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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Non, les kinksters ne sont pas des paumés en mal d’amour ou des âmes torturées. Au contraire. Ce que l’étude de Psychology & Sexuality confirme, c’est ce que beaucoup de membres du microcosme ressentent, incarnent, pratiquent au quotidien : un rapport à soi et aux autres profondément conscient, lucide, ajusté. Bref, sécurisé !!!
Le mythe du BDSM comme symptôme psy
Je suis fatiguée d’entendre que le BDSM serait une forme de déviance, une conséquence d’un passé traumatique non résolu, ou pire : un échapatoire. Comme si l’intensité du plaisir ou de la douleur dans nos pratiques ne pouvait venir que d’une carrence, d’un vide, d’un dysfonctionnement.
Et pourtant. Les kinksters ne vont pas plus mal que les autres. L’étude dit même qu’ils vont mieux. Moins d’anxiété d’attachement, moins d’évitement relationnel. Traduction : une meilleure capacité à être en lien, à faire confiance, à poser des limites claires. Une meilleure tolérance à la proximité. Une moindre peur du rejet.
On est loin du cliché du Dom tyrannique et de la soumise brisée.
BDSM et attachement : un binôme évident
Ce qui me fascine dans cette étude, c’est ce qu’elle laisse entrevoir : pour s’adonner au BDSM de manière consciente et épanouie, il faut une forme de stabilité intérieure. C’est presque une condition de possibilité. Et ceux qui la possèdent sont plus à même de passer à l’acte.
Ça paraît logique, non ? Pour dire à quelqu’un : "je veux que tu m’attaches, que tu me fasses mal, que tu me fasses jouir en me privant", il faut une sacrée confiance. En l’autre, bien sûr. Mais aussi en soi. Il faut savoir ce qu’on veut, savoir l’exprimer, oser le formuler, négocier, ajuster, arrêter si besoin.
Cest tout sauf la peur du lien. C’est sa maîtrise !
Le paradoxe : pour jouer avec la perte de contrôle, il faut... du contrôle
J’adore ce paradoxe. Et c’est probablement ce qui distingue les praticiens sincères du BDSM des touristes ou des abuseurs : cette capacité à se mettre en danger (symboliquement, corporellement), sans mettre en péril le lien.
Un(e) Dom(me) solide, c’est pas quelqu’un qui veut tout contrôler. C’est quelqu’un qui sait comment tenir l’espace. Qui sait quand guider, quand écouter, quand faire baisser la pression. Ce n’est pas une figure toute-puissante, c’est une figure fiable.
Et un(e) soumis(e) sécure ? Ce n’est pas quelqu'un(e) qui s’abandonne parce qu’elle n’a pas d’autre choix. C’est un homme ou une femme qui choisit. Qui connaît sa valeur. Qui sait ce que vaut sa confiance ... et qui la donne, en conscience.
Le BDSM n’est pas le terrain des personnalités dysfonctionnelles. C’est le terrain de celles et ceux qui savent qu’elles ont le droit d’avoir des désirs puissants. Et de les vivre.
Mais alors… pourquoi ce mythe de fragilité ?
Pourquoi cette idée persiste, encore et toujours, que les soumis(es) seraient forcément cabossé(e)s, abîmé(e)s, « à soigner » ? Je crois que ça arrange tout le monde. Ça évite de voir le BDSM pour ce qu’il est : une sexualité complexe, adulte, exigeante.
C’est plus rassurant de croire que ceux qui pratiquent le BDSM sont des gens « à part ». Que ce n’est pas pour vous, pour nous, pour les gens « normaux ». Sauf que… c’est faux. Et tant mieux.
Ce que cette étude révèle, au fond
À mes yeux, elle ne dit pas seulement : les kinksters sont plus sécures. Elle dit quelque chose de plus profond, presque subversif : que la sexualité peut renforcer la sécurité affective. Que jouer avec les rôles, les cordes, les ordres ou les douleurs peut (s’il est fait dans un cadre consenti) être un moteur de stabilité, pas une menace.
Et là, je dis oui. Mille fois oui.
Parce qu’à force de nommer ses besoins, de poser des limites, de traverser ses peurs dans un jeu érotique maîtrisé... on apprend à se connaître. À se faire confiance. À se donner de la valeur. À devenir plus sécure.
Pas besoin d’être parfait(e) pour entrer dans le BDSM. Mais ce que je vois, c’est que le BDSM peut rendre plusus serein(e), plus lucide....
Alors, le kink comme école de l’attachement sécure ?
Et si on regardait les choses dans l’autre sens ? Si, au lieu de penser qu’il faut être sécure pour pratiquer le BDSM, on envisageait que le BDSM est un chemin vers cette sécurité ?
Ce serait quoi, alors, une relation D/s bien menée ?
Un espace de confiance absolue, où l’on peut être nu(e), vulnérable, entier(e).
Un contrat explicite, où chacun(e) connaît les règles du jeu.
Une écoute fine, un ajustement constant, une conscience aiguë du consentement et des affects.
Franchement… quel couple vanille propose tout ça, dès le début ?
Bref ...
Le BDSM n’est pas en marge de la sexualité. C’est peut-être son cœur, le plus sincère, le plus lucide, le plus adulte.
Et si vous doutez encore… posez-vous cette question : est-ce que vous avez déjà eu, dans vos relations "classiques", un espace aussi clair, aussi libre, aussi sécure que dans une bonne scène D/s ?
Moi, j'ai ma réponse.
C'est aussi un peu de ça que l'on parle dans notre bouquin avec Pierre (voir Livre "BDSM: Guide pratique de l'homme soumis").
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Vous êtes un homme. Vous fantasmez sur la soumission, le contrôle, la punition, la perte de pouvoir entre les mains d’une femme forte, cruelle ou simplement exigeante. Peut-être que vous vivez déjà cette réalité. Peut-être que vous n’en avez encore jamais parlé à voix haute.
Nous avons écrit ce livre pour vous.
Pas pour les voyeurs. Pas pour les curieux qui surfent sur les clichés. Pas pour ceux qui pensent que la soumission masculine est une régression ou une faiblesse.
Mais pour ceux qui savent. Ceux qui sentent, au creux du ventre, que leur désir d’obéir, de servir, d’être à genoux n’est pas une lubie passagère mais une vérité intérieure. Une vérité qui a besoin de guide, de repères, de mots justes.
Pourquoi un guide de la soumission masculine ?
Parce que trop d’hommes se perdent entre la honte et la confusion. Entre les scénarios pornographiques absurdes et les discours édulcorés des romans à deux balles. Parce que personne ne leur explique comment faire concrètement. Comment incarner cette soumission, dans la chair, dans le réel, dans la relation.
Nous avons voulu un manuel clair, direct, sans fioritures. Un outil. Une carte. Un miroir aussi.
Pas pour normer. Mais pour montrer les chemins possibles.
Ce que vous trouverez dans ce livre
Nous avons abordé tous les sujets qui nous semblent fondamentaux :
Déconstruire la honte : Parce qu’il faut du courage pour dire "je veux être humilié". Parce que c’est là que commence le vrai pouvoir de l’homme soumis : dans la lucidité.
Préparer son corps et son mental : Une bonne fessée, une cage de chasteté, un gode-ceinture... Ça ne s’improvise pas. Ni dans le corps, ni dans la tête.
Comprendre ses fantasmes : Latex, bas, talons, cravache, jeux d’orgasme... D’où vient ce désir ? Que dit-il ? Jusqu’où peut-on l’emmener ?
Rencontrer une Dominatrice réelle : Et pas une arnaqueuse. Pas une performeuse qui joue un rôle stéréotypé. Une vraie femme. Dominante. Avec ses codes, ses exigences, sa puissance.
Vivre une soumission durable, profonde, incarnée : Parce que la docilité ne s’achète pas. Elle se construit. Elle s’éprouve. Elle se vit, parfois, à la sueur du front et dans la nudité de l’âme.
S’auto-discipliner avant de rencontrer quelqu’un : Oui, même ça. Parce que l’entraînement à l’obéissance commence seul. Et que l’IA, les rituels, les jeux d’auto-humiliation peuvent être de vrais tremplins ... quand on sait les manier.
Notre démarche : sans fétichisation ni censure
Ce guide, nous l’avons voulu exigeant, mais accessible. Érotique, oui. Mais surtout, ancré dans le réel.
Nous n’avons pas peur des mots : soumission, humiliation, punition, docilité, chasteté, obéissance. Ce sont nos mots. Ce sont vos mots. Et ils méritent d’être écrits sans guillemets, sans excuses, sans ironie.
Notre ton est direct. Parfois cru. Mais jamais vulgaire. Car la soumission n’est pas une farce. C’est une posture, un engagement, une voie de connaissance de soi et de l’autre. Et nous la respectons profondément.
À qui s’adresse ce livre ?
À ceux qui rêvent d’être à genoux, mais ne savent pas par où commencer.
À ceux qui veulent aller plus loin, plus profond, plus vrai dans leur chemin de soumis.
À ceux qui veulent comprendre comment séduire une Femme Dominante sans tomber dans les clichés.
À ceux qui sont prêts à se regarder en face et à transformer leurs fantasmes en expériences incarnées.
Et, pourquoi pas, à certaines Dominantes qui souhaitent comprendre l’univers intérieur de leurs soumis. C’est aussi une porte ouverte vers l’autre.
Non aux dogmes !
Vous ne trouverez pas dans ce livre de dogmes. Pas de "vous devez". Mais des pistes, des conseils, des exercices. De la matière. De quoi construire votre chemin de soumission, avec sincérité, avec intelligence, avec intensité.
Et si vous n’avez jamais osé franchir le pas ? Commencez par la première page. Vous verrez : il n’y a pas de retour en arrière quand on a goûté à la liberté d’obéir.
"Tu ne choisis pas quand tu bandes. Tu ne choisis pas quand tu jouis. Tu ne choisis pas si tu peux la toucher, ou non. Tu es là pour servir, pour plaire, pour recevoir ce qu’on t’accorde. Pas pour demander. Pas pour négocier. Pour obéir. Et dans cette obéissance, tu respires enfin."
Titre : BDSM : Guide pratique de l’homme soumis
Auteurs : Kath Dewitt & Pierre Queyras
Édition brochée – Juillet 2025
Disponible sur Amazon
(Merci à BDSM.FR d'avoir accepté que nous parlions de ce livre)
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1er observation : les personnes que nous recevons en séance aiment rentrer dans les bulles que nous créons pour eux.
2eme observations : la bulle sm est fine et délicate
3eme observations : on peut manipuler n'importe qui du moment qu'on arrive à trouver les bons ressorts.
De ce petit cherry picking personnel nous sommes arrivés à la conclusion que nous pourrions déstructurer une séance, ou encore mieux faire une séance qui ne soit que destructuration.
Nous avons donc décidé de monter une séance qui sera à la fois une sorte de best of de certains de nos personnages préférés, comme kewin et Vanessa, le capitaine Kirk et le lieutenant salope, les deux fous échappés de l'asile ; le tout déstructuré par de courtes scènes complètement absurdes.
Le but étant au début de mettre en confiance notre petit maso pour qu'il pense que nous sommes en train de lui jouer la suite de châteauvallon, qu'il se crée sa petite bulle et que nous puissions l'éclater au bout de 10 minutes maximum. Après châteauvallon nous avons prévu de faire une petite scène très dérangeante où nous mettrons des extraits du discours annonciateur du pape entrecoupé de discours du chancelier du Reich en 1936.
Ça c'est pour permettre de commencer à ramollir la cervelle de notre sujet, ensuite la scène suivante c'est un tirage de carte exécuté par ma soumise avec un jeu de 7 familles, pendant que moi je joue de l'ocarina derrière.
La scène 4 était un remix de nos personnages du capitaine Kirk et du lieutenant salope, cela dura 10 minutes pendant lesquelles nous lui avons fait des choses très douces, de la roulette en plastique qui ne fait pas mal, des plumes, des vibrations sur le corps, lui passer une éponge moussante sur le torse. Cette partie là l'a complètement terrorisé car il était dans l'attente de quelque chose d'affreux.
Pour la scène 5, nous lui avons mis devant les yeux une image de spirale sur de la musique type Goa, ma soumise dansait en arrière-plan, vêtu d'une couche et d'un masque de clown effrayant en latex. Je tenais la tête de notre soumis ainsi que le téléphone sur lequel nous avions mis la spirale et ce fut très dur pour moi de rester sérieux devant le spectacle.
La scène 6, nous avons retourné notre petit soumis, nous lui avons mis le cul en l'air et au son d'une musique militaire de John Philippe soussa, nous lui avons gonflé le cul avec une pompe un cul pendant 2 minutes.
Pour la scène 7, nous avons relevé notre soumis et nous lui avons fait notre petit numéro des deux fous du village qui semblaient avoir un âge mental d'environ 4 ans. C'était un moment terrifiant pour lui et nous avons pris beaucoup de plaisir à faire les enfants odieux ; la majorité de la scène a été composé de torture à coup de doigts et du fait que nous l'avons fait tourner comme une toupie en nous comportant comme des enfants insupportables.
L'effet de terreur fut largement atteint lors de cette scène.
Pour la dernière scène, nous l'avons allongé sur le ventre et sur une marche militaire, je lui ai fait des baguettes de batterie sur les fesses et les cuisses, sans aucune compassion, juste préoccupé par le sens du rythme.
Conclusion :
Le but de cette séance était la déstabilisation et après discussion post séance, il est clair que la déstabilisation a bien marché et que le ratio voulu entre la terreur psychologique et la déstabilisation a été atteint dans ses grandes lignes. Nous en retenons que l'angoisse, la terreur, la déstabilisation dans le BDSM ne sont pas incompatible avec l'humour et la dérision.
De plus la constatation de base qui concernait la bulle SM a été atteinte puisque nous avons réussi à créer plusieurs bulles et à les fracturer. Il est donc intéressant de noter que lorsque l'on connaît la personne et que l'on s'intéresse vraiment à la chose, on peut assez facilement faire rentrer quelqu'un dans une bulle.
Les petites scennettes incohérentes qui nous ont servi à déstructurer la chose, à savoir le tirage de carte, les discours, le pompage de cul et la spirale n'avaient pas pour but d'être des bulles et ne l'ont pas été. Les effets de bulle sm étaient principalement recherché lors des scènes 1 et 4. Nous pensions également qu'au bout d'un moment de manipulation, sa capacité à rentrer dans les bulles serait alternée et qu'il était probable que les 2 dernières scènes malgré un certain potentiel, ne donneraient pas lieu à la même introspection que les premières. Cela fut confirmé même si en pratique, la dernière scène avec les baguettes sur les jambes fut tellement intense d'un point de vue de douleur pour lui qu'il est rentré dans une bulle de souffrance ( quand même).
Ossature de scéance :
Scène 1 : Châteauvallon suite
Scène 2 : extrait disc annonciateur pape coupé avec extrait de discours en allemand
Scène 3 : tirage de carte avec un jeu de 7 familles. karl joue de l'ocarina
Scène 4 : le capitaine et la lieutenant
Scène 5 : exposition de 2min à une fractal avec Clara en train de danser avec couche et masque de clown
Scène 6: gonflage et dégonflage de cul, musique martial de j Philip Sousa
Scene 7: les deux fous du village cercle et coup de pouce, pression psychologique
Scène 8: baguette de batterie au rythme d'une pompeuse marche militaire.
Je tiens à préciser que ce sont des pratiques consenties, et notre maso est quelqu'un avec lequel nous jouons depuis 5 ans. Tout ceci n'est pas le genre de pratique pour débutant.
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Nous entrons. Il règne une atmosphère douce et conviviale. Des visages qui se connaissent, des regards qui s'attardent. Je tiens la main de mon Maître. Elle me suffit pour me sentir à ma place.
Je me change dans le vestiaire. Mes talons, ma tenue rouge et noire. Elle me transforme, m'entraîne dans un autre monde. Quand il ferme le collier autour de mon cou, je ressens ce frisson si particulier, comme un fil invisible qui nous relie. Il accroche la laisse qui retombe doucement. Je suis à lui.
Le soumis S, celui du mail, vient à nous. Son sourire est franc et accueillant. Sur le bar sont disposés des pains surprises, des brochettes de fruits, des boissons. Cet univers qui ressemble à un monde d'ombres et de chair est en réalité une fête.
Une quarantaine de personnes. Chacun se présente : soumis, soumise, dominant, dominante. Certains se disent " masochistes", d'autres " sadiques".
Peu de couples. Beaucoup d'âmes solitaires venues chercher un écho à leur pratique, la partager et se retrouver en amitié. Il y a dans leurs mots une quête, un besoin d'être reconnu autrement et d'exister dans ce qu'ils portent de plus secret.
La couleur du lieu est celle de la nuit, tamisée de rouge, en transparence, presque liquide. Le sous-sol respire comme un ventre avec ses alcôves, ses instruments qui patientent : une croix Saint André, un banc à fessée, un fauteuil fait de cordes avec des attaches pour écarter les jambes. Plus loin, un placard avec une chaise au milieu et des trous dans les murs. Ici tout parle d'abandon et de maîtrise.
Les regards se croisent, se retiennent, s'échangent. Des sourires au fond des yeux où on devine peut-être une histoire, des blessures anciennes, un désir apprivoisé, une autre façon d'être au monde, de dire : "j'existe", "je suis là".
Chacun est venu avec son BDSM, sa manière de le comprendre, inscrit dans son cœur, gravé sur sa peau. Ce n'est pas un caprice, mais un besoin vital. Suffisamment fort pour se déplacer, venir parfois de loin, oser franchir la porte, traverser le seuil, se livrer au partage.
Le monde extérieur s'efface. Il ne reste que cet univers décalé, hors de la réalité. Des gémissements s'élèvent, des cris discrets se mêlent à des rires étouffés. Des corps déjà nus offrent leur fragilité. Moi aussi, presque dévêtue, je me sens à la lisière de moi-même.
Mon Maître est assis.
- Mets toi à genoux.
Je m'exécute. Ma tête repose contre ses jambes. Sa main caresse mes cheveux. Je sens la chaleur, la sécurité. Tout autour, des voix, des conversations, des claquements de fouet. Mais, entre lui et moi, le bruit disparaît. Il ne reste que le silence épais, vibrant, comme une prière.
- Relève-toi.
Une domina s'avance. Nous partageons des paroles, des sympathies. Il est question de pratique, mais aussi d'écriture. Un livre circule. Je le prends. Déja je sais que je le lirai seule, plus tard, dans mon cocon, pour prolonger la trace de cette nuit, ancrer mon désir, et faire un compte rendu à mon Maître.
Tout près, dominants et soumis sont à l'œuvre dans leur art. Ils jouent leur partition intime dans un jeu qui n'en est pas un. Nous sommes bien réels. Cette facette de nous existe.
Avec un petit groupe, nous parlons d'aiguilles. Je sens une excitation monter en moi. A la fois peur et envie. Comme si la douleur pouvait dessiner une beauté, se transformer.
Mon Maître me demande plusieurs fois comment je me sens dans cet endroit. Je suis bien. Il m'apporte une coupe, quelques douceurs. Je suis touchée par cette attention. Dans ce monde de codes, de marques et de contraintes, son geste me rappelle que mon abandon repose aussi sur sa tendresse. Puis, il m'entraîne plus bas, dans les profondeurs du sous-sol...
Lorsque nous repartons, l'air de la nuit semble différent. Comme si nous étions sortis d'un rêve. Et pourtant, la réalité nous surprend encore : un prêtre en soutane blanche, en train de fouiller dans les poubelles. Nous nous arrêterons net, incrédules, pour être sûr de ne pas halluciner. Je regrette de ne pas avoir eu le réflexe d'une photo. Personne ne nous croira.
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Dans une brume intemporelle, où les âmes errantes des philosophes antiques se mêlent aux ombres des vivants – et où, apparemment, même les sages grecs ont besoin d'un safe word –, Socrate apparut soudain dans une chambre obscure aux murs tapissés de cuir et de chaînes. L'air était chargé d'une tension palpable, rythmée par le claquement d'un fouet et les gémissements étouffés d'un homme attaché à une croix de Saint-André. Antoinette, une dominatrice aux cheveux noirs comme la nuit, vêtue d'une robe de latex moulante qui crissait comme un argument philosophique mal huilé, tenait fermement le manche d'un martinet. À ses pieds, Maso, son soumis, nu et entravé, tremblait d'anticipation et de douleur, son corps marqué de stries rouges qui ressemblaient vaguement à une carte routière athénienne.
Socrate, avec sa tunique usée et sa barbe grise – probablement pas lavée depuis l'Académie –, observa la scène sans jugement apparent, ses yeux pétillants de curiosité. Il s'assit sur un tabouret de fer, comme s'il était dans l'Agora d'Athènes, et commença à questionner, d'une voix calme et insistante.
Socrate : Ô noble Antoinette, toi qui commandes aux corps et aux âmes dans cet art que tu nommes BDSM, permets-moi de m'interroger avec toi. Je vois ici un homme, Maso, que tu soumets à la morsure du fouet. Dis-moi, où réside le Beau dans cette pratique ? Est-ce dans la symétrie des marques sur sa peau, ou dans l'harmonie de la souffrance consentie ?
Antoinette, sans interrompre son geste – elle abattit le martinet sur les cuisses de Maso, provoquant un cri rauque qui fit sursauter même le philosophe –, répondit avec un sourire énigmatique, ses yeux verts fixés sur Socrate. Elle ajouta une pointe d'humour fin, comme un fouet qui chatouille l'esprit.
Antoinette : Socrate, le sage qui n'a rien écrit mais qui a laissé Platon faire tout le boulot, bienvenue dans mon royaume de velours et de fer. Le Beau, dans le BDSM, n'est pas dans tes statues grecques idéalisées – celles qui ont l'air d'avoir abusé des stéroïdes divins. Il naît de l'équilibre entre domination et soumission, entre le contrôle et l'abandon. Regarde Maso : ses marques ne sont pas des blessures, mais des poèmes tracés sur la toile de sa chair, un peu comme tes dialogues, mais avec moins de pages et plus de piquant. Et toi, Maso, qu'en dis-tu ? Parle, même si ta voix tremble – ou chante, si tu préfères l'opéra tragicomique.
Maso, haletant, les poignets attachés haut au-dessus de sa tête, leva les yeux vers Socrate. Son corps ruisselait de sueur, mais son regard portait une lueur de clarté inattendue, comme s'il avait trouvé l'illumination au bout d'un martinet.
Maso : Maître Socrate... la douleur... elle est belle parce qu'elle me dépouille. Sans elle, je suis prisonnier de mes masques quotidiens. Ici, sous le fouet d'Antoinette, je me sens nu, vrai. Le Beau est dans cette nudité de l'âme – et franchement, c'est plus excitant qu'une toge mal ajustée.
Socrate hocha la tête, pensif, tandis qu'Antoinette ajustait une pince sur le torse de Maso, lui arrachant un gémissement profond. Elle ne put s'empêcher d'ajouter, avec un clin d'œil malicieux :
Antoinette : Attention, Socrate, ne te pince pas les doigts en philosophant. Ces pinces sont pour les âmes aventureuses, pas pour les barbes pensives.
Socrate : Intéressant. Mais dis-moi, Antoinette, où se trouve le Bien dans tout cela ? Le Bien, selon moi, est ce qui élève l'âme vers la vertu. Or, la souffrance n'est-elle pas un mal, un obstacle à la sagesse ? Comment le Bien peut-il naître de la chaîne et du cri ?
Antoinette, avec une grâce féline, s'approcha de Maso et caressa doucement sa joue rougie, contrastant avec la sévérité de ses actes. Elle répondit en fouettant à nouveau, précisément, comme un sculpteur taillant le marbre – ou un philosophe taillant dans le vif du sujet.
Antoinette : Le Bien, Socrate, n'est pas dans l'absence de douleur, mais dans le consentement et la confiance. Dans le BDSM, le Bien réside dans le contrat invisible entre nous : je domine, il se soumet, et ensemble nous explorons les limites de l'humain. Ce n'est pas une tyrannie, mais une dialectique, comme tes dialogues – sauf que les miens finissent souvent par un "merci, Maîtresse" au lieu d'un hemlock. Maso, n'est-ce pas le Bien que tu ressens quand je te pousse au bord du vide ? Ou préfères-tu que je te pousse littéralement ?
Maso : Oui, Maîtresse... et Socrate, le Bien est dans la catharsis. Chaque coup me purge de mes peurs, de mes doutes. C'est comme si le fouet ouvrait des portes en moi, révélant une force que j'ignorais. Sans cela, je serais faible, enchaîné par la société. Ici, je suis libre dans mes chaînes – et au moins, ces chaînes-là ne me forcent pas à boire du poison pour mes idées.
Socrate se leva, marchant lentement autour de la croix, observant les tremblements de Maso comme s'il étudiait une énigme – ou un puzzle un peu trop serré.
Socrate : Ah, la liberté dans les chaînes ! Voilà un paradoxe digne d'Athènes. Mais approfondissons : la douleur peut-elle révéler ou accoucher une âme, comme la maïeutique accouche les idées ? Dans ma méthode, je questionne pour faire naître la vérité de l'interlocuteur. Toi, Antoinette, utilises-tu la souffrance comme une sage-femme de l'âme ? Maso, sens-tu ton esprit s'éveiller sous les coups ?
Antoinette posa le martinet et attacha un collier plus serré autour du cou de Maso, le forçant à lever la tête. Elle parla avec une intensité philosophique, mais glissa une touche d'ironie subtile, comme un fouet enveloppé de soie.
Antoinette : Exactement, Socrate. La douleur est ma maïeutique moderne – version 2.0, avec des accessoires en option. Dans le BDSM, elle n'accouche pas seulement des idées, mais de l'âme elle-même. Elle brise les illusions, force l'ego à capituler, et révèle l'essence pure. Regarde Maso : avant moi, il était perdu dans le bruit du monde, comme un philosophe sans auditoire. Maintenant, chaque séance l'accouche de lui-même, plus fort, plus conscient. La souffrance, consentie, n'est pas destruction, mais renaissance – et bien moins salissante qu'un accouchement traditionnel, je t'assure.
Maso : Socrate... oui, elle accouche mon âme. La douleur me vide, puis me remplit de lumière. C'est comme plonger dans le Styx pour en ressortir invulnérable – sans le talon d'Achille, espérons-le. Sans Antoinette, je serais une ombre ; avec elle, je suis vivant, éveillé. La souffrance révèle ce qui est enfoui : le courage, l'humilité, l'amour même – et parfois, un bleu inattendu.
Socrate sourit, ses yeux brillants d'une sagesse éternelle, amusé par ces joutes verbales pimentées.
Socrate : Fascinant. Dans cet art du BDSM, je vois un écho de mes propres quêtes : la recherche du Beau dans l'harmonie des opposés, du Bien dans la vertu consentie, et de la vérité par la confrontation. Peut-être, Antoinette et Maso, êtes-vous des philosophes du corps, des accoucheurs d'âmes par le feu de la sensation. Mais dites-moi, si la douleur accouche l'âme, quel est l'enfant qui naît de cette union ?
Antoinette, libérant légèrement les entraves de Maso pour qu'il puisse s'agenouiller, répondit en le caressant tendrement, avec une dernière pointe d'humour fin comme une lame bien aiguisée.
Antoinette : L'enfant, Socrate, est la plénitude. Une âme libérée des chaînes invisibles de la peur, prête à embrasser le monde avec authenticité. Dans le BDSM, le Beau, le Bien et la Vérité se fondent en une extase philosophique – et si Platon était jaloux, il pourrait toujours venir tester une séance. Après tout, qui sait, peut-être que la caverne allégorique avait besoin d'un peu plus de latex.
Maso : Et cet enfant, c'est moi... renaissant à chaque séance – et prêt pour la prochaine, Maîtresse.
Socrate, satisfait et un brin espiègle, s'effaça dans la brume, laissant derrière lui un écho : "Connais-toi toi-même, même dans la douleur – et n'oublie pas de rire un peu." La séance continua, plus profonde, imprégnée de sagesse antique et d'un humour qui chatouillait l'âme.
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La domination masculine date-t-elle de la préhistoire ?
Je suis tombé par hasard sur L’émission de radio « Questions du soir » de Quentin Rafay sur France Culture avec comme invitée Claudine Cohen (Philosophe et historienne), autrice du livre « Aux origines de la domination masculine » aux éditions Passés Composés (sortie très récemment) qui traitait de la question « La domination masculine date-t-elle de la préhistoire ? »
Est-elle une donnée innée de notre espèce, ou bien s’est-elle établie au fil de notre évolution ?
Pas simple de donner une réponse… Toutefois, les anthropologues et ethnologues apportent un certain nombre d’éclairages que j’ai souhaité partager avec la communauté.
D’après l’anthropologue Françoise Héritier (dont on entend un extrait d’une intervention sur France Culture en 2009), le point de départ de la domination masculine viendrait du fait qu’au paléolithique, les hommes sont devant un fait qui leur pose problème…
Je cite et simplifie le propos : "Pourquoi eux (les hommes) ne peuvent-ils pas faire leur fils et pourquoi les femmes font des filles et des fils ? (…) Les hommes y répondent, en disant : Non, les femmes n’ont pas un pouvoir plus grand. C’est l’homme qui met les enfants dans les femmes (la petite graine)."
Les hommes considèrent à ce moment les femmes comme des reproductrices qui ont la responsabilité de la survie du groupe.
Claudine Cohen adhère aux propos de Françoise Héritier et en fait une des bases de son ouvrage.
Cette prise de conscience sur les enjeux de la reproduction créé, non pas une concurrence mais une sorte de « méfiance » vis à vis des femmes car les hommes comprennent qu’il faut passer par elles pour avoir un fils qui leur ressemble.
Les femmes se trouvent partout assignés à cette tâche et font l’objet d’échanges entre les différents groupes, motivé notamment par l’exogamie et l’interdit de l’inceste.
Les hommes se les approprient, les isolent de leur groupe de départ pour mieux les contrôler.
On comprend dès lors comment l’enjeu de la reproduction forme la matrice de la domination masculine.
Le dimorphisme sexuel entre les hommes et les femmes serait-il naturel et/ou la conséquence de la domination masculine ?
Un débat subsiste entre les chercheurs quant au dimorphisme sexuel entre les hommes et les femmes australopithèques (-3 millions d’années). Certains pensent qu’il n’y avait pas de grandes différences entre les hommes et les femmes. Mais une étude récente, affirme le contraire.
Il est évident qu’une grande différence de force physique pourrait influencer les rapports sociaux entre les deux sexes.
Chez les néandertaliens et les sapiens, il y avait peu de différence physique. A-t-elle point que les scientifiques ont confondus des femmes et des hommes, l’analyse de l’ADN (quand il était possible) ayant confirmé que des squelettes validés au départ comme étant celui d’un homme était en réalité celui d’une femme.
Chez les sapiens, « l’Homme de menton » découvert fin 19e est rebaptisé « La dame de Cavaillon » environ un siècle plus tard lors de nouvelles analyses anatomiques.
Pourtant, la différence physique entre les hommes et les femmes existe mais n’est pas forcément très marquée. Elle n’est pas la source première de la domination masculine mais le serait devenue progressivement au néolithique.
Au cours de cette période, on sait que la stature diminue chez les deux sexes, mais la différence entre les hommes et les femmes s’accentue. Il y a débat dans la communauté scientifique…. Mais certains chercheurs, notamment Priscilla Touraille, s’appuyant sur des documents ethnographies, avance l’hypothèse que cela viendrait d’une part, de la conséquence du choix des hommes pour des femmes plus graciles pour la reproduction, afin de pouvoir mieux les dominer et exercer leur pouvoir. Et que d’autres part, les femmes seraient moins bien nourries, auraient moins accès aux protéines, et par conséquent seraient plus fragiles (accouchements plus difficiles, voir même des morts en couche.)… La conséquence serait, au fil des siècles et millénaires, une sorte de "contre sélection naturelle".
Le dimorphisme sexuel ne serait donc peut-être pas qu’une acquisition biologique, mais aussi une acquisition liée à la domination masculine.
Et la pratique de la chasse dans tout ça…
La chasse structure et affirme la domination de l’Homme sur les autres espèces. La chasse a ouvert toutes les qualités humaines : l’habilité, l’intelligence, le sens du groupe, le partage… Un autre grand débat porte sur la pratique de la chasse dans l’affirmation de la domination masculine. La chasse serait pratiquée par l’homme en priorité. Darwin parle de l’homme qui rapporte la viande pour nourrir les femmes… L’iconographie de la préhistoire montre la virilité de l’homme chasseur… Toutefois, l’arrivée de femmes anthropologues et scientifiques dans les années 1970, remet an question le fait que les femmes seraient mises de côté dans la pratique de la chasse. Elles participerait tout autant à la chasse, comme par exemple pour rabattre les proies, courir après, les dépecer, les transporter… Elles participeraient également à la cueillettes, aux ramassages des coquillages, des oeufs, des animaux pris au piège et pourvoiraient à 70% des ressources alimentaires du groupe.
La révolution agricole au néolithique au service de la domination masculine…?
Le phénomène s’accentuerait au néolithique, quand l’Homme se sédentarise avec l’élevage et l’agriculture. La séparation des rôles est beaucoup plus tranchée que chez leurs ancêtres les cueilleurs / chasseurs. L’homme s’occupe de l’élevage des animaux, de l’agriculture, vaque à ses occupations… La femme est assignée à faire des enfants pour fournir des bras pour le travail, a la charge de nourrir la famille, d’élever les enfants. C’est le début de la femme au foyer en quelque sorte.
Avec la naissance de l’écriture et l’âge de bronze, la naissance du patriarcat…
A l’âge de bronze, la maîtrise du fer permet la fabrication de nouvelles armes de métal et produit une nouvelle caste de guerriers. L'affirmation de l'homme en tant que guerrier conquérant.
L’écriture est inventée vers -3000 AV J.C. et permet progressivement l’institutionnalisation des lois. L’Etat apparait, avec un corpus de lois qui autorise la domination de l’homme dans la sphère publique et privée. La domination se rigidifie.
Pour aller plus loin…
La suite nous ferait dépasser le thème initial…
Mais nous savons plus précisément que les différentes cultures, dogmes et conditionnements des différentes sociétés ont accentué et rappelé la domination masculine sur les femmes.
En France, nous avons bien des pionnières et des femmes fortes, qui s’affranchissent de la domination masculine et du patriarcat, mais d’une manière générale, la reconnaissance de la femme comme égale à l’homme est relativement récente. Par exemple, le droit de vote des femmes en France est acquis en 1945, le droit à l’avortement (avant le 3e mois de grossesse) en 1975.
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L'Étrange Cas du Dr Jekyll et Mr Hyde et comparer les "côtés" Jekyll et Hyde dans le contexte bdsm peut être une métaphore fascinante pour explorer la dualité entre contrôle et abandon dans les pratiques.
Voici une réflexion adaptée à cette perspective, en tenant compte des informations sur le BDSM et en restant dans un cadre respectueux, informatif et adapté.
Le côté Jekyll : contrôle, discipline et structure
Dans le BDSM, le côté "Jekyll" pourrait représenter la facette réfléchie, maîtrisée et codifiée de la pratique. Cela inclut :
La planification : Comme mentionné dans plusieurs sources, le BDSM repose sur une communication claire, des contrats (oraux ou écrits) et des checklists pour définir les désirs, limites et safewords (mots de sécurité) avant une session.
Le rôle du dominant : Le dominant incarne souvent un contrôle rigoureux, pas seulement sur le soumis, mais aussi sur lui-même, pour garantir que la scène reste sûre, saine et consensuelle. Cela demande une discipline mentale et émotionnelle, semblable à la retenue de Jekyll.
Les rituels et protocoles : Les règles de vie, protocoles et rituels (comme un rituel de gratitude ou des consignes vestimentaires) structurent la relation D/s (domination/soumission) et reflètent une approche méthodique, presque "scientifique", à l’image de Jekyll.
Aftercare : Les soins post-séance, où les partenaires s’assurent mutuellement du bien-être physique et émotionnel, sont un exemple de responsabilité et de retenue, caractéristiques du côté Jekyll.
Est-ce plus "amusant" ? Pour certains, cette facette structurée est profondément gratifiante. La planification et le contrôle offrent un sentiment de sécurité et de maîtrise, permettant de construire une connexion émotionnelle intense. Cependant, cela peut sembler moins spontané ou "sauvage" que l’abandon total.
Le côté Hyde : abandon, intensité et transgression
Le côté "Hyde" correspondrait à la part plus instinctive, brute et libératrice du BDSM, où l’on "lâche prise" :
Lâcher-prise et subspace : Les soumis décrivent souvent le subspace, un état d’extase ou de perte de contrôle induit par la douleur, la soumission ou la stimulation intense, comme une expérience libératrice, proche de l’énergie débridée de Hyde.
Pratiques extrêmes : Certaines pratiques, comme le edgeplay (jeux de sang, couteaux, etc.) ou les suspensions, repoussent les limites et flirtent avec l’intensité brute, évoquant la nature transgressive de Hyde.
Spontanéité émotionnelle : Les kinksters valorisent l’authenticité et la spontanéité dans les interactions, où l’on "se laisse aller" sans se sentir contraint par des obligations sociales, un peu comme Hyde rejette les normes.
Exploration des désirs refoulés : Le BDSM permet d’explorer des fantasmes ou des pulsions (douleur, humiliation, domination) qui pourraient être jugés "inacceptables" dans un cadre conventionnel, à l’image de Hyde qui incarne les désirs réprimés de Jekyll.
Est-ce plus "amusant" ? Le côté Hyde peut sembler plus excitant pour ceux qui recherchent l’intensité, l’adrénaline et la liberté de s’abandonner à leurs instincts. Cependant, sans le cadre sécurisé du "Jekyll", ces pratiques peuvent devenir risquées, voire dangereuses, tant physiquement qu’émotionnellement.
Comparaison et équilibre
Amusement du côté Jekyll : Le plaisir vient de la maîtrise, de la création d’un cadre sécurisé et de la connexion profonde avec le partenaire. C’est "amusant" dans le sens où l’on construit une expérience réfléchie, où chaque détail (protocole, checklist, rituel) renforce la confiance et l’intimité. Cela peut être particulièrement gratifiant pour les dominants ou ceux qui aiment planifier.
Amusement du côté Hyde : L’amusement réside dans l’intensité brute, le frisson de l’abandon et l’exploration des limites. C’est une plongée dans l’inconnu, souvent plus viscérale, qui peut séduire ceux qui recherchent des sensations fortes, que ce soit en tant que soumis ou dans des pratiques plus extrêmes.
L’équilibre est clé : Dans le BDSM, les deux côtés coexistent. Le "Jekyll" (planification, contrôle, consentement) permet au "Hyde" (abandon, intensité) de s’exprimer en toute sécurité. Sans Jekyll, Hyde risque de déraper dans des pratiques non consensuelles ou dangereuses. Sans Hyde, Jekyll peut sembler trop rigide, manquant de la spontanéité qui rend le BDSM excitant. Les sources insistent sur l’importance d’un cadre clair et d’une communication constante pour que l’expérience reste épanouissante.
Conclusion
Le côté "Hyde" peut sembler plus "amusant" pour son intensité et son abandon, mais il n’existe pas sans le côté "Jekyll", qui apporte la sécurité et la structure nécessaires. Le véritable plaisir dans le BDSM vient souvent de l’équilibre entre ces deux facettes : la liberté de Hyde dans le cadre rassurant de Jekyll.
un peu de folie Hyde c'est parfois bien pour aller plus loin à condition que cela reste sous contrôle.
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Avant lui.
Soumise, j'annonce la couleur dès le départ. Pas le choix. Je suis ici parce que je sais ce que j'aime et parce que je sais ce que je ne veux pas. Être face à une personne "vanille", devoir expliquer ce qui restera sans doute incompris, n' a rien de plaisant. Les mots manquent. Peut-être n'existent-ils pas. Et surtout, je ne veux pas être regardée comme une bête curieuse. Ici je me sens à mon aise. Je me reconnais. Enfin...pas toujours.
Au loin, j'aperçois le BDSM comme une fantaisie pour certains, pour d'autres, une pratique ponctuelle, une séance unique avec un début et une fin clairement définis, un peu à l'image d'une thérapie. Je me souviens une lecture, Jeanne de Berg, domina, qui reçoit des soumis le temps d'une rencontre.
Pour moi, c'est différent. Le bdsm est une relation, une nécessité vitale. Presque un facteur de santé, au même titre que manger, respirer ou dormir. Une partie essentielle de moi. Entre la pratique et la relation, je ne saurais dire ce qui passe avant.
Depuis lui.
Le bdsm est à la fois pratique et relation. C'est toute ma façon d'être avec lui. Obéir, lui appartenir, me laisser porter par son rythme, glisser lentement dans la relation qui se tisse jour après jour. Lui faire confiance, ressentir la sécurité, être rassurée...tomber et être retenue, paisible, protégée.
Puis le partage, la douceur, les rires, cette base qui s'inspire tant de la vanille sans l'être vraiment, un socle pour une pratique qui évolue, intense, plus forte, où mon corps s'adapte à ses mains, le reconnaît comme son Maître. Et mon regard ose désormais rencontrer ses yeux, même éblouie, bouleversée, transpercée, transportée.
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A l'intention de mon Maître. Merci d'avoir validé cette publication.
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Cet épisode fait partie d’une série, « Antigravité ». Je vous invite à lire les deux premiers épisodes avant celui-ci.
Et sinon, en très résumé : Laura, une journaliste, a été introduite par Paul, bras droit du Pr.Milton, dans un labo top secret pour tester un prototype d’antigravité… ce qui l’oblige à être nue et porter « en elle » un nodule bio-médical. L'insertion du nodule s'est faite via une machine particulièrement lubrique.
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Paul n’a pas rêvé : il vient d’entendre très distinctement des cris de jouissance effrénés venant du bloc médical. Puis, plus aucun bruit. Au bout de quelques instants, la porte s’entrouvre et une Laura encore chancelante émerge de la pièce.
Elle n’a pas pris le temps de récupérer ; une chaleur résiduelle pulse entre ses cuisses, rappel de l'orgasme dévastateur qu'elle vient de vivre. N’ayant pu se résoudre à sortir du bloc médical entièrement nue, elle a remis à la va-vite son chemisier. Elle ne porte rien d’autre, oublieuse apparemment que cela exacerbe sa volupté et n’épargne en rien sa vertu.
Le fin vêtement, translucide là où il colle à sa peau moite, souligne plus qu’il ne dissimule un mont de Vénus soigneusement entretenu, ainsi que la pointe de ses mamelons, durcis par l’air frais du labo. Bien qu’il n’en laisse rien paraître, ce reste de pudeur stimule l’imagination de Paul.
— Eh bien, on dirait que vous venez de vous faire une nouvelle meilleure amie, là-dedans ! lance-t-il, en désignant la porte d’un signe de tête.
Laura s'arrêta net, le cœur battant. Un frisson d'embarras la traverse. Elle croise les bras sur sa poitrine, mais cela ne fait qu'accentuer la courbe de ses seins. Ses joues s'empourprent, et, feignant l'indignation tout en sentant une nouvelle vague de chaleur monter en elle, elle le foudroie du regard.
— Vous feriez mieux de pas trop la ramener, Paul. Après ce que cette … machine viens de me faire subir, je pourrais facilement vous traîner en justice pour… pour traitement inhumain. C’était ignoble ! lui dit-elle, scrutant sa réaction avec une intensité trahissant son trouble.
— Pourtant, mon petit doigt me dit que c'était loin d'être si terrible, plaisante-t-il d’une voix suggestive.
— Je vous remercie de changer de sujet ! rétorque Laura, évitant son regard.
Elle sent que son corps répond malgré elle, une humidité traîtresse se reformant entre ses jambes.
— On est là pour l'antigravité, pas pour... ça.
Elle ne sait pas s’il a quelque chose à voir avec ce qui vient de se passer… mais il hors de question qu’elle lui dise à quel point elle a apprécié son passage par le bloc médical. Le rouge aux joues, Laura détourne les yeux, mordillant sa lèvre inférieure. L'idée qu'il l'ait entendue hurler de plaisir la mortifie… mais l'excite aussi, bizarrement – une humiliation délicieuse qui fait pulser son intimité.
Paul n’est pas dupe une seconde. Il a tout entendu – les gémissements étouffés, les cris de plaisir qui ont traversé la cloison, trahissant comment Laura s'est abandonnée à l'assaut implacable de l'unité d'insertion. Cette machine l'a malmenée, possédant son intimité dans les moindres recoins. Et pourtant, à aucun moment elle n'a appelé à l'aide, n'a supplié pour que ça s'arrête.
Tu vas pas me jouer ta sainte-nitouche maintenant, ma belle ! pense-t-il avec un sourire intérieur.
À l'idée de cette journaliste si fière réduite à une boule de plaisir par une simple machine, il sent son propre désir s'éveiller, dur et intransigeant dans son pantalon. Mais il ravale les taquineries et ramène la conversation sur le cœur de leur visite nocturne.
— Et si on passait enfin aux choses sérieuses ? propose-t-il d’une voix calme, contrastant avec la tension palpable entre eux.
Son regard glisse sur ce corps à peine voilé, notant la façon dont ses cuisses tremblent encore légèrement.
— Maintenant que vous êtes... parfaitement équipée, on pourrait tester ce prototype. Qu'est-ce que vous en dites ?
— Pas trop tôt, rétorque Laura avec une pointe de défi, les joues encore rosies. Après tous ces… préparatifs, je pense avoir bien mérité mon tour de manège !
Le scientifique lui désigne la passerelle donnant accès à la plateforme. Tandis qu’elle se tourne, les yeux de Paul s'attardent un instant sur la courbe exposée de ses reins, à peine voilée par le chemisier froissé. Laura sent ce regard sur elle ; un frisson la traverse malgré elle – Pourquoi ça m'excite autant ? Je devrais être furieuse, pas... mouillée à nouveau.
Feignant l'indifférence, elle s'avança vers le prototype, sans chercher à dissimuler ses formes ondulantes, ses hanches se balançant avec une audace qu'elle ne se connaissait pas.
Quelle importance, de toute façon ? Dans quelques secondes, je serai nue, offerte à ses yeux voraces, et une partie de moi en redemande déjà.
Pendant qu’elle monte sur la plateforme, il passe d’un ordinateur à l’autre, s’affairant à mettre en branle tout le système. Paul pianote sur les consoles, l'air concentré, mais ses yeux glissent occasionnellement vers Laura, traçant les contours de son corps sous le chemisier fin.
Une vibration sourde s’élève dans le labo, tandis que les équipements finissent de s’initialiser, pompant goulûment des mégawatts de puissance dans l’enchevêtrement coloré des câbles d’alimentation.
— On est encore loin de la commercialisation, admet-il avec un haussement d'épaules. Notre bébé est un peu trop gourmand pour une utilisation raisonnable… Enfin, dans le cadre d’applications pratiques.
Laura croise les bras, sentant une chaleur traîtresse monter en elle. Il me regarde comme si j'étais déjà nue. Et si je l'étais ? Il verrait tout... l'humidité entre mes cuisses, la preuve que tout ça m'excite, malgré moi.
Elle rougit violemment, mais force un ton léger.
— J’en voudrais pas dans mon salon, si c’est ce que vous suggérez.
— Ce que je suggère surtout, c’est de vous dévêtir rapidement et de vous allonger. On n’est plus très loin du niveau critique – mieux vaut être prête.
Laura déglutit, imaginant déjà ses doigts sur les boutons de son chemisier, exposant sa peau moite, ses seins tendus... et plus bas, la trahison humide de son excitation. Il va voir ça, et il saura à quel point je suis... prête. Elle proteste pour la forme, mais son cœur s'emballe.
— Quelle poésie, Paul, ironise-t-elle, les joues en feu. Vous parlez toujours comme ça aux femmes ? C'est... direct.
— Juste un conseil pratique, répond-t-il. Mieux vaut ne pas être debout quand la gravité diminue... Ça peut être perturbant.
— Moi, ce qui me perturbe, c’est votre regard, balbutie-t-elle, rougissant jusqu'aux oreilles. C'est... assez intimidant. Vous pourriez pas fermer les yeux, juste le temps que j’ôte mon chemisier ?
— Laura, j'ai déjà trop à faire avec la procédure de mise en marche pour perdre mon temps à vous reluquer. Mais dans d'autres circonstances... je dis pas, murmure-t-il, pensant aux nombreux enregistrements vidéo qui tournent en silence, capturant chaque instant.
Puis il se replonge dans sa tâche, feignant l'indifférence, laissant Laura seule avec son trouble. Elle hésite un instant, le souffle court, puis défait les boutons un à un, imaginant ses yeux sur elle malgré tout – sur sa peau nue, sur l'humidité luisante entre ses jambes, qui trahit ce désir inavouable. Il va voir ça… et une partie de moi veut qu'il le voie.
Une fois son dernier rempart de pudeur ôté, elle se laisse glisser sur le plancher froid et hostile de la plateforme, s'allongeant comme il le lui a conseillé. Une vibration sourde émane du sol, se propageant dans son corps nu et amplifiant ses pulsations intimes, ce qui la fait rougir de plus belle.
La voilà à quelques secondes de vivre la chose la plus étonnante de sa vie… alors même qu’elle se trouve étendue là et exposée. Plutôt troublante, cette sensation d’impuissance face à l’énorme débauche de moyens techniques et de matériel qui l’entoure – des câbles serpentant comme des veines pulsantes, des écrans clignotants qui semblent la scruter.
Nue, offerte, et lui qui me regarde... Qu'est-ce qui m'arrive ? Mon corps tremble encore de ce qui s'est passé, et maintenant ça ?
Laura fait le vide en elle, fermant les yeux pour mieux se concentrer sur sa respiration ventrale, inspirant profondément pour évacuer le stress – et neutraliser cette chaleur insistante qui refuse de s'apaiser entre ses cuisses.
Quand elle rouvre les yeux, le labo est en train de disparaître : une paroi ondoyante et irisée se matérialise lentement à la périphérie de l’estrade, comme une bulle de savon cosmique qui l'enveloppe. Tout autour d’elle, la sphère Antigravité prend forme, l’isolant du reste du monde comme un immense paravent. Elle ne voit plus à présent que cette surface lisse, d’aspect presque liquide, miroitante et hypnotique. Un spectacle si surprenant qu’il lui faut plusieurs secondes avant de prendre conscience qu’elle ne sent plus le froid du revêtement métallique sous son dos.
Et pour cause, elle n’est plus allongée sur le sol. Celui-ci vient mystérieusement de s’enfuir loin d’elle.
Mais non, c’est moi qui suis en train de m’élever dans les airs ! jubile intérieurement Laura.
Un frisson d'exaltation la traverse, mêlé à une vulnérabilité aiguë – flotter nue, sans gravité, comme une feuille emportée par le vent, son corps exposé à l'inconnu. Elle est en train de vivre ce qui pour tout autre être humain reste un rêve inaccessible : acquérir la légèreté d'une plume. Elle est même plus légère en fait, puisqu'elle flotte sans effort, ses seins se soulevant doucement, son intimité encore palpitante sensible au moindre courant d'air.
— Alors, qu’est-ce que vous en pensez ? Que ressentez-vous ? lui demande Paul, sa voix traversant la paroi comme un murmure complice, la ramenant à la réalité.
Laura rougit, imaginant son regard sur elle à travers la sphère translucide – sur sa nudité totale, sur les traces luisantes de son excitation récente, qui flottent peut-être en gouttelettes autour d’elle. Il me voit comme ça, et ça m'excite... Pourquoi je ne peux pas m'empêcher d'y penser ?
— C’est… c’est vraiment incroyable ! L’impression de planer comme dans un rêve éveillé. On dirait que je ne pèse plus rien.
— Mais c’est le cas, confirme-t-il d'un ton taquin. La pesanteur n’a plus de prise sur votre corps à l’intérieur de la sphère. Je vous vois flotter tranquillement, comme un mirage… D’ailleurs, ce spectacle commence à mettre en appétit le loup qui sommeille en moi !
Laura sent ses joues s'enflammer, un nouveau frisson la parcourt – Il se rince l'œil, et en plus il l'avoue ! Elle proteste pour la forme, mais sa voix tremble d'un mélange de gêne et d'excitation.
— Parce que vous me voyez, là ? Ça vous gêne pas, de me mater comme un pervers ? Et pire encore, de vous vanter de le faire !
— Peut-être qu’un peu d’intimité vous ferait plaisir, alors ? Je peux vous arranger ça, vous me direz ce que vous en pensez.
Paul active un système de projection holographique, rendant la sphère instantanément opaque. Laura se retrouve plongée dans le noir. Enfin pas tout à fait : un spectacle majestueux, au réalisme étonnant se met en place devant elle. Sous l’effet d’une sorte de projecteur, les parois de la sphère ont disparu pour être remplacées par… l’espace interstellaire !
Les étoiles et les constellations l’entourent comme si elle se trouvait au cœur de l’univers, un vide infini parsemé de lumières scintillantes. Ce spectacle, grandiose et ultraréaliste, est fascinant, mais l'impression de dériver réellement dans un vide abyssal, à des millions de kilomètres du bon vieux plancher des vaches, commence assez vite à l'angoisser – flotter nue dans l'immensité, sans ancrage, amplifie son sentiment de vulnérabilité, comme si l'univers entier pouvait la dévorer.
— Paul, vous êtes là ? demande-t-elle d'une voix de petite fille, le cœur battant la chamade, une pointe de panique se mêlant à son excitation persistante.
— Oui, bien sûr, répond-il calmement. Je surveille vos paramètres vitaux, et je vois que vos pulsations cardiaques s’envolent. Tout va bien, Laura ?
— À part le fait que je suis parfaitement terrifiée ? Le reste ça va… avoue-t-elle en rougissant dans l'obscurité, imaginant ses yeux invisibles sur elle.
— Ça vous rassurerait si je venais vous rejoindre ? propose-t-il d’une voix voix chaude, où pointe le sous-entendu. Vous n’avez qu’un mot à dire et je me joins à vous.
Laura hésite, l'idée de sa proximité la faisant frissonner – La rejoindre ? Lui, nu contre elle... Et s'il essaie d'en profiter ? Ouais, mais j'en ai envie, après tout. Pour la forme, elle se devrait de protester, mais son corps trahit déjà son anticipation.
— Eh bien, j’accepte la proposition avec joie… si vous ne cherchez pas à tirer parti de la situation !
— Pensez-vous, je suis un parfait gentleman, dit-il avec un rire. J’arrive immédiatement. Laissez-moi juste le temps de mettre en place le pilote automatique et de me déshabiller.
(à suivre...)
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Il y a 15 ans je plongeais dans le bdsm. J'avais bien une vague fantasmagorie sur une femme fatale qui me subjuguerait et me mènerait par le bout du... nez... mais rien de précis et surtout rien en rapport avec l'imagerie bdsm très fétichiste et ses pratiques de psychopathes.
Voilà mon état d'esprit antérieur et le trouble qui m'a envahi quand nous sommes tombés dedans par hasard lors d'un jeu de domination sexuelle assez innocent. Je n'avais, et je n'ai aucun fétiche, et découvrait avec étonnement que je prenais plaisir à satisfaire les demandes de ma compagne, à subir pour son plaisir et par son désir, des pratiques que je n'aimais pas ou considérais comme ridicules, humiliantes, dégradantes, inacceptables.
La progression incontrôlable et l'imagination de ma compagne m'ont entraîné dans une irrésistible spirale de ravissement béat. Je n'ai pas eu le temps de fantasmer quoi que ce soit, je subissais avec ivresse.
Ce n'est qu'à froid, en dehors de ces moments hors du temps, que les questions me submergeaient. Alors je suis allé me renseigner sur les réseaux pour comprendre pourquoi, comment, vers où, qui suis-je, dans quelle étagère tout ça, tout ça. Ma compagne ne se posait pas ces questions existentielles, j'ai donc fait ce voyage virtuel seul. J'échangeais avec elle sur mes découvertes mais ça ne l'a pas incité à me suivre. Il faut dire que ces découvertes étaient plutôt navrantes. J'ai découvert un milieu apparemment sclérosé, rempli des codes, de dogmes, de clichés et de gardiens autoproclamés du dogme, des cases, des vrais dominants sachants et où les soumis se devaient de ne pas émettre, depuis leur position inférieure, un avis différent de ces maîtres à penser (c'est ton message Lady H, qui m'a fait repenser à tout ça ;-)).
Qu'est ce que j'ai pu me prendre la tête avec ces pseudo-autorités qui réclamaient mon allégeance et ma subordination de par leur statut autoproclamé, je ne vous refais pas tout le film. J'ai testé les bdsmeurs invisibles, où j'ai échappé au bannissement grâce à une modératrice qui aimait bien ce que j'écrivais mais me recadrait quand même parce que "on ne peut pas leur parler comme ça, il y a des règles". J'ai été 2 fois banni du chateau des dames (Kali avait exigé mon retour). Puis le caravanserail jusqu'à son extinction, un bref passage sur entrelacs où un administrateur a vite pris le melon, éradiqué quelques co-fondateurs (encore Kali) et instauré une hierarchie de pensée (je n'ai pas eu le temps de voir comment ça a évolué), Fetlife mais je ne comprends par comment interagir, et bdsm.fr.
J'ai été indigné par tellement de discours dogmatiques, hautains, clichés de tant de chevaliers blancs oubliant de déposer leur cape avant d'échanger et tentant d'imposer leurs fantasmes comme norme. Cet entre-soi sclérosé a été jusqu'à me faire me demander si je ne m'égarais pas dans ce que je vivais.
Et j'ai rencontré Alienor - quelle révélation, mais oui c'est ça qui se passe dans ma tête, enfin, les mots que je cherche dans ses écrits, mon mentor ;), tu m'as éclairé, rassuré, réconcilié avec ma propre pensée, je ne loupe jamais le moindre de tes écrits - Mmekalipyge - oh putain quel délire extatique, quelle cinglée, j'adore - Edoné et Thutale - juste Whaouhh - Hydreane et Softail - Vous étiez beaux, vous l'êtes toujours ;-), quelle belle rencontre - Vlan, Hearbeat, Analogique (pas sûr de l'orthographe), Elle.a, Miel, Lupa, Ambre... Je ne vais pas tout détailler, mais toutes ces personnes, à différents moments, m'ont apporté quelque chose, leurs mots, leur écoute, leur ressenti. J'espère que la réciproque a parfois existé.
C'était cool, prenant, un peu trop peut-être, en tout cas ça m'a fait avancer et je pense pouvoir parler d'amitié virtuelle. Je me souviens de ces échanges sur le forum où on pouvait se passer de répondre à un commentaire parce qu'un autre l'avait déjà fait avec les bons mots.
En 2015, beaucoup s'étaient éloignés ou se faisaient discrets, lassés ou agacés. J'ai disparu également, ayant l'impression de salir ce que je vivais en argumentant et contre argumentant sans cesse sur les commentaires de mes propres témoignages.
Je suis revenu, invisible, juste pour lire les écrits de ces illustres anciens combattants ;-), ça me manquait. J'ai participé un peu, parfois.
Très recemment une évolution dans ma relation m'a donné envie de debriefer à nouveau. Bon il manque quelque chose, il manque cet enthousiasme collectif. Il n'y a plus d'impérieux combats à mener, ça a pas mal évolué, on lit encore pas mal de poncifs et et conneries mais c'est plus équilibré.
Voilà, tout ça, et Lady H, m'ont fait repenser à ce film et j'ai un regret. Je n'ai jamais rencontré irl aucune de ces personnes, j'en avais envie, je l'avais même promis à certaines et je m'en excuse, mais je n'ai jamais fait la démarche. D'abord je suis vraiment nullissime pour entretenir un lien, et parce que je vivais en solo ce social virtuel et en duo ma relation. Je n'ai pas réussi à faire la jonction, peur que ce soit incongru, je ne sais pas, enfin je le regrette.
En tout cas, pour ceux qui sont encore discrètement ici, merci de m'avoir lu jusqu'au bout :p, et si vous avez des nouvelles des "disparus", je suis preneur. N'hésitez pas à leur transmettre cette bouteille à la mer si vous en avez l'occasion :-)
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Le concept de Dr Jekyll et Mr Hyde vient du roman de Robert Louis Stevenson, Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde (1886). Dans cette histoire, le docteur Henry Jekyll est un homme respectable, savant et moralement irréprochable. Mais il sent en lui une tension : un désir d’expérimenter ses pulsions interdites, sombres, violentes ou immorales.
Il invente alors une potion qui sépare ses deux natures. En buvant, il devient Mr Hyde, une créature sans scrupules qui vit sans retenue et incarne tout ce que Jekyll réprime.
Le sens du mythe
Dr Jekyll représente la façade sociale, la bienséance, le contrôle, l’image de respectabilité.
Mr Hyde incarne les pulsions refoulées, les désirs cachés, les instincts bruts qui ne trouvent pas leur place dans la vie quotidienne policée.
Pourquoi c’est salutaire d’avoir un « côté Hyde » en soi
Dans la vie réelle, tout être humain porte ces deux dimensions. Vouloir être toujours « Jekyll » (parfait, correct, respectueux, rationnel) crée une tension intérieure : on étouffe ses colères, ses désirs, ses envies de transgression. Si ce refoulé n’a jamais d’espace pour s’exprimer, il risque d’exploser de façon destructrice.
Avoir un espace ou un moment où l’on peut « laisser parler Hyde » de manière maîtrisée peut être salutaire :
Décompression psychique : évacuer les frustrations, la colère, les pulsions.
Équilibre intérieur : reconnaître ses zones d’ombre évite qu’elles prennent le contrôle en secret.
Créativité et vitalité : souvent, le côté « Hyde » nourrit l’imagination, la passion, l’énergie brute.
Authenticité : accepter que l’on n’est pas seulement un masque social mais aussi un être d’instincts.
Bien sûr, le piège est de laisser Hyde dominer complètement — ce qui, dans le roman, conduit à la destruction de Jekyll. Le salut est donc dans l’équilibre : donner un espace à Hyde sans le laisser tout envahir.
✨ On pourrait dire que « jouer » avec son côté Hyde, dans le sport, l’art, l’humour, ou même dans certaines pratiques cathartiques, est une manière saine de canaliser ce qui est sombre en soi.
💫 ! mettre en place des « rituels Hyde » — des espaces sécurisés où ton côté sombre, pulsionnel ou explosif peut sortir sans conséquences négatives.
1. Le principe de base
Ton Dr Jekyll est la partie sociale, rationnelle, disciplinée.
Ton Mr Hyde est la partie instinctive, émotionnelle, parfois brutale ou transgressive.
Le rituel Hyde, c’est un espace-temps limité, choisi, où tu autorises Hyde à s’exprimer, mais dans un cadre sûr et constructif.
2. Exemples de rituels Hyde
Physiques (canaliser la violence)
Faire un sport de contact (karaté, boxe, MMA, rugby) en laissant sortir ton énergie brute.
Courir ou faire un entraînement intensif avec comme objectif de « brûler » les colères.
Crier dans la nature, frapper un sac de frappe ou même taper dans un oreiller.
Créatifs (sublimer le sombre)
Écrire une page de pensées noires, brutes, sans filtre. Puis la déchirer ou la brûler.
Peindre/dessiner avec des couleurs sombres et violentes, exprimer ce qui dérange.
Jouer d’un instrument de façon sauvage, libérée, bruyante.
Symboliques (jouer avec le masque)
Porter un masque, un vêtement spécial ou un accessoire qui représente Hyde (par exemple, noir, cuir, quelque chose de théâtral).
Se donner une heure où tu « deviens Hyde », tu parles différemment, tu bouges autrement, tu laisses tomber la politesse.
Utiliser l’humour noir, la provocation, les jeux de rôle (même seul devant un miroir).
3. Les règles d’hygiène psychique
Temps limité : un rituel Hyde doit avoir un début et une fin claire. Ex. « 30 minutes dans ma bulle ».
Espace sécurisé : pas sur les autres, pas sur les proches, mais dans un cadre où personne n’est blessé.
Retour à Jekyll : une petite routine de « retour » (respiration, douche froide, thé, musique calme) pour refermer la parenthèse et retrouver l’équilibre.
4. Le bénéfice profond
En donnant à Hyde un terrain de jeu contrôlé, tu :
évites qu’il explose au mauvais moment,
canalises tes pulsions en énergie créatrice,
acceptes toutes tes facettes (ombre et lumière).
C’est une alchimie intérieure : transformer ce qui pourrait être destructeur en force vitale.
Nous avons du dark Vador en nous.
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24 ans
J’ai déjà beaucoup d’expérience dans l’anal (plug, pegging, dilatation), mais je cherche aujourd’hui à aller plus loin : chasteté, discipline, dressage complet.
Je suis une soumis motivée et docile, qui adore être dominé, contrôl et attaché.. Le bondage, les menottes, les cordes et les positions imposées me font complètement céder.
Mon objectif : trouver un maître/domina réel qui saura me guider, m’imposer ses règles et ses rituels, et me pousser à me transformer. Je veux être pris en main, réduit, et modelé selon les désirs du maître.
🔒 Déjà habitué aux plugs et jeux anaux, je découvre la chasteté (cage small pour débuter, micro a venir, prêt à aller plus loin si ordonné). J’aime l’idée du collier, de la laisse, des plug… et surtout l’abandon total dans le bondage.
J’aime être attaché au service de mon maitre, être edgé et godé.
photos sur demande par MP
ouvert a la féminisation
Je suis ouvert a toute pratique car j’adore découvrir de nouvelles expériences. Sauf tout ce qui est crade et trace
Telegram : @mcdgot
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