce dernier.
Quelques idées relatives au dîner protocolaire
Rencontrer des amis autour d’une bonne table. Voilà qui ressert les liens d’amitiés ou de confraternité entre dominants et dominantes.
L’occasion de réaliser un repas protocolaire permet d’associer les soumis et soumises aux libations de leur propriétaires.
On désigne donc ces repas sous le vocable « dîner protocolaire » en ce sens que pour bien marquer la différence entre un repas copain-copain, on délimite la zone de la domination avec celle de la soumission. On la délimite selon des règles, un protocole dans lequel chacun occupe son rôle, le tout étant sous-tendu par la pratique BDSM.
J’ai parfois eu le sentiment que la compréhension « protocole » signifiait des règles strictes de présentation de table, de place des verres et des couteaux. C’est à mon sens aller un peu trop loin. Le protocole veut plutôt dire, je suis Maître ou Maîtresse et toi mon soumis, mon esclave tu vas me servir et servir les invités. Servir à manger et à boire bien sûr mais aussi servir de toutes les façons que ces derniers veulent.
A l’expérience, ces rencontres demandent que tous participent de façon active et volontaire pour animer le repas. Cela demande donc, de la part de chacun des dispositions, une inclination naturelle à des pratiques sadiques, humiliantes et aussi d’être ouvert à des comportements désinhibés.
Alors, d’abord choisissons les invités. Des personnes que l’on connaît et dont on sait leur niveau de domination. Des personnes qui ont aussi leur self contrôle. Nous connaissons les gens qui s’enivrent et qui font transforment la soirée en une salle de bistrot qui n’a plus rien à voir avec la pratique originelle. Des gens qui ne craignent pas de se dévêtir pour satisfaire une de leur envie préférée.
Des invités qui, de bonne humeur, aiment discuter entre eux, pincer le téton d’une soumise, piquer avec la fourchette le sexe d’un soumis, fourrager avec ses doigts la bouche d’un garçon, faire exprès de laisser tomber sa serviette pour gifler le servant inattentif, goûter un vin mais recracher dans la bouche de celui qui a servi.
Parmi toutes ces belles choses qui agrémentent un « dîner protocolaire citons :
• Le cadre, un salle à manger assez large pour permettre le mouvement de tous les participants, un salle attenante pour la préparation des plats.
• Un salon pour l’apéritif d’entrée et éventuellement le café de la fin.
• Marquer le personnel de service « préparé » avec des pinces, des attaches, des marquages ou des décorations sur la peau.
• La haie d’honneur, à l’entrée des invités, avec les soumis/soumises nus, menottés ou « bondagés » ou décorés avec des aiguilles sur les seins ou sur la peau, une bougie dans la bouche, la tête étant renversée ou dans les mains.
• Utiliser un ou deux soumis utilisés comme porte-manteaux à l’arrivée.
• Au cas où la maison le permet, disposer une cage pour y mettre des soumis en cage pendant la phase d’arrivée des invités.
• Aligner les soumis et soumises regroupés, nus enchaînés ou entravés avec un bâillon dans la bouche.
• Disposer des statues vivantes emballées complètement dans du cellophane avec la queue dégagée et debout pendant une partie du repas.
• Pendant l’apéro faire manger les soumis dans des écuelles par terre avec de la nourriture qui tache (spaghettis bolognese par exemple). Les soumis se nettoient mutuellement à la langue.
• Mettre sur pied un petit spectacle genre fléchettes, ou flagellation. (Dans le cas où cette pratique est faite en attendant l’arrivée de tous les invités, le ou la soumis est ensuite utilisé pendant le repas comme tableau vivant avec une ou deux bougies en plus.
• Disposer des soumis sur le sol, procéder à un petit cérémonial d’entrée de la personne qui préside en la faisant marcher sur des soumis couchés par terre, elle-même tenue par les mains par des soumises.
• Disposer pour le repas une ou deux soumis/ses nus posés sur la table et recouverts de choses à manger. Changer le décors en faisant une pause et en ordonnant à d’autres soumis de les « laver » en léchant le reste collé au corps.
• Disposer des soumis comme meubles pendant l’apéro comme tabourets, tables, comme servir-boy, avec un plateau accroché autour du torse.
• Utiliser des soumis comme porte panier à pain avec une corbeille attachés par des pinces aux seins.
• Bander les yeux de soumis qui sont chargés d’apporter les plats mais avec un autre soumis utilisé pour guider le premier pour servir.
• Selon les envies du moment glisser un soumis ou soumise sous la table pour effectuer les cunis/turluttes avec le jeu, entre les invités de deviner qui est en train de jouir.
• Chaque dominant ou dominante nourrit les soumis, à genoux derrière les invités assis et les invités, en « crachant » par terre ou dans la bouche des soumis/ses la nourriture pré-mâchée.
• Faire boire dans une écuelle remplie d’eau ou d’urine selon les envies et le moment.
• Prévoir un petit spectacle homosexuel (des hommes aiment voir deux lesbiennes faire l’amour ou les femmes deux homosexuels) lors du café.
• Au cas où des servants ont été particulièrement maladroits, petite séance de kick-boxing (ça change des coups de cravache quoique ça peut aussi se faire évidemment).
• Imaginer un jeu (tirage au sort) pour permettre à la gagnante ou au gagnant de faire quelque chose avec un soumis ou une soumise. Par exemple trouver sur un soumis ou une soumise une combinaison de numéros ou un mot qui aura été marqué sur la peau dans un endroit un peu difficile (genre sous les seins tombants, à côté des lèvres du sexe, sous le scrotum, près de l’anus, que sais-je encore. Le but étant évidemment de favoriser le « toucher » des soumis/soumises par les invités.
A l’expérience aussi, il est préférable que quelqu’un préside le repas et s’il y a assez de monde un Majordome qui commande les divers « tableaux » ou phases du repas selon un programme ou un « protocole » de choses qui se feront tout au long du repas:
1. l’entrée des invités,
2. arrivée de la présidente,
3. apéro,
4. repas des soumis,
5. exposition des statues,
6. prise place autour de la table,
7. repas, etc.
8. le "fumoir », les invités affalés dans leurs fauteuils ou divans et les soumis/ses faire des cuni ou des fellations.
9. animation genre flagellation, joutes entre deux sujets, service des cafés, etc.
Comme cela se fait lors de belles rencontres, il est souvent préférable au tout début de l’invitation de citer le code de conduite pour l’occasion, des règles de ce qui est permis et ce qui est défendu et autorisé, régler le problème de la prise de photographies et de vidéos. Si c’est possible désigner un dom ou une domina qui agit comme « bourreau » (attacher, détacher, enfermer, allumer, fouetter, etc., etc.)
En ce qui concerne le repas, la succession de petits plats permet de provoquer des situations multiples qui exposent les soumis et soumises. Un bon traiteur permettant de libérer les organisateurs du souci de réussir un plat.
Bon appétit alors…
Kaji, soumis de Lady Gabrielle.
(slnr: 386-312-138)
Photo tirée du film "Sleeping Beauty"
4.5000 vues
9 aime
Charlotte ouvrit le tiroir où s'entassaient pêle-mêle ses sous-vêtements. Tout au fond, planquée sous des dizaines
de strings et de soutiens-gorge, il y avait une enveloppe de papier kraft. Elle s'assura d'un rapide coup d'œil que son
mari était bien vissé devant son écran avant de l'ouvrir. Sur le premier cliché, elle posait nue, debout devant sa coiffeuse,
les chevilles liées au pieds du meuble. Des cordelettes enroulées autour de ses cuisses et fixées aux poignets des
tiroirs l'obligeaient à maintenir les jambes très écartées et légèrement pliées. Elle avait les bras relevés au-dessus de
la tête mais on n'apercevait pas ses mains que Xavier avait croisées, ligotées ensemble, et qu'un bracelet fixé autour
du cou lui maintenait derrière la nuque. Une corde longue et épaisse, passée autour du torse, juste au-dessus de ses
seins, et tendue jusqu'à la base du miroir la contraignait à se tenir très cambrée. C'était une position difficile à soutenir,
indécente à l'extrême avec ce ventre lisse jeté en avant comme une figure de proue. Pourtant, elle souriait, les yeux
mi-clos. Le second cliché était identique au précédent, à ceci près que Xavier était présent sur la photo. De lui, on ne
distinguait que son torse, un peu de son dos, l'amorce de ses fesses et surtout, son sexe tendu, se pressant contre
celui de Charlotte qui, cette fois, levait le menton au ciel et semblait innondée de plaisir. Comment son mari réagirait
s'il tombait un jour dessus. Quant à la tête de sa mère, si elle la surprenait un jour dans une telle situation, elle ne
pouvait même pas l'imaginer. Chaque fois qu'elle envisageait cette éventualité, un frisson la parcourait toute entière.
Xavier et elle prenaient des risques insensés. Ils étaient tous les deux fous. Xavier élaborait des liens si complexes
qu'il fallait beaucoup de temps ensuite pour la libérer. Si, comme elle avait l'habitude de le faire, sa mère débarquait
à l'improviste en plein milieu d'une de leurs séances, il leur serait difficile de lui faire croire à une simple visite de
courtoisie. Quelle honte si elle la découvrait ainsi, intégralement nue, ligottée et bâillonnée. Mais quel plaisir étrange
à seulement envisager que cela puisse arriver. Charlotte y pensait souvent tandis qu'elle éprouvait l'étroitesse des
liens tout autour de son corps et cela ne faisait qu'accroître son excitation. Peut-être rêvait-elle alors que la porte
s'ouvre tout à coup sur le visage sévère, qu'elle le voit s'allonger de stupéfaction et qu'elle réussisse à lui sourire.
Enfin, tout serait dit. Sur le troisième cliché, elle était assise à l'envers sur un fauteuil, les cuisses sur les accoudoirs,
la poitrine écrasée contre le dossier, les bras pendant de l'autre côté. Ficelles, cordes, lacets, sangles, lanières, tout
un entrelacs de liens étroits la pétrifiait dans son attitude. Elle aimait bien cette photographie parce que l'ombre noyait
de nombreux détails, ne laissant à la lumière que son dos courbé, le galbe d'une cuisse et l'arrondi de ses fesses.
Elle se souvenait de ce soir-là. La neige était tombée en abondance et ouatait tous les bruits de la rue. L'appartement
n'avait jamais été aussi calme. Xavier avait pris tout son temps. Il était allé chercher une bouteille de champagne chez
lui, s'était assis sur un tabouret face à Charlotte et l'avait aidée à boire, portant alternativement la coupe de ses lèvres
aux siennes. Elle avait adoré qu'il s'occupe d'elle de cette façon. Ils avaient parlé longtemps. Elle lui racontait sa vie
avec son mari, sa crainte de sa mère, ses rêves d'évasion. Peu à peu, Xavier s'était arrangé pour orienter la conversation
sur le sujet qu'il voulait aborder. "- C'est quoi les fantasmes d'une fille comme toi ? lui avait-il demandé avec son sourire
le plus doux. Elle avait pouffé de rire d'une façon un peu stupide. "-Des fantasmes ? Je n'ai pas de fantasmes."
"- Allons, allons ... avait-il insisté. Ne va pas me faire croire cela. Ose donc prétendre que certains soirs, ton esprit ne
s'en va pas vagabonder sur des territoires interdits ... Ose donc essayer me faire croire que tes doigts distraits jamais
ne s'égarent sur ton ventre ... Par exemple, en t'imaginant au lit avec une de tes amies ... - Faire ça avec une femme,
ça ne m'est jamais venu à l'esprit, mentit-elle cependant. - C'est bien vous, les mecs, qui entretenez ce désir de voir
des filles ensemble ! Comme si nous ne rêvions toutes que de cela ! Tu l'as déjà fait avec un garçon, toi, peut-être ?"
La coupe au bord des lèvres, Xavier attendait la suite avec intérêt mais voyait que Charlotte hésitait. Des dizaines de
fois comme ce jour-là, elle lui avait permis de contempler sa plus inégrale nudité. Il manipulait son corps, comme on
s'amuse avec un jouet et pourtant, capable de se livrer physiquement à lui de la façon la plus osée qui soit, mais elle
éprouvait encore des réticences à lui ouvrir toutes grandes les portes de sa libido la plus intime. "- Parfois, je pense
à des situations dingues ... amorça-t-elle. Au milieu de la salle, il y a une sorte de podium circulaire couronné d'anneaux
d'acier ... Tu m'y fais monter et tu me passes des bracelets aux poignets. Tu me passes aussi des bracelets de cuir
aux chevilles avec une chaînette, des cadenas et me voilà clouée à l'estrade, les jambes ouvertes. Dans le plafond,
on a aussi rivé des anneaux auxquels tu m'attaches. Je dois me tenir courbée, tant le plafond est bas. Il y a des
mains épaisses qui s'approchent de mon corps. Elles me palpent comme on évalue la santé d'une pièce de bétail.
Elles malaxent mes seins à travers ma robe. Elles claquent sur mes fesses. Elles me fouillent le ventre. Mon corps
subit les pires injures. les fines bretelles de ma robe ne résistent pas longtemps. Me voilà déjà presque nue, offerte
en pâture à leur désir brutal. Je ne sais combien de mains me touchent. Elles s'acharnent sur moi impitoyablement.
Elles choisissent les points les plus sensibles. Elles me tordent les pointes de mes seins, elles écartent mes fesses
comme si elles voulaient les séparer l'une de l'autre, elles s'agrippent comme des griffes à mes hanches. Ma culotte
est en lambeaux. Je sens mon sexe forcé par ces mains avides dont j'ignore tout, hormis leur brutalité. C'est l'orgie ...
Je suis leur veau d'or. Un corps massif se frotte contre le mien. Sa sueur me colle à la peau. Un sexe raide, large
comme un poignet, tâtonne entre mes fesses, cherche l'entrée, s'y engouffre férocement, sans ménagement. Je
pousse un cri de douleur. Je parviens presque à oublier cette queue sauvage qui me défonce les reins, ces mains
qui toujours m'assaillent, ces doigts qui maintenant me fouillent de l'autre côté. Un d'abord, puis deux, puis trois.
Mon anneau anal est dilaté à l'extrême. On l'enduit d'un liquide gras et tiède. L'instant d'après, quelque chose de dur
et de froid s'enfonce puissamment dans mes entrailles en élargissant l'étroit passage. Chaque fois que le sexe de
l'homme plonge dans mon ventre et cogne contre ce truc, j'en éprouve une douleur effroyable. J'ai l'impression que
je vais exploser sous les coups de cette double pénétration. Je halète. Je suffoque. Je me mords les lèvres. Ils y
sont tous passés, par devant et par derrière. Je sens les ruisseaux de sperme dont ils m'ont éclaboussée me couler
le long des cuisses. Des mains à peine moins agressives que les autres, des mains de femmes sans doute l'étalent
sur les fesses, le ventre, les seins et même le visage. Elles ne veulent pas être en reste. Elles prennent part à la fête,
elles aussi. Jalouses, elles m'enduisent le corps tout entier de la semence de leurs mâles, prenant bien soin de me
griffer les flancs, des aisselles jusqu'aux cuisses. Charlotte s'éveilla de son rêve. Xavier ne souriait plus du tout.
"- Hé, c'est toi qui as voulu que je te raconte mon pire fantasme ! " Xavier n'avait pas répondu. Il lui avait fait l'amour
sans enthousiasme et l'avait quittée peu après, l'air préoccupé, sans avoir oublié toutefois de la ligoter avant.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
418 vues
8 aime
Les choses sont à peu près revenues à la normale. Xavier me rend visite, on traîne pas mal ensemble. Coté physique,
ça s'est également calmé. Même si j'ai toujours autant de désir pour lui, voire plus, et même si je le surprends souvent
en train de me regarder. On s'est embrassé quelques fois, mais il semblerait qu'on ait mis un moratoire tacite sur toute
démonstration d'affection physique. Je ne suis pas sûre de savoir pourquoi. Je ne suis pas sûre que cela me plaise. J'ai
envie de lui. J'ai besoin qu'il me touche. Je suis mes cours à l'université, je vais courir, je travaille à mi-temps comme
serveuse dans un bar à cocktails. Et je le vois de temps en temps mais c'est loin d'être suffisant. Surtout, j'essaie de ne
pas paniquer en attendant de savoir si je suis acceptée ou non dans l'année supérieure de la faculté. Avec tout ce qui
s'est passé depuis que je l'ai croisé sur le campus, j'ai réussi à oublier que j'attendais une réponse. La lettre arrive enfin,
c'est Xavier qui me l'apporte avec le reste de mon courrier. Je suis assise sur le comptoir de ma cuisine, les pieds sur
une chaise, quand il frappe à la porte et entre sans attendre que je lui dise de le faire. La lettre de l'université est la
dernière, bien évidemment. Quand je la vois, mon cœur se met à battre très fort et je fais tomber toutes les autres. On
laisse tous les deux cet instant de tension passer en silence. Le temps de déchirer l'enveloppe, mon passage en classe
supérieure est validé. Je suis folle de joie mais je ne parviens pas à décrypter l'expression de son visage. On est l'un à
coté de l'autre, debout dans le séjour. Je tends ma main pour prendre la sienne, j'enlace mes doigts avec les siens.
Son visage s'adoucit. J'avance plus près, je me colle contre lui. Il lâche ma main et passe son bras autour de ma taille,
me serrant encore plus contre lui. Sa main est posée sur le creux de ma hanche, d'un seul coup, le feu de sa présence,
de sa chaleur, de ses muscles m'envahit. Le moindre contact me brûle, consume toutes les couches de vêtements entre
nous jusqu'à ce que je sois presque capable de sentir sa peau contre la mienne. J'ai besoin de ça. Cela fait trop longtemps
qu'on joue à ce petit jeu maintenant et le maigre avant-goût que j'ai eu de lui ne suffit plus. J'ai besoin de plus. Je ne sais
pas pourquoi il a conservé cette distance entre nous, mais j'en sais assez. J'ai joué le jeu, j'ai ralenti nos baisers quand
il le faisait lui, je n'ai pas insisté. Nos baisers sont presque platoniques ces derniers temps. Un effleurement des lèvres
qui va parfois jusqu'à franchir la porte du royaume de la chaleur et du désir. Maintenant mon corps chante d'être si près
du sien, mon esprit et mon cœur bourdonnent d'adrénaline. Ses doigts se plantent dans la chair de ma hanche, ses yeux
brûlent dans les miens, deux flammes couleur cobalt posées sur moi. Je sais qu'il ressent tout à fait la même chose.
Je me mords la lèvre en sachant parfaitement quelle sera sa réaction. Ses yeux s'ouvrent et ma poitrine se gonfle. Ses
doigts se resserrent sur moi encore plus jusqu'à ce que soit presque douloureux, d'une façon excitante. Je cambre mon dos
et prends une grande inspiration, j'écrase mes seins contre lui. Je suis prisonnière de l'ardeur de mon propre désir. Sa
bouche descend jusqu'à la mienne, dure et violente, et ses dents attrapent ma lèvre inférieure, la mordent, affamées,
la dévorent. Sa langue glisse entre mes dents, elle remue furieusement contre la mienne en s'entremêlant. Je gémis tout
doucement. Je sens sa chaleur brute juste derrière moi et j'entends mon sang marteler dans mes oreilles. Les marches
pour arriver à ma chambre n'en finissent pas. Je suis à deux doigts de me retourner et de me jeter sur lui dans l'escalier.
Le désir m'accable. C'est comme être affamée, un besoin qui transperce chaque parcelle de ma peau. J'ai besoin de son
corps, de ses mains, de sa bouche, de ses lèvres. J'ai besoin de passer mes doigts dans ses cheveux, de tracer les lignes
de son anatomie et de m'abandonner à tous les paradoxes qu'il est, ses muscles saillants, sa peau satinée, le vagabondage
de ses doigts et de son membre viril. Trempée, je tremble entre mes cuisses et j'ai besoin de le sentir en entier maintenant.
J'enroule mes jambes sauvagement autour de sa taille, prends son visage entre mes mains et unis ma bouche à la sienne,
dans un baiser sauvage. Je sens toujours le fantôme de Xavier cogner contre mon âme, et celui de ma culpabilité et de ma
souffrance. Je les ignore, qu'ils me hantent, qu'ils hurlent. Ses mains caressent mon dos, mes fesses, je n'entends plus les
fantômes. Il recule, cherche mes yeux, de ses deux saphirs étincelants et je vois ses fantômes à lui qui essaient de sortir.
Nous sommes tous les deux hantés par les spectres du passé, mais il faut bien tourner la page un jour et faire taire la voix
de notre culpabilité. Et ce jour, c'est maintenant. Xavier me repose doucement par terre et je sens son érection quand mes
hanches glissent contre les siennes. Je le contourne et me mets à marcher à reculons en direction du lit. Ma respiration est
de plus en plus faible. Je me défais de son étreinte et ses sourcils se froncent de confusion. Ses traits se détendent quand
il me voit continuer à reculer en dansant et attraper le bas de mon tee-shirt. Je l'enlève d'un seul geste et le jette par terre.
Je ris, saisis l'arrière de ma jupe et fais glisser la fermeture Éclair. Il se fige dans le couloir. La lueur phosphorescente qui
vient du salon accentue sa silhouette virile. Je défais mon soutien-gorge, une agrafe à la fois, le tout glisse le long de mon
bras jusqu'au sol. Son regard sur moi me fait chavirer. La pointe de mes seins se tend. Et puis, je ne peux plus me retenir.
Je lui enlève son tee-shirt et l'imite en le reniflant. Mes doigts courent le long de son torse et s'arrêtent sur le chemin de son
boxer. Ils effleurent son sexe. Le tissu est humide au niveau de son gland. Il enlève son jean et nous sommes désormais
tous les deux en sous-vêtements. Il se penche et m'embrasse. J'empoigne ses fesses. Il plonge à genoux devant moi et je
dois m'accrocher à l'encadrement de la porte. Il écrase son visage contre mon sexe moite. Un cri m'échappe quand il baisse
mon string d'un coup sec. Me voici entièrement nue. Sa langue lèche mon intimité en traçant des cercles autour de mon
clitoris. Je sens une pression brûlante monter en moi. Plus je hurle, plus ses coups de langue deviennent rapides et fiévreux.
Je suis sur le point de jouir, il ralentit. Sa langue sort de mon vagin, puis recommence à lécher mes lèvres. Il est partout
en moi. Je m'écroule, les genoux tremblants, dans sa bouche, sur ses doigts, mes mains s'emmêlent dans ses cheveux.
Il va et vient. Il attrape mon clitoris entre ses dents. Je suis la ligne de son flanc, le long de ses côtes, redescends sur ses
hanches. Je commence à le caresser du bout d'un doigt. Juste la pulpe de mon index frôlant l'extrémité de son gland. J'ai
envie de le prendre dans ma bouche. Il est épais et dur comme du bois. Il glisse sa main dans mes cheveux puis incline la
tête en arrière quand je trouve enfin le courage de le prendre entre mes lèvres. Il a un goût tiède. Un liquide chaud sort de
son gland, je le sens sur ma langue, une odeur de musc et de sel. Il gémit et je l'avale plus profondément, centimètre par
centimètre dans ma bouche, faisant courir ma langue le long de son membre. Je le tiens toujours dans ma main, que je
bouge de bas en haut. Mes lèvres rejoignent mes doigts, je vais aussi loin que possible avant de m'étouffer. Je recule et
le fais glisser hors de ma bouche avec ma main. Il agite légèrement les hanches quand il touche le fond de ma gorge.
Il gémit et se met à bouger en suivant mon rythme. Je sais qu'il a dit qu'il ne voulait pas jouir dans ma bouche, mais je
décide du contraire. J'en ai envie. Je veux l'avaler, le goûter, le sentir, le sentir s'abandonner dans ma gorge. Je prends ses
testicules dans une main, ils sont tendus, gonflés. Je les masse aussi délicatement que possible, en continuant de bouger
mon autre main sur la base de son pénis. Je le suce énergiquement. Son souffle semble épuisé, ses hanches convulsent
de façon incontrôlable. Je l'avale en entier à chaque mouvement, sans m'étouffer. Cela me rend fière. Je sens ses testicules
se contracter, palpiter. Et d'un coup, il explose au fond de ma bouche. Je sens une coulée chaude gicler dans ma gorge.
Je recule pour que son gland soit au bord de mes lèvres et le suce énergiquement. Il grogne bruyamment, ses hanches se
rebellent et un autre jet jaillit dans ma bouche. J'y goûte cette fois. Un liquide épais, chaud, salé qui coule sur ma langue,
puis dans ma gorge quand je l'avale. Je serre son sexe à la base, pompe, continue à le sucer et il se laisse aller une
troisième fois, un jet moins dense et plus doux. Quand je ressens les convulsions s'évanouir, je le reprends une dernière
fois. Je le relâche et je glisse le long de son corps afin de me reposer sur son torse. Son gland encore dur chatouille mon
sexe et je ne peux m'empêcher de me tortiller, de me placer au-dessus. C'est à mon tour. J'ai envie de lui en moi.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
1.1000 vues
12 aime
Le terme BDSM est généralement employé pour décrire les comportements d'échange de pouvoir
et l'utilisation de douleur dans un contexte sexuel. Antérieurement appelé simplement SM, le sigle
BDSM est plus couramment utilisé aujourd'hui pour une meilleure représentativité de la diversité des
pratiques. Ce dernier inclut trois composantes distinctes du jeu de pouvoir: le bondage/discipline
(BD), la domination/soumission et le sadomasochisme (SM). Le BD représente une combinaison entre
la restriction de mouvement et la punition ou encore le contrôle du partenaire. Le jeu de Ds renvoie
à la domination et à la soumission et représente l'échange de pouvoir ou de contrôle érotique d'un
partenaire à un autre, sans nécessairement inclure la douleur physique. La composante SM,
c'est-à-dire sadomasochiste, fait référence à l'érotisation de la douleur. Même si peu de chercheurs
ont étudié la communauté BDSM, ceux qui l'ont fait, sont unanimes: un peu partout dans le monde se
trouvent des communautés dynamiques et structurées qui regroupent des centaines de personnes
pratiquant le BDSM.
La communauté BDSM est un lieu de rassemblement pour les personnes ayant un intérêt pour le BDSM, mais peu
d'auteurs s'entendent sur une définition claire de ces pratiques. On identifie généralement cinq composantes qui
sont essentielles à tout ce qui réfère au BDSM: l' apparence d'une relation de domination et de soumission; un
jeu de rôle; un consentement à participer au jeu; un contexte sexuel; une définition mutuelle que l'activité constitue
une pratique BDSM. De très nombreux discours présentent le BDSM comme une simple variation à la sexualité et
établissent des normes pour rendre les pratiques saines, sécuritaires et consensuelles, tandis que d'autres écrits
tentent d'opposer le BDSM à la sexualité non-BDSM (qualifiée de vanille dans le milieu BDSM) et le présentent
comme une identité transgressive. Les auteurs comparent cette vague d'écrits à une étape de transgression
essentielle dans l'acquisition d'une citoyenneté sexuelle.
Les évènements sociaux seraient une occasion d'afficher son propre style de comportements BDSM devant autrui;
les soirées ont également une fonction sociale, c' est-à-dire qu'elles permettent aux personnes ayant des intérêts
similaires de se rejoindre pour interagir sur des sujets liés au BDSM. Le statut d'un membre dans la communauté
est tributaire de son expérience, son niveau de sécurité. Son implication dans le groupe et sa pratique des jeux
nécessitant de l'entraînement, du talent et de la pratique. Il semble que les communautés soient autosuffisantes
en termes d'éducation et de prévention. Les membres des communautés BDSM à travers le monde basent leurs
pratiques sur le crédo "Sane, safe and consensual", qui signifie que toutes les pratiques se doivent d'êtres saines,
d'être sécuritaires, saines et consensuelles.
L'accent est mis sur la communication, la négociation et le consentement égalitaires et honnêtes, puisque dans tout
jeu, la confiance mutuelle est fondamentale et les limites et préférences des partenaires doivent être respectées.
La participation forcée n'est pas acceptée dans la culture BDSM; seule l'illusion que les individus sont victimes de
coercition est permise. L'accord sur les différentes normes et valeurs de la communauté serait un moyen de diminuer
les risques liés aux pratiques. La notion de sécurité dans la communauté BDSM n'est pas seulement une question de
technique, mais aussi de principe. Ce principe est le socle de toute relation BDSM, qui l'utilise pour se dissocier de la
criminalité et de la maladie mentale.
Dans les relations et mises en scène BDSM, la négociation est à la base du consentement. Les partenaires s'entendent
sur les pratiques qui auront lieu pendant une séance et discutent des limites de chacun. Ils utilisent un mot de sécurité
en anglais, le safeword, pour aviser le partenaire dominant qu'il approche ou a dépassé une limite. Certaines personnes
dominantes testent les limites de la personne soumise et se permettent occasionnellement de repousser la limite qui
avait été négociée lorsqu'ils connaissent l'autre personne. Cette transgression n'est pas perçue comme une violation;
le fait de repousser les limites ajoute alors un sentiment d'authenticité et de réalisme à la scène et plusieurs soumis
apprécient cette incartade. Dans de telles circonstances, la négociation des mots de sécurité, par exemple "jaune" pour
ralentir et "rouge" pour arrêter, devient primordiale. Le respect de la sécurité est fondamental.
Les pratiques BDSM expriment la volonté de présenter une alternative à la sexualité traditionnelle dans une exploration
des différentes dimensions du corps humain en termes de sensualité et d'émotions, l'occasion d'une opportunité pour
une forme de spiritualité en utilisant le corps. Lors d'une séance, le but est de débuter le jeu de manière douce pour
ensuite augmenter graduellement la fréquence et la force des coups donnés, entrecoupé de massages ou de caresses.
Certaines séances revêtent un caractère exclusivement physique tandis que d'autres incluent un aspect psychologique,
mais l'orgasme n'en est pas nécessairement la finalité.
Selon l'opininon générale, les pratiques BDSM devienent sexuellement excitantes pour les partenaires ou éveillent leur
désir de s'engager dans de telles relations. Il y a aussi une motivation exhibitionniste à jouer en public; certains trouvent
que le regard des autres augmente leur excitation, tandis que d'autres apprécient la reconnaissance et les compliments
qui suivent une séance. Même si la plupart des donjons ne présentent pas de règlements contre l'activité sexuelle, l'activité
coïtale ou la recherche d'orgasme exclusivement sexuel est rare. Le coït est trop personnel pour être effectué en public ou
parfois, il consiste principalement en la culmination de la soirée.
Souvent, le lieu n'est pas approprié ou structuré pour permettre de telles pratiques, mais lorsque ces dernières surviennent,
elles se font normalement dans un couple établi et rarement entre deux personnes qui viennent de se rencontrer. Que ce
soit en public ou en privé, le coït ou la stimulation sexuelle menant à l'orgasme ne fait pas régulièrement partie de la vie
sexuelle des partenaires, en particulier chez le couple Dominante/soumis. Toutefois, la recherche de la jouissance sexuelle
reste ultimement présente dans ce type de relation.
Sommes-nous fous, pervers, au moins irresponsables ? En fait, pas vraiment: les personnes qui pratiquent le BDSM sont
plus extraverties, moins névrosées, plus ouvertes aux expériences nouvelles, plus conscientes, plus épanouies intimement
que les autres. Ces désirs ne sont d’ailleurs aujourd’hui plus considérés, médicalement, comme des pathologies. Et si
certains adeptes trouvent leur satisfaction dans l’abandon d’une partie de leur contrôle, quitte à se transformer en véritables
jouets sexuels, d’autres apprécient l’aspect élitiste de ces fantasmes. Pour d’autres encore, le monde du BDSM permet
l’expression d’un amour sans faille et d’une confiance totale.
C’est paradoxalement en usant de masques, en ritualisant et en théâtralisant l’échange, que deux partenaires ont la
possibilité, dans une relation SM saine, de pimenter leur sexualité, en réalisant une part de leurs désirs inconscients
informulés et de s’affirmer comme personnes à part entière, consentantes et responsables.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
1000 vues
11 aime
Je précise que le terme "urologie" est plutôt en rapport avec l'étude (médicale) des fonctions urinaires, et donc est impropre aux activités évoquées ici.
Urophilie et golden shower : Définitions, pratiques et hygiène
« Soumission », « humiliation », « intimité », « don », « partage », « marquer son territoire », « fantasme », « bienfaits thérapeutiques », voilà autant de termes qui reviennent dans la bouche des personnes pratiquant l’urophilie comme de celles qui l’observent avec un regard extérieur. Egalement appelé ondinisme ou urolagnie, cet ensemble de pratiques sexuelles, souvent associées au BDSM et consistant entre autres à uriner sur son partenaire, sur son corps ou dans sa bouche, demeure aussi mystérieux que tabouisé par la société. P
lacée par les spécialistes de la sexualité, les urologues et les psychiatres, dans la liste des paraphilies, c’est-à-dire des pratiques sexuelles hors normes et "déviantes" voire considérées comme des délits ou des crimes sexuels pour certaines d’entre elles, l’urophilie provoque chez certaines personnes une très puissante excitation érotique. La « golden shower », comme les anglophones l’appellent et que l’on peut traduire littéralement par « douche dorée », fait ainsi partie de ces choses qui inspirent autant la fascination que le dégoût. Elle n’est cependant pas interdite par la loi, pourvu qu’elle soit effectuée dans une relation de consentement entre les différents participants et participantes d’âge adulte.
Entre jeu érotique sadomasochiste, fétichisme, mode d’alimentation et médecine naturelle pour les uns, tabou, perversion et trouble clinique pour les autres, difficile d’y voir clair et de se faire un avis objectif sur la question.
Au travers de cet article sur l’urophilie, ses différentes variantes, les motivations de ses adeptes, les observations cliniques et les critiques de ses détracteurs, je vais donc essayer de faire tomber cette chape de plomb qui entoure ce terme flou et les pratiques qui se cachent derrière.
L’ondinisme est en effet un ensemble de pratiques et de jeux sexuels qui font fantasmer plus d’un et d’une, que certains et certaines pratiquent dans le cadre de jeux sexuels BDSM (jeu de pisse), mais qui peuvent aussi susciter de violentes critiques. Des critiques portant aussi bien sur l’aspect dégoûtant que sur les risques sanitaires et de transmission de maladies sexuellement transmissibles (MST) et d’infections sexuellement transmissibles (IST). Des critiques que l’on peut bien entendu adresser à d’autres pratiques sexuelles bien moins marginales…
Définition de l’urophilie : « Ensemble complexe de pratiques où l’urine joue un rôle d’excitant sexuel »
Sur le plan purement théorique, l’urophilie est sommairement définie comme une « attirance sexuelle d’un urophile pour l’urine ou l’urination ou la miction ». Cette définition simplifiée n’explique cependant que très superficiellement ce qu’est l’urophilie. L’ondinisme constitue en réalité un ensemble complexe de pratiques où l’urine joue un rôle d’excitant sexuel, une sorte d’aphrodisiaque pour ainsi dire. Il serait donc plus juste de parler de définitions (au pluriel) de l’urophilie, car, en plus de la diversité des pratiques liées à la pisse ou à l’action d’uriner, les urophiles n’ont pas forcément les mêmes motivations, les mêmes fantasmes, les mêmes sensations, ni les mêmes façons de pratiquer l’urophilie.
De plus, il y a ceux et celles qui reçoivent et les autres qui aspergent – l’un n’empêchant d’ailleurs pas l’autre. Il est en effet nécessaire de préciser que certains urophiles sont à la fois receveurs et donneurs. Dans ce cas-là, ils alternent en fonction de leurs envies, de celles de leur partenaire ou bien au gré des opportunités.
Il parait donc nécessaire d’aborder maintenant les différentes pratiques urophiles, tout en précisant d’emblée qu’un ou une urophile ne les pratique pas nécessairement toutes à la fois.
En outre, il serait également bon de rappeler que l’urophilie peut être pratiquée aussi bien par les hétérosexuels que par les homosexuels, les lesbiennes urophiles, les pansexuels, etc.
Les pratiques urophiles : De la douche dorée à l’urophagie (boire l’urine de son partenaire)
Comme vu ci-dessus, l’urophilie englobe tout un tas de pratiques érotiques liées à l’urine et à l’acte d’uriner. En voici les principales pratiques.
Douche dorée ou golden shower :
Comme l’indique cette expression, la douche dorée consiste à se faire uriner dessus ou à uriner sur son partenaire. Il s’agit d’une des pratiques de base de l’ondinisme. Certaines personnes lui donnent parfois le nom de « pluie dorée » ou de « fontaine dorée ». Ce jeu de pisse peut aussi bien avoir lieu dans un lieu privé que dans un donjon SM ou un club libertin lors d’une soirée exclusivement dédiée à l’ondinisme (plan pisse).
Urophagie : Ce terme désigne le fait de boire l’urine de son partenaire. Si cette pratique peut être réalisée dans le cadre de jeux sexuels, certaines personnes décident de boire de l’urine à des fins thérapeutiques (urinothérapie). Les adeptes de cette thérapie hors du commun parlent de l’urine comme d’un « élixir de vie », d’un « breuvage divin » ou d’un « remède ancestral ».
Omorashi : Plus qu’une pratique, l’omorashi est un terme japonais signifiant « fuite de liquide » et/ou « se mouiller » et désignant plus particulièrement un fétichisme sexuel dans lequel une personne éprouve de l’excitation et du plaisir à voir une vessie pleine. Le summum de l’excitation intervient la plupart du temps au moment où la personne ne peut plus se retenir et se fait pipi dessus. C’est pourquoi certaines personnes la surnomment « désespoir de vessie » ou « slip trempé ».
Urophilie visuelle (vidéo ondinisme) : Davantage individuelle que collective, cette pratique consiste à prendre du plaisir, souvent accompagnée d’une masturbation, devant un film urophile. Ce genre pornographique peut d’ailleurs attirer et être apprécié par des personnes, hommes ou femmes, qui n’ont jamais uriné sur quelqu’un ou qui ne se sont jamais fait uriner dessus. « Vidéo ondinisme », « femme qui urine en vidéo » ou encore « golden shower » sont les principaux mots clés utiliser pour trouver des vidéos d’urophilie sur internet.
Uriner à l’intérieur du vagin : Cette pratique consiste, comme son nom l’indique, à uriner à l’intérieur du vagin, le plus souvent après l’éjaculation. Certaines personnes le font lors d’une sodomie. Pour la personne qui reçoit la pisse, une vague de chaleur l’envahit. Celle-ci peut néanmoins s’accompagner d’une sensation de brûlure. Pour l’homme, lâcher les vannes après une éjaculation s’avère être une sensation très agréable. Mais ne le plaisir ne s’arrête pas là : la vue du mélange de sperme et d’urine s’écoulant des orifices est une source d’excitation supplémentaire ou complémentaire.
Soupeur et soupeuse : Ces deux termes désignent avant tout les adeptes d’une pratique dangereuse sur le plan sanitaire, car elle consiste à manger du pain imbibé d’urine. Le pain ayant trempé plusieurs heures dans un urinoir public (vespasienne), le mélange de plusieurs urines ainsi que toutes les bactéries qui ont pu s’y développer en font un « met » potentiellement dangereux, avec un risque très élevé de MST et d’autres infections (Hépatite A et B, notamment)
Une dernière définition qui nous permet de faire la transition avec la question de l’hygiène dans l’ondinisme.
Urophilie et hygiène : Les choses à savoir
Urophilie et hygiène vont de pair. Difficile en effet de parler d’ondinisme sans évoquer l’hygiène et les éventuels risques qui peuvent découler d’une ingestion de pisse, et plus particulièrement quand le donneur a une infection urinaire. Et les risques ne sont pas uniquement liés à la seule action de boire du pipi. Uriner sur son partenaire, et notamment sur le visage, les yeux ou sur le sexe, peut parfois engendrer des complications médicales, du moins des sensations de brûlures. Néanmoins les risques ne sont pas très élevés chez les personnes en bonne santé n’ayant ni infection ni MST. Cependant j’ai entendu dire par des médecins que les yeux, comme le sang, seraient de possibles voies de transmission, à vérifier.
Recevoir de l’urine sur le corps : Sensations, plaisirs et risques sanitaires
Selon les différents témoignages que l’on peut retrouver facilement sur internet et notamment sur les forums, recevoir de l’urine sur le corps offre de nombreuses sensations et émotions qui peuvent s’avérer très excitantes pour la personne qui reçoit — comme pour celle qui donne d’ailleurs. Le fluide chaud, les odeurs qui en émanent, la vue du sexe laissant couler la pisse, tout cela représente des sources de stimulation, de désir et de plaisir.
L’aspect psychologique n’est non plus pas à oublier ni à négliger dans la pratique de l’uro. Recevoir la pisse de quelqu’un sur soi peut aussi produire une impression de soumission et un sentiment d’humiliation qui sont deux ressorts du plaisir dans les pratiques BDSM. De la même façon, un pisseur ou une pisseuse pourra ressentir un fort sentiment de domination. C’est entre autres ce type de sensations et de plaisirs que recherchent les adeptes de jeux BDSM impliquant l’urine.
Mais ce n’est pas tout. L’urine peut aussi être considérée comme un « présent », un « cadeau », un « don ». Dans ce cas-là, la reconnaissance prend le dessus sur les autres sentiments et sensations.
Certes beaucoup moins grands que dans l’urophagie, les risques sanitaires ne sont pas inexistants. Même si l’urine est composée à 95% d’eau (avec certaines variations constatées en fonction du niveau d’hydratation), elle contient des déchets rejetés par l’organisme. Ceux-ci ne sont pas forcément très dangereux si les deux personnes sont en bonne santé et ont un bon système immunitaire. Mais si le donneur a une maladie ou une infection, il vaut mieux qu’il évite de pisser sur son ou sa partenaire, et cela même si la peau est une barrière naturelle contre les bactéries. Une petite coupure peut suffire à la transmission de la maladie ou de l’infection. En outre, l’urine peut être un désinfectant pour des plaies et des brûlures superficielles (brûlure d’ortie ou de méduse, par exemple). On recommande cependant de bien désinfecter la plaie et de consulter un médecin en cas de complications.
Boire de l’urine : Goût, sensations, élixir de vie et risques d’infection
Boire de l’urine, notamment l’urine d’autrui, est beaucoup plus risqué que de se faire asperger le corps de pipi. Néanmoins cela n’arrête pas certaines personnes de consommer leur propre urine ou celle de leur partenaire — et dans le cas des soupeurs, celle d’inconnus.
Question goût, il s’avère beaucoup plus difficile qu’on ne le croit de trouver un dénominateur commun, même si l’acidité et la sapidité légèrement salée sont les deux saveurs plus évoquées. En effet, le goût de l’urine est propre à l’alimentation de la personne, mais également à son hydratation. Une pisse claire, c’est-à-dire une urine composée en grande partie d’eau, n’aura pas le même goût qu’une pisse foncée et très acide, ou qu’une urine imbibée d’alcool. De la même manière, manger des asperges ou des pâtes au beurre influera grandement sur le goût de la pisse.
Les sensations et l’excitation sexuelle pour celui ou celle qui avale de l’urine sont proches de celles procurées par un jet de pisse coulant sur la peau. Néanmoins la saveur et l’odeur sont beaucoup plus présentes, ce qui est logique puisque ce sont surtout le goût et l’odorat qui sont mis à l’épreuve.
Comme pour la douche dorée, les questions « domination/soumission » « don/réception » font partie intégrante de l’urophagie.
Boire de l’urine est aussi un mode de vie, ou plutôt un mode d’alimentation. Certaines personnes boivent quotidiennement leur urine pour se purger. « Breuvage divin », « élixir de vie », « remède ancestral », le régime urinothérapeutique aurait des bienfaits sur la santé. C’est du moins ce que certaines personnes avancent, arguant notamment que l’urine est utilisée comme un engrais ou du compost (preuve en est, la Mairie de Paris a installé les premiers pissoirs écolos dans la rue). Il est cependant recommandé d’en parler à son médecin quand cette pratique devient quotidienne. Sur le plan sanitaire, il faut être conscient des risques de transmission du VIH, d’IST et de MST. Le risque zéro n’existe pas. Au moindre doute, il vaut mieux s’abstenir et/ou en parler à son médecin.
Cela nous mène à notre prochaine partie, à savoir l’urophilie et le VIH/Sida.
Urophilie et VIH/Sida : Faites un dépistage avant un plan pisse !
Comme pour n’importe quelle pratique sexuelle impliquant un contact entre des muqueuses et/ou des sécrétions génitales, le risque de transmission du VIH (Sida) subsiste aussi pour l’ondinisme. Néanmoins il faut que le pisseur ou la pisseuse soit porteur du virus. Donc si vous souhaitez faire un plan pisse avec quelqu’un ou plusieurs personnes, assurez-vous que tout le monde ait fait un test de dépistage du VIH. Vous pouvez également vérifier que vous ne portez pas en vous l’hépatite A ou B et que vous n’avez pas de problème urinaire et/ou rénal — cela ne gâchera pas le plaisir, au contraire !
Histoire de l’ondinisme :
Encore tabou, l’ondinisme n’est pas un thème ayant fait l’objet de recherches historiques très poussées. On ne trouve en effet que très peu de sources sur l’histoire de l’ondinisme — pour ne pas dire aucune. Pour l’instant, l’ondinisme a surtout fait l’objet de recherches cliniques réalisées notamment par l’association française d’urologie secondée par des sociologues, des psychiatres, des spécialistes des paraphilies et troubles sexuels. Ces derniers cherchent avant tout à déceler les origines de ces pulsions sexuelles et à les traiter — des pulsions sexuelles qu’ils considèrent comme une « perversion », une « déviance sexuelle » ou une « fantaisie ».
Certains chercheurs ont par ailleurs trouvé des traces de pratiques urophiles ou de cultes de l’urine dans d’autres civilisations. Mais encore une fois, on ne dispose pas encore d’études suffisamment approfondies et de recherches historiques vérifiées pour ériger une histoire de l’urophilie. Néanmoins, l’urophilie apparait dans la culture littéraire et cinématographique.
L’urophilie dans la culture littéraire et cinématographique (Friends, Céline, film porno, etc.)
La littérature du XXème siècle a osé aborder l’urophilie à plusieurs reprises, comme dans les œuvres de Louis-Ferdinand Céline et d’Auguste Le Breton. Ces derniers ont surtout évoqué les soupeurs et leurs habitudes « répugnantes ». Dans l’épisode 1 de la saison 4 de la série américaine Friends, l’urophilie est mise en scène indirectement puisqu’on ne voit pas la scène où Chandler urine sur Monica qui vient d’être piquée par une méduse. Ce qui est intéressant dans cet exemple, c’est que le thème est abordé de façon détournée sans même être cité explicitement. Les notions de remède désinfectant et antidouleur, de répugnance et de tabou sont mises en avant par les personnages qui ne prononcent d’ailleurs jamais le mot.
Mais encore une fois, l’urophilie demeure marginale dans les arts comme dans les médias.
Pourquoi la pratique de l’urophilie ?
Si on se place d’un point de vue clinique, l’urolagnie est une paraphilie. Les notions d’anormalité et de perversion sont ainsi très présentes dans le discours des praticiens spécialistes de l’urologie. Ceux qui se basent sur la psychologie et/ou la psychanalyse y voient surtout un retour à la petite enfance (vers 2 ans), période à laquelle les enfants n’éprouvent pas de dégoût pour les excréments et l’urine, mais plutôt une fascination. Du point de vue de ceux et celles qui fantasment ou qui pratiquent l’urophilie, le discours est évidemment tout autre. Les notions de partage, de plaisirs corporels et sensoriels dus à la chaleur et à l’odeur, de confiance en l’autre, mais aussi de domination et de soumission, sont des remarques souvent faites par les adeptes, qu’ils soient pisseurs ou receveurs.
Précisons par ailleurs que certains adeptes admettent ne pas aimer le goût ni l’odeur de la pisse, mais être très excités par le fait de voir le fluide sortir de l’orifice de leur partenaire.
Quelques conseils pratiques pour pratiquer l’urophilie
En plus des tests de dépistage de MST et IST, il est conseillé de bien s’hydrater avant de pratiquer l’urophilie, quelle que soit sa forme. Comme vu plus haut, il vaut mieux veiller à son alimentation. Certains aliments colorent, donnent du goût et de l’odeur de l’urine plus que d’autres (les asperges, par exemple).
Pour plus d’informations concernant l’ondinisme, vous trouverez ci-dessous plusieurs liens.
Sources et références
Cet article sur l’ondinisme base sur plusieurs sources d’origines scientifiques, journalistiques et sociologiques et sur des témoignages d’adeptes, dont voici les principales sources :
www.urofrance.org
www.planpisse.com
www.objetsdeplaisir.fr/urophilie-1/
www.objetsdeplaisir.fr/urophilie-2/
www.afrosantelgbt.org/chapitre/urophilie/ indepedants.over-blog.com/
www.heteroclite.org/2016/12/urophilie-pratique-risque-37573
www.sexshop-ilxelle.com/blog/bdsm-bondage-sm/urophilie-et-ondinisme/
www.69desirs.fr/experience-urophilie
18.8000 vues
4 aime
En France, au début du xxie siècle, la littérature féminine populaire, jusque-là traditionnellement sentimentale, est devenue érotique. On pourrait voir dans cette nouvelle écriture féminine et son dire érotique, un double défi: s’emparer d’un sujet longtemps tabou et occuper un territoire précédemment réservé aux hommes. Éros est dans l’air, à notre ère. Vit-il un âge d’or ? Si l’on considère le déploiement de l’érotisme dans la littérature féminine populaire contemporaine et les articles et émissions consacrés à ce phénomène, on peut y voir, sans nul doute, une période faste. Distribuée longtemps sous le manteau, la fiction érotique s’est démocratisée et évolue à l’avenant, en expansion et en évidence sur les étalages et dans les vitrines. Quant au marché du livre, la production et la consommation de ce type d’écrits tiennent le haut du pavé et les libraires contribuent à sa considérable diffusion.
Nous assistons donc à une profonde transformation de la littérature féminine populaire en France, où les scripts permettent l’apparition d’une subjectivité désirante au féminin. Une des conséquences de cette parole féminine est d’abord linguistique: plus de dentelles pour nimber le désir comme à l’âge classique du roman d’amour obsédé par les bienséances et le happy end.
Par la libération de la parole et celle des pratiques sexuelles, les auteures sont devenues plus égrillardes: leurs écrits traitent à présent du sexe en termes crus, évoquent des expériences souvent peu communes dans une langue facile d’accès et primesautière. Le corps nu y est banalisé par son omniprésence: les pudeurs du discours ont disparu. Cet exhibitionnisme s’explique tout à la fois par le désir de satisfaire le voyeurisme du lectorat et le plaisir d’offrir son texte comme on donne son corps. "Nous voici arrivés à l’âge masturbatoire de la littérature", écrit Xavier Deleu. Le désir est compulsif, le sexe un besoin pressant, Les héroïnes délurées de la littérature post-moderne se libèrent de leurs pulsions charnelles. Dans les scènes de copulation, tout se passe comme si, pour affirmer la verdeur du désir féminin, les auteures se sentaient obligées de détailler la mécanique de l’acte sexuel.
Les romancières et la littérature féminine populaire s’adaptent à la nouvelle explosion des fétichismes et des obsessions. Dans la société contemporaine où la femme assume ouvertement ses pulsions, se livre aux pires turpitudes sans craindre les foudres d’un ordre moral désormais révolu, une nouvelle époque s’ouvre et donne une force noire au sexe. Le récit lubrique féminin, écrasé par la banalisation du sexe, est obligé d’aller aux extrêmes pour espérer frapper les esprits, appâter le chaland et parvenir à lutter contre la concurrence des images des films pornographiques et des sites web trash. Ne restait donc plus qu’à trouver le moyen, par des œuvres aguicheuses, de toucher un public de plus en plus large. Ainsi, la "littérature-viande" se déleste de ce qui est trop complexe pour aller à l’essentiel et plonge dans des passions fortes pour en finir avec les plaisirs fades. Les jouissances de l’héroïne sont désormais inséparables d’une sexualité violente et du sadisme de l’amant qui multiplie les expériences lubriques pour l’emmener au cœur de pratiques à sensations fortes. Le roman féminin érotique est entré dans l’ère de la spécialisation: latex, BDSM, bondage, etc, Aucun insolite sexuel n’y est omis.
Ainsi, la "littérature-viande" se déleste de ce qui est trop complexe pour aller à l’essentiel et plonge dans des passions fortes
pour en finir avec les plaisirs fades. Les jouissances de l’héroïne sont inséparables d’une sexualité violente et du sadisme de l’amant qui multiplie les expériences lubriques pour l’emmener au cœur de pratiques à sensations fortes. Le roman féminin érotique est entré dans l’ère de la spécialisation: latex, BDSM, bondage, etc, Aucun insolite sexuel n’y est omis.
Il y a là une nouvelle écriture érotique féminine, celle de la douleur et de la cruauté, d’une sexualité de la domination et de la soumission qui s’inscrivent en faux contre les évolutions libérales des sociétés démocratiques. Une mise en écriture d’expériences sexuelles débridées et une pratique à haute dose d’une obscénité fleur bleue mêlent mots doux et termes orduriers. Avant, de telles scènes, passées sous silence, existaient en creux dans les récits; à présent, elles occupent des chapitres entiers.
Le roman érotique féminin est bel et bien un avatar novateur du roman sentimental traditionnel:il a su adapter son contenu afin d’être en adéquation avec le monde contemporain. La clé du succès du récit féminin de l’étreinte réside en un juste dosage entre le SM et le côté fleur bleue. Et cette version hot de Cendrillon évoque le mélange de deux imaginaires, celui du X et celui du sitcom.
D’aucuns attribueront ceci à la difficulté d’innover dans un domaine par définition immuable on seulement la mécanique des corps n’a pas varié depuis les origines, mais les imaginaires érotiques qui ont nourri les littératures légères du libertinage comme celles du xxe siècle sont globalement restés les mêmes. Pour réussir à imposer une écriture originale, il faut un imaginaire hors norme, une fantasmagorie singulière qui est le propre des grands auteurs. Y a-t-il néanmoins des procédés spécifiques de l’écriture de l’érotisme au féminin?? Sarane Alexandrian et Francesco Alberoni voient, tous deux, de notables différences entre les textes lubriques féminins et masculins: l’homme étant davantage animé par des rêves de possession alors que celui du deuxième sexe est supposé faire davantage la part belle au désir de fusion, les textes "masculins" seraient plus dans la recherche de l’efficacité, dans l’envie d’aller à l’essentiel. La progression du désir que l’on trouve dans l’écriture féminine n’intéresserait pas les hommes; seules les romancières décrivent tout le chemin qui mène au lit. Quand le masochisme devient, comme ici, sentimental, il correspond bien plus au code du roman sentimental qu’à celui du véritable roman érotico-pornographique.
De femmes-objets, ces dernières sont devenues aujourd’hui des femmes-sujets qui construisent et assument, via leur sexualité, leur manière d’être au monde. Affranchies des luttes qui ont mobilisé leurs mères et leurs grands-mères, et du stigmate de l’infériorité longtemps attribué à leur sexe, ces auteures ont le sentiment d’être libres de choisir leur existence, leur carrière, leur manière de s’approprier leur corps et celui de vivre leur sexualité. On peut néanmoins se demander si le libre arbitre est devenu pour les femmes un fardeau dont elles voudraient se délivrer par des fantasmes de soumission ou s’il faut y voir, au contraire, un signe de la liberté d’accéder enfin, sans complexes, à leur propres désirs.
Or, qu’il soit le signe de l’échec ou du triomphe du féminisme, ce qui frappe dans cet érotisme nouveau, c’est à quel point, il est le symbole d'une littérature prometteuse.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir
1000 vues
11 aime
Voici un petit texte écrit il y a bien longtemps et qui fonde toute ma pratique… Peut-être aidera-t-il certaines personnes…
BDSM signifie : Bondage Domination Soumission Sadisme Masochisme
1_ D-S n'est pas S-M :
Le sadomasochisme consiste à jouir de donner (sadisme) ou recevoir (masochisme) la souffrance.
Une relation de domination peut devenir S-M mais pas forcément...
Le D-S est pour ainsi dire un jeu de rôle, un cadre formel de libération et de désinhibition des partenaires l'un par l'autre.
Là ou un couple ordinaire pourra prétendre tout partager de ses fantasmes sans jamais savoir si c'est vrai, chacun gardant peut-être une certaine réserve, le format D/s permet une libération progressive de cette réserve par l'abandon de l'un aux ordres de l'autre....
2_ Un(e) soumis(e) n'est pas un(e) esclave. (sauf si elle le souhaite)
la soumission est toujours offerte, jamais exigée.
la soumise l'offre à son maître comme condition préalable à la relation, c'est pourquoi c'est à elle de mettre le marqueur de sa condition lorsque son maître lui demande. (vous pouvez lui tendre son collier, lui demander de vous ramener le symbole de votre autorité, une cravache par exemple, pour démarrer une séance de "jeu". Poser l'ambiance est indispensable, utiliser des accessoires est un moyen simple de parvenir à de bons résultats...)
En se soumettant, la soumise libère son maître (si tant es qu'il en ai besoin) qui pourra à son tour la libérer des limites qu'elle s'impose malgré elle.
il s'agit de la libérer d'elle-même, d'où l'utilité de ramener régulièrement la soumise à un état d'objet, état qui la libère d'une volonté qui va contre ses désirs.
3_ Tout refus d'obéir provient d'un excès du maître.
la soumise peut toujours tout refuser mais lorsqu'elle sort ainsi de son rôle, cela autorise le maître à la punir.
non pas de manière revancharde ou pour lui faire du chantage (bien que la menace puisse avoir un effet érotique, son usage doit rester mesuré) mais pour réaffirmer le cadre de la relation et la soumise recevra sa punition avec plaisir afin de réaffirmer son adhésion. Une punition doit donc toujours être d'un degré inférieur à ce que la soumise a refusé. (avec possibilité de jouer sur l'intensité)
A noter, certaines soumises plus libérées que leurs maîtres se font provocantes, elles veulent être punies et cherchent donc des punitions d'un niveau supérieur à ce qu'elles refusent...
4_ il n'y a pas de règle, pas de limites.
les mots de sécurité seront généralement réservés aux pratiques S-M (à cause des risques de blessures)
la séance consistera, après la mise en condition préalable, à des défis que la soumise devra relever, il s'agit de transgresser progressivement ses limites en lui imposant ce qu'elle désire faire sans jamais l'avoir osé.
Jouer en public, discrètement ou ouvertement; être offerte à d'autres partenaires, s'ouvrir à d'autres sexualités ... les possibilités sont innombrables. au maître de deviner les désirs secrets de sa soumise et de les libérer comme elle a libérer les siens en lui autorisant toutes les audaces...
5_ aller doucement.
Une relation D/s offre un cadre qui autorise toutes les transgressions mais le processus de désinhibition est progressif.
Pour les premières séances, il faut commencer par se familiariser avec ses rôles respectifs. Se parler, créer un contexte, une ambiance propice, par exemple la soumise peut vouvoyer son maître en continue ou pendant les séances, il peut lui faire faire des tâches habituelles en les sexualisant, la traiter comme un objet pour qu'elle s'habitue à son rôle, s' approprier son corps en jouant à lui refuser la jouissance par exemple... Bref il faut être imaginatif et rester à l'écoute de sa/son partenaire.
777 vues
6 aime
"Il la cravacha à toute volée. Il n’attendit pas qu’elle se tût, et recommença quatre fois, en prenant soin de cingler chaque fois,
ou plus haut ou plus bas que la fois précédente, pour que les traces fussent nettes. Il avait cessé qu’elle criait encore, et que
ses larmes coulaient dans sa bouche ouverte." Histoire d'O
La flagellation, pratique prisée dans l'art du jouir, n’est pas seulement un adjuvant régulier des combinaisons sexuelles que la pornographie se plaît à inventorier.
Elle est en réalité un moyen de mettre en mouvement, dans une relation S/M, la combinaison des vigueurs masochiste et sadique
des partenaires en les unissant par un instrument.
La ritualisation de la posture, la recherche de la douleur et de la cruauté font de la flagellation une discipline désormais autonome
dans le BDSM.
Les partenaires recherchant des sensations cinglantes et précises en raffolent.
Elle fait partie intégrante de certains jeux érotiques, dits BDSM ou SM.
Elle accompagne ou non, d’autres pratiques, bondage, soumissions diverses.
Une personne flagellée devient beaucoup plus docile, et ouverte à d’autres expériences.
Une femme qui aime dominer ressent une profonde excitation à la pratiquer.
Là où d'aucuns recherchent la douleur, d'autres jouissent simplement du fait de subir et d'accepter l'humiliation.
Certains optent uniquement pour des séances de flagellation, sans autre pratique érotique, d'autres considèrent fouet ou
martinet comme un prélude (ou un intermède) à leurs divers jeux SM.
Encore faut-il non seulement en posséder la technique, l'esprit, mais aussi en connaître les nuances et les dangers.
Au début du XXème siècle, les adeptes de la fessée se sont pris de passion pour ces instruments faisant advenir
la douleur et la cruauté dans la soumission.
On parle alors de flagellomanie, de flagellophilie, de masochisme ou d’algolagnie (amour de la douleur).
La présence du fouet, ou du martinet dans l’ordre des pratiques sexuelles n’a cependant rien d’une nouveauté.
Leopold von Sacher-Masoch, auteur de "La Vénus à la fourrure" (1870) est loin d’être l’initiateur de la théorie.
Cette doctrine de la jouissance dans la douleur a de tout temps existé, ayant des adeptes et des défenseurs.
Parfois la douleur infligée ou subie est purement morale, c’est l’abnégation de soi-même envers l’être aimé.
Mais le plus souvent cette abnégation va jusqu’à solliciter l'affliction de souffrances physiques.
Cette forme d’érotisme n’est pas purement passive, elle est aussi active, car celle ou celui qui inflige la souffrance
éprouve autant de jouissance que celle ou celui qui la subit.
L’histoire ancienne et les mythologies abondent en exemples semblables.
Bacchus et les Ménades, Hercule et Omphale, Circé et les compagnons d’Ulysse, Attis et Cybèle.
Les sacrifices à Moloch et à Baal, Thomyris la reine des Massagètes, Sémiramis fouettant les princes captifs devenus ses amants.
Samson et Dalila, Salomon et ses nombreuses courtisanes réduites à le flageller pour exciter sa virilité.
Phéroras, le frère d’Hérode, se faisait attacher et frapper par ses esclaves femelles.
Le culte de Cybèle à qui Athènes, Sparte, Corinthe, Rome même, sur le mont Palatin, ont érigé des temples.
Lors de ces orgies, le premier des devoirs était de se martyriser en honneur de la Déesse.
Jetés dans une sorte d’extase par le recours à des danses frénétiques et autres stimulants,
les fidèles s’emparaient de son glaive pour s'automutiler, au plus fort de leur délire.
Les prêtresses de Milet s’armaient du fouet pour attiser le feu de volupté brûlant en elles.
Les mêmes coutumes se retrouvent aux fêtes d’Isis, dont Hérode nous a laissé une peinture si frappante.
À Rome, les fêtes des Lupercales semblables aux Bacchanales et aux Saturnales étaient l’occasion d'épouvantables orgies.
Les prêtres, brandissant leurs fouets, hurlant et criant de joie, parcouraient les rues de la ville.
Les femmes se précipitaient nues à leur rencontre, présentant leurs reins et leur seins, les invitant par leurs cris,
à les flageller jusqu'au sang.
Tacite, Suétone, Martial et Juvénal, révélant les secrets intimes des Néron et des Caligula ont fourni des détails égrillards
et obscènes sur le raffinement de leurs débauches.
Le christianisme, pour établir son influence, dut avoir recours à l’antique usage du fouet, non plus pour éveiller
des désirs érotiques, mais au contraire pour maintenir l’homme dans la voie du devoir.
Les cloîtres employèrent le fouet, pour mater les novices se révoltant contre les règles de leur ordre.
Des congrégations se fondèrent imposant à leurs membres l’obligation d’une flagellation réciproque en vue
de dompter les élans de leur chair.
De même que le Christ avait été attaché à la colonne et frappé de verges avant d'être crucifié.
Elles cessèrent avec le temps d’avoir un caractère disciplinaire et prirent la forme d’une obligation purement religieuse.
Comme une expiation éminemment enviable des souffrances imméritées infligées à l’adorable corps du Maître.
Tels les Flagellants et les Purificants, les Dominicains, pour les ordres masculins, et les Franciscaines et les Clarisses pour les
ordres féminins.
En littérature, Brantôme, Boccace, Pogge, l’Arétin, Restif de la Bretonne, citent fréquemment des cas de flagellation.
Quant au trop fameux Marquis de Sade, par nous étudié, son nom évoque le synonyme même de la pratique.
La belle princesse Lubomirski faisait mettre à mort ses amants, après leur avoir fait subir les plus cruels tourments.
Ils étaient empalés sur des pieux et fouettés jusqu'au sang, lorsque ces malheureux la laissaient insatisfaite.
Pour autant, l'Histoire est trompeuse.
Ce n’est pas du fait d’être ancienne ou anciennement admise parmi les manières d’user du sexe que la flagellation tire son implantation dans l’ordre des plaisirs.
C’est tout le contraire, elle devient jouissance en s’arrachant à ces usages anciens.
La volonté ramifiée de tout savoir sur le sexe, en ne laissant plus de place à l'imaginaire corporel,
de traquer les perversions, d’en suivre obstinément les usages disparates et de susciter partout l’aveu des écarts,
a eu pour effet de la faire proliférer, en lieu et place de la pudibonderie ou de l’interdit.
Dans les sexualités disparates et les plaisirs spécifiques, la passion du fouet a pris sa place.
Lieu d’une triple convergence, faisant d’elle à la fois une pratique S/M et une forme particulière du jouir.
Dans le champ des perversions, forgeant la catégorie de masochisme, ou jouissance née de la douleur reçue,
dans la littérature érotique, avec Gustave Le Rouge, Louis Malteste, Pierre Mac Orlan, enfin, dans la volonté
des adeptes revendiquant sans fard la puissance extatique de la pratique, dans la la ritualisation des postures
de soumission.
Nue et debout, seins et ventre offerts, bras levés sur la pointe des pieds, ou en position de crucifixion,
chevilles et poignets entravés sur une Croix de Saint André, la soumise ravalée à un état d’infériorité,
comme une proie.
La femme ou l'homme se soumet, celui ou celle qui fouette et qui bat se tient au-dessus,
le geste ample, dans l’attitude féroce et cruelle de celui qui domine.
Ce que disent ces scènes, c’est l’institution d’une sexualité qui joue de la domination en outrant ce qu’elle est.
Toutefois, la recherche du plaisir entre partenaires consentants, responsables et conscients, lors d'une séance,
ne doit pas occulter la sécurité.
La dominatrice ou le dominateur devrait tester le matériel sur lui/elle-même avant de flageller son/sa partenaire.
De même, elle ou lui vérifie le matériel avant chaque utilisation.
En général, plus le matériau est léger, plus la pratique est sans danger, plus la séance peut se prolonger
et plus la sensation est douce.
Le visage, la tête, le cou, les doigts et doigts de pieds, la peau en cours de cicatrisation ne doivent jamais être flagellés,
pour des raisons évidentes de sécurité.
Les paumes et le dos de la main, sur les jointures quelles qu'elles soient, sur la surface entre le bassin
et le bas des côtes (présence d'organes internes) peuvent l'être avec une extrême prudence et extrême légèreté.
Les seins, bras, avant bras, intérieur des bras, intérieur des cuisses, zones génitales (vulve, pénis) avec légèreté.
Un impact sourd (par opposition à un impact cinglant) sur des seins est à éviter.
Les fesses, le haut du dos de part et d'autres de la colonne, les cuisses, le bas des épaules constituées d'os épais protégés
par des muscles et une couche de graisse avec énergie, voire très énergiquement.
En frappant très fort des ecchymoses peuvent apparaître, la peau peut se déchirer entraînant des infections.
Enfin, la position du corps flagellé conditionne celle de la peau et des muscles.
Lorsque le partenaire est penché en avant, les muscles tendus ne sont plus aussi épais et offrent donc une protection moindre.
De la même façon, si la peau est tendue elle va réagir de façon plus forte que si elle était relâchée.
Flageller quelqu'un qui se tient debout sans maintien risque de le/la faire chuter.
A l'inverse, la ou le flagellée (é) défaillante (t) maintenu debout par des liens, se retrouvera en suspension partielle.
Placer la (le) soumise (e) en position de se voir flageller lui apportera en général plus de jouissance.
Des marques peuvent apparaître tout de suite, ne pas apparaître du tout ou apparaître après un jour ou deux.
Quel qu'en soient les modalités, frapper le corps humain doit être considéré comme dangereux.
La flagellation doit être pratiquée par des personnes consentantes, responsables et conscientes.
La ou le soumise (s) disposant toujours de la possibilité de mettre fin à la séance par un safeword.
"O, je vais te mettre un bâillon, parce que je voudrais te fouetter jusqu’au sang, lui dit-il.
Me le permets-tu ? Je suis à vous" dit O."
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
2.4000 vues
16 aime
Top rédacteurs
Sujets tendances









