La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le 27/12/20
SOUMIS, (E) ou ESCLAVE : L'esclavage d'un soumis s'entend par sa possession totale: physique, intellectuelle et financière. Je ne suis pas d'accord avec le premier mot : l'esclavage . NON, il n'y a pas d'esclave pour MOI. Dans le "petit LAROUSSE" sens premier , du latin slavus, slave. -personne de condition non libre, considérée comme un instrument économique pouvant être vendu ou achetée et qui est sous l'emprise d'un maître. -personne qui est sous l'entière dépendance d'une autre . - personne entièrement soumise à quelque chose . L'esclavage remonte à l'antiquité. Principal outil de travail et objet du grand commerce , les esclaves sont alors des prisonniers de guerre et les individus les plus pauvres de la société. L'esclavage est aboli en Angleterre en 1833, en France en 1848, aux Etats Unis en 1865, au Brésil en 1888. L'esclavage est condamné par la Déclaration des droits de l'Homme en 1948. L'esclave comme nous l'entendons dans cette relation BDSM , pour moi n'existe pas et ce n'est pas possible. C'est irréalisable , voir dangereux. C'est mettre son soumis ou sa soumise plus bas que terre . Prendre possession de son corps : ho oui quel délice ! jouer avec lui avec des moyens cinglants ou brûlants, , le maltraiter, l'exhiber, le caresser, le réconforter, le rassurer etc... Prendre possession intellectuelle : oui dans une certaine mesure, car le soumis adhère complètement aux affres de Sa Maîtresse . Cela fait partie du JEU . mais je ne veux absolument pas d'un homme "OUI, OUI". Ce soumis doit rester conscient de sa personnalité, de ses réflexions, de ses idées etc... Prendre possession financière : alors là, NON. pas pour moi, c'est malsain. très malsain , c'est de la prostitution, de l'escroquerie, abus de pouvoir, etc... et personne n'a le droit de s'approprier le bien des autres. C'est une faute grave dans le code pénal. OU alors , oui, nous pouvons gérer les affaires pécuniaires d'une personne diminuée mais là, nous sommes prises comme Tutelles et nous devons passer devant le juge pour établir cet acte. J'ai un profond respect de la personne humaine et dans la D/s je ne recherche pas à avilir ni à dégrader mon partenaire soumis pour mon simple plaisir . Le vrai plaisir reste toujours en effet, la recherche du plaisir de l'autre. Et c'est merveilleux. Son corps ne saura qu'un instrument de plaisir pour l'aider à se découvrir lui-même tel qu'il est vraiment. Son esprit, son intellect sont présents et actifs. et j'aime ça. Dans cette relation S/M entre adultes consentants , il n'y a aucune norme. Tout est possible , tout est permis dans la mesure ou cela ne dérange pas l'autre. La liberté existe à ce prix là. La seule norme est celle qui procure le bien être et l'équilibre à deux personnes qui le désirent vraiment ensemble. Comme dit Freud " La domination, la servitude ne peuvent exister sans une complicité profonde entre Maîtresse et Soumis sans une sorte de jeu théâtral qui n'est qu'un avatar particulier de l'Amour". OUI la Domination et la servitude ne peuvent exister sans une COMPLICITE PROFONDE mais L'AMOUR est bien là, sincère, unique, magnifique. CE N'EST PAS UN AVATAR De l'Amour. Ce n'est pas une transformation ou une illusion . Pour Maîtresse Gabrielle et berny : c'est l'OSMOSE complète entre nous deux et cela dure, évolue certainement . comment voyez vous le soumis ou l'esclave ?
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Par : le 27/12/20
Nous sommes un couple uni depuis plusieurs années, Laly est une belle femme de trente-six ans, avec une belle poitrine malgré sa silhouette menue. Moi, malgré un peu de ventre on me dit séduisant ; ma carrure me donne un aspect imposant. Nous avons décidé de réaliser un fantasme…. Entre nous, nous faisons des jeux de domination de temps en temps, mais là nous avons décidé d’être le temps que cela nous plaise, un couple soumis à une seule personne, de vrais esclaves sexuels offerts aux désirs et envies de cette personne. Nous sommes encore pudique et plutôt débutants, ce qui nous stresse encore plus. Après plusieurs semaines de recherche sur Internet, nous trouvons un maître charmant de par ses textes et ses idées. Pour ne pas gâcher la surprise il ne souhaite aucun échange photo, mais nous garantit un physique agréable, fin et sportif… De plus notre physique ne l’intéresse pas, nous lui avons quand même précisé que nous étions un charmant couple entretenus. Il nous fixe un mot de passe (« rouge ») qui arrêtera tout immédiatement s’il est prononcé. La première rencontre a lieu un après-midi. Nous aurions préféré en soirée mais jouons néanmoins notre rôle de soumis et ne discutons pas. Devant sa porte, habillé selon le dress-code imposé par le Maître (pour Laly une robe noire, des talons et des bas noir sans aucun sous-vêtements et pour moi une chemise sobre, un pantalon en lin et rien dessous). Je demande une dernière fois à mon épouse si elle est sûre, elle me dit oui. Lors de cette première rencontre nous devons l’appeler Monsieur et le vouvoyer. Si on souhaite continuer à lui appartenir nous l’appellerons Maître. On sonne. L’attente semble interminable… Au bout de trois très longues minutes, la porte s’ouvre. Et là, surprise ! Le Maître qui nous accueilles n’est pas un inconnu mais Xavier, que nous connaissons sans pour autant que nous soyons amis. Nos cœurs s’emballent, nos visages palissent, une gêne atroce nous traverse. Xavier affiche un léger sourire. — Quelle surprise, dit-il serein. Deux solutions : soit vous partez et nous en restons là, soit vous franchissez le pas et vivez des moments inoubliables. Je regarde Laly stressée d’être là, nue sous sa robe devant une personne qu’elle connaît bien. Après un silence de plusieurs secondes elle se met à genoux et dit « bonjour Monsieur » en lui baisant les pieds. Je fais de même. — J’admire votre courage, dit- il. Suivez moi ! On rentre dans son grand salon bien éclairé, c’est classe, propre. D’un ton plus autoritaire et presque hautain, il ordonne : — J’ ai envie de vous voir nu, à poil esclaves ! Je vois la tête de Laly se décomposer. Je suis surpris qu’ elle ait accepté de se soumettre, car Xavier lui fait des avances depuis des années et elle l’a toujours repoussé. Mais elle est décidée, comme moi, à vivre une expérience troublante et unique. Elle se déshabille. En glissant au sol sa robe dévoile son jolie corps nu. Je me déshabille également, sentant le regard de Xavier fixé sur Laly. Il s’ approche et dit : — Première position, position d’attente, debout jambes écartées, ceci afin d’avoir accès plus facilement à vos orifices. La tête haute, fier d’être soumis, regard baissé et mains dans le dos au-dessus des fesses car elles doivent être accessibles aussi. Il conclue d’un ton sec : — En position d’attente ! Et voilà, nous ne cachons plus rien. Il nous observe, détaille les moindres parties de nos corps nus et sans défense. Cela semble durer temps interminable. Il touche les seins de Laly et descend doucement vers son sexe. Elle se recule légèrement Comme pour esquiver. Il dit d’un ton doux : — J’ai une cravache aussi, ne bouge pas. Cela stoppe net Laly. Il continue et prend son temps pour fouiller son sexe. Elle frissonne. Il passe derrière elle, lui écarte les fesses tandis qu’elle rougit, et la contourne à nouveau pour se tenir avec autorité devant elle. — Ton ticket de métro c’est joli, mais La prochain fois tu sera intégralement épilée. — Oui, Monsieur. — C’est bien. Tu vas devenir une bonne soumise obéissante. Puis à ma grande surprise il saisit mon sexe et le pétrit, ce qui me fait me dandiner de semi douleur et de gêne. Il passe derrière moi et écarte mes fesses. Je suis aussi que Laly. Je l’entends dans mon dos : — Toi aussi, épilation intégrale. Pour devenir une bonne salope tu ne dois pas avoir de poil . Un mélange de honte et de gêne me submerge. Timidement, je réponds : — Oui, Monsieur. — Deuxième position : soumis offert. Il saisit sa cravache. — À quatre patte. On s’exécute. — Cambré. Cette nouvelle position dégage nos trous et nous gêne à nous faire frissonner. Et là un claquement, une brûlure sur ma fesse. — Plus que ça, esclave ! Jambes écartées, tête au sol. La honte totale, être ainsi devant une connaissance… Avec sa cravache il guide Laly pour que sa position soit parfaite et s’adresse à nouveau à moi : — On va l’agrandir ton petit trou de salope, Alex, tu vas devenir une vraie petite chienne. Je suis tellement gêné que je reste muet. Une autre brûlure sur les fesse qui me rappelle à l’ordre. — Oui, Monsieur. Nous restons longtemps dans cette position ultra gênante. Il va même jusqu’à téléphoner à un copain pour prendre des nouvelles ce qui a pour effet de relancer nos battements de cœur : pourvu qu’ il ne parle pas de nous ! Nous ne bougons d’un centimètre, le temps s’étire jusqu’à la douleur. Il se ré intéresse à nous au bout de cinq minutes qui ont paru une éternité. — Laly, lève-toi, pose tes mains sur la table et cambre les fesses. Elle obéit sans rien dire. — Alex, à genoux devant elle. Puis il s approche et me dit : — Ouvre la bouche, salope, tu vas me mettre en condition pour que je puisse baiser ta femme. Un mélange de honte, d’énervement et d’ excitation troublante me traverse à l’écoute de ces mots. J’ouvre la bouche et avale sa queue, c’est la première fois que j’ai un sexe d’homme entre les lèvres et toutes sortes d’émotions me traversent. Je me sens bander. Un coup de cravache me sort de mon trouble. — Mieux que ça ! Applique-toi. Dès qu’il est bien dur il me donne un nouvel ordre : — Lèche Laly pendant que je me soulage. Elle est crispée mais déjà bien humide. Je la lèche tandis que Xavier se place dans son dos pour la baiser. — Depuis le temps que j attends ça, ajoute-t-il. Laly baisser la tête et je n’arrive pas à savoir ce qu’elle pense. Elle ne tarde pas à jouir. Est-ce ma langue, la bite du Maître ou la scène elle-même qui l’excite à ce point ? Dès que Xavier a joui il me tend son préservatif pour que j’aille le jeter. — Si vous souhaitez poursuivre je vous baiserai sans capote, mais avant on fera un test. — Oui, Monsieur. À mon retour je vois Laly en position de soumise et le Maître prendre des photos en disant : — C’est pour mes amis. Je ne les leur montrerai que si je deviens votre Maître. Puis il se tourne vers moi. — Esclave, à toi, en position ! J’ai évidemment des questions plein la tête. Nous avons sûrement des connaissances communes. Si je deviens soumis, vais-je l’assumer ? Est ce que Laly pense la même chose ? Après la séance photo, Xavier repasse derrière moi et je sens qu’il m’introduit quelque chose dans l’anus. Je ne bouge pas. — Tu porteras ce rosebud souvent pour devenir une bonne chienne. Une étrange sensation de douleur et d’excitation m’envahit. — Levez-vous et rhabillez vous. Ce n’est qu’un avant-goût de ce qui vous attend. J’enverrai un texto demain. Si vous répondez « oui, Maître », alors nous pourrons passer aux choses sérieuses. Durant tout le chemin du retour, nous nous sommes posés des dizaines de questions, incapables de nous arrêter de discuter de cette expérience des plus troublantes. À peine arrivés à la maison, nous avons fait l’amour trois fois, en repensant à cette aventure et en jouissant très fort. Le lendemain, pas de texto. Nous attendions, sans savoir quoi répondre, mais rien. Cette attente était comme si nous étions des enfants qui espèrent une surprise. Le texto ne venait pas et il nous tardait de le recevoir, même si nous n’étions pas du tout certain de ce que nous allions répondre. Il arrive enfin deux jours plus tard : « Ce soir 19 h chez moi en tenue sexy. » Je regarde Laly : — Que fait on ?
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Par : le 27/12/20
Le seize septembre 1977, décède à Paris la plus célèbre cantatrice du XX ème siècle, Maria Callas. De son vrai nom, Cecilia Sophia Anna Maria Kaloyeropoulou, est née en 1923, aux États-Unis, dans une famille d'immigrés grecs. Celle qui s'imposera dans les années 1950 comme une star internationale, surnommée "la Bible de l'Opéra" par le compositeur et chef d'orchestre américain Léonard Bernstein, conquiert le succès au lendemain de la seconde guerre mondiale et il ne la quittera plus jusqu'à son retrait de la scène, en 1965. Elle est aussi devenue l'incarnation de la Diva. Si la cantatrice n'a jamais cessé de nous fasciner, c'est bien sûr pour la légendaire rareté de sa tessiture vocale et son expressivité digne d'une grande tragédienne, mais aussi pour sa forte personnalité, sa vie mouvementée et sa fin tragique, qui laisse encore planer le doute. Sa mère est passionnée de musique, et commence par donner des cours de piano et de chant à sa fille ainée, Jackie, avant de se rendre compte du talent de Maria. Elle l’incite donc à prendre des cours de piano et de chant. En 1936, les Callas se séparent, et la mère de Maria Callas rentre au pays avec ses deux filles. À cette période, le talent de Maria devient de plus en plus manifeste. Désormais, elle ne vit plus le chant comme une corvée imposée par sa mère, mais comme une vocation. Car les relations maternelles sont très tendues. Dès son enfance, la future Diva fut rejetée par une mère dépressive, handicapée par une forte myopie et frappée de boulimie. La jeune fille trouvera son salut dans la révélation d'un don rare, une voix unique, bouleversante. Si sa mère ne pouvait l'aimer, alors le monde entier l'admirerait. Ce timbre particulier que la Diva possédait et qu'elle qualifiait de rebelle a su toucher des millions de mélomanes. Sans doute aussi parce qu'elle incarnait sur scène, avec tant d'aisance et une véritable sincèrité, une sorte de rage empreinte de souffrance. Son ami et producteur, Michel Glotz, ne parlait-il pas d'une "voix de bête fauve" ? Une insécurité maladive, un sentiment d'insatisfaction chronique et une recherche insatiable de la perfection l'obligeront toute sa vie à se vouloir unique et incomparable. La nécessité de concentrer sur elle tous les projecteurs lui vaudra de fortes inimitiés, même si chacun s'accorde à reconnaître la maîtrise parfaite de ses résonateurs. Dans sa vie privée également, Maria Callas connaîtra de cruelles déceptions, que sa soif d'absolu rend peut-être inévitable. Meneghini, le seul homme qui l'épousera, semblera moins fasciné par la femme que la Diva. Et si elle aimera tant Aristote Onassis, ce sera sans doute parce que cet homme puissant s'est épris de celle qui vibre justement derrière le masque de La Callas. Le milliardaire grec lui en préférera pourtant une autre. Quoi de plus naturel alors que d'accepter d'interpréter comme seul rôle au cinéma, celui de la terrible Médée. En 1937, Maria Callas entre au Conservatoire National Grec. Elle y étudie avec Maria Trivella, qui lui conseille de chanter dans une tessiture plus élevée que le contralto qu’elle pratiquait jusque-là. Elle apprend donc des rôles de soprano dramatique, qui correspondent à sa voix puissante au timbre sombre. En 1938, elle se produit sur scène pour la première en fois dans un récital de fin d’année, où elle chante un extrait de "Tosca" de Puccini. En 1939, elle donne sa première représentation d’opéra, dans le rôle de Santuzza dans une production étudiante de Cavelleria Rusticana de Mascagni, âgée seulement de quinze ans. En 1939, elle passe du Conservatoire National Grec au plus prestigieux Conservatoire d’Athènes. C’est là qu’elle passe ce qu’elle estimera être ses années les plus formatrices, auprès d’Elvira de Hidalgo. Celle-ci est une praticienne du bel canto. Ce répertoire, alors tombé en désuétude, dont les compositeurs les plus illustres sont Rossini, Bellini et Donizetti, met en avant la virtuosité de l’interprète, qui doit naviguer sans peine sur une tessiture étendue et pouvoir assortir la mélodie d’un système élaboré de fioritures. Si ce style de chant tout en légèreté et souplesse semble en opposition avec le répertoire dramatique auquel elle est alors habituée, ce contraste contribuera pour beaucoup à son succès. Très vite, Maria Callas enchaîne les rôles forts. Elle fait ses débuts professionnels en 1941 à l’Opéra National Grec d’Athènes, dans un petit rôle, celui de Béatrice dans l’opérette "Boccaccio" de Franz von Suppé. En 1942, elle y joue son premier rôle important, Marta dans "Tiefland" d’Eugen d’Albert, et continue à s’y produire tout au long de la guerre, y débutant certains de ses rôles légendaires, en particulier Tosca. Après la Libération, elle part tenter sa chance aux États-Unis. À son départ, elle coupe alors complètement les ponts avec sa mère. Les débuts sont difficiles, d’autant que son timbre si caractéristique n’est pas du goût de tout le monde. Deux opportunités se dérobent. La première lui vient du Metropolitan, qui lui propose de chanter "Madame Butterfly" (Puccini) et "Fidelio" (Beethoven) à Philadelphie. Elle refuse, car les rôles doivent être chantés en anglais, ce qu’elle juge absurde, et qu’elle se trouve trop forte pour le rôle de Cio-Cio San. La deuxième lui vient de l’Opéra de Chicago, qui doit rouvrir en 1946 avec une performance de "Turandot" de Puccini, mais la production est annulée avant la première, la compagnie ayant fait faillite. Le retour aux États-Unis est très difficile. Son art est incompris. Sa carrière suit surtout son cours en Italie, où tout démarre réellement à Vérone, en 1947. La cantatrice se rend dans les grands théâtres transalpins. C'est alors qu'elle fait la connaissance de nombreuses personnes qui transformeront sa vie et la mèneront à la consécration. En premier, le chef Tullio Serafin, pilier de la Scala de Milan, qui fait office de conseiller artistique. Ensuite, Giovanni Battista Meneghini, riche héritier qu'elle épousera et qui deviendra son agent. Maria Callas est désormais une star, ses rôles se succèdent, ses emplois du temps se remplissent de plus en plus, elle forge sa légende. En 1947, elle obtient une audition avec le directeur artistique des Arènes de Vérone pour le rôle-titre dans "La Gioconda" de Ponchielli. Elle décroche ainsi son premier grand rôle. Le chef d’orchestre en est Tullio Serafin, un ancien assistant de Toscanini, qui devient son mentor et collaborateur fréquent. À Vérone, elle rencontre également son premier mari, Giovanni Battista Menighini, qui sera son manager jusqu’à la dissolution de leur mariage. Elle enchaîne avec la plupart des grandes scènes d’Italie. Ainsi, en 1947, elle fait son début à la Fenice dans le rôle-titre de "Tristan et Isolde" de Wagner. La même année, c’est au Teatro Communale de Florence qu’elle chante pour la première fois l’un des rôles qui resteront toujours associés à son nom, la "Norma" de Bellini. La cantatrice réveille un regain d'intérêt pour des opéras longtemps négligés de Cherubini ("Medea"), Bellini ou encore Rossini. Le quatorze avril 1957, elle chante aussi à la Scala de Milan le rôle-titre d'Anna Bolena de Donizetti. Le triomphe sans précédent constitue le point de départ de la redécouverte des ouvrages oubliés du compositeur. Pour Montserrat Caballé, elle ouvre ainsi de nouvelles voies. En 1949, trois jours seulement après avoir chanté "La Walkyrie" (Brunnhilde) de Wagner à la Fenice, elle chante Elvira dans "Les Puritains" de Bellini. L’annonce interloque. Brunnhilde est un rôle wagnérien par excellence, qui exige une voix de grande puissance, tandis qu’Elvira est prisée par les voix plus délicates, plus encore que Norma. Le grand écart paraît donc total, d’autant que Maria Callas doit apprendre le rôle à la dernière minute. Et pourtant, "Les Puritains" est un triomphe. Maria Callas insuffle justement une vigueur dramatique dans ce rôle, qui n’était alors considéré que comme un vain exercice de vocalise. D’ailleurs, l’interprétation du bel canto par la Callas est moins une innovation qu’un retour aux origines, puisque les compositeurs de ce répertoire n’écrivaient pas leurs rôles pour des sopranos légères mais pour des voix graves et sombres quoique capables d’aller dans un registre de colorature, comme Maria Malibran. Maria Callas génère un regain d’intérêt pour le bel canto. La même année, elle effectue ses premiers enregistrements, permettant à sa voix si particulière d’être entendue à travers le monde. La Callas est d’ailleurs probablement la première diva de l’ère des enregistrements scéniques. Sa voix se distingue par trois registres différents. Un premier dans les graves, sombre et dramatique, un deuxième dans les médianes, dont le timbre a souvent été comparé à un hautbois, et un troisième dans les aigus, d’une puissance et d’un éclat sans commune mesure avec la plupart des coloratures. Cette spécificité fait dire à certains que Maria Callas a trois voix, phrase qui peut être voulue comme un compliment ou comme une insulte. Ses admirateurs trouvent que cette diversité vocale permet de moduler la voix selon la tonalité de l’action, ce qui insuffle une richesse incomparable à chaque rôle qu’elle incarne, tandis que ses détracteurs considèrent ces registres disparates comme une hérésie. En 1950, elle fait ses débuts à la Scala de Milan en remplaçant Renata Tebaldi dans le rôle d’Aida. Sa rivalité avec cette dernière défraie la chronique tout au long de leurs carrières. Il semblerait cependant que cette rivalité ait été largement exagérée par les journaux de l’époque, qui n’ont eu de cesse de comparer la Callas avec cette autre très grande étoile de l’opéra, au style beaucoup plus conventionnel, donc bien mieux accueillie par les puristes. Elle fait son vrai début à la Scala en 1951, en Elena dans "Les Vêpres Siciliennes" de Verdi. Elle y reviendra régulièrement au cours de la décennie suivante. Elle s’illustre alors non seulement dans les classiques du répertoire, comme Norma ou la Traviata, qu’elle chante pour la première fois à Florence en 1951, mais aussi dans des œuvres moins données, qu’elle contribue à faire revivre. Elle chante Médée de Cherubini, un autre de ses rôles fétiches, au Teatro Communale de Florence en 1951, ainsi qu’Armida de Rossini, à Florence également, en 1952. La même année, elle fait ses débuts à Covent Garden dans "Norma", où chante également la jeune Joan Sutherland, qui deviendra l’une des chefs de file de la génération post-Callas. En 1953, elle réalise un célébrissime enregistrement de Tosca pour EMI, peut être son disque studio le plus renommé. La même année, alors qu’elle s’apprête à chanter Médée à Florence, elle entame un régime drastique. Sa perte de poids aura un impact sur sa voix, mais son nouveau physique contribue à son aura et à son statut de vedette. En 1954, elle chante "La vestale" de Spontini à la Scala. C’est également en 1954 qu’elle fait ses débuts au Lyric Opera de Chicago. La présence de Maria Callas à Chicago donne ses lettres de noblesses à la jeune institution. Pourtant, elle jure de ne plus remettre les pieds dans cet opéra après une performance de "Madame Butterfly" qu’elle y donne en 1955. En effet, les applaudissements n’ont pas encore cessé lorsqu'un marshal fait irruption dans sa loge pour lui apprendre qu'un ancien manager lui réclame de l'argent. Un paparazzi immortalise l’instant où Maria Callas, encore en kimono, pourchasse le marshal, son visage figé dans un rictus de rage. La photo, qui fait le tour du monde, contribue à cimenter son image de prima donna impétueuse. Toutefois, sa carrière est à son apogée. Elle réalise notamment deux de ses performances les plus légendaires à la Scala, dans les rôles de "La Somnambule" de Bellini et de "Violetta" dans "La Traviata" de Verdi, ainsi qu’une "Lucia di Lammermoor" de Donizetti exceptionnelle à l’Opéra d’Etat de Berlin sous la direction de Karajan. Elle continue d'ailleurs peu après d'y réaliser certaines de ses performances les plus légendaires, comme celle du rôle-titre d’Anna Bolena de Donizetti en 1957. En 1958, elle fait ses débuts à l’Opéra de Paris en récital. La même année, la Traviata qu’elle enregistre à Lisbonne rentre à jamais dans les annales, tout comme sa Médée de Dallas. La décennie 1960 est en dents de scie. Sa voix se dégrade du fait du nombre important de concerts chantés, du régime drastique que la cantatrice s'impose et d'une maladie mal diagnostiquée. Les médias donnent désormais une grande importance aux aspects extra-professionnels de sa vie, tels que sa liaison avec le magnat grec Aristote Onassis, dont elle devient la maîtresse, lors d’une croisière à laquelle ils participent tous les deux accompagnés de leurs conjoints. Au terme de la croisière, le mariage de Callas est terminé. Elle pense épouser Onassis, mais si celui-ci divorce de sa femme, il n’épousera jamais Maria Callas. Elle consacre tout de même de plus en plus temps à cette relation. Ses apparitions scéniques se font sporadiques. Sa voix commence à échapper à son contrôle. Sa prise de rôle la plus fameuse durant les années soixante est celle de "Carmen" de Bizet, qu’elle enregistre à la salle Wagram en 1964, dans lequel elle parvient à transcender les limites de sa voix grâce à son intensité dramatique. Elle ne chantera cependant jamais le rôle sur scène. En 1964-1965, elle réalise ce qui s’apparente à une tournée d’adieu, donnant les rôles les plus emblématiques de sa carrière dans les plus grandes salles, Médée, Norma et Tosca. Sa performance de "Tosca" à Covent Garden est filmée par Franco Zefirelli. Son vieil ami, Tito Gobbi lui donne la réplique en interprétant Scarpia. Mais Maria Callas n'a plus le goût de la scène et son public le ressent. Les dernières années de sa vie sont amères. Même si elle renonce à la nationalité américaine en 1966, ce qui revient à divorcer de Menighini, puisque la Grèce ne reconnaît que les mariages célébrés par l’Église orthodoxe, Aristote Onassis conserve sa distance. Il met même fin à leur liaison en 1969 afin d’épouser Jacqueline Kennedy. La même année, elle joue Médée dans le film de Pasolini. Il ne s’agit pas d’une version filmée de l’opéra de Cherubini qu’elle a tant chanté, mais de son premier et unique rôle parlé. Le tournage s’avère éprouvant, et le film reçoit un accueil mitigé. En 1970, elle est hospitalisée après une overdose de barbituriques, qu’elle affirme accidentelle. En revanche, la série de master-classes en 1971-1972 à la Juilliard School est un réel succès, non seulement parce qu’elle fait salle comble, mais aussi car elle témoigne de réels dons pédagogiques. Elle entame une relation avec le ténor Giuseppe di Stefano, lui aussi en fin de carrière, avec lequel elle entame une tournée mondiale de récitals en 1973. Les critiques sont sans merci, mais le public est au rendez-vous. Son dernier concert a lieu le dix novembre 1974, au Japon. Elle entre dans l'ultime et tragique phase de sa vie. Nous sommes le quinze mars 1975. Maria Callas, qui a fait ses adieux au public et réside désormais seule à Paris où elle s'est retirée du monde dans son appartement parisien au troisième étage du trente-six avenue Georges Mandel où ses seules occupations sont d'écouter ses vieux enregistrements et de promener ses caniches en empruntant chaque jour le même itinéraire, apprend la nouvelle qu'elle redoutait tant, la mort du seul amour de sa vie, Aristote Onassis. C'est un coup terrible pour celle qui lui a rendu visite à plusieurs reprises, durant son agonie, à l'Hôpital américain de Neuilly. Malgré le temps passé et les trahisons, Onassis est demeuré sa seule passion. Huit mois plus tard, le deux novembre 1975, une nouvelle épreuve frappe la Diva. Le réalisateur italien Pier Paolo Pasolini, celui qui six ans plus tôt, lui avait offert le rôle principal dans son film "Médée" et à qui elle devait en partie la résurrection de sa carrière, est sauvagement assassiné sur une plage, près de Rome. Mais la terrible série noire se poursuit. Le dix-sept mars 1976, c'est Luchino Visconti qui décède à son tour. Épuisée moralement et physiquement, prenant alternativement des barbituriques pour dormir et des excitants dans la journée, se soignant à la coramine pour ses brusques chutes de tension, elle meurt brutalement d'une embolie pulmonaire le seize septembre 1977, à l'âge de cinquante-trois ans. Sur sa table de chevet sont retrouvés des comprimés d'un hypnotique, dont elle aurait pu, par accident, absorber une trop forte dose. Comment ne pas envisager le suicide ? Celle qui avait été l'une des plus flamboyantes chanteuses lyriques au monde apparaissait comme une femme prématurément viellie. Tout au long de sa carrière, Maria Callas aura cultivé une farouche indépendance. Elle n'aura eu de cesse de vouloir concentrer sur elle toute la lumière, au risque de se brouiller avec ses partenaires de scène, femmes et hommes. Le suicide de la Diva au moyen d'une surdose de médicaments est donc concevable. Maria Callas fut incinérée au cimetière du Père-Lachaise où une plaque (division quatre-vingt- sept) lui rend hommage mais dès le premier jour, l'urne funéraire disparut puis fut retrouvée miraculeusement deux jours plus tard. Ses cendres, ou ce que l'on pense être comme telles, seront dispersées en 1980 en mer Égée, au large des côtes grecques, selon de prétendues dernières volontés, jamais retrouvées. On a pas fini de s'interroger sur les circonstances et les causes réelles de sa disparition. Mais n'est-ce pas là le lot des gloires immortelles ? Bibliographie et références: - Yann Brice-Dherbier, "Maria Callas, les images d'une vie" - Félix Guillermo Daglio, "Maria Callas" - Claire Alby, Alfred Caron, "Passion Callas" - Alain Duault, "Dans la peau de Maria Callas" - René de Ceccatty, "Maria Callas" - Madeleine Chapsal, "Callas l'extrême" - Anne Edwards, "Maria Callas intime" - Eugenio Gara, "Maria Callas" - René Leibowitz, "Le secret de la Callas" - Pierre-Jean Rémy, "Callas, une vie" - Éric-Emmanuel Schmitt, "La Callas" Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 21/12/20
Ma vie ne tient qu’à un fil. Une cordelette rouge vif. Selon ses désirs, elle se glisse autour de mes seins, de mon cou, de mes reins. Elle vient fendre mes lèvres les plus charnues, s’humidifier à ma source, écarteler les deux belles pommes qui forment mon cul. Il aime que je garde cette corde sur moi. Elle me suit partout. Dans les cabines d’essayages où je m’étreins le sein, dans ma voiture pendant que je dévore sa queue, et même quand je marche dans la rue, sentant les fibres se frotter contre mon sexe gonflé d’envie, inondant mes cuisses. Mon maître veut des photos, que je m’empresse de lui donner, car je veux plaire à mon maître. Ce fil est notre lien, la distance notre fardeau. Quand je verrai mon maître, il jouera avec mon corps, il serrera le lien pour me garder tout contre sa peau, il tirera sur la corde pour me prendre au plus profond. Il attachera mes poignets et mes chevilles pour jouer avec mon con, y introduire toutes sortes d’objets oblongs car mon maître sait qu’il s’agit de l’un de mes jeux favoris. Je retrouve toujours mon maître grâce à ce fil. Qu’il me partage ou me garde à lui, que ses amis me baisent ou qu’il passe la soirée à me regarder me caresser seule, mon maître n’a pas besoin de me mettre un collier, sa cordelette rouge vif va toujours me ramener.
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Par : le 21/12/20
La soirée était bien avancée mais Maîtresse Adèle ne semblait pas vouloir s’arrêter à ces préliminaires. Profitant que ses amies étaient bien occupées avec mes collègues soumis, elle nous entraîna à l’étage. C’est Maîtresse Adeline qui tenait la laisse et me tirait sans ménagement tandis que Maîtresse Adèle lui caressait délicatement les fesses. J’étais un peu jaloux de temps de délicatesse mais je me tut pour ne pas risquer les foudres de ma Maîtresse. Je fut jeté sur le lit, sur le dos, et pendant que Maîtresse Adèle m’attachait les poignets à la tête de lit, Son élève Adeline me noua les chevilles aux pieds. J’étais à leur merci bandeau et bâillon vinrent compléter la contrainte. A ma grande surprise, je n’avais pas peur et j’étais très excité d’être à leur merci ainsi. Les tortures arrivaient toute en surprise et ceci me fit bien bander. Je devinais que mes Maîtresses se délectaient de cette érection car je recevait des coups de badines sur ce sexe tendu. Des pinces ne tardèrent pas à garnir mes tétons. Je senti la douleur quand elles tirèrent dessus. Une chaîne devait les relier ensemble car la tension semblait égale. Elle relâchaient la tension puis reprenait un peu plus fort. Cela dura, mais je ne sentais presque plus la douleur jusqu’au moment où mes Maîtresses libérèrent les tétons. C’était un éclair de douleur mais je ne pouvais même pas crier ce qui rendit le supplice des plus jouissif. La badine continuait à torturer ma bite et mes couilles maintenant toujours cette érection un peu contre nature. Rapidement, je senti Maîtresse Adeline s’empaler dessus et faire les va-et-vient qui firent monter mon désir et surtout mon envie de jouir. Maîtresse Adèle ne perdait pas son temps et était venu se placer à califourchon sur mon visage. En glissant d’avant en arrière, la boule de mon bâillon devait bien l’exciter car je sentais son liquide royale me couler sur la bouche. J’essayais désespérément d’en capter la moindre goutte. Maîtresse Adeline finit par me faire jouir et j’éprouvais une grande fierté à avoir éjaculer en elle. Presque au même instant, je sentis l’orgasme de Maîtresse Adèle déjà par un soupir de satisfaction et par une éjaculation abondante. Moi qui avait toujours rêvé de faire l’amour à une femme fontaine, j’étais servi. Mes Maîtresses se détournèrent de moi, me détachèrent et m’entraînèrent dans un sorte de panier, probablement plus destiné à un chien qu’à un humain. Abandonner dans ce panier sans avoir pu me débarbouiller et sans qu’elles m’aient libéré de mes baillons, je me recroquevillais pour trouver un peu de sommeil. Malgré la fatigue, je devinais bien que Maîtresse Adèle continuait l’éducation de Maîtresse Adeline en la soumettant à ces caprices. Finalement la fatigue fut plus forte et je m’endormis comme le chien que j’étais devenu. Mes rêves m’avaient abandonnés et je devais encore dormir profondément quand je sentis le jet chaud d’un liquide que je ne mis pas longtemps à identifier comme l’urine de ma Maîtresse. Lestement, elle avait retiré mes baillons et m’intima l’ordre de tout avaler. Un fois soulagé, c’est maîtresse Adeline qui est venu se soulager dans ma gorge. Pas de doute, j’avais eu droit à mon petit déjeuner ; Champagne royal. Mes Maîtresses étaient ravies. Elles me traînèrent dans la douche, toujours avec ma laisse attachée où vous savez et je déchantais vite en comprenant qu’elle n’avait aucune intention de me laver à l’eau chaude. Je grelottais mais j’avais quand même la satisfaction de ne pas sentir trop mauvais. Le chien que j’étais devenu ne bénéficia pas de la serviette et bien entendu il m’était interdit de m’ébrouer. Je fus emmené sur une petite terrasse et ce sont les premiers rayons de soleil de la journée qui me séchèrent. J’avais froid mais j’avais une telle fierté d’avoir découvert ce monde sans aucune concession que mon cœur réchauffait mon corps. Depuis notre arrivée Maîtresse Adèle ne m’avais que peu parlé et je ne savais pas trop si j’avais été à la hauteur. Alors quelle surprise quand je la vis venir me chercher sur la terrasse et me féliciter pour ma prestation d’ensemble. « Je suis fière de toi me dit-elle, tu as été digne de ta Maîtresse » Vous n’avez jamais été envahi par un sentiment d’importance ? Et bien j’étais subjugué. Mais je retombais vite sur terre, à ma condition d’esclave. « Aujourd’hui, nous allons organiser un jeu de cache-cache dans le parc alors tu reste comme cela, tout nu comme Adam et Eve » me lança Maîtresse Adèle. A suivre
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Par : le 21/12/20
À un journaliste qui lui demandait en 1961: "Comment vous situez-vous dans la littérature actuelle ?", Françoise Sagan répondit: "L'écrivain le plus lu". Boutade peut-être et constat lucide aussi de celle qui, en 1954, connut avec son premier roman une célébrité immédiate et mondiale. Avec plus de trente millions de livres vendus en France et une œuvre traduite dans une quinzaine de pays, l'auteur de "Bonjour tristesse" est un des écrivains les plus populaires de la seconde moitié du XX ème siècle. Pourtant, son œuvre a été continuellement regardée avec suspicion par la critique. Avec son air mutin et sa drôle d’allure de garçon manqué, la jeune fille âgée de dix-neuf ans, est pétrifiée au milieu du grand dîner littéraire organisé en son honneur. Son premier roman vient d’obtenir le prix des critiques, doté de cent mille francs, qu’on lui remet en espèces car, mineure, elle ne peut recevoir de chèque. De retour chez ses parents, elle abandonne l’argent dans un tiroir que sa mère, affolée, découvrira le lendemain. Son père, à qui elle demande conseil quant à la meilleure manière de le dépenser, lui répond: "Jette-le par la fenêtre." Elle n’aura pas besoin de l’entendre deux fois. Les billets tombent du ciel et très vite se transforment en voitures de course, manteaux de fourrure, whisky pour tous. À ce rythme-là, la légende Sagan ne va pas tarder à envahir le paysage médiatique. Pourtant, rien ne prédisposait la jeune Françoise Quoirez à devenir une star. Née dans la propriété maternelle du Lot, à Carjac, le 21 juin 1935, elle passe ses premières années bourgeoisement, boulevard Malesherbes à Paris. Arrivée après Suzanne, onze ans, Jacques, huit ans et Maurice, mort en bas âge, Françoise, dite "Kiki", est choyée. "Les parents lui passaient tous ses caprices", déplorait sa soeur aînée. Adulte, gâtée par le succès, elle restera un "Petit Poucet androgyne", qui sème des trous de cigarettes partout sur son passage. Si la famille maternelle est constituée de petits propriétaires terriens désargentés du Lot, le père, lui, est un industriel du Nord. Lorsque la guerre éclate, il prend la direction d’une usine dans le Dauphiné, afin de mettre sa famille à l’abri des fracas parisiens. "Un coup loupé", constatera Sagan, avec placidité. Car, de fait, au cœur du Vercors, elle grandit dans la plus grande agitation, entre arrestations et exécutions. "J’étais une fille timide, bégayante, terrorisée par les professeurs." Un parfait préambule aux échecs successifs de sa scolarité. À l’adolescence, la gamine indisciplinée est invariablement renvoyée de toutes les institutions catholiques dans lesquelles ses parents malgré tout tentent de lui faire acquérir un minimum d’éducation. Son occupation principale, déambuler dans les rues, sa seule passion, la lecture. En désespoir de cause, ses parents, magnanimes, l’inscrivent au Cours Hattemer pour y passer son baccalauréat. Heureuse initiative, elle y rencontre Florence Malraux, fille d’André et de Clara qui devient son amie pour la vie. Celle-ci l’encouragera à faire éditer son premier manuscrit. Prise d'un amour immodéré pour les textes, elle lit des auteurs français et étrangers, classiques ou contemporains comme Stendhal, Flaubert, Proust, Rimbaud, Gide, Camus, Sartre, Dostoïevski, Faulkner, Hemingway, Joyce, ou encore Tenessee Williams. Est-ce pour justifier la déception qu’elle inflige à ses parents, que la jeune fille, dotée d’une imagination hors du commun, fait croire à son entourage qu’elle écrit un roman? Toujours est-il qu’à force sans cesse de le répéter, elle s’est sentie obligée de l’écrire, au cours de cette année 1953, alors qu’elle ratait ses débuts universitaires. "Bonjour Tristesse" paraît donc en mars 1954 chez Julliard sous le pseudonyme de Françoise Sagan, le père ayant refusé que son nom apparaisse sur la couverture. Le prince de Sagan est un personnage de la "Recherche du temps perdu" de Marcel Proust. Après le prix des critiques, un article du respecté François Mauriac encense les qualités littéraires du texte et qualifie son auteur de "charmant petit monstre": le phénomène Sagan est en marche. Un million d’exemplaires vendus, traduit dans vingt-cinq langues, tournée américaine. D’abord désemparée par ce succès qui la dépasse et lui ressemble assez peu, la romancière finit par s’en accommoder. Elle déclarait "J’ai porté ma légende comme un masque délicieux". Dans cette légende, défile une jeunesse insouciante indéfectiblement liée. Florence Malraux, l’écrivain Bernard Franck, le danseur Jacques Chazot, et surtout Jacques Quoirez, son frère, avec lequel elle partage un appartement. Elle fait la fête dans des lieux à la mode tel Saint-Germain-des-Prés où elle se lie avec Juliette Gréco, la normandie d'Honfleur ou de Deauville, Saint-Tropez, où elle assiste au tournage de "Et Dieu créa la femme", de Roger Vadim, avec Brigitte Bardot. Elle conduit des voitures de sport à une vitesse d’enfer, offre à boire toute la nuit et vit comme si chaque jour était le dernier, comme si la vie était éternelle. Elle aurait pu craindre, en 1956, que son second roman, "Un certain sourire", ne marque l’arrêt de sa carrière. Bien au contraire, le succès est confirmé, la fête peut continuer. Elle déclare appartenir au cercle très fermé des joueurs qui "ne craignent pas de perdre ce qu’ils ont, ceux qui considèrent toute possession matérielle ou morale comme provisoire, qui considèrent toute défaite comme un aléa, toute victoire comme un cadeau du ciel." De fait, Le destin frappe en avril 1957. Son Aston Martin, poussée à sa vitesse maximale, dérape sur une départementale, les passagers sont éjectés, la voiture retombe sur sa conductrice. Résultat, crâne ouvert, onze côtes, l’omoplate, les poignets, deux vertèbres, cassés. À Creil, on lui donne l’extrême-onction. Des mois d’hôpital, des douleurs à peine calmées par la morphine, vont plonger la romancière dans l’univers noir de l’addiction. Dès lors, la personnalité future de Sagan, qui ne cessera de flirter avec les extrêmes est en place. Sa légèreté et sa noirceur, son élégance et sa douleur fabriqueront à jamais sa légende. Nul doute que cette expérience ait influencé les années suivantes, son mariage avec l’éditeur Guy Schoeller, de vingt ans son aîné, ou l’achat de son manoir, entre Deauville et Honfleur, le lendemain d’une soirée au casino, un huit août où, ayant misé sur le huit, elle a gagné quatre-vingt mille francs, prix fixé par le propriétaire. Avec la guerre d’Algérie, Sagan légère, devient Sagan engagée. Elle se découvre une conscience de gauche qui ne la quittera plus. Elle signera alors plus tard le "manifeste des trois-cent-quarante-trois salopes" pour l’avortement, et enfin, deviendra l’amie de François Mitterrand. En attendant, le "charmant petit monstre" construit sa vie, divorce, tombe amoureuse d’un mannequin américain, Bob Westhoff, met au monde son fils unique, Denis, en 1962. Outre ses romans, elle écrit quelques articles et s’essaie au théâtre avec plus ou moins de bonheur, "Un château en Suède" ou "La robe mauve de Valentine" seront des succès, les autres pièces plutôt des échecs, mais le principal est que l’expérience l’amuse follement. Pour Sagan, profiter de la vie est, en soi, une activité. "Le plus grand luxe, c’est pouvoir prendre son temps. La société vole le temps des gens". Elle se sait privilégiée. Lorsqu’on lui reproche de cantonner ses personnages dans des milieux sociaux privilégiés, elle répond qu’elle ne voudrait pas s’abaisser à gagner de l’argent sur le dos d’une misère qu’elle ne connaît pas. Ce qui l’intéresse, c’est l’âme humaine, dans sa nudité, et ce qu’elle explore, l’amour, la solitude, transcende l’économie. "Il y a tout l’être humain à fouiller", c’est suffisant. L’argent, elle s’en fiche, "Les gens que j’aime, c’est ce qui compte le plus pour moi". Ce désintéressement absolu sera porté à son discrédit. "Je ne sais pas si ce qu’on me reproche le plus est d’avoir gagné beaucoup d’argent ou bien de l’avoir dépensé." Son fils, Denis, raconte qu’elle gardait, dans un placard, un chapeau rempli de billets afin que les amis se servent sans avoir à demander. Ses frasques liées à l’alcool, ses démêlés avec le fisc, sa solitude, trouvent une accalmie au milieu des années soixante-dix lorsqu’elle tombe amoureuse de la styliste Peggy Roche. La romancière qui avait clamé: "Je n’aime pas la mode, je la fuis totalement, à tous les niveaux", se découvre quelques talents de chroniqueuse du monde de la mode. Quinze années de vie commune lui apportent une certaine sérénité. Le décès de Peggy en 1991 marquera le début du déclin de Sagan. Certes, son frère adoré est mort, en 1989. Certes, ses démêlés avec la drogue et la justice commencent à la miner. Mais surtout, la disparition de son indéfectible compagne la plonge dans la plus grande affliction. Elle se laisse flouer par un industriel de Elf cherchant à atteindre le président Mitterrand, afin d’obtenir une exploitation de pétrole en Ouzbékistan. Naïvement, elle sert d’intermédiaire et accepte en échange le financement de la rénovation de son manoir en normandie. Lorsque le fisc vient lui réclamer les sommes correspondant aux travaux, Sagan est déjà ruinée. De l’affaire Elf, elle ne se relèvera pas. Les toutes dernières années de sa vie, elle va les passer dans une dépendance douloureuse, clouée au fauteuil par une opération de la hanche, mise sous tutelle, interdite de chéquier, à la merci de sa dernière compagne, Ingrid Mechoulam, millionnaire, qui a racheté tous ses biens, la mettant ainsi à l’abri de la pauvreté mais l’isolant complètement de ses amis. Sagan n’est pas du genre à se plaindre. La politesse est son épine dorsale. Sa définition de la politesse, savoir prendre soin des autres, leur épargner nos plaintes. La politesse, c’est l’élégance absolue. Françoise Sagan décline physiquement, ne pesant plus que quarante-huit kilos. Elle meurt, le vingt-quatre septembre 2004, d'une embolie pulmonaire à l'hôpital de Honfleur près de son ancienne résidence d'Équemauville. Un ultime roman, "Les Quatre Coins du coeur", retrouvé à l'état de manuscrit par son fils Denis Westhoff, sera publié après sa disparition. Elle est inhumée auprès de son frère, de ses parents, de son second mari, Robert Westhoff, et de sa compagne, Peggy Roche, dans le cimetière du village de Seuzac, à quelques kilomètres de Cajarc dans le Lot. "J’ai du talent mais pas de génie", s’excusait-elle. Elle a pourtant eu celui d’inventer une romancière vivante, sensible, élégante et profondément humaine. Bibliographie et références: - Denise Bourdet, "Françoise Sagan" - Gérard Mourgue, "Françoise Sagan" - Pol Vandromme, "Françoise Sagan ou l’élégance de survivre" - Jean-Claude Lamy, "Sagan" - Nathalie Morello, "Françoise Sagan" - Sophie Delassein, "Aimez-vous Sagan ?" - Alain Vircondelet, "Un charmant petit monstre" - Geneviève Moll, "Madame Sagan, à tombeau ouvert" - Annick Geille, "Un amour de Sagan" - Pascal Louvrier, "Sagan, un chagrin immobile" - Ève-Alice Roustang, "Françoise Sagan, la générosité du regard" Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 20/12/20
Nous ne conservons en mémoire que les prouesses marginales, les nuits d'excès, les scènes d'humiliations, les actes pervers et les situations paradoxales ou baroques. Aussi pour réveiller les souvenirs de notre mémoire érotique, il nous faut déambuler dans le grenier de notre cerveau pour y ouvrir de vieilles malles à la recherche de porte-jarretelles, de lettres coquines et délicieusement salées. Parfois nous retrouvons dans ce bric-à-brac des amours mortes une ceinture oubliée qui laissait sur la peau satinée d'une jeune fille des stries d'un rouge vif et provoquait chez elle une réaction vive où se mêlaient l'effroi, la pudeur offensée, la reconnaissance. Nous revoyons les menottes dont elle autre souhaitait qu'on lui attache ses gracieux poignets aux montants du lit. D'autres objets ou manigances du plaisir surnagent dans la mémoire, devenus tout aussi incongrus, obsolètes et poussiéreux que les anachroniques bicyclettes de l'arrière-grand-père. La ceinture est là, racornie, craquelée, mais que sont devenues la délicieuse croupe prête à recevoir son châtiment désiré, et la jeune femme aux airs de collégienne qui voulait être punie ? Elle est sans doute aujourd'hui, une mère de famille honnête, qui sait même, donne des leçons de catéchisme et qui se récrierait bien haut si on avait l'indélicatesse de lui rappeler ses anciens égarements et ses pâmoisons illicites. Chaque femme possède sa manière bien à elle de faire l'amour. Elle a son identité sexuelle, ses seins éprouvent des émotions particulières, son sexe est aussi singulier que son empreinte digitale. Au même titre que la teinte de ses cheveux, sa taille, la couleur de ses yeux. Le sexe de chacune a son rythme propre, sa palpitation, son émoi. Si on pose l'oreille sur sa vulve comme on procède aussi avec les grands coquillages pour écouter la mer, on entend une longue plainte distincte, un frisson venu des profondeurs de l'être qui sont la marque d'une personne unique. Cette identité sexuelle, doit-on la taire ou en révéler les expressions, les appétits, les fièvres ? Nul n'est besoin de la décrire. Dans la nuit noire, les yeux bandés, l'amante reconnaît le goût de sa bouche, de son sexe, avec leur rythme ardent ou paresseux, son haleine chaude, son parfum lourd ou opiacé, sa saveur acide ou âcre de tabac. Toute amoureuse possède sur se sujet un certain appétit. Mais il n'est pas certain qu'elle désire toujours être rassasiée. Au contraire, il peut lui être gré de ne rien imposer et de laisser libre cours à son imagination. Car c'est un paradoxe. Plus on décrit les gestes de l'amour, plus on les montre, plus la vision se brouille. En matière sexuelle, on ne voit bien que soi-même. Et la description sexuelle risque d'égarer la curiosité. C'est donc aux deux amantes de remplir avec leur imagination sentimentale ou érotique, les blancs, les points de suspension, les corsages dégrafés, les bas déchirés et les porte-jarretelles entrevus, que le désir leur offre afin qu'elles les agrémentent à leur guise. L'amour le plus beau, c'est celui qui nous donne un canevas pour reconstruire notre vie, nos rêves et nos fantasmes. Ce sexe crûment exposé, on l'emploie souvent comme cache-misère de l'indigence romanesque. Comme dans un rêve, on entendait le feulement de Charlotte monter peu à peu vers l'aigu et un parfum déjà familier s'exhala de sa chair sur laquelle les lèvres de Juliette étaient posées. La source qui filtrait de son ventre devenait fleuve au moment qui précède le plaisir et quand elle reprit la perle qui se cachait entre les nymphes roses qu'elle lui donnait. Elle se cambra alors de tous ses muscles. Sa main droite balaya inconsciemment la table de travail sur laquelle elle était allongée nue et plusieurs objets volèrent sur la moquette. Un instant, ses cuisses se resserrèrent autour de sa tête puis s'écartèrent dans un mouvement d'abandon très doux. Elle était délicieusement impudique, ainsi couchée devant Juliette, les seins dressés vers le plafond, les jambes ouvertes et repliées dans une position d'offrande totale qui lui livrait les moindres replis de son intimité la plus secrète. Quand elle commençait à trembler de tout son être, elle viola d'un doigt précis l'entrée de ses reins et l'orgasme s'abattit sur elle avec une violence inouïe. Pendant tout le temps que le feu coula dans ses veines, Juliette but les sucs délicieux que son plaisir libérait et quand la source en fut tarie, elle se releva lentement. Charlotte était inerte, les yeux clos, les bras en croix. Venant d'un autre monde, sa maîtresse entendit sa voix lui dire qu'elle était heureuse et qu'elle voulait que cela ne finisse jamais. Juliette s'agenouilla entre ses jambes et Charlotte voyait ses cheveux clairs onduler régulièrement au-dessus d'elle. Sa vulve était prisonnière du plus doux et du plus chaud des fourreaux qui lui prodiguait la plus divine des caresses. Un court instant, elle s'interrompit pour lui dire qu'elle n'aurait jamais cru que c'était aussi bon de se soumettre puis brusquement, adorablement savante, sa main vint se joindre à ses lèvres et à sa langue pour la combler. Mille flèches délicieuses s'enfoncèrent dans la chair de Charlotte . Elle sentit qu'elle allait exploser dans sa bouche. Elle voulut l'arrêter mais bientôt ses dents se resserrèrent sur la crête rosée. Un plaisir violent et doux s'abattit sur les deux amantes et le silence envahit la pièce. Le plafond était haut, les moulures riches, toutes dorées à la feuille. Juliette invita Charlotte à pénétrer dans la salle de bains où elle fit immédiatement couler l'eau dans une baignoire digne d'être présentée dans un musée, un bassin en marbre gris à veinures rouges, remontant à l'avant en volute, à la façon d'une barque. Un nuage de vapeur emplissait le monument. Elle se glissa dans l'eau, avant que la baignoire ne fut pleine. La chaleur est une étreinte délicieuse. Une impression d'aisance l'emplit. Voluptueuse, Charlotte s'abandonna à ce bien-être nouveau sans bouger. Le fond de la baignoire était modelé de façon à offrir un confort maximum, les bords comportaient des accoudoirs sculptés dans le marbre. Comment ne pas éprouver un plaisir sensuel ? L'eau montait sur ses flancs, recouvrait son ventre pour atteindre ses seins en une onde caressante. Juliette ferma les robinets, releva les manches de son tailleur et commença à lui masser les épaules avec vigueur, presque rudesse. Ses mains furent soudain moins douces sur son dos. Puis alors à nouveau, elle la massa avec force, bousculant son torse, ramollissant ses muscles. Ses doigts plongèrent jusqu'à la naissance de ses fesses, effleurant la pointe de ses seins. Charlotte ferma les yeux pour jouir du plaisir qui montait en elle. Animé par ces mains fines et caressantes qui jouaient à émouvoir sa sensibilité. Une émotion la parcourut. L'eau était tiède à présent. Juliette ouvrit le robinet d'eau chaude et posa ensuite sa main droite sur les doigts humides de Charlotte, l'obligeant à explorer les reliefs de son intimité en la poussant à des aventures plus audacieuses. Juliette perdit l'équilibre et bascula sur le bord de la baignoire. Son tailleur trempé devint une invitation à la découverte, et la soie blanche de son corsage fit un voile transparent révélant l'éclat de ses sous-vêtements. Elle dégrafa sa jupe et se débarassa de son corsage. Dessous, elle portait un charmant caraco et une culotte de soie, un porte-jarretelle assorti soutenant des bas fins qui, mouillés, lui faisaient une peau légèrement hâlée. Ses petits seins en forme de poire pointaient sous le caraco en soie. Elle le retira délicatement exposant ses formes divines. Bientôt, les mains de Charlotte se posèrent langoureusement sur ses épaules et glissèrent aussitôt sous les bras pour rencontrer les courbes fermes de la poitrine. Son ventre palpita contre les fesses de son amante. Elle aimait cette sensation. Peu à peu, ses doigts fins s'écartèrent du buste pour couler jusqu'à la ceinture élastique de la culotte. La caresse se prolongea sous le tissu. Juliette pencha la tête en arrière et s'abandonna au plaisir simple qui l'envahit. Alors, rien n'exista plus pour elle que ce bien-être animé par le voyage de ces doigts dans le velours de sa féminité. L'attouchement fut audacieux. Combien de temps restèrent-elles ainsi, à se caresser et à frissonner, ne fut-ce pas un songe, l'ombre d'un fantasme ? Elles n'oseraient sans doute jamais l'évoquer. Mais brusquement, revenue à la réalité, Juliette se rhabilla et abandonna Charlotte sans même la regarder. Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 20/12/20
Le jour est tombé depuis longtemps. J’ai baissé la lumière. Tu es en train de lire, assis sur le canapé que j’ai quitté il y a quelques instants. Il est l'heure de te rejoindre. De nous rejoindre. J'ai envie de profiter de toi. Je sors de la douche. Parce que j’aime me sentir propre, fraîche quand je me donne à toi. Je marche vers toi. Nue, fière, altière. Je sens ton regard sur moi. J’aime ce que j’y lis. Tu te lèves. Tu me prends dans tes bras. Tu passes ton index sur mes lèvres. Lentement. Ce geste seul suffit à faire monter le désir en moi. Désir de toi. Tu forces mes lèvres. Je suce doucement. Comme tout à l’heure, je te prendrais à nouveau en bouche. Autrement. Pour jouir de toi. Je me colle contre toi. Je me frotte à toi. J''ondule contre toi, lovée contre toi, tout en posant mes lèvres dans ton cou. Je sens ton désir de moi. Et cette chaleur en moi. Ce besoin irrépressible de toi. L’avantage avec vous les hommes c’est que vos corps sont incapables de mentir :smile:. Doucement, je dégrafe les boutons de ta chemise. Je n’aime pas te dire « objet ». Je te préfère sujet, acteur. Et moi objet de tes ardeurs. Pourtant c’est ce que tu es à ce moment là. L’objet de mon désir. Ta chemise est tombée. Je te parcours de ma langue, Plaquée, collée à toi. Tu te laisses faire. C’est pour ça que je n’aime pas que tu prennes une douche avant. Pour goûter la saveur de ta peau, de ton corps. Lentement, je me laisse glisser le long de toi. Je suis à genoux devant toi. J'embrasse l’emplacement de ton sexe. Malgré l’étoffe, je sens ton odeur. Sous ton pantalon, ta queue est dure, raide. Je sens l'humidité entre mes cuisses. L’envie que je ressens se fait pressante, Trop forte. Je dégrafe ta ceinture, le pantalon tombe à son tour. Tu n’est plus seulement objet de désir, mais de vénération, d’adoration. Ton caleçon est insuffisant pour te contenir. Je goûte à ce qui en dépasse. Tu me relèves. Tu m'emmènes avec toi. Tu ne me bandes pas les yeux cette fois. Pour que je puisse continuer de lire le désir dans les tiens. Le voyage, notre voyage commence.
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Par : le 20/12/20
Pour ceux à qui la lecture ne fait pas peur, un maître en la matière d'histoire de chatouille :) Première d'une histoire nommé "la chapelle". Menu à bord : bondage, chatouille, fétichisme des pieds, orgasme, etc... Petite mise en garde : l'histoires présentent des aspects sexuels suscpetibles de heurter la sensibilité d'un public non averti même si nous sommes tous sensé être majeur :) Ne pas oublier également qu'il s'agit d'une fiction ! Il doit bien être deux heures du matin, se dit Virginie en jetant un regard sur sa montre. Celle-ci avouait largement deux heures et demie. La nuit sans lune conférait au campus endormi des allures inquiétantes. En bas sur le parking, deux phares s'allumèrent, immédiatement accompagnés du toussotement d'un moteur fatigué : Virginie reconnut aussitôt la 2CV de Vincent. Ce dernier lui avait proposé de l'emmener chez lui mais elle avait décliné son offre, prétextant qu'elle préférait prendre l'air avant d'aller se coucher. Ce soir, elle n'éprouvait aucune envie de relation sexuelle. Et puis elle devait se lever tôt car son premier cours avait été exceptionnellement avancé à huit heures. Heureusement, demain soir commençaient les vacances de Pâques. Virginie comptait en profiter pour se reposer tranquillement, n’ayant prévu aucune autre activité que de se la couler douce pendant deux semaines. Dans un vacarme effrayant, la 2CV s'éloigna vers la grand route, s'évanouissant bientôt dans la nuit. Virginie enfouit ses mains au fond de ses poches et s'éloigna dans l'allée sombre et silencieuse. Elle marchait d'un pas léger, laissant son allure se rythmer de l'alternance des zones d'ombre et de lumière laiteuse de l'éclairage public. Sa mémoire la ramena aux principaux événements de la soirée, surtout à ce gage que lui avait fait subir cette vipère de Sabine : - Et si nous lui chatouillions les plantes de pieds ? avait-elle proposé non sans malice. Malgré ses protestations, Virginie avait été forcée de se coucher sur le dos, à même le sol du salon. Quatre volontaires, dont elle ne se rappelait même plus les noms, lui avaient immobilisé les poignets et les chevilles. En revanche, elle se souvenait parfaitement de Sabine et Catherine qui s’étaient agenouillées chacune devant un de ses pieds immobilisés. Puis, avec des mouvements parfaitement synchronisés, elles lui avaient soigneusement dénoué les lacets de ses tennis avant de les lui retirer. Virginie se souvenait de ce regard complice qu’elles avaient alors échangé, tandis que d’un geste brusque elles arrachaient les chaussettes de leur prisonnière, découvrant ses deux pieds nus superbes aux formes parfaites. - Très mignons ! avait lancé Sabine. Voyons à présent s’ils sont aussi également très chatouilleux. Et tandis qu’elle prononçait ses derniers mots, ses doigts s’étaient mis à effleurer délicatement la peau nue et vulnérable qui s’offrait à eux, aussitôt imités par ceux de sa complice. Catherine s’était occupée de son pied gauche, assez maladroitement d’ailleurs, et lui avait chatouillé surtout la base des orteils. Virginie n’avait éprouvé aucune difficulté à soustraire par de petits mouvements vifs son pied nu des attouchements les plus réussis de son bourreau, apparemment néophyte en la matière. Sabine, en revanche, avait fait montre d’une adresse peu commune. Elle avait commencé par immobiliser d’une main ferme les orteils de son pied droit, avant de se mettre à lui chatouiller du bout des ongles le creux de sa plante de pied. Immédiatement, la sensation avait été quasi insoutenable et Virginie s’était abandonnée à des rires nerveux mêlés à quelques hurlements lorsque Sabine touchait un point particulièrement sensible. En se remémorant ces événements, Virginie ne pouvait empêcher une irrésistible excitation de monter en elle à nouveau. Car elle cultivait depuis de longues années et dans le secret le plus absolu des fantasmes de chatouilles où elle jouait invariablement le rôle de la victime de supplices les plus étonnants. De toutes les parties de son anatomie, ses pieds étaient sans conteste ce qu’elle possédait de plus parfait. Elle leur consacrait chaque jour plus de temps que nécessaire à leur prodiguer les soins qu’ils méritaient à ses yeux. Elle ne marchait presque jamais pieds nus et portait toujours des chaussettes afin de ne laisser aucune chance aux callosités qu’elle considérait comme le pire de ses ennemis. Le résultat était à la mesure de toutes ses attentions : à vingt et un ans, ses pieds étaient restés ceux d’une adolescente et le soir, en regardant négligemment la télévision, elle se plaisait à caresser parfois pendant des heures leur peau douce et satinée en nourrissant un étrange sentiment de fierté et de satisfaction. Le fantasme des chatouilles représentait déjà pour Virginie un vieux compagnon. Il lui était venu vers l’âge de douze ans. Sa tante possédait une résidence secondaire en province où sa famille se réunissait une dizaine de fois par an. C’est là, dans la chambre mansardée de ses deux cousines, Stéphanie et Gaëlle, qu’elle découvrit sa surprenante fascination pour les chatouilles et les pieds nus. Elle découvrit également assez rapidement qu’elle se montrait de très loin la plus vulnérable des trois à ce supplice. Ses cousines décidèrent alors qu’elle serait désormais la victime toute désignée de leurs petits jeux innocents. Vers quatorze ou quinze ans, Stéphanie proposa un jour de pimenter les supplices en attachant leur prisonnière avec des cordes et en la bâillonnant. Gaëlle et sa complice devinrent rapidement des expertes dans cet art dont Virginie apprit plus tard qu’il s’appelait bondage. Il est vrai que les lits à barreaux de cuivre qui ornaient la chambre se prêtaient tout particulièrement à ces pratiques. Ligotée et bâillonnée, Virginie vit alors ses séances de chatouilles à la fois s’intensifier et se prolonger. Durant ces quelques années, Gaëlle et Stéphanie explorèrent avec méthode tous les raffinements possibles des supplices des plantes de pieds. Elles appréciaient avec une délectation sadique découvrir progressivement les pieds nus de leur infortunée victime : Virginie était ainsi presque toujours attachée en tennis et en chaussettes blanches (un rituel presque imposé, auquel tout manquement était sévèrement puni), que ses deux bourreaux lui retiraient ensuite avec une délicate lenteur directement proportionnelle à leur excitation. Stéphanie avait depuis longtemps jeté son dévolu sur les creux des plantes des pieds de Virginie, où la peau plus blanche trahissait chez elle une sensibilité ahurissante. Elle en connaissait chaque millimètre carré et toutes les façons de les effleurer pour arracher à Virginie les hurlements étouffés les plus aboutis. Gaëlle n’était pas en reste et était devenue l’experte de la base des orteils où les chatouilles plongeaient Virginie dans un état quasi second. Puis, vers l’âge de dix-sept ans, les réunions familiales se firent moins nombreuses et les jeunes filles abandonnèrent leurs jeux érotiques. Virginie ne s’en plaignit pas car elle commençait à redouter le moment inévitable où leurs ébats prendraient un tour moins anodin. En fait, ce fut elle qui arrêta, ou du moins fit tout pour cela, à partir du jour où Stéphanie parla de faire intervenir un garçon dans un prochain supplice. C’était l’époque des découvertes amoureuses et ses cousines lui avaient confessé récemment leur première expérience sexuelle. Virginie, moins pressée, ne voulut prendre aucun risque car elle ne connaissait que trop bien la perversité de Gaëlle et surtout de Stéphanie. D’ailleurs, ce fut à cette époque que Virginie déménagea. Elle perdit de vue ses cousines et le souvenir des séances de chatouilles endiablées s’estompa peu à peu. Certes, elle continua de cultiver ses fantasmes avec une obstination que les années n’atténuaient pas, mais le rêve avait désormais tout entier prit la place de la réalité. Sur ces considérations, le temps avait passé sans que Virginie s’en aperçoive et elle approchait à présent de chez elle. Elle s'engouffra dans la ruelle voûtée qui donnait accès à son immeuble. Pressant le pas, elle gravit rapidement les quelques marches de l’entrée avant de sursauter brusquement : derrière elle, surgissant de nulle part, une silhouette venait de se précipiter à son tour dans l'allée. Elle s'en voulut aussitôt de se montrer aussi craintive. Elle pénétra résolument dans le hall étroit et ralentit par habitude en passant devant sa boîte aux lettres. - Mademoiselle ! S’il vous plaît… Virginie se retourna d'un seul geste : la silhouette mystérieuse accourait droit vers elle. C’était une femme. L'inconnue s'immobilisa à deux pas : - Excusez-moi, je cherche la rue Montfort, mais je pense m'être égarée. Pouvez-vous m'aider ? - Bien sûr, répondit Virginie. Mais c'est à l'autre bout du campus, près de la Faculté des Lettres. Il y en a pour au moins trente minutes à pied. - J'ai un plan dans ma voiture, garée au bout de l'allée. Pourriez-vous m’y indiquer le chemin à suivre pour m'y rendre. Il fait nuit et c’est la première fois que je viens par ici... - D'accord, fit Virginie. Allons-y ! - Merci beaucoup. Il y en a juste pour une minute. Virginie n’avait pas pour habitude de prendre le risque d’accompagner ainsi une inconnue à une heure aussi tardive, mais elle était encore plongée dans les souvenirs de ses fantasmes d’adolescente et elle avait répondu machinalement sans réfléchir. A présent, il était trop tard pour faire demi-tour et elle emboîta le pas de l’inconnue. Arrivée au bout de l'allée, la jeune femme indiqua l’extrémité du parking : - Venez, ma voiture est juste là. Elle entraîna Virginie avec elle, longeant la file des voitures immobiles. Au moment où Virginie arrivait à la hauteur d'une fourgonnette de couleur sombre aux vitres opaques, les portes arrières du véhicule s'ouvrirent brutalement. Quatre silhouettes surgirent de la camionnette et se précipitèrent sur Virginie. Celle-ci n'eut même pas le temps de pousser un cri, et encore moins d'esquisser un geste de défense, qu'elle se retrouva ceinturée par ses agresseurs déterminés auxquels l’inconnue avait prêté immédiatement main forte, une main plaquée sur la bouche et entraînée sans ménagement à l'arrière du véhicule dont les portes se refermèrent aussitôt. Dans le feu de l’action, elle sentit à peine la fourgonnette démarrer dans un hurlement rageur du moteur. L’affaire avait été soigneusement préparée et rondement menée, car malgré l'instabilité de la fourgonnette et ses tentatives désespérées pour se libérer, en quelques secondes, Virginie se retrouva les poignets menottés aux ridelles du plafond . On la bâillonna soigneusement et un bandeau noir fut posé sur les yeux. Malgré le vacarme du moteur lancé à plein régime, une voix féminine se fit entendre distinctement : - Et bien, qu’est-ce que vous attendez ? Déshabillez-la ! Virginie sursauta lorsqu’une autre voix, toujours féminine, lui murmura presque dans l’oreille : - J’ai parié avec elle que tu avais de petits mamelons bruns. Elle préfère les roses. Mais elle ignore que je suis une tricheuse et que je t’ai déjà vue nue sous la douche. Virginie connaissait cette voix, mais son esprit chahuté ne réussissait pas à se concentrer suffisamment pour mettre un nom sur le timbre familier. Elle n’eut d’ailleurs guère le loisir de poursuivre ses réflexions car les événements se précipitaient tout autour d’elle. Malgré ses protestations, étouffées par son bâillon, ses agresseurs commencèrent à lui retirer ses vêtements. Ses poignets étant attachés au plafond, sa blouse et son soutien-gorge lui furent déboutonnés puis découpés au ciseau. Deux petits seins ronds et fermes pointèrent fièrement deux mamelons bruns aux proportions quasi parfaites. - Tu as perdu, lança la voix familière à sa complice. - Je le vois, répondit la première voix. De toutes façon, elle aurait été à toi pour la première épreuve. Virginie n’osait en croire ses oreilles tant ces propos paraissaient irréels. La seule chose dont elle était persuadée à ce stade, était que le hasard n’était pour rien dans ces événements : tout avait été soigneusement préparé et cette voix familière sur laquelle son esprit ne parvenait pas encore à mettre un visage devait certainement être au centre des explications. Virginie cherchait désespérément dans ses souvenirs récents un indice, mais ses agresseurs ne lui laissaient guère le temps de se penser. - Allez, reprit la voix familière. Voyons si ce que tu nous caches encore est à la hauteur de ce que tu nous offres déjà ! Et pour la seconde fois de la soirée, mais à présent dans des conditions nettement plus inquiétantes, on retira à Virginie ses tennis et ses chaussettes. Son jean puis son slip glissèrent le long de ses jambes, et elle se retrouva complètement nue. Sa nudité soudaine la figea dans une immobilité quasi parfaite, tandis qu’elle poussait de petits gémissements nerveux à travers son bâillon. Après avoir négocié de nombreux virages, la fourgonnette semblait s'être à présent engagée sur une autoroute, ou une route nationale. Profitant de la stabilité relative et nouvelle du véhicule, les agresseurs poursuivirent leur entreprise. Virginie étouffa un cri de réprobation : deux mains venaient de se poser sur ses seins et s’étaient mises aussitôt à rouler entre leurs doigts le bout de ses mamelons. Malgré la peur panique qui lui enserrait le ventre dans un étau, elle ne resta pas longtemps insensible à l’adresse redoutable des doigts inconnus. Ses bouts de seins réagirent naturellement dans un réflexe irrépressible, pointant fièrement d'excitation une rigidité manifeste. Virginie sentit alors un corps se coller juste derrière elle. Deux bras enlacèrent ses hanches et deux mains froides vinrent se poser sur son ventre, juste à hauteur de son nombril. Sa peur monta encore d’un cran dans un tourbillon d'images terrifiantes, et en même temps, elle ne pouvait empêcher l’excitation de la submerger peu à peu. Elle serra les poings et tira sur ses menottes dont les chaînes se tendirent dans un cliquetis métallique. Les mains qui lui caressaient le ventre descendirent lentement et inexorablement vers son pubis. Virginie haletait de désir et d'effroi. Les mains glissèrent doucement sur les bords de son pubis, et vinrent s’arrêter sur l'intérieur de ses cuisses, les extrémités des doigts effleurant ce qu’elle avait de plus intime. L’humidité apparente de son sexe ne laissait aucune place au doute quant au résultat des caresses érotiques dont elle était l’objet. - On dirait qu’elle est déjà toute excitée, fit la voix derrière elle. Sa ravisseuse entreprenante s’adressa ensuite directement à elle avec une révélation étonnante qui atteignit Virginie plus violemment encore qu’un direct à l’estomac : " Alors, petite fille, on dirait que tes fantasmes se réalisent. Mais nous n’en sommes qu’aux préliminaires, et tu seras sans doute surprise de découvrir tout à l’heure ce que nous sommes capables de faire à tes mignons petits pieds nus qu’on dit si chatouilleux. " Virginie n’osait y croire. Mais comment avaient-elles pu savoir ? Soudain, la vérité lui apparut si simple et évidente, et un visage vint en même temps se poser sur la voix familière : Stéphanie, la cousine des jeux interdits. Stéphanie qui en savait assez sur son compte pour expliquer en partie tout au moins sa situation actuelle. Virginie ne pouvait en revanche pour l’instant dévoiler à ses agresseurs qu’elle avait reconnu l’une d’entre elles, son bâillon la forçant à un silence d’esclave soumise aux outrages les plus pervers. La voix derrière elle reprit à l’attention de ses complices : - Je vais y aller. Attrapez-lui les chevilles ! Plusieurs mains empoignèrent fermement les chevilles de la prisonnière pour lui immobiliser les jambes. Virginie tenta un instant de se débattre mais devant l'inutilité de ses efforts, elle abandonna presque aussitôt toute résistance. Comme elle s’y attendait, les doigts habiles de Stéphanie, pour la première fois, lui touchèrent directement le sexe. Ils lui écartèrent d’abord les lèvres avant de la pénétrer tout simplement. Virginie crut s'évanouir tant l'excitation était forte. Tandis que les doigts impudiques et audacieux avaient commencé un va-et-vient somme toute assez banal, Virginie sentit le pouce de Stéphanie s’approcher presque imperceptiblement de son clitoris. Lorsqu’il le toucha enfin, Virginie poussa un long gémissement, tandis que ses reins se cambraient irrésistiblement. Ses bourreaux éprouvaient à présent les plus grandes difficultés pour continuer à l’immobiliser. - Mes amies, exulta Stéphanie, voici la perle rare que je vous avais promise ! Mais je crois qu’elle est en train de surpasser nos espoirs les plus délirants… - Tu crois pouvoir la faire jouir ? interrogea la voix du devant qui semblait commander à tout le groupe. - Si je n’y arrive pas dans les minutes qui suivent, je veux bien prendre sa place, ironisa Stéphanie qui intensifia au même moment soudain ses caresses. Virginie haletait, alternant râles de plaisir et hurlements de dépit étouffés les uns comme les autres. Elle était tout à la fois emportée par l'excitation violente et révoltée par sa nudité violée sans restriction. Les pensées les plus folles se bousculaient dans sa tête, cherchant à comprendre, à expliquer le pourquoi de cette situation absurde qui la voyait attachée, nue dans un fourgon qui filait dans la nuit vers une destination mystérieuse et menaçante... Soudain, sans qu'elle l'eut pressentit, l'orgasme vint la frapper de plein fouet, lui arrachant un cri d'abandon que son bâillon étouffa à peine et qui provoqua chez ses bourreaux d'autres cris, de satisfaction, qui vinrent lui faire un étrange écho. Virginie jouit ainsi durant de longues secondes, interminables, rythmées par les vagues de plaisir qui déferlaient en elle et l'emportaient en un tourbillon insensé de chaleur et de violence. Enfin, les derniers spasmes lui arrachèrent un ultime gémissement, tandis que les doigts coupables se retiraient de son orifice le plus intime et qu’on lui relâchait les chevilles. Elle resta un instant pendue, inerte, comblée, imaginant sans peine les regards avides pour lesquels les moindres détails de son anatomie ne recelaient désormais plus guère de secrets. Près de l’oreille de Virginie, la voix de Stéphanie rompit le relatif silence qui avait suivi son orgasme : - J’espère pour toi que tu es toujours aussi chatouilleuse des pieds. Sinon, avec un sexe aussi sensible, tu ne résisteras pas longtemps à nos traitements. Mais à ce qu’on m’a dit, il paraîtrait que les années, loin d’émousser ta sensibilité, l’ont plutôt exacerbée. https://www.bdsm.fr/blog/4931/La-bo%C3%AEte-infernale---Petite-histoire-%C3%A0-ma-soumise-(6)/
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Par : le 17/12/20
Avis : "Une culotte serait parfaitement superflue" Rien ne cache le plug logé entre mes fesses, si ce n'est le fluide jupon de ma robe. Je le sens à chacun de mes pas. Il me dilate. Me fait mouiller. Chaque foulée me prépare un peu plus à notre rendez-vous. Mes jambes tremblent en prenant le ticket de métro. Destination : salope. C'est un itinéraire direct. Sitôt la porte refermée derrière moi, je retrouve ma place à genoux devant lui, le nez entre ses jambes. Mon appétit est insatiable quand je le retrouve. "Tu as faim." Il corrige : "Tu as très faim..." Plus il durcit, plus je me fais douce. Ma langue, mes mains, dédiées à le satisfaire. Je me gave de ses soupirs. Je ne proteste même pas quand il bloque ma tête de ses deux mains pour baiser ma bouche. J'aime être une bonne fille. Coincée entre sa queue et le mur, toute ma salive étalée sur mon visage, ses couilles sur mes lèvres, je pourrais jouir de mon état de petite souillon. Il me pare alors de mon collier et de sa jolie chaîne dorée. Debout, face au mur, je suis sa chienne docile qui attend son dressage. Je sais que je vais être punie. Punie d'avoir joui trop tôt lors des exercices qu'il me donne entre nos rendez-vous. Je pensais, impudente, vouloir cette punition, mais maintenant que j'ai le cul tendu vers lui, prête à recevoir le martinet, je me sens minuscule. Il semble prendre son temps. Mate-t-il mes fesses nues ? Le porte-jarretelles qui serre ma taille ? Mes jambes ornées de bas noirs ? Brutalement, les lanières s'abattent sur ma fesse droite. Je ferme alors mes yeux et attend les salves suivantes, toujours plus cinglantes. Je suis surprise en sentant sa main caresser ma croupe, puis se loger entre mes cuisses. Ses doigts glissent sur ma fente : "Tu ne peux pas me dire que tu n'aimes pas ça..." Il quitte mes lèvres et fait pression sur celles du haut, me fait manger mon plaisir dans sa main. "Qu'est-ce-qu'on dit ?" "Encore", je m'entends lui réclamer. Alors les coups pleuvent. Sur mes fesses et leur pli. Les cuisses et le dos. J'ai le corps en feu. Au premier coup de badine. La douleur me surprend. J'en perds le compte. "Où en est-on ?" Incapable de lui répondre. Il recommence à zéro. La pédagogie, dit-on, c'est l'art de la répétition. La douleur qu'il m'inflige m'excite. Je me tortille. Me recroqueville. Tente même de me soustraire. Je n'en mène pas large. Et pourtant, je ne peux me résoudre à lui demander d'arrêter. Il prend ma main et la pose sur son sexe bien raide. Sans réfléchir, je le branle. Par réflexe. Je sais qu'il aime ça. Me voir comme ça. M'avoir à sa merci. Il ne reste qu'un ultime coup à venir. Il fait durer. Je le déteste et je l'adore de me torturer comme il le fait. Il m'abandonne un instant, me laisse à plat ventre sur le lit, les bras le long du corps. Poignets et chevilles rendus solidaires par des bracelets de cuir munis de mousquetons. Entravée, les cuisses écartées : la position est obscène. Un autre jouet remplace le plug. Celui-là est plus long. M. actionne le sexe de silicone de plus en plus vite, de plus en plus fort. "Tu t'ouvres toute seule, mon coeur." Je mesure toute sa satisfaction. Plaisir et progression, aime-t-il dire en parlant de mon éducation. Il illustre ce diptyque par de profonds va-et-viens. "Tu peux prendre encore." Méthodiquement, il me façonne pour devenir sa poupée-putain, articulée pour accueillir sa queue. "Enfin !" Son gland n'a pas besoin de forcer le passage tant je suis dilatée. Il se couche presque sur moi quand il me prend. Il m'écrase de tout son poids. J'entends sa respiration saccadée. Elle est rejointe par mes cris : ses mouvements sont rapides. Il me défonce en règle. Je sens son sexe gonfler dans mes entrailles, se vider en moi en me clouant davantage au lit. C'est à peine si je respire. "Vas-y, jouis." Qu'on ne s'y trompe pas : malgré la panoplie d'accessoires à notre disposition, le jouet, c'est moi. Le sien.
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Par : le 14/12/20
Il y aurait beaucoup de choses à lui dire, mais d'abord, celle-ci, que je crains de deviner en elle, de la légèreté. Elle aimait la légèreté des choses, des actes, de la vie. Elle n'aimait pas la légèreté des êtres, tout ce qui était un peu au-dessus du niveau semblait heurter Charlotte. Elle ne recherchait pas à s'attribuer beaucoup de mérites en ce monde ni dans l'autre, celui de l'abandon. Un sentiment d'insécurité pour son corps sans cesse meurtri. Elle était bien jeune et ne savait même pas si elle possédait un peu de lumière. Juliette était arrivée quand elle était dans l'ombre, et maintenant, il fallait arranger les choses. Tant pis pour elle. Les souvenirs qui ont su être poètes de sa vie, c'est à dire dans le désordre, plaisir et enivrement de l'imagination. Mais dans la moindre de ses paroles, raisonnable douce-amère, ce cadeau impérieux du ciel, le lot avait oublié sa jeunesse, l'allégresse avec laquelle elle devait accepter l'insistance, la mauvaise grâce, et la maladresse. Comme le fouet et les doubles fenêtres pour que l'on ne l'entende pas hurler. Ses mains s'agrippaient aux colonnes du lit, où Juliette les immobilisait à l'aide de fines cordelettes qui lui sciaient les poignets. Des sangles passaient dans les bracelets de ses chevilles. Elle était allongée sur le dos, de telle façon que ses jambes surélevées et écartelées laisse à Juliette toute la fantaisie de la fouetter. Elle était debout à coté d'elle, un martinet à la main. Aux premières cinglades qui la brûlèrent aux cuisses, Charlotte gémit. Mais elle ne voulait pas demander grâce, même quand sa Maîtresse passa de la droite à la gauche. Elle crut seulement que les cordelettes déchireraient sa chair, tant elle se débattait. Mais Juliette entendait marquer sa peau de traces nobles et régulières et surtout qu'elles fussent nettes. Il fallut subir sans souffle, sans troubler l'attention de Juliette qui se porta bientôt sur ses seins. Elle allait retrouver sa considération en s'accommodant de son statut d'esclave et non pas de soumise. Et il n'était pour elle de plus grand bonheur que de se savoir appréciée. L'amour mais avec un arc-en-ciel d'émotions vertigineuses en plus rayonnait toujours chaque parcelle de son corps. Charlotte n'avait pas très mal. Chaque cinglement amenait seulement un sursaut, une contraction de ses muscles fessiers, mais peu à peu, une douce chaleur irradia sa croupe, se propageant à son vagin. Une torsion des cuisses et de ses hanches donnait au corps un balancement lascif. De la bouche de la suppliciée sortirent de longs soupirs, entrecoupés de sanglots. Juliette, excitée, commença à frapper plus fort par le travers et les gémissements furent plus profonds. En même temps qu'elle entendait un sifflement, elle sentit une atroce brûlure sur les cuisses et hurla. Elle la flagella à toute volée sans attendre qu'elle se tût, et recommença cinq fois, en prenant soin de cingler chaque fois, ou plus haut ou plus bas que la fois précédente, pour que les traces fussent quadrillées. Charlotte crispa ses poignets dans les liens qui lui déchiraient la chair, le sang monta à sa tête. Alors Juliette s'accroupit près des épaules de Charlotte et lui caressa le visage, penchée sur elle, lui donnant de longs baisers qui grisèrent la soumise éplorée. Mais elle recommença, frappant plus fort, les fines lanières s'écrasèrent dans un bruit mat sur la pointe des seins. Charlotte laissa couler quelques larmes. Alors Juliette arrêta de la flageller. Elle ne la détacha pas de ses liens, mais la laissa ainsi exposée, le reste de la soirée, deux longues heures, cuisses ouvertes et relevées sur le lit. Elle ne cessa de souhaiter refermer ses jambes. Penchée sur le ventre offert de sa soumise, Juliette posa ses lèvres frémissantes sur le sexe humide et ardent, la faisant sombrer dans une indicible félicité, tandis que de sa bouche s'échappait la plainte d'amour, des gémissements étouffés de la chair humide et palpitante, elle céda à la jouissance. Juliette dut maintenir ses hanches à deux mains, tant les sursauts du spasme furent violents et ininterrompus. Elle se consuma. Sans doute, ce ne fut pas là seulement la sensation du plaisir mais la réalité même. Penchée au-dessus d'elle, Juliette tenait à la main une bougie. D'un geste lent, le bougeoir doré s'inclina sur sa peau, la cire brûlante perla ses seins en cloques blanchâtres et incandescentes. Son martyre devint délicieux. Le fantasme d'être brûler vive augmenta son excitation. Elle perdit la notion du temps et de la douleur. Elle aimait l'idée du supplice, lorsqu'elle le subissait elle aurait trahi le lien qui l'unissait à Juliette pour y échapper, quand il était terminé elle était heureuse de l'avoir subi d'autant plus épanouie qu'il avait été plus long et plus cruel. Sa Maîtresse ne s'était pas trompée à l'acquiescement ni à sa révolte, et savait parfaitement que son merci n'était pas dérisoire. Charlotte ne se lassait de sentir le satin de ses caresses, de haut en bas et de bas en haut. C'était toujours comme pour la première fois qu'elle éprouvait le bonheur dans la forme la plus belle de la soumission, celle de l'abnégation. De la souffrance qu'elle aimait subir, elle n'en éprouvait aucune honte. Se laisser fouetter, s'offrir à des inconnues, être toujours accessible, aimable et nue. Elle ne se plaignait jamais. Pour l'amour qui faisait battre son cœur, on ne la forçait jamais. On était fâché contre elle parce qu'on ne lui connaissait pas de rébellion. C'était de la discrétion. Bonne lecture à toutes et à tous. Méridienne d'un soir.
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Par : le 14/12/20
Dès le début de cette relation, j’ai su que j’étais prêt à accepter toutes les formes d’humiliation et de torture soft. Dès le début, il me veut nu et disponible. Être prêt à assouvir tous ses désirs et obéir aux moindres de ses ordres. Quand il réclame une fellation, je me mets à genoux entre ses jambes pour le sucer comme il le demande. Son sexe est puissant et vigoureux. À plusieurs reprises il maintient ma tête, sa queue au fond de ma gorge. M’amenant à la limite de l’étouffement. Il m’arrive à plusieurs reprises d’avoir des haut-le-coeur à la limite de vomir. Mais, à un moment, n’y tenant plus je retire son sexe tout en recrachant un énorme filet de bave. D’un geste rapide, il me repousse, m’ordonne de me mettre debout, penché en avant sur la table tout en retirant sa ceinture. Les yeux pleins de larmes, la bouche dégoulinante de bave, le cul bien tendu, offert à ses désirs, j’attends les premiers coups de ceinture. Très vite, les premiers coups claquent sur mes fesses. Je suis partagé entre plaisir et souffrance que me procurent les brulures du cuir. A chaque coup, instinctivement, je me cambre davantage, lui offrant mon cul. J’aime cette humiliation. Je ressens à chaque coup comme une décharge électrique qui petit à petit m’amène au bord de l’orgasme. Puis sa colère s’apaisant, il me demande de reprendre son membre en bouche. Son sexe est bien raide, juteux. Je commence par aspirer son gland. Le tétant pour en extraire un maximum de jus. Je l’entends pousser des râles de plaisir. Sa main me prend la tête pour me forcer à l’avaler une nouvelle fois. Je le sens prêt à exploser. Après trois aller-retour au fond de ma gorge, il expose. Je sens son jus m’inonder la bouche. Une fois de plus je manque de m’étouffer. Mais je résiste et dans un élan d’excitation je l’enfonce davantage pour mieux avaler son foutre. Comme à chaque fois, il jouit abondamment. N’ayant pas le temps de tout avaler, son sperme dégouline hors de ma bouche et se répand au sol. Ayant pris son plaisir il se retire de ma bouche et m’ordonne de tout nettoyer. M’obligeant à me mettre à quatre pattes pour lécher son sperme mélangé à ma bave à même le sol. Ayant fini de lécher, je sais qu’il veut que je parte. j’étais là uniquement pour lui vider les couilles. Le purger. Doucement, sans bruit, je m’habille et sors discrètement. Une fois dehors, je savoure ce moment ou je me sens humilier. Où j’ai l’impression que les gens que je croise dans la rue sentent cette odeur de sperme, de sexe qui me colle à la peau. Je sens ma chemise imbibée de foutre, de bave sur mon torse. J’ai encore le gout de son jus plein la bouche. J’aurais tellement aimé qu’il m’urine dessus. Pour me salir davantage. Sentir cette douce liqueur sur mon visage. La prochaine fois peut-être…
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