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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
S’il s’agit d’une fellation administrée par un homme à un autre sous l’égide d’une femme qui orchestre la pénétration, il est rarissime que le désir de fellation ne vienne pas d'un hétéro bi curieux: on ne force pas un hétéro à sucer un autre homme sans avoir la certitude qu’il apprécie! Concrétiser un fantasme cher à son imaginaire permet au soumis de vivre un grand moment. De son côté, la femme s’épanouit dans son rôle de metteur en scène, et dans celui d’initiatrice quand il s’agit d’une première fois.
Pénétration anale imposée
Il est important que le scénario de la pénétration anale imposée soit consensuel. C’est même une condition sine qua non. Comme dans la fellation imposée, un certain nombre d’hétéros ont le fantasme d’être pénétrés par un autre homme sur l’ordre d’une femme, à condition que cette dernière regarde la scène.
–> Dans la pratique
Quelques coups de martinet sur le bas des reins du soumis à sodomiser le mettront en condition. Quant aux précautions d’usage, les avis diffèrent. Selon des adeptes gay des pratiques hard, seul le préservatif est réellement adapté aux circonstances. Quelle que soit la protection mise en place, la dominatrice versera de temps à autre quelques gouttes de gel au dessus du pénis protégé, à moitié sorti de l’orifice récepteur. Si le soumis débute, elle glissera dans son anus un à trois doigts gantés ou un gode lubrifié pour le détendre, avant l’interaction. C’est elle qui introduira le pénis , en le substituant à ses doigts. Une maîtresse sévère forcera plutôt les deux hommes à entrer dans le vif du sujet, sans autres préliminaires que les précautions d’usage et de gel. Elle guidera verbalement, encourageant le soumis à cambrer le dos, à s’ouvrir davantage.
F
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Pour mon histoire N° 69, je ne pouvais pas ne pas aborder ce sujet. C'est l'histoire de Célia, une fort jolie fille aux longues jambes bien galbées, au corps souple et soyeux. Célia a connu son premier orgasme, fort violent et à répétition, sur le vélo archaïque de son oncle. Allez savoir pourquoi, la selle de ce vieux biclou rafistolé appuyait bien sur son clito et comme il fallait forcer sur les pédales et serrer les cuisses, Célia avait vite commencé par tremper sa petite culotte avant de devenir toute rouge et de se convulser dans des spasmes de plaisir. La ballade avait duré longtemps. Et depuis Célia empruntait souvent le vieux biclou de son oncle.
Elle s'était mise au vélo, s'était musclée. Elle en faisait en club et en compétition. Elle adorait les collants en llycra, les peaux de chamois sur sa chatte épilée et talquée. Tout était très jouissif pour elle dans le vélo. Et bien sûr elle avait un succès fou. D'abord ses copines de club, qui voulaient toutes lui brouter le minou sous la douche. Elle se laissait faire et y prenait beaucoup de plaisir. Mais elle sentait bien qu'elle n'était pas lesbienne.
Puis elle rencontra Tony, un bien baraqué et bien monté, qui était complètement fou des jolies jambes de Célia. Tony n'avait qu'une envie, s'est de se la sauter. Il était monté comme un taureau de Camargue. Mais Célia refusait toujours. Elle ne supportait pas l'idée d'être pénétrée. Mais pour satisfaire Tony, elle lui faisait un 69, elle dessus, et lui donnait bien à lécher et à boire avec son si joli minou. Elle adorait empoigner Tony et le sucer. Elle adorait le goût de son sperme dans sa bouche. C'était bon parait il avant les compétitions. Aussi Tony se laissait vidanger en continu jusqu'à épuisement.
Mais Tony, n'en pouvait plus. Il voulait pénétrer Célia. Cette dernière lui imposa la cage de chasteté pour le calmer. Dans le 69 elle avait le dessus et dans la vie aussi. Ainsi mis sous contrôle Tony devint vite parfaitement obéissant. Il fut chargé de laver les petites culottes portées de Célia, de lui repasser ses jupes, de bien nettoyer ses vélos et d'accomplir avec dilligence toutes les taches qui plaisaient à sa maitresse de lui imposer; Un vrai bon toutou lécheur . A califourchon sur lui, Célia serrait sa tête entre ses cuisses et se lachait, lachait les grandes eaux parfumées de sa divine cyprine. Tony devait tout absorber, ne rien laisser, ne pas en perdre la moindre goutte.
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" Il est très doux de scandaliser: il existe là un petit triomphe pour l'orgueil qui n'est nullement à dédaigner;
car tout est bon quand il est excessif." La Philosophie dans le boudoir (1795)
Apollinaire le considérait comme "l’esprit le plus libre qui ait encore existé" ; Bataille voyait en lui "un homme
en un mot monstrueux", qu'une passion de liberté impossible possédait. Deux siècles après sa mort, le marquis
de Sade continue d’exercer une véritable fascination, une attirance mêlée d’effroi. Longtemps censuré puis au
XX ème siècle réhabilité, il est aujourd’hui considéré comme un écrivain essentiel de notre histoire littéraire.
Sade est sans nul doute un auteur reconnu, mais il n’en reste pas moins méconnu. De fait, subsiste aujourd’hui
une vision par trop simpliste et tronquée du libertinage, du sadisme et de la portée philosophique de son œuvre.
En dehors de sa réputation sulfureuse, que sait-on du Marquis de Sade ?
Qu'il est né à Paris, le 2 Juin 1740, en l'hôtel de Condé, dans une vieille famille aristocratique de souche provençale,
de grande noblesse. Qu'il fut écrivain, philosophe, et homme politique, longtemps voué à l'anathème, en raison de la part
accordée dans ses écrits, à l'érotisme, associé à des actes de violence et de cruauté, qu'il passa pour cela, près d'une
trentaine d'années en prison avant de s'éteindre le 2 Décembre 1814, dans l'asile d'aliénés de Charenton.
Errance d'un homme à la recherche de sa vérité, accusé d’avoir exploré les voies obscènes de la souffrance et banni
d'une société dont il refusait les lois. Tragédie immémoriale de la quête des origines qui noue le savoir au fouet de la
souffrance pour filer le destin malheureux du génie créateur. Saisi par la mélancolie quelques années avant sa mort,
le marquis de Sade rédigea ses dernières volontés:
"La fosse une fois recouverte, il sera semé dessus des glands, afin que par la suite le terrain de ladite fosse se trouvant
regarni, et le taillis se retrouvant fourré comme il l’était auparavant, les traces de ma tombe disparaissent de dessus la
surface de la terre, comme je me flatte que ma mémoire s’effacera de l’esprit des hommes."
Son ultime résolution ne sera pas respectée. Ni par ses exécuteurs testamentaires, ni par la postérité. La pulsion de vie
l’emportera sur la pulsion de mort. Formidable énergie d’Eros contre le désir mortifère de n’être plus rien, qui fait du marquis
un auteur toujours vivant et contesté au-delà de sa mort et de son siècle.
Donatien de Sade vécut une enfance atypique. Ses parents, Jean-Baptiste et Marie-Eléonore, étaient des familiers des
Condé, vivant dans leur hôtel situé à l’époque à la place actuelle du théâtre de l’Odéon. Son père, amant d’une princesse
de Condé, avait épousé la fille de sa dame d’honneur. Il était libertin, avait des maîtresses, était bisexuel et cherchait des
des aventures homosexuelles au jardin des Tuileries. La mère se replia bientôt dans un couvent, aigrie et acariâtre.
Mais le petit garçon semblait agité, il se disputa rapidement avec Louis-Joseph de Condé, de quelques années son aîné.
Quand il eut quatre ans, on l’expédia auprès de son oncle, au château de Saumane, près de Fontaine-de-Vaucluse.
Cet oncle, abbé, érudit, poète, en correspondance avec madame du Châtelet, libertin, plutôt jovial, vivait avec deux
maîtresses, la mère et la fille. On imagine une ambiance à la fois débonnaire et libérée, et des soirées érotiques.
Néanmoins, l'enfant se fit là quelques amis, sa cousine Pauline de Villeneuve et Gaspard Gaufridy, le fils d’un notaire,
auxquels il demeura fidèle toute sa vie. Il aima Saumane, le château, le village, la lumière, les paysages. De retour à
Paris, il fut un élève appliqué du collège Louis-le-Grand, et c’est là qu'il subit, de la part des maîtres jésuites, agressions
et provocations de nature sexuelle.
Âgé de quatorze ans, et doté d'un titre de noblesse, il entra à l'école préparatoire de cavalerie, en vue d’intégrer le
prestigieux régiment des "chevau-légers de la garde." Il participa courageusement à la guerre de sept ans, avec le
grade de capitaine, tout en commençant à fréquenter à Paris des femmes légères et des actrices. En vue d'un
mariage flatteur, en réalité pour effacer de lourdes dettes, sa famille le força à épouser en 1763, une demoiselle
de petite noblesse, mais dont la famille avait de puissantes relations à la cour de Louis XV. Elle s'appelait , Renée
Pélagie de Montreuil. Son père était Président de la Cour des Aides. Marié, le jeune marquis continua néanmoins,
à s'adonner aux plaisirs du libertinage.
Louis XV pardonnait la débauche mais non pas les atteintes à la religion.
Surveillé dès 1764 pour sa présence régulière dans les maisons de débauche, le marquis accumule dettes, délits,
outrages aux bonnes mœurs, faux repentirs et promesses sans lendemain. L’inspecteur Marais prévient dans une note
écrite du 16 octobre 1767: "On ne tardera pas à entendre parler encore des horreurs du comte de Sade."
Son goût pour la transgression et ses dérèglements répétés lui gagneront la réputation définitive d’un libertin érotomane
à qui ses écarts et ses ouvrages vaudront un long emprisonnement, vingt-huit ans au total et deux condamnations à mort.
À Arcueil en 1768, il approche une veuve de trente six ans réduite à la mendicité, lui promet un emploi de gouvernante,
la séquestre, la menace et la fouette jusqu’au sang, obtient l’orgasme par le seul fait des coups redoublés puis la confesse.
Il sera emprisonné sept mois.
À Marseille en 1772, le scénario se déroule en cinq actes d’une même journée. Chacun comporte trois personnages:
une prostituée, le marquis, qui se fait appeler Lafleur et son valet Latour nommé pour la circonstance Monsieur le Marquis.
Une prostituée est chargée de regarder une séquence sur les cinq et la dernière séquence voit le valet congédié. Les actes
se répètent. Le marquis fouette, se fait fouetter et compte méticuleusement les coups reçus. Il sodomise une prostituée, en
viole une autre, masturbe son valet, se fait sodomiser par lui, en proposant des dragées de cantharide à trois filles.
Les prostituées présentent des signes d’intoxication et portent plainte. Le marquis de Sade, en fuite avec la sœur de son
épouse, qui promet de lui appartenir à tout jamais, est condamné à la peine de mort pour empoisonnement et sodomie.
Finalement, incarcéré en 1772, il s’évade en 1773.
En 1775, toujours recherché, il revient en Provence au château de La Coste dont il est le seigneur. En présence de sa
femme, il recrute six adolescents, dont un jeune secrétaire et des adolescentes d’une quinzaine d’années, à qui se
rajoute un personnel jeune et disposé à satisfaire les caprices sexuels du maître. Ceux-ci sont interrompus par une
plainte des parents pour enlèvement de mineurs à leur insu et par séduction. Les jeunes filles portent la trace des coups
de verges reçues et des incisions pratiquées sur leurs bras et leur corps. Le secrétaire est infecté par la vérole. Nouvelle
fuite en Italie pour tenter d'échapper à la saisie de corps et nouveau retour au château de La Coste.
Le marquis qui n’a pas encore trente sept ans vit avec l’été 1776 ses derniers moments de liberté avant longtemps.
L’épilogue de la première partie de sa vie est connu. Fuyard, il quitte le château de La Coste et choisit contre toute
raison de se réfugier à Paris. Prémonition probablement dictée par une forte culpabilité inconsciente car il y apprend,
trois semaines après son arrivée, la mort de sa mère et se fait arrêter le 13 février 1777 pour être incarcéré au donjon
de Vincennes.
La disparition de sa mère et la rigueur de l’enfermement contribuèrent sans aucun doute à la naissance de l’écrivain.
Après "L’inconstant", une petite comédie rédigée en 1781, l’œuvre s’annonce par la déclaration d’un athéisme militant
reproduisant les arguments du matérialisme en vogue au XVIII ème siècle. L’auteur encore débutant produit un travail
intense. Il débute la rédaction des " Cent vingt journées de Sodome", dont il recopie le manuscrit en 1785 à La Bastille,
met en chantier "Aline et Valcour" en 1786 et l’achève en 1788 de même qu’"Eugénie de Franval". " Les Infortunes de
la vertu" sont rédigées en seize jours de l’année 1787.
Il ne sera rendu à la liberté que le 2 avril 1790 avec l’abolition des lettres de cachet. Mais, après la disparition de l’ancien
régime, sa lutte pour la déchristianisation est cataloguée de séditieuse par Robespierre et au terme d’une incarcération de
quelques mois entre 1793 et 1794, Fouquier-Tinville le condamne à mort pour intelligences et correspondances avec les
ennemis de la République. Il en réchappe avec la chute de Robespierre mais les publications de "Justine ou Les Malheurs
de la vertu" en 1791, de "La Philosophie dans le boudoir" en 1795, de "La Nouvelle Justine" ou "Les Malheurs de la vertu"
suivie de L’Histoire de Juliette seront interdites.
En 1801, Sade est de nouveau enfermé à la prison de Sainte-Pélagie puis transféré à Bicêtre, la "Bastille de la canaille."
Il en sort en 1803 pour rejoindre l’asile de Charenton. Le manuscrit des "Journées de Florbelle ou la Nature dévoilée",
rédigé en 1804 fait l’objet d’une saisie par la police en 1807. Le marquis est une fois de plus surveillé, fouillé, privé de
son écritoire et de ses plumes. Le préfet Dubois note: "Cet homme est dans un état perpétuel de démence libertine."
Lors de cette dernière détention, le marquis de Sade, toujours présent à l’appel des idées nouvelles, signale une fois
encore sa perspicacité avec le "théâtre aux aliénés". Sa vocation pour l’art théâtral et son ambition d’y réussir remontent
au début de son mariage en 1763. Il écrit déjà des pièces, les monte, les joue et les fait jouer par ses amis au château
de La Coste où il a édifié une scène. L’œuvre théâtrale travaillée sans relâche atteint son apogée avec la période
révolutionnaire en même temps qu’elle devient un moyen de subsistance pour le marquis ruiné.
Sa rencontre avec Monsieur de Coulmier s’avèra décisive. Le directeur de l’asile de Charenton, convaincu des vertus
thérapeutiques offertes par la scène, fit construire un amphithéâtre avec des gradins réservés aux malades. Les pièces
furent montées et jouées par des aliénés en même temps que des comédiens professionnels, ou par Sade lui même.
La réputation fâcheuse de son écriture de combat, cherchant à soumettre l’adversaire, à démontrer l’inutilité de Dieu,
l’aberration de la morale et de la loi, ne se démentira pas. La pensée profonde de l’écrivain, singulière, ramifiée dans
un système inachevé et peu cohérent, restera détournée par des interprétations, qui en dénaturent le contenu en
s’attachant à tel point particulier pris pour l’ensemble.
Le nom de Sade entre dans le language commun avec le néologisme "sadisme" ne résumant ni l'écrivain, ni son œuvre.
Le vocable apparaît dès 1834 dans le Dictionnaire universel de Boiste comme une "aberration épouvantable de la
débauche: système monstrueux et antisocial qui révolte la nature." La confusion entre la vie de Sade et de son œuvre
alimentera le malentendu à travers le temps. En 1957 encore, Jean-Jacques Pauvert, éditeur, sera condamné à la
destruction des ouvrages saisis.
Le statut scientifique du concept émerge quant à lui à la fin du XIX ème siècle avec Krafft-Ebing, qui érige le sadisme
et son antonyme le masochisme en symptômes combinés d’une perversion sexuelle dont la satisfaction est obtenue par
la douleur et l’humiliation infligées à autrui ou reçues par lui.
Mais, la science ne resta pas propriétaire du phénomène.Le poète Apollinaire, partisan d’une analyse psychologique
plus objective de l'écrivain et prophète d'un XX ème siècle dominé par le savoir, le courage et l’indomptable liberté du
marquis de Sade, entraîna les surréalistes à sa suite. Breton, Desnos et Eluard cherchèrent à réhabiliter l’œuvre et
l’acteur de la révolution française pour en faire un enjeu esthétique, politique et social. Ils insistèrent sur la place du
marquis dans la découverte d’une psychologie, faisant de la sexualité un fondement de la vie sensible et intellectuelle.
De "Sade est un sadique", on est passé à "Sade est un sadique parmi d’autres" et enfin à "l’œuvre de Sade met en
scène certaines expériences sadiques"; à partir de là, le domaine littéraire a pris le relais du domaine médical. On a
pu redonner à Sade sa singularité en mettant en avant la complexité de son entreprise, la richesse de son œuvre,
et son irréductibilité justement à toute catégorie générique comme le sadisme. Ce n’est qu’une fois le sadisme est
devenu véritablement un nom commun, une fois que Sade en fut véritablement "libéré", que l’on a pu alors aborder
l’œuvre de Sade pour elle-même.
C’est donc sous le mode du refus, de l’exclusion qu’il est entré, presque de force, dans nos mémoires: estimant l’homme
dangereux, on l’a enfermé de son vivant; ne l’estimant toujours pas inoffensif une fois mort, on a interdit et censuré ses
écrits, favorisant leur diffusion sous le mode de la glorification souterraine. Sade, figure de l'excès est devenu le modèle
littéraire de tous ceux qui cherchaient à exalter une création novatrice dont l'œuvre ne saurait être réduite au sadisme.
Si la présence du marquis de Sade au sein des lettres françaises n'est plus contestée, assurément, son œuvre
demeure une énigme, irrévérente mais novatrice, offrant à la lecture, le champ infini des expériences possibles.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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En quittant le bar, Julien se traîne un peu. Il faut dire qu'on l'a fait courir et que c'est sans doute la première fois de sa vie qu'il fait un travail un peu physique.
Je sais ce qu'il voudrait : aller se coucher sur un matelas de plage en sirotant des cocktails. Ce n'est pas ce que j'ai prévu, mon coco. On va manger et puis faire quelques achats.
On va s'installer à une terrasse sympa et je commande deux glaces, des Brésiliennes king size avec de la chantilly et deux cocas. J'aime commander pour Julien sans lui demander son avis, il faut qu'il dépende complètement de moi. Je suis sa drogue, son gourou, sa Maîtresse. Et puis, si ça se trouve, il aime les glaces et le coca.
Ensuite, on va dans la rue commerciale. J'achète une ceinture porte-monnaie et un joli collier en perle de corail. Il faut louer des vélos. Le village naturiste est grand, le camping où on dort et "Les flots bleus" sont à l'opposé l'un de l'autre. Je loue deux vélos de fille, Julien ne se plaint pas. Heureusement pour lui, sinon, je lui louais un vélo avec deux petites roues à l'arrière, ce serait assorti à sa bite?!
On monte sur nos vélos et... Oooohhh... Quand je roule, c'est comme si j'étais sur un gode vibrant. Ça donne envie de faire de grandes promenades?!!
Avant de visiter le village, il y a une urgence : on passe au camping. Nos voisins Chtis doivent être à la plage. Dans la tente, je me couche sur mon sac de couchage, les cuisses écartées. Du doigt, je montre à Julien ma chatte mouillée, à cause du vélo. Il se couche aussitôt et sa langue me... lape. Ça s'appelle faire obéir un esclave au doigt et à l’œil?! Je vais jouir trop vite, je le sens, alors je dis à Julien :
— Sans ta langue, juste les lèvres et le nez. .
Ouf?! Sauvée de justesse d'un orgasme foudroyant... mais je ne vais pas tenir longtemps. Le bout de son nez sur mon clito, ça me fait trop d'effet. J'abandonne : je prends mes grandes lèvres à deux mains pour les écarter. Ouch?! Mon bas ventre se serre presque douloureusement et quelques secondes plus tard, je grimpe aux rideaux de la tente. Et ça dure... mmmhhh... que c'est bon d'avoir un esclave sexuel !
Quand je redescends des rideaux, je lui dis :
— Bouge
Je ferme les yeux... Il faut dire que j'ai fait beaucoup de choses : les photos, le service, un cunni avec mon sexe-slave... Je m'endors.
Un quart d'heure plus tard, je me lève, Julien aussi, fatalement. On s'habille... mais non, on ne s'habille pas, on part en vélo. Ça y est, la selle recommence à me chauffer. Je vais devoir me tremper les fesses dans la mer...
Je repère les magasins, les restaurants... J'ai envie de voir ce qu'il y a moyen de faire d'amusant. On va sur une plage où on peut faire du ski nautique et même du parachute ascensionnel... vous imaginez : s'envoler à poil comme un oiseau ! Hélas, c'est cher... Je vais attendre d'avoir plus d'argent ou essayer de me faire inviter.
On va se baigner et on se balade sur la bande de sable dur, que la mer vient lécher. Je commence à avoir faim, je n'ai mangé qu'une glace à midi. J'ai envie de poisson, pas de hamburger ou de pizza.
On roule dans le village... c'est toujours aussi troublant, mais je ne peux pas aller me tremper les fesses dans la mer toutes les 5 minutes.
J'aperçois un restaurant avec une belle terrasse ombragée. Il y a un grill et j'ai l'impression de sentir l'odeur du loup grillé au fenouil.
On gare nos vélos et je regarde la carte. L'odeur plus la carte, je salive. Par contre, quand je vois les prix, ça me refroidit un peu. Ce sera peut-être pour demain... Avec les pourboires du midi et les photos qu'on aura sans doute l'après-midi, on se paiera un loup, enfin moi, je prendrai un truc bon marché pour Julien... On reprend nos vélos et on va vers le port. Les établissements sont plus simples ici. Je vois un petit bar-restaurant avec un barbecue, ça ne sent plus le loup mais la sardine. Bah, ça fera l'affaire.
Il y a pas mal de monde. Des clients sont en culotte de maillot, mais il y a aussi des gens habillés, c'est bizarre. Un homme d'une cinquantaine d'années s'occupe du barbecue. Il me regarde et me dit :
— Tu n'as pas envie de goûter mes sardines, mignonne??
— On n'a pas pris de vêtements...
— C'est normal, ici. Moi, j'ai mis un pantalon pour ne pas me griller le zob?!
Je rigole avec lui. Il ajoute :
— Installe-toi à cette table avec ton mari. Tu vas attirer les clients, je te ferai un prix.
Mon mari... oui, bientôt, j'espère. On nous appelle gens du voyage, moi, je vais voyager socialement. Ma vie a débuté dans une roulotte en Roumanie et si j'épouse Julien je roulerai en Porsche...
Elles sont bonnes, les sardines. C'est pas du loup, évidemment, mais ce n'est pas cher. Je discute un peu avec Julien, juste ce qu'il faut.
On rentre à la tente. Le vélo, vous savez ce que ça me fait?! Julien doit me faire un câlin, mais à l'étage en dessous. C'est si agréable d'avoir une langue pour remplacer mon majeur...
***
Le lendemain, on dort plus tard. Je bâille en m'étirant... puis je dis à Julien :
— Viens m'embrasser.
Pas sur la bouche, évidemment mais sur les grandes lèvres. J'aime sentir sa bouche sur ma chatte pour commencer la journée. Pas plus, je lui donne un petit coup de talon sur le dos et il arrête.
On va prendre une douche, puis je mets de la crème solaire sur les épaules et le dos de Julien. Ça surprend, même lui. Il a une peau de blond et je ne veux pas qu'il devienne tout rouge. Ce minet avec son sexe d'enfant plaît à certains hommes et aux cougars qui ont envie de... materner.
Il est un atout pour moi, pour faire des photos. Donc je prends soin de mon atout. On s'habille... ou pas. Je ne mets que mon collier de perles de corail rouge, des sandales et une petite pochette avec nos papiers et l'argent. Julien, lui il a juste des sandales. J'ai envie de lui faire faire un bracelet avec l'inscription "J'appartiens à Samia".
On va déjeuner à la cafeteria du camping. Ensuite, on prend nos vélos et on se balade dans le village... C'est calme le matin, tout le monde est à la plage. Nue à vélo, ça me fait toujours autant d'effet. J'espère que Kristos va bientôt revenir à l'Auberge de Jeunesse. J'ai envie de lui lécher les couilles et de lui offrir mes fesses. C'est cette selle entre les cuisses qui m'excite.
À 11 h, on se pointe aux "Flots bleus". J'embrasse Anaïs et je salue "Madame" Simone et "Mademoiselle" Kriss.
Madame Simone me dit qu'on a des photos à 3 h, cet après-midi. Cool. On installe tout pour le repas de midi. Kriss continue à nous donner des ordres. Quand elle doit répondre au téléphone, je dis à Anaïs :
— Quelle petite garce, elle a notre âge et elle nous donne des ordres sans arrêt.
— Oui, elle a toujours été comme ça.
— Tu la connais depuis longtemps ?
— C'est ma cousine.
On sursaute quand Emma nous dit :
— Et alors, on vous paie pour bavarder??
On s'active aussitôt. C'est dingue qu'Anaïs doive appeler sa cousine Mademoiselle Kriss?!
Les clients arrivent et on commence à faire le service. Je suis aimable et souriante avec tout le monde. Ceux qui sont chiants, je crache en douce, dans leur assiette. C'est ce que font toutes les serveuses?! Soyez sympas avec elles, sinon c'est ce qui risque de vous arriver?! Julien fait ce qu'il peut mais on doit tout lui dire. Je l'engueule devant les clients, j'adore son air penaud quand ça arrive. Je remplace les joints, la coke et l'alcool. Il est shooté à Samia. Il faut dire qu'Anaïs s'amuse aussi à le faire courir.
On se plaint de Kriss et de sa façon de nous traiter, mais on fait la même chose avec Julien.
Ce midi, il y a des amis de Madame Simone. Ce sont des gens d'un certain âge et ils savent que je suis une Rom. Avec un fort accent méridional, l'homme me demande :
— Alors comme ça, tu es une gitane??
— Oui, Monsieur.
Il me tend sa main, paume vers le haut, en disant :
— Dis-moi mon avenir.
Je la prends et la pose sur mes seins pour mieux voir. Je lui dis :
— Je vois... une superbe ligne de vie, vous allez devenir centenaire... Je vois aussi que vous avez une très belle ligne de chance. Vous êtes aussi très généreux et vous donnez toujours de gros pourboires.
Ça les fait rire. Kriss me crie de loin :
— Va débarrasser la 14, Samia?!
L'homme est un peu rouge, peut-être parce que j'ai mis le dos de sa main sur mes seins. Je vais vite débarrasser. Kriss me prévient :
— Tu n'es pas ici pour dire la bonne aventure.
Pas la peine de lui dire que c'est le type qui me l'a demandé, je réponds :
— Oui, Mademoiselle Kriss.
Si votre mère ou votre femme ou vous-même avez déjà travaillé pour des patrons, vous savez qu'il vaut mieux ne pas discuter.
À 2 h 30, on fait la caisse et surtout, on partage les pourboires en deux. Pas mal. On donne encore un petit coup de main pour ranger la cuisine.
À 3 h, un homme costaud arrive. Il est en short, impossible de voir sa bite. Oui, j'ai pris l'habitude ! Il annonce à Madame Simone :
— Je viens chercher les jeunes pour les photos.
Elle nous désigne en disant :
— C'est eux.
On se dit bonjour, je demande :
— On va faire les photos avec vous??
— Non, avec mon patron et un de ses invités, un photographe connu.
On va sur la plage. Il nous dit :
— On va aller sur le yacht de mes patrons.
— Oh, c'est cool. Dites, ils sont sympas??
— Pour des patrons, oui.
D'accord, je vois le genre. Au bout de la plage, il y a un couloir délimité par des flotteurs, c'est là qu'on peut arriver en bateau. Enfin, c'est un zodiac qui nous attend. Il nous montre un bateau ancré un peu plus loin en disant :
— C'est le bateau.
C'est un navire énorme. Enfin, je veux dire très grand. Il me demande :
— Tu as déjà fait du ski nautique ?
— Pas vraiment...
Il me regarde surpris, puis rit. C'est vrai que c'est... spécial, comme réponse.
A suivre.
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"Nous autres libertins, nous prenons des femmes pour être nos esclaves; leurs qualités d'épouse les rend
plus soumises que les maîtresses, et vous savez de quel prix est le despotisme dans les plaisirs que nous
goûtons; heureuses et respectables créatures, que l'opinion flétrit, mais que la volupté couronne, et qui,
bien plus nécessaires à la société que les prudes, ont le courage de sacrifier, pour la servir, la considération
que cette société ose leur enlever injustement. Vive celles que ce titre honore à leurs yeux; voilà les femmes
vraiment aimables, les seules véritablement philosophes."
La philosophie dans le boudoir (1795)
Depuis longtemps, Sade a une réputation sulfureuse; cette réputation a précédé l’écriture de l’œuvre. Qui n’a pas
entendu parler du jeune marquis fouettant des prostituées à Marseille, distribuant des bonbons à la cantharide ou
blasphémant, découpant des boutonnières dans la chair de Rose Keller à Paris ? Qui n’a pas entendu parler de
Sade enfermé treize ans à Vincennes puis à la Bastille par lettre de cachet délivrée à la demande de sa belle-mère
et libéré en 1790 quand la Révolution a supprimé les lettres de cachet ? Bourreau ? Victime ? Cette réputation
enflamme l’imagination. On accuse Sade, on défend Sade mais qui lit Sade ? En réalité, peu de monde.
S’il est un dénominateur commun à tous les esprits libres n’ayant eu pour seule exigence que celle de dire la vérité,
quitte à heurter conventions, mœurs et opinions dominantes, c’est sans doute celui d’avoir subi les épreuves
de l’ostracisme, de l’anathème, voire de la peine capitale. Le cas de Socrate, condamné à boire le poison mortel
de la ciguë, aussi bien que ceux de Galilée, Diderot, Voltaire, ou plus récemment encore, Antonio Gramsci, tous ayant
souffert du supplice de séjourner derrière les barreaux, viennent témoigner de la constance historique de cette règle.
Inscrire le marquis de Sade qui a passé vingt-sept ans de sa vie entre prison et asile d’aliénés dans cette lignée d’auteurs
prestigieux risque d’offusquer bien des esprits. Sade: il est vrai que rien que le nom suffit à évoquer un imaginaire sulfureux:
viol, fouettement, esclavage sexuel, inceste, etc. D’où une certaine aversion diffuse à son égard, qu’on retrouve peut-être
davantage dans la population féminine très exposée dans ses récits.
Le dossier Sade fut instruit durant deux siècles et enflamma les esprits. Est-il clos ? Durant tout le 19ème siècle et la
majeure partie du vingtième, le nom de Sade fut associé à la cruauté et à la perversion avec la création du mot "sadisme"
et ses ouvrages furent interdits. Depuis Apollinaire, sa pensée irrigue la vie intellectuelle et universitaire, jusqu’à sa
reconnaissance littéraire et la canonisation par la publication de ses œuvres complètes dans la collection "La Pléiade".
Alors que les manuscrits de Sade étaient encore interdits de réédition, Guillaume Apollinaire, dès 1912, fut le premier
à renverser le mythe misogyne autour de Sade: "Ce n’est pas au hasard que le marquis a choisi des héroïnes et non
pas des héros. Justine, c’est l’ancienne femme, asservie, misérable et moins qu’humaine; Juliette, au contraire,
représente la femme nouvelle qu’il entrevoyait, un être dont on n’a pas encore l’idée, qui se dégage de l’humanité,
qui aura des ailes et qui renouvellera l’univers", défendait le poète.
Quelques décennies plus tard, c’est Simone de Beauvoir, qu’on ne peut soupçonner d'être idolâtre, dans son célèbre
texte "Faut-il brûler Sade?", qui admet que "le souvenir de Sade a été défiguré par des légendes imbéciles." Pourquoi le
XX ème siècle a-t-il pris Sade au sérieux ? le divin marquis fut au carrefour des réflexions féministes de l’après-guerre
dont l'auteure de "L'invitée" et des "Mandarins" reste l’une des figures précurseuses. Sade aimait-il les femmes ?
Car voilà une œuvre qui donne à voir, sur des milliers de pages, des femmes humiliées, violées, battues, torturées, tuées
dans d’atroces souffrances, et leurs bourreaux expliquer doctement qu’elles sont faites pour être leurs proies et qu’ils ne
savent jouir que par leurs cris de douleur et d’épouvante. Est-il nécessaire d’aller chercher plus loin ? Sade fut-il un militant
fanatique, paroxysmique de la misogynie, des violences faites aux femmes et donc, puisque telle est la question traitée,
est-il un auteur à rejeter ?
Ces dernières années, cette opinion a été soutenue, de manière particulièrement tranchée, par Michel Onfray, qui a
consacré à Sade un chapitre de sa "Contre-histoire de la philosophie", une partie de son ouvrage sur "l’érotisme solaire"
puis un essai développant son propos. Pour lui, Sade prôna une "misogynie radicale" et une "perpétuelle haine de la
femme"; il fut tout à la fois un "philosophe féodal, monarchiste, misogyne, phallocrate, délinquant sexuel multirécidiviste."
Le réquisitoire est implacable et Michel Onfray le prononce en tapant à coups de masse sur tout ce qui, dans les multiples
monographies consacrées à Sade, pourrait le nuancer. De fait, la galerie de portraits de ceux qui se seraient déshonorés
parce qu’ils ont tenu Sade pour un grand écrivain est impressionnante: Apollinaire, Breton, Aragon, Char, Desnos, Bataille,
Barthes, Lacan, Foucault, Sollers, tous frappés par le "déshonneur des penseurs."
Certes, l’œuvre de Sade regorge d’horreurs ciblant particulièrement des femmes. Le nier serait une contre-vérité.
Mais l'auteur de "La philosophie dans le boudoir" nourrissait-il une haine des femmes ? Sade était-il misogyne ?
La question est posée avec tant de force et de constance par ses procureurs, que l'on se trouve pour ainsi dire
contraint de s’y arrêter.
Sade n’aimait pas sa mère, qui ne l’éleva pas, et détestait sa belle-mère, qui le lui rendait bien. Il en tira une exécration
de la maternité toujours renouvelée dans son œuvre. Comme la plupart des aristocrates libertins de l’Ancien Régime,
il était bisexuel; comme certains d’entre eux, amateur de pratiques mêlant plaisir et douleur, infligée ou éprouvée,
rarement consentie.
Avec sa femme, qu’il épousa contraint et forcé, il fut un mari tyrannique, infidèle, jaloux et goujat, mais, malgré tout,
éprouva pour elle, à sa manière, une réelle affection liée à leur bonne entente sexuelle. Sa vie de "débauché outré",
selon les termes motivant sa toute première arrestation, s’interrompit brusquement à l’âge de trente-huit ans par une
lettre de cachet qui le condamna à une incarcération pour une durée indéterminée. Il passa douze années emprisonné
à Vincennes et à La Bastille. Il fut libre durant douze ans et eut alors pour compagne, jusqu’à sa mort, une actrice
qu’il surnomma Sensible qui partagea sa vie. Elle fut sa muse, constatant lui-même qu'il avait changé:
"Tout cela me dégoute à présent, autant que cela m'embrasait autrefois. Dieu merci, penser à autre chose et je m'en
trouve quatre fois plus heureux."
Sade se comporta donc mal, voire très mal, avec certaines femmes, notamment dans la première partie de sa vie avec
ses partenaires d’orgies, au demeurant parfois des hommes, considérées par lui comme des "accessoires", des
"objets luxurieux des deux sexes" comme il l’écrivit dans "Les Cent Vingt Journées." Lorsque son existence prit un tour
plus ordinaire, il se coula dans l’ordre des choses, n’imagina pas que le rôle des femmes qu’il fréquentait, mères, épouses,
domestiques, maîtresses, prostituées pût changer et ne s’en trouva pas mal. De là, à dénoncer sa "haine des femmes."
Sade adopta le genre le plus répandu à son époque, celui du roman ou du conte philosophique; beaucoup d’écrivains
reconnus y allèrent de leur roman libertin, soit "gazés" comme "Les Bijoux indiscrets" de Diderot, Le "Sopha" de Crébillon,
"Les Liaisons dangereuses" de Laclos, "Le Palais-Royal" de Restif de La Bretonne, soit crus comme "Le Rideau levé", ou
"L’Éducation de Laure" de Mirabeau. La misogynie de l’œuvre de Sade, si elle avérée, doit donc être débusquée dans ce
cadre où art et philosophie sont intriqués.
Pour ce qui est de l’art, on s’épargnera de longs développements pour affirmer qu’aucune frontière ne doit couper le chemin
qu’il choisit d’emprunter, quand bien même celui-ci serait escarpé ou scabreux. Sauf à prôner un ordre moral d'un autre âge.
Féminisme ne rime pas avec ligue de la vertu, inutile d’argumenter sur ce point. L’œuvre d’art peut enchanter, elle peut
aussi choquer, perturber, indigner, révolter, elle est faite pour ça. Exploratrice de l’âme, elle peut errer dans ses recoins,
fouailler dans la cruauté, l’abjection, la perversion, explorer le vaste continent du Mal et ses "fleurs maladives".
En matière philosophique, Sade forgea ses convictions au travers du libertinage, qui mêlait licence des mœurs et
libre-pensée, la seconde légitimant la première. Critiques des dogmes et des normes et par conséquent de la religion,
principal verrou bloquant la liberté de conscience, les libertins annoncent et accompagnent les Lumières. Il s’agit de
la grande question du mal et de la Providence: comment entendre que sur terre les méchants réussissent, quand les
hommes vertueux sont accablés par le malheur ? Sade s’accorda avec Rousseau sur le fait que l’homme à l’état de
nature se suffit à lui-même.
Mais Rousseau préconise dans le Contrat social la "religion naturelle" et la limitation de la liberté individuelle au nom de
la loi issue de la volonté générale. Il affirme qu’au sortir de la nature, tout est bien; il définit la vertu comme un effort pour
respecter cet ordre naturel, pour soi et pour les autres. Le plaisir concorde ainsi avec la morale; la tempérance est plus
satisfaisante que l’abandon de soi dans la volupté. Sade s’attacha méthodiquement à réfuter ces idées, et cela en partant
comme Rousseau de la question première: la relation de l’homme à la nature, qu’il traita en adoptant la philosophie
matérialiste et biologique nourrie des découvertes scientifiques de l’époque.
"Usons des droits puissants qu’elle exerce sur nous, en nous livrant sans cesse aux plus monstrueux goûts."
On peut ici, réellement, parler de pensée scandaleuse puisqu’il s’agit d’affirmer que le désir de détruire, de faire souffrir,
de tuer n’est pas l’exception, n’est pas propre à quelques monstres dont la perversité dépasse notre entendement,
mais est au contraire la chose au monde la mieux partagée. Sade nous conduit ainsi "au-delà de notre inhumanité,
de l’inhumanité que nous recelons au fond de nous-mêmes et dont la découverte nous pétrifie."
En fait, Sade ne trouvait qu’avantage à respecter le modèle patriarcal dans sa vie d’époux, d’amant et de père, ne pouvait
en tant qu’auteur que défendre les idées sur les femmes de l’école philosophique à laquelle il s’était rattaché. Ainsi, il ne
soutint jamais, contrairement aux préjugés de son époque, que les femmes n'étaient pas faites pour les choses de l’esprit.
Surtout, dans son domaine de prédilection, celui de la passion, il balaya la conception de la femme passive dans l’acte
sexuel, qu’il ne représenta ainsi que dans le cadre du mariage, institution abhorrée. Pour Sade, la femme est active et
désireuse. Lors des orgies décrites dans ses romans se déversent des flots de "foutre", masculin et féminin mêlés;
les femmes ont des orgasmes à répétition. Les femmes, affirme Sade, ont davantage de désir sexuel que les hommes;
elles sont donc fondées à revendiquer, contre les hommes s’il le faut, le droit au plaisir.
" De quel droit les hommes exigent-ils de vous tant de retenue ? Ne voyez-vous pas bien que ce sont eux qui ont fait
les lois et que leur orgueil ou leur intempérance présidaient à la rédaction ? Ô mes compagnes, foutez, vous êtes nées
pour foutre ! Laissez crier les sots et les hypocrites."
Tout cela n’est pas vraiment misogyne. Pour comprendre les relations complexes entre l'homme de lettres et les femmes,
il est nécessaire de "dépathologiser Sade et sa pensée pour substituer à la légende du monstre phallique l’image, bien plus
troublante, du penseur, voire du démystificateur de la toute-puissance phallique" selon Stéphanie Genand, biographe.
De là, à considérer Sade comme un auteur féministe, la réponse est nuancée, mais l’hypothèse pas sans intérêt.
Le marquis de Sade avait sur la femme des idées particulières et la voulait aussi libre que l’homme. Ces idées, que l’on
dégagera un jour, ont donné naissance à un double roman : Justine et Juliette. Ce n’est pas au hasard que le marquis
a choisi des héroïnes et non pas des héros. Justine, c’est l’ancienne femme, asservie, misérable et moins qu’humaine.
Juliette, au contraire, représente la femme nouvelle.
De fait, Justine et Juliette, les deux sœurs d’une égale beauté aux destins opposés, sont devenues des archétypes:
la première de la vertu, la seconde du vice; ou, plus justement, pour reprendre les sous-titres des deux ouvrages,
des malheurs qu’entraîne la vertu et de la prospérité attachée au vice.
La froide Juliette, jeune et voluptueuse, a supprimé le mot amour de son vocabulaire et nage dans les eaux glacés
du calcul égoïste. Incontestablement, elle tranche avec l’image misogyne traditionnelle de la femme: faible, effarouchée,
ravissante idiote sentimentale. Juliette est forte, elle est dure, elle maîtrise son corps et sait en jouir, elle a l’esprit vif
et précis que permet l’usage de la froide raison débarrassée des élans du cœur.
Sade théorise en effet la soumission dont les femmes sont l’objet. Concrètement, cette position d’analyste de
l’asservissement féminin se traduit, chez lui, par le choix original de donner la parole à des personnages féminins:
Justine, Juliette, Léonore dans Aline et Valcour, Adélaïde de Senanges ou Isabelle de Bavière dans ses romans
historiques tardifs, sont toutes des femmes.
Cette omniprésence des héroïnes leur confère une tribune et une voix neutres, capables de s’affranchir de leurs
malheurs: raconter son histoire, si malheureuse ou funeste soit-elle, c’est toujours y retrouver une dignité ou en
reprendre le contrôle. L’énonciation féminine suffirait, en soi, à contredire le mythe d’un Sade misogyne.
L'homme de lettres a constamment appelé à une émancipation des femmes, notamment par le dépassement
des dogmes religieux. Les dialogues des personnages de La philosophie dans le boudoir foisonnent d’appels à la
révolte contre la soumission aux préceptes religieux inculqués aux femmes dès le plus jeune âge:
" Eh non, Eugénie, non, ce n’est point pour cette fin que nous sommes nées; ces lois absurdes sont l’ouvrage des
hommes, et nous ne devons pas nous y soumettre." On retrouve également des appels à la libre disposition de son
corps, comme dans ce passage où Sade met dans la bouche d’un des personnages les conseils suivants:
"Mon cher ange, ton corps est à toi, à toi seule, il n’y a que toi seule au monde qui aies le droit d’en jouir et d’en faire
jouir qui bon te semble."
Tout en lui reconnaissant une certaine considération des femmes, n'oublions pas que l’univers de Sade, enraciné dans
l’Ancien Régime, est foncièrement inégalitaire; la société française est alors structurée par la domination, aussi bien
sur le plan politique que sur le plan social: des élites minoritaires concentrent les richesses et le pouvoir, si bien qu’il est
naturel d’y exploiter l’autre et de le nier dans ses prérogatives.
Les femmes constituaient, à ce titre, une population singulièrement misérable: mineures juridiques, puisqu’elles ne
bénéficiaient d’aucun droit, elles étaient aussi sexuellement exploitées puisqu’elles n’avaient le plus souvent d’autre
ressource que le commerce de leurs corps, ne bénéficiant d’aucune éducation, hormis quelques privilégiées.
Une fois qu’on a souligné tous ces aspects, il faut avoir l’honnêteté d’avouer que les romans de Sade regorgent
de scènes bestiales où les femmes subissent les humiliations, sexuelles ou autres, les plus atroces de la part
de leurs partenaires masculins.
Faut-il en déduire pour autant que Sade incite à imiter ces comportements ? Érige-t-il les personnages qui en sont les
auteurs en modèle à suivre ? À bien des égards, la réponse semble être évidemment négative.
C’est Sade lui-même qui nous alerte contre ces interprétations erronées quand il estime que le romancier doit peindre
"toutes les espèces de vices imaginables pour les faire détester aux hommes."
D’où l’importance d’avoir connaissance de l’hygiène romanesque qu’était celle de Sade:
"À quoi servent les romans ? À quoi ils servent, hommes hypocrites et pervers ? Car vous seuls faites cette ridicule
question; ils servent à vous peindre tels que vous êtes, orgueilleux individus qui voulez vous soustraire au pinceau
parce que vous en redoutez les effets", écrivait-t-il dans son essai intitulé Idée sur les romans.
C’est donc l'être humain, dégarni des conventions sociales et dévoré par ses désirs, que Sade s’est proposé
de dépeindre sans concession.
"Ce qui fait la suprême valeur du témoignage de Sade, c’est qu’il nous inquiète. Il nous oblige à remettre en question
le problème essentiel qui hante ce temps : le problème de l’homme à l’homme." Simone de Beauvoir
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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"Livrez-vous, Eugénie; abandonnez tous vos sens au plaisir; qu'il soit le seul dieu de votre existence;
c'est à lui seul qu'une jeune fille doit tout sacrifier, et rien à ses yeux ne doit être aussi sacré que le plaisir."
La philosophie dans le boudoir. (1795)
Entre érotisme et perversion, les récits du Marquis de Sade font toujours l'objet de polémiques, tant pour leur violence
que pour leur outrance. Mais alors, que peut nous apporter la lecture de ses écrits aujourd'hui ?
La vie et les œuvres de Sade ont fait l'objet de mille appropriations, par des écrivains aussi divers que Georges Bataille,
les surréalistes, Roland Barthes, Maurice Blanchot, Jean-Jacques Pauvert, Annie Le Brun et bien d'autres.
Dans une nouvelle série d'articles, après ceux publiés en Octobre dernier, il nous est apparu intéressant, en dehors de
tout jugement moral, de jeter un regard littéraire sur son univers, afin de mesurer la richesse et la portée de son œuvre.
Divin Marquis ou affreux pornographe ? L'insupportable et l'intérêt de son écriture résident précisément en ceci que les
deux sont indissociables. Sade est irréductible à quelque case que ce soit. Être dans l'enfer, c'est être livré aux gémonies,
à l'excès, et à l'irrationalité. Étudier l'écrivain n'est pas le canoniser ni l'institutionnaliser mais interdit d'écrire, à tout le moins,
n'importe quoi à son sujet. Il est à la fois un maître de la liberté et son texte est insupportable, si on le tient pour un texte
réaliste. On a l'impression au contraire de quelqu'un qui établit un rapport critique à la langue, aux stéréotypes moraux.
En réalité, aborder Sade exige une double lecture, tout en séparant l'homme de sa création littéraire.
Quand on voit l'attention avec laquelle il se corrige, quand on regarde le glissement du point de vue dans les différentes
versions de "Justine"; dans "les Infortunes de la vertu", elle parle à la première personne, ensuite on parle pour elle,
elle est aliénée, on ne peut s'empêcher de penser que Sade est un grand écrivain; ce sont des choses très simples,
comme le choix de ses titres: "l'infortune" entraîne des malheurs indus; les "malheurs", eux, peuvent être mérités.
Il serait injuste de le considérer comme un malade couchant ses fantasmes sur du papier. Il semble qu'il ait écrit avant la
prison mais c'est la prison qui transforme le libertin en un homme qui n'a plus que la lecture et l'écriture dans sa vie.
Son écriture présente un côté obsessionnel de la reprise incessante des mêmes thèmes qui investissent toute son oeuvre.
Sade tient en parallèle une écriture pour le public, tant il rêve d'être reconnu comme un homme de lettres; mais il va
jusqu'au bout de ses obsessions dans des oeuvres impubliables. Son style est à la fois décalé et ironique.
Il possède le talent de raconter des histoires de vertu malheureuse dans la langue policée du XVIII ème siècle, tout en
mêlant des termes bruts et crus; c'est pourquoi, Il faut dépasser des réticences ou des dégoûts, ce déplaisir subtil que
peuvent aussi provoquer ses œuvres, pour prendre toute la place qui leur échoit dans la fiction elle?même. Les tonalités
aussi se mélangent, le rire, l'ironie coupante succédant à des exposés philosophiques ou politiques.
Il a besoin d'écrire comme Rousseau, qu'on lui interdit de lire à la Bastille quand on lui autorise Voltaire, pour écrire comme
personne. Il est aussi un homme de son époque qui pratique l'écriture sensible. Lui-même joue à ce type de littérature.
Son style le plus violent se joue comme une parodie. Après tout, la littérature sensible prétend faire couler des larmes,
la littérature érotique, du "foutre". C'est également une littérature pathétique, cherchant un effet. Sade était également un
homme de théatre.
Son écriture est aussi un rapport à la vérité. Il semble être un homme de pensée ancienne dans la manière qu'il a de
blasphémer, qui paraît l'installer dans un monde manichéen. Et son écriture est moderne, en ce qu'elle témoigne de la
conscience qu'elle est le deuil du savoir, de la vérité. On a l'impression d'un homme qui ne croit à la Révolution que par
comparaison à celle des astres, comme un cycle perpétuel de progrès et de décadence.
Proust fut aussi un homme qui traversa toute sa vie en écriture. Sade fut confronté à une série de situations limites:
un libertinage de son temps mais aux limites de la légalité et la prison où il passa plus de la moitié de sa vie. Enfermé,
il est livré à lui-même; une partie de sa création littéraire, dont "les Cent Vingt Journées de Sodome", ne put être publiée.
C'est une limite évidente à l'expression de son talent.
Son obsession est celle de l'écrivain qui rabâche. Elle s'oppose à l'ouverture de son écriture. En se répétant, il montre
que le travail d'écriture est essentiel même si, en apparence, c'est la même histoire. Quand il est arrêté en 1801, il prépare
encore une nouvelle "Nouvelle Justine". En découvrant les trois premières versions, on pense qu'il ne peut aller plus loin.
Au contraire, l'écrivain provoque le fantasme du lecteur qui imagine une écriture capable de repousser toujours plus loin.
On n'est pas obligé d'être complice mais on s'engage dans une surenchère fantasmatique. Or c'est justement dans ces
litanies d'horreurs, de tortures et de sévices, dans cet étourdissant effet d'énumérations, que réside une grande part de la
modernité de la langue de Sade.
Sade n'invente pas le thème de la vertu malheureuse. Rappelons que Diderot a déjà écrit les "Épreuves de la vertu."
Il y a toute une littérature complaisante dans la représentation de la vertu malheureuse. Sade reprend ce thème de la pure
jeune fille mais avec le goût sacrilège de bafouer cette vertu et encore s'agit-il d'une vertu qui résiste et d'une jeune fille
cicatrisant très vite; il a besoin d'inventer des "doubles" de Justine qui meurent pour qu'à chaque fois Justine résiste
sauf à la foudre fatale.
Plus il avance, plus la figure centrale est le couple Justine-Juliette, couple de personnages concret, conflictuel,
contradictoire, qui correspond à la manière dont il se présente comme une victime de l'Ancien Régime.
Justine est sans cesse enfermée; celle dont il se revendique en libertin athée, qui va faire bien pire, sur le papier,
que dans la réalité, c'est le versant Juliette.
Son œuvre apparait à première lecture scandaleuse, mais porte en elle, en réalité un discours philosophique.
La transgression n’est pas principalement l’écart de conduite, bien que, Sade en ait commis beaucoup, ni non
plus seulement la déviance à l’égard des pratiques sexuelles "licites." Il est d’abord ce qui prend ses distances
avec le respect, la vénération accordés à ce qui ne mérite que railleries. Sade fut insolent avec constance, et
cette irrévérence lui coûta. Son œuvre est truffée de caricatures, de raisonnements spécieux, d’exagérations;
l’outrance conduit au grotesque et les énormités qui parsèment les descriptions d’horreurs de ses ouvrages
constituent autant de moments de respiration permettant au lecteur de sortir du gouffre où le récit le plonge.
La figure de Justine est formellement, littérairement idéale: elle est le prétexte à une addition sans fin d'épisodes.
Une jeune fille qui pratique les vertus, déclenchant une série de catastrophes: la trame offre une perspective ouverte,
car elle semble ne rien vouloir comprendre. Juliette est cruelle dès le départ mais son histoire est celle d'un devenir.
L'une est dans le temps immobile, l'autre dans l'espace. Juliette est un tourbillon d'air sulfureux.
Lire Sade est un excellent exercice de critique de toute dialectique moralisante. Les pires libertins chez Sade tiennent en
effet un double discours. Ce n'est pas là un simple plaisir anticlérical mais dénoncer ce qu'il y a de plus pervers dans les
institutions prétendant à la vérité et imposer un mode de vie aux individus. L'homme de lettres parvient dans son oeuvre
à brasser tous les discours théoriques de son siècle et chacun de ces discours va renvoyer peu à peu à la même pratique
de domination. Il y a dans cette fiction une dérision générale du discours théorique.
Écrivain libertin talentueux, ou fieffé scélérat débauché, Sade brille, dans sa tentative désespérée, de mettre à bas,
en tant qu'esprit libre et vagabond, un ordre social et religieux, en déclin à la fin du XVIII ème siècle. Son œuvre,
inspirée d'une conscience matérialiste de l'infini, déshumanisant les corps, explore les abîmes sombres de l'âme.
Il demeure un grand auteur, capable de nouveauté et d’audace, plaçant la littérature à la hauteur de son exigence.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Comment le châtiment de la flagellation a pris sa place dans l'alchimie érotique de la partition des plaisirs ?
De la naissance de la littérature "flagellante", à la multiplicité des études réalisées, en s'intéressant à la
psychiatrie des perversions, le goût du fouet s'est imposé comme objet spécifique, autonome de la sexualité
dans l'univers du sadomasochisme. La ritualisation attachée à ce châtiment, célébrant la pureté des sensations
extrêmes, la recherche de la cruauté et de la douleur, fait de lui, lors d'une séance S/M, dans cet art subtil et
cérébral,une étape incontournable vers la jouissance sublimée.
Défini comme un acte consistant à cingler le corps humain avec un fouet,des lanières, ou une tige souple,
le terme revêt une multiplicité de significations, religieuse, érotique,et disciplinaire, s'inscrivant dans un champ
sémantique, où sa compréhension sexuelle est pourvue de symboles,dans l'évocation imaginaire, de la verge
au flagelle.
Elle fut tout d'abord dans la religion une incarnation, utilisée comme un moyen de faire pénitence,
telle une expiation de ses propres péchés, parfois même ceux des autres, et se pratique encore, aujourd'hui
couramment dans certains ordres religieux ultra-catholiques.
Dans l'histoire,la flagellation précédant la crucifixion était un préliminaire à la condamnation.
Le nombre de coups portés très élevé pouvait alors conduire ni plus,ni moins, à la mort du supplicié.
Elle fut utilisée par nombre de civilisations,encore employée aujourd'hui dans certains pays, comme ceux
appliquant entre autres,la loi islamique, la charia.
Les Romains l'employaient comme châtiment corporel; la fustigation était une peine appliquée aux citoyens
ou aux affranchis jugée moins infamante,que la la flagellation appliquée avec un fouet,le flagellum, réservée aux
esclaves, dépourvus de citoyenneté, ayant commis des actes criminels,précédant dans la majorité des cas, la
la peine de mort. Dans l'Antiquité, elle était également le prélude à des jeux sexuels. L’histoire ancienne et les
mythologies abondent en illustrations.
Lors d'orgies, le premier des devoirs était de se martyriser en honneur de la Déesse.
Jetés dans une sorte d’extase par le recours à des danses frénétiques et autres stimulants,
les fidèles s’emparaient de son glaive pour s'automutiler, au plus fort de leur délire.
Les mêmes coutumes se retrouvent aux fêtes d’Isis, dont Hérode nous a laissé une peinture frappante.
À Rome, les fêtes des Lupercales semblables aux Bacchanales et aux Saturnales étaient l’occasion
d'épouvantables orgies. Les prêtres, brandissant leurs fouets, hurlant et criant de joie, parcouraient les
rues de la ville. Les femmes se précipitaient nues à leur rencontre, présentant leurs reins, les invitant
par leurs cris, à les flageller jusqu'au sang.
Aux XVIIIe et XIXe siècles, la bastonnade réalisée avec une corde goudronnée, était une punition fréquemment pratiquée
dans les bagnes avant l'abolition de l'esclavage. En France, la flagellation dans le système pénal fut prohibée en 1830,
lors de l'avènement du Roi Louis Philippe. La dernière flagellation publique, fut administrée, sous Louis XVI, en 1786
à l'encontre de la Comtesse de La Motte, pour sa participation, dans l'affaire du collier de la Reine Marie-Antoinette.
De nos jours,la flagellation demeure une sanction pénale encore appliquée en Arabie Saoudite et en Iran.
En Littérature,l'œuvre du Marquis de Sade, dans "Justine ou les Malheurs de la vertu" (1791) décrit,
comme nous l'avons évoqué, au cours d'un précédent article, de nombreuses scènes de flagellation.
"Thérèse philosophe", ouvrage moins réputé, attribué à Jean-Baptiste Boyer d'Argens (1748) y fait largement écho.
Sous l'Empire, l'actrice Émilie Contat, très courtisée à l'époque, vendait ses charmes en fouettant ses amants
masochistes. Le sombre et intrigant,Ministre de la Police de Napoléon,Joseph Fouché, fut le plus célèbre de ses
clients, en fréquentant assidûment son boudoir.
Dans la littérature érotique, ce sont les œuvres de Von Sacher-Masoch, et les études de Von Krafft-Ebing,
fondateurs respectivement des concepts du "sadisme" et du "sadomasochisme" qui marquèrent les esprits.
"La Vénus à la fourrure" de Leopold von Sacher-Masoch, parue en 1870 fait figure de roman novateur.
les personnages Wanda et Séverin puisant dans la flagellation, leur source quotidienne de leurs jeux sexuels.
La flagellation chez Pierre Mac Orlan (1882-1970), auteur prolixe d'ouvrages érotiques, est largement présente.
Dans "La Comtesse au fouet, belle et terrible", "Les Aventures amoureuses de Mademoiselle de Sommerange",
ou "Mademoiselle de Mustelle et ses amies.",enfin dans "Roman pervers d'une fillette élégante et vicieuse",
récit de l'apprentissage cruel dans l'asservissement sexuel d'une très jeune fille.
De même, on retrouve des scènes de flagellation, chez Apollinaire dans "Les Onzes Mille Verges" (1907)
chez Pierre Louys en 1926, dans "Trois filles de leurs mère."
Le roman "Histoire d'O" (1954), étudié précédemment, comporte de nombreuses scènes de flagellation.
Plus proche de nous, la romancière, Eva Delambre, dans "Devenir Sienne" (2013), fait du fouet l'instrument de
prédilection de Maître Hantz. Il en est de même dans "Turbulences" (2019), son dernier ouvrage.
Diversifiée dans sa ritualisation, sa gestuelle et son symbolisme, très présente dans l'univers du BDSM,
la flagellation se définit aujourd'hui, comme une pratique autonome, de la recherche de la jouissance.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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(voici un texte d'une soumise que j'ai glané sur le WEB et que je trouve par certains cotés si juste que j'ai souhaité le partager)
Faisons fi de l’imagerie d’Epinal : le BDSM est tout le contraire de ce qui peut en être cru, c’est à dire l’opposé du « Lasciate ogni speranza, voi ch’entrate » de Dante.
Rien en effet de plus construit, de plus conduit, de plus négocié dans cette relation et c’est ce que, peut-être, je puis admettre qu’elle ait de plus repoussant aux yeux du béotien.
Parce qu’il est bien rare qu’elle naisse spontanément et mûrisse comme le font les autres amours? A quelques rares exceptions près, tous les couples que j’ai vu se former l’ont fait par le biais d’annonce ou assimilé?.
Quelquefois, il est vrai que c’est l’un des deux partenaires qui a eu la chance d’éveiller des méandres semblables aux siens chez son compagnon de vie? Ces couples-là ont eu ou n’ont pas eu d’avenir selon la force de motivation qui était dans le second : le faisait-il parce que « ça » parlait vraiment en lui ou seulement pour « suivre » ?
De la réponse à cette question allaient découler tous les lendemains de l’union de ces deux?
Les autres font donc connaissance virtuellement sur le papier ou sur l’écran, au téléphone ou autrement?. Ils prennent ( je vais choisir de me placer dans le meilleur des cas, c’est à dire celui de deux personnes conduisant une recherche authentique et sérieuse) leur temps, tout leur temps et leurs marques, chacun de son côté.
Ils partent aussi, comme tout couple qui se serait rencontré en forçant le hasard, à la recherche d’autres affinités, de celles qui leur donneront les moyens d’exister et de partager.
Il faut bien en venir ensuite à évoquer le sujet qui brûle et là encore on pénètre dans une très longue période d’exploration, de définitions puisque l’on est déjà au c?ur de la question, celle qui va permettre de définir la relation.
Et l’on en vient aux limites.
Bien étrange d’en parler pour cette sexualité cérébrale où tout l’enjeu consiste d’un côté comme de l’autre précisément à les repousser.
Mais pour comprendre, il faut s’entendre sur ce que l’on nomme limites.
Venons-en tout de suite aux dites « pratiques ». J’ai déjà écrit précédemment qu’un bon tiers des pratiques « extrêmes » assimilées au BDSM (et ce d’ailleurs par bon nombre d’adeptes eux-mêmes) n’étaient en fait rien d’autre que les classiques pratiques sexuelles « extrêmes » qui peuvent concerner ou ne pas concerner tout couple. Un petit détour chez Catherine Millet, qui n’est pas une pratiquante SM en témoigne aisément dans la littérature, de même qu’un coup d’?il au cinéma de Walerian Borowczyk , qui lui non plus ne mit pas en scène le BDSM ?.
Pour avoir laissé de côté ces pratiques sexuelles, vous me ferez grâce de toutes celles réprimées par la loi qui ne nous concernent pas plus.
Alors, ces limites ?
Et bien, nous en avons toutes et tous.
Certaines sont d’emblée infranchissables, quasiment phobiques et celui qui vous écoute sait le saisir mais d’autres sont et cela, il saura le sentir dès le départ, un mélange d’attraction-répulsion et c’est ce chemin qu’il vous amènera à faire à travers votre propre forêt, parcours initiatique s’il en est..
Non pas du jour au lendemain, mais pas à pas, très très lentement, puisque dans l’idéal cette relation devrait se transformer en amour et alors vous aurez toute la vie pour accomplir le parcours.
Le Dominateur (appelons-le ainsi pour simplifier) n’est pas non plus le sadique animal à sang froid qui veut enserrer sa proie dans ses anneaux pour l’amener au bout du bout du bout. Je vais en surprendre plus d’un en disant qu’il a lui aussi ses limites. Et qu’il arrive dans un bon quart des cas à des soumises un peu trop « exaltées » de tenter sans prendre la mesure du risque de « pousser » le Dominateur dans ses retranchements? Jouer avec le feu, quoi?.
C’est en cela q’un vrai « Maître » doit savoir se maîtriser lui-même, maîtriser aussi son sujet avant d’essayer de maîtriser sa sujette?. Savoir lui montrer l’abîme juste d’assez près pour qu’elle en ait mesuré la profondeur mais avec juste assez de confiance pour qu’elle sache qu’il y a toujours un filet de protection.
Les limites que l’on va être amené(e)s à franchir pas à pas donc relèvent tout autant du physique que du psychique. Soyez néanmoins assuré(e)s que les barrières insurmontables l’autre les a entendues et n’y touchera jamais.
Deux exemples concrets dont l’un au moins vous amusera : je l’ai écrit un autre soir, je joue et m’arrête juste avant « le premier sang » ; je sais que nous n’irons jamais au-delà et je me sens en pleine confiance. J’ai un écoeurement à l’idée du latex ; je sais que j’y échapperai pour mon anniversaire ;-)
En revanche, au début, j’avais une frayeur horrible et donc un rejet de la canne tout en restant fascinée devant ceux qui pratiquaient : M. m’a amenée vers ce plaisir parce que mon ambivalence sur ce point était claire. De même pour la laisse : j’y associais le mot « chienne » et donc totale impossibilité mais en même temps, je ne détachais pas les yeux des femmes qui en portaient une. M. m’ a simplement aidée sémantiquement à défaire mon association chienne-laisse, le plus simplement du monde : ma laisse, c’est moi qui la tiens partout où je la porte.
Je me suis une fois de plus placée pour ce post dans le cadre de mon expérience propre qui est une expérience amoureuse ; l’ensemble de ce que je dis (et qui n’engage que mon avis d’ailleurs) me paraît valable aussi dans le contexte d’une relation plus « indifférente ».
Mais alors, qu’il me soit permis d’évoquer le bonheur dont ceux-là se privent !
L’originalité de cette forêt que sont les limites en BDSM, c’est qu’elle est sans fin.
On sait que l’on n’en atteindra pas le bout demain et que le rapport se renouvelle ainsi par touches impressionnistes chaque jour.
C’est beau une histoire en marche, c’est beau un amour qui ne s’arrête pas même dans ses tâtonnements et découvertes érotiques.
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Ce 4 février 2020, je commence à rédiger, à la demande de Mon Seigneur adoré, un article sous forme d’une liste d’énumérations, dont la finalité est de démontrer les applications concrètes de sa Domination que je mesure dans mon existence. Il s'agit là d'un véritable exercice d'introspection et de conscientisation. J'ai pris le temps de sonder mon âme pour me rendre compte, par moi-même, de tout ce que m'apporte la présence de mon bienveillant propriétaire dans mon quotidien.
« CE QUE J’AI ACCOMPLI POUR M’ACCOMPLIR…SOUS L’AUTORITÉ ET L’INFLUENCE DE MON GUIDE ET MAÎTRE »
1 - Accepter de me soumettre
J'ai choisi, il y a plusieurs années de cela, de me soumettre à mon Maître adoré dans une relation clandestine. C'est seulement après un long processus de réflexion que j'ai l'ai choisi lui et pas un autre. Je lui ai présenté ma demande de soumission argumentée que j'ai eu le bonheur de le voir accepter. Nous nous sommes trouvés, nous nous correspondons dans nos attentes et dans les valeurs qui sont les nôtres.
Bien que je ne porte pas mon collier au quotidien, je le sens en permanence autour de mon cou : je suis à lui, je lui appartient.
Femme de caractère dans ma vie vanille, j'ai renoncé à vouloir prendre le contrôle dans le cadre de ma soumission et je laisse mon guide m'amener là où il le souhaite, ce qui me met dans une situation tout à fait confortable. J'apprécie qu'il décide parfois pour moi, toujours avec mon consentement évidemment. Cela me réconforte et me sécurise.
Lui donner satisfaction au travers de mon obéissance est ma raison d'être de soumise. Mon plaisir est de trouver le sien, sexuellement bien sûr, mais bien au-delà également sur un plan plus cérébral et spirituel.
2 - Exprimer mes désirs et/ou mes limites
A mes débuts, il était extrêmement difficile de m'exprimer oralement auprès de mon Maître. C'est un exercice que je parvenais à réaliser toutefois à l'écrit. Sans doute que je n'osais pas, j'étais dans une forme de retenue qui m'empêchait de me livrer totalement à lui. C'était un réel blocage, sans doute lié à mon éducation stricte, qui me bridait dans l'expression de mes envies et dont je n'avais pas conscience. Les non-dits étaient sources de tensions régulières entre mon Maître et moi. Il était sans cesse dans la désagréable obligation de me tirer les vers du nez. Les mots crus ne voulaient pas passer entre mes lèvres et il m'était pénible de lui livrer ce qui m'animait. Avec toute la persévérance qui le caractérise, mon Maître a su me pousser dans mes retranchements et me faire comprendre l'importance de dire les choses en dehors et pendant les séances. Il a besoin de matière pour pouvoir exercer pleinement sa Domination et je le comprends maintenant. Il se nourrit de mes aveux et confidences pour rebondir, y trouver l'inspiration et mettre en œuvre les séances, pour nos plus grands plaisirs. Aujourd'hui nous échangeons très naturellement sur le debriefing des séances, nos ressentis profonds, nos fantasmes respectifs, les pratiques, les accessoires, les interactions possibles avec d'autres personnes, les émotions et sentiments, etc. C'est tout cela qui m'a amené à un réel abandon, un lâcher prise, une mise à nu essentielle. J'aime qu'il lise en moi comme dans un livre ouvert, en toute transparence et mes confessions l'y aident. Je peux tout lui dire en toute sérénité, je ne refoule plus mes sentiments, ce qui est très jouissif. J'ose même fendre ma carapace jusqu'à fondre en larmes devant lui. Je n'hésite pas à le solliciter avant d'agir pour recueillir son éclairage et agir selon ses directives.
3 - Conscientiser ma personnalité à travers ma servitude
Fin connaisseur de la nature humaine, mon Maître a su dresser mon profil psychologique à force de me pratiquer ! Il a pu mettre le doigt sur mes atouts mais aussi mes faiblesses.
C'est ainsi qu'il m'a appris à ne plus me vexer à outrance, à savoir ravaler ma fierté, à accepter les punitions et les humiliations dont je comprends le but éducatif. J'essaie, par un effet de miroir, d'être aussi juste, bienveillante, droite, honnête et loyale que lui. Il m'inspire et cela rayonne sur tous différents pans de ma vie personnelle et professionnelle.
Mon Maître m'a appris la nécessité de l'analyse et de l'introspection, dans une véritable démarche de développement personnel. Il m'a inculqué les bienfaits de la patience, de la mesure et du recul, moi qui avais pour habitude des réactions à chaud ! Je m'en suis souvent mordus les doigts et j'essaie de ne plus reproduire ces dynamiques néfastes. Mon Maître a su me faire prendre conscience de mes natures profondes à travers la soumission et à assumer ce que j'aime être : tantôt élève studieuse, chienne gourmande, lubrique pute, secrétaire mouilleuse ou encore complice docile...
4 - Accepter de faillir pour apprendre de moi et par moi
Mon Maître m'a toujours expliqué qu'il ferait de moi "l'actrice de ma soumission". Il n'est pas homme à m'hurler dessus pour me faire comprendre les choses ! Sa méthodologie est bien différente, beaucoup plus constructive. Il me laisse une certaine liberté dans mes choix et je suis en pleine possession de mon libre-arbitre. Il m'a déjà laissé volontairement faire des erreurs pour que j'en tire ensuite des leçons.
Je souhaite donner le meilleur de moi-même à mon vénéré Maître. Quand il pointe du doigt mes manquements ou mes défauts, je suis attristée de le décevoir. J'en ai même parfois eu honte. Je tire les enseignements de mes erreurs et j'ai à cœur d'être la soumise "parfaite" qu'il attend de moi.
5 - Dompter mes peurs
Nos émotions sont parfois notre pire ennemis car elles peuvent nous aveugler. Mon Maître me permet de me canaliser, d'apprendre à identifier et dompter mes peurs et m'a fait ouvrir les yeux sur la nécessité de faire taire mon égo. Celui-ci faisait naitre en moi des sentiments de jalousie et de possessivité par exemple...qui pouvaient se poser en barrière dans ma relation avec mon Maître. J'ai pris plus au moins sur moi quand il m'a fait des révélations sur des relations qu'il a entretenu avec d'autres soumises, réveillant mes vieux démons. Le paradoxe est que cela me faisait mal, mais que dans le même temps je voulais tout savoir des détails de ces histoires. Je souhaite son bonheur et si cela doit en passer par d'autres soumises, je l'accepte bien volontiers et je suis fière qu'il puisse guider d'autres femmes au travers de leur appartenance. Cela serait égoïste de ma part de les priver de cette chance.
6 - Aller plus loin dans mon appartenance
La confiance et le respect mutuel qui nous animent, mon Maître et moi, nous permettent de repousser nos limites et d'aborder de nouvelles expériences. Il me fait assumer ma part de moi la plus sombre, sans aucune honte. Nous faisons évoluer nos pratiques au gré de nos désirs. J'ai pu, grâce à lui, faire de nouvelles expériences plus "poussées", dans de nouveaux registres et nous envisageons sereinement de continuer ces explorations, pour aller plus loin dans mon asservissement et mon appartenance. Cette relation de longue date nous permet de jouer sur différentes nuances et de l'assumer pleinement : allant de la douceur jusqu'à l'animalité. Nous nous élevons mutuellement dans nos fonctions respectives, l'un entrainant l'autre, au sein d'une connivence grandissante en forme de cercle vertueux.
7 - Faire évoluer mon enveloppe charnelle
Mon Maître adoré m'a fait subtilement comprendre que je devais me libérer de mes différents complexes physiques, qui étaient une barrière à mon abandon total. Motivée par la présence de mon Maître, qui reconnait et récompense de mes efforts, j'ai entrepris un cheminement long, laborieux et douloureux, qui me permet aujourd'hui de m'assumer pleinement, d'être fière de mon accomplissement. Je me sens femme et soumise épanouie. Grâce à son intervention, j'ai retrouvé la confiance en moi que j'avais perdu. Ma féminité est exacerbée et il me plait de prendre soin de moi pour plaire et séduire mon propriétaire. Je le trouve tellement désirable que j'avais à cœur d'essayer de me hisser à sa hauteur, pour lui faire honneur et qu'il jouisse de sa soumise comme bon lui semble. Je crois que cette étape d'acceptation a été le déclencheur d'un plaisir - cérébral et physique - bien plus puissant que ce que j'ai pu ressentir jusqu'à présent. A nos débuts mon Maître m'avait fait la promesse de faire de moi une soumise désirable et convoitée. En toute humilité, je crois que je suis en train de m'approcher de son objectif. Je ne porte plus le même regard sur moi, je ne me dévalorise plus.
8 - Me renouveler dans mon couple vanille
Sans jamais être intrusif, mon Maître sait aussi se faire présent, d'une certaine manière, au sein de mon couple. Il sait que ma famille est importe à mes yeux et il met tout en œuvre pour que je me révèle également dans un quotidien qui parfois perd un peu de sa saveur. Il exerce dans ce cadre un rôle de conseiller et je sais pouvoir compter sur son écoute attentive et sa discrétion. Peu à peu, mon propriétaire m'a appris à mettre de côté la culpabilité qui me pesait, ce qui me permet de vivre beaucoup plus librement ma condition. Je me sens en droit de m'accomplir au travers de mon asservissement et je pense avoir trouvé un équilibre de vie de cette manière.
9 - Faire une force du temps qui passe
Pour être tout à fait honnête, je ne pensais pas, au début de mon engagement avec mon Maître, vivre une relation de soumission suivie sur le long terme. La raison est simple : je me connais, j'ai la fâcheuse tendance à me lasser. Je suis capable dans ma vie, du jour au lendemain de tout plaquer pour passer à autre chose. Je l'ai déjà fait dans le cadre de mon travail par exemple, en donnant ma démission sur un coup de tête ! Mon impulsivité fait partie intégrante de ma personnalité et je cherche là aussi, avec l'aide de mon Maître, à la maitriser.
Mon niveau de conscience me permet de regarder aujourd'hui en arrière et de me rendre compte de tout le chemin que nous avons parcouru ensemble, mon complice et moi, et de tous les subtiles changements qui se sont opérés depuis que nous évoluons ensemble. Cela donne beaucoup de consistance à notre relation et donne une certaine puissance à notre duo expérimenté. Je me rend compte que cela n'a été possible qu'avec le temps. Il y a des mécanismes qui sont nécessairement longs à se mettre en place dans la connaissance de l'autre.
Voilà toutes les raisons qui me permettent d'affirmer que l'influence positive de mon Maître laissera dans ma vie une trace indélébile.
Son emprunte et ses enseignements marqueront à jamais la femme et la soumise que je suis, quoi qu'il advienne.
swann
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Histoire d'O de Pauline Réage est certainement l'un des romans les plus controversés du XX ème siècle.
L'ouvrage porte en effet, tel un stigmate, l'étiquette, dans son cas assez problématique, d'érotique, voire
même de pornographique, ce qui a eu, et ce qui a hélas encore pour conséquence d'attirer un certain lectorat
amateur de sensations émoustillantes souvent déçu par "l'inconcevable décence" du texte, et de repousser un
autre lectorat, académique qui se permet alors d'en critiquer la moralité en négligeant injustement la forme.
Toutefois, dans des zones médiates, un autre lectorat pourrait produire une nouvelle lecture peut-être moins teintée
de mépris ou d'excitation, et certains articles écrits sur "Histoire d'O" sont en ce sens tout à fait remarquables et
académiquement très riches, comme par exemple ceux de Léo Bersani ou de Brigitte Purkhardt, et en particulier
celui de Gaétan Brulotte qui met au jour les stratégies étonnantes d'une œuvre qui "apparaît comme un texte rusé,
détourné."
De la ruse à l'intelligence, il n'y a qu'un pas que franchira le lecteur averti dans une prospection poussée de la narration
subtile, réfléchie, maîtrisée et incontestablement, intelligente que nous a offerte Pauline Réage.
Mais qui sera le lecteur averti ? Il, ou elle, devra être capable de dépasser l'attirance ou la répulsion, ou simplement
la curiosité, provoquées par l'étiquette sulfureuse préalablement plaquée sur l'œuvre. Le lecteur averti ne pourrait,
par exemple, se permettre d'aborder et surtout d'analyser ce texte à travers certains filtres de subjectivité, de préjugé,
et d'opinion personnelle sur le faux problème de la moralité, douteuse dit-on, d'une histoire qui a dérangé et qui dérange
encore.
C'est d'une écriture de la plus haute qualité qu'il s'agit dans Histoire d'O, un récit qui nous montre finalement qu'il y a un
esclavage du texte et s'applique à en dévoiler les secrets, à en mettre au jour les limites, à en sonder les possibilités
transgressives.
En étudiant la structure narrative de ce récit, il est admirable de découvrir que la forme même de la narration prouve
qu'Histoire d'O possède une chair littéraire plus délicate que ne le perçoit en général l'opinion publique ou académique
Le roman a été écrit pour plaire et non pour provoquer ou repousser. Le récit utilise ainsi un nombre de ruses rhétoriques
qu'un texte pornographique courant ne le fait. Il est triste de constater une telle hostilité, pour ne pas dire une véritable
haine, envers une œuvre qui, au contraire, marque un tournant important de la littérature féminine, de sa libération.
Histoire d'O n'est pas un livre qui énonce des arguments faciles, mais au contraire qui pose des questions
complexes sur les relations entre hommes et femmes, d'une part, et sur l'écriture, en particulier féminine, d'autre part;
leurs réponses ne sauraient se limiter à un simple rapport de sadomasochisme. C'est peut-être l'un des plus beaux
romans écrits par une femme.
Sir Stephen est bien un meilleur maître que René qui n'apparaît jamais, et on le voit clairement quand on relit le livre,
comme un maître cruel, pas même comme un maître tout court. Il est au contraire assez insignifiant, à la limite de la
sensiblerie adolescente. Il refuse de fouetter O.
Le pouvoir qu'O gagne en devenant l'esclave de Sir Stephen, c'est celui de provoquer le désir, et même de se faire aimer,
d'un homme puissant en apparence qui valide en quelque sorte sa "désirabilité", en d'autres termes, qui la valorise.
Ce serait une erreur de penser qu'O est un être faible allant inexorablement vers la destruction, vers l'annihilation, car
au contraire d'aller vers le néant, le rien, elle va vers le tout.
Sa servitude apporte à O une force tranquille, un équilibre qui, au contraire de l'aliéner, la rend à elle-même, au respect
d'elle-même. Elle se sert donc de ces hommes, ceux de Roissy, René, Sir Stephen, pour s'élever, et sans aucun doute
s'élever au-dessus d'eux. Il faut être sensible au fait que ce sont les hommes, et les hommes seuls, qui n'ont pas droit à
la parole dans le roman, ce qui semble avoir été souvent manqué par la critique.
Si l'on accepte la domination d'O dans la narration, on ne peut plus la considérer comme le néant que représente son nom.
Elle ne peut être ce zéro, ou plutôt elle ne peut être uniquement cela. Beaucoup ont fait l'onomastique d'Histoire d'O et
certains ont trouvé des choses intéressantes. Pour certains auteurs, O est Ouverte, Obéissante, Objet, et Orifice.
O, c'est aussi le cercle, l'anneau trop petit que porte O à son annulaire, les anneaux des colliers et des bracelets,
eux-mêmes anneaux de cuir, puis de fer, mais aussi et surtout "l'anneau de chair", "l'anneau des reins", c'est-à-dire l'anneau
anal. Le cercle génère ainsi de multiples signifiants pour rejoindre irrémédiablement l'encerclement de la narration par le
narrateur qui commence et termine le récit en laissant la parole à O au milieu. O, à l'instar de la chouette dont elle porte le
masque à la fin du roman, est tout autant proie et prédatrice avec Jacqueline, et il serait faux de la réduire à un archétype
triste et sordide du sado-masochisme, qui n'est pas un terme satisfaisant pour exprimer l'œuvre de Pauline Réage.
O, objet, ou orifice, appartient à un autre monde, un monde mêlant inspiration ésotérique et talent littéraire.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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1. La personne carrément masochiste mais non soumise ou le libertinage sensualiste
Pas de servitude, de scènes d’humiliation ou d’échange de pouvoir, mais simplement certaines formes de douleur et/ou une sexualité épicée, genre petites rudesses animales... Plus un trip des sens à ses conditions et pour son plaisir direct que le fait d’être utilisé(e ) pour assouvir le sadisme du-de la partenaire. Pas du genre à allumer sur les jeux de douleur/plaisir en tant que tel ou à être attiré(e) par le sado-masochisme ou des sports plus extrêmes.
2. Pseudo partenaire de jeu
Apprécie la panoplie des jeux de rôles légers (scènes de la petite école, jouer au docteur, jouer aux cow-boys et aux Indiens, l’infantilisme, le travestisme forcé) mais aucune forme de servitude au menu, même une fois dans le rôle. Dirige largement la scène. Cette personne compte généralement plusieurs partenaires de jeux sur une base non permanente ou sans engagement véritable.
3. Pseudo-soumise
Aime jouer la personne soumis(e) pour voir ce que c’est l’état de servitude. Peut à l’occasion aimer se sentir utilisée pour assouvir les pulsions sadiques du-de la partenaire, et même aller jusqu’à le-la servir dans certains cas, mais à ses propres conditions. Dirige largement la scène, parfois fétichiste (adoration des pieds, par ex). N’a pas nécessairement d’engagement émotionnel envers la personne dominante. Ne désire pas être dressée pour la soumission. Ne cède pas beaucoup de contrôle ou sinon pour de brefs moments. Désire une variété de partenaires de jeux. Peut être avec une personne dominante quelque temps, sans être prête à céder réellement le contrôle.
4. Personne soumise dans les jeux de rôles définitivement non esclave
Offre une partie de sa volonté seulement sur des bases temporaires et à l’intérieur de limites spécifiques, et retire sa satisfaction de la soumission autrement que dans l’acte de servir ou d’être utilisée. Le suspense l’allume, tout comme le fait de se sentir vulnérable et de céder ses responsabilités. Ne dirige pas la scène sauf à quelques exceptions, mais recherche surtout son propre plaisir, plutôt que celui de la personne dominante. Joue à fond durant la scène, mais en sort une fois que tout est terminé.
5. Personne soumise-jouet
Lâche rarement prise hormis peut-être sur des bases temporaires, durant de brèves scènes et à l’intérieur de limites bien spécifiques. Retire sa satisfaction dans le fait de servir/d’être utilisée par la personne dominante pour des motifs de plaisir, généralement érotiques. Cherche son propre plaisir avant tout.
6. Soumis(e)
Donne réellement le pouvoir à la personne dominante (généralement à l’intérieur de certaines limites); veut servir, obéir, plaire et être utilisée par la personne dominante; souhaite offrir ses services à des fins érotiques ou non; peut même se glisser dans un rôle d’esclave à temps plein durant quelques jours. A généralement une relation à long terme avec son-sa Maître(esse), relation faisant l’objet d’un contrat et d’un engagement profond. Est beaucoup plus dévouée aux besoins, demandes et désirs de la personne dominante, qu’aux siens propres. Son plaisir provient généralement du besoin viscéral de servir, complaire et obéir à son-sa Maître(esse). Retire une fierté de ce besoin de servir et est généralement bien entraînée. Certaines de ces personnes peuvent vivre avec leur Maître(esse) sur une base partielle ou à temps plein, bien que ce ne soit pas toujours le cas. La majorité des personnes soumises portent le collier de leur Maître(esse)
7. Soumise consensuelle mais réelle soumise, à temps partiel
Dans une relation suivie et se considère la propriété de son-sa Maître(esse) en tout temps. Veut lui obéir et lui plaire sur tous les plans dans la vie, érotiques et non érotiques. Peut dédier une partie de son temps à d’autres engagements mais son sa Maître(esse) a le dernier mot sur ses temps libres. En général, une entente spécifique et écrite lie les parties.
8. Soumise à temps plein sur une base consensuelle
Hormis sur quelques menus aspects et limites, cette personne considère n’exister que pour le bien-être et le plaisir de son-sa Maître (esse) En retour, elle s’attend à être vue comme un cadeau de grand prix (propriété) Un grand nombre d’esclaves cumulent les tâches professionnelles et ménagères, et leur salaire est volontiers remis au-à la Maître(esse) afin qu’il-elle en prenne soin. Vu par le prisme du BDSM, un tel arrangement tient compte du consentement de la personne esclave et reconnaît explicitement les dangers d’un tel statut, par l’échange de pouvoir en cause, ce qui se traduit bien souvent par des pré-arrangements plus clairs et définis que bien des contrats de mariage traditionnels. Un contrat écrit étant de rigueur, dans plusieurs de ceux-ci, on peut lire en toutes lettres que si la personne esclave demande à être libérée et que sa demande lui est refusée, alors elle doit honorer son engagement et rester auprès de son-sa Maître(esse)
9. Soumise entière et sans limites sur une base consensuelle
Un fantasme répandu bien que rarement appliqué dans la vie quotidienne (sauf dans le cas de certains cultes religieux et d’autres situations ou le consentement est induit par lavage de cerveau ou par des pressions sociales ou économiques). Certains puristes insisteront sur le fait que vous n’êtes pas une personne réellement esclave tant que vous n’acceptez pas de faire absolument tout ce que la personne dominante vous demandera. Plusieurs se réclameront de l’esclavagisme total sans limites.... bien que nous ayons tous et toutes nos limites, quelles qu’elles soient. Croire le contraire est illusoire.....
(texte d'une inconnue glané sur la toile)
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Le soumis hétéro sera le dindon de la farce. L'angoisse de déplaire à sa Maitresse qu'il sait déjà très sollicitée et la peur qu'elle le laisse pour un autre préparent le soumis hétéro à accepter toutes sortes d'abaissements. Quant à la Maitresse, elle veut le faire totalement à sa main selon la technique assez courante qui consiste à contraindre un soumis à des pratiques bi. Et déjà la Maitresse humilie le soumis hétéro devant un autre soumis, comme s'il était moins que cet autre, comme si l'autre avait les préférences de sa Maitresse. Cette concurrence le désarçonne, la jalousie le taraude et il craint d'accepter le pire, ce qui le dégoute, pour plaire à sa cruelle Maitresse... et le pire arrive. Elle lui ordonne de se mettre à genou devant l'autre soumis qui bande comme un âne. Elle veut qu'il le suce, elle lui crie d'ouvrir la bouche, il ouvre la bouche et s'enfourne le sexe dur de l'autre. La maitresse lui pousse la tête pour que le gland aille presque jusque dans sa gorge. Elle l'encourage, elle le félicite, c'est de la dérision. Il suce avec dégout au début, il s'applique, c'est la première fois, la queue est grosse dans sa bouche, elle est chaude et élastique, il salive, il bave, il obéit. Soudain, elle lui crie de ne pas faire jouir l'autre et le tire vivement par sa laisse. Elle empoigne la queue de l'autre et commente sa dureté. Elle tire sur la laisse pour le faire mettre à quatre pattes et présenter son cul à l'autre qui, sur ordre, s'agenouille et aussitôt plaque son gland contre sa rosette et s'enfonce. Lui n'ose rien dire et se force à obéir, il n'est plus qu'une lopette qui reçoit dans ses fesses. Et l'autre, après de longs va-et-vient, jouit sous les applaudissements de la Maitresse
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Je suis à toi. Je l’ai été tout ce week-end.
Je me suis donnée à toi, j’ai joui de toi.
J’aime ta tendresse, ta bestialité, cette violence que tu portes en toi quand tu me baises.
J'ai choisi ce que je suis désormais, ta femme, ton esclave.
Je l'ai voulu. Je t’ai voulu.
Parce que tu es l'Homme, le Mec, le Mâle,
mon Seigneur et mon Maître.
Même si c’était hier, j’ai le sentiment que cela fait longtemps que j'ai renoncé à ce que j'étais avant,
une femme soumise, vivant sa soumission en toute liberté,
avec qui elle voulait, comme elle le voulait.
Tu m'as imposé tes règles.
Je t'ai offert l'exclusivité de mon corps.
J'ai renoncé aux amants de passage,
pour me consacrer uniquement à toi.
J'ai appris la frustration, parce que c'est toi qui décide quand tu me baises,
la jalousie, parce que je n'ai aucun droit sur toi,
mais aussi le désir de toi,
le plaisir d’être avec toi, pour toi.
la jouissance d'être à toi.
C’est si bon d’être ta femme, d’être ton esclave.
Merci pour ce week-end passé ensemble.
Merci Maxime, merci Maître.
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On nait soumis ou dom, on ne le devient pas, c'est ainsi. C'est du moins ce que je crois et l'histoire de Marc Antoine montre bien cela. Il était fait pour obéir et servir comme tous les soumis. Cela il savait bien le faire et s'illustrer auprès d'un grand dom comme César. Mais livré à lui même, il a accumulé les désastres jusqu'à devoir se suicider. Un soumis peut être brave et courageux, comme un bon chien de garde, mais il n'est pas le maître.
On peut voir ce coté soumis de Marc Antoine au choix de ses épouses. Elles sont quelconques au début. Avec Octavie, la soeur d'Auguste, c'est autre chose. Octavie est une dom mais Marc Antoine la délaisse pour tomber sous le joug d'une autre dominatrice, Cléopâtre VII, qui va savoir le mener par le bout du nez et plus.
Plutarque donne une image similaire : « Doué d'un tel caractère, Antoine met le comble à ses maux par l'amour qu'il conçoit pour Cléopâtre, amour qui éveille et déchaîne en lui beaucoup de passions encore cachées et sommeillantes, et qui éteint et étouffe ce qui peut, malgré tout, persister chez lui d'honnête et de salutaire ».
A l'inverse de la relation bdsm saine entre Auguste et Livie, celle entre Antoine et Cléopâtre est un désastre qui les conduira tous les deux au suicide. Le portrait qu'en dresse par exemple Dion Cassius est sans appel : « Cléopâtre, quant à elle, insatiable de jouissance, insatiable de richesses, montre souvent une louable ambition et souvent aussi un arrogant dédain ; elle acquiert le royaume d'Égypte par l'amour et, après avoir espéré s'emparer par ce moyen de l'Empire romain, elle n'obtient pas celui-ci et perd celui-là. Elle domine les deux Romains les plus grands de son époque et se tue à cause du troisième».
Je dirais de Cléopâtre qu'elle avait la couleur d'une grande dominatrice sans en avoir la consistance. Comme Reine d'Egypte, elle en avait bien le port et la prestance mais en réalité, elle n'était que la soumise de ce roublard de César qui en avait fait sa maitresse. "Cléopâtre - brillante, vive, parlant couramment neuf langues, mathématicienne et femme d'affaires avisée - éprouve un véritable respect et une authentique admiration pour Jules César...tout est là....derrière le vernis de l'illusion c'est en réalité une fausse dom et bel et bien une soumise.
La morale de cette histoire c'est que les soumis doivent rester à leur place. Les laisser vagabonder et se prendre pour des doms c'est les laisser aller au désastre. Mais comme un chat joue à la souris, Auguste savait cela et il a prit son temps pour assouvir sa victoire, et en dom implacable, il a su fermer toutes les portes aux soumis entre ses griffes.
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Tout en reconnaissant la place très importante que l’érotisme a dans son oeuvre, Mandiargues remarquait
qu’il fallait chercher l’origine de sa présence dans son passé. Par "époque antérieure", il comprenait son enfance,
son adolescence, sa jeunesse et les goûts en matière de lecture, d’art et d’autres domaines qui se cristallisaient en
lui pendant cette période. Quant à la narration, Mandiargues avouait que c’est très volontiers qu’il s’égarait sur le plan
érotique. Il préferait parler de sexe.
Ce qui rendait Mandiargues perplexe, c’était le contraste entre la mode, chose périssable, dont jouissait l’érotisme
à la fin des années 1960 et une vitalité si grande qui devrait s’affirmer dans le temps à venir, étant donnée sa liaison
avec les organes les plus essentiels de l’être humain. Cette contradiction lui faisait venir à l’esprit une définition tragique
de Georges Bataille. D’après lui, ce spécialiste sans lequel, à l’époque, il était impossible d’envisager la théorie de
l’érotisme, "voulait voir dans l’érotisme l’approbation de la vie jusque dans la mort." Il suffit de s’arrêter sur le verbe
"voir" remplacé par "voulait voir", pour pressentir que son avis n'était pas tout à fait le même que celui de Bataille.
Ainsi, une formule fréquente est à l’origine de la création (née de l’inconscient comme dans le surréalisme) qui allait au-delà
de la poésie et de la narration. C’est pourquoi Mandiargues définissait l’érotisme comme "un moteur puissant", comme s’il
s’agissait d’un mécanisme qui aurait besoin d’un ressort dynamique. À partir de l’idée du thème transformée ensuite en
source d’inspiration, l’écrivain allait jusqu’à le définir comme un état d’âme.
Mandiargues estimait que cette application superficielle du contenu érotique fut le défaut des Français pendant longtemps.
Il ne voulait préserver que les oeuvres exceptionnelles, comme le roman de Guillaume Apollinaire "Les Onze mille verges."
Bien qu’il puisait dans le sadisme, le sadomasochisme et d’autres pratiques perverses, ce type inédit d’exploit littéraire ne
s’éloignait pas de la poésie. Ce dont, d’après Mandiargues, est exempte l’oeuvre de Sade, qu’il citait comme contre-exemple.
Bien que le divin marquis demeurait à ses yeux un grand héros de la littérature française, il prenait des distances avec la
totalité de sa production. Comme il le soulignait:
"Sade est très loin de l’amour. Sade appartient à un monde qui s’éloigne de nous."
L’érotisme de Mandiargues était donc élitaire, esthétique, culturel, avec une composante lyrique sous-jacente.
D’après Pieyre de Mandiargues, la proposition de Bataille restait valable pour la plupart des écrivains érotiques
modernes. Il reste à savoir si l’auteur de "La Marge" se sentait partie intégrante de ce groupe. Étant donné le contexte
de l’époque (1969) et l’intérêt croissant pour la sexualité, Mandiargues reprenait à la manière de Bataille un trait très
important de l’érotisme, à savoir, celui de contribuer à la renaissance des catégories littéraires "un peu éculées
et ternies."
À cet endroit, Mandiargues évoquait son maître Gustave Flaubert qui lisait les romans de Sade pour leur contenu érotique.
De cette manière, il expliquait que parfois la lecture des livres érotiques inspire les artistes à travailler l’originalité du texte.
Ce n’est pas parce que le texte franchit ou abat les barrières de la pudeur ou de la morale sexuelle qu’il devient transgressif.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Parfois, il faut libérer sa conscience et révéler ce qu’on a vécu dans l’espoir de trouver quelque apaisement dans la compréhension des événements d’un passé jamais vraiment révolu et qui ne cesse de nous tourmenter longtemps après les faits.
J’ai appartenu à une femme fine, fluette et enfantine. Elle était douce et capricieuse, futile et gourmande. Très vite, je suis tombé sous sa coupe. Il émanait d’elle un charme indicible auquel je ne pouvais échapper. Je voulais tout lui donner, je lui passais tous ses caprices, j’étais à l’écoute de toutes ses fadaises, je voulais mettre à ses pieds tout ce qu’elle pouvait désirer avant qu’elle en émette même le souhait.
En échange, j’avais sa présence dont je ne pouvais me lasser, mais elle se refusait à moi et, avec son rire de gamine, elle repoussait mes avances et mes avancées. Elle jouait de moi, elle s’amusait de mon désespoir de ne pouvoir la toucher et riait de lire sur mon visage la frustration qui finissait par me rendre fou.
J’ai osé enfin lui prendre de force ses pieds pour les embrasser. Il semble qu’elle y ait trouvé quelque jouissance, puisque très rapidement c’est devenu un cérémonial entre nous. C’est ainsi que je me suis retrouvé à ses pieds, bavant presque de désir. Mais, parfois, elle s’amusait à me dire non, à me refuser ce seul plaisir auquel j’avais droit, et je me sentais puni comme un enfant pas sage. L’excitation n’en était que plus puissante. Je quémandais régulièrement de sa bonté l’autorisation de profiter de l’unique jouissance qui m’était autorisée. Elle était assise sur une chaise, j’étais nu à quatre pattes devant elle. Elle me tendait ses pieds pour que je les embrasse, les lèche, les suces. J’étais comme un chien qui lèche les pieds de sa Maîtresse. Parfois, je me contentais de baisser mon pantalon, parce qu’il faut aussi dire qu’elle me laisser me vidanger pendant que ma bouche jouissait de ses orteils. Elle me regardait, je me sentais humilié et ridicule, mais cette position animale redoublait mon excitation. Finalement, j’adorais me vautrer ainsi sous son regard. J’étais son soumis sans qu’elle soit vraiment une Domina.
J’étais encore libre de mon corps malgré tout, non pas que je sois allé chercher un plaisir banal ailleurs dans les bras fades d’une femme qui n’aurait eu pour seul attrait que sa chair, ses mamelles volumineuses et sa chatte gluante, alors que celle que je vénérais avait elle-même de son côté un homme qu’elle voyait épisodiquement et qui satisfaisait sa jouissance, comme elle me l’a avoué plusieurs fois, non, je me contentais, si j’ose dire, du plaisir profond de longues masturbations nocturnes durant lesquelles, paradoxalement, je recréais toutes les frustrations du jour, lorsque mon aimée m’offrait en guise de récompense toute l’innocence de son mépris enfantin.
Mais c’était encore trop! Un jour, elle s’avisa de m’interdire ce dernier luxe et, comme font les Domina, elle me l’interdit. Je dus bientôt lui avouer qu’il m’arrivait parfois de contrevenir à cette nouvelle loi. Je ne l’avais jamais vue dans une pareille colère et comme elle n’avait rien d’autre sous la main, elle pris une ceinture de cuir dans la chambre et m’en fouetta comme une brute, puis épuisée par l’effort elle retrouva comme par enchantement sa délicatesse d’enfant et se fit servir par moi en dissertant aimablement. Fine mouche, elle trouva rapidement la solution imparable pour s’assurer d’une obéissance infaillible, elle posa une cage en métal sur mon sexe et garda les clefs. Jamais je ne pus la fléchir pour obtenir quelques instants de liberté, pour au moins me vidanger subrepticement ou encore pour me laver. Rien n’y fit, je trempais ce qui restait de mon sexe dans l’eau pour réussir à le nettoyer, mais, pour le reste, je demeurais totalement émasculé et sans aucun espoir. J’étais émasculé, en effet, et ma queue minuscule, désormais, ne servait plus à libérer la tension de mes désirs pourtant intenses.
Mon adorée poussait le vice ou la méchanceté jusqu’à m’imposer ses pieds à lécher sans que je puisse atteindre la jouissance. J’étais nu à quatre pattes devant elle et j’accomplissais mon devoir de chienchien, alors que ma queue était toute boursouflée dans le métal de sa cage.
Pendant de longs mois, j’ai enduré ce supplice et ses moqueries. Il m’arrivait d’avoir une sorte de courage qui me poussait à la supplier, mais rien n’y faisait. Parfois même, fâchée, elle me donnait quelques coups de pieds dans les couilles pour me faire taire.
Cette histoire, sans grand intérêt finalement, a duré deux années durant lesquelles je n’ai fait que dépérir. La vénération que je témoignais à la Dame allait en s’étiolant à mesure de son inflexibilité. J’avais l’impression de tout donner et de ne rien recevoir. Rien n’était donné en pâture à ma sensualité, la frustration était totale et je ne voyais plus d’issue à ce vide que la fuite. Il m’a fallu briser mes chaînes, même s’il m’en a terriblement coûté d’abandonner celle qui avait tout été pour moi et, avouons-le, l’était encore. Il a fallu me faire violence pour fuir et surtout ne pas revenir. Longtemps, c’est en rêve, le soir, que je retournais aux pieds de mon aimée pour des masturbations intenses qui faisaient revivre en les embellissant ces moments qui furent terribles et qu’on fini toujours par vouloir retrouver...
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Dès que Marie Madeleine a vu Jésus, elle est tombée amoureuse et elle a eut envie de pleurer sur elle même. Elle a su dès cet instant qu'il était son Maître, son époux, son Dieu fait chair. Il n'est plus possible de parler d'amour pour décrire cela. Ce mot est trop utilisé, trop simple. Là, il s'agit d'autre chose. Le besoin d'union est total. Marie madeleine veut que Jésus soit en elle, mais en disant cela, on ne peut imaginer le sexe de son Maître dans son vagin. Non, c'est d’extase mystique qu'il s'agit.
Les thèses qui ont prétendu qu'elle aurait été l'épouse terrestre et physique de son Rabbi n'ont aucun sens pour moi. Le fait que certains auteurs ont même été jusqu'à lui inventer une descendance, fruit de cette union, me semblent sans aucun rapport avec la réalité. Non, l'amour transcendé, totalement sublimé existe bel et bien et c'est la forme la plus pure et il se suffit à lui même. Le consommer en chair c'est le détruire.
Jésus sait qu'il va être crucifié. Il n'a aucun besoin de descendance physique. Il veut ressusciter et donc vaincre la mort. Marie Madeleine, comme Jean ou Marie, assiste à tout cela. Jésus refuse qu'elle le touche après la résurrection. C'est lui le Maître, celui qui est en charge de sa soumise. il sait ce qui est bon pour elle.
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Pourquoi faudrait il toujours du sexe dans des relations Maitre esclave? Jésus aimait Jean et il l'aime toujours. Jean n'est peut être pas ce que l'on croit. Si Jésus était totalement platonique dans ses amours, totalement mystique, je n'ai aucun doute là dessus, je "sens" que Jean aimait les jolies femmes et que ces dernières le lui rendaient bien.
Jean était l'esclave de Jésus. Une sexualité totalement transfigurée avec son Maître. Une sexualité faite de présence seulement, une sexualité en esprit. C'est la forme la plus belle. Il n'est plus besoin ni de mots ni de caresses. C'est une sexualité par sublimation totale du désir, une sexualité qui oblige à donner le meilleur de soi même. Par un paradoxe c'est une sexualité sans efforts, une sexualité qui donne sans compter, une sexualité qui oublie qu'elle est une sexualité.
Jean aime Jésus d'un amour sans limites. Il est le seul qui ne se dérobera pas, le seul des apôtres qui assistera à la crucifixion. Les autres eurent peur, ils se cachèrent ou pire se renièrent. Mais Jean ne fit rien de tout cela car il aimait. Et l'amour pur ne craint jamais la mort. L'amour pur est la vie.
Jésus aime Jean pour cela. Le toucher, avoir une relation sexuelle physique, ce serait comme altérer cet amour. Ils n'eurent jamais besoin de s'aimer en chair. L'amour en esprit se suffisait à lui même.
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Dans les films pornographiques, le SM sert de support à l'expression des fantasmes de puissance.
Sa mise en scène frise souvent le grand guignol. Pourtant, loin d'être une pratique fantaisiste, il traduit dans
la sexualité une tendance du psychisme à osciller entre domination et soumission. Qu'actualise-t-il ?
Quel en est le désir sous-jacent ?
Douleur et plaisir sont des sensations. Elles s'incarnent et permettent très tôt dans l'enfance de donner un espace
au corps. Celui-ci se construit comme espace sensible traversé de perceptions tantôt déplaisantes, tantôt plaisantes.
Le corps que nous sommes est initialement délimité par ces expériences. Le plaisir est tiré de la satisfaction des
besoins tandis que le déplaisir provient de leur frustration. Au départ, le plaisir est lié à la survie tandis que le déplaisir
indique une situation de danger vital. Il précède une possible disparition du sujet. Il se rattache donc à la mort.
Plaisir et déplaisir sont donc respectivement articulés aux pulsions de vie et pulsions de mort.
Le plaisir lorsqu'il survient recouvre la sensation désagréable précédente. C'est l'expérience d'une tension déplaisante
qui indique quel est le besoin à satisfaire : la faim, la soif, … Leur résolution procure du plaisir. L'expérience désagréable
est donc nécessaire à l'avènement du plaisir. Il est donc possible d'érotiser la douleur en prévision du plaisir qui viendra
lors de son apaisement.
De plus, le sentiment d'indignité à l'œuvre dans le masochisme rend possible l'émergence d'un partenaire qui viendra
le contredire. Le masochiste appelle donc un objet qui, en l'avalisant dans cette position, lui permet de prendre du plaisir.
C'est le masochiste qui crée le sadique, attirant sur lui ses foudres, le masochiste est en situation d'être porté et secouru.
Ce secours peut prendre la forme d'une punition. L'autre, même s'il punit, s'occupe du masochiste, il répond à une tension.
Cette structuration est explicite dans le troublant film de Michael Hanecke: " La Pianiste."
Lors des pratiques SM, nous percevons un passage à l'acte sexuel des tendances psychiques. La sexualité confronte
à des représentations du corps qui touchent aux couples propre/sale, bien/mal. Certaines parties du corps sont ainsi
honteuses et attirantes (sexe, anus)Toutes pratiques sexuelles oscillent alors entre attirance et dégoût, douleur et plaisir.
Dans le SM, cette alternance devient l'objet visé par la pulsion. La mise en œuvre sexuelle du masochisme réalise
le fonctionnement psychique inconscient. Cette tendance est universelle. Nous faisons tous l'expérience de certaines
douleurs ambigües jusqu'au plaisir: la petite plaie muqueuse sur laquelle on passe inlassablement la langue,
la petite peau avec laquelle nous jouons. Ces expériences révèlent notre attrait pour la douleur et la manière dont
nous nous en rendons maître. Posséder la douleur c'est s'autoriser à la transformer, à la renverser en jouissance.
Le sadisme a, lui, une connotation négative dans nos sociétés. Il réfère à un acte délictueux, là où le masochisme
correspond à une position de victime. Hors des situations pénalement condamnables, le couple sado-masochiste
est pourtant indissociable. Le sadique est convoqué par le masochiste qui détient le pouvoir. Il est maître de l'acte.
C'est lui ou elle qui fixe le début et la fin des hostilités. Le sadique n'est alors qu'un artifice, un outil du masochiste.
Il se plie à son besoin de soumission et le rend possible.
Les rapports fondés sur la force et le pouvoir voire la violence sont courants dans la vie quotidienne.
Nous les retrouvons dans de nombreux systèmes hiérarchisés (entreprise, milieu scolaire, famille, …)
Certains individus y sont dominés tandis que d'autres y sont dominants. La position adoptée dépend de la structure
névrotique des êtres. Celle-ci est toujours liée au pouvoir, c'est-à-dire au rapport au phallus, le détenir, l'envier,
le vouloir, le perdre.
Le SM n'est donc pas une perversion mais plus l'expression dans la vie sexuelle de mouvements inconscients
ordinaires. Dans une certaine mesure en mettant en jeu les désirs les plus profonds, ces pratiques pimentent
la sexualité et ne posent généralement aucun souci puisqu'elles sont fondées sur un profond respect et une écoute
soutenue de l'autre. En effet, le SM actualise et réalise une part des désirs inconscients informulés des partenaires.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir
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De mémoire je ne pense avoir eu qu'un master mémorable tout le reste c'étais "intéressant" tout au plus. Mais durant quelque mois j'ai eu le privilège de partager l'intimité d'un couple et c'étais très instructif pour moi. Voici une sorte de lettre ouverte qu'il leur est adressé.
"Dés le début il y a eu maître et monsieur. Et je me souviens que dés le début j'étais jalouse de vos regards. J'étais votre jouet certes, votre salope attitrée, votre sac à foutre et tant d'autre choses mais moi je n'avais pas droit à ces regards. Non vous me regardiez juste comme une slut et si j'ai toujours adoré ça, j'ai souvent surpris vos regards tendre quand vous vous vidiez en moi. Je vous l'ai jamais dit mais avec vous j'étais plus chienne qu'avec les autres, beaucoup plus chienne. Juste je pense car j'aurais tout fait pour ne serait-ce que saisir des bribes de ce qu'il y avait entre vous. Vos regards d'amour, votre tendresse, votre complicité...
J'ai jamais été prude mais je ne pense que très rarement avoir gobé des queues autant que les votre, avec un tel enthousiasme, avec une telle vigueur... Je vous l'ai jamais dis mais si je vous desobeissais parfois c'étais juste pour vous voler quelques instants de complicité. En fait je pense que si j'aimais autant quand vous me gicliez dans la bouche c'est parce qu'aprés avoir accueilli l'un je sentais l'autre arriver et que vous sentir tous deux en moi c'étais comme si je partageais votre complicité.
Je n'avais pas le droit de vous embrasser et ça je l'ai vite compris. Frustration et sodomie c'étais votre credo il parait. Je me souviens quand maître me faisait hurler, monsieur me tenait la bouche pour me faire taire. Avec sa main ou autre chose... Quand je hoquetais de peur sous votre main maître, monsieur me tenait le front et me disait que tout irait bien. Quand j'abandonnais vous me regardiez tout deux avec ce regard sévère qui me disais "continue".
Dans notre relation je n'ai jamais été qu'un sex toy mais j'ai bien aimé nos moments ensemble. J'ai bien aimé ce que vous avez accepté de me partager. Alors oui je sais j'ai pas été cool et du jour au lendemain j'ai disparu. Mais croyez moi bien que ce n'étais pas parce que je ne vous aimais pas juste parce que je vous aimais trop. Je ne pouvais rivaliser avec votre amour et ça me rendait dingue. Mais si vous me lisez sachez juste que même juste pour une nuit je rêve souvent d'être à nouveau votre salope attitrée.
Avec tout mon amour
Lilas"
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"Monte, dit-il. Elle monte." Toute la dialectique d’Histoire d’O de Pauline Réage, classique de la littérature érotique
est contenue dans cette simple première injonction. Un ordre, sans explication, une soumission, sans interrogation,
ni inquiétude, O embarque avec son amant. Elle le suit confiante, s’en remet entièrement à lui, quelque soit la destination,
quelque soit l’issue.
Histoire d’O, c’est cela au fond, l’histoire d’une femme qui accepte de se donner, de se livrer entièrement au nom
de et pour l’amour. C’est même pour elle la définition même de l’amour: ce don intégral, cet abandon total, absolu tant
physique que psychique, à l’être aimé, ce "maître", ce "Dieu."
C’est ainsi qu’elle éprouve la satisfaction de se sentir désirée et possédée, Pauline Réage, (pseudo de Dominique Aury,
née Anne Desclos) invente et propose ici une vision inédite des rapports amoureux, à total contre-courant des discours
en vigueur (en particulier féministes) et de nos idéaux culturels romantiques. Une entreprise audacieuse et risquée
dans un contexte d’après-guerre où dominent encore une morale puritaine et une vision traditionaliste de la femme.
Histoire d’O aurait été écrit comme une lettre d’amour par l’auteur pour son amant Jean Paulhan (directeur de la NRF),
qui la délaissait. L’ouvrage d’abord passé inaperçu en 1954 (paru en même temps que "Bonjour tristesse" de Sagan
qui l'éclipse, mais aussi du "Thérèse et Isabelle", autre roman érotique de Violette Leduc qui l’éclipse, à laquelle l’auteur
voue d’ailleurs une grande admiration) a ensuite émergé à la faveur du prix des Deux magots en 1955.
Il sera vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde et traduit dans une vingtaine de langues.
Succès qui ne manque bien sûr pas de déclencher la polémique, accusé d’être le roman de la soumission féminine
ou encore surnommé de livre intolérable par Mauriac.
On pourrait résumer très facilement le célèbre Histoire d’O. Quelques lignes suffisent, Une jeune parisienne, dont on ne
sait rien et dont on apprendra bien peu au fil des pages, est conduite, par son amant (René), un beau jour par surprise dans
un mystérieux château à Roissy (lieu choisi par hasard par l’auteur).
Elle y subira tous les sévices et outrages avant de devenir officiellement "l’esclave" de son amant qui la "donnera" ensuite
à son meilleur ami, l’inquiétant et fascinant Sir Stephen, qui finira également par l’abandonner.
Voici pour le fond, mais c’est bien sûr la forme qui est primordiale dans ce court récit composé de quatre
parties et d’une fin alternative. Cette forme et ce style lui donnent toute son intensité et recèlent de plusieurs niveaux
de lecture passionnants.
Pauline Réage ne s’embarrasse pas de préambule ou d’introduction à ses personnages et à l’intrigue,
elle entre immédiatement dans le vif (dans tous les sens du terme !) du sujet. O, dont on ne connaît même pas le prénom,
est conduite au château par son amant. Ce début direct ne manque pas d’interpeller le lecteur en entretenant le mystère.
Il faudra attendre la 2e partie pour avoir quelques indices sur la vie et l’identité de l’héroïne.
Cette construction et en particulier la première partie rappelle celle d’un rêve, d’un fantasme éveillé,
ce qui était d’ailleurs l’intention de l’auteur. Paulhan le compare lui à un conte de fée en postulant que les contes de fée
sont les romans érotiques des enfants. Au lieu de s’épuiser après la première partie particulièrement forte et marquante,
l’auteure parvient à poursuivre son intrigue avec cohérence en orchestrant un crescendo dans "l’apprentissage" d’O
allant jusqu’à sa déchéance, ou "son élévation" selon le point de vue que l’on adopte.
C'est ensuite l’art de la mise en scène de Réage qui captive. Avec un goût du détail et une richesse sensorielle,
elle nous plonge dans l’ambiance de ce château d’un genre particulier, ses rites, ses règles (l’interdiction de croiser
les jambes ou de fermer tout à fait les lèvres en signe d’offrande perpétuelle, ne pas regarder les hommes du château
au visage…), ses costumes (les femmes sont notamment vêtues comme des servantes du XVIIIe siècle avec de longues
jupes bouffantes et des corselets serrés) et les matières (la soie craquante, le linon, les bas de nylon noir, la jupe en faille
noire, la robe de satin vert d’eau, les mules vernies à hauts talons qui claquent sur le carrelage,…) ou encore son mobilier
de boudoir très étudié (la grande cheminée, les fauteuils club en cuir, la porte en fer forgé, le dallage noir…).
Elle s’attarde également à la description des rituels de préparation d’O qui renforcent l’action qui va suivre: le bain,
le maquillage érotique, la pointe et l’aréole des seins sont rosies, "le bord des lèvres du ventre rougi", le parfum longuement
passé sur la "fourrure des aisselles et du pubis", Bref, c’est un récit très théâtral.
Elle accorde aussi une grande importance à la description technique et précise des instruments de sévice,
"un fouet de cordes assez fines, qui se terminaient par plusieurs nœuds et étaient toutes raides comme si on les avait
trempées dans l’eau", "un fouet de cuir fait de six lanières terminées par un nœud", ainsi qu’aux postures d’attachement
aux poteaux, aux crochets des murs à l’aide d’anneaux, de chaînettes.
Ils deviennent presque des parures ce qui fait dire à O par exemple que son amie "serait plus belle avec un collier et des
bracelets de cuir." ou encore "que les coups et les fers allaient bien à Yvonne."
Ce sont enfin les marques de violence qui s’impriment sur les corps qu’elle restitue avec acuité: les sensations des cordes
sur la peau tendre à l’intérieur des cuisses, les balafres, boursouflures de la peau, les "marques fraîches" de cravache sur
les reins, "de belles zébrures longues et profondes." Ces marques sont autant de preuves d’amour tangibles à ses yeux.
Une belle imagination pour dire sans dire, même si cela peut aussi agacer ou frustrer certains lecteurs qui aimeraient plus
de direct. Une écriture tactile qui rappelle celle de Colette parfois. Elle nous fait ressentir toutes les sensations charnelles:
"la banquette en moleskine glissante et froide qu’elle sent se coller sous ses cuisses", "sur un tabouret elle sent le cuir
froid sous sa peau et le rebord gainé de métal au creux même de ses cuisses."
C’est encore la description très sensible de la beauté féminine (O est bisexuelle) à travers notamment le portrait
de Jacqueline, un mannequin dans le studio photo où elle travaille: "Tout en elle sentait la neige: le reflet bleuté de
sa veste de phoque gris, c’était la neige à l’ombre, le reflet givré de ses cheveux et de ses cils: la neige au soleil.
Elle avait aux lèvres un rouge qui tirait au capucine, et quand elle sourit, et leva les yeux sur O, O se dit que
personne ne pourrait résister à l’envie de boire à cette eau verte et mouvante sous les cils de givre."
Etre enchaînée, fouettée puis marquée aux fers ne sont finalement que des métaphores, des actes symboliques
pour exprimer ce désir d’appartenance (appartenir à l’être aimé), synonyme d’amour, tapi, consciemment ou non,
en chaque femme. Il est intéressant de suivre le cheminement psychologique ambivalent d’O pour le réaliser.
D’abord interloquée, troublée, elle tente de comprendre "l’enchevêtrement contradictoire et constant de ses
sentiments" et son goût inattendu pour le supplice, "la douceur de l’avilissement."
Ce n’est pas la douleur qu’aime O mais c’est ce qu’elle représente et plus particulièrement ce que les gestes
de son Amant représentent. "Elle ne souhaita pas mourir mais si le supplice était le prix à payer pour que son
amant continuât à l’aimer."
Tout est donc avant tout le fruit d’une interprétation intellectuelle: "O sentait que sa bouche était belle, puisque
son amant daignait s’y enfoncer… " ou encore "Oserait-elle jamais lui dire qu’aucun plaisir, aucune joie, aucune
imagination n’approchait le bonheur qu’elle ressentait à la liberté avec laquelle il usait d’elle, à l’idée qu’il savait
qu’il n’avait avec elle aucun ménagement à garder, aucune limite à la façon, dont sur son corps, il pouvait
chercher son plaisir."
La sanction est plus floue quant au deuxième récit, qui se présente comme une suite, et dont O. reste l’héroïne,
"Retour à Roissy" précédé d’un texte qui éclaire les "circonstances" des deux romans, une partie de la biographie
amoureuse de l’auteur. "Suite" en réalité ne convient pas. Dans sa très belle postface, Pieyre de Mandiargues
pose la question, faisant remarquer que "Retour à Roissy" est peut-être un chapitre, initialement retiré, d’Histoire d’O,
ou encore que l’auteure a proposé, juste avant la table des matières, une autre fin au livre, dans laquelle O. se donne
la mort, interdisant ainsi toute suite.
Quoi qu’il en soit, d’un récit à l’autre, nous passons de l’équateur à l’Arctique, et le lecteur qui attendrait de trouver dans
le second les mêmes descriptions érotiques que dans le premier serait déçu, "Retour à Roissy" ne décrit plus dans le détail
les scènes sexuelles, mais dit le fait, jusqu’à réduire O. à une fiche anthropométrique.
Cette mutation théorique signe le changement de position subjective d’O. (et probablement de l’auteure).
Dans Histoire d’O, René, son amant, cède O. à sir Stephen, O. change alors d’objet d’amour, et elle se dévoue corps
et âme à la perversion de sir Stephen parce qu’elle l’aime. Elle se prête, plutôt qu’elle ne se donne, aux fantasmes de son
nouvel amant, elle les anticipe même, ou les complète.
Dans "Retour à Roissy", le tableau change, parce que l’amour d’O. se trouve miné
par une question qu’elle ne peut éliminer. Maintenant qu’elle est à Roissy, dans un bordel de luxe dont sir Stephen est
manifestement un des actionnaires, sinon le propriétaire, O. n’est plus sûre que, quand elle est livrée à d’autres hommes,
ce soit pour le "plaisir" de son amant.
O. sait désormais qu’elle est une marchandise, et que les flagellations qu’elle a subies étaient non pas pour satisfaire
la libido de son amant, mais des moyens pour ajouter de la valeur au produit qu’elle était devenue, objet sexuel silencieux.
"Retour à Roissy" est ainsi le récit d’un questionnement en cours qui cependant n’aboutit à aucune décision, même après
l’assassinat probablement commis par sir Stephen pour des motifs mafieux d’un homme, Carl, auquel il l’avait livrée.
Le livre s’achève sur un non-lieu: O. est libre de quitter Roissy, mais le fera-t-elle ?
"Les pages que voici, écrit-elle en exergue, sont une suite d’Histoire d’O, Elles en proposent délibérément la dégradation,
et ne pourront jamais y être intégrées." Ces mots tirent, pour l’auteure, la conséquence qu’O. n’a pas tirée: vanité,
pour une femme, de se consacrer à la satisfaction du fantasme imputé à l’homme qu’elle aime, parce que cet homme,
quel qu’il soit et même si son amour pour cette femme reste intact, est irréductible à la dite satisfaction.
Pauline Réage ouvre l’espace pour elle-même d’une jouissance qui ne se laisse pas chausser par la castration.
Sa soumission peut devenir passivité sans qu’il soit besoin d’un maître pour en garantir la qualité.
Jouissance de l’Autre à jamais Autre, et non pas de l’Autre réduit à l’Un.
Ainsi se nouent, une fois encore grâce aux lettres, l’impossible du fantasme et l’immortalité de la libido.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir
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Ma Maitresse m'a demandé de lui faire un résumé sur les points positifs et négatifs de la domination féminine avec ou sans port de la cage de chasteté pour le soumis, suite à la lecture d'un débat à ce propos sur un blog.
Sachez que j'ai repris les arguments abordés par les deux parties, en ajoutant quelques uns des miens puisque j'ai une certaine expérience sur ce sujet.
En espérant que les Maitresses et soumis relanceront le débat ici:
AVEC LA CAGE:
-Points positifs:
-Rend l'homme docile, doux, attentionné
-La cage de chasteté excite le soumis et elle booste la libido
-Apaise le soumis car il s'y sent en sécurité, cadenassé
-Empêche tout rapport sexuel, et donc rend fidèle
-La Maitresse peut arborer la clé autour de son cou comme symbole fort
-Le port de la cage de chasteté est également un symbole fort de soumission pour le soumis
-La totalité des érections appartiennent à la Maitresse -La Maitresse a moins besoin de surveiller son soumis
-Allie contrainte, frustration et contrôle -Permet d'humilier le soumis ou le faire bander douloureusement
-Le soumis doit uriner en restant assis -Facilite l'obéissance et la soumission dans les relations à distance
-Le soumis accepte plus facilement certaines pratiques qu'il refuserait habituellement
-Permet des jeux ou punitions basés sur l'enfermement de la queue du soumis et sa potentielle libération
-Points négatifs:
-La demande vient plus souvent de l'homme que de la femme
-La cage n'empêche pas de se masturber ou jouir
-Provoque des érections douloureuses la nuit(mauvais sommeil)
-Complique la pratique du sport
-Altère la qualité et la durée des érections, raccourcit le sexe, et rend éjaculateur précoce à long terme
-Solution de facilité: le soumis est soumis plus à la cage qu'à sa Maitresse
-Pas toujours très esthétique
-Se voit sous le maillot, pantalon etc....
-Pas très hygiénique non plus
A long terme le soumis ne peut plus s'en passer, il est accro
SANS LA CAGE:
-Points positifs:
-Permet de lui apprendre à devenir un bon amant performant
-Le soumis doit rester chaste seulement grace à sa volonté, il est réellement soumis à sa Maitresse et non à la cage. Sa soumission est plus authentique.
-Permet à la Maitresse de voir son soumis bander souvent, notamment quand et comment il est excité. L'érection montre l'excitation de la soumission
-Permet des jeux, exercices ou entraînements basés sur la masturbation et les érections sur commande avec conditionnement verbal -La cage devient un accessoire de jeu ponctuel et ludique ou de punition(pointes de discipline)
-C'est un plus grand challenge que le soumis reste chaste: apporte fierté aux deux partenaires.
-Bonne qualité des érections
-C'est dur pour le soumis, et celà peut être un plaisir pour sa Maitresse que ce soit dur pour lui
-Le soumis peut faire du sport en étant tranquille
-Points négatifs:
-Demande à la Maitresse de mettre en place une emprise bien plus forte(et donc un plus gros investissement pour elle) qu'avec la cage qui aide énormément
-Demande une grande force mentale au soumis pour tenir et ne pas être tenté de se masturber et jouir. Il sera plus tenté de se toucher machinalement
-Obligation de punitions très sévères si le soumis se masturbe, et pire encore s'il jouit
-Etre chaste sans cage rend précoce également, mais moins qu'avec la cage
-Sans cage, le soumis a besoin qu'on lui rappelle les règles et qu'on le recadre plus souvent
-Le soumis sera plus rebelle et rétif à certaines pratiques qu'il accepterait s'il était encagé
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Après une journée aux multiples surprises, dont une suprême, notre petite entrevue,
Je laisse mon esprit voguer vers de nouveaux horizons, empreint de désirs et d'érotisme,
Voici que je ferme les yeux qu'aussitôt balayé par un flot de pensées aussi douces qu'émouvantes Je me retrouve projeté dans cet univers où règnent en grand maître vos désirs secrets,
C'est ainsi que nous nous retrouvons dans cette scène que je vous partage...
La porte de la salle de bain est entre ouverte et vous pouvez voir ma silhouette qui s'agite devant le miroir,
Je me sens belle et fraîche, en pute soumise que je suis,
Après cette douche revitalisante, j'entreprends un savant maquillage,
Vous en profitez pour entrer discrètement, posant votre main sur mon épaule..
Dans le miroir, votre image s'affiche près de la mienne, ma nudité intégrale ressort encore plus,
En contraste avec votre peau alors que nonchalamment, vous venez effleurer un de mes seins..
Je vois vos lèvres remuer, mais la glace me donne l'impression qu'aucun son ne sort de votre bouche, Puis, c'est dans mon cou que vos lèvres déposent un baiser doux et humide,
Qui vient faire frémir ma chair toute entière, au prise à de multiples frissons,
Vous vous collez nu contre toi, alors que je suis face au miroir, puis commence à me caresser le ventre, le torse..
M'effleurant du bout des doigts , remontant sur mon torse bombé, dont vous contournez les tétons,
De caresses légères, vous passez à des caresses plus appuyées mais toutes aussi douces,
Allant à la découverte de ce corps tout offert, vos doigts fins et agiles,
Glissent sur la texture soyeuse de ma peau chaude et parfumée,
Tandis que de votre bouche vous me dévorez le cou et l'oreille, passant de l'un à l'autre..
Vous portez votre bouche à mon oreille et vous me dites dans un ton très directif :
- "je veux que tu te caresses, je veux voir ton gros clitos durcir pour moi, mais prends garde car il t'est interdit de jouir! " -
sans discuter, je m’exécute, je commence à me caresser, je me vois les jambes écartées devant la glace,
D'une main je prends mes bourses pleines de ce désir pour vous, ligotées par un fil,
Tandis que de l'autre, je caresse mon clitoris, le prenant dans ma main,
Qui m'imprime un mouvement de va et vient, laissant échapper un petit filet de mouille,
Comme la salope que je suis, mouillant pour ma Maîtresse...
Vous décalez légèrement sur le côté, profitant de ce joli spectacle, me demandez de continuer,
Je perçois l'excitation vous envahir au rythme irrégulier de votre respiration,
Quand je ressens ce feu qui parcourt mon corps, je sens vos ongles à l’œuvre,
Vous labourez mon corps de vos ongles ne laissant aucun centimètre de ma peau au repos..
Vous commencez par mon dos, partant du bas du dos, dessinant des motifs dont vous avez le secret,
Puis l'une de vos mains remonte le long de ma colonne tandis que l'autre porte intérêt sur mes fesses..
La pression de vos ongles est de plus en plus forte, je sens ce feu qui me ronge,
Cette douleur lancinante se mêle au désir de vous plaire, générant cette ivresse..
je me mets à trembler parcouru par de nouveaux frissons dû à votre attention
Cela vous fait rire et vous ne vous en cacher pas :
- " tu trembles comme une salope! J'adore mais gare à l'éjaculation, je serai des plus intransigeante! " -
J'essaye de moduler ma respiration pour ne pas me laisser débordé par ce flot de désir,
Tentant de me focaliser sur vous et votre plaisir toute en m'oubliant..
Bien que je ne ressente plus le contact de vos ongles, leur contact douloureux
Restent encore présent en moi, je peine à reprendre mes esprits
Quand de nouvelles sensations viennent m'arracher un cri, un sursaut...
Mon cri se mêle au bruit sec que fait votre cravache au contact de ma peau
Vos coups sont cinglant, s'abattant partout sur mon corps suivant vos envies,
Je manque de sursauter à chaque coup porté, me faisant violence pour me contenir
et ne point vous décevoir, mon corps est en feu, scandant votre nom,
A chaque coup porté je répète cette même phrase :
-" Merci Maîtresse pour tout ce que vous me faites, je suis votre pute soumise et j'adore cela! " -
Aussi étrange que cela puisse être, au fur et à mesure que je répète cette phrase,
Je sens en moi cette excitation grandir, oubliant la douleur et laisse ce nouveau plaisir
prendre place, mon clitoris mouille d'avantage ce qui n'échappe pas à votre attention..
- " Tu mouilles ma salope, tu mouilles pour ta Maîtresse, comme une pute que tu es!! Tu aimes faire plaisir à ta Maîtresse, hein, salope? Veux-tu continuer à me faire plaisir? "
- " Oui Maîtresse, je suis prêt à subir tout ce qui vous semble bon, Maîtresse! ".
- " Si tu bouges ou cries à nouveau, je multiplierai par deux ton nombre favori ce qui te vaudra 67 coups de cravache au lieu des 37 habituels! Et je veux qu'à chaque coup tu me dises merci Maîtresse, je suis votre Pute et j'aime ce que vous me faites! " -
-" Super, prépares toi à dérouiller Dove!"
Votre voix et ferme et froide mais laisse transpirer un début d'excitation,
En guise de réponse, vous déposez un bisou sur mon cou,
De vos mains caressez mon sexe tout dur..
J'ai l'esprit embrumé, perturbé par ce contact inattendu, votre main sur mon sexe,
Mon souffle s'accélère, il me faut toute mon énergie pour me contenir,
Vous riez de plus belle en me voyant toute décontenancée, en me voyant toute salope..
La violence du coup qui s'abat à l'intérieur de mes cuisses, évitant mon sexe,
Me sort de ma torpeur, puis s’enchaîne une pluie de coups d'une telle intensité,
Que j'en frémis de douleur et d'excitation, des spasmes me parcourent par vague,
Mes jambes sont toutes tremblantes, je bafouille, lâchant de petits gémissements..
Cela vous amuse de me voir ainsi, toute chose, toute pute, tout à vous,
Sans un mot, vous joignez vos doigts aux miens, qui vite prennent le relais
Alors que perdant pied je m'agrippe au lavabo pour éviter de tomber..
- " Tu as bien mérité une friandise car tu t'es bien comporté.
De ma Pute soumise, te voilà muté au rôle d'objet de plaisir. Prouve moi que tu es habile de ta langue, en dégustant mon joli abricot! Tâche de bien t'appliquer, sinon.."-
Profitant de l'honneur qui m'est fait, je me retourne le corps encore endolori,
Faisant face à vous, nous pivotons comme dans une danse, prenant ainsi ma place,
Dès lors je mets à genou, me trouvant de votre charmant minou, vous écartez les jambes,
M'ouvrant le chemin vers votre précieux joyau qui transpire d'excitation..
je commence par farfouiller de ma langue les replis de tes grosses lèvres, les écartant
Pour ouvrir le passage à ma langue gourmande..
Mon souffle sur votre clito vous fait sursauter, vous suintes de plaisir, votre souffle se saccade,
Vos gémissements sont remplacés par de petits cris quand ma bouche engloutit votre clitoris,
L'aspire, le suce, le faisant rouler avec ma langue, vous vous déhanchez de plus belle..
Une douleur m'assaillit, puis une autre, au rythme de votre plaisir montant,
Votre cravache s'abat à nouveau sur moi, entre deux gémissement vous me dites :
- " c'est tout ce que tu mérites et continue ton travail.. donner du plaisir à ta Maitresse! "-
Les coups pleuvent tandis je m'applique à ma tâche, aux prises avec votre fruit juteux,
Vous vous agitez sur ma bouche, imprimant des mouvement de va et vient,
Vous vous branlez sans retenue sur ma bouche, agrippant ma chevelure d'une main,
De l'autre continuant de me cravacher au rythme des spasmes qui vous traversent..
Alors que ma langue agile fouille vos moindres recoins, en quête de votre somptueux nectar,
Vous observez cette scène dans le miroir, voyant nos deux corps s’emmêler,
Et voir que vous tout comme moi, prenions beaucoup de plaisir dans cet étreinte...
Quand secoué par un violent spasme, vous êtes subjuguée par un orgasme incroyable
Et pour votre grand bonheur, je plaque ma bouche sur votre sexe, puis bois tout votre nectar,
Aspirant de votre fente toute humide le moindre fluide qui dégouline,
Face à tant d'attention vous en perdez le souffle, criant :
- "Tu es une bonne pute, une bonne chienne, ta Maitresse saura te récompenser comme il se doit. J'ai quelques sévices en tête qui ne saurait te déplaire. "...
puis m'aidant à me redresser, vous prenez ma queue dans vos mains,
Vous débutez une masturbation improvisée et en profitez pour de votre langue,
Effleurez mon gland avant de le lécher, de le gober, puis reprenez la masturbation,
Le souffle court, je titube, les jambes toute tremblante, submergé de plaisir...
De temps à autres, vous vous regardez faire dans le miroir et cela vous excite encore plus,
Vous ne tardez pas à sentir mon sexe grossir et je vous fais signe que je vais venir,
Vous me regardez dans les yeux et continuez à m'astiquer le gland,
Sentant l'explosion proche, vous vous arrêtez brutalement :
- " Tu ne crois pas que tu vas jouir! "-
Je tente de réguler mon souffle, de retrouver mon esprit piégés par tant d'excitation
Avant de ressentir à nouveau votre main s'agiter sur mon sexe,
Qui ne se fait pas prier pour exploser dans vos mains, libérant ma semence..
Tout en riant de la scène vous récoltez toute ma semence et la portez à ma bouche :
- " avec moi pas de gâchis, je veux que tu délectes de ta propre semence, avale tout, salope! "-
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voici un texte que j'ai écrit il y a quelques temps à l'attention de celle qui fut ma Maitresse pour un temps
Madame
Bouche affamée que la votre
Vous dévorez mon âme et mon corps,
Vous peignez des arabesques compliquées
Vos mains exaspèrent ma peau.
Exigeante metteuse en scène diurne
Vous me transformez je deviens interprète
Quand vous vous servez de mes sens en alerte
Pour vos trames à la saveur perverse.
Prédatrice, vous me poussez dans mes retranchements
Où je garde, docile, mes yeux de proie baissés.
Mais dites-moi, quand douleur et plaisir s’entremêlent,
Quand dans les cris on distingue deux voix
Qui donc est le chasseur et qui est le gibier…
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Achille est un tueur. Il ne sait même plus combien de vaillants guerriers il a expédié dans l'Hadès. Peu importe, il tue et tue encore. Sa lance et son glaive sont insatiables. Et il aime, le butin, villes, esclaves, richesses, femmes. Il ne sait en apparence faire que cela, tuer et piller, un boulot de Seigneur de guerre. Il n'a pas d'adversaire à sa mesure. Il tue le roi Mynès et ses trois fils. S'empare de Lymessos, une petite ville prospère, alliée de Troie et fait main basse sur un précieux butin. Ses hommes, les fameux mymidons , capturent la femme du roi Mynès qu'Achille vient de transpercer de sa lance et l'offrent à leur seigneur et maitre. Et là, allez savoir pourquoi, c'est le coup de foudre instantané entre l'illustre guerrier et la sublime Briséis, la reine de lymessos, prêtresse d’Apollon, aux belles joues ( c'est ainsi que la décrit Homère).
Achille est bi. Il préfère se taper les culs des mecs, surtout des guerriers, c'est plus jouissif car plus serré et musclé qu'une chatte. Pourtant il se tape aussi ses femmes esclaves, ses captives. Mais c'est plus un devoir, comme pour les honorer si elles sont de sang noble. Il se tapera même la reine des amazones avant de la tuer et d'en tomber amoureux. Cela ne coute rien de tomber amoureux d'une femme qui se meurt par sa main. Mais là, avec l'épouse du roi Mynes, c'est autre chose. Ce n'est pas de l'amour, c'est du désir sexuel à l'état brut, une sorte de folie, de transe, d'extase. Et chez un tueur comme Achille, le désir après de rudes combats c'est une totale inversion de l'instinct de mort. C'est la pulsion de vie, éros à l'état pur.
Dès qu'Achille voit Briseis. Il bande comme un âne d'Achaie. Il bande si fort que cela se voit de tous, un bon 30 cm droit devant, pointé comme le canon géant de Navarone. Et chose étrange, chose magique. Briseis éprouve la même chose, la même pulsion folle. C'est bestial. Elle n'a qu'une envie c'est de se faire défoncer sur place par cette bite énorme et gorgée de désir pour elle.
Ces choses là ne s'expliquent pas. C'est magie. Un simple regard et c'est une pulsion irrésistible de sexe partagé. Une pulsion terrible terrible, qui se fout de tout, de toutes les règles et conventions, de tous les protocoles. Une envie de baiser si furieuse que les amants sont prêts à se jeter dessus pour assouvir ce besoin sans se soucier des autres. Ils sont seuls, avec leurs sexes congestionnés par le besoin de faire l'amour.
Achille se tringle Briseis. Il la laboure, l'encule, la rempli de sperme, encore et encore. il lui bouffe son cul, ses seins, ses lèvres, ses oreilles, ses pieds, sa chatte et Briseis fait de même. Achille vient de tuer et son époux, et ses trois frères, peu importe, elle est folle de désir pour son nouveau seigneur et maitre. Elle lui suce la bite, lui mange sa rondelle, mord ses lèvres, griffe son dos, ses cuisses. Briseis s'empale encore et encore sur cette bite énorme toute dégoulinante de sperme. Après chaque orgasme, c'est à peine s'ils prennent le temps de souffler que déjà l'envie de baiser encore les reprend. Et chaque fois Achille hurle si fort, que son cri est comme celui d'un troupeau de buffles affamés.
Agamemnon a vite vent de cette folle passion et pense s'en servir comme moyen de pression sur Achille. Cela l'illustre Homère l'a raconté et chanté comme aucun humain ne pourra plus jamais le faire. Mais vous aussi, vous avez peut être connu cette passion folle et inexplicable, cette envie furieuse de baiser et partagée dès le premier regard. Si oui, racontez nous cela, c'est si amusant, si mystérieux. Cela va bien au delà du seul désir physique. C'est comme un besoin de fusion totale.
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Sa Maîtresse est belle et désirable et il la désire. Il est à ses pieds, il l’admire, il salive devant ce corps qui parfois se dévoile à moitié lorsqu’elle évolue autour de lui, lorsque ses jambes gainées de résille émergent de sa robe, lorsqu’elle se penche vers lui et que sa poitrine s’offre à son regard dans le décolleté de son chemisier entre ouvert. Pourquoi sa main ne s’avance-elle pas pour saisir ce qu’il désire ? C’est qu’il est attaché sur le sol, vautré comme une loque impuissante et réduite à désirer en silence. Il est loin le temps où il tripotait les femmes qui se donnaient à lui, où il jouait avec leur corps, où il prenait, jetait, ghostait celles qui tombaient entre ses pattes. Il a même fouetté et il adorait voir se tordre de douleur ces amantes d’un soir qu’il traitait sans ménagement. Il est loin ce temps depuis que cette Maîtresse l’a ensorcelé et fait de lui un pauvre soumis sans plus aucune volonté, sans plus aucun orgueil. Maintenant, il gît par terre près d’elle, il devine plus qu’il ne voit sa beauté de là où il est. Il mesure, désespéré, la distance qui le sépare de cette Maîtresse qui joue avec son pauvre corps abandonné. Être nu, attaché et frustré, réduit à ramper servilement comme une larve qui ne mérite que le mépris de cette grande Dame qui autour de lui évolue. Que dirait-Il d’ailleurs, que pourrait-il dire dans sa position lamentable, lui le soumis impuissant. Et pour qu’il sente encore plus son infériorité de lopette émasculée, elle lui a obstrué tous les orifices. Il a un bâillon boule dans la bouche, un plug qui lui brûle le cul et l’indispensable cage qui scelle pour toujours sa minable virilité. C’est ainsi qu’elle l’a réduit à rien et il admire ses formes qu’elle ne se prive pas de lui laisser deviner. Trop bonne, parfois elle l’immobilise à quatre pattes sur la table ou par terre en l’attachant par les genoux et les poignets pour qu’il soit bien offert et sente bien son impuissance de soumis. Elle lui enlève sa cage et s’abaisse alors à lui empoigner son pauvre sexe inutile qui aussitôt gonfle du plaisir dont il a été privé depuis si longtemps. Elle le branle vigoureusement pour le traire au plus vite et lui s’abandonne aux gémissements comme une bête en proie au désir. Rapidement, il se vide dans des spasmes ridicules dont il n’a même plus honte, il fait entendre ses grognements de pourceau satisfait d’être trait. Il se soulage en long jets clairs qui achèvent sa vidange. Sa Maîtresse presse consciencieusement sa queue devenue grosse et tire dessus pour qu’elle se vide totalement. Ensuite, elle lui essuie le gland pendant qu’il continue à gémir sans aucune pudeur. Enfin, elle lui remet sa cage. Pour combien de temps ? Et pour faire bonne mesure, elle lui cravache le cul pour qu’il revienne à la réalité. Une fois détaché, il ne lui reste plus qu’à se dépêcher de nettoyer les traces de la jouissance que sa Maîtresse a eu la bonté de lui offrir.
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Esclave en fuite. Pas de liberté pour l'esclave cérébral. On ne fuit pas ses fantasmes, ils nous tiennent enchaînés. On se révolte parfois, on croit briser les chaînes et courir au loin. En vain. On retourne toujours tôt ou tard tête baissée et tremblant devant celles ou ceux qui incarnent l'invisible maitre dont l'aiguillon nous taraude sans cesse. Au désespoir de finir entravé se mêle l'amère satisfaction des brimades et de la souffrance. Tel un Spartacus symbolique, il a fallu voir sa compagne défoncée par un taureau, dans l'arène devant les spectateurs, pendant qu'attaché on ne pouvait s'empêcher de bander. Il a fallu fuir, honteux et presque nu, dans la forêt du monde, dans l'obscurité des bois, dans les broussailles hostiles qui lacèrent le corps. Et être traqué et repris par ses maîtres, gémir sous la torture et le fouet, être enfermé dans de sombres cachots et finir empalé ou sur la croix. Oui, l'esclave en fuite ne peut échapper...
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Un milliardaire japonais vient de réserver le premier vol privé autour de la lune. Il pense inviter des amis artistes pour compléter son vol. Mais les artistes c'est bien sauf qu' une bonne femelle à bourrer dans l'espace c'est mieux. Notre milliardaire a passé une annonce avec un questionnaire très précis. Il sait ce qu'il veut ou croit le savoir, en bon machonaute qui a réussi.
Plus de 20 000 femmes ont répondu en très peu de temps et il a du fermer son annonce. Il a assez de candidatures de prétendantes, du moins pour la première partie de la sélection. Notre brave milliardaire commence par dégager son pénis et par se branler devant toutes les fiches des candidates. Lesquelles l'excitent le plus, font bien monter sa sève? Il en reste mille possible. Il organise un second tour avec ces mille, un nouveau questionnaire plus précis, il veut tout savoir. Nouvelle série de branlettes et il en reste 300, les plus bandantes d'après lui et son pénis. Là il utilise les services d'une agence privée de détectives pour faire des enquêtes discrètes, voler des photos etc...Il se branle encore devant toute cette documentation et il en reste 10 seulement, dix perles rares, sublimes, qui ont toutes, les dons requis. Il a beau se branler, il ne peut choisir. Aussi il les invite dans le centre spatial où il doit s'entrainer, chaque jour. Notre milliardaire ne lache rien, il suit ses idées jusqu'au bout. Ses dix perles se présentent dans la même combinaison bleu, en coton, style salopette avec une fermeture sur le devant. Il les met de suite en compétition.
Laquelle pourra écraser les autres et devenir sa femelle? Toutes n'ont qu'une envie, c'est d'écarter les cuisses pour le rendre définitivement accro. Toutes, sauf une, Yoko, le garçon manqué, cheveux courts, regard perçant, toute en muscles. Le milliardaire se saute toutes les autres, mais lorsqu'il veut écarter les cuisses de Yoko, il se prend une dérouillée monumentale. De rage il veut la virer sur le champ mais il n'a pas le temps de donner quelque ordre que ce soit. Yoko, experte en arts martiaux l'a déjà maitrisé, attaché et bâillonné.
-c'est toi pauvre con qui va faire la femelle.
Yoko lui administre une fessée à la main si terrifiante que notre milliardaire a ses cheveux qui blanchissent d'effroi. Comment cette folle avait elle pu le faire bander et passer les sélections? Il n'a pas le temps de connaître la réponse. Déjà la folle a enfilé un god énorme et se place derrière son cul rouge sang et encore tout tremblant. Elle le viole d'un coup et le pilonne avec rage, Les 30 cm rentrent jusqu'à la garde à chaque fois. Le milliardaire tombe vite dans les pommes, sa seule façon de fuir la douleur. De bonnes baffes et un seau d'eau froide le réveillent vite.
-mais t'es une petite crevette toi. Et c'est avec un con pareil que je dois faire le tour de la lune.
Les neuf autres femelles attirées par les cris arrivent. Yoko les attend avec un fouet.
-cassez vous les pouffiasses ou je vous explose à votre tour.
Aucune n'insiste. Toutes savent que même à neuf, Yoko peut vite les réduire en pâtée ron ron pour chatonnes castrés des ovaires. Là le milliardaire a vraiment peur. Il va se retrouver seul avec une dingue.
-t'as fini de bander et de te branler pauvre carpette immonde. Voici une petite cage pour ta petite bite et un bon cadenas. Et si tu n'obéis pas, je te la coupe à raz. Et baisse les yeux. Une carpette comme toi n'a le droit que de me regarder les pieds. Les chevilles c'est la limite. Au delà tu dérouilles. Et tu m’appelles Maitresse. Toi t'es plus rien, pas même un chien. D'ailleurs donne ton cou que je te passe aussi ton collier de dressage avec des pointes contre ta gorge. Crois moi, tu as intérêt à obéir en tout et pour tout.
Yoko enferme son milliardaire dans la centrifugeuse, à genoux et à l'envers, avec un gros plug acier bien lourd dans le cul. Elle lance la machine et s'installe confortablement dans une chaise longue. Elle sirote une vodka bien glacée. en croisant ses longues jambes bien galbées. Comme cela elle peut serrer son clito et se donner de délicieux orgasmes.
La centrifugeuse commence à tourner. La milliardaire a compris ce qui l'attend. Le plug très lourd commence à pousser. Il implore. Appelle sa mère, se maudit d'avoir passé cette annonce. Il est trop tard. Cette folle de Yoko va détourner tout le matériel d'entrainement, pour former les spationautes, en instruments de torture. Le pire c'est qu'elle a beaucoup d'idées. Il se souvient de ce détail sur sa fiche....
Yoko lève son verre et éclate de rire.
-Jouit pauvre con !
Et c'est ce que fait le milliardaire, il obéit. Il tapisse de sperme la centrifugeuse et enchaine les orgasmes. La cage de chasteté ne les empêche pas. A partir d'un certain nombre de tours, il ne sent plus rien. Il lui semble être au nirvana. Yoko est bien la bonne. il l'aime. Pour son malheur son cœur le brule ...Cela c'est le pire de ses supplices....
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Je lis les textes de oûtis ("petite histoire à ma soumise") et, suite au commentaire de DorianPris, disant qu'une version masculine pourrait être intéressante, j'ai décidé de me lancer.... Bien à vous.
Pointe du Roc à Granville. En cette fin d'après midi du mois de janvier, la nuit est déjà tombée. Les restes de la tempête Brendan balaient la falaise escarpée et la pluie, tombant presque à l'horizontale, décourage toute velléité de promenade sur le chemin côtier.
Le parking du sémaphore est vide de toute voiture.
Alex a décidé que c'était le jour, l'heure et la météo idéale pour en finir. Il n'a que 24 ans mais trop d'années de galère déjà derrière lui.
Il a connu la rue, l'alcool, la drogue, les bagarres, les flics, l'injustice. Il a essayé de résister, de lutter, mais il n'en peut plus.
Il veut, sans regret, tirer sa révérence à ce monde qui l'a rejeté.
Un saut de l'ange d'une trentaine de mètres qui s’achèvera sur les rochers acérés. Aucune malchance d'en réchapper.....
Alex avance, quitte le goudron du parking et s'avance de quelques mètres dans l'herbe jusqu'à arriver au bord de la falaise.
A sa gauche, la lumière intermittente du phare du Cap Lihou éclaire la mer déchaînée. Face à lui, le phare de Chausey répond à son collègue granvillais.
Encore deux pas et, les bras écartés, il n'aura plus qu'à basculer dans le vide.
Basculer vers quoi ? Il s'en fiche. De toute façon, mourir ne pourra être pire que son non-vivre actuel.
Alex avance d'un pas. Venant de son dos, une troisième lueur s'est ajoutée à la lumière des deux balises. Une lumière fixe qui projette son ombre sur la mer noire.
Instinctivement, Alex se retourne.
Une voiture, garée au bout du parking, lui fait de l'oeil. Alex met sa main en visière pour atténuer l'éblouissement, les phares s'éteignent.
Lorsqu'ils se rallument, ce sont les codes qui éclairent Alex, sans l'éblouir.
Alex devine une silhouette qui s'approche doucement vers lui.
Silhouette mince, noire, encapuchonnée. Démarche calme, féline, assurée.
Alex se tient immobile, intrigué. Le conducteur n'a pas crié, ne l'a pas supplié de "ne pas faire ça", ne lui a pas dit qu'il avait appelé les secours. Rien, il avance doucement vers lui, sans rien dire.
Et puis, la silhouette parle. Stupéfait, Alex entend une voix de femme. Une voix douce et ferme à la fois, une voix mélodieuse et impérieuse.
"Un peu plus et j'assistais au grand plongeon.... Vous savez, je viens assez souvent ici. J'ai remarqué que les mois d'hiver, la nuit, et la mauvaise météo sont des facteurs qui favorisent le geste ultime que vous vous proposez d'accomplir. D'ailleurs, je dois vous avouer être arrivé trop tard à deux reprises.... Mais aujourd'hui, j'arrive peut être à temps.
Avant de sauter, accepteriez vous de me parler de vous, de me raconter votre vie ?"
La pluie et le vent redoublent d'intensité mais, sans savoir pourquoi, Alex se met à raconter sa courte existence à la silhouette immobile devant lui.
".....voilà, vous savez tout. Vous voyez que, pour moi, mourir en enfer ne sera pas pire que vivre".
"huummm, et si, plutôt que vous ne plongiez vers un enfer inconnu, et d'ailleurs hypothétique, je vous proposais un enfer bien réel, mon enfer. Vous n'avez rien à perdre, pas grand chose à gagner non plus si ce n'est vous offrir de nouvelles expériences et prolonger votre vie de quelques jours, mois, années peut-être ?.
Je retourne dans ma voiture. Vous avez une minute pour m'y rejoindre ou alors vous plongez mais je serai partie."
Alex est habitué à réagir vite. Cette femme l'intrigue. Qu'a t elle donc à lui proposer ?
Il suit la forme noire et s'installe à la place du passager.
Marche arrière, la voiture quitte le parking et descend vers le port et le centre de Granville.
La femme n'a pas baissé sa capuche si bien qu'Alex ne distingue rien de ses traits. Il fait tiède dans la voiture, Alex se détend un peu. L'habitacle sent bon le parfum et le tabac blond.
Ce n'est qu'une fois sortie de Granville en direction de Villedieu, sur la longue ligne droite, que la femme brise le silence.
"Je vous conduit chez moi. J'habite une grande maison, isolée, au bout d'un petit chemin, à une quinzaine de kilomètres d'ici.
Vous m'avez confié votre vie en échange de ce que j'ai appelé "mon enfer". C'est un peu le mythe de Faust que je détourne sauf que vous, vous aurez le droit de partir quand vous voudrez, après une semaine passée chez moi, pour aller faire votre saut de l'ange.
Dans mon milieu, certains parlent de soumis, d'autres d'esclaves. En ce qui me concerne, vous serez mon esclave. Vous devez baisser les yeux devant moi, n'obéir qu'à moi. J'ai le droit de faire ce que je veux de vous. Vous ne posez aucune question.
Sachez que vous allez souffrir, moralement et dans votre chair. J'espère que vous avez un petit coté maso car je suis quelqu'un de sadique et mes amis, le sont, souvent, encore plus que moi. Vous m'appellerez Maîtresse, vous, vous êtes désormais "la chienne".
Alex commence à entrevoir ce qui pourrait bien l'attendre et se dit que, finalement, une expérience nouvelle est bonne à prendre et que, pour une fois, le destin lui a peut-être été favorable.
La voiture s'est engagée sur un chemin bordé de grands arbres. Au bout du chemin, l'éclairage automatique se déclenche et dévoile une longère en pierre de Beauchamps, aux joints parfaitement dessinés à la chaux.
La femme se gare devant la porte d'entrée et coupe le moteur.
Alex s’apprête à ouvrir la portière quand deux molosses arrivent au galop.
"Je vous conseille d'attendre, la chienne, je vais vous présenter à Loki et Magni, mes deux cane corso. Deux mâles, 110 kgs de muscle à eux deux. A l'origine, ils combattaient les taureaux. Inutile de vous dire qu'une petite chienne de votre espèce n'aurait aucune chance contre eux..."
Elle sort de la voiture et appelle ses chiens. "Vous pouvez sortir, ils vont venir vous flairer pour faire connaissance".
Effectivement La chienne voit arriver vers elle les monstres qui la renifle partout, surtout à l'entre jambes ce qui remplit la chienne d'effroi...
"suffit. On rentre".
Maîtresse ouvre la porte et les chiens se précipitent derrière elle, la chienne fermant la marche.
Vaste hall d'entrée, murs pierre apparentes, sol pierre également. Maîtresse se dirige à gauche, dans le séjour avec une cheminée monumentale dans laquelle brûle un feu qui réchauffe l'ensemble de la pièce. Elle pose son manteau sur un fauteuil. La chienne peut alors, enfin, la découvrir. C'est une femme d'environ 40 ans, svelte, des cheveux mi longs noirs encadrent un joli visage. Deux yeux d'un bleu profond se tournent vers la chienne. "Baissez les yeux".
Alex avait oublié la consigne, la chienne baisse les yeux.
"suis moi". Maîtresse retraverse le hall est entre dans une pièce à droite. C'est un salon, plus petit que le précédent mais tout de même de grande taille. Il y a également une cheminée en granit et un sol en travertin. Ce que note la chienne immédiatement, ce sont les installations fixées aux murs ou pendant des énormes poutres en chêne.
Elle n'y connait pas grand chose mais reconnait plusieurs croix de St André, un cheval d'arçon, deux carcans, des anneaux scellés aux murs. Des treuils, des palans, de lourdes chaines pendent du plafond. Des canapés sont disposés autour de la pièce. Des tapis recouvrent la quasi totalité du sol.
"Un de nos espaces de jeux. Suivez moi, je vais vous montrer votre domaine".
Au bout du hall, derrière la pièce aux accessoires, il y a un petit réduit qui devait être un garde manger à l'époque de la construction.
Il se prolonge sous l'escalier qui dessert l'étage. Le réduit est simplement éclairé par une minuscule lucarne rectangulaire, pas d'ampoule, c'est la lumière provenant du hall qui l'éclaire pour l'instant. Sous l'escalier, une cage en fer avec un vieux tapis élimé au sol. Un lavabo avec un seul robinet et un seau hygiénique complètent le mobilier.
"Vous prendrez une douche chaude par semaine et une autre les jours où je recevrais mes amis et invités. Je déclare que c'est aujourd'hui le jour de votre douche hebdomadaire. C'est la porte en face. A partir de maintenant, vous ne porterez aucun vêtement. Je veux vous voir nu en permanence".
La chienne veut relever la tête pour marquer sa désapprobation mais se souvient à temps de la consigne.
"allez vous doucher et présentez vous à moi dans le salon principal."
La douche chaude lui fait du bien. Finalement il a peut-être trouvé la vraie solution à ses problèmes ???
C'est donc nu comme un ver qu'il se présente à la porte du grand salon. Il frappe.
"Entrez et venez vers moi à quatre pattes".
Maîtresse est assise dans un large fauteuil directoire, couvert de velours bicolore.
La chienne avance péniblement à quatre pattes. Il n'y a pas de tapis partout et, au contact de la pierre irrégulière, ses genoux le font déjà souffrir. Sans lever la tête il se dirige vers les bottes de Maîtresse.
Loki et Magni sont postés de chaque coté du fauteuil. Ils sont vraiment impressionnants et regardent la progression de la chienne avec intérêt
La chienne s'immobilise devant le fauteuil, tête toujours baissée.
"Vous comprenez vite, c'est bien. Je vous ai assez ménagé. A partir de maintenant TU n'es plus rien qu'un objet, une chose dont je vais faire ce que je veux. Tu es moins important que mes chiens, tu seras nettement moins bien traité qu'eux.
Debout que je vois à quoi tu ressembles".
La chienne se dresse, regard baissé. La vie dans la rue, les privations, les bagarres, ont sculpté son corps. Il est plutôt mince, musclé, cheveux mi-longs, barbe de quelques jours.
Son sexe est mince et relativement long. "tournes toi lentement, penches toi en avant et écarte tes fesses que je vois ton trou du cul de salope"
Le changement de ton surprend la chienne qui s'exécute (à quoi bon faire preuve de pudeur ?).
"je n'aime pas les poils. Demain matin tu te raseras entièrement le corps, à l'eau froide bien entendu. En attendant, tu vas venir m'honorer en léchant mes bottes".
La chienne se remet à quatre pattes et, langue pendante, se met à faire briller le cuir fauve des bottes de Maîtresse.
"La semelle aussi".
Un moment d'hésitation mais la chienne obéit. Tout en léchant, il se demande si, finalement, ne faire qu'obéir, lâcher prise, être dirigé, ne sont pas des situations qui lui conviennent ?
"C'est bon, disparaît, va dans ta cage, je vais venir la fermer"
Toujours à quatre pattes, la chienne regagne son réduit et entre dans la cage. Il ne peut y entrer que courbé et s'assied, tant bien que mal, le dos voué, la tête baissée. Si il veut s'allonger, ce ne pourra être qu'en chien de fusil. Pas très confortable.
Des pas dans le hall. Maîtresse entre dans le réduit, ferme la porte de la cage à l'aide d'un cadenas, dépose une bombe de mousse à raser et un rasoir jetable sur le lavabo et se dirige vers la sortie.
"Demain je commence ton dressage. Ce week end j'organise une soirée et je ne voudrais pas que tu me fasse honte auprès de mes amis. Dors bien la chienne....
La porte se referme derrière elle. L'obscurité est totale, la nuit sans lune ne laisse passer aucune lumière par la lucarne.
L'esprit de la chienne vagabonde, où est il tombé, doit il avoir peur, qu'est ce qui l'attend.... Et puis, plus terre à terre, deux constatations: il a faim et il a oublié de faire pipi avant de rentrer dans sa cage....
Pour la faim, il ne peut qu'attendre le lendemain. Par contre c'est sur qu'il n'attendra pas pour uriner.
Il se souvient de l'emplacement du seau et, tendant le bras à travers les barreaux, le cherche à tâtons. Sans succès.
Il se redresse un peu et finit par toucher le lavabo. Il en délimite les contours. Peut-être en visant bien ??
Il se met à 4 pattes, queue dans la main droite, main gauche sur le bord du lavabo. Il vise au juger et se soulage avec bonheur. Malheureusement, le lavabo est trop haut et seules quelques gouttes ont atteint l'objectif, le reste est tombé en partie par terre, en partie dans sa cage et sur sa couverture. Au moins il est soulagé.... Humilié mais soulagé.
La nuit est courte, Alex a mal partout. Il ne peut pas se retourner comme il voudrait, il fait froid. Il a même des poussées de claustrophobie. Surtout ne pas y penser sans quoi il va crier. Alors, il pense à maîtresse. Il ne peut s’empêcher de l'imaginer nue, dans son grand lit. Il pense à la taille de ses seins (qu'elle a menus), à la forme de ses hanches, à peine entraperçues à travers la robe. Il bande. Il aimerait bien se masturber mais n'ose pas, que ferait-il de sa jouissance ? Alors il s'endort, un sourire aux lèvres.
La chienne n'a pas entendu la porte s'ouvrir. C'est le cliquetis du cadenas qui se déverrouille qui le sort, hagard, de son sommeil.
Maîtresse est devant lui. Pantalon de cuir, bottes noires, corsage blanc et gilet.
"ça pue ici, debout la chienne. Tu te laves et te rases intégralement comme je te l'ai demandé et tu me rejoins dans la cuisine pour l'inspection".
La chienne sort péniblement de sa cage. Ankylosée, elle a du mal à se redresser.
Il y a une trace d'urine sous le lavabo. La chienne l'essuie avec du papier toilette qu'il jette dans le seau. Il pense à déplacer le seau pour l'avoir à portée de mains quand il sera à nouveau dans la cage.
Se raser à l'eau froide est un calvaire. Il lui aurait fallu des ciseaux pour éliminer le plus gros des poils pubiens et de son torse, il n'a qu'un rasoir jetable...
ça lui prend une bonne demi-heure. Il s'est coupé à plusieurs reprises. La sensation est bizarre, sentir le froid sur sa peau désormais nue est une découverte, pas désagréable ma foi.
Il ne sait pas où est la cuisine mais, par déduction la trouve à la suite du salon équipé pour les soirées.
La chienne frappe à la porte.
"Entre et présente toi à quatre pattes. La chienne se dirige vers Maîtresse qui, après l'avoir fait lever, l'inspecte sous toutes les coutures. "Il reste des poils autour de ton anus, tu les rasera demain matin. Pour l'instant, tu vas me servir un café".
Maîtresse lui désigne le plan de travail sur lequel le café finit de passer.
Il s'empresse de lui servir une tasse et se remet d'instinct à quatre pattes.
"Tu sembles comprendre vite, c'est bien. Ta gamelle est là, et elle désigne une écuelle en inox posée par terre à coté de l'évier de la cuisine. Vas manger, vas"
Elle lui a parlé comme à un chien et il s’exécute. On dirait des restes de hachis parmentier, c'est froid mais ça n'a pas mauvais goût et surtout il a tellement faim...
Occupé à lécher dans sa gamelle, il n'a rien entendu. Il sent une truffe humide contre ses fesses, s'interrompt de manger mais n'ose pas bouger. La truffe continue de lui humer les fesses. La chienne ne bouge pas, de peur de se faire mordre. Un coup de langue rapeuse passe sur ses testicules et termine sur son anus. C'est pas possible...un des chiens est en train de le lécher. La séance est vite interrompue par maîtresse. "Suffit Loki, aux pieds". Le chien s'éloigne. C'est le moment choisi par Magni pour venir à ses cotés, lever la patte et uriner deux ou trois gouttes sur son dos, histoire de marquer son territoire.
La chienne n'en mène pas large, les deux chiens l'ont abaissé à moins que rien....La chienne se demande si cela fait partie de leur dressage ?
Maîtresse a terminé son café, la chienne a fini de laper.
"vas dans le donjon et attends moi, dos à la croix de St André".
Debout cette fois, la chienne change de pièce et s'adosse à une des croix.
Maîtresse s'approche. Elle a quatre bracelets de cuir quelle lui tend.
"Mets les, poignets et chevilles, vite!"
La chienne s'empresse d'obéir. Une fois les bracelets fixés, Maîtresse attache les anneaux de ceux ci aux mousquetons fixés sur les branches de la croix.
Bras et jambes écartés, la chienne est immobilisée.
Maîtresse place un bandeau opaque sur ses yeux. "Bien, tu peux relever la tête maintenant que je ne vois pas tes yeux.
Elle continue: dis moi, sur une échelle de 0 à 10, comment tu noterais ta résistance à la douleur "
Un frisson parcourt la chienne, elle va lui faire mal, c'est certain. "je ne sais pas Maîtresse, je pense être assez résistant, j'ai pris pas mal de coups sans broncher...."
"Bien, donc, on part sur 6.5 sur 10 ?, ce serait déjà pas mal...."
"je ne sais pas, Maîtresse".
"et bien on va le savoir rapidement..."
La chienne entend divers bruits métalliques. Soudain, son téton gauche est fortement pincé jusqu'à ce qu'i durcisse et qu'un objet se resserre autour de lui. La douleur est intense mais supportable. Le même sort est subi par le téton droit. La chienne gémit mais supporte.
Les deux étaux sont reliés par une chaîne. Quand maîtresse tire la chaîne vers le bas, la chienne ne peut s’empêcher de gémir.
"allons, allons, ce n'est que le début, on doit être à 4 sur 10, pas plus....On continue, je ne veux pas t'entendre"
Des petits coups de ce qui doit être une cravache viennent taper sur les étaux. La chienne serre les dents pour ne pas gémir.
Puis, une sensation de griffure qui se dirige vers son nombril.
Une main lui enserre les couilles. Il ne peut empêcher son sexe de se dresser. "et puis quoi encore ? tu as interdiction de bander petite chienne. D'ailleurs je t'ai prévu une cage."
La chienne sent que l'on emprisonne ses testicules dans un anneau. quelques tractions sur la chaîne ont vite ramenées son sexe au repos. Un étui en métal emprisonne sa verge et est relié au cockring. Le tout est verrouillé par un petit cadenas dont la clé disparaît dans la poche du gilet de Maitresse.
"voilà, la chienne ne peut plus bander, on peut continuer"
La séance se poursuit par la pose de pinces crocodile sur les testicules. C'est très douloureux pour la chienne mais, à chaque fois qu'elle gémit, un coup de cravache sur les seins ou les couilles lui intime l'ordre de se taire.
D'autres pinces, une vingtaine environ, sont posées par Maîtresse sur la peau sensible à l'intérieur des cuisses en descendant jusqu'aux genoux. Ces pinces sont ensuite enlevées à coup de cravache.
La chienne ne peut s'empêcher de hurler.
"tu n'es pas à 6.5/10, à peine à 5... Quand je pense que mes amis ont des soumis et des soumises qui tiennent à 8 sur 10.... Tu pourrais bien me faire honte samedi. Je vais t'endurcir, tu vas voir.
Maîtresse enlève toutes les pinces. La douleur est plus forte encore que lors de la pose.
Elle détache la chienne et le place cette fois face à la croix avant de refixer les bracelets.
"Passons à mon exercice préféré, un bon test pour ta résistance, tu vas voir"
Cela commence plutôt bien, A l'aide de deux martinets aux lanières douces, Maîtresse chauffe le dos de la chienne.
"c'est indispensable de bien préparer ta peau ma petite chienne"
La chienne sent une douce chaleur sur son dos et ses fesses. Cela ne dure pas. Maîtresse joue maintenant avec ce qu'elle lui dit être un simple bout de bambou fin. Elle frappe horizontalement. Là, ça fait mal et la chienne commence à se tortiller. "Ne bouges pas ou je frapperai plus fort et cambres toi, sors ton cul de chienne"
Elle frappe plusieurs fois aux mêmes endroits ce qui ravive la douleur à chaque fois. "Tu marques vite, tu es déjà tout zébré !!!!"
"Place à mon instrument de prédilection: le fouet. Sais tu que je conseille et donne des cours aux jeunes Maîtres et Maîtresses qui viennent, parfois de loin, pour des stages de plusieurs jours.... Si tu es encore avec moi, tu serviras de cobaye. Le problème des nouveaux est qu'ils ont du mal à doser la force, donc ça déchire souvent plus qu'on ne voudrait mais bon.....il faut bien qu'ils apprennent non ?
Je vais commencer avec mon bullwhip, tu verras, il est plus doux que mon préféré, le snake. J'espère que tu sauras bientôt faire la différence entre les deux"
Commence alors une longue séance où le sifflement de la lanière alterne avec les impacts et avec la douce main de Maîtresse qui vient, de temps en temps, caresser le dos de la chienne.
Depuis plusieurs minutes déjà, la chienne a réussi, sans savoir comment,à faire abstraction de la douleur, pourtant tellement présente. La chienne est parvenue à se mettre quasiment dans un état second. La douleur ainsi transcendée se rapproche d'une jouissance qu'elle n'a jamais connue.
La chienne ne s'est pas rendue compte que les coups avaient cessés, que Maîtresse l'avait détachée et qu'elle gisait, par terre, enveloppée dans une couverture, quasi inconsciente.
Maîtresse lui a enlevé son bandeau. "tu peux me regarder, exceptionnellement. C'est pour te récompenser de ton endurance. Ton test commençait mal avec les pinces mais tu t'es bien rattrapé avec la séance de fouet. Je pense te mettre un 6.8/10. Demain on essaiera le snake. En attendant, mets toi sur le ventre, il faut que je te mettes de la pommade cicatrisante. En même temps, je vais te raconter comment se passent nos soirées et à quoi t'attendre samedi prochain."
La chienne a du mal à détacher ses yeux du regard bleu profond de Maîtresse. C'est presque à regret qu'il se met sur le ventre, offrant son dos lardé de zébrures et d'impacts sanguinolents aux douces mains de la femme.
"Merci Maîtresse" parvient-il à dire.
à suivre ?
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Voici un petit texte écrit il y a bien longtemps et qui fonde toute ma pratique… Peut-être aidera-t-il certaines personnes…
BDSM signifie : Bondage Domination Soumission Sadisme Masochisme
1_ D-S n'est pas S-M :
Le sadomasochisme consiste à jouir de donner (sadisme) ou recevoir (masochisme) la souffrance.
Une relation de domination peut devenir S-M mais pas forcément...
Le D-S est pour ainsi dire un jeu de rôle, un cadre formel de libération et de désinhibition des partenaires l'un par l'autre.
Là ou un couple ordinaire pourra prétendre tout partager de ses fantasmes sans jamais savoir si c'est vrai, chacun gardant peut-être une certaine réserve, le format D/s permet une libération progressive de cette réserve par l'abandon de l'un aux ordres de l'autre....
2_ Un(e) soumis(e) n'est pas un(e) esclave. (sauf si elle le souhaite)
la soumission est toujours offerte, jamais exigée.
la soumise l'offre à son maître comme condition préalable à la relation, c'est pourquoi c'est à elle de mettre le marqueur de sa condition lorsque son maître lui demande. (vous pouvez lui tendre son collier, lui demander de vous ramener le symbole de votre autorité, une cravache par exemple, pour démarrer une séance de "jeu". Poser l'ambiance est indispensable, utiliser des accessoires est un moyen simple de parvenir à de bons résultats...)
En se soumettant, la soumise libère son maître (si tant es qu'il en ai besoin) qui pourra à son tour la libérer des limites qu'elle s'impose malgré elle.
il s'agit de la libérer d'elle-même, d'où l'utilité de ramener régulièrement la soumise à un état d'objet, état qui la libère d'une volonté qui va contre ses désirs.
3_ Tout refus d'obéir provient d'un excès du maître.
la soumise peut toujours tout refuser mais lorsqu'elle sort ainsi de son rôle, cela autorise le maître à la punir.
non pas de manière revancharde ou pour lui faire du chantage (bien que la menace puisse avoir un effet érotique, son usage doit rester mesuré) mais pour réaffirmer le cadre de la relation et la soumise recevra sa punition avec plaisir afin de réaffirmer son adhésion. Une punition doit donc toujours être d'un degré inférieur à ce que la soumise a refusé. (avec possibilité de jouer sur l'intensité)
A noter, certaines soumises plus libérées que leurs maîtres se font provocantes, elles veulent être punies et cherchent donc des punitions d'un niveau supérieur à ce qu'elles refusent...
4_ il n'y a pas de règle, pas de limites.
les mots de sécurité seront généralement réservés aux pratiques S-M (à cause des risques de blessures)
la séance consistera, après la mise en condition préalable, à des défis que la soumise devra relever, il s'agit de transgresser progressivement ses limites en lui imposant ce qu'elle désire faire sans jamais l'avoir osé.
Jouer en public, discrètement ou ouvertement; être offerte à d'autres partenaires, s'ouvrir à d'autres sexualités ... les possibilités sont innombrables. au maître de deviner les désirs secrets de sa soumise et de les libérer comme elle a libérer les siens en lui autorisant toutes les audaces...
5_ aller doucement.
Une relation D/s offre un cadre qui autorise toutes les transgressions mais le processus de désinhibition est progressif.
Pour les premières séances, il faut commencer par se familiariser avec ses rôles respectifs. Se parler, créer un contexte, une ambiance propice, par exemple la soumise peut vouvoyer son maître en continue ou pendant les séances, il peut lui faire faire des tâches habituelles en les sexualisant, la traiter comme un objet pour qu'elle s'habitue à son rôle, s' approprier son corps en jouant à lui refuser la jouissance par exemple... Bref il faut être imaginatif et rester à l'écoute de sa/son partenaire.
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La beauté de l'endroit semblait émerveiller Charlotte. C'était une vaste cave voûtée
aux murs de pierres apparentes. Des cierges ornaient chacun des angles, pendant que
les flammes des longues bougies blanches tremblaient sur l'or des pierres centenaires
en faisant surgir des ombres sinueuses et menaçantes; l'endroit paraissait avoir été
conçu depuis la nuit des temps pour le plaisir et la souffrance, pour les rites les plus
secrets, les messes noires et autres rituels sataniques. La lumière mordorée teintait
sa peau, son corps nu se colorait de poudre d'or. Je lui liai les chevilles avec des lanières
de cuir reliées par des chaînes aux murs de pierre. Je saisis ensuite ses poignets, que
j'écartai en croix, comme ses cuisses, et emprisonnai dans des bracelets d'argent pendus
à des fers fixés exactement à la clé de voûte. Charlotte désirait être fouettée par moi,
s'offrir en captive à l'amour, mais mieux encore, se donner en esclave, à une autre
femme de surcroît, sa Maîtresse. J'accrochai sur la pointe de ses seins et les petites lèvres
de son sexe des pinces dont le poids entraînait sa chair vers le sol. Le premier coup
s'écrasa séchement contre sa poitrine. Charlotte poussa un cri bref en se cramponnant
aux fers qui la tenaient écartelée. Je la fouettai avec application, en prenant soin de cingler
chaque fois, ou plus haut ou plus bas que la fois précédente, pour que les traces fussent
nettes . Les cinglements précis, parfaitement cadencés, atteignaient alternativement,
le haut des cuisses, le renflement de son ventre. Son corps se tendait en une supplication
muette. Vingt, trente, quarante coups; elle ne comptait plus. Sur la pointe des pieds, elle
ondulait au bout des liens, le ventre creusé, les muscles tendus. Aux brûlures locales qu'elle
avait d'abord éprouvées, s'était substituée une intense chaleur, comme si elle avait exposé
sa chair à un âtre crépitant. Elle la sentait palpitante, écarlate du feu qui la consumait.
Par défi, elle plongea son regard dans le mien; nous ne nous lâchâmes plus des yeux
tout le temps que dura la flagellation. Tout à coup, son corps fut traversé par une fulgurante
colonne de lumière rouge orangé. Elle en sentit la chaleur l'irradier et plonger dans son ventre
comme une énorme boule de feu.
Le plaisir et la douleur fusionnèrent et explosèrent ensemble. Charlotte hurla de nouveau,
mais de plaisir cette fois. Je cessai aussitôt de la flageller pour contempler les longues
estafilades, zèbrant sa peau nacrée, stigmates du cuir des lanières du martinet, et de sa
soumission à l'être aimé.
Hommage à Charlotte.
Ecrire l’érotisme, la sexualité est un art délicat, auquel les écrivains s’essaient, avec plus ou moins de bonheur.
Langage explicite, cru, trash ou au contraire poétique, raffiné, elliptique et suggestif: chacune, chacun s’approprie
la sensualité, le péché de luxure, selon sa sensibilité, son style ainsi que son époque.
Bizarrement, alors que le sexe n'a jamais été aussi envahissant, il ne s'est jamais trouvé autant de personnes
pour déclarer l'érotisme en voie d'extinction. Pour Anne Garréta, nous vivons une désérotisation du monde,
accompagnant son désenchantement.
L'isolement, le sentiment de ne pouvoir établir un contact en profondeur avec d'autres êtres humains,
telle est, semble-t-il, la maladie de notre temps; il en irait aujourd'hui de l'existence sexuelle comme
de ces lieux de mémoire qui ne sont plus que des motifs d'attraction et d'animation.
Jean-Jacques Pauvert qui, par son travail d'éditeur et sa célèbre
"Anthologie historique des lectures érotiques", a tant fait pour le libertinage et la galanterie déclarait
dans son dernier livre que l'érotisme, sous sa forme littéraire, était mort et enterré.
Tout en dénigrant les tenants d'une sexualité froide et vulgaire,
Pauvert dénonçait la pauvreté d'une littérature flasque et répétitive,
incapable de donner un vrai souffle à l'écriture du choc amoureux.
Faut-il voir un paradoxe dans cette opposition entre un exhibitionnisme permanent transformant l'individu
contemporain en voyeur consumériste et un désenchantement sensuel dont le grincheux croit deviner
l'odieux visage partout ?
Faut-il s'étonner d'un côté de voir le corps banalisé par son omniprésence et de l'autre la littérature incapable
de sublimer la mécanique du désir et de l'union sensuelle ?
La question manque d'autant moins d'intérêt que le lecteur français s'est depuis longtemps accoutumé à l'idée
que sa langue était la mieux faite pour célébrer la fusion des corps et le commerce amoureux.
À la lecture de Jean-Jacques Pauvert ou de Sarane Alexandrian, l'amateur de gauloiseries se laisse volontiers
persuader que l'extraordinaire littérature érotique de tradition française prouve la suprématie de la culture amoureuse
hexagonale sur toutes les autres, alors que la Renaissance a célébré la sensualité italienne, que la période Ming
finissante a été celle d'une véritable floraison d'œuvres érotiques en Chine et alors que le XIX ème siècle a été celui
de l'épanouissement érotique anglais, encouragé par le succès précurseur de John Cleland et de sa fameuse "Fanny Hill."
Ce chauvinisme mutin est néanmoins bien compréhensible quand on songe à la superbe histoire du libertinage
et aux raffinements que le marivaudage a pu atteindre dans les boudoirs du XVIII ème siècle, de Sade à Laclos.
Peut-être que sous sa forme furieusement amorale aussi, le libertinage a montré l'extraordinaire puissance
de la grivoiserie au point de pousser les tenants de l'ordre ancien à vouloir interdire des ouvrages décrivant
avec un peu trop de talent et d'acuité les affreuses débauches du clergé et les abominables frasques de la cour.
Il est sans doute logique, en clair, que nombre de critiques aient essayé de rattacher l'avalanche d'ouvrages
pornographiques publiés depuis peu à la longue histoire littéraire érotique de la France. Mais n'est-ce pas
un contresens grave que d'imaginer Virginie Despentes dans la descendance de Louise Labé ou Michel Houellebecq
dans les pas d'Andréa de Nerciat ?
La révolution sexuelle a fécondé toute la littérature. Au moment même où les œuvres sèches des années structuralistes
se sont effondrées pour laisser place à un retour au réalisme, parfois direct, parfois compliqué de jeux spéculaires et de
trucages au troisième degré, le sexe a naturellement colonisé les pages des romans de la rentrée.
La littérature peut-elle prétendre dire quelque chose du monde sans parler de cette extraordinaire mutation des mœurs ?
La littérature classique est donc devenue de plus en plus sexualisée, obligeant la littérature galante à monter en gamme,
si l'on peut dire, et offrir des textes trash ou nerveux pour se démarquer.
Tous ces bouleversements qui, dans les magazines, nourrissent dossiers spéciaux et enquêtes inédites
ont également suscité, sur le même mode mi-journalistique mi-sociologique, toute une littérature flirtant avec l'essai
de comptoir ou la réflexion de bas étage sur la sexualité des temps nouveaux. Quoi que l'on pense de ses œuvres,
force est de constater que les succès publics de Houellebecq viennent d'abord de l'intérêt général pour les choses
du sexe et pour l'analyse des mœurs.
À défaut, peut-être, d'être les meilleurs amants du monde, les Français ont une passion historique pour tout
ce qui a trait à l'amour, et notre longue histoire littéraire en ce domaine prouve que les délices de la chair aspirent
à se faire matière à textes, gagnent à être doublés par les mots. Entre Michel Houellebecq et Virginie Despentes,
entre Catherine Millet et Catherine Breillat, la littérature du sexe aujourd'hui hésite entre le récit et la spéculation,
entre le roman et l'analyse, pour faire réfléchir tout en faisant frissonner, parfois pour séduire, plus souvent pour
surprendre, sinon pour écœurer.
C'est que l'écriture érotique, hier maudite, aujourd'hui dévitalisée, change de statut en quittant le second rayon.
Reconnue, plébiscitée, elle se voit vidée de sa force transgressive. Elle doit apprendre à exister par elle-même sans tirer
de son interdiction ou de sa charge subversive, désormais improbable, sa raison d'être.
Le sexe n'est plus ce grand impensé radical, ce territoire secret que chacun découvre dans le silence de la nuit en luttant
contre les puissants effets de la honte et l'épouvantable poids des névroses. Dans le mouvement de l'explosion hédoniste
et des mots d'ordre au jouir sans entraves, il devient un élément essentiel de l'épanouissement de l'être.
Hier attaqué, sali, moqué, il est aujourd'hui aseptisé, branché.
Cette révolution oblige toute la littérature galante à se reconstruire.
Quand l'expression est gracieuse et de tonalité euphorique, on croit y percevoir la marque de l'érotisme.
Quand la langue est obscène, vulgaire, acharnée à décrire une sexualité violente, on pense y deviner la signature
de la pornographie. Mais toute la littérature lubrique depuis ses origines met en échec cette dichotomie artificielle
dans la mesure où la grâce et le graveleux s'entre-mêlent sans fin dans les chefs-d'œuvre du second rayon.
L'écriture du sexe n'est plus, loin s'en faut, une écriture de la fête des corps et des vertiges de l'amour.
S'il reste heureusement des auteurs de la célébration des chairs, ils sont souvent perdus dans la masse
des déçus de la sensualité ou des ennemis de la douceur.
Le sexe colonise les pages de la littérature mais ce n'est plus pour y être encensé dans les champs
sémantiques de l'extase et du ravissement. L'écriture légère et galante a laissé la place à une sombre "spermathorrée."
Il y a nécessité à lier l’érotisme à l’émotion, à l’amour, au choix d’un être unique, personnalisé et individualisé,
pour que le genre érotique retrouve ses lettres de noblesse, de Pauline Réage à Thérèse Leduc en passant par
Françoise Rey ou Eva Delambre.
En 1988, une jeune femme âgée de trente deux ans, déboula sur la scène littéraire avec un court et fulgurant roman
au titre sanguinaire, "Le Boucher."
Publié sous un pseudonyme, qu’elle conservera ensuite, emprunté d’une nouvelle de Julio Cortazar
("La Lointaine, Journal d’Alina Reyes"), écrit en une semaine pour participer à un concours de littérature érotique,
alors qu’elle était étudiante à Bordeaux.
Elle défraya la chronique et s’imposa d’emblée comme l’un des plus importants auteurs contemporains.
Provocante et inattendue, Alina Reyes livra au lecteur un récit en forme de conte allégorique,
celui de l’initiation sexuelle d’un petit chaperon rouge sensuel aux prises avec un loup qui a tout de l’ogre.
Servi par une écriture charnelle, organique et métaphorique, "Le boucher" est un roman qui parle autant
à la tête qu’au ventre, invitant à plusieurs niveaux de lecture.
L'auteure a écrit un livre charnel au sens premier du terme.
Un roman sur la chair, la viande,à la fois humaine et animale.
À travers le personnage d’un boucher et de l’atmosphère d’une boucherie, elle retranscrit avec originalité,
au plus profond cette conscience du corps, de notre peau dans toute sa nudité, sa fragilité et sa sensualité.
Si cela peut surprendre de prime abord, le lecteur se rend compte très rapidement que cette métaphore,
cette allégorie fonctionne admirablement bien.
Elle parvient à transfigurer les gestes, les odeurs et les abats en une chorégraphie et une esthétique des plus sensuelles.
L’histoire en elle-même est très simple et peut rappeler d’une certaine façon "Bonjour tristesse"
de Françoise Sagan dans une version érotique.
Une jeune fille, étudiante aux beaux arts, va perdre son innocence le temps des vacances d’été alors
qu’elle occupe un job de caissière chez un boucher archétype même de la sexualité dans sa plus vulgaire obscénité
qui fera son éducation sexuelle.
En filigrane, elle raconte également sa relation avec son petit ami Daniel qui ne la satisfait pas vraiment.
En jouant sur l’imaginaire et les fantasme de son héroïne, Alina Reyes fait peu à peu monter la tension érotique
entre la jeune fille et le boucher qui s’apparente à une sorte d’ogre gargantuesque et semble tout droit sorti d’un
tableau de Botero. Elle démontre comment ce qui est répugnant ("son gros ventre moulé dans son tablier tâché de sang,
ses propos graveleux aussi gras que la charcuterie qu’il vend") devient excitant.
Le cadre même de la boucherie est propice à une série d’allusions suggestives: le billot, les lames des couteaux
qui fendent les chairs et sont extraites de leurs fentes en bois, le va et vient de la lame qu’on aiguise,
le premier rayon de soleil qui darde entre les branches, les viandes comparées à des bijoux vivants, le rose, le rouge,
l’odeur de la viande crue, la viande palpitante du bœuf, les croupions des animaux, les couilles de bélier,
le saucisson qui ressemble à un pénis et jusqu’aux ébats au milieu des abats (la pièce de boucherie représentant
la part la plus intime des animaux) dans la chambre froide entre le boucher et sa femme.
L'image évoque une scène du film "Paris" de Cédric Klapisch où de jeunes mannequins bourgeoises aguichent
des manutentionnaires de marché, dans une chambre froide à Rungis, au milieu des morceaux de viande qui pendent.
Le désir un peu tabou va donc crescendo.
("mon sexe me montait jusqu’à la gorge ") jusqu’à la scène clé du roman dévoilant le passage à l’acte.
Une scène intense et très belle sous la douche, où tendresse, bestialité et désir se mêlent pour une apogée orgasmique.
"Le savon faisait une mousse fine et parfumée, un réseau arachnéen de petites bulles blanches flottant sur la peau
mouillée, comme un tapis de douceur entre ma paume et ses reins."
Le roman s’achève étrangement comme un rêve éveillé dans une communion avec la forêt, la "terre chaude",
alors que la narratrice se donne à un autre homme dans un fossé.
Cette fin n’est pas sans rappeler le truïsme de Marie Darrieussecq où la femme renoue avec sa nature,
une errance onirique débutant au bord de la mer et donnant lieu à quelques passages évocateurs:
"La mer n’arrêtait pas de baver, à se branler sans cesse contre le sable, à courir après sa jouissance.
J’avais toute la nuit entendu la mer rêver sur de durs coussins, la forêt tressaillir." ou encore
"La nuit vibrante et scintillante était passée sur moi, je l’avais bue à larges goulées, j’en étais pleine."
Dans ce court récit, Alina Reyes évite l’écueil pornographique et développe une langue poétique au plus près
des sensations où se mêlent réminiscences érotiques de son enfance et apprivoisement des pulsions sexuelles
de jeune fille de son héroïne.
Aucune vulgarité dans l'écriture pourtant explicite, l'auteure demeure toujours dans une délicatesse toute féminine
avec une plume oscillant entre douceur et sauvagerie.
Un roman réenchantant le sexe, montrant la beauté de la chair, salué par le prix Pierre Louÿs de la littérature érotique.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir
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Nous avons de la chance: je suis aux petits soins avec ma soumise ces jours-ci. Voici donc encore un épisode.
J'en profite pour remarquer de nouveau que ceci est bien entendu une oeuvre de fiction, et fait référence à des choses assez extrêmes, qu'il n'est en aucun cas question de pratiquer à moins de vraiment savoir ce que vous faites.
Reprenons donc. Nous nous étions arrêtés quand la demoiselle se trouvait dans une cellule sombre, encore traumatisée par la douleur et la violence de son examen "médical"
Elle resta longtemps sur le sol carrelé et glacial, recroquevillée dans les ténèbres presque entières. Seuls les contours d'une porte se dessinaient dans un coin de la pièce, et laissaient deviner l'étroitesse de l'espace
Elle se sentait parfois reprendre ses esprits, et ses mains se posaient à tâtons sur les murs tout autour d'elle, ce qui faisait naître dans sa gorge un sentiment nouveau, une angoisse plus diffuse mais plus profonde, celle de l'animal en cage
La douleur dans ses membres se mêlait aussi à la gène de plus en plus sensible de son intérieur. D'abord ce fut sa vessie. Elle se retint, malgré la douleur qu'elle sentait dans son anus à chaque fois qu'elle serrait le bas ventre.
Quand elle n'en put plus, elle eut un moment de panique, tâtonnant frénétiquement tout au long de sa cellule, en cherchant un moyen de se soulager ailleurs que sous son propre corps.
Mais on ne lui avait rien laissé, et elle avait à peine la place de bouger. Quand elle se sentit faillir, et que le liquide humide se répandit entre ses cuisses et sous elle, pendant que l'odeur de sa propre urine montait à ses narines, elle pleura pour la première fois. Longtemps, en petites saccades douloureuses remontant le long de sa gorge et de sa bouche endolorie
Puis elle eut faim. Et soif. Le froid qui la faisait déjà grelotter semblait s'infiltrer sur sa peau, et irritait ses envies. Elle se sentait paralysée, prise dans un étau qui se refermait à chaque grondement de son ventre. Ses lèvres étaient sèches et elle sentait chaque sillon qu'avaient laissé ses larmes sur son visage, sans avoir la force de les frotter de ses mains
Enfin, après ce qui avait semblé une éternité, un bruit se fit entendre.
Un grincement de porte, des pas dans un couloir. Puis des cris, des gémissement de femme, lointains et comme affaiblis, couverts par intermittence par une voix profonde et menaçante
Les pas se rapprochèrent, les cris et les suppliques se faisaient plus distincts, la voix d'homme plus violente et terrifiante
Instinctivement, elle s'était recroquevillée contre le fond de sa cellule. L'ombre de l'homme se portait sur son corps, et la faisait se sentir encore plus faible, glacée et vulnérable que les ténèbres
Il entra en reniflant. La voix profonde et violente résonna dans ses tympans "Encore une petite bête. Regardez-la dans sa pisse." Ses yeux s'habituaient à la lumière, mais elle les baissa de honte et de peur, sous le regard triomphant et lubrique du geôlier
Cependant, son corps s'arqua en avant d'un coup, quand l'homme se tourna et prit sur une table roulante un plateau, avec un bol de soupe et un autre d'eau.
Son estomac, sa gorge s'animèrent. Elle releva les yeux vers lui. Mais il ne prêtait pas attention à elle, et déposa le plateau sur le sol, au seuil de la cellule
Elle se précipita en avant. A quatre pattes, vers la nourriture et l'eau.
Elle allait les atteindre, quand elle vit le bras de l'homme se saisir d'un bâton qui pendait à sa ceinture et toucher son épaule. Son corps entier sembla se comprimer. Son souffle fut coupé. Un cri déchirant vibra dans son gosier. Puis d'un coup de pied, il la projeta de nouveau contre le mur du fond.
Brandissant la matraque électrique droit vers elle, pendant qu'elle tentait à tout prix de lui échapper, collée au mur du fond, il lui adressa un sourire goguenard
"Non. Si tu veux ça, il faut être une bonne esclave"
Toujours avec le bâton, il lui fit signe d'approcher de nouveau, doucement.
La peur la tenaillait, elle aurait voulu disparaître sur le champ, mais la faim et la soif la poussaient en avant, le regard suppliant, vers le geôlier sadique qui tenait sa vie entre ses mains
Quand elle fut droit sous son corps, à quelques centimètres du plateau, il lui tendit sa botte
"Lèche"
Elle regarda le cuir brun, tâché de noir et de rouge sombre, aux recoins incrustés de cailloux et de restes de boue. Un haut-le-coeur lui vint
Alors la voix monta, sardonique cette fois, avec une pointe de plaisir non contenue
"Alors tant pis"
Ses yeux se levèrent d'instinct, mais son corps entier repartit en arrière alors que le bâton frôlait son corps, et elle ne put que crier de nouveau, à pleins poumons, collée au mur du fond, quand la porte se referma
De nouveau, les ténèbres. Dans son supplice, le temps se distendait. Elle ne savait plus si une minute, une heure ou une journée avait passé. Seule la douleur, l'envie de plus en plus impérieuse de boire, n'importe quoi, et le désespoir, peuplaient la solitude sans fin.
Quand elle entendit de nouveau le grincement, puis les voix, elle n'était plus en mesure de penser. Ses mains, ses pieds, son corps entier tremblait
La porte s'ouvrit. La silhouette s'approcha de nouveau. La voix monta
"Qu'est-ce que tu pues! Ca donne envie de te prendre comme une bête, tu sais ça?"
Le plateau se posa, le bâton attira son corps tenu au respect, maté. La botte se rapprocha de nouveau de son visage, mais ses yeux ne voyaient plus. Quand elle entendit "lèche", elle sortit la langue et la passa le long du cuir sans question, sans répugnance
Elle sentit la main de l'homme la prendre par le cou. Il la fit monter sur ses genoux, approcha les lèvres de son entrejambe et sortit sa bite, qu'il lui fit sucer
La douleur remonta dans sa bouche, la peur et le dégoût passaient dans son esprit comme des cris très lointains, comme l'agonie d'une autre
Enfin, il sortit sa bite d'elle, tourna sa tête vers le haut, et après lui avoir craché sur le visage, lui fit d'un ton plus doux "Tu peux y aller, maintenant, chienne"
Il recula d'un pas, et elle se jeta sur le plateau. Mais elle s'arrêta net en sentant le bâton sur son épaule, pétrifiée. La voix reprit plus sèchement "Sans les bras!"
Elle lapa l'eau tant qu'elle pouvait, et enfonça presque son visage dans la soupe épaisse, pour apaiser enfin la faim et la soif.
Quand elle eut finit, elle s'allongea sur le ventre, trop fatiguée pour faire quoi que ce soit. La voix la rappela soudain à l'ordre "Remercie-moi"
Automatiquement, elle s'entendit répondre "Merci."
Le bâton passa lentement sur sa colonne vertébrale, et lui donna un hoquet de terreur, mais la voix reprit tranquillement "Merci, maître"
"Merci maître"
"Parfait. On va pouvoir commencer à t'éduquer"
Il referma la porte. Cette fois, l'attente ne dura que quelques minutes. Quand la cellule se rouvrit, un homme en uniforme, comme les maîtres qui l'avaient amenée à l'Académie, se tenait devant elle. Il lui fit signe de se lever et de la suivre.
Elle remonta des escaliers. Les corridors aux murs nus s'ouvrirent sur un vestibule. La lumière d'une fin d'après-midi ensoleillée entrait par une fenêtre. Elle était sortie, pour un temps, des profondeurs.
Voilà. La suite pour bientôt, espérons-le...
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On met un oiseau en cage pour éviter qu'il s'envole et qu'il s'échappe. De même, on encage le sexe d'un soumis pour éviter qu'il bande et qu'il jouisse hors de propos. Les maîtresses savent que le soumis qui est libre, est libre de désobéir. Le soumis obéit jusqu'au moment où il désobéit. Après un temps de douce quiétude, il finit toujours par retomber dans l'excitation et ne peut s'empêcher de recommencer à se toucher. Et il reprend ses mauvaises habitudes, il passe son temps à rechercher le plaisir dans des séances de masturbation forcenée, malgré l'interdit qui pèse sur elles. Les maîtresses le savent et souvent elles ferment les yeux. Le soumis pervers se hâte d'engranger ces moments de plaisir furtifs, mais intenses, car, en son for intérieur, il redoute sans cesse le moment où il sera privé de sa virilité pour une coque ou une cage cadenassée dont la clef sera entre les mains d'une Maîtresse intraitable. Par ailleurs, comme tout malfaiteur, il se rassure en se disant qu'il en aura bien profité, lorsqu'il finira par être pris. Au demeurant, il y a de fortes chances qu'il finisse par avouer lui-même, à cause de sa mauvaise conscience et pour donner à sa Maîtresse des preuves éclatantes de sa soumission. Bref, une Maîtresse qui veut garder un soumis, a tout intérêt à l'encager, fermement et définitivement. C'est d'ailleurs le désir souvent le plus profond du soumis, un fantasme extrêmement puissant chez lui, tout du moins tant qu'il peut se masturber longuement en vivant presque en esprit sa frustration. Étrange délire de prendre un plaisir infini à rêver qu'on ne pourra plus en prendre ! Mais une fois encagé, le soumis découvre la réalité, il est comme enterré vivant, il se débat sans pouvoir se dégager, il oscille entre la colère et une douce résignation, parfois satisfait, parfois furieux. Mais d'une part, il n'a qu'une peur, celle de perdre sa Maîtresse et, de l'autre, il a à cœur de la servir avec application et dévouement. Ce dévouement qu'il accorde à sa Maîtresse, est d'autant plus marqué que, ne pouvant plus se vidanger, il se retrouve tout le temps dans la situation d'un homme qui désire une femme et qui fait tout pour lui être agréable dans l'espoir d'obtenir bientôt ses faveurs. La Maîtresse apprécie la délicatesse constante de son soumis, elle peut tout demander, tout exiger, tout ordonner, il sera constamment son valet, son jouet, son esclave. Mais certains redoutent que le sexe du soumis s’atrophie s'il reste définitivement encagé. Peut-être, mais qu'importe puisque son sexe n'a plus à servir, puisque sa Maîtresse me couche jamais avec lui. Après tout, le maitre ne dort pas avec son chien. Le soumis, pour ainsi dire émasculé, accepte son sort. Et la Maîtresse peut toujours s'adonner au jeu cruel de lui faire miroiter quelques instants de liberté un jour plus ou moins prochain… Le soumis est ainsi condamné à ramper aux pieds de sa Maîtresse, fébrile et désemparé, regrettant l'époque désormais résolue où son sexe pouvait bander librement et lui-même se branler longuement, faute de mieux, en rêvant au corps inaccessible de sa Maîtresse.
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Un premier rendez-vous est souvent décisif, une première séance ne l'est pas moins. Le soumis attend avec autant d'impatience que d'appréhension ce moment-là. D'un côté, il espère la réalisation des fantasmes qui le taraudent quotidiennement et viennent polluer ses moments de libres ; de l'autre, il ne sait encore à quoi s'attendre de la dureté d'une Maitresse et de ses propres réactions. Il attend et son imagination bouillonne, il se voit traité comme il l'espère avec toute la rigueur qu'il croit pouvoir supporter, avec les poses et les objets qui accompagnent immanquablement le cérémonial DS. Certaines Maitresses aiment tester auparavant en virtuel leurs futures proies pour jauger leurs capacités d'obéissance, leur réel désir, la soumission à leurs caprices ; certaines Maitresses aussi se dévoilent en révélant leurs penchants et leurs préférences. Elles avouent parfois leur propension à une certaine cruauté ou encore leur désir de se défouler dans le lâcher-prise de leur.s soumis et de se libérer, par là, des tensions accumulées dans le quotidien de leur vie. Le soumis donc attend déjà partiellement informé des tendances de la Maitresse qu'il va bientôt rencontrer ; il s’apprête à lui obéir, à porter la laisse et le collier comme un animal de compagnie, à marcher à quatre pattes devant elle, à lui offrir son cul pour qu'elle le domine, à souffrir et même à prendre une raclée avec la cravache pour qu'elle se défoule totalement. En attendant, il ne peut que se demander comment il réagira, le moment venu, quand ses fantasmes adviendront et qu'il souffrira dans sa chair lacérée...
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Pour réussir cette recette, prenez une Maitresse particulièrement vicieuse, un soumis lambda que rien n'effraie et un soumis totalement hétéro. Le soumis hétéro sera le dindon de la farce, une sauce traditionnelle spécialement accommodée pour réduire ce gibier dont raffolent certaines Maitresses aussi gastronomes que goulues. L'angoisse de déplaire à sa Maitresse qu'il sait déjà très sollicitée et la peur qu'elle le laisse pour un autre préparent le soumis hétéro à accepter toutes sortes d'abaissements. Quant à la Maitresse, elle veut le faire totalement à sa main selon la technique assez courante qui consiste à contraindre un soumis à des pratiques bi. Et déjà la Maitresse humilie le soumis hétéro devant un autre soumis, comme s'il était moins que cet autre, comme si l'autre avait les préférences de sa Maitresse. Cette concurrence le désarçonne, la jalousie le taraude et il craint d'accepter le pire, ce qui le dégoute, pour plaire à sa cruelle Maitresse... et le pire arrive. Elle lui ordonne de se mettre à genou devant l'autre soumis qui bande comme un âne. Elle veut qu'il le suce, mais il ose refuser, il supplie en faible chose qu'il est aux pieds de sa Maitresse. Alors, elle lui cravache les fesses de colère, elle lui crie d'ouvrir la bouche et, gémissant sous le supplice des coups, il ouvre la bouche et s'enfourne le sexe dur de l'autre. La maitresse lui pousse la tête pour que le gland aille presque jusque dans sa gorge. Elle l'encourage, elle le félicite, c'est de la dérision. Il suce avec dégout au début, il s'applique, c'est la première fois, la queue est grosse dans sa bouche, elle est chaude et élastique, il salive, il bave, il obéit. Soudain, elle lui crie de ne pas faire jouir l'autre et le tire vivement par sa laisse. Elle empoigne la queue de l'autre et commente sa dureté. Elle tire sur la laisse pour le faire mettre à quatre pattes et présenter son cul à l'autre qui, sur ordre, s'agenouille et aussitôt plaque son gland contre sa rosette et s'enfonce. Lui n'ose rien dire et se force à obéir, il n'est plus qu'une lopette qui reçoit dans ses fesses. Et l'autre, après quelques va-et-vient, jouit sous les applaudissements de la Maitresse. Mais son supplice n'est pas fini et il n'en croit pas ses oreilles, lorsque la Maitresse lui dit qu'elle veut bien qu'il jouisse, lui aussi à qui elle a interdit tout plaisir depuis longtemps, mais s'il veut se soulager enfin, ce sera dans le cul de l'autre qui, docile, se met déjà à quatre pattes...
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Détruire, dit-elle. Certains soumis sont encore des hommes. Pour d'autres c'est fini, une domina les a fait à sa main, Elle a détruit en eux l'orgueil du mâle. Toutes les dominas n'en sont pas capables, il faut une volonté sans faille pour faire plier jour après jour ou séance après séance un soumis ordinaire. Certaines ont ce pouvoir de passer de humiliation ordinaire, de la contrainte ordinaire et de la douleur ordinaire à des pratiques autrement plus intense et qui achèvent de conditionner leur soumis. L'autorité naturelle et une cruauté certaine enchaînent encore plus sûrement. Détruire, c'est d'abord émasculer le soumis en imposant définitivement à son sexe une cage. Il se laissera faire parce que, comme un petit toutou, il ne peut se passer de venir lécher les pieds de sa maîtresse. Détruire, c'est aussi exposer le soumis aux regards des autres, aux rires des femmes qui le tripotent, au sexe d'hommes qui s'imposent à lui.. Le soumis voit sa Maîtresse qu'il craint et qu'Il désire se faire femme avec un autre et jouir sous celui-ci, alors qu'il n'a droit à rien. Et si il ne voit pas, Il le sait. Le soumis sera forcé par sa maîtresse à sucer un sexe en érection ou devra se mettre à quatre pattes et se laisser enculés devant elle. Parfois même les hommes seront plusieurs et le soumis toute honte bue devra subir pendant que sa maîtresse le regardera. Détruire enfin c'est attendre dans l'angoisse la raclée, ne pas savoir si on va y avoir droit, ni quand. Deux techniques pour cela, soit le soumis est attaché et se fait éclater les fesses à coups de cravache (lui mettre un bâillon !), soit, à quatre pattes sur le bord du lit par exemple, il doit présenter son cul à son bourreau et accepter sans broncher la raclée. C'est impossible bien sûr, on souffre trop, on finit par vouloir échapper au supplice, mais plus on essaie d'esquiver plus on mérite la punition. C'est affreux de se démener sans pouvoir échapper, mais plus j'ai peur des coups, plus je souffre et plus le plaisir cérébral se fait intense.
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