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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
"Elle se tordait avec une telle frénésie pour échapper aux morsures des lanières, si bien que le ventre et le
devant des cuisses, avaient leurs part presque autant que les reins. Quand je t'aurai donnée aussi aux valets,
je viendrai une nuit te faire fouetter jusqu'au sang. Une nuit, ils pénétrèrent dans sa chambre, saisirent chacun
un long fouet et commencèrent à la flageller avec une vigueur qui lui fit mordre violemment les lèvres, jusqu'à
ce que le goût de son propre sang l'eût empli la bouche." "Histoire d'O" de Dominique Aury. (1954)
Comment le châtiment de la flagellation a pris sa place dans l'alchimie érotique de la partition des plaisirs ?
De la naissance de la littérature "flagellante", à la multiplicité des études réalisées, en s'intéressant à la
psychiatrie des perversions, le goût du fouet s'est imposé peu à peu, comme attirance spécifique, autonome de
de la sexualité dans l'univers du sadomasochisme. La ritualisation attachée à ce châtiment, célébrant la beauté
des sensations extrêmes, de la recherche de la cruauté et de la douleur, fait de lui, lors d'une séance S/M, dans
cet art subtil et cérébral, une étape incontournable vers la jouissance sublimée. Défini comme un acte consistant
à cingler le corps humain avec un fouet, des lanières, ou une tige souple, ou une cravache, le terme désigne une
multiplicité de significations, religieuse, érotique, et disciplinaire, s'inscrivant dans un champ sémantique où sa
compréhension sexuelle est pourvue de symboles, dans l'évocation imaginaire, de la verge au flagelle. Elle fut
tout d'abord dans la religion une incarnation, utilisée comme un moyen de faire pénitence, telle une expiation de
ses propres péchés, parfois même ceux des autres, et se pratique encore, aujourd'hui couramment dans certains
ordres religieux ultra-catholiques. Dans l'histoire, la flagellation précédant la crucifixion était un préliminaire à la
condamnation. Le nombre de coups portés très élevé pouvait alors conduire ni plus, ni moins, à la mort du supplicié.
Elle fut utilisée par nombre de civilisations, encore employée aujourd'hui dans certains pays, comme ceux appliquant
entre autres, la loi islamique, la charia. Les Romains l'employaient comme châtiment corporel. La fustigation était une
peine appliquée aux citoyens ou aux émancipés jugée moins avilissante, que la la flagellation appliquée avec un fouet,
le flagellum, réservée aux esclaves, dépourvus de citoyenneté, ayant commis des actes criminels, précédant dans la
majorité des cas, la peine de mort. Aux XVIIIème et XIXème siècle, la bastonnade réalisée avec une longe calfatée,
était une punition souvent pratiquée dans les pénitenciers avant l'arrêt de l'esclavage. La toute dernière flagellation
publique, fut administrée, sous Louis XVI, en 1786 à l'encontre de la comtesse de La Motte, pour sa participation dans
l'affaire retentissante du collier de la reine Marie-Antoinette. De nos jours, la flagellation demeure une sanction pénale
encore appliquée en Iran et en Arabie Saoudite. En Littérature, l'œuvre de Sade, dans "Justine ou les Malheurs de la
vertu" (1791) décrit, comme nous l'avons évoqué, au cours d'un précédent article, de nombreuses scènes de flagellation.
"Thérèse philosophe", ouvrage moins réputé, attribué à Jean-Baptiste Boyer d'Argens (1748) y fait aussi largement écho.
Sous l'Empire, l'actrice Émilie Contat, très courtisée à l'époque, vendait ses charmes en fouettant ses amants masochistes.
Le sombre et intrigant ministre de la police de Napoléon, Joseph Fouché, fut le plus célèbre de ses clients, en fréquentant
assidûment son boudoir. Dans la littérature érotique, ce sont les œuvres de Von Sacher-Masoch, et les études de Von
Krafft-Ebing, fondateurs respectivement des concepts du "sadisme" et du "sadomasochisme" qui marquèrent les esprits.
"La Vénus à la fourrure" de Leopold von Sacher-Masoch, parue en 1870 fait figure de roman novateur. les personnages
Wanda et Séverin puisant dans la flagellation, leur source quotidienne de leurs jeux sexuels. De même, la flagellation
chez Pierre Mac Orlan (1882-1970), auteur prolixe d'ouvrages érotiques, est largement présente. Dans "La Comtesse au
fouet", "Belle et terrible", "Les Aventures amoureuses de Mademoiselle de Sommerange", ou "Mademoiselle de Mustelle
et ses amies", enfin dans "Roman pervers d'une fillette élégante et vicieuse", récit de l'apprentissage de l'asservissement
sexuel d'une très jeune fille. De même, on retrouve des scènes de flagellation, chez Apollinaire dans "Les Onze Mille
Verges" (1907) et chez Pierre Louys en 1926, dans "Trois filles de leurs mère." Le roman "Histoire d'O" (1954), étudié
précédemment, comporte de nombreuses scènes de flagellation. Plus proche de nous, la romancière, Eva Delambre, dans
"Devenir Sienne" (2013), fait du fouet l'instrument de prédilection de Maître Hantz. Il en est de même dans "Turbulences."
Un sombre voile de plaisir recouvre la flagellation depuis l'orée des temps. L'ancestral goûtait déjà du flagellum. Lors
de processions rituelles, il l'employait pour implorer les dieux afin de fertiliser la femme. Ainsi, dans la Rome Antique, la
dévotion pour Junon, tutélaire féminin, lui imposait alors la flagellation, afin de combattre l'infécondité. Lors des fêtes
des Lupercales, après le sacrifice d'un bouc par les Luperques, prêtres de Faunus, deux jeunes pages le visage couvert du
sang de l'animal, armés de lanières, fouettaient des femmes souhaitant devenir fécondes. Le culte de Diane chasseresse
donnait lieu également à de véritables concours de fouettage. De même, la flagellation était prescrite par Hippocrate comme
remède contre l'impuissance masculine. De nombreux textes anciens relatent avec lyrisme les liens étroits entre douleur et
jouissance. Ainsi, Hérodote décrit, non sans poésie, des scènes de flagellations érotiques au cours des fêtes d'Isis, où tous
les fidèles munis de fouet se frappaient jusqu'à l'extase. Pas de fêtes orgiaques sans rituels du fouet, lors des Dyonisies
en Grèce ou des Bacchanales à Rome. Plus tard, de célèbres dévots éprouvèrent en se meurtrissant les effets stimulants
du fouet. Henri III, dernier roi valoisien (1574 à 1589), grand pénitent mais aussi voluptueux raffiné, aimait se "tourmenter
les chairs", en compagnie de ses mignons. Sade, étudié précédemment, en fit, dans l'intégralité de son œuvre, l'un de ses
instruments de jouissance de prédilection. Comment alors, la pratique de la flagellation a-t-elle pris place dans l'art du jouir ?
Chez Freud, le masochisme serait une perversion où le plaisir se lierait à une douleur recherchée, ou à l'avilissement voulu
par l'individu soumis. Le désir de fouetter ou d'être fouetté proviendrait de la connexion directe entre plaisir et déplaisir.
Plaisir de faire souffrir la soumise ou l'esclave sexuelle, ou de facto, à l'inverse, recherche de la douleur par la flagellée.
L'envie de se faire souffrir, ou masochisme, serait la forme de perversion la plus répandue. L'attrait pour la flagellation,
selon le psychanalyste, viendrait de la fixation, au cours de la petite enfance, d’une correction punitive mêlée à une
jouissance. Le sadomasochisme représentant alors la satisfaction liée à la souffrance ou à l'humiliation subie par un sujet
dépendant. Des comportements érotiques exacerbés conduiraient à une pratique sexuelle employant la douleur par la
flagellation pour parvenir à la jouissance. Un sadique étant toujours un masochiste, selon le neurologue autrichien, le
flagellant prend plaisir à fouetter, aurait pour partenaire, un flagellé recherchant l'extase sous le fouet. Dans une relation SM
entre un dominant et un dominé, un Maître et un esclave, ou un masochiste et un sadique. La représentation religieuse de
la flagellation l'associe à l'expiation d'une faute commise en vue de se punir de péchés. La mortification de la chair, dans
une recherche mystique d'accaparation des douleurs du christ, permet de se rapprochant de Dieu. Quelles qu’en soient les
origines, apparaît de façon sous-jacente l'union entre le corps et l'esprit. En punissant, on veut faire entendre raison, en
meurtrissant le corps, on pousse l'esprit à s'élever en se surpassant. Tel est l'enjeu d'une séance de flagellation consentie.
Car, on ne le répétera jamais assez, la flagellation est une pratique SM dangereuse si elle ne respecte pas des règles
élémentaires de sécurité telles l'expérience du flagellant, l'écoute continue de la flagellée et l'existence d'un safeword.
Les informations cérébro-dolorosives transmises au cerveau agissent comme des détonateurs forçant l'esprit. Celui-ci
transmet à son tour au corps l'ordre d'endurer et de résister. Ce schéma synaptique neuromusculaire se produit lors d'une
séance de flagellation. Plus clairement exprimé, la flagellation permet d'explorer le côté animal en transgressant les codes
d'une sexualité classique. Elle confronte les partenaires, à la vulnérabilité ou à la puissance, au cours de jeux de rôles
sexuels extrêmes, comme de puissants leviers d'excitation sexuelle. La ritualisation, en particulier, la mise à nu de la
soumise exacerbe l'érotisation de la préparation à la séance de flagellation. Elle offre à son Maître, en signe d'offrande,
le spectacle de sa nudité. Libre à lui, de se livrer à un examen approfondi des parties corporelles à travailler. Les yeux
bandés, et bâillonnée, elle est attachée avec des menottes, ou des cordes, sur du mobilier, un carcan, un cheval d'arçon,
le plus souvent à une croix de Saint-André. S'infligeant une souffrance physique, le masochiste produit des endorphines,
hormones sécrétées en cas d'excitation et de douleur. Les endorphines ou endomorphines étant des composés opioïdes
peptidiques endogènes secrétées par l'hypophyse et l'hypothalamus, lors d'activités physiques intenses, sportives ou
sexuelles, d'excitation, de douleur, d'orgasme. Elles s'assimilent aux opiacés par leur capacité analgésique et procurent
une sensation de bien-être. Lors d'une séance de flagellation, la douleur se transforme peu à peu en plaisir. Dès lors, elle
occasionne un plaisir à la fois corporel et mental, pour le sadique ou dominateur, comme pour la ou le masochiste.
Les impressions de brûlures, et de souffrance conduisent alors au plaisir, parfois à l'orgasme. La flagellée, par dévotion
et par volonté de se dépasser, atteint peu à peu une forme relative de confort. Son cerveau exsudant des antalgiques ou
euphorisants, elle supporte alors mieux la douleur quand approche le spasme. L'alchimie résidant dans l'expérience du
Maître ou de la Maîtresse, dans sa technicité et sa maîtrise de l'art du fouet, du martinet, de la badine ou de la cravache.
La caresse de la zone à fouetter, ou à pincer, au cours de la période d'échauffement, précède toujours la flagellation. Le
dépassement de soi, en continuant à subir ou à frapper, plus longtemps et plus fort, s'acquiert avec le temps. À la douleur
s'associe le fantasme de la domination. Véritable raffinement érotique, la flagellation, pratique fétiche, source de sensations
corporelles voluptueuses, est véritablement au cœur de la littérature érotique. Plus de sept cents livres lui ont été consacrés
entre 1890 et 1940. Gustave Le Rouge, Louis Malteste, Hector France ou Pierre Mac Orlan la vénèrent en déifiant ses rites.
Citons "La Voluptueuse Souffrance" de Max des Vignons (1930), "Coups de fouet" de Lord Birchisgood, "Le magnétisme
du fouet" de Jean de Villiot (1902), ou encore "Monsieur dresse sa bonne" (1996) de Georges Pailler, alias Esparbec.
La flagellation, pratique autonome, est devenue aujourd'hui un symbole érotique incontournable de la domination.
Rappelons que les séances de flagellation doivent être librement consenties entre des partenaires majeurs usant un
safeword indispensable. Enfin, il est sage pour une novice en soumission de s'adresser à un Maître expérimenté.
Bibliographie et références:
- Marquis de Sade, "Justine ou les Malheurs de la vertu"
- François Amédée Doppet, "Traité du fouet et de ses effets"
- Leopold von Sacher-Masoch, "La Vénus à la fourrure"
- Leopold von Sacher-Masoch, "Fouets et fourrures"
- Bernard Valonnes, "Le règne de la cravache"
- André Lorulot, "La flagellation et les perversions sexuelles"
- Patrick Vandermeersch, "La chair de la passion"
- Raymond-Josué Seckel, "La flagellation"
- Guillaume Apollinaire, "Les Onze Mille Verges"
- Eva Delambre, "Devenir Sienne"
- Anne Cécile Desclos, dite Dominique Aury, "Histoire d'O"
- Sigmund Freud, "Au-delà du principe de plaisir"
- Sigmund Freud, "Trois essais sur la théorie sexuelle"
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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De nos jours encore, l’orgasme féminin est un fascinant mystère et son fonctionnement euphorisant suscite bien
souvent des questionnements, chez la femme comme chez l'homme. À l'origine, il y a toujours le désir qui contient
une substance biologique, une neurohormone et une disposition psychoaffective particulièrement développée chez
la femme. On peut différencier ainsi le désir sexuel spontané en rapport direct avec des stimuli immanents affectifs,
fantasmatiques et cognitifs et un désir sexuel réactif en réponse à la stimulation physique. L’excitation sexuelle se
manifeste chez l’homme par l’érection et l’éjaculation doublée de l’orgasme. Chez la femme, l’excitation conduit à un
afflux de sang au niveau du vagin et de la vulve responsable de la lubrification vaginale, de l’érection du clitoris et
d’une congestion vulvaire. Pendant bien trop longtemps, avant l'évolution de la société conduisant à la libération de
la femme, les relations sexuelles hétérosexuelles se résumaient en une chevauchée effrénée garantissant le lignage
et la satisfaction du mari. Phénomène naturel, l’orgasme féminin résulte de l’excitation sexuelle que ressent chaque
femme et qui influe autant sur son esprit que sur son corps. Il est grand temps d'évincer définitivement la vision
réductrice du plaisir féminin non autonome et dépendant totalement de celui de l'homme. Pour quelles obscures
raisons, le plaisir de la femme serait de moindre importance que celui de l'homme ? N'est-il pas aussi fondamental ?
Le cerveau reçoit la stimulation sexuelle du corps féminin. Il la conditionne et l'a déchiffre, puis il suscite un réflexe,
établi sur l'acquis, l’expérience, et la personnalité de la femme. Il est capable dès lors de provoquer différentes
émotions provoquées par la stimulation de tous les sens, la vue, le toucher, le goût et l'ouïe. Alors, le corps peut ainsi
se mettre dans un état d’excitation extrême en raison du contact de son propre épiderme, ou celle de sa ou de son
partenaire. Les caresses ou les succions sur les parties érogènes, les seins ou sur le clitoris, la vulve et l'entrée du
vagin, le cunnilingus ou sur la région de l'anus, l'anulingus sont autant de stimuli différents pouvant amener la femme
à la jouissance. De même, une simple pensée érotique, un propos romantique ou parfois plutôt cru ont également le
pouvoir, de conduire à l'orgasme. Dans tous les cas, il y a dans l’orgasme féminin une interaction entre le corps et
l’esprit. Les diverses images issues de notre cerveau, réelles ou fantasmées font naître une réelle sensation physique.
Durant l’orgasme, le corps de la femme perçoit alors deux flux organiques. La vasodilatation se caractérise par la
concentration de sang dans les parties génitales et dans les seins. Dès lors, le corps féminin se sature de sang au
niveau de ces zones, entraînant une augmentation de la tension artérielle, une modification de la température, de
la sensibilité et enfin de la pigmentation de l'épiderme. Certains sexologues évoquent même l'idée d’érection féminine.
La deuxième réaction corporelle ressentie est la myatonie ou la décontraction musculaire, pendant laquelle tous les
muscles du corps se relâchent provoquant ainsi cette sensation de bien-être. Il y a donc quatre phases notables, la
phase d’excitation, la phase de plaisir, la phase de l’orgasme et la phase de détente. Des spécifications évidemment
théoriques et qui peuvent, bien entendu, être différentes d’une femme à l’autre et ressenties diversement chaque fois.
Le corps féminin met en moyenne douze secondes pour retrouver un état normal. Notons en revanche que tous les
orgasmes sont identiques organiquement et varient seulement selon la longueur et l'amplitude. Mais une femme ne
ressent pas un orgasme de la même façon. Les effets induits par la masturbation sont par exemple très différents de
ceux ressentis lors d’un rapport sexuel avec une ou un partenaire. Il est significatif de noter que certaines femmes
évoquent un orgasme plus satisfaisant lorsqu'il est atteint solitairement. Sans doute, est-ce dû au fait que toute leur
concentration est alors dédiée à leur propre plaisir. Encore une fois, rappelons que ce n'est pas une règle commune.
Lors d’un rapport sexuel, le cerveau libère des hormones essentielles: la dopamine, les endorphines, la sérotonine
et l’ocytocine. La dopamine, l’hormone du plaisir et de la motivation joue un rôle important dans les mécanismes de
l’addiction. Ce qui la motive à reproduire l’acte sexuel générant ces instants de plaisir. Ainsi l’addiction peut s’installer
insidieusement. L’endorphine provoque, elle, un état de bien-être après la relation sexuelle. Ces deux hormones ont
donc un rôle crucial dans le plaisir et l'orgasme. Une autre hormone joue un rôle important pendant l’acte sexuel, c'est
l’ocytocine, l’hormone du bonheur et de l’attachement. Enfin, une dernière intervient à l’occasion de l’orgasme, c’est
la vasopressine. Ce neurotransmetteur libéré par la partie postérieure de l’hypophyse joue un rôle central dans la libido.
Il n’y a aucune recette miracle pour atteindre l’orgasme et ses caractéristiques physiques varient de femme en femme
et même d’orgasme en orgasme. Il est parfois difficile pour une femme d’identifier la limite entre l’orgasme fantasmé,
stimulé par des sensations érotiques et le réel orgasme physique. Mais il faut savoir, qu’étrangement, l’orgasme n’est
jamais lié aux sentiments éprouvés pour son partenaire. De même, l’orgasme n’est pas systématique, il est donc
essentiel de déculpabiliser le partenaire qui ne doit pas se sentir fautif d'être en incapacité de procurer du plaisir à sa
compagne, car plaisir ne rime pas forcément avec orgasme. La femme, de son côté, ne doit pas voir d’échec quand elle
ne jouit pas. Car ces situations, souvent sources de non-dits peuvent provoquer des frustrations dans le couple et
amener à des blocages parfois irrémédiables dans des cas extrêmes, et les blocages freinent directement l’orgasme.
Que la question de la sexualité doive être abordée à partir du langage et de ce qu’il crée chez les individus qui le peuple
n'est pas fait pour nous surprendre. La psychanalyse dès ses balbutiements a avancé que rien de la sexualité ne saurait
être regardée sans l’envisager comme événement psychique, c’est-à-dire déterminé par le langage. Dès l'invention du
stade phallique par Freud, il est survenu que ce que l’on nomme les rôles sexuels était constitué autour d’un symbole,
de sa présence ou de son absence, de sa perte possible ou de son attente, et qu’ils étaient faits de langage et de nature
signifiante. Et très tôt, Freud a fait figurer dans les défilés de ce symbole phallique tous les caractères des organes
de la jouissance, décrivant par exemple le phallicisme de la jouissance clitoridienne dans l’enfance, tout en proposant
son remplacement par la jouissance vaginale chez la femme adulte. L’ensemble de la sexualité se trouvait soumise à ce
que forgeait le langage, le rapport entre les sexes s’organisant en termes symboliques de complémentarité, déterminés
par le discours, autour de l’avoir et le donner, pour l’un, ne pas l’avoir et le recevoir, pour l’autre. En effet, le moindre
diagnostique nous montre que c’est ce que l’inconscient dit du sexe, à quoi la névrose objecte de quelque façon, et c'est
pourquoi Lacan a réarticulé d'abord et longuement le propos freudien. Montrant qu’il était justifié parce que le phallus est
pris comme un signifiant, ajoutant dès lors qu’à partir de ce signifiant s’organisent toutes les significations du sexe.
Il faisait observer en outre que la théorie organisée autour du phallus englobait la femme comme ce qui est le phallus,
le sujet phallique, sur le socle qu’elle ne l’a pas, tandis que l’homme l’a pour autant qu’il ne l’est pas, et qu’ainsi avoir et
être s’excluaient en se complétant pour l’un et l’autre sexe. La Genèse prouvait, avec la métaphore de la création d’Ève
à partir de la côte d’Adam, ce discours de l’inconscient qui constitue la femme comme un fragment phallique, du corps
de l’homme, ce complément qu’il retrouve après l’avoir perdu. Dans l’intervalle de ces quelques années, toute une
distance venait de s’instaurer entre la vérité d’un discours de l’inconscient, équivalant à cette loi presque immémoriale
de la sexuation et du rapport des sexes, qui s’était déployée au travers de l’échange des femmes comme équivalents
phalliques dans les structures de la parenté, et un réel qui était en fait tout autre. Notre pratique avait affaire en effet à ce
discours de l’inconscient. Mais il était seulement une fiction construite par les effets du langage, qui ne pouvait recouvrir
la réalité du sexe comme telle. Il se présentait comme la vérité, notamment à partir du discours des religions, ou plutôt
il constituait la vérité qui n’avait dès lors pas d’autre structure que de fiction, tandis que le réel en était bien distinct.
Plus prosaïquement, pour appeler la convocation des jouissances dans le rapport sexuel, il y a deux complices. L’homme
qui a une jouissance rapide et conclusive, comme les sexologues l'ont démontré, soit une phase d’excitation indispensable,
avant que puisse se produire l’orgasme, relativement courte et comportant ensuite une phase réfractaire. La femme qui a
une jouissance lente à se produire et persistante, une phase d’excitation longue et pas d'épisode réfractaire, de sorte que
plusieurs orgasmes successifs sont physiologiquement possibles. Or il faut manifestement les deux facteurs pour produire
cette non-conjonction des jouissances organiques, et non un seul. Ce qui les lie ne peut se concevoir au regard d’une
jouissance sexuelle qu’il n’y a pas au sens d’une conjonction entre deux sexes, mais d’une jouissance organisée autour
de ce qui consiste à disposer d’un corps. Qu’est-ce qui revient au féminin, de cette difficulté dans le rapport sexuel, ou
encore comment une femme se détermine-t-elle face à cela ? Voici deux propositions pour introduire la question très
complexe de la jouissance féminine et sa place dans le rapport sexuel. Du point de vue de la jouissance, le désir n'est plus
refoulé dans la demande mais causé à partir de la jouissance, à la limite comme une défense contre cette jouissance.
Mais si la stimulation sexuelle est avéré chez la femme, comme chez l’homme d’ailleurs, l’orgasme féminin ne se dévoile
pas avec des accents aussi tangibles que l’orgasme masculin. Que spécifie l'expression jouissance sexuelle ? Jouissance
physique et jouissance morale sont à démêler dans l'approche analytique du coït, bien qu’elles puissent arriver en même
temps dans l’orgasme en effet. Orgasme qui n’est pas pourtant synonyme d’éjaculation ou "décharge." Une éjaculation ne
comporte pas forcément une jouissance psychique, et par conséquent, elle n’est pas consubstantielle de l’orgasme. Le
croisement des fantasmes, rencontre qui n’est pas synonyme d’accord, d'harmonie, ou de fusion est indispensable pour
qu’on puisse parler d’orgasme dans le rapport sexuel. La décharge, en revanche, n’implique pas forcément cette rencontre.
Le fantasme du sujet est toujours en action, mais il n’est pas nécessairement en consonance avec celui du partenaire. C’est
à ce titre qu’on ne peut pas assimiler les concepts d’orgasme et d'éjaculation. Celle ou celui qui jouit sans se préoccuper
du tout de la jouissance réelle de l’autre demeure plus proche de la jouissance masturbatoire que de la jouissance du coït.
Car la relation sexuelle peut présenter, dans certaines situations, le même rôle que la masturbation. La masturbation ne
revêt pas le même mode que l’orgasme, car celui-ci nécessite la présence de l’autre et il peut prendre une forme intense
quand l’autre y participe, grâce à son fantasme, bien sûr. L’orgasme féminin comporte des modifications physiologiques,
contractions musculaires, éjaculation, mais ce sont des conditions organiques existantes aussi pendant l’excitation sexuelle.
On ne peut pas se baser sur toutes les modifications corporelles pour déterminer la nature réelle de l’orgasme féminin, les
modifications physiques n’en apportant pas la preuve. En revanche, chez l’homme, excitation et orgasme sont des phases
totalement distinctes. L'érection de son sexe est évidente lors de l’excitation, de même son éjaculation pendant l’orgasme.
Pour la femme, ce n’est pas le corps qui parle de son plaisir. Car son corps ne montre pas forcément ce qui se passe au
niveau de la jouissance psychique. Les hommes peuvent penser qu’ils savent, ou qu’ils sentent leur femme atteindre
l’orgasme, mais cela demeure très hypothétique, car il peut toujours rester le doute, s’agit-il d’excitation ou d’orgasme ?
Il s’agit de connaître les effets réels de l’éjaculation: une simple décharge physiologique ou un orgasme. Cette question
peut-être encore mieux explicitée. Car les conséquences et les motivations sont dès lors très différentes. En effet, la
femme est-elle en train de jouir ou de feindre la jouissance volontairement ou non ? L'explication est d’autant plus ardue
à fournir que la femme peut aussi confondre les deux, simulation et jouissance. C'est ainsi que c’est souvent pour faire
plaisir au partenaire masculin que la jouissance est feinte. Plaisir de l’autre qui, lui seul, crée une satisfaction du sujet.
Ce plaisir du plaisir de l’autre est en contiguïté avec la douleur, une douleur érotisée, que la femme dissimule afin de se
présenter à son partenaire comme occasion de plaisir. La femme qui simule la jouissance accepte d’assumer un désir qui
n’est pas le sien. Désir qui pourtant la traverse, faisant d’elle un objet capable de répondre à l’exigence de jouissance de
l’autre. Un autre qui devient Autre. La femme s’y soumet, elle se fait l’instrument de sa jouissance, en oubliant la sienne.
Mais le sacrifice de sa propre jouissance est une différente jouissance, connexion entre le sujet et l’autre, jouissance
apathique et solitaire. Pour qu’il y ait rapport sexuel au sens de l’orgasme, l’autre, le partenaire, s’oppose à l’autre, sans
se préoccuper de l’unité fusionnelle. C'est alors la rencontre de deux fantasmes sous la forme d'opposition ou d'encontre.
C'est alors que le duo sexuel devient un trio. Le complice prend en effet le rôle d'un tiers, non pas dans le sens d’un
observateur neutre. Durant le coït, il est en même temps l’élément permettant l’unité et celui qui la brise grâce à l'écho
des fantasmes, l’agent instituant le contentement phallique en même temps que son échec. Car tous les orgasmes se
terminent toujours par la détumescence du pénis et du clitoris, et invariablement par la suspension du désir. Simuler
en oubliant son propre plaisir ou alors, en le sacrifiant pour celui de l’autre est une forme de frigidité, mais toujours une
frigidité jouissive. Jouissance solitaire, puisque le désir du sujet n’est pas soutenu et stimulé par celui de l’autre, mais
seulement par sa demande. La femme qui jouit comme Sainte Thérèse pour certains psychanalystes devient l’icône,
l’idéal de la jouissance. Et aussi une sorte de femme idéalisée. Femme, représentation de la jouissance sans limites.
Pour les Romains, le mot phallus n’existait pas. Ils l'appelaient fascinus, ce que les grecs appelaient phallos. Fasciner
signifie contraindre celui qui voit à ne plus détacher le regard. C’est l’homme qui subit le fascinus de la femme. Simulation
comme expression de la toute-puissance de la femme, forme d’identification au phallus. Excès dans la forme, car il ne
peut pas être ressenti, marquant isolement, distance, ou altérité de la femme. Négation de l’autre et de son désir, autre
qui existe seulement comme spectateur inerte d’une brillance vide. L’excès est mis en scène pour nier la castration.
Tandis qu'une grande majorité de femmes jouissent comme des hommes, par grandes décharges ou petits jets, aucun
homme avance qu’il a joui à mort. Probablement évoque t-on l’homme terrassé par l’orgasme, mais ce qui est en jeu,
c’est la partie et non le tout. Si d’ailleurs, l’homme, après l’amour, est impuissant, temporairement mais indiscutablement,
il n’est qu’impuissant, il n’est pas mort. Il semble bien que chacun préfère s’en tenir à ce que l’on connaît, au schéma
masculin tension-décharge, au jouir ponctuel, à l’orgasme fini, bien précisé dans l’espace d’un corps et dans le temps
d’un plaisir. La métaphore violente du coup que l’on tire a certes des relents de "haine" plus ou moins intriqués à l’amour,
mais elle présente l’avantage de bien délimiter ce qu’elle désigne. Que le refoulement participe à cette affaire, c’est assez
évident, mais encore conviendrait-il de le démontrer. Car de cette peur, mal dicible, peur reconnue, il faut bien s’arranger,
travail de systématisation et de camouflage dont se charge la littérature car que ce qui est écrit rassure celui qui lit. Dans
"La Vengeance d’une femme", de Barbey d’Aurevilly, un homme à femmes, expérimenté et même blasé, rencontre une
fascinante prostituée dont l’ardeur inextinguible, inattendue dans de pareilles circonstances, l’intrigue au plus haut point.
Encore que blasé, le démiurge se méfie de lui, mais immédiatement déplace le sujet sur l’autre, sur son talent, ses sens,
sa singularité, son altération. "Si souveraine qu’elle fût dans son art ou dans son métier de courtisane, elle fut, ce soir-là,
d’une si furieuse et si hennissante ardeur que même l’emportement de sens exceptionnels ou malades n’aurait pas suffi
pour l’expliquer." C’est une jouissance sur fond de sauvagerie, de combat, de mort. Si cependant le héros reprend quelque
peu sa maîtrise, c’est au moment où son intégrité narcissique risque de s’effondrer, et c’est par le doute douloureux qu’il
va se protéger du fantasme de l’orgasme infini et envahissant de cette femme. L’orgasme suivi est exceptionnel, il ne
peut être induit que par des motifs extraordinaires. Il consume celle qui s’y est abandonnée et seuls quelques hommes
ont approché cet enfer. Tel est, en résumé, le sens profond du conte de Barbey d’Aurevilly. Si l’élaboration de Barbey
d’Aurevilly est dans le registre du fantastique, une autre, littéraire, elle aussi, se situe dans celui de la rationalité de la
recherche érotique dont le but est de retrouver, dans le comble de la maîtrise, au bout de nuits d’orgies et d’orgasmes,
la lueur de l’esprit qui n’a cessé d’animer le débat et les ébats. Emmanuelle dépasse son évanouissement et s’astreint à
établir le nombre des hommes qui la prennent successivement. Ce qui l’amène à une "toute nouvelle forme de délectation."
Bibliographie et références:
- Élisa Brune, "Le Secret des femmes"
- Odile Buisson, "Qui a peur du point G ?"
- Pierre Foldes, "Le mystère de l'orgasme féminin"
- Bernard Andrieu, "La peur de l'orgasme"
- Robert Muchembled, "L’orgasme féminin"
- Pascal de Sutter, "La mécanique sexuelle"
- Catherine Solano, "Le plaisir féminin"
- Thierry Lodé, "Histoire du plaisir"
- Ovide, "Métamorphoses"
- Barbey d’Aurevilly, "Une vieille maîtresse"
- Emmanuelle Arsan,"Emmanuelle"
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Bonheur quand vous m'avez rejoint sur la capitale.
Complicité qui est la nôtre, joie de Vous retrouver.
Pour fêter l'anniversaire de notre belle rencontre.
Le soleil était présent pendant ces jours.
L'occasion également de se promener tous deux.
Les cent coups de cravache reçus l'après-midi de votre arrivée.
Aucune punition, marques désirées pour imprimer l'année de notre premier rendez-vous.
J'ai compté les coups, j'avais énoncé au hasard le chiffre 80 et Vous m'avez dit 100.
Rendre hommage à Mon Maitre, me dépasser, qu'il soit fier et heureux.
Aucun temps d'arrêt ou caresse comme le soir à ce club.
Un peu plus tard, nous avons été dans ce magasin Démonia.
Lieu incontournable de diversité d'accessoires, d'articles BDSM.
Vous m'avez offert entre autres, cette bague d'appartenance.
Votre choix était le mien au vu de mes doigts fins.
Anneau symbolique, obéissance à Vous Mon Maitre.
Bague rêvée, désirée, fierté de la porter.
Après avoir diné dans un restaurant, nous nous sommes préparés pour nous rendre à Cris et chuchotements.
Toute de noir, j'étais vêtue : serre taille, mes talons favoris avec bride à la cheville.
Jupe que vous affectionnez, haut noir avec petits volants sur mes épaules.
Vous portant ce joli costume noir qui vous sied à merveille, chemise foncée grise.
Cela vous change des diverses chemises blanches que vous aimez à porter.
Vous connaissez Pascal le propriétaire des lieux, nous étions venus à ce club début juillet 2010.
Ce jour-là, Vous m'aviez en fin d'après-midi, je me souviens :
Offert ce collier qui me rappelle ma condition, Votre domination, mon appartenance.
Collier qui orne mon cou, collier redouté, collier désiré.
Nous avons pris le métro, pour nous rendre à ce club.
J'étais assise bien droite, mes seins pointant sous le tissu fin.
Un peu de marche, puis avant d'arriver devant la porte, Vous avez placé mon collier.
J'ai pris une grande respiration avant d'entrer.
Peu de monde, l'occasion de converser de passions communes, c'est agréable de découvrir Maitre soumise et d'autre personnes présentes au fil de la soirée.
Le dialogue est important dans une relation, il est la base de la continuité, de la complicité, de l'abandon total.
Connaitre l'autre permet d'avancer, de se dépasser, de progresser, de ne plus avoir de tabous ou peurs.
A C et C, à un moment donné vous m'avez intimé l'ordre de retirer ma jupe et mon haut, aie
La honte qui arrive, deux personnes étaient présentes.
Vous m'avez attaché à la croix de st André à gauche : 200 coups de cravache, je n'ai pas fait la 'maline', j'ai tenu à respecter le chiffre que j'avais énoncé en fin d'après-midi, aucune punition, simplement des marques désirées.
Après un certain temps, j'ai entendu des pas, ressenti des présences, les yeux clos, les sens sont décuplés. Deux personnes ont parlé de mon fessier, certains compliments, aie
Qu'il se prêtait à la cravache, coups divers.
J'ai eu de la honte, de l'humiliation à me savoir regardé.
Il me fallait me dépasser, connaitre et accepter ce fait.
J'ai attiré des regards sans le vouloir, et ce n'est pas à cause de ma plastique, sourire.
Aucune gêne à avoir en fait. J'ai pris sur moi, le lendemain cela a été bien mieux
J'avais mis ma honte au vestiaire.
Vous me dites certains mots, ils sont sincères, je le sais.
Plus tard dans la soirée, autre domination deux couples Maitre et soumise, c'est agréable de regarder quelques instants des personnes qui aiment ce que nous affectionnons.
Parfois certains gestes et attitudes communes.
En club SM, à priori tout le monde connait les règles que cela soit Dominateur ou Maitre/soumise, celles-ci ne sont pas à sens unique, le Maitre est le garant de sa soumise, respect d'elle et des autres soumises, les codes sont à tenir de chaque côté, n'est-ce pas ? Sourire.
En passant près du bar, j'avais remarqué un superbe fouet accroché.
J'ai émis le souhait de me faire fouetter par le propriétaire de celui-ci avec l'accord de mon Maitre, sa présence.
Homme de talent, qui maitrise cet art à la perfection.
Mon Maitre le connait et a confiance en lui.
Ce magnifique fouet cinglant mon dos, mes épaules dénudées ce premier soir.
Mon Maitre ne va pas me confier à un abruti, il y en a.
Qui sont capables de meurtrir à vie une soumise.
Que cela soit par un coup de cravache, coup de fouet, et autre.
De martyriser une soumise en frappant fort ses seins, ou une autre partie de son corps.
N'écoutant qu'eux, ne s'inquiétant pas de celle qui leur appartient.
Ou de celle qui leur est confié quelque fois.
Ce n'est pas une question de savoir-faire, je pense ; c'est une question de respect.
Un Maitre ou dominateur qui casse une soumise psychologiquement ou la marque physiquement comme un animal aveugle marque son territoire.
Il ne s'agit pas seulement de respecter l'intégrité de sa soumise, mais aussi et surtout de contribuer à son épanouissement, à son dépassement personnel. C'est toute la différence entre un Maitre, un dominateur et un sadique.
J'ai aimé certains mots entendus, et ai pensé la même chose.
Un Maitre veille sur sa soumise, il prend soin de celle qui s'est abandonné à lui, qui lui a offert son corps, son âme.
La soumise fait honneur à son Maitre en toute circonstance, inutile de lui glisser à l'oreille : fait moi honneur. A dire ce mot, sois il doute de lui, soit il sait qu'il va outrepasser ses droits, (cela n'engage que moi, c'est ce que je pense).
Nous avons quitté le club, quelque pas dehors, puis un taxi pour rejoindre l'hôtel.
Vous avez pris quelques photos dans la chambre, l'empreinte des coups de cravache, du fouet.
Nuit courte, du mal à trouver le sommeil, votre présence à mes côtés...
Seconde soirée, autre ambiance, peu de dialogue et puis.
Certaines choses se font, nouvelles découvertes, présences.
Un shibari effectué sur M par une autre jeune femme.
Ses mains derrière le dos, jolie posture.
Une dextérité pour passer les cordes de trois couleurs différentes.
J'avais les yeux rivés sur la façon de procéder.
Bien qu'en face, je ne voyais pas les nœuds effectués
Quelques mousquetons, de la force dans les bras pour hisser les cordes.
Une suspension a été faite, merveilleux moment où le corps s'incline.
De toute beauté, devant le résultat de cet art.
Cela a été rapide à défaire les nœuds, j'en ai été bluffé.
L'assistance a été captivé par la réalisation de cet envol dû aux cordes et à la manière de procéder de cette petite fine et brune jeune femme.
Nous avons rejoint la pièce de droite où se trouve l'autre croix de st André.
Après m'avoir attaché de face, coups de martinet sur la poitrine et le sexe.
Devant les marques de mes fesses laissées la veille, Vous avez fait attention de ne pas aggraver leur état. Bien que 10 coups de cravache, ont été sollicité pour ma gourmandise, merci à Vous.
Une boisson Vous m'avez commandé, l'occasion de s'asseoir, de bavarder.
De voir les personnes qui étaient arrivées.
Près de Vous, un homme s'est présenté, et Vous n'avez pas donné suite à sa demande.
J'aime Votre façon de Vous comporter, toujours ce respect que Vous avez, que cela soit dans les gestes et paroles.
Un peu plus tard, une jeune Maitresse et son soumis, des tenues qui ne laissent pas indifférents, ils avaient mis un moment à revêtir celles-ci sur place.
Des merveilleux talons pour Elle et lui également qui était bien grand, il faut pouvoir marcher avec, cela n'a pas été évident pour lui quand il a suivi sa Maitresse à un moment donné.
J'avais exprimé le désir de me faire fouetter à nouveau pour notre seconde soirée à C et C.
Vous avez accédé à ma demande, une soumise peut dire, en ce qui me concerne vous aimez que je m'exprime, et faites à votre guise concernant la réponse, Vous n'éludez jamais une question.
Pendant Votre ou la domination, je reste silencieuse.
Laissant mon corps s'exprimer, se tordre, onduler.
Tard dans la soirée, l'ambiance change, un certain dialogue s'installe.
J'écoute, j'entends, C jolie soumise blonde, quelle classe, élégance elle a.
A un moment donné, elle reçoit des coups de martinet par M.
Ses jambes et cuisses écartées au maximum, sa magnifique petite robe noire relevée.
Superbe cambrure, un fessier de toute beauté.
Sa façon de s'exprimer est excitante.
Ses mains sont posées en dessous du cadre du grand miroir.
Puis Pascal commence à la fouetter.
Instant de silence, en attente du fouet.
Celui-ci fend l'air, claque.
Je suis près d'elle à un moment donné.
En tirant nos mains l'une vers l'autre ou pourrait se les joindre.
J'ai ôté ma jupe et mon haut de moi-même, étonnant mon Maitre ....
Aucune gêne, ou peur des regards, être soi.
Recevoir des coups de fouet ou cravache en étant couverte, ce n'est pas l'idéal.
Je me sentais en confiance, en serre taille et talons.
Philippe m'a fouetté le haut du fessier, pas les reins bien sûr, disons sur les côtés au vu de mes traces de la veille (cravache).
Duo de fouet, je ferme mes yeux, ne pensant qu'à Vous, qui étiez assis à me/nous regarder.
Au bout d'un certain temps, je crois que C pleure, j'ouvre mes yeux, son corps se tord, j'ai mal pour Elle, j'aimerais la réconforter.
Je reste à ma place, je vois son corps se recroqueviller comme s'il voulait épouser la forme du cadre, se fondre en lui.
Elle se fait petite, elle est dans sa 'bulle'.
J'ai su un peu plus tard en parlant avec C, qu'elle n'avait pas pleuré et ne pleurait jamais.
Simplement une impression à l'entendre s'exprimer.
C'est troublant ce fait, comme quoi les sensations et ressentis sont différents.
Pascal étant libre, il prend la place de Philippe avec son fouet également fait sur mesure ; le sien est couleur argent, celui de Philippe est noir, et il en a deux en fait, qu'il m'a montré avant que nous quittions le club, curiosité de femme soumise, admirer les fouets magnifiques, les soupesés, le prendre dans ma main, les laisser glisser sur ma paume, comme une caresse.
Je suis au milieu de la pièce, des personnes sont présentes.
Mes mains posées en haut sur l'encadrement de la glace.
Pascal m'intimide l'ordre de me cambrer plus, encore plus. Je lui obéis.
En exprimant le fait de vouloir des marques pour fêter un an de notre première entrevue.
Il me faut tenir la parole dite la veille et renouvelée à mon arrivée, ne pas décevoir ou se défiler.
Envers son Maitre, où la personne que Mon Maitre connait et en qui, il a confiance.
Il ne va pas me laisser entre les mains d'un parfait inconnu qui ne maitrisera pas l'art du fouet, pouvant meurtrir ma peau, mon corps par un instrument de domination.
Désir du fouet sur ma poitrine, je suis à présent de face.
Les mains derrière le dos, la tête bien droite.
Le fouet cingle, il fouette, il claque à mon oreille, j'aime le son qu'il émet.
Je suis impassible, les seins offerts au fouet, marques désirées, Pascal me demande de me tourner un peu.
Mes épaules sont sollicitées, c'est merveilleux, cette caresse du fouet, cette sensation de chaleur, ma peau réagit, mes yeux sont clos, les sens sont décuplés.
P me signe les seins de son fouet, je suis bien.
M et C ont peur pour moi, j'entends des : oh non ce n'est pas possible, je ne regarde plus, je les pense (peureuses)...
Désolée, nous avons parlé après et vous n'êtes pas ainsi.
D'où vous étiez, vous voyez les marques laissées par le fouet, marques incarnates que je ne voyais pas et pour cause.
Mon Maitre qui est attentif à celle que je suis, apercevait les marques laissées par le fouet, a fait signe à Pascal d'arrêter, je l'ai su après.
Un Maitre protège sa soumise parfois d'elle-même.
Quoique certains n'écoutent qu'eux parfois, outrepassant les limites qui ont pu être fixé, ou si aucun code énoncé, le plaisir d'entendre leur soumise suppliée.
J'ouvre les yeux : les marques sont là, je ne pensais pas qu'elles seraient ainsi, incarnat.
Aucun regret, désir du fouet, marques de lui, vivre l'instant présent, sans se poser de question.
Je vêts ma jupe et mon haut, l'impression d'être ailleurs.
C nous offre une boisson, nous bavardons assises, échanges d'impressions.
M et C me demandent comment, j'arrive à supporter le fouet ainsi.
Je ne sais que leur répondre, à part que : j'ai le visage de mon Maitre gravé en moi, et qu'à un moment donné, j'ai eu l'impression de 'flotter' ne sachant plus ou j'étais.
Que mes yeux soient clos ou ouverts, ma seule pensée est Lui.
Souffrir pour Lui, lui obéir, qu'il soit heureux.
Je suis un peu ailleurs pendant un laps de temps, puis tout revient comme avant.
Le sourire de mon Maitre, son regard qui en dit long.
J'ai fait abstraction des personnes présentes et assises.
Seul mon Maitre, son regard sur moi, que je devinais.
M regarde ma médaille gravée qui est à mon collier, un an que je connais Mon Maitre.
C'est peu me dit-elle, en effet ou peut-être, force de l'emprise, du lien qui m'unit à mon Maitre.
Il est presque 3 heures, nous allons quitter le club, je remercie les deux personnes qui m'ont fouetté.
Philippe m'a noté sur un papier, les deux produits que je devais acheter en pharmacie le lendemain matin, ils ont été efficaces, pour les traces et coups qui se sont estompés au fil des jours.
Début juillet, nous serons de retour quelque jours sur Paris, l'occasion de revenir à C et C.
De revoir P et C, peut être Philippe que nous avons apprécié à ces soirées.
Un peu de marche dehors, puis un taxi nous ramène devant l'hôtel.
Vous prenez des photos, merveilleux souvenir.
J'ai du mal à m'endormir, tant d'instants forts ressentis, vécus.
L'heure tourne, je vous regarde dormir, n'arrivant pas à trouver le sommeil.
Je m'endors enfin, nuit courte peuplée de cette soirée riche en sensations, découvertes.
Le petit déjeuner ensemble, puis je file à la pharmacie, il nous faut quitter Paris.
Ensemble nous prenons le métro, pour nous quitter à un moment donné vers nos destinations.
Mon regard se trouble, les larmes perlent de mes cils. Aie ! Émotion à me séparer de Vous.
Vous à me dire : tu n'as pas pleuré avec le fouet et là tu pleures !
Oui Mon Maitre, je pleure parce que : le trop plein déborde.
Tous les instants vécus, passés avec Vous ont été source de : respect, confiance, joie, sourire, rire, gémissements, émotions, sensations, abandon, don, attentions, protection, découvertes, sincérité, complicité, intensité, désirs et envies partagés.
Que cela soit aux divers restaurants, ou les petits déjeuners pris à l'hôtel avec vue sur un jardin.
Face à face toujours, mon regard plongeant dans le Votre.
J'aime à Vous regarder, Vous sentir, y puiser une certaine force.
Vous qui êtes le premier Maitre que j'ai et aurai.
Vous qui êtes digne de ce titre, que je vous ai donné, après vous avoir appelé Monsieur pendant quelque mois, J'ai reconnu en Vous, de Vous nommer ainsi et Vous le méritez.
Vous et ce respect que Vous avez depuis ce premier jour et il n'a jamais démérité.
Vous êtes toujours d'humeur égale, jamais de colère, d'emportement, la maitrise de Vous.
Vous ne connaissez pas l'impulsivité qui est la mienne, taquine je suis. Aie la badine...
Le 23 05 2011
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C'était le troisième homme... Le troisième déjà, le troisième seulement. Que pouvais-je en penser, tout était allé très vite, moi qui un an auparavant n'imaginait pas me retrouver un jour au lit avec un homme. Une femme un peu joueuse m'avait fait basculer dans la perversité de ma sexualité à l'aide d'un doigt aventureux, puis un homme terriblement frustrant m'avait emmené chez lui, puis un second qui en trois rencontres et un petit mot avait changé ma vie. Il avait dit "Salope" et en six lettre avait ouvert la porte, une porte insoupçonnée, une porte dont seul un moi obscure et refoulé possédait la clef, clef que je m'empressait de remettre entre nouvelles mains.
J'entends la voiture stationner devant la maison, soudain je comprends ce qui arrive à ce genre de personne que je suis, la pression. Les volets sont fermés, les bougies disposées comme demandé par le Maitre, un peu partout dans la maison. Je vérifis ma tenue, chemisier blanc, soutien gorge, jupe noir et string assorti au sous tif susnommé. Une paire de collant qui tombent à pique car Septembre est froid et je tremble de nervosité. Ai-je tout bien fait ? C'est ma première soumission et je suis tout aussi inquiet(e) qu'excité(e).
L'inconnu entre avec son petit sac de sport. Il me tend son manteau que j'accroche sur la rampe d'escalier. Je me retourne à peine qu'il m'empoigne les fesses et fourre goulument sa langue dans ma bouche maquillée. Le ton est donné, le territoire est marqué, la première fessée rapidement donnée ( une caresse en comparaison de ce qui m'attend).
- Montre moi la chambre !
- Oui. Suivez moi.
- Suivez moi qui ?
- Suivez moi Maître.
- C'est bien.
Je monte l'escalier, il me palpe les miches comme on tâte un animal. Ca m'excite et je ralentis pour qu'il en profite.
- Va t'asseoir sur le lit et ferme les yeux.
Je m'exécute, je l'entends poser le sac, sortir des trucs et des machins. Il s'approche de moi et me gratifie d'un "Joli tenue" en me caressant la cuisse. Effet immédiat sur mon sexe qui se dresse et qui me fait toujours un peu honte mais bon, on est ce qu'on est.
Il me bande les yeux et je sens bientôt sur mes lèvres et le bout de mon nez le frottement du textile épais et rugueux d'un pantalon. Réflexe révélateur, j'entrouvre les lèvres et embrasse. Sa main se pose sur ma tête, huuuum c'est un début plutôt sympa. La braguette s'ouvre, à l'aveugle je lèche, je suce et j'embrasse. Très vite je ne contrôle plus rien ma tête enserrée dans ses mains il s'occupe du va et vient et je m'occupe à essayer de respirer quand un peu d'air me parvient. Il faut satisfaire le maître. Le bandeau de mes yeux tombe.
- Allonge toi au bord du lit, sur le dos.
- Bien Maître.
Je m'allonge bimbo stupide sur le dos jambes écartées prête à me faire sauter comme une crevette dans un restaurant Japonais.
- La tête vers moi salope.
Perdue je m'exécute en me demandant ce que l'on va bien pouvoir faire dans cette position là. Il m'attrape par les épaules, amène ma tête au bord du lit jusqu'a ce qu'elle se renverse vers le sol. Je cherche toujours à comprendre lorsque son sexe rentre dans ma bouche. Là c'est bon je comprends, il entame un va et vient. Je ne suis plus rien, je n'existe plus, je ne suis qu'un trou, une bouche qui tente désespérément de se maintenir en vie. Il s'enfonce de plus en plus et s'arrête de plus en plus longtemps lorsque ma gorge est littéralement envahie par son gland. Je bave abondamment, n'importe comment, je pleure et tout ça dégouline et se mélange sur mon visage. Je réalise qu'un homme me baise la bouche. Comme si c'était un sexe de femme, je ne peux pas lutter, je n'en ai pas envie, mes mains s'agrippent à ses mollets. Cet homme est en train de me faire chialer, de m'humilier, de me forcer à me salir pour son seul plaisir et ses mollets sont la seule chose à laquelle je peux me raccrocher... Il jubile, il baise plus fort, je dégouline d'un mélange indescriptible de liquides venants presque tous de moi... La jupe sur le haut de mes cuisses, le string qui me fend les fesses, le lycra, le soutien gorge qui me serre le poitrail... Il fait de moi sa salope et pour le moment j'adore ça.... "Salope".
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La dépréciation de la figure de proue du romantisme, prônant la sublimation des individus contre les mécanismes
de reproduction sociale, a encouragé l’affirmation de théories relationnelles de l’amour. En même temps que décroît
l'idée du sacrifice personnel et que devient centrale la composition des projets de vie, l’amour doit être dorénavant
envisagé sous l’angle d'une visée virtuelle de l'union. Une telle redéfinition dans un contexte de modernité avancée
ouvre dès lors un espace riche pour les sciences de l’information et de la communication qui peuvent examiner les
processus amoureux inédits portés vers l’égalité des sexes et le respect des identités individuelles, les nouvelles
représentations médiatiques et les inflexions des interactions proposées par l’Internet. Au-delà des oppositions
philosophiques, la sphère intime contemporaine place la compréhension mutuelle au cœur de la communication
amoureuse et s’avère pénétrée des problèmes de démocratie relationnelle, de rationalisation des sentiments et
d’égalité de genre. La question est aujourd’hui de savoir quels codes remplacent l'entente valorisée par l’idéologie
romantique à l'heure du numérique. Par la suspension, au moins virtuelle des distances spatiales et sociales entre
individus, le Web permettrait dès lors un choix amoureux libre et ainsi d'engendrer plus rapidement un amour vrai.
Chez Platon, dans "Le Banquet", éros, philia et agapè forment les trois inflexions de l’amour. Amour hypothétique,
l’éros est une riposte imparfaite à la beauté d’autrui que la contemplation doit transfigurer en amour pur. Concernant
la philia aristotélicienne, traduite en français par l’amitié, l’amour naît lorsque les hommes sont bons les uns avec les
autres. En termes communicationnels, la philia est riche. Elle est partagée et implique réciprocité et évaluation des
qualités d’autrui qui, si l’attachement est proportionnel à la qualité de l’individu, produisent une forme d’égalité.
Lorsque la psychanalyse a érigé la libido, le narcissisme, le manque ou encore le transfert comme fondements
psychiques du sujet, ces concepts sont devenus au mieux les seuls prismes par lesquels penser l’amour, ils l’ont au
pire totalement enclavé et subordonné. Ces dieux cachés ont interdit d’envisager le sentiment amoureux en termes
de liens communicationnels. Si l’on aime, c’est parce que l’autre est un miroir flatteur, que l’on éprouve un manque,
que l’on se souvient ou que l’on transfère, mais jamais parce que l’on échange.Triste paradoxe.Tout amour ne serait
que l’expression d’un psychisme inflexible, presque imperméable au monde extérieur, imperturbable dans son inertie.
En psychanalyse, il apparaît plus opportun de relater non pas l’amour, mais un fantasme sexuel car le désir pour un
autre rime avant tout avec celui pour soi-même ou pour une antique créature selon la mécanique constituante de
l'abandon, du narcissisme ou de l'aliénation, trio conceptuel renvoyant la passion amoureuse au rôle de tendre auspice.
Pourtant, les apports sont grands quand Sigmund Freud souligne la pluralité des manifestations qu’amalgame le seul
terme d’amour et propose de nommer libido cette énergie qui, bien qu’elle émane de la sexualité, a trop souvent été
réduite. Pour lui, les relations amoureuses sont la quête du sentiment de plénitude enfantin, dont l’individu cherche à
combler la perte par une représentation parfaite de lui-même, nourrie par la libido narcissique. En conséquence, il n’y
aurait pas d’amour pour l’autre, mais un amour de l’autre pour "les perfections que l’on souhaite à son propre moi."
L’amour serait un trompe-l’œil dont la fonction serait de rendre viable l’expression du narcissisme, l’autre n’étant jamais
une entité autonome avec laquelle se nouerait un échange mutuel, mais un simple miroir, un réceptacle ou un réservoir.
Au dos de cette approche théorique est automatiquement visible le concept de l'homogamie, la tendance des êtres
à constituer un couple avec un individu socialement semblable. Sujet courant en sciences sociales, l'homogamie fait
l'objet de plusieurs travaux dont les résultats, les statistiques sont aujourd'hui connus au-delà du cercle académique. La
foudre, quand elle tombe, ne tombe pas n'importe où. La ségrégation sociale des espaces de vie fait que les individus
ont des opportunités de rencontres plus importantes lorsqu'ils sont proches dans l'espace social. Ensuite, et à l'intérieur
de ces cercles de relations socialement restreints, l'homogamie advient du fait des préférences des acteurs. Les sites de
rencontres mettent au défi ce modèle de la formation des couples. Déconnectés des lieux de vie, ils semblent désenclaver
l'espace des rencontres amoureuses. Cela d'autant plus que, mettant en relation des individus sans interconnaissance
préalable, ils suspendent la médiation des cercles de sociabilité. Cette apparente disparition du facteur homogame a
conduit un certain nombre de commentateurs à voir dans ces sites un marché matrimonial plus libre et plus mouvant.
Toutefois, ces sites se démarquent aussi des espaces de conjonction ordinaires par la manière dont les inclinations
amoureuses vont pouvoir se formuler. Espaces numériques, ils se caractérisent par l'absence de face-à-face et par la
communication écrite, proposant ainsi des conditions d'interaction différentes de celles hors ligne. Basés sur l'interaction
à distance, les sites substituent un profil synthétique au corps physique pour remettre la rencontre de visu à un deuxième
temps. Ces nouveaux services changent donc profondément les conditions de rencontres. Plus que de simplement annuler
un des facteurs de l'homogamie, ils rendent difficile la mobilisation du modèle explicatif traditionnel de ce fait social. Dès
lors, L’amour serait corrompu par une modernité libérale dont les acteurs seraient effrayés par les risques, la vérité et
l’altérité. Dégradation de la sphère de l’amour qui ouvre trop grand le champ des possibles et appauvrit les liens amoureux,
elle contribue à la prédominance d’une politique de la jouissance, une incapacité à connecter avec l’autre. Les individus
postmodernes sont devenus "pervers" polymorphes et ne communiquent plus. Une fois de plus, l’individualisme est réduit
à un égoïsme contrariant la mise en commun et bâillonnant de prolifiques échanges, là encore il est opposé aux logiques
de reconnaissance sociale tirées d’une organisation plus globaliste. L'amour serait alors chargé d'imaginaire mercantile.
Tandis que dans les espaces publics "offline" le corps matérialise l'existence d'un individu et renseigne sur sa personne,
âge, genre, appartenance sociale, sur Internet, pour y être, il faut se dire. C'est le cas sur les sites de rencontres où
les utilisateurs sont présents à travers des profils largement textuels. Outre la photographie, facultative, les usagers sont
invités à répondre à un certain nombre de questions à choix multiples et à des questions ouvertes. Il s'agit de se "profiler"
à travers la mise en écrit, et donc en récit, de son identité sociale ainsi que de ses qualités et ses attentes dans le domaine
des relations amoureuses et sexuelles. La fréquentation des sites de rencontres implique donc l'appropriation d'un outil
technique où l'accent est mis, dans un premier temps, sur la présentation textuelle et visuelle de soi. L'annonce constitue
un des éléments principaux du profil sur les sites de rencontres où les usagers sont invités à se présenter par un texte.
Considéré comme un moyen de personnaliser une description de soi par ailleurs trop standardisée, ce champ libre est
fortement investi par les personnes dotées de qualités empathiques et culturelles. Habitués et à l'aise avec la rédaction,
ces usagers y voient un outil très privilégié pour se donner à voir à travers le contenu mais aussi la forme des annonces.
Les fonctions du profil révèlent des usages de présentation de soi souvent très contrastées. Si l'objectif commun réside
à s'offrir à voir et à mettre en avant ses aptitudes en tant que partenaire, la façon de l'effectuer diffère. Les éléments
considérés valorisants et constitutifs de sa personne ainsi que la manière de manifester ceux-ci dépendent des ressources
des acteurs et ne sont pas les mêmes d'un groupe social à l'autre. Pratique socialement marquée, l'expression verbale
permet de situer socialement un individu inconnu. Cela est aussi vrai "offline" qu'"online" où l'interaction prend alors le plus
souvent une forme écrite. La rédaction est l'objet d'une inégalité sociale qui s'exprime dans le degré de formalisme et de
distance au langage parlé, d'une part, et dans la maîtrise de l'orthographe, d'autre part. Les sites de rencontres reposent
ainsi sur un mode de communication fort inégalitaire. Les analyses révèlent que la rédaction devient un critère de choix
non prévu en tant que tel dès lors que la sélection se fait par profil. Loin de rester un simple medium, l'écrit constitue en
effet un moyen de filtrage central pour les interviewés scolairement dotés. Cela est particulièrement vrai pour l'orthographe.
En effet, l'orthographe peut-être présentée comme un critère discriminant par la grande majorité des adeptes diplômés
du supérieur, indépendamment du niveau et du secteur d'études. Il est aussi l'un des rares à être formulé en tant que tel.
Une mauvaise expression écrite disqualifie immédiatement l'interlocuteur comme partenaire potentiel. Il constitue en cela
un critère opérant une exclusion verticale nette vers le bas de l'échelle sociale. Lorsqu'il est motivé, le rejet s'inscrit dans
un registre social mais avant tout dans celui du caractère. Sans être élitiste, la mauvaise orthographe n'en disqualifie pas
moins la personne en tant que conjoint mais elle rebute plus largement. Intimement et implicitement liée à l'appartenance
sociale, elle révèle alors que les préférences amoureuses ne traduisent pas seulement des goûts mais aussi des dégoûts.
Puissant mythe, l’amour est un équilibriste qui oscille entre sentiments magnifiés et basse corporalité, l’antagonisme se
résolvant dans le dialogisme et la communication, pour faire se rencontrer les plénitudes du corps et de l’âme. En effet, la
littérature est à l’origine de ces codes. À partir de la seconde moitié du XX ème siècle, on observe une transformation des
rapports amoureux portée par l’individualisme, les mouvements émancipatoires des femmes et des homosexuels (elles),
et par la libération de la sexualité. Ce constat est décisif pour saisir les redéploiements communicationnels dans l’amour.
On se satisfait d’un progrès laissant place à une liberté relationnelle et à l’épanouissement d’une vie sociale ne relevant
pas d’un jardin secret parfois très culpabilisant, mais on peut aussi s’interroger, sur la difficulté à intégrer dans sa lecture
aux dimensions modernes les joies d’un quotidien amoureux que d’aucuns peuvent juger aliénantes mais qui n’en sont pas
moins réelles. De cet affaiblissement du romantisme et de la précarisation des relations, Internet est fréquemment perçu
comme le témoin, voire l’opérateur. Affaibli par l’individualisme, le romantisme se rationalise. La rencontre de l’âme sœur se
fait à partir des centres d’intérêts et de loisirs communs, ce qui ne favoriserait pas l’ouverture à l’altérité. La communication
ne sort pas indemne des reformulations. La place du corps dans ces échanges en ligne est l’une des plus problématiques
aujourd’hui. Internet réinstaure la distinction cartésienne entre esprit et corps, et écarte ce dernier. Pourtant, l’interaction
textuelle en ligne ne saurait être qu’une facette des identités. Si la communication non verbale disparaît dans l’écrit, le corps
ne disparait pas, dispersant des traces de son existence matérielle dans les photos ou les avatars, miroirs de ce que nous
attendons aujourd’hui de nos corps réels. Internet propose des codifications qui font concurrence à celles des territoires
sociaux classiques. En ligne, les femmes et les hommes, en âge de majorité, peuvent assumer leurs réels désirs sexuels.
De même que les échanges virtuels, constitués de modèles amoureux divers, du romantisme banal à l’amour courtois
médiéval qui, parfois, aboutissent à des échanges passionnels, les rencontres sont structurées par une définition de la
sexualité comme loisir qui peine à se transformer en engagement conjugal. Toutes ces mutations peuvent finalement être
résumées par le renversement du déroulement classique des rencontres amoureuses qu’induit Internet. L’intimité se dévoile
avant la rencontre et la sexualité précède les sentiments amoureux, ce qui rend l’engagement d’autant plus compliqué. Ce
qui serait aujourd’hui recherché par les individus ne serait pas tant le partenaire idéal que la relation parfaite en ce qu’elle
respecterait le lourd travail identitaire effectué jusqu’ici par l’individu. En toute logique, ce nouveau mode amoureux suppose
le minutieux travail d’une politique relationnelle pour communiquer ses envies et attentes, cela pour négocier le contrat
amoureux et établir des compromis qui permettent au régime de se poursuivre. Un tel gouvernement relationnel s’exprime
également dans la sexualité, entendue comme ars erotica, qui devient un pôle publiquement chargé d’électricité politique,
un territoire personnel et social dans lequel se joue la liberté fondamentale à disposer et à jouir pleinement de son corps.
L’approximatif et le lyrisme n’y sont imaginés que comme des fantasmagories romantiques qu’il convient rapidement de
chasser au plus vite. Chat échaudé craint l’eau froide. Si la relation pure est prudente à l’égard de la fusion romantique, la
poésie et le renoncement, c’est parce qu’elle a compris qu’hérité du romantisme, le sacrifice est celui de l’épanouissement,
souvent féminin. Contrairement à une idée courante, les rencontres en ligne donnent rarement lieu à une longue relation
épistolaire. Au contraire, lorsque les interlocuteurs s'apprécient par écrit, ils décident alors le plus souvent de se rencontrer
rapidement en face-à-face. La volonté de voir l'autre se nourrit alors surtout du souhait d'apprécier esthétiquement l'autre.
Nouveau lieu de rencontres, internet introduit un nouveau scénario de rapprochement. Alors que la rencontre physique
constitue habituellement le prélude des relations intimes, elle intervient ici à la fin d'un processus de présélection des
partenaires potentiels. Elle s'apparente à une audition où s'apprécient des candidats préalablement choisis par l'évaluation
de fiches descriptives et par l'échange écrit. Ce nouveau scénario se traduit par un jugement processuel des partenaires.
Modèle amoureux de référence depuis le XVIII ème siècle, le romantisme poursuit de sous-tendre les imaginaires et les
pratiques dans les représentations culturelles et dans les nouvelles formes de rencontre amoureuse sur Internet. Mais
ce mouvement moderne qui prédisait la liberté individuelle contre les codifications sociales s'avère être devenu ce contre
quoi il s’était séculairement constitué, une nébuleuse virtuelle étouffant parfois les aspirations de ses adeptes. Dans une
modernité avancée faite de liens distanciés, mais aussi plus nombreux et plus libres, la validation de l’identité individuelle
par un autre genre, telle que le suppose le complexe sentimental, est un véritable enjeu et l’horizon de nouveaux modèles
numériques à inventer. Compromis, concessions, renoncements, expression personnelle sont autant d’outils qui inciteraient
à la tendre harmonie amoureuse pour certains auteurs compréhensifs ou à la tyrannie éloquente pour les auteurs critiques.
Bibliographie et références:
- S. Freud, "Pour introduire le narcissisme"
- S. Chaumier, "L’amour virtuel, nouvel art d’aimer"
- J. Habermas, "L'espace numérique"
- Z. Bauman, "Le désir de la toile"
- A. Casilli, "Les liasons numériques"
- P. Flichy, "Le corps dans l’espace numérique"
- N. Fraser, "Repenser la sphère virtuelle"
- A. Badiou, "Éloge de l’amour"
- J. Lacan, "Le séminaire"
- P. Lardellier, "Écran, mon bel écran"
- F. Bourin, "Sexe, amour et séduction sur Internet"
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Mais je le veux, ce boulot ! Travailler juste le matin, ça me convient super bien. Sortir et aller dans des grands restaurants et des boîtes de nuit, aussi... Il y a un temps pour faire sa tête de cochon et un temps pour se déculotter. Et puis, son sexe a laissé un gros regret du côté de mes fesses. Alors, je lui dis :
— J’aimerais beaucoup que vous me fassiez visiter l’atelier, Monsieur Max...
Il me regarde en souriant, sans répondre. Alors, j’ajoute :
— S’il vous plaît.
— D’accord, venez.
Putain, ma réputation ! Les ouvrières chuchotent entre elles. Qu’est-ce que j’aurais dû faire ? Il bluffe peut-être... ou pas. Il marche rapidement en m’expliquant le fonctionnement des différentes machines, je n’y comprends rien. Je retiens qu’au départ, il y a de la laine, du lin, du chanvre (des vêtements pour planer ?) et à l’arrivée, il y a des grosses bobines de fil et des tissus. Si on était il y a quelques siècles, le rouet, je comprendrais... enfin, peut-être. Je finis par lui dire d’une voix plus plaintive que je ne le voudrais :
— Vous marchez trop vite, Monsieur Max, et puis je ne comprends rien.
Il s’arrête et me regarde dans les yeux. Moi, je les baisse aussitôt. Oui, c’est con, mais il a des yeux... inquisiteurs ! Il me dit :
— Un problème de concentration, Madame de Préville ? Vous voulez qu’on passe à l’étape suivante ?
C’est celle où il me baise ? Bah, puisque ça doit quand même arriver... Je réponds :
— Oui, je voudrais que nous ayons de bons rapports et que vous soyez plus compréhensif et plus gentil avec moi.
Il rigole, avant de me répondre :
— D’accord, suivez-moi...
On prend encore plusieurs couloirs (c’est un labyrinthe, cette usine !) et on arrive dans une petite pièce dans laquelle il y a deux banquettes de camion pour s’asseoir, une longue table et huit chaises, un frigo et un lit. Il me dit :
— C’est ici que les camarades et moi, on met au point des stratégies pour protéger les ouvriers de cette usine. C’est aussi ici qu’on baise les petites salopes qui ont le feu au cul ou qui ont besoin de protection. Toi, c’est les deux, non ?
Il passe tout le temps du vouvoiement au tutoiement, c’est assez déstabilisant. Je réponds :
— Il est pas très glamour votre nid d’amour, Monsieur Max.
— Pas assez bien pour une Comtesse ? Parce que c’est ce que tu es, non ? Comment il baise, le fils du patron ? Il a la réputation d’avoir une pine d’escargot.
Je souris malgré moi. J’ai envie de répondre "C’est pas gentil pour les escargots !" Max me dit :
— Déshabille-toi.
Je me dis une fois de plus "Mais comment je peux me retrouver dans ce genre de situation aussi vite ?". J'enlève ma robe, puis je descends ma culotte.
Tant qu’à faire, autant lui donner du spectacle... Donc je me retourne et je me cambre. Je sais que je peux compter sur mes fesses pour me donner un coup de main avec les hommes. J’imagine mes fesses avec deux petites mains potelées. Bon qu’est-ce qu’il attend... je suis offerte, là. Mais lui me dit :
— Donne-moi ta culotte.
Elle est sur mes chevilles, je l’enlève pour lui donner. Il me laisse un bon moment comme ça, ma culotte en main, comme tout à l’heure quand je lui tendais la main. Il finit par la prendre et la met dans la poche de poitrine de sa salopette, avec un bout qui dépasse. Il me dit :
— Quand tu viendras me voir, je veux que tu n’aies pas de culotte, c’est...
Je suggère :
— Symbolique ?
— Exactement ! Bravo, tu es peut-être moins conne que tu en as l’air. C’est vrai que tu es Rom, pas le produit des industriels du Nord, qui pratique les mariages consanguins.
Mais qu’est-ce qu’il raconte ? Il ajoute :
— Pourquoi symbolique ?
— ... Euh... parce que je représente le patronat qui se déculotte devant les syndicats.
— Bravo, petite... Le symbole suivant, c’est le patronat qui se fait enculer par les syndicats, non ?
— Oui, Monsieur Max...
— Alors grimpe sur cette banquette et présente-moi ton trou du cul.
C’est bien un syndicaliste : beaucoup de bla-bla avant qu’il ne se décide à passer à l’action. Je me mets à genoux sur la vieille banquette, en écartant bien les cuisses... Alors ? Ça vient ? Je contracte mon anus comme si je lui faisais un clin d’œil... Il me dit :
— Réflexion faite... je ne vais pas t’enculer aujourd’hui. Je ne le sens pas bien. Alors, tu vas te mettre à genoux et me sucer la bite.
Salaud ! Tout ça pour m’humilier... Oh ! Je sens qu’il va bien me faire chier le syndicaliste à deux balles ! Bon, je serre les fesses et me mets à genoux. Ma chatte, qui entretient des relations très étroites avec mon cul, est verte de rage. J’en peux rien, moi, hein ! À genoux, je prends le sexe de Max en main. Il a une belle taille, ce qui enrage encore plus ma chatte. Je tire sur la peau pour découvrir le gland qui est très mouillé, preuve qu’il prend déjà son pied... en jouant avec les miens. Je suce en pressant ses couilles d’une main.
Il me pose sa main sur ma tête et me fait accélérer en disant :
— J’ai beaucoup de boulot et je ne peux pas perdre trop de temps à me faire sucer... alors prépare-toi à avaler mon sperme maintenant. Ensuite, tu feras la même chose avec mes revendications.
Il faut rire ? Non, c’est con. Soit il jouit sur commande, soit c’est un éjaculateur précoce, parce que quelques minutes plus tard, des saccades de spermes envahissent ma bouche. J’avale comme une grande, son sperme et mon amertume. Il me dit :
— Bien, ça n’a pas trop duré. J’attends des camarades, tu peux disposer.
Je lui dis :
— Je reviendrai demain matin et...
— Tu ne me trouveras pas ici. Dégage maintenant.
— D’accord, à vendredi matin, Monsieur Max.
— C’est ça... et n’attrape pas froid... à la chatte.
Trop drôle ! Je repars dans les couloirs, nue sous ma jupe et bien frustrée. Je ne cherchais pas à me faire baiser, au départ, mais ma chatte y a cru et elle déteste les fausses promesses !
Est-ce que mon beau père savait que ça allait se passer comme ça ? Et puis cette histoire de préavis de grève, est-ce que c’est vrai ? J’ai l’impression désagréable de me faire manipuler de tous les côtés. Je passe dans un atelier où il y a un courant d’air... oups... j’ai failli montrer mes fesses à tous les ouvriers.
Je retourne à mon bureau... mais pour y faire quoi ? J’ai accompli mon travail du jour avec les syndicats : échanger ma culotte contre un préavis de grève. Bravo Samia, tu es une habile négociatrice ! Je n’ai encore rien à faire dans ce bureau. Je vais demander à mon beau père s’il veut bien me laisser partir. J’attends un peu dans le bureau de sa secrétaire. Rapidement, il me fait entrer dans le sien. Il me dit :
— Alors ?
— Il est sympa, on a un peu discuté... Il m’a montré le fonctionnement de...
— Pas de grève en vue ? Pas de revendications ?
— Non, non...
— Très bien, tu peux rentrer chez toi. Ah, j’aurai besoin de toi demain en fin d'après-midi pour rencontrer des industriels asiatiques. Tu parles anglais ?
— Yes Sir.
— OK. Tiens, avant de partir, donne-moi ton avis à ce sujet.
Il me montre un dossier qui est sur son bureau. Je m’approche et hop, sa main file sous ma jupe et se plaque sur mes fesses nues. Je pousse un cri de surprise ! Il me demande :
— Où est ta culotte ?
C’est con, mais je rougis...
— Tu as perdu ta langue en même temps que ton slip ?
— Non... euh... je devais trop faire pipi, alors j’ai fait un peu dedans et je l’ai jetée.
Il rigole et enfonce deux doigts dans ma chatte, qui est en mode mousson. Il me dit :
— Tu ne serais pas un peu excitée, toi ?
Oui, mais où ça va, ça ? On fait des tissus ou des films pornos dans cette usine ? Des films pornos, je crois, vu qu’il enfonce trois, puis quatre doigts dans ma chatte qui halète, la petite salope... Je m’appuie contre son épaule, tandis qu’il me branle négligemment, en tournant comme s’il mélangeait le lait dans son café. Gisèle, la secrétaire, entre juste à ce moment-là ! Elle dit :
— Oh pardon Monsieur le Directeur.
— Pas de problème Gisèle, je discute un peu avec la chatte de ma belle fille. Qu’est-ce que vous voulez ?
— Monsieur Max vient de vous adresser un bref message.
— Je vous écoute.
Oh putain et le pire, c’est que je suis sur le point de... larguer les amarres. Gisèle lit :
— Merci pour le petit cadeau.
Quel salaud ! C’est moi le cadeau ? C’est..... oh.... oui... je jouiiiiisss. Un spasme tord mon bas ventre et mon vagin se sert tellement, que j’emprisonne la main de mon beau-père ! Ouch ! C’est fort... Il me faut quelques minutes avant de me détendre... Beau papa dit à Gisèle :
— Passez-moi la boîte de Kleenex.
Il s’essuie la main, tandis que je suis toujours appuyée contre son épaule. Il prend 2 ou 3 kleenex et me les colle contre la chatte en disant :
— Je te mets ça, sinon tu vas laisser une traînée derrière toi comme un escargot.
J’ai les jambes molles et je suis un peu déboussolée... Gisèle retourne dans son bureau, tandis qu’il m’annonce :
— Monsieur Desallié ne sera pas là demain, tu ne devras pas venir le matin... Mais le soir, tu devras t’occuper de ces clients.
— Je peux prendre Julien avec moi... pour conduire... et...
— Si tu veux. Sois prête à 19 h demain soir. Habille-toi sexy mais classe. En partant, passe voir comment Julien se débrouille. Lisa comprend vite et tu devrais bien t’entendre avec elle.
— D’accord... au revoir "Monsieur".
J’irais bien faire une petite sieste, mais avant, je demande où se trouve Lisa "du nettoyage". On m’indique l’endroit. C’est une pièce encombrée de matériel divers : bosses, raclettes, seaux, produits de nettoyage, escabeaux... Lisa est une petite boulotte blonde et frisée. Elle ressemble à une petite brebis obèse. Je me présente :
— Samia de Préville, épouse de Julien.
Elle me prend aussitôt dans ses bras et m’embrasse. Vachement familier, le petit mouton. Elle m’annonce avec un accent Ch’ti 100 %, il sent le maroilles, c’est vous dire :
— J’suis bin continte d’vous voir !
Bon, je ne vais pas continuer à vous faire l’accent. Je réponds :
— Merci, c’est gentil. Je venais voir si tout se passe bien avec Julien.
— Ah bin non, pas du tout. Vous savez qu’il doit diriger ce service, je lui ai dit que pour se mettre dans le bain, il devait aller vérifier le travail des femmes du nettoyage, mais il est nul. Je ne crois pas qu’il pourrait se faire obéir dans un jardin d’enfants... alors ici, où on doit avoir de l’autorité, c’est une catastrophe. Il a essayé de réprimander une fille, elle lui a filé une claque. Il est revenu en pleurant.
Ça ne m’étonne pas de Julien... Mais bon... qu’est-ce qu’elle peut en faire ? À ce moment-là, on toque timidement. Vous connaissez l’expression « quand on parle du loup, on voit sa queue » ? C’est ça, Julien toque à la porte et entre. D’accord, parler de queue en ce qui concerne Julien, ce n’est pas très approprié. Dès qu’il me voit, j’ai droit à des pleurnicheries :
— Je ne veux pas commander à ces gens Samia. Ils me font peur. Il y en a même un qui a un couteau.
Il est tellement penaud que je me mets à rire. La brebis rit avec moi. Quand on est calmées, je dis à Julien :
— Commander, je sais que tu n’en es pas capable. Il te faut un truc plus calme, je vais en parler à ton père et avec Mademoiselle Lisa.
Elle me dit :
— Oui, faut lui trouver autre chose. En attendant, tu peux m’le reprindre ?
Oui, je vous refais un petit coup d’accent, là. Je repars avec Julien. Il me dit :
— Tu n’es pas fâchée, Samia ?
— On dirait vraiment que je suis tout le temps fâché sur toi... On va te trouver un truc cool à faire. De toute façon, tu devrais travailler le matin, comme moi, et l’après-midi, tu feras du ménage et des courses. Demain, je vois des clients l’après-midi. Tu m’aideras à me préparer et je te prendrai peut-être avec moi. Il se peut que je flirte un peu avec des clients, ça ne te dérange pas ?
D'accord, je me fous de lui. Il répond :
— Non, Samia.
C’est cool d’avoir un mari complaisant....
À suivre.
Un grand merci à Bruce Morgan, pour les super dessins.
Mes livres sont ici.
https://www.lamusardine.com/recherche?s=mia+michael&controller=search
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Dominatrices et soumises inattendues : CHAPITRE six : Martine et Anna
Le lendemain Magalie téléphone à Martine pour lui faire part des inquiétudes d’Anna.
Martine lui avoue sans plus de précision que Anna a été assez loin mais qu’elle pourra compter sur elle le jour sans problème.
Elle propose même que si Anna se sent meilleure pour le rôle elle peut la tester elle-même.
Amusée Magalie lui dit qu’elle en parlerait à Anna.
Lorsque Magalie lui relate la conversation Anna est un peu vexée.
Bien sûr que je peux endurer plus que cette grande perche dit-elle à Magalie tu l’as bien vu toi-même.
Magalie ne disconvient pas et propose que Martine la teste pour qu’elles se mettent d’accord.
Fière par avance de donner une bonne leçon à Martine Anna récupère son numéro et appelle cette dernière. Martine est toute gentille et lui propose un rendez-vous chez elle dans l’après-midi pour qu’elles puissent juger sur pièces.
Cet après-midi-là Anna, bravache, a remis la même tenue que la fameuse soirée chez Magalie. Son chemisier fin sur ses seins libres et sa minijupe en cuir sans rien dessous. Elle fait peut être une tête de plus qu’elle et au moins trois bonnets de plus qu’Anna mais la grande verra comment les seins d’Anna sont ferme et comment elle peut subir un mauvais traitement sans broncher.
Martine l’accueille chaleureusement. Elle l’emmène dans le salon et lui dit. Bon on peut commencer tout de suite.
Anna acquiesce et commence à se déshabiller en soutenant le regard amusé et expert de Martine.
Puis Martine lui lie les mains dans le dos, la bâillonne et lui met la cagoule et le collier auquel elle accroche une laisse.
Bien dit Martine on va te mettre dans la position d’attente. Et elle tire sur la laisse emmenant Martine dans ce qui semble être un garage car elle ressent le froid du béton sous ses pieds et la pièce n’est vraisemblablement pas chauffée. BRR dit Martine en accrochant la laisse à un solide piton. Il ne fait pas chaud ici, je vais te laisser pour aller prendre un thé et faire quelques courses. Je serais revenue dans un bon moment.
Si tu as froid tu peux toujours sautiller sur place. Paniquée Anna se demande si c’est un gag mais lorsqu’elle est sure d’être seule dans le garage elle comprend que Martine n’a pas apprécié leur dernière rencontre et compte lui en faire baver.
Après quelques minutes le froid s’insinue en Anna qui se décide à faire des mouvements sur place. Elle grelotte.
Après un interminable moment elle entend la porte s’ouvrir. La voix de Martine se fait entendre.
J’ai envie de mater un bon film ça ne te dérange pas de regarder avec moi lui dit-elle. Anna ne comprend pas mais elle sent la laisse la tirer et elle suit Martine heureuse de retrouver un peu de chaleur dans la maison.
Mais tu grelotte lui dit Martine tu as eu froid. On va te réchauffer un peu.
Elle fait coulisser le collier sur le côté du cou d’Anna et tend la laisse. Bon tu vas marcher un peu en rond lui dit-elle.
Anna ne comprend pas. Un coup de cravache pas trop appuyé mais suffisamment pour la faire tressauter lui cingle les fesses.
Aller avance mon petit cheval dit Martine Anna se met en mouvement.
Un deuxième coup de cravache. Plus vite dit Martine Anna accélère le pas. Un troisièmes coup de cravache monte les genoux maintenant sois un bon petit cheval. Anna monte légèrement les genoux. Un coup de cravache. Plus haut aller giddap ma petite.
Maintenaient Anna tourne depuis plus de cinq minutes elle est en sueur et applique sans attendre immédiatement les ordres que lui donne Martine redoutant le coup de cravache supplémentaire le froid est bien parti.
Bon petit cheval dit Martine lui disant de s’arrêter Anna obtempère aussitôt. Tu vois que c’est simple d’obéir dit Martine en lui flattant la croupe. Il suffit de disposer des bons arguments et elle fait glisser la cravache le long des fesses d’Anna.
Maintenant on va se mater le film. Anna est attirée en avant et après un ordre sec de Martine qu’elle exécute immédiatement elle se retrouve à genou devant cette dernière qui s’assoit sur le canapé.
Tiens pour te faire du bien pendant le film on va te trouver un bon petit vibro. Ecarte les genoux.
Anna se dépêche d’obéir elle a renoncé à se rebiffer et est matée. Elle sent les doigts de Martine la pénétrer en douceur puis un vibros remplace les doigts de Martine.
Bon on va commencer à regarder ce film dit cette dernière et Anna entend la télé s’allumer. J’ai un bon petit film qui va te plaire c’est « Fire in her bed » c ‘est en anglais mais c’est sympa.
Anna ne peut pas se retourner vers la télé mais de toute façon avec sa cagoule elle ne verra rien.
Le film commence Martine lui cajole la joue et appuie sur la télécommande du vibros.
Après quelques instants alors qu’Anna se félicite de ne rien ressentir, une vague chaude l’embrase. Elle commence à remuer la croupe au rythme des vibrations.
Bon dit Martine maintenant tu as affirmé que tu étais très forte alors je ne devrais pas avoir besoin du bâillon pour que tu gardes le silence.
Anna sent la cravache caresser ses jambes elle hoche rapidement la tête espérant que c’est la réponse attendue par Martine.
Bien dit cette dernière tu comprends vite. Et elle entreprend de libérer Anna du bâillon.
Soulagée mais prenant garde de ne pas parler Anna est soudain attirée en avant par la laisse elle se retrouve entre les genoux de Martine qui caresse sa tête.
Puisque ta bouche est libre autant l’utiliser dit Martine écartant les cuisses Anna hésite se demandant ce qu’elle attend.
Un coup de cravache et elle plonge la tête en avant sa bouche heurtant le sexe de Martine. Bien ma petite, voyons si tu as la langue bien pendue.
Anna craignant le coup de cravache ouvre la bouche et darde sa langue aussi vite que possible. Très bien dit Martine tu peux continuer. Anna se met à l’ouvrage au moins elle ne reçoit pas de coup de cravache.
Inexpérimentée, elle n’a jamais brouté le minou d’une femme, elle y met tout son possible pour plaire à Martine plutôt que de le fouet.
Après quelques moments elle commence à être échauffe par l’odeur musquée et particulièrement agréable de la chatte de Martine et s’applique à être à l’écoute des réactions de Martine pour améliorer son œuvre.
Elle se surprend à avoir envie de bien faire pour satisfaire Martine. La crainte du coup de cravache a fait place à l’envie de faire jouir la grande perche. Martine se tortille et son souffle court indique à Anna qu’elle va dans le bon chemin. Pour sa part Anna se laisse aussi emporter par les orgasmes provoqués par le vibro et aidé par ce qu’elle fait avec sa langue.
Martine se laisse aller à l’orgasme trois ou quatre fois puis demande à Anna de prendre une pause. Celle-ci sans se retirer arrête de lécher.
Bien ma petite esclave tu te comportes vraiment bien je me demande si tu n’y trouve pas ton compte dit Martine.
Anna hoche la tête. Bon maintenant on va tester un gode dit Martine elle recule Anna qui a toujours les genoux écartés et retire le vibros.
A la place elle pose un gode sur sa ventouse et demande à Anna de s’empaler dessus Anna obéit aussitôt et elle sent un gode énorme pour elle la remplir à fond.
Tu as de la chance je ne t’ai pas mis big john dit Martine tu y auras droit si tu n’es pas un bonne petite esclave. Et elle enfouit la tête d’Anna entre ses cuisses. Cette dernière entreprend aussitôt de brouter la chatte de sa maitresse.
Remue un peu tes fesses ordonne Martine Anna se met aussitôt à faire des va et vient de haut en bas tout en continuant à lécher consciencieusement la chatte si appétissante.
La fin du film tire les filles de leur tête à chatte et Martine ordonne à Anna d’arrêter.
Celle-ci sans se reculer obéit instantanément. Martine lui indique qu’elle peut se reculer. Anna étant maintenant à genou devant sa maitresse sans bouger.
Il est bientôt 19 h dit Martine je prendrais bien un apéritif. Elle retire la cagoule d’Anna qui cligne des yeux sous la lumière.
Retournes toi dit Martine elle s’exécute rapidement. Martine désolidarise les bracelets et rattache les mains d’Anna en arrière. Puis se ravisant elle les rattache devant en mettant une petite chainette entre l’anneau du collier de cuir et les bracelets des mains avant forçant Anna à garder ses mais dix cm de son cou. Elle prend aussi une chainette et l’accroche aux bracelets de cheville.
Lève-toi. Anna s’exécute immédiatement. Tu vas aller me préparer un martini dit-elle. Débrouilles toi pour le trouver. Anna veut demander ou se trouve le martini mais à peine a-t- elle ouvert la bouche qu’un coup de cravache arrive.
Tu ne dois pas parler je te rappelle dit Martine. Anna hoche la tête et à tout petits pas se dirige vers la cuisine.
Tant bien que mal elle trouve le martini dans le frigo et peut remplir un verre. Elle va repartir quand une voie impatiente lui fait comprendre qu’un coup de cravache l’attendait à l’arrivée si elle ne va pas plus vite.
Elle se démène pour arriver jusqu’à Martine. Tu as les seins bien fermes dit cette dernière. Ils ne bougent pas d’un pouce quand tu bouges.
En disant ça elle pince les mamelons avec force tirant les larmes des yeux d’Anna qui pourtant décide de ne pas bouger. Flattée malgré tout Anna relève la tête au moins la grande perche admet qu’elle est canon de ce côté-là. Martine prend le verre. Anna reste immobile attendant l’ordre suivant. A quatre pattes dit cette dernière et dès qu’Anna est en position elle repose le verre sur sa croupe.
Bonne petite esclave dit cette dernière. Anna ne bouge plus, fière quelque part d’être flattée comme ça. Martine boit tranquillement son martini et en commande un deuxième à Anna. Anna se dit qu’elle aussi en aurait bien bu un.
Tu en veux un ? Demande Martine comme si elle a deviné ses pensées. Elle hoche la tête. Elle s’est remise à quatre pattes sur les ordres de Martine. Martine pose son verre sur la croupe d’Anna et se dirige vers la cuisine. Elle revient avec un bol à la main. Anna se demande de quoi il s’agit et Martine pose le bol au sol près de la tête d’Anna.
Voilà pour toi. Tu peux le boire. Anna comprend enfin ce qu’il fallait faire avant qu’un coup de cravache n’arrive elle baisse la tête et commence à laper le martini.
Bien lui dit Martine tu piges vite. Elles terminent leur martini et Martine décide que c’est l’heure de diner.
Elle ramène une assiette pour elle et une gamelle pour Anna.
Le repas a été consciencieusement découpé et se présente sous forme de bouchées.
Martine commence à manger regardant Anna qui aussitôt penche la tête et commence à manger comme un bon animal de compagnie.
Le repas terminé Anna doit faire la vaisselle. Martine vient derrière elle et lui dit il est tard tu vas dormir ici.
Anna veut refuser mais un coup de cravache la ramène à d’autres dispositions.
A la douche maintenant annonce Martine Anna la suit bien tenue en laisse .c’est une douche à l’italienne.
Martine fait entrer Anna dans la douche et la lave consciencieusement.
Anna ronronne, à sa grande honte, de plaisir. Puis Martine se déshabille à son tour et Anna peut observer de près la poitrine de Martine. Celle-ci lui fourre une éponge naturelle dans la bouche.
Au boulot dit-elle. Anna commence à la frotter dans le dos et devant puis se met à genoux pour les jambes les fesses et finalement l’entrejambe. Martine lui retire l’éponge. Pour ça ta langue fera bien l’affaire. Anna se met à lécher consciencieusement la chatte brulante de Martine qui fait durer le moment.
Enfin elles sortent de la douche. Une serviette entre les dents Anna essuie tout le corps de Martine.
Maintenant on va se coucher dit cette dernière en entrainant Anna à sa suite avec la laisse. Arrivée à la chambre, heureusement c’est un grand lit, se dit Anna Martine la fait se mettre à genou puis appuyer son torse sur le lit Anna est perplexe. Écarte les jambes dit Martine. Elle obtempère. Martine s’absente quelques instants et revient avec des plugs dans une main et un flacon, certainement du lubrifiant dans l’autre. On n’a pas testé ta résistance de ce côté-là dit-elle.
Elle lubrifie consciencieusement un petit plug et l’approche du trou encore vierge de Anna. Avec ses doigts elle enduit le cul d’Anna et enfonce délicatement le plug.
Anna trouve a que ça ne fait pas mal mais tortille du cul car le plug s’y accroche bien.
Le plug est retiré. Suivant dit Martine et elle montre un plug plus imposant presqu’aussi gros qu’une queue dans sa partie la plus épaisse. Le plug est plus dur à entrer et Anna sent bien sa présence entre ses fesses.
Suivant dit Martine. Anna est effrayée. Le plug a largement l’épaisseur d’une queue. Détend toi dit Martine facile à dire mais Anna fait tout son possible détendre son anus.
Le plug finit par rentrer Anna se sent écartelée et le plug modelé en conséquence ne manifeste aucune intention de sortir.
Et le dernier dit Martine en montrant un gourdin énorme tu te rappelles c’est toi même qui m’a dit qu’il fallait faire un effort.
Anna a les larmes aux yeux quand le plug s’immisce de force dans son intimité elle se sent écartelée.
On va le garder pour la nuit dit Martine Anna hoquète mais se tait craignant plus le fouet qu’autre chose.
Redresse toi et recule toi Martine vient se placer à genou face à Anna plus grande et se surélevant un peu elle affiche se seins à la hauteur des yeux d’Anna. Ils t’ont fait fantasmer je crois maintenait tu vas leur faire plaisir.
Anna comprenant se penche et commence à téter les mamelons érigés. Passant de l’un à l’autre léchant les volumes harmonieux entre temps Anna se laisse aller à lécher l’opulente poitrine.
Bien tu es une bonne broute minou déclara Martine et elle invite Anna à se coucher sur le dos sur le lit.
Quelques instants plus tard Anna est écartelée en croix sur le lit solidement fixée par les bracelets tendus.
Martine sort alors un gode ceinture de nulle part. Il n’y a pas que moi qui doit en profiter dit elle et elle commence à fourrer Anna qui se sent éclatée entre le plug et l’impressionnant gode. Cela ne l’empêche pas de jouir sous les coups et les baisers de Martine.
Enfin celle-ci se retire. Elle détache Anna et la fait descendre du lit.
Le couvre lit est jeté par terre et Martine rattache Anna en joignant les poignets dans le dos. Anna s’allonge sur le dos. Martine lui souhaite bonne nuit et tenant toujours la laisse en main éteint la lumière.
Au fait dit elle n’oublie pas de me réveiller à 8h00 demain matin. Bien sûr tu feras ça bien.
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Dominatrices et soumises inattendues : CHAPITRE 4 : Magalie Martine et Tristan
Extraits « Empoignant la laisse Magalie la fait pénétrer dans le salon. Pour voir l’effet que cela fait elle fait faire le tour de la table du salon à Martine et la plante face à Tristan qui devient écarlate…. Celle-ci sent qu’elle a les larmes aux yeux. Puis une onde de choc la traverse et un orgasme incroyable la foudroie. Elle n’arrive plus à tenir debout… Déshabille toi lui intime-t-elle. Il ne se fait pas prier. Voyant la taille de son gourdin et l’érection monumentale qu’il arbore elle lui dit qu’il est déjà bien en condition pour le taf.
Et lui prend les mains pour fixer les bracelets. Bien harnaché, Tristan suit Martine tenant la laisse jusqu’au salon.
Magalie est pensive, elle s’est un peu avancée lors de la séance de vente de toys auprès de celle qu’elle surnomme la tigresse.
Elle a annoncé qu’elle aurait deux cobayes masculin et féminin qui serviraient pour l’essai des tenues, toys et comparaison des sensations entre tenir un toy et tenir un pénis en érection.
Tristan serait surement partant. Il a visiblement apprécié son bondage devant les copines et serait content de s’exhiber devant un parterre de femelles motivées.
Pour le modèle féminin elle pense à Anna qui est particulièrement bien foutue et qui a visiblement apprécié de lui servir de proie lors des essais intimes qu’elles ont faits ensemble. Cependant rien n’est moins sûr.
Trop timide Anna n’osera jamais faire ça même sous couvert de l’anonymat.
Elle réfléchit à la situation bien sûr il faudra que les modèles soient maqués pour ne pas être reconnus d’une part et pour que les femmes s’approprient mentalement le corps du modèle féminin lors des essais.
Les mots de Martine lui reviennent en tête. Elle a mystérieusement annoncé à Magalie qu’elle pourrait peut-être l’aider dans ce projet.
Peut-être connait-elle quelqu’un qui serait volontaire mais il faudra surement payer la prestation et Magalie n’a pas assez de marge pour payer une « prestataire ».
Néanmoins comme elle a promis de le faire elle appele Martine qui lui a donné son 06. Celle-ci parait ravie d’entendre Magalie. Après avoir parlé de la pluie et du beau temps Magalie ne sait pas trop comment aborder le sujet.
Peut-être que Martine a oublié l’affaire ou s’est un peu avancée dans l’euphorie du moment. C’est Martine qui aborde le sujet.
Adoptant le tutoiement cette dernière dit alors tu as toujours l’intention de faire une séance plus hard de vente ? Oui répondit Magalie un peu mal à l’aise. Tu sais ce que je t’ai dit l’autre jour tient toujours. Je peux peut être te donner un coup de main.
Soulagée Magalie la remercie et lui avoue qu’effectivement elle n’a pas encore trouvé de solution. Martine lui propose qu’elles se rencontrent pour en parler. Magalie est d’accord et elles se décident pour l’appartement de Magalie car c’est là qu’est rangé le matériel.
Elles se donnent rendez-vous le soir même. Martine est en retard. Magalie pense qu’elle s’est peut être dégonflée et n’apportera pas de solution au problème. Magalie est en train de ruminer quand la sonnette retentit. Martine est bien venue.
Celle-ci s’est mise sur son 31. Habillée très sexy une jupe courte et une paire de bas résille certainement accrochée à un porte jarretelle. Pour le haut elle découvre quand Martine retire son manteau un pull très échancré devant qui montre la naissance de ses gros seins certainement aidés par un soutien-gorge type push up.
Pour réchauffer l’ambiance Magalie leur sert un verre de martini qu’elles sirotent tranquillement en se s’épiant mutuellement.
Martine est la première à sortir du silence. Alors Magalie comment tu vois le déroulement de la séance. Magalie explique que son copain sera surement d’accord pour jouer le modèle.
Elle dit qu’elle pense masquer les modèles pour préserver leur anonymat mais qu’elle n’a pas cogité plus loin manquant de modèle féminin.
Martine lui dit que ça ne devrait pas poser de problème et qu’il fallait penser au déroulement. Afin de ménager le suspense et de surprendre les clients elle propose que les modèles soient cachés au début de la séance et ne seront appelés que lorsque leur présence sera nécessaire.
Magalie trouve ça bien. S’enhardissant Martine lui dit que les modèles devraient avoir les mains liées dans le dos pour qu’ils ne puissent pas eux-mêmes tester le matériel et cela obligera les clientes à manipuler les divers toys.
Magalie trouve ça un peu fort mais pourquoi pas ça pimentera encore plus les choses.
Elle annonce à Martine que pour préserver l’anonymat des modèles elle songe à leur mettre une cagoule de bondage.
Martine lui demande si elle avait des cagoules sans trous pour les yeux afin qu’ils ne puissent vraiment pas être reconnu. Allant toujours plus loin Martine lui dit que Magalie devrait aller les chercher à la demande et les ramener avec une laisse puisqu’ils seront attachés et ne pourront pas se déplacer seuls.
Elle dit aussi qu’ils devront être bâillonnés afin qu’ils ne se laissent pas aller à parler toujours pour ne pas qu’ils soient reconnaissable.
Sentant la chaleur monter Magalie ressert un martini puis après réflexion opte pour cette solution. Il faudra que les modèles soient d’accords et il faudra aussi faire des répétitions avant la séance.
Martine acquiesce. Maintenant dit Magalie il me reste toujours le problème du modèle féminin.
Martine la regarde bien dans les yeux et lui demande ce qu’elle pense d’elle. Se méprenant Magalie lui répond qu’elle est très imaginative et que ça l’a beaucoup aidé. Riant Martine lui rétorque : non je ne pensais pas à ça mais je parlais de mon corps.
Commençant à comprendre Magalie la complimente sur sa tenue et lui dit qu’elle doit avoir un corps de rêve avec des seins comme ça elle devait être particulièrement convoitée par les hommes.
Martine la remercie et lui propose de la juger de visu. Avant que Magalie ne réagisse Martine fait passer son pull par-dessus le tête elle ne porte que le soutien-gorge dessous elle se lève.
Tu es canon bafouille Magalie. Martine ôte ses escarpins et sa jupe se retrouve aussitôt par terre. Dévoilant un porte jarretelle et un string à dentelle.
Ouah dit Magalie se demandant encore ou veut en venir Martine. Le soutien-gorge atterri sur le sol. Des seins magnifiques lourds mais fermes sont libérés
C’est un corps comme le tien qu’il me faudrait pour la séance dit Magalie comprenant enfin.
Tu crois que je ferais l’affaire minauda Martine et quittant son string et dévoilant un pubis glabre digne des plus belles actrices pornos.
Totalement tu ferais un malheur. Si tu veux bien je peux tenir le rôle du modèle en attendant que tu trouves une volontaire.
Mais tu comprends que ça n’est pas si facile il faut être harnaché et tenir durant tout le temps de la séance.
Tu as le matériel chez toi dit Martine on a qu’à l’essayer sur moi je verrais bien si je peux supporter ça.
Interloquée Magalie opine. On commence tout de suite dit Martine qui visiblement était émoustillée par l’aventure. Si tu insistes ne bouge pas je vais chercher le nécessaire mais il ne faudra pas qu’on traine car mon copain va arriver dans moins d’une heure.
Pas de problèmes il nous fera office de cliente et comme je serais anonyme je ne crains rien. Et elle tend les mains. Quelques minutes après Martine bâillonnée ligotée et aveuglée se promène derrière Magalie dans le salon guidée par la laisse que tient cette dernière.
La démarche de Martine est particulièrement gracieuse, ses seins ballotant légèrement à chaque pas la rendent affolante. Visiblement elle cultive cette démarche indécente.
Magalie accompagne Martine dans la salle de bains et lui dit qu’elle allait la laisser seule quelques minutes pour voir si elle ne paniquera pas, on ne sait jamais la claustrophobie pouvait survenir sans qu’on s’attende.
Martine opine du chef, seul moyen qu’elle a de communiquer.
Alors que Magalie patiente dans le salon la porte d’entrée s’ouvre et Tristan entre dans l’appartement. Salut lui dit-il en l’embrassant.
Salut répondit Magalie. Ne t’inquiète pas mais je ne suis pas seule. Ce n’est pas un jules mais c’est une collaboratrice pour la prochaine vente de toys.
Tu as besoin d’une aide maintenant dit-il et elle est où cette personne. Justement je t’explique en deux mots pourquoi j’ai besoin d’aide et comment on va agir.
En deux mots elle raconte la séance avec la tigresse et la demande qui avait été faite.
Puis elle explique sans préciser que Martine lui a suggérer une façon d’agir et qu’elles en sont aux répétitions avec le modèle.
Tristan d’un seul coup intéressé lui demande mais elle est là cette Martine ? Oui répondit Magalie d’ailleurs je vais aller la chercher assieds-toi sur le canapé et imagine que tu es une cliente. Elle part vers la salle de bains là elle annonce la situation à marine en lui demandant si elle veut qu’on arrête le jeu
Martine secoue la tête pour signifier son refus elle veut aller plus loin et c’est une façon de voir si elle peut garder son calme devant des inconnus.
Empoignant la laisse Magalie la fait pénétrer dans le salon. Pour voir l’effet que cela fait elle fait faire le tour de la table du salon à Martine et la plante face à Tristan qui devient écarlate.
Tu ne m’as pas dit que c’était une bombe que tu trimbalais on a envie de la croquer toute crue d’autant plus qu’elle ne peut pas dire non.
Martine se tortille légèrement visiblement sensible au compliment. Magalie laisse Martine debout et explique à Tristan que Martine servira de mannequin aux clientes pour tester les accessoires et divers toys. Même les godes et vibros demande Tristan.
Oui répondit Magalie alors que Martine toujours debout face à Tristan se tortille encore plus. Ça veut dire qu’elle va être touchée palpée même dans les parties intimes ?
Oui répondit Magalie d’ailleurs si tu veux Martine on va commencer à faire comme si on était en séance
Martine opine du chef. Cool dit Tristan on commence par quoi.
Une guêpière annonce Magalie et elle va chercher une guêpière visiblement trop petite pour Martine elle se met en devoir de la mettre.
Comme elle s’y attendait Martine est serrée dans la guêpière qui lui fait une taille de guêpe et fait rejaillir ses seins droit vers Tristan.
Celui-ci ci s’empare d’un sein et le palpe. Apparemment c’est trop petit dommage les seins sont bien offerts comme ça. Il agace le bout du mamelon faisant faire un pas en arrière à Martine.
Elle a encore du mal à se contenir dit-il. Martine s’avance et ne bouge plus lorsqu’il s’empare de l’autre sein. On essaye les pinces vibrantes ? Ok Magalie installe les pinces Martine tressaille mais ne bouge pas. Elle tressaille de nouveau lorsque la télécommande fait vibrer ses seins elle commence à suer et à se dandiner sur place.
Et un vibro aussi dit Magalie. Elle met la main à l’entrejambes de Martine et constate que cette dernière mouille comme une fontaine.
Le vibro pénètre sans difficulté et lorsqu’il se met en route la respiration de Martine devient saccadée et on peut entendre des petits gémissements malgré le bâillon.
Après quelques secondes Magalie annonce : On passe aux godes et en prend un de bonne taille, le plus gros qu’a pu accepter Anna.
Le gode pénètre sans difficulté accompagné de coups de rein involontaires de Martine.
Bon on va essayer le gode xl dit Magalie et elle sort un chibre énorme de son paquet.
En même temps on va tester le lubrifiant car il va falloir que tu t’ouvres bien Martine. Cette dernière angoissée sent une masse se présenter à l’entrée de son vagin. Millimètre par millimètre le gode se fore littéralement un chemin Martine se sent dilatée à l’extrême et pense que ça ne rentrera jamais.
Au moment où elle va se reculer, d’une dernière poussée Magalie fait pénétrer le gode de quelques cms. Martine ne tient plus. Magalie avec des mouvements de va et vient fait pénétrer plus loin le gode qui remplit Martine.
Celle-ci sent qu’elle a les larmes aux yeux. Puis une onde de choc la traverse et un orgasme incroyable la foudroie. Elle n’arrive plus à tenir debout. Tristan lui empoigne les seins pour la soutenir pendant que Martine retire le gode.
Tremblante malgré elle Martine s’appuie de tout son poids sur Tristan.
Je crois que ça suffit pour aujourd’hui déclare Magalie. Bravo Martine tu es vraiment résistante.
Et elle entreprend de libérer cette dernière.
Nue assise sur le canapé Martine reprend ses esprits. Tu es vraiment très canon et très belle lui déclare Tristan Martine lui envoie un sourire ravageur.
Bon dit Magalie maintenant Tristan il faut qu’on parle. Il se retourne vers elle. Tu as compris que j’avais besoin d’un modèle féminin pour que les clientes puissent tester les toys à travers elle.
Mais j’ai aussi des toys destinées aux hommes et les clientes souhaitent avoir un élément de comparaison pour tester le ressenti des godes, douceur, souplesse taille etc. voir le gout. Tristan comprend l’allusion. Tu veux que je fasse comme Martine ? Oui on chéri j’aimerais que tu fasses ça pour moi.
Martine de son côté hoche la tête. Je ne sais pas si j’ai envie et encore moins si je peux résister annonce Tristan.
Ben le meilleur moyen de savoir c’est de tester dit Martine en souriant.
Magalie l’implore du regard. Sa fierté mise en doute et savoir qu’il allait être l’objet de l’attention d’une demi-douzaine de femmes excitées le décide. Bon ok qu’est-ce que je dois faire.
Magalie commence à nettoyer et ranger les accessoires.
Tu n’as rien à faire je vais te préparer dit Martine enthousiasmée. Elle invite Tristan à se rendre dans la salle de bains.
Déshabille toi lui intime-t-elle. Il ne se fait pas prier. Voyant la taille de son gourdin et l’érection monumentale qu’il arbore elle lui dit qu’il est déjà bien en condition pour le taf.
Et lui prend les mains pour fixer les bracelets. Bien harnaché, Tristan suit Martine tenant la laisse jusqu’au salon.
Voyant l’air de Martine Magalie se dit qu’elle devrait quand même se méfier d’elle. Elle serait bien capable de lui piquer son mec.
Puis la séance proprement dite commence elles prennent des godes et comparent la texture et le toucher avec le chibre de Tristan qu’elles prennent en main tour à tour puis c’est au tour des cokrings.
Bien lacées et serrées sa bite et ses testicules semblaient gonfler à vue d’œil et l’ensemble palpite à la satisfaction des deux femmes.
Dommage qu’il soit tant poilu du torse au bas ventre dit Martine.
Effectivement Magalie voit que les poils gênent la pose des accessoires pour le membre. Il faudra que je demande à claire de s’occuper de ça se dit-elle.
Elles testent aussi les vibros se posant sur la queue les faisant fonctionner jusqu’à la limite de jouissance par Tristan qui est chaque fois frustré que ça s’arrête aussi prêt de l’éjaculation.
Elles testent aussi quelques capotes fantaisies en se demandant quel effet ça leur ferait si Tristan les défonçai avec ça.
Enfin après une bonne demi-heure après avoir longtemps hésité à lui mettre un plug annal elles décident que la séance est terminée.
Tristan stoïque est complètent en sueur.
Elles le libèrent et tous les trois devisent sur les modifications à apporter au rituel tout en sirotant un verre bien mérité.
Martine suggère qu’il y ai du champagne lors des séances ça désinhibe et les acheteuses sont moins timorées avec deux ou trois verres dans le gosier.
Quand même étonnée de ce volontariat Magalie demande à Martine pourquoi elle se propose comme ça sans les connaitre et sans vouloir de retour financier.
Martine répond qu’elle est jeune veuve, qu’elle touche une assurance vie confortable ne l’obligeant pas à travailler et qu’elle n’a pas de vrais amis dans la région.
Quelques plans cul moyens mais pas de vrai piment dans la vie elle a tout de suite été en confiance avec Magalie et trouve que leur aventure est un bon moyen de mettre un peu de piment dans sa vie.
Ils éclatent de rire et d’un commun accord décident que l’équipe est formée.
Prudente et avec une petite arrière-pensée Magalie suggère qu’ils fassent une dernière répétition devant ses copines claire et Anna, tout en songeant à la pilosité de Tristan.
Ils topent là et lorsque Martine quitte à regret les lieux, elle aurait bien tenté un plan à trois, Magalie et Tristan font l’amour comme des déments.
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Article 1
Victimisation
Ma recherche permanente de comprendre ou d’essayer de comprendre mes semblables m’a guidée vers ces personnalités victimistes, qui, pour attirer l’attention n’hésitent pas à se « sous-estimer » volontairement…
Comment fais-je la différence entre une personne qui est réellement en souffrance dans sa dévalorisation et celle qui se victimise ?
Mon caractère faisant, je suis beaucoup plus dans l’observation que dans l’interaction.
Je manque peut-être ainsi de spontanéité mais je me permets de me forger une opinion plus sûre et moins de jugement à l’emporte-pièce comme souvent constaté, du moins je l’espère… Mes propos ne sont pas une vérité absolue mais l'expression d'un ressenti qui m'appartient.
Je décèle ainsi les contradictions permanentes, des pseudos en tout, et là, sur ce point, des pseudos victimes…
Ces contradictions se révèlent sous différentes formes ou procédés ou tactiques…
Comme celle de le/la novice qui semble expérimenté(e) vs l’expérimenté(e) qui veut passer pour un/e éternelle novice. Il sera donc ainsi plus aisé au victimiste de jouer sur tous les tableaux et ainsi augmenter son champ d’actions.
Les contradictions sont nombreuses et prendre le temps de lire… entre les lignes… entre les mots et les maux… recouper les informations ou les vérités distillées au fil des posts est très révélateur…
Il est vrai que la victimisation est devenue un sport national, mais dans le BDSM, sa dangerosité prend une envergure beaucoup plus malsaine pour celle ou celui qui se fait « piéger » et ils/elles sont nombreux(ses).
Il ne s’agit pas de taire ses réelles souffrances ou complexes, au contraire, j’encourage celles et ceux qui en sont malheureusement pourvu(e)s de s’exprimer et de trouver l’aide et la considération qu’ils/elles méritent.
Voici quelques extraits d’articles pris lors de mes recherches sur le sujet, il y a quelques clefs intéressantes pour déceler ces phénomènes polluants.
Comment agit une personne qui se victimise ?
Elle veut attirer l’attention.
Au lieu de chercher une aide efficace ou une empathie légitime, la victime cherche à éveiller la pitié des autres…
Elle n’assume pas ses responsabilités, élude consciemment son rôle face aux conflits. Elle évite les problèmes et préfère rester dans le rôle de la victime.
Elle accuse les autres de ses malheurs, alors que la réalité est qu’elle change elle-même la réalité en sa faveur pour se placer confortablement dans le rôle de la victime.
Elle exagère ce qui lui fait mal, ce qui la dérange, mais elle essaie de faire croire qu’elle a fait tout son possible parce que les choses changent, alors qu’au fond, elle sait qu’elle n’est pas forte et ne fait aucun effort pour changer son attitude face à ce qu'elle n’aime pas.
Prenez soin de vous et attention aux victimistes… ils/elles sont dangeureux(es) et n’ont de légitimité que dans leur propre esprit…
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Si la fonction d’Internet s’est initialement imposée par des services de messagerie électronique, les applications du web
l’ont démocratisé. C’est grâce aux services de conversation continue, ou à l’échange d’informations partagées entre des
interlocuteurs, que le grand public a investi l’Internet alors que ce dernier existait depuis déjà de nombreuses années, avec
un usage réservé aux spécialistes. Conçu dans les années soixante pour le département américain de la défense, Internet,
qui à l’époque ne portait pas encore ce nom, mais celui d’arpanet (Advanced research projects agency network) est né en
mille-neuf-cent-soixante-neuf dans les laboratoires de quatre grandes universités américaines. Initialement confiné dans
des instituts de recherche, Internet se déploie progressivement à travers les États-Unis, en reliant de proche en proche
des systèmes informatiques ainsi que des réseaux d’ordinateurs, pour ensuite s’imposer au reste du monde. Si ce
développement réticulaire se poursuit toujours, à l’origine, il s’agissait de créer, dans un contexte de guerre froide, un
réseau de télécommunication militaire, de structure décentralisée, capable de continuer à fonctionner malgré des coupures
de lignes ou la destruction totale de certains systèmes. Dès lors, cela a déterminé la structure d’Internet, construite selon
un maillage procurant une redondance sécurisante des liens connectant les différents ordinateurs et réseaux entre eux.
En effet, Internet permet en principe de connecter l'ensemble de la planète et facilite les échanges divers entre les états,
les hommes et les différentes cultures, favorisant ainsi une communication humaine continue. En revanche, cette forme
moderne de communication ne va pas sans son envers, la diffusion de conduites les plus extrêmes de violence que des
individus sont capables d'imaginer, de promouvoir et de mettre en acte, que leur contenu soit explicitement sexuel ou non.
Les conséquences peuvent être graves, en particulier pour la santé et l'économie. De même, Le phénomène des "fake
news", ou "infox", revêt une importante particulière à l’ère digitale. Alors que les informations circulent plus librement
que jamais, il est encore difficile de s‘assurer de la fiabilité de leur provenance. Ces fausses informations représentent
un enjeu considérable, pouvant à la fois être utilisées dans le cadre de désinformation, ou afin d’augmenter le trafic d’un
article en devenant viral sur les réseaux sociaux. Une idée courante veut que les faits soient objectivables, par la science,
notamment, tandis que les valeurs seraient subjectives. Il y a encore une dizaine d’années, on louait l’exemplarité de
l’Internet comme étant l’outil d’un renouveau démocratique. Aujourd’hui, rumeur, fake news, harcèlement, propagande,
surveillance généralisé hantent le débat public. Comment un tel retournement a-t-il pu s’opérer ? Le pouvoir se loge au
cœur même des technologies et Internet porte en lui un modèle communautariste dangereux qui favorise les clivages.
Pour lutter contre ce qui peut s'apparenter à un excès, divers états ont ratifié une charte de droit de regard sur les sites
Internet, les autorisant alors à exiger la fermeture ou l'interdiction de certains d'entre eux considérés comme dangereux
du point de vue des idées et des images qu'ils diffusent. Mais la réglementation internationale et la volonté des hommes
font que lorsqu'un site est interdit et condamné à fermer dans un pays, il trouve facilement un hébergement dans un
autre pays à la réglementation plus laxiste. Néanmoins, il demeure toujours interdit légalement de le visiter. En effet, du
point de vue de la loi, interdire un site Internet signifie qu'il y a non seulement condamnation des responsables de ce site
mais aussi des personnes qui le visitent, passibles alors de pénalités financières. Cette réglementation qui date de
quelques années maintenant n'est pas toujours connue. Aussi il arrive que des personnes se trouvent en infraction sans
le savoir pour avoir consulté un de ces sites. Pourtant, ce n'est que rarement le fruit du hasard, puisqu'ils sont le plus
souvent payants et supposent une inscription, ce qui est le cas notamment de ceux dits "pédophiles." De plus, les sites
interdits sont, en principe, difficiles d'accès, supposent une intention d'y accéder et de procéder à une recherche active.
Comment est régulé Internet ? Techniquement, le DNS (Domain Name System) a assuré ce rôle, au début. Mais si à la
fin des années quatre-vingt-dix, les adresses universitaires étaient supérieures en nombre aux nœuds commerciaux,
après l’amendement de l’"Acceptable Use Policy", l’équilibre se modifia bientôt en faveur du.com, et toutes les adresses
Internet commencèrent à se compter en millions. Les inventeurs du système n’avaient pas prévu le jour où les domaines
seraient achetés et vendus pour des millions de dollars. Mais qui tiendrait les registres ? Le Ministère de la Défense garda
le contrôle des adresses du domaine.mil. Pendant un temps, il contrôla également le reste du réseau NSF, mais créa plus
tard un "Centre d’Information pour le Réseau Internet" pour gérer les immatriculations. Les candidats à un nom de domaine
envoyaient une demande au Centre, et si celle-ci était acceptée et que personne d’autre ne possédait ce nom, il était
accordé. La procédure était gratuite. Il n’y avait pas de test pour déterminer si le demandeur était le mieux qualifié pour le
recevoir. Les pays étrangers imposaient souvent des restrictions concernant l’enregistrement sous leur code de pays de
deux lettres, et dès lors, beaucoup de sociétés étrangères s’enregistraient simplement sous une adresse.com disponible.
En 1993, la NSF prit le contrôle de cette fonction. Mais advint la résolution la plus critiquée de la gestion de l’Internet.
En 1992, la totalité des noms de domaine fut transférée à une société dénommée Government Systems, Inc. En 1994,
la National Science Foundation négocia un contrat avec Network Solutions, Inc. pour gérer l’enregistrement de cinq
des domaines supérieurs: .com,.org,.net,.edu et.gov. Deux ans plus tard, l’entreprise contractante du secteur de la défense
Science Applications International Corporation (SAIC) acheta Network Solutions. Après quoi celle-ci renégocia son contrat
avec la National Science Foundation pour lui permettre de facturer des honoraires annuels pour l’enregistrement des noms
de domaine. Les adresses.com prenant de la valeur, ce changement de politique fit soudain de Network Solutions une
compagnie hautement profitable. En 2000, juste avant l’éclatement de la bulle Internet, SAIC vendit le registre à Verisign,
pour un bénéfice estimé à 3 milliards de dollars. Les problèmes sont loin d’être résolus. La question du contrôle américain
a été particulièrement aigue. Le débat devint public lors du Sommet mondial sur la société de l’information organisé par
l’ONU. Lors de la deuxième phase, à Tunis en novembre 2005, environ 70 pays y pressèrent les Etats-Unis de renoncer
à leur surveillance sur Internet au profit des Nations Unies. Ils refusèrent. Le maillon manquant fit le succès d'Internet.
Le vœu pieux d’élargissement recommandé par Vinton Cerf et d’autres ingénieurs américains a disparu bien que les
avantages qui lui sont associés laissent supposer qu’il persistera encore. Les réseaux sociaux comme Facebook ne sont
plus isolés des recherches web courantes, sur Google ou autre. Il existe aussi des tentatives de fournisseurs de services
Internet pour limiter ou "étrangler" les réseaux à bande large. Les évènements des années à venir pourraient changer
radicalement une grande part de cette épopée, qui reste néanmoins l’une des plus fascinantes dans l’histoire de la volonté
de communication entre les hommes. Prosaïquement, les sites Internet proposent des scènes données pour représenter
la réalité. Cependant, il s'agit d'images et la technique permet toutes les manipulations et tous les travestissements. Les
images à caractère sexuel peuvent fournir un exutoire aux frustrations et aux fantasmes sexuels, offrant le cadre d'une
sexualité virtuelle, sans passage à l'acte dans la réalité. Toutefois, à l'époque de la menace du SIDA toujours présente,
le Net permet pour certains de garantir le safe sexe. En effet, outre l'accès à des images, l'interactivité d'Internet
autorise des échanges pouvant aboutir à l'établissement de liens effectifs. Le Web est alors avant tout un instrument
de rencontre des personnes, au même titre que les formes plus anciennes de communication. Mais il propose également
un espace davantage propice aux fantasmes car la médiation de l'écran permet aussi bien l'anonymat que le masque.
Les sites dits "roses" ou d'autres à caractère clairement pornographique sont en principe réservés aux adultes et il est
admis que leur consultation doive rester condentielle et privée. De ce point de vue, le Net ne fait que faciliter l'accès à des
produits qui demandaient auparavant une plus grande implication personnelle puisqu'il fallait faire l'effort de les acquérir
dans les kiosques ou les magasins spécialisés, au risque de devoir affronter le regard du vendeur et des chalands. Parmi
les effets de cette démocratisation, on sait les difficultés actuelles des entreprises pour empêcher leurs employés de
réduire à néant leur productivité à cause du temps passé à de telles consultations, le nombre croissant de licenciements
pour ce motif ainsi que le développement considérable du marché des logiciels de surveillance en atteste. Les tribunaux
n'échappent pas à la règle en faisant évoluer sans cesse la jurisprudence en la matière. Si le nombre de personnes qui
se plaignent de leur compulsion à visiter des sites pornographiques ne cesse d'augmenter, un cas "clinique" particulier
est venu donner corps à cette réflexion, le névrosé voyeur. Comment analyser le rapport singulier à cette transgression ?
Entre affirmation, substrat de fantasmes et attirance pour la transgression, face aux inconduites virtuelles, où se situe
la perversion ? Peut-on parler de violence par procuration à travers la contemplation d'images de scènes de tortures, de
viols et de pédophilies sur Internet ? Retenir la violence nous impose de préciser par qui elle est exercée, et envers qui.
Ainsi, le regard est-il une expression sadique, liée au fait de voir le mal et de jouir du spectacle des victimes, fusse au prix
des sentiments de culpabilité ? Ou masochiste, liée à une possible identification aux victimes des tortures ? Selon le Littré,
la violence est "la qualité de ce qui agit avec force." Par ailleurs, on peut également aborder la violence à partir de cette
définition. "Est ressenti comme violent ce qui fait violence pour le sujet, parce qu'il agit cette violence, la subit ou s'identifie
à celui qui la subit ou l'agit." Ainsi, sur le plan psychologique, on peut considérer que "la violence relève du comportement,
que celui-ci soit mis en acte ou fantasmé." On peut dire que l'agressivité témoigne d'un lien, alors que la violence traduit
une négation du lien. Ainsi, on peut considérer que toute passion humaine comporte une dimension de violence. Mais la
dimension agressive de la violence implique une action précise visant à nuire ou à blesser l'autre et renvoie à la cruauté.
Dès lors, on peut estimer qu'une forme nouvelle de démarche à risque se résume à naviguer sur un site qui propose
de telles scènes. L'acte visuel devient alors acte de violence, dans la transgression de l'interdiction et dans l'adhésion
supposée aux messages de violence. Une autre dimension de cette participation à la violence réside dans le fait que
c'est le nombre de visiteurs et d'adhérents payants qui conditionne le succès d'un site et la promotion d'autres scènes de
violences photographiées ou filmées. La visite du site rend donc complice le voyeur de la cruauté exécutée dans les
scènes présentées. Si l'on met de côté les personnalités qualifiées de perverses qui trouvent ainsi la représentation de
leur mode d'accès électif àla satisfaction sexuelle, qu'est-ce qui pousse les autres, non pédophiles, individus dits sans
histoires, à aller voir ces images, à visiter les sites interdits ? Pour les sites à caractère sexuel, pornographiques, on peut
émettre l'hypothèse qu'il s'agit avant tout d'un accès à une forme de "sexualité par procuration", d'une sexualité virtuelle,
dégagée de la responsabilité de la relation dans la réalité. Néanmoins, il nous faut tenir compte du fait que le plaisir lié à
l'accès à ces sites n'est pas forcément de type génital, ne s'accompagne pas nécessairement d'une excitation et d'une
satisfaction sexuelle, mais réside finalement davantage dans la fascination réflective pour l'horreur mise en images.
De même, des personnes non pédophiles, qui ne sont pas attirées sexuellement par les enfants, semblent subir l'attraction
des images de ces sites. Ces sujets affirment, jusque dans le secret de la thérapie, ce confessoir singulier, ne pas trouver
le moindre plaisir d'ordre sexuel à regarder ces images. Bien au contraire, ils avouent éprouver des sentiments d'aversion
pour les scènes, que pourtant ils regardent. S'agit-il alors d'une forme de plaisir du regard qui renvoie au voyeurisme et à la
perversion ? La relation entre l'interdit et le plaisir de la transgression a été remarquée de longue date. Ainsi, la difficulté
d'accès à ces sites, si elle préserve un certain nombre de personnes fragiles, notamment les enfants, peut prendre la forme
d'un jeu de piste qui procure un attrait supplémentaire. Une forme de défi consiste alors à en forcer l'accès, et une certaine
jouissance peut résulter du fait d'arriver à franchir les différents écrans pour parvenir à ces sites. Les "hackers" expriment
leur satisfaction à "pirater" les sites les plus inaccessibles en traversant les digues et en déchiffrant les mots de passe
nécessaires. La psychanalyse a souligné combien le désir est lié à l'interdit. Selon la théorie œdipienne de Freud, les
premiers désirs sont incestueux et par là même interdits. Leur représentation est donc inacceptable et fortement refoulée.
Mais cette échelle de l'interdit à la base du désir subsiste inconsciemment toute la vie, avec plus ou moins d'amplitude
selon les individus. Certains ne peuvent incliner et accéder au plaisir que dans des circonstances où la satisfaction est
interdite. Il faut distinguer ici les personnes pour lesquelles l'interdit de la satisfaction est l'objet d'un conflit intérieur de celles
pour lesquelles le conflit n'existe qu'avec les lois sociales en vigueur. Dans le premier cas, nous trouvons les névrosés. Par
exemple, certains hommes "obsessionnels" ne disposent de leur pleine puissance sexuelle que dans le cadre d'une liaison
clandestine avec une femme pour laquelle ils n'éprouvent que peu de considération, si ce n'est du mépris, alors que l'amour
d'une femme les rend inhibés et parfois même impuissants. De même, des femmes de type "hystérique" n'éprouvent que
de l'amour et qu'une satisfaction sexuelle que pour un amant avec lequel la vie commune est impossible. Cependant, elles
n'éprouvent plus ni désir ni jouissance avec ce même partenaire si d'aventure la liaison s'officialise aux yeux de tous.
C'est alors que se rencontrent les sujets pervers ne ressentant ni regret ni culpabilité. Leur conduite peut varier de la
fausseté craintive afin de ne pas mettre en péril leur statut social ou conjugal à l'apostolat le plus militant. Le vocable
de scopophilie a été utilisé par les anglo-saxons pour tenter de traduire la notion freudienne de "Schaulust" qui désigne
le "plaisir de regarder", dans le sens, à la fois de plaisir de voir, d'être vu et de curiosité, ou le plaisir de posséder l'autre par
le regard. Il s'agit d'une pulsion sexuelle indépendante des zones érogènes où l'individu s'empare de l'autre comme objet
de plaisir qu'il soumet à son regard contrôlant. Selon l'analyse psychanalytique de Laura Mulvey, il existe deux sources
principales de plaisir visuel au cinéma: la scopophilie et le narcissisme. Bettelheim dans "Freud et l'âme humaine" a fait
partie des auteurs qui ont dénoncé l'emploi erroné de ces terminologies anglophones, en précisant qu'il conviendrait en fait
de traduire le terme de Freud par l'idée de "plaisir ou volupté liée au regard", ou de "plaisir sexuel à regarder". Bettelheim
indique que chacun de nous "a éprouvé en de nombreuses occasions, un grand plaisir à observer une chose, à la dévorer
des yeux, même si ce plaisir s'accompagnait parfois d'un sentiment de honte et même de frayeur, à regarder ce que nous
désirions cependant voir." Toutefois, Freud précise que cette jouissance liée au regard n'est pas a priori une perversion.
Selon lui, cette névrose serait pour ainsi dire le négatif renversé de la perversion au sens du cliché réel d'une photographie.
Dans les "Trois essais sur la théorie sexuelle" (1905), Freud précise dans quelles circonstances "le plaisir scopique devient
perversion: lorsqu'il se limite exclusivement aux parties génitales; lorsqu'il est associé au dépassement du dégoût et enfin,
lorsqu'il refoule le but sexuel au lieu de le préparer. "Ainsi le voyeurisme est défini comme une manifestation déviante de la
sexualité qui implique de regarder, le plus souvent sans être vu, pour obtenir une jouissance. Notons qu'il existe toujours
une dimension d'ordre culturel dans la définition des conduites interdites comme dans celles qualifiées de voyeuristes. Ce
qui est qualifié est fonction des normes en dans un groupe social donné, et l'évolution des mœurs comme les différences
entre civilisations nous montre la grande variété de ces interdits. Ainsi, la signification d'une femme nue sur une plage de
la Côte d'Azur n'est en rien comparable à celle de la même femme sur une plage en Bretagne par exemple. De même, le
comportement de celui qui l'entoure est réglé par une norme implicite, et celui qui sur la Côte d'Azur regarderait notre
naturiste avec insistance avec un émoi manifeste transgresserait la règle qui consiste à faire mine de dénier toute valeur
d'appel érotique au comportement de la femme. Dans notre civilisation, il est admis que les spectacles interdits portent
sur la sphère de la sexualité, de la satisfaction réelle des besoins naturels, sur la représentation de corps violentés.
Toutefois ces défendus sont à relativiser. Ainsi un plaisir à assister aux fonctions intimes d'un autre est automatiquement
flétri du dégoût et de la réprobation unanime et qualifiée de perversion aggravée. En revanche, l'entreprise érotique et
pornographique justifie que des adultes, si bon leur en semble, aient accès, dans certaines circonstances précisément
délimitées, au spectacle des relations sexuelles d'autres personnes. Mais il est couramment admis que des enfants ne
doivent pas avoir accès à ces spectacles. Si nous sentons qu'il y a à cela une bonne raison, il nous est bien plus difficile
de formuler celle-ci explicitement, surtout depuis que nous savons que l'innocence infantile est un mythe, favorisé par le
refoulement. Sans s'attarder sur ce point, précisons seulement qu'il est essentiel pour l'organisation psychique du jeune
enfant que la frontière entre sa sexualité et la sexualité de l'adulte soit marquée et préservée. Une précoce révélation de
leurs similitudes réduit à néant la valeur civilisatrice de la sublimation, avec ce qu'elle offre au sujet de possibilités
d'investissement libidinal dans un champ plus large que la stricte génitalité. L'orientation "relativiste" de liberté sexuelle
a trouvé son apogée dans certaines idéologies alternatives pour lesquelles il est non seulement interdit d'interdire mais
il est exigé de tout dire et de tout montrer. C'est ainsi que certains jeunes élevés dans les années dites de "libération
sexuelle", aujourd'hui seniors témoignent avoir été encouragés par leurs parents à assister, pour leur éducation et de
visu uniquement, à leurs rapports sexuels. C'est la mise en jeu de plus en plus décomplexée de l'interdit dans le désir.
En dépit de ce qui semble être une occasion fantasmée mais réelle d'accéder à presque toutes les figures de plaisir, le
voyeurisme virtuel reste une catégorie que nous sommes amenés à traiter, tant certains sujets s'attachent à un interdit
qu'ils s'emploient à transgresser. Le visuel rend compte aussi de l'organisation par l'appareil psychique des données
perceptives. Il fait la distinction entre image visible et image visuelle. Dans son inadéquation avec le désir de voir, le
visuel de l'image assure la perpétuelle relance de la pulsion voyeuriste, car l'impossibilité de rabattre le visuel sur le
visible prévient l'image de montrer l'objet cru du désir, mais oriente la vue vers une autre image. Ainsi le tableau que le
regard appréhende apaise la voracité de l'œil. Du voyeur par contre, il dit qu'il veut être vu comme voyant, signifiant ainsi
que, par cette perversion du rapport à l'autre, le sujet veut colmater la schize entre l'œil et le regard. Se voir comme
voyant est en effet impossible, comme on peut en faire l'expérience lors de nos stations adolescentes devant le miroir.
Lacan (1966) a analysé le complexe de castration de Freud pour prouver que l'absence possible de l'organe mâle donne
à ce dernier une valeur symbolique, dite phallique, prouvant que l'organe n'est pas le phallus, mais qu'il en représente
la fonction, cela précisément parce qu'il peut manquer à sa place. L'organe ne peut s'identifier au phallus que par
l'entremise du désir d'un ou d'une autre, partenaire à qui est déférée la fonction de déclarer cette identité, par le seul
consentement à sa mise en jeu effective. Or la perversion est un refus des conséquences de la castration, de l'impossible
union avec l'organe, qui impose de s'en remettre à un autre pour faire équivaloir par le consentement, symboliquement
donc, l'organe et le phallus. Ce trait pervers ne constitue pas à lui seul la perversion. Au contraire, il caractérise plutôt la
névrose et il sert d'inducteur sans dispenser le sujet de l'implication, même si elle n'est qu'imaginée dans le fantasme, du
ou de la partenaire. La dimension inconsciente de ce trait déterminant du désir laisse le sujet névrosé dans une véritable
indétermination quant à ses coordonnées et le livre à une certaine contingence de la rencontre. Il sait à quoi il est sensible,
ce qui lui dit quelque chose, mais aucune représentation effective ne peut le satisfaire entièrement dans ce monde virtuel.
Car il souhaiterait moins une représentation réelle qui vaudrait pour lui une mise en scène du phallus. Mais, comme le
phallus ne se restreint pas à l'organe et n'est en fait pas identifiable comme tel, le névrosé ne peut que d'essayer de s'en
avencer, dans une asymptote qui toujours laisse un reste. Il cherche à voir, et pour un peu il aurait vu, mais pour un peu
toujours, car il a manqué à voir ce qu'il cherchait. Il se distingue là du pervers qui s'arrête au trait qui lui fait de l'effet, et qui
pour lui est tout sauf inconscient. Plus que le névrosé, le pervers sait les coordonnées de sa satisfaction et ce n'est pas lui
qui erre d'une image à l'autre, dans une quête qui ignore son objet véritable. Ainsi le voyeur fait l'économie de la fonction
d'assentiment de l'autre, et s'il lui laisse une place, c'est celle du spectateur du côté duquel est rejetée l'angoisse. À l'autre
d'être médusé devant la monstration de son savoir faire avec la jouissance. Internet, au-delà de son usage pragmatique
pour la constitution aisée et discrète de réseaux, s'adresse aussi bien aux névrosés. Ses sites lui offrent une solution facile
pour relancer la quête de la "juste scène", pour chercher à voir "quand même." Le phallus, objet véritable de la quête, s'il
est sollicité dans une de ces scènes, est toujours manqué dans sa représentation. Il faut donc passer à l'image suivante,
identique, mais pas vue encore. L'image qui compte, que ce soit sur Internet ou dans les revues dites spécialisées, est
toujours l'image à venir, la suivante, celle qui s'annonce, mais n'a pas encore été vue, tel le "surf" sur un site web classé X.
Cette quête ne fait que répéter virtuellement celle qui a preservé la rencontre, brutale et ignorée, mais consubstantielle
à toute l'économie du désir. Tout ce qui est indexé d'interdit et de réprobation, tout ce qui doit être caché et le rester peut
faire fonction d'image à débusquer non sans y vérifier à chaque fois que cette image n'était pas la bonne. L'Internet aurait-il
pris, avec la massication et l'anonymat qui caractérisent notre époque, le relais de l'antique cérémonie du dévoilement des
mystères sacrés ? Ainsi passent les nuits, pour des sujets qui, faute d'une épaule nue pour interpréter leur désir, s'essaient
indéfiniment à saisir la dimension symbolique du phallus dans les représentations imaginaires qu'offre le monde moderne.
Bibliographie et références:
- S. Chaumier, "L’amour virtuel"
- P. Flichy, "Le corps dans l’espace numérique"
- Tom Standage, "The Victorian Internet"
- Paul E. Ceruzzi, "A history of modern computing"
- Janet Abbate, "Inventing the Internet"
- Robert M., Metcalfe, “How Ethernet was invented"
- Peter Salus, "Casting the Net"
- Al Gore, "“Infrastructure for the Global Village"
- Milton L. Mueller, "Ruling the Root"
- Tim Berners-Lee, "Weaving the Web"
- S. Freud, "Pour introduire le narcissisme"
- B. Péquignot, "La relation virtuelle"
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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Deux ambiances intenses pour plonger dans ma nouvelle. J'ai écrit dessus.. donc.. bonne découverte en musique :
- The Wolf - FEVER RAY
- If I had a heart - FEVER RAY ( pour les amateurs de viking.. vous reconnaitrez tout de suite )
==================================================
Effrayée je sentie une cagoule se mettre sur ma tête. J’étais dans mon lit. Je devinais qu’il était rentré. Que me préparait il?
Je me débattais..
- Arrête.. non.. je.
Il mit sa main sur ma bouche. J’entendis le son de sa voix à mon oreille.
- J’aime attrapée ma louve. Reste sage, compris
Je gémissais doucement pour ne pas le laisser trop faire. Je sentis son poids sur ma taille. Il me retourna sur le ventre avec une telle dextérité. J’étais à sa merci !
Il me griffait le dos avec douceur. Je sentais ses baisers s’enivrer de ma peau. Il me respirait.
- Hum ton odeur… me dit il.. elle me rend fou.
Je sentais son nez me respirer comme un chien respirerait sa chienne. Je sentais ses crocs se planter dans mon cou, sa main saisir ma gorge. Doucement je lâchais la pression. Son être faisait que je me soumettais naturellement. Son intégrité, ses valeurs, il savait me faire sentir femme, un être considéré pour sa personnalité, mes valeurs, mon indépendance. Il était entier autant que je pouvais être entière. On s’était choisi.
C’était si naturel qu’aucune question venait mettre un grain de sable dans notre relation. Aucun non dit, aucun mensonge. Une évidence.
Jamais je n’avais rencontré un homme qui me faisait vibrer ainsi à me rendre si femme. Il me possédait autant que je le possédais. Parfois nous aimons garder notre indépendance ne pas nous voir. Mais quand on se retrouvait ensemble, le temps se suspendait.
Il saisit mes mains pour les maintenir dans mon dos. Je sentais son sexe qui grossissait au niveau de mes fesses. Tout en me tenant les poignets il avait introduit son pouce dans mon cul..
- Ahhhhhh… humm
- Oui je sais c’est bon ma louve…
Il m’attacha les avant bras de manière parallèle dans mon dos.
- Je veux que tu te laisses faire. Je ne veux rien entendre… dit il en m’embrassant à travers la cagoule.
Des sons métalliques se firent entendre. Il s’empara d’une de mes chevilles. Je sentis le fer… Il m’enchainait. Je sentis le fer autours de ma cheville, qu’il referma fermement . Le cadenas se refermait. Puis l'autre..
- Je n’aime pas voir une proie sauvage m’échapper.
Intérieurement je souriais. J’aimais ce côté animal qu’il avait. Mon alpha. Mon loup Je me retrouvais ainsi enchaînée avec des fers à sa merci.
Sans prendre de gant, il m’enfonça dans mon petit trou un plug.. Je sentis qu’il était différent de ce que je connaissais. La douceur d’une fourrure me fit tressailir au niveau de mes cuisses.
- Ma louve… à part entière.
J’allais être son animal sauvage qu’il allait vouloir dresser, jouer, caresser, câliner, punir, prendre…
Il me releva. J’avais la tête qui tournait un peu. Il mit autours de mon cou un collier qu’il serra fermement pour me faire comprendre que j’étais captive, sans échappatoire.
Que je ne devais opposer aucune résistance sinon la sanction se ferait sentir.
Il me dit descendre les escaliers. Je marchais avec nonchalance. Où m’emmenait-il?
Je marchais avec prudence. Au bout de quelques minutes, il me jeta sur une sorte de lit pleine de couverture. Une tanière. Je sentais la chaleur d'un feu de cheminée. J'étais nue. Mon corps tremblait.
Je sentis qu’il accrocha mes chevilles à un crochet et de même pour mon cou. Je me retrouvais ainsi immobilisée. A ne pas savoir ce qui m’attendais.
Je sentis alors sa main saisir ma queue pour bien la replacer.
Elle parcourait ensuite mon corps pour saisir mes seins et les tenir fermement.
- Tout doux… tout doux dit il en me caressant avec tant de douceur. Maintenant je vais te laisser te calmer…
Il mit quelques couvertures sur moi. il prenait soin de mon confort, de moi tout simplement.
J’entendais le bruit de ses pas partir.
Je gémissais.. Je m’amusais à tirer sur mes chaînes pour essayer naïvement de me défaire. Je sentais sa présence. Je savais qu’il m’observait.
- Ca ne sert à rien.
- Je…
- Je ne veux pas t’entendre, une louve ne parle pas.. elle hurle, elle gémit, elle couine, elle mord, elle se fait prendre.. Voilà ce que tu es autorisée à faire ce soir. Compris ?
Je hochais la tête. Il détacha mes poignets.
Il me redressa et me fit comprendre que je devais me mettre sur mes quatre pattes.
- Tends moi ce sublime fessier…
Je sentis alors qu’il me dirigeait avec la cravache.
- Tu sais ce que je tiens en main.. A toi d’être obéissante ou non .
Je sentais la chaine me contraindre. Elle était courte.
Il ôta alors la cagoule. J’étais éblouie. Je découvrais qu'il avait transformer cette pièce en antre, un éclairage avec de grosses bougies.
Il était face à moi, agenouillé ,avec ses chaussures parfaitement ciré. Il portait une chemise blanche où il avait retroussé les manches, laissant deviner la force de ses bras.
Il plaça la cravache sous mon menton pour me redresser la tête et me regarder.
Nous étions alors face à face, gueule contre gueule.
Il caressait ensuite mon visage avec… on ne se quittait pas du regard.
Avec rapidité, je la saisis par les dents. Je ne voulais pas lui céder.
Je résistais.
- Lâche… m’ordonna t il.
Je refusais de céder. J’aimais ce jeu, celui de ne pas lui céder, de lui résister.
- Lâche, c’est la dernière fois que je te préviens.
Je ne cédais toujours pas. Je grognais telle une louve ne voulant pas se laisser faire.
Il se déplaça et me fessa si fortement que j’ouvris ma gueule, couinant de douleur. Il m'avait remise à ma place
- Voilà !
- Tends ces fesses…
Je ne voulais toujours pas céder.
Il commença alors me cravacher… A plusieurs reprises il se lâcha au même endroit de ma fesse droite. Je pliais.
- Accepte ta condition. Je veux que tu plies par choix et pas parce que je te punis. Est-ce clair ?
Je baissais la tête en signe de soumission. Je tentais alors d’aller vers lui. Il tendit alors sa main vers moi. Naturellement je lui léchais pour lui faire comprendre mon allégeance.
Il caressa alors mes cheveux.
- Embrasse maintenant la cravache.
J’obéissais. Il releva ma queue et commença à tapoter ma chatte. Je me redressais pour me retourner et me soustraire
Sans crier gare, il était dans mon dos, plaçant son avant bras sur ma gorge.
- Tu es ma louve, tu le sais… Il me mordit dans le cou puis passa sa langue sur ma jugulaire.
Il me renifla encore et encore. Je me sentais possédée.. Une de ses mains s’aventura alors sur mon entrejambe. Une tension si érotique
- Ton sexe m’appartient.
Il pinça alors mon sexe pour le prendre en pleine main.
- Ta bouche, tes seins, tes fesses, ta chatte, ton cul, tout m'appartient dit il dans un murmure sensuel qui me fit fondre.
Je gémissais de plus belle..
- Hummmmmm.. humm..
- Hum tu couines ma belle… tu aimes, n’est ce pas.? . sentir des doigts caressant ton petit clitoris, ta peau, remonter le long de ta colonne vertébrale, s'aventurer sur tes seins ou te prendre la gorge...
- C’est ça couine , gémit....
- hummmm.. hummmmmm
Il engouffra son pouce dans ma bouche. Instinctivement je le léchais
Il plaça ensuite ses mains vers mes seins.
- Déjà dressées ces petites mamelles dit il en les empoignant d'une main de fer.
- Ohhhhhh.. hummmmm
J’émettais des petits sons plaisirs. il me rendait folle. J'aimais lui offrir ma soumission. Seulement à lui.. Il me comprenait, savait qui j'étais.
- Ces mamelles que j’adore punir… comme ça..
Soudain il les gifla fortement.
- Ahhhh… oohhhh… gémissais-je
- Et ces tétons… je vois à quel point je peux les tirer… ça me donne des idées…
Sans ménagement il jeta ma tête au sol.
- Maintenant, sache que je vais te doigter à te faire gicler..
Il commença par quelques bonnes fessées. Je gémissais surprise de sentir à quel point mes fesses allaient rougir. Le feu s’empara de moi.
Il tenait alors la queue de fourrure remontée?
Violemment il pénétra ma chatte de ses doigts.
J’étais déjà trempé. Sa main était perpendiculaire à ma chatte. Je devinais quatre doigt à l'exception du pouce. Il prenait malin plaisir à bien la tenir droite pour m’élargir le mieux qu’il pouvait.
- Ohhh…. Oohhhhh… hummmm.. hummm..
Je couinais comme une petite chienne reconnaissante.
Il se montrait de plus en plus sauvage.
- Tiens ma belle.. tiens…
Je sentais sa main pousser encore et encore, de plus en plus profondement.. Des vas des viens frénétiques. Je sentais que mon corps bougeait vers l’avant tellement il me pénétra bien au fond.
- Ahhhhh… ahhhhhhhhhh… ahhhh..
Je haletais de plaisir.. encore et encore.
Il aimait me faire couiner à me faire perdre la tête, le contrôle.
- Ajhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
Il claquait mes fesses fermement pour les tenir sous le chaud.
- Maintenant je pense qu’avec l’entrainement que tu as eu… je vais pouvoir mieux t’élargir ta chatte.. quoi que ce plug dans ton fion va peut être m’en empêcher… Seléna à la main pour te fister…
Il força alors le passage avec son pouce.
- Caresse toi ma belle.
- C’est ça.. regarde comme tu t'ouvres... Cambre toi..
Il appuya sa main sur mes lombaires pour me cambrer davantage.
- Si grande ouverte, je me demande ce qu’on peut y fourrer….
Il m’excitait. Il aimait me faire fontaine.
- C’est ça marque ton territoire de chienne… C’est ça …
- Oh mais regardez moi ça.. tu en mets partout.
Il me redressa et me força à regarder tout ce que j’avais mouillé.
Puis il me rejeta sur le dos sur cette place de fortune, notre lit.
Il se colla contre moi pour m’embrasser sauvagement, prendre l’assaut de mes lèvres, mordre ma lèvre inférieure. Il me humait.
- Ton parfum me rend fou
Quand il plaçait son main autours de mon cou, je ne m’appartenais plus. Je me lovais naturellement contre lui.
Son autre main sur mon clitoris, je me déhanchais pour me masturber sur sa main.
- HUmmmmm… hummmm…….Ohhhhhh gémissais je
Mes yeux se révulsaient de plaisir. Il me regardait. Il était attentif à tout ce que je pouvais renvoyer.
Puis il reprit l’assaut de ma chatte pour me doigter encore et encore tout en étant plaqué contre lui. Je sentais sa force dans ses bras, la chaleur de son torse si réconfortante.
Nous étions entier mais ne faisons qu'un.
Je soupirais au creux de son cou de ces plaisirs qu’il m’offrait.
Je sentais la jouissance arriver. Mon dansions sexuellement l'un contre l'autre. Nous appartenant.
Ma tête partait en arrière.
- Ahhhhhhhhh, ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh, ahhhhhhhhh
Je bougeais dans tous les sens quand il se stoppa brutalement juste avant que je jouisse.
Il se leva et m’abandonna à mon triste sort.
Ma main s’aventura alors sur ma chatte, en manque de sa jouissance. Il savait faire monter le désir.
- Je t’interdis de te faire jouir, tu as compris ?
Je grognais pour lui montrer ma dévotion. Malgré mon indépendance, mon caractère, j’étais sous son contrôle incapable de résister au bonheur qu’il me donnait.
Il me bâillonna et remit alors la cagoule sur ma tête et m’attacha à nouveau les mains dans le dos.
- Ma louve… calme toi, dit-elle en me caressant. Je sens ta fougue. Ton envie, ton désir. Tu ne mérites pas encore que ta saillie.
Puis il m’enchaina très court au niveau de l’anneau fixé au mur m’obligeant à rester allonger
Je tremblais de désir, fatiguée, pleine de désir, tentée, triste . Je passais par tant d'émotion. La privation était terrible. L'attente était longue, il jouait avec mes nerfs.
Quand il revint dans la pièce, Il détacha mes chaines. Voilà ce qu'il faut pour retenir une louve si puissante.
Il enleva alors la cagoule. Son regard plongeant dans le mien. Il me montra comment il tenait la laisse de sa louve en main.
- Viens, suis moi. Maintenant que tu es apprivoisée
Il me fit avancer ainsi, haut et court provoquant un certain inconfort. Il me plaça au niveau de la pièce et alla s’asseoir sur le canapé.
Assise sur mes genoux, je relevais la tête fièrement. Je ne le quittais pas du regard, lui non plu. Nous nous dévorions.
Il claqua des doigts et m’indiqua ses chaussures. Il avait mis entre ses jambes une gamelle.
Je compris alors que je devais venir vers lui pour ensuite laper dans la gamelle.
Tout en le regardant avec effronterie, je m’avançais à lui. Je sentais le poids de la chaine. Le bruit métallique quand j'avançais vers lui.
Arrivée à sa hauteur, je lui lançais mon regard de défiance. Il claqua à nouveau des doigts.
- Lape.
Je ne voulais pas céder. Je le regardais, je lui souriais.
Il s’avança alors vers moi pour m’embrasser sauvagement pour mieux me rejeter au sol.
- Lape…
Je plaçais alors mes mains autours de la gamelle; Tout doucement pour faire durer le plaisir, lui résister pour mieux lui céder. Lâcher prise.
Je lapais me prenant au jeu.
Il avait eu l’audace de mettre du champagne. J’aimais cette délicate attention. Je m’amusais alors à prendre une posture des plus provocantes à bien me cambrer et tendre mes fesses. A être sa louve.
Il se posa contre le dos du canapé.
- Occupe toi de ton loup maintenant.
Avec délectation, comme une louve en chasse je m'approchais de lui comme pour marquer mon territoire. Je me frottais contre lui. Ma tête sur sa cuisse cherchant son attention. Avec délicatesse, je sortis sa queue. J’allais la savourer.
- Tout doux, renifle la ma douce.
Il tenait alors ma tête contre sa queue pour me forcer à rester ainsi. Il m’observait quémander ce que j’aimais avoir en bouche. J’adorais le sucer, l’honorer de ma bouche, lui rendre le plaisir qu’il me donnait.
Il saisit le collier avec la chaine . Son autre main sur ma tête Il me força la tête pour me donner la cadence. C'était doux, calme, sensuel.
. Tout doucement il me laissait prendre l'assaut, la cadence.
.
- Ohhhh… ohhh.. cette bouche… continue… léche….ohhhh ouiiii..
Je sentais sa force me maintenir.
- Ohhhhh… . ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii continue.. continue…
- Ohhhh ouiiii…
IL prit alors ma tête sauvagement, la main sur ma gorge et me baisa. Il engouffra si profondément sa queue que j’eusse envie de vomir.
- Garde…. Garde…. Voilà….
- Regarde moi …
Je levais les yeux..
- Hum j’adore t’étouffer avec ma queue. Tu es si belle ainsi.
Il releva alors ses jambes.
- Lèche moi de partout maintenant. Sors ta petite langue ma louve.
Il maintenait encore sa main pour que je plonge ma langue sur son anus et sur cette partie sensible qui le rendait fou entre ses couilles,.
Il adorait que je les lèche les aspire. Que je m’enivre de lui.
- Quelle suceuse tu es !!
- Ohhhhhh.. ohhhhh c’est ça.. sors bien ta langue, nettoie moi bien… voilà..
J’en profitais alors pour le lécher de partout. J’avais envie de tout son corps…
- Doucement … Branle moi … pendant que tu lèches.
J’aimais saisir sa queue dans ma main de faire des va et vient savant, de mouiller ma main avec ma langue, pour l’humidier, lui faire ressentir que mes mains pouvaient être aussi glissante et chaude que ma chatte ou non cul. J'aimais le regarder perdre pied.
- Ohhhhhhh ouiiiiiii…
- Il ne m’en.. a pas.. ouiiiiii…. Fallu longtemps pour que tu te soumettes
- Suffit maintenant.. au pied..
Il m’attacha mains dans le dos. Avec son regard froid, il bonda mes seins pour les faire ressortir.
Il les admira et les prit en main.A nouveau il les titilla.
Il m’avait laissé au sol, assise sur mes genoux, attachée, offerte, jambes écartées.
Il se ltournait autours de moi, mes sens en éveil
- Pas bouger
Il saisit un grand martinet avec des lanières longues. Il le plaça à ma vue. Il me caressa avec. Le dos, les seins, la gorge, le visage, l'entre cuisse.
Il me donna un premier coup sur les seins. Puis un second et puis d’autres. Je sentais le vent des lanières. Je restais fière. Je me tenais bien droite ne voulant pas lui donner le plaisir de céder.
- Hum magnifique. Tu es magnifique quand tu es punie. Avec ton regard si insolent.
Je grognais de défiance encore et encore.
Plus je grognais plus il me fouettais. Parfois, il se stoppait pour mbrasser fougueusement et passionnément tout en serrant ma bouche dans sa main. Je lui appartenais, la chaleur de son empreinte sur ma bouche, la fougue de ses baisers me faisait oublier les coups du fouet.
Puis il recommença à me fouetter, me cajoler et pour finir à me faire baisser la tête en appuyant sur ma nuque.
Il tournoyait autours de moi. Il passa alors le manche du martinet au niveau de mon cou, puis enroula les lanières autours de mon cou. Il m'étranglait aussi. il s'assurait de faire ce qu'il voulait de moi.
Il me fît avancer vers lui en tirant sur le fouet.
- Ouvre ta bouche ma louve.
il replongea sa queue dans ma bouche.
- C’est ça… prends la bien.
Je sentais de la bave s’échapper de ma bouche. Il ne me laissait aucun répit..
- Humm c’est bon.. ohhhhhhh.. rohhhhhhhhh
Il me baisa la bouche encore et encore. Il m’empoigna les cheveux pour me forcer à rester sexe en bouche tout en gardant la tension sur mon cou.
Il aimait me voir me trémousser, à tenter de me défiler de cette emprise
- Arhhhhgggggggggggg… hummm.. je faisais des bruits d’une louve se faisant prendre bien sauvagement par son alpha.
La bave coulait de part et d’autres de ma bouche.
Il se plaça au dessus de moi, forçant ma bouche à aller sur son anus..
- Humm je ne me lasserai jamais de cette langue oooohhhhhhhhh
- C’est ça continue,. ouiiiiiiii
Il plaqua ma bouche encore plus fortement en tirant vers le haut le fouet pour que ma langue le pénètre.
- Bonne salope…
Il avait pris sa queue et se caressait.
- Tu me donnes envie de gicler dans ta bouche si accueillante.
Il savait que cela me ferait fuir. Il était sur le fil…
- Ouvre ta gueule.
Il continuait à se caresser à mettre son gland au bord de ma bouche.
J'avais confiance, il ne dépasserait jamais ma limite.
- j'ouvrais ma bouche, je sortais ma langue
- Ohhhh… oohhhhh
Il plaçait son gland à l'orée de ma gueule.
Il se retient et me rejeta sauvagement. Je sentais qu'il avait du mal à se contenir mais il se contrôlait. Je trouvais sa force admirable.
- Assieds toi sur ma queue.
Je me levais, je me mis à califourchon sur lui. Toujours attachée mains dans le dos, il m'aida à m'empaler sur son sexe si dur et dressé.
Il saisissait mes seins avec tellement de force. Je sentais sa queue frénétique dans ma chatte.
- C’est ça dandine toi bien, cherche la, mets la bien profondément.
Il tira sur ma chaine pour me plaquer contre lui. Je sentais sa peau transpirante. Ses crocs se planter dans mon cou.
- Humm ma louve… tu me rends fou…Il me léchait la bouche encore et encore. Ses baisers si passionnés.
Sa frénésie n’avait aucune limite. Sa queue si forte et puissante me transperçait. Il tenait la queue de mon plug dans la main et la remonter pour jouer avec le plug…
- Mets toi au sol, cul tendu vers moi comme une bonne petite louve que je vais saillir à nouveau.
- Humm tu es si belle ainsi.
Il était toujours assis au bord du canapé. Il saisit alors la queue de mon plug pour la remonter. IL caressait ma croupe et me pénétra à nouveau.
- Allez cherche mon sexe , branle moi avec ta chatte.
Il me laissait mener la cadence.
- Hum j’aime voir les aller et venues de ce petit cul pour voir ma queue prendre ta chatte de salope..
Il caressait mes reins. Puis dans un mouvement frénétique, Il me prit par la taille . Nous fusionnons. Je laissons ma tête aller au sol, naturellement. Comme l'étais ma dévotion à son égard.
- Ahhhhhh… ahhhh… ahhhhh.. gémissions nous ensemble.
Je ne tenais plus. Il était si fort si vaillant.
J’aimais être sa louve, comme il était mon loup. Nous nous étions choisi.
- Rahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh… rahhhhhhh gémit il
Ses assauts avant sa jouissance étaient toujours si fort. Je sentais mon sexe gorger par le désir .
Il sortit de ma chatte pour répandre sa semence sur ma croupe.
Il s’écroula, épuisé, par l’intensité de sa jouissance. Il était si beau.
A la fois fort et sans défense. Mis à nu.
Il m’aida à me relever, il me prit dans ses bras, il détacha mes poignets. il me prit avec douceur pour qu'on s'allonge l'un contre l'autre sur ce lit. Il me couvrait de couvertures.
. Je sentais sa force réconfortante. Je m’endormais ainsi contre lui.. et lui contre moi.
Le silence planait. Je sentais sa respiration ralentir. J'étais blottis dans le creux de son cou. Je l'embrassais tendrement. Je me lovais.
Sa main avait saisi mon sein, il jouait avec un de mes tétons. Puis doucement je la sente s’immobiliser.
- Je t’aime mon loup lui murmurai je.
- Ma louve…. Dit il en me calinant…
-
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Lorsqu’il sort de Charenton, le deux avril 1790, le marquis de Sade a déjà passé près de douze années en prison.
Son crime ? Une suite de scandales qui commencent un dimanche de Pâques, le trois avril 1768. Le marquis de Sade
a vingt-huit ans. Il séduit Rose Keller, une jeune fileuse de coton réduite à la prostitution et la mendicité, et la conduit
dans sa petite maison d’Arcueil pour la fouetter jusqu’au sang. Selon la déposition de la victime, le marquis aurait incisé
ses chairs et laissé couler de la cire sur les plaies. Quelques années plus tard, à Marseille, c’est cette fois une affaire
d’empoisonnement et de sodomie qui convainc la présidente de Montreuil de sévir contre son gendre scandaleux.
Dès 1777, celui qui met en péril l’honneur de la famille est envoyé, par lettre de cachet, à Vincennes puis à la Bastille.
Ces années d’emprisonnement vont faire du marquis de Sade un enragé. Le discours qu’il porte sur la justice et les
juges de son temps est d’abord celui d’une victime de l’arbitraire et d’un criminel qui estime ne pas mériter son sort.
Discours du criminel qui se confond parfois avec celui de l’aristocrate, soucieux de ses privilèges et vouant un profond
mépris à la noblesse de robe. Le verbe est alors toujours haineux, scandalisé, et parfois empli d’une morgue qui ne
laisse aucune place au jugement impartial. Cependant, la pensée du marquis de Sade ne se laisse pas aisément saisir.
Il faut toutefois essayer de l'analyser. Par une évolution surprenante, son ralliement aux inspiration révolutionnaires
sur la réforme de la législation pénale conduit le marquis à proposer son propre code, inacceptable et monstrueux.
Cheminement pervers, parce que "La Philosophie dans le boudoir" organise un véritable détournement du discours
et de la rhétorique révolutionnaires par le discours libertin. Les théories pénales des premiers réformateurs se trouvent
en quelque sorte perverties et polluées, pour reprendre une expression chère au marquis par un discours qui, à tout prix,
veut placer les questions du corps, du désir et de la jouissance au centre du débat politique et juridique. "À tout prix",
c’est-à-dire au risque de mettre en péril la possibilité de construire un réel ordre normatif acceptable. Car la question
essentielle posée par le marquis de Sade est bien celle-ci. Que reste-t-il du droit lorsque le corps et le désir entrent en
scène ? Que reste-t-il de la loi lorsqu’on choisit de considérer la jouissance comme l’élément constitutif de la nature
humaine ? À travers ces interrogations, ce sont les fondements et la raison de notre droit qui se trouvent mis à l’épreuve.
La puissance de l’œuvre de Sade réside sans nul doute dans son souci de définir, sans jamais la perdre de vue,
une véritable perception de la nature humaine. Tandis que la Révolution professe, par la voix de Saint-Just,
l’avènement du bonheur en Europe, Sade découvre à l’humanité la terrible réalité de la jouissance et poursuit en
coulisse un projet qui se tient aux limites de l’insensé. Reconsidérer la politique et le droit à partir du point de vue exclusif
de la jouissance. Projet insensé parce que cette anthropologie de la solitude dessine les contours d’une société de
débauche réglée par la confrontation de désirs tyranniques. La société libertine n’existe que dans et pour l’instant d’une
jouissance qui s’accompagne le plus souvent des supplices les plus meurtriers. Au point qu’il apparaît souvent difficile
de retrouver dans les autres textes du marquis l’ambition politique et la ferveur révolutionnaire de "Français, encore un
effort." La violence effroyable des récits pornographiques nous semble en effet sans rapport avec ces "lois de la nature"
que Sade ne cesse d’invoquer pour justifier la conduite criminelle de ses protagonistes. La question revient alors,
lancinante mais inévitable. Comment prendre au sérieux le discours d’un homme qui s’excluant de l’humanité, "n’eut en
sa longue vie qu’une seule occupation, celle d’énumérer jusqu’à l’épuisement les possibilités de détruire des êtres
humains, de les détruire et de jouir de la pensée de leur mort et de leur souffrance." Dès lors, que penser de Sade ?
Quoi penser de cet aristocrate rallié à la démocratie et de cet opposant juré à Robespierre mais ami de Saint-Just ?
De cet adversaire obstiné de la peine de mort prêchant pour l'éclosion d'une société organisée par le supplice ?
Quel est le fond de sa pensée ? Qu’a-t-il dit au juste ? Où est l’ordre de ce système, où commence-t-il, où finit-il ?
Y a-t-il même plus qu’une ombre de système dans les démarches de cette pensée si obsédée de raison ? Et pourquoi
tant de principes si bien coordonnés ne réussissent-ils pas à former l’ensemble parfaitement solide qu’ils devraient
constituer, que même en apparence ils composent ? Le marquis de Sade, né le deux juin 1740, meurt le deux décembre
1814 à l’asile de Charenton où il vivait reclus depuis le 6 mars 1801. Les profondes mutations du XVIIIème siècle, où
s’accomplit l’homme moderne, offrent une scène grandiose au désordre de son existence et au tumulte provoqué par
son écriture. Errance de l’homme à la recherche de sa vérité, accusé d’avoir exploré les voies obscènes de la souffrance
et banni de la société dont il refusait les lois. Toutes les opinions soutenues jusqu’à aujourd’hui sur Sade, soient-elles
d’admirateurs, de détracteurs ou studieux analystes, ont été incapables de donner une explication cohérente de la vie,
de l’œuvre de Sade sans omettre des données historiques importantes, vraies et certaines, sans inclure des hypothèses
basées sur la réalité, tout en avançant même parfois des contre-vérités comme des faits admis. Admirateurs, détracteurs
et universitaires zélés partagent tous le même ensemble de préjugés: "Sade jouissait sexuellement de la torture et il
écrivit la pornographie d’horreur pour justifier la torture et le meurtre." Cette unanimité d’opinions apparemment contraires
a été prise pour la vérité. On croit que la pensée de Sade est représentée par le modèle de ses personnages littéraires.
Présents comme des préjugés à valeur de luminance et de chrominance inversées par rapport à l'image d'origine, tels
des négatifs, comme si les autres types de personnages n’étaient que du rembourrage, du matériel littéraire. L'œuvre
d’un écrivain est un ensemble où il faut analyser avec recul la réflexion même parfois contradictoire contenue dans chaque
ouvrage. Mais, avec Sade, on a préjugé un type de personnalité, basé non pas sur des données historiques mais sur des
fantaisies, et on a déduit de ce type présupposé tout acte, parole et idée de Sade, identifiant l’écrivain aux personnages
les plus pervers de ses romans. Il n’y a aucun doute que l’œuvre de Sade atteste qu’il était bien capable de portraiturer
littérairement la cruauté, même l’infinitude de la cruauté. Mais cette capacité, toute seule, ne dit rien sur la vie réelle de
Sade. Qu'il ait commis des faits criminels, est un fait factuellement prouvé. Le nier serait une contre-vérité mais personne
ne pense jamais à interpréter, par exemple, la vie de Sade d’après des personnages comme Justine, la vertu torturée ou
Zamé, le roi plein de bonté de "Tamoë", qui sont tous deux aussi des héros sadiens. La supposition que le caractère et
les faits de quelqu’un peuvent être jugés d’après ses écrits rencontre, au moins dans ce cas, une grave contradiction.
L'homme de lettres savait aussi décrire, avec la même perfection que la méchanceté et l’obscénité, les plus hauts degrés
de l’amour, la bonté et la vertu. Ce trait est méconnu car il ne s’accorde pas à l’image la plus répandue de Sade. Les
œuvres sadiennes le démontrant sont pratiquement inconnues, à la faveur de ses écrits libertins regorgeant de violence.
En réalité, Sade ne s’est pas contenté de faire œuvre littéraire en s’adossant à ses principes philosophiques propres. Ce
qui l'inspirait, c’était de les mettre en rapport avec les théories en vogue, celles de l’égalité des individus devant la nature
et devant la loi. Comment, dès lors, Sade intervient-il dans le débat, inauguré par l’article "Droit naturel", entre Diderot et
Rousseau ? De fait, il est difficile de brosser le portrait de Sade politique. Ses œuvres, ses lettres et ses actes constituent
un ensemble pour le moins équivoque. Ne le dit-il pas lui-même: "Qui suis-je à présent ? Aristocrate ou démocrate ? Vous
me le direz s’il vous plaît, car, pour moi, je n’en sais rien ?" Concernant la relation de Sade à la pensée de Rousseau, tout
semble indiquer que le marquis, adulateur du matérialisme français, emprunte le chemin de l’un de ses plus éminents
représentants. De fait, les conceptions de Diderot offrent souvent des points d’ancrage au discours sadien. Ainsi, pour
l’encyclopédiste, "il n’y a qu’une passion, celle d’être heureux. Elle prend différents noms suivant les objets. Elle est vice
ou vertu selon sa violence, ses moyens et ses effets." Plus encore, Diderot ne cesse de soutenir l’idée de continuité entre
la nature et la société. Pourtant, tout comme il procède avec Helvétius ou d’Holbach, Sade ne recourt à l’appareil théorique
de Diderot que pour mieux servir au mieux son dessein propre, au détriment des conceptions philosophiques et des
finalités éthiques des matérialistes français. Le cas est flagrant avec l’idée de nature. Chez Diderot, la nature, bien que
sans relation au vice et à la vertu, n’est pas immorale. Son amoralité se conjugue seulement au caractère irréductible des
lois naturelles. La loi de conservation est ainsi au fondement des lois de la nature. Dès lors, "c’est le cri de la nature."
Celui qui offense cet adage sacré, ne fait rien moins que de nier les soutènements de la vie sociale, allégation sadienne
par excellence. Assurément, pour Sade comme pour Diderot, il importe de suivre la nature, sauf que, si le mot revient
sans cesse dans l’œuvre du premier, le concept sadien ne saurait rappeler le naturalisme du second. La nature pour le
marquis, est criminelle et, plus encore, criminelle par passion du crime, ainsi que le poème de 1787, "La Vérité", l’énonce
sans ambages: "Tout plaît à la nature, il lui faut des délits. Nous la servons de même en commettant le crime. Plus notre
main l’étend et plus elle l’estime." De sorte que "la destruction était une des premières lois de la nature, rien de ce qui
détruira ne saurait être un crime." Plus rationnel qu’on ne l’estime souvent, Sade, au sein d’un matérialisme où tout n’est
que mécanique de matière, avance à la fois "qu’il n’y a point de destruction totale" et que la nature comme "confuse de
ses propres ouvrages", selon son héroïne Juliette, est animée d’un désir radical de néant. Loin du matérialisme enjoué
de Diderot, le nihilisme sadien ramène ainsi à un univers pessimiste voire sépulcral. Somme toute, bien que le marquis
se réclame de la mouvance matérialiste, il n’est pas envisageable de confondre la pensée de Diderot avec celle de Sade.
Pour Sade, comme pour Rousseau, le droit objectif n’est jamais que le fard d’un ordre institué. Dès lors, le soi-disant
prétendu pacte social est en réalité un contrat de crédules imposé par les possédants: "Si vous faites un acte d’équité
en conservant, par votre serment, les propriétés du riche, ne faites-vous pas une injustice en exigeant ce serment du
conservateur qui n’a rien ?" Sade, en maints endroits de son œuvre, sans partager la vision d’un état de nature serein,
ne dit pas autre chose. Pour l'auteur de "La philosophie dans le boudoir", l’avènement des lois n’est rien d’autre que la
préservation ou la garantie d’un ordre inégalitaire de la société naissante. "Le plus fort consentit à des lois auxquelles
il était sûr de se soustraire, elles se firent. On promulgua que tout homme posséderait son héritage en paix, et que celui
qui le troublerait dans sa possession de cet héritage éprouverait une punition. Mais là il n’y avait rien à la nature, rien
qu’elle dictât, rien qu’elle inspirât. Tout était l’ouvrage des hommes, divisés pour lors en deux classes. La première qui
cédait le quart pour obtenir la jouissance tranquille du reste. La seconde, qui, profitant de ce quart, et voyant bien qu’elle
aurait les trois autres portions quand elle le voudrait, consentait à empêcher, non que sa classe dépouillât le faible, mais
bien plus que les faibles ne se dépouillassent point entre eux, pour qu’elle pût seule alors les dépouiller plus à l’aise."
Tandis que l’épicurisme de Sade aurait fort bien pu se satisfaire de poser en principe la fission de l’intérêt privé et
de l’intérêt public, la rhétorique du marquis contre la loi est d’une éclatante loquacité. Pour Sade, la loi est à la fois
contradictoire et redondante car, éludant totalement la maxime des juristes selon laquelle sine "lege nullum crimen",
il en vient à soutenir que c’est la loi elle-même qui engendre le crime. Par conséquent, si "c’est la loi qui fait le crime, le
crime tombe dès que la loi n’existe plus." La loi est, de plus, inéquitable car "c’est une injustice effrayante que d’exiger
que des hommes de caractères inégaux se plient à des lois égales." La loi, dès lors, mène au despotisme car si l’on
peut encore espérer une conciliation, au moins provisoire et limitée, des intérêts particuliers, il ne fait aucun doute que
la loi finira toujours par les écraser, tous, indifféremment. La contestation de toute loi, cependant, n’implique en rien un
mépris de Sade pour la règle instituée. Bien au contraire, on sait combien le libertin scélérat n’envisage la profanation
que strictement réglementée. Au point qu’on en vient à douter si Sade est épris de raison, comme il le clame souvent, ou
si, plutôt, il ne serait pas tout simplement animé d’une furieuse passion de l’ordre. "L'ordre protège tous ses membres."
Parmi tous les avantages de lecture qu'autorise l’œuvre de Sade, il est en un qui est considérable, évaluer la puissance
des théories philosophiques du XVIIIème siècle, une fois celles-ci comparées et conduites à leurs conséquences. Dès
lors, la controverse portant sur la stature de Sade pour la philosophie paraît vaine. Si le marquis mérite l’attention des
philosophes, c’est moins parce qu’il serait penseur lui-même que pour les dispositifs fictionnels sans équivalent qu’il a
conçus pour mettre à l’épreuve les pensées de son temps. Sade s’adosse d’abord à la pensée politique de Diderot et à
celle de Rousseau, puis les fait jouer l’une contre l’autre afin de faire littéralement imploser le problème qui le taraude plus
que tout autre, la condition de possibilité de la société. En effet, l’objection que Sade oppose prioritairement au philosophe
est bien celle de la société et du droit, et non celle de la morale et de la vertu. Ce que le sadisme menace d’emblée, c’est
la simple potentialité de vivre ensemble, c’est l’existence même du lien social. Dès lors, Sade abat, avec nos modes de
penser les plus éprouvés, le socle de notre société, mais aussi de toute société, dans la mesure exacte où le déséquilibre
qu’il prête au général, discrédite totalement l’idée de loi. Autrement dit, les hommes, selon lui, ne peuvent même plus
s'entendre dans ce "peuple de démons" imaginé par Emmanuel Kant pour déterminer les concepts politiques essentiels.
La société promet le personnage sadien à la solitude, lequel peut s'évertuer, un temps, de se joindre à ses semblables
en vue de perpétuer des actes criminels. Sans doute les lieux clos de la perversion peuvent s’enchâsser dans l’espace
public de la citoyenneté et, mieux encore, les premiers peuvent faire un usage destructeur du second. En revanche, en
aucun cas, le cloître libertin ne saurait admettre un passage vers la société globale. La limite entre l’intérieur libertin et
l’extérieur social doit être strictement étanche, non seulement pour ce qui concerne les personnes et les comportements,
mais aussi pour les concepts. Sade fait littéralement imploser la notion même de citoyenneté. Le libertin sadien ne peut
être citoyen car l’intérêt général, consubstantiel à la citoyenneté et antithétique à l’égo criminel, anéantit chez lui, ipso facto,
toute velléité civique et, plus fondamentalement encore, ruine à jamais l’idée même de lien social. Son athéisme n’est pas
la simple négation de Dieu auquel s’adjoindrait un combat mené contre les dogmes religieux, les institutions cléricales et
les superstitions spiritualistes. Bien plutôt, sous le vocable d’athéisme, il faut entendre chez l’auteur de Juliette une égale
et furieuse réprobation de tout ce qui se présente à ses yeux comme une entrave à la liberté fondamentale de l’homme.
Sade est-il encore d’actualité ? Le mythe de Sade est-il voué à disparaître avec le XXème siècle, période où l'auteur et
son œuvre ont été portés au plus haut degré de gravité et de légitimité avec les surréalistes ? Sa pensée persiste mais
elle n’apparaît pleinement qu’à travers une analyse du contexte historique de sa sensibilité esthétique, qui trouve son
radicalisme le plus profond dans l’expérience du sublime. Il dissout l’opposition entre plaisir et douleur, entre désir et peur,
pour braquer son attention sur des sentiments d’horreur suscités par tout ce qui est terrifiant et agit de manière analogue
à la terreur. Sade a accordé avec une logique souveraine et une résolution sans fin l’expérience du sublime dans le cadre
de la sexualité, abolissant l’opposition entre pulsion de vie et pulsion de mort où tout se mute dans une désagrégation
universelle. En cela, la règle de la conformité à la nature peut indistinctement mener à deux résultats opposés, à l’illusion
positive du législateur Zamé, parvenu à créer dans son île une société béate, ou à l’utopie monstrueuse du château décrit
dans "Les 120 journées de Sodome." Pour Sade, le sublime n’est pas théorie, mais harmonie, car il accommode plaisir et
douleur, désir et peur. Le désir d'acceptation est indissociable du désir de démolition. Dès lors, l’abject devient sublime.
Bibliographie et références:
- J. Paulhan, "Le marquis de Sade et sa complice"
- P. Klossowski, "Le philosophe scélérat"
- M. Foucault, "Histoire de la folie à l’âge classique"
- R. Barthes, "Sade, Fourier, Loyola"
- M. Julien, "Sade et Diderot"
- J. Lacan, "Kant avec Sade"
- Ch. Descamps, "Quarante ans de philosophie en France"
- Ph. Rogier, "Sade, la philosophie dans le pressoir"
- A. Breton, "Entretiens"
- M. Blanchot, "La raison de Sade"
- Diderot, "Éléments de physiologie"
- F Guénard, "La nature et l’artifice"
Bonne lecture à toutes et à tous.
Méridienne d'un soir.
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