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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Je suis allé au marché aux oiseaux
Et j'ai acheté des oiseaux
Pour toi mon amour
Je suis allé aux marché aux fleurs
Et j'ai acheté des fleurs
Pour toi mon amour
Je suis allé au marché à la ferraille
et j'ai acheté des chaînes
Pour toi mon amour
Et puis je suis allé au marché aux esclaves
Et je t'ai cherchée
Mais je ne t'ai pas trouvée mon amour.
Jacques Prévert; "Paroles"
(Saine lecture pour un lundi matin...)
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Elle a minaudé auprès de mon Maître pour que l’on vienne à la soirée des Windsors alors que j’avais un programme avec mon pote Cauet et mes copines pour des bœufs improvisés.
On arrive avant elle et je me demande, si cette fois encore, elle ne fera pas faux bond à l’invitation.
Je guette l’entrée, ma coupe à la main et elle arrive. Elle est accompagnée d’un beau dominant, ils rient ensemble. Ça me fait du bien de la voir rire car cela fait des mois que je l’entends pleurer…
Ils se tiennent par la main et je les pense plus proches que je ne croyais. Je me garde de faire quelques remarques que ce soient même si des questions curieuses me brûlent les lèvres.
Elégante et souriante, je la retrouve comme à la belle époque, servant son partenaire avec dévotion.
Ça me fait bizarre de la voir dévouée à un autre que Oxy. Oxy et Cindy, c’est aussi mythique que Masterlau et Bergamote. Egoïstement, je les souhaiterais toujours ensemble mais la vie, et surtout Oxy, en ont décidé autrement et ça ne me regarde pas. Mais ça me renvoie à ma propre histoire et contre cela, je ne peux pas lutter. Je ne peux pas m’empêcher d’en vouloir à Oxy même si j’ai beaucoup de respect et d’affection pour lui.
Elle me rejoint sur la banquette et on babille comme deux collégiennes. C’est toujours un grand moment de plaisir que de se retrouver, elle et moi. On s’est découvertes par hasard, il y a quelques années déjà et la similitude de nos parcours (et accessoirement le partage du même dominant) nous a liées d’une amitié sincère.
J’ai vécu son abandon et ai écouté sa peine, tellement elle réveillait de douloureux souvenirs pour moi. Je connaissais le chemin qu’il lui faudrait parcourir. Je savais que cette phase de deuil lui paraîtrait interminable et qu’elle passerait par tellement d’états d’âme… Je savais et elle savait que je savais. Je devenais sa boule de cristal, lui expliquant avec patience, l’épreuve suivante.
Je lui servais des phrases toutes faites qu’on m’avait dites et dont je me nourrissais, à l’époque, pour survivre à mon chagrin. Remplacer Oxy, c’est comme remplacer Masterlau, c’est du domaine de l’impossible !
Pourtant, je savais combien il était important de ne pas renoncer à sa soumission à cause de la mort d’une histoire dans laquelle on n’avait pas vraiment de responsabilités. C’était le choix de l’autre que de dire stop à la relation, au nom de tout un tas de mauvaises raisons. Mais était-ce suffisant pour, à notre tour, dire stop au BDSM ?
Similitude de notre parcours, Cindy, tout comme moi, avions fait notre temps « vanille », mené notre carrière professionnelle, élevé nos enfants pour qu’à un moment, on décide de s’occuper de notre libido devenue morte.
Après le libertinage vite jugé fade, le BDSM nous avait ouvert des portes menant à des chemins lubriques insoupçonnés qui nous dévergondaient avec tellement de plaisir à la clé, qu’il aurait été criminel d’y renoncer. J’insistais pour qu’elle m’écoute et surtout qu’elle m’entende. Je la connaissais battante et tout à fait capable de surpasser sa peine pour se concentrer sur son futur bonheur.
J’aiguisais sa curiosité en lui parlant des rencontres que j’avais faites et qui, pour certaines, m’avaient fait vibrer le temps d’un instant.
Mais ce soir, on ne parle plus du passé. On regarde vers son avenir BDSM et elle en tisse la trame durant cette première sortie parée de son collier de pacotille. Elle est sollicitée par les membres du groupe qui l’apprécient tous. Elle sourit. Elle rit. Elle parade. Je l’aime ainsi.
Elle suit son dominant et je suis curieuse de la voir jouer mais ils se sont isolés et la porte est fermée ; je connais ce code et je respecte leur intimité. Je me réjouis pour elle de ce qu’elle peut être en train de vivre, à vibrer sous les caresses d’un autre. Cela fait partie de son « apprentissage » du retour à sa vie.
Elle revient le feu aux joues, alors que mon Maître me fouette en enroulant le fouet autour de mon corps. On se prend dans les bras et on partage ce moment, on virevolte afin de changer l’angle de l’impact.
Elle a envie de fouet et s’adresse à Masterlau. En deux clics, elle a ôté son joli corset de cuir et exhibe avec indécence ses moelleux melons qui composent sa poitrine opulente et blanche. Elle garde sa jupette de dentelle et son string. C’est déjà beaucoup pour elle de s’effeuiller ainsi en public. Je le sais, je la connais !
Elle décide tout ce soir et elle instrumentalise les autres à son propre plaisir. Elle est toujours soumise mais désormais c’est à elle-même. Elle donne que ce qu’elle veut donner. Elle se donne si elle veut. C’est une femme libérée même si elle ne se sent pas si libre que ça. Elle veut jouer les Houdini pour fourguer ses chaînes devenues rouillées, inutiles voire dangereuses.
Elle ne sera pas attachée. Elle veut garder le contrôle de ses bras en l’air. Elle s’impose une contrainte supplémentaire en s’agrippant aux chaînes qui pendent. Elle gigote comme si elle cherchait de la stabilité sur des sables mouvants, puis, soudain je la sens inspirer à fond et s’immobiliser. Elle est prête.
Masterlau œuvre sur elle. Il vit sa disposition comme un grand honneur qu’elle lui fait. Secrètement, il a espéré ce moment et c’est sans doute pour cela qu’elle n’a pas eu de mal à le convaincre de venir ce soir, au détriment de ma soirée « nanas ».
Je les regarde jouer ensemble. Le rythme est soutenu. Ça monte crescendo et c’est elle qui mène la danse. Elle ahane, elle crie comme si elle avait besoin de s’exorciser d’un mal qui l’asphyxie. Elle rit aussi et chaque fois, je pense qu’elle va dire stop. Elle se « punit » d’une abstinence qui n’a que trop duré. Elle en veut encore, mon Maître transpire. Ils sont ensemble dans cette bulle de complicité et d’admiration réciproque. C’est comme une lutte où le matériel est mis à rude épreuve, où le corps de la soumise encaisse et où les muscles des bras du fouetteur sont bandés à outrance.
Je constate que mon Maître ne fait quasiment pas de pause, qu’à aucun moment, il ne vient la caresser comme pour effacer les traces du passage de son engin et je m’approche d’elle pour la prendre dans mes bras. Je ne crains pas le fouet et l’affronte en regardant mon Maitre. Je sais qu’il fera particulièrement attention de ne pas m’atteindre au visage. Je veux m’assurer que ma topine va bien.
Je caresse le corps meurtri de Cindy. Elle est brûlante et l’espace d’un instant, je me demande si elle n’est pas allée trop loin. Mais les propos qu’elle chuchote à mon oreille me rassurent et je fais signe à mon Maître que tout va bien, qu’elle en veut encore, qu’elle peut encore.
Ils joueront longtemps ce soir-là et leur air hagard respectif lorsqu’enfin ils se poseront face à face m’en dira long sur leur satisfaction personnelle.
Le reste de la soirée sera plus léger pour Cindy, elle est venue chercher sa jouissance à elle, celle qui la fait vibrer et la confirme dans son statut de demandeuse de pratiques SM.
Je sais combien son retour, seule, à la maison lui sera pénible. J’ai connu, moi aussi, ces retours de soirée où l’on décide de rentrer seule, quand bien même on a envie de baiser et même si on a été sollicitée, voire tentée parfois.
Bizarrement, on est emplie d’une forme de culpabilité idiote, comme une adolescente qui aurait fait le mur pour se rendre au bal qu’on lui refuse depuis trop longtemps.
Cindy, tu es une pétroleuse et je sais que tu sauras puiser la force dans ta passion du BDSM pour envisager un avenir à deux. Tu ne trouveras pas le « remplaçant » de ton Maître Oxy, mais tu vivras autre chose, quelque chose de différent qui te rendra plus forte et plus sereine.
Moi aussi, lorsque j’ai perdu CKristo, j’ai pensé que je ne pourrais plus jamais rencontrer quelqu’un d’autre qui me fasse autant vibrer. D’ailleurs, lorsque Masterlau est entré dans ma vie, je ne lui ai accordé aucun crédit mais il a su me faire rêver et m’emmener dans son univers, où, avec confiance et amour, je l’ai suivi et où je me pavane dans le bonheur depuis trois ans.
Je vais continuer à te suivre, avec bienveillance, de loin ou de près (comme tu voudras), mais « je sais » d’ores et déjà, quelle soumise épanouie tu seras dans trois ans.
N’oublie jamais que si le pare-brise est plus grand que le rétroviseur, c’est pour pouvoir regarder DEVANT.
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Vu l'utilisation récente de quelques mots littéraires "compliqués", et à la demande de quelques membres, voici mon lexique abordant la littérature, la poésie et le théâtre. À toutes fins utiles...
J'espère que ce travail pourra être utile à quelques-uns.
A
acception : le sens particulier d’un mot.
acronyme : sigle prononcé comme un mot ordinaire.
exemples : ovni, sida, Fiat, drac...
acrostiche : poème ou strophe où les initiales de chaque vers, lues dans le sens vertical, composent un mot (auteur du texte, dédicataire...).
action : suite des événements dans une œuvre littéraire (ou un film).
adage : formule qui énonce une vérité générale ou une règle d’action. Elle fait souvent référence à un proverbe ancien.
exemple : « mens sana in corpore sano.»
alexandrin : vers de douze syllabes (et non pas "pied" ).
allégorie : figure de style qui consiste à personnifier une idée.
exemple : Cupidon est une allégorie de l’amour.
alliance de mots : il s’agit de la figure de style nommée aussi « oxymore » qui consiste à associer deux termes de sens opposés.
exemple : « l’obscure clarté » (Corneille).
allitération : répétition de plusieurs consonnes identiques.
exemple : « Pour qui sont ces serpent qui sifflent sur vos têtes ? » (Racine)
amplification : figure de style qui consiste à faire progresser l’idée par une énumération de termes de plus en plus forts et souvent de longueur croissante.
ampoulé : fait référence à un style plein d’emphase, sans simplicité.
anacoluthe : rupture de construction syntaxique.
exemple de Baudelaire (L’Albatros) :
« Exilé sur le sol au milieu des huées
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher »
anacrouse : demi-syllabe de temps faible initial d'un vers, précédant la première syllabe accentuée dont il est le prélude, ou syllabe accentuée servant de prélude à la cadence métrique. La syllabe en anacrouse est le plus souvent constituée d'une exclamation ou d'une conjonction de coordination ; elle est comme détachée de la trame rythmique.
anagramme : création d’un mot en disposant différemment les lettres d’un mot initial
exemple : aimer est un anagramme de Marie.
analogie : relation de ressemblance établie entre des réalités ou des notions qui, en tant que telles, sont de nature différente.
exemple : pour parler d’une « couleur criarde », j’ai dû créer une analogie entre une réalité visuelle et le domaine sonore en me basant sur une comparaison entre une couleur et une sonorité désagréables.
anaphore : figure de style qui consiste à commencer une série de phrases ou de vers par le même mot ou expression.
exemple : « Avec la mer... Avec le vent... Avec des cathédrales... Avec un ciel... etc ».
antihéros : personnage qui ne possède aucune des qualités attribuées généralement au héros (courage, moralité...).
antinomie : contradiction entre deux notions, idées, thèses.
exemple : Pour Sartre la liberté humaine et l’existence de Dieu sont antinomiques.
antiphrase : figure de style qui consiste à dire le contraire de ce que l’on pense. Elle est le procédé essentiel de l’ironie.
exemple : dire à un enfant qui a fait pipi au lit : « C’est du propre ! »
antithèse : 1) Figure de style qui consiste à opposer deux termes ou deux expressions dans une même phrase.
2) Point de vue opposé à une thèse précédemment exposée.
antonomase : figure qui consiste à remplacer, en vue d'une expression plus spécifiante ou plus suggestive, un nom propre par un nom commun (le Sauveur pour Jésus-Christ) ou un nom commun par un nom propre (un Tartuffe pour un hypocrite).
Et par extension : Substitution d'une expression suggestive à une expression banale.
antonyme : mot de sens opposé à celui d’un autre
exemple : « richesse » et « pauvreté ».
aparté : courte réplique que le personnage s’adresse à lui-même sans être entendu de ses partenaires, mais perçue par le public.
aphérèse : chute du début d’un mot.
exemples : « bus » pour « autobus », « pitaine » pour « capitaine »...
aphorisme : formule courte qui exprime une idée ou un principe moral.
apocope : suppression à la fin d’un mot d’une ou plusieurs syllabes.
exemples : « ciné » pour « cinéma », « pub » pour « publicité »...
apologie : éloge ou défense d’une personne, d’une théorie, d’une institution...
apophtegme : sentence morale (voir le mot « adage »).
apostrophe : figure de style qui consiste à s’adresser solennellement à une personne présente ou absente, ou à une réalité qu’on personnifie.
exemples :
• « Sois sage, ô ma Douleur (Baudelaire).»
• « C’est à Toi que je m’adresse, ô Dieu Tout-Puissant !»
archaïsme : figure de style qui consiste à employer dans un texte des mots vieillis ou démodés. Il est parfois choisi par un écrivain qui aime la langue du passé.
exemple : dire « partant » pour « par conséquent ».
argument : désigne une preuve que l’on avance pour défendre une idée ou réfuter une théorie adverse.
assonance : 1) Répétition de la même voyelle accentuée à la fin de deux vers :
exemple : file/rime ; lobe/pomme ; nu/cru (celle-ci est aussi une rime).
2) Répétition de voyelles :
exemple : « Tout m’afflige et me nuit, et conspire à me nuire.» (Corneille)
asyndète : absence volontaire d’éléments de liaison entre des mots ou des groupes de mots (des conjonctions de coordination ou de subordination manquent). L’asyndète permet de donner plus de rapidité et d’énergie à une phrase.
exemples :
• « Les parents boivent, les enfants trinquent.» (slogan contre l’alcoolisme)
• « Coup de fil, rasoir, voiture ; je monte ; la voici dans mes bras.»
autobiographie : récit que fait une personne de sa propre vie.
axiome : idée admise par tout le monde comme une évidence.
B
ballade : au Moyen Âge, poème lyrique à forme fixe (composé de trois strophes et d’un « envoi » en conclusion) : voir les ballades de François Villon.
barbarisme : grave incorrection de langage qui consiste à déformer un mot ou à créer malencontreusement un mot inexistant. Un barbarisme peut parfois provoquer une image qui ne manque pas de charme.
exemple :
• « détériorisation » pour « détérioration », « visualité ».
• « Une brise délicieuse, transportatrice d’une bonne odeur de tourbe, vint rafraîchir mon front.» (Queneau)
baroque (en littérature française) : mouvement littéraire qui se développe entre 1580 et 1665. Ses thèmes de prédilection sont : l’illusion, la métamorphose, le mouvement, l’instabilité, l’apparence. Tendance qui s’opposera au Classicisme épris de raison et de mesure.
binaire (rythme) : rythme qui se compose de deux éléments.
biographie : récit de la vie d’une personne ayant existé.
blog (anglicisme) : forme récente de récit autobiographique, sous forme de chroniques datées, et publiées sur internet périodiquement. À l’origine il s’agissait de rapports sur l’évolution d’un régime alimentaire ou d’un état de santé, pour témoigner de l’évolution et l’efficacité de la cure.
boulevard (pièce de —) : pièce de théâtre d’un comique léger, populaire et traditionnel.
bovarysme : trait psychologique qui consiste, à l’instar de Madame Bovary (Flaubert), à n’être jamais satisfait de la vie quotidienne, à se bercer d’illusions et à rechercher une vie romanesque.
burlesque : a) Historiquement le burlesque est une forme de comique parodique, bouffon, en vogue au milieu du XVIIème siècle. Il ridiculise les modèles de la littérature épique et du style précieux (cf. Le Virgile travesti ou Le Roman Comique de Scarron).
b) En général, on qualifie de burlesque toute situation dont le comique se fonde sur le ridicule, l’extravagance, la bouffonnerie (voir certaines séquences des films de Laurel et Hardy). Le mot se rapproche fortement de grotesque, loufoque, clownesque.
C
cacophonie : rencontre de sonorités semblables et déplaisantes. Elles sont parfois volontaires : celles-ci créent alors un effet humoristique.
exemple : « Il peut, mais peut peu ».
calembour : jeu de mots qui repose sur une différence de sens entre des mots dont les sonorités sont semblables ou assez proches.
exemple : « merveilleuse » et « mère veilleuse ».
calligramme : poésie dont la graphie des vers forme un dessin illustrant son sujet (Les Calligrammes d’Apollinaire).
catachrèse : métaphore banalisée, entrée dans l’usage.
exemples : les ailes d’un moulin, le pied d’une montagne...
césure : dans l’alexandrin classique, la césure désigne la coupe centrale du vers. Elle sépare le vers en deux moitiés égales ou hémistiches.
champ lexical : ensemble des mots utilisés pour désigner une notion.
exemple : « pneu, carrosserie, volant, coffre... » appartiennent au champ lexical de la voiture.
champ sémantique : ensemble des sens qu’un mot prend dans un énoncé donné.
exemple : le champ sémantique du mot «aimer» recouvre l’amour entre les hommes, l’amour paternel ou maternel, l’amour conjugal...
cheville : en versification, mot ou expression qui ne sert qu’à remplir un vers, pour obtenir un compte de syllabes correct.
exemple : Les adverbes en -ment du poème de Trissotin dans Les Femmes savantes de Molière
« Votre prudence est endormie
De traiter magnifiquement
Et de loger superbement
Votre plus cruelle ennemie...»
chiasme : figure de style qui consiste à inverser l’ordre des termes qui s’opposent (on a toujours une disposition croisée).
exemple :
- « Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger » (Molière)
- « Valse mélancolique et langoureux vertige ! » (Baudelaire)
chronique : a) récit d’événements (fictifs ou historiques) qui suit l’ordre dans lequel ils se sont déroulés (Les chroniques de l’historien Jean Froissart).
b) événements d’actualité, nouvelles concernant tel ou tel milieu, ou encore rubrique journalistique qui en rend compte régulièrement (chronique sportive, gastronomique...).
chute : en littérature, effet de surprise inattendu produit par la fin d’un texte. La chute est aussi un terme de versification qui désigne le dernier vers d’un sonnet. En général elle est particulièrement soignée.
classicisme : mouvement intellectuel et artistique de la seconde moitié du 17 ème siècle, caractérisé par la recherche de l’ordre, de la clarté, de la mesure, du naturel, du vraisemblable et par la prédominance de la raison (Pascal, Racine, Corneille, Boileau...).
clausule : dernier membre particulièrement travaillé d’une strophe, d’un vers ou d’une période oratoire.
cliché : idée toute faite, conventionnelle, banale. Le cliché désigne souvent une idée tellement vue, lue ou entendue qu’elle n’est plus originale.
comédie : pièce de théâtre qui provoque le rire.
comparaison : figure de style qui consiste à établir un rapport entre un terme et un autre terme (terme comparatif, comparé et comparant obligatoires).
exemple : Paul est gai comme un pinson.
confident : dans la tragédie classique, personnage auquel le héros se confie.
connotation : sens second d’un mot.
contrepèterie : interversion des lettres ou des syllabes d’un ensemble de mots spécialement choisis, afin d’en obtenir d’autres dont l’assemblage ait également un sens, de préférence burlesque ou grivois.
exemple : «femme folle à la messe» (Rabelais) pour «femme molle à la fesse».
coq-à-l’âne : texte dans lequel on saute sans transition d’une idée à une autre idée sans rapport avec la précédente.
couleur locale : expression mise à l’honneur par les écrivains romantiques pour désigner tout ce qui, dans une oeuvre, rappelle l’époque ou le lieu où elle se déroule, ou en donner l’impression : langue, coutumes, décor, vêtements, arts («couleur» signifie ici «aspect caractéristique»). La couleur locale rend un texte plus véridique.
coup de théâtre : au théâtre, brusque revirement de situation. On dit aussi «Deus ex Machina» (voir ce terme)
coupe : dans un vers, pause après une syllabe accentuée. La principale coupe est la césure.
exemple :
«Le long /d’un clair ruisseau// buvait/ une colombe» (La Fontaine)
critique :
a) domaine de l’activité intellectuelle et artistique qui étudie les oeuvres artistiques.
b) ensemble des écrivains ou journalistes dont le métier est de faire la critique des oeuvres artistiques.
D
Dada : mouvement intellectuel et artistique qui voulut détruire les valeurs traditionnelles et les conventions esthétiques. Il précéda le Surréalisme.
décasyllabe : vers de dix syllabes.
deus ex machina (un dieu qui sort de la machine du décor) : expression latine employée au théâtre pour désigner une personne ou un événement qui intervient de façon invraisemblable, un coup de théâtre, souvent à la fin d’une pièce, pour en permettre le dénouement.
diachronie : en linguistique, ensemble des faits de langue étudiés dans leur évolution historique (par opposition à synchronie : voir ce mot).
diatribe : texte, discours ou propos violent et injurieux à l’encontre de personnes, de groupes, de comportements...
exemple : «des diatribes contre les moeurs modernes».
didascalies : ensemble des indications scéniques (généralement représentées en italique) qu’un auteur ajoute à son texte pour signifier aux interprètes le ton à prendre, le geste à faire, la place à adopter, au cours de la représentation.
dénotation : sens premier d’un mot.
exemple : la dénotation du mot «araignée» est arachnide.
dichotomie : division nette entre deux réalités qu’on sépare nettement et qu’on oppose .
didactique (ouvrage) : qui vise à instruire.
diégèse : terme de la nouvelle critique qui désigne la fiction ou l’histoire.
diérèse : en versification, la diérèse est le fait de prononcer en deux syllabes deux voyelles qui se suivent. Le but de la diérèse est de souligner un mot (procédé de mise en valeur).
exemple : Et se réfugi-ant dans l’opi-um immense (Baudelaire).
digression : développement qui s’écarte du sujet.
direct (style) : expression directe des paroles et des pensées des personnages.
exemple : Elle lui dit : «Je t’aime.»
disjonction : voir asyndète.
distanciation : La théorie de la distanciation vient de Brecht (auteur très important du théâtre nouveau en Allemagne). Brecht souhaitait que l’acteur refuse de s’identifier au personnage qu’il joue et que le spectateur ait un recul critique par rapport au personnage. La théorie de la distanciation détruit donc l’illusion du réel.
distique : strophe composée de deux vers.
dithyrambique : qui est très élogieux, d’un enthousiasme excessif (fait référence au dithyrambe qui est un poème antique très élogieux).
exemple : «Il parle de ses parents en des termes dithyrambiques.»
divertissement : terme pascalien pour désigner les activités qui nous détournent de l’essentiel.
dramaturge : auteur de pièces de théâtre.
drame : pièce de théâtre, développée à partir du 18 ème siècle, qui n’est ni une comédie ni une tragédie (le drame offre une action généralement tragique et pathétique : il comprend des éléments à la fois réalistes, familiers et parfois comiques). Voir par exemple le drame bourgeois de Diderot ou le drame romantique de Hugo ou de Musset.
E
école : au sens artistique et littéraire, rassemblement d’écrivains, d’artistes ou d’intellectuels qui partagent les mêmes
préoccupations esthétiques (l’école romantique, l’école naturaliste...).
écriture : le style.
éditorial : article de fond, dans la presse, situé en général en première page, qui reflète la position prise par la rédaction sur un sujet donné.
L’éditorialiste est souvent le rédacteur en chef.
élégiaque : ton plaintif et mélancolique qui est propre aux élégies poétiques, et qu’on peut retrouver ailleurs, dans la musique par exemple.
ellipse : figure de style qui consiste à omettre un ou plusieurs éléments en principe nécessaires à la compréhension du texte, pour produire un effet de raccourci. L’ellipse nous oblige toujours à rétablir mentalement ce que l’auteur passe sous silence. Des ellipses peuvent également apparaître dans des récits ou des films, dans la mesure où certains événements ne sont pas évoqués.
exemple : « Pris ou non, exécuté ou non, peu importait.» (Malraux)
emphase : exagération verbale. Un style emphatique est ampoulé, grandiloquent, pompeux.
engagement : en littérature ou dans l’art en général, attitude qui consiste à mettre son œuvre au service d’une cause sociale ou politique.
L’écrivain engagé met son œuvre au service d’une cause qui, selon lui, doit être défendue : il combattra ainsi les injustices, toutes les formes d’oppression... La littérature engagée sera défendue essentiellement par Sartre et critiquée par le Nouveau Roman qui estime que l’art ne doit pas défendre une cause qui lui serait supérieure.
enjambement : en versification l’enjambement est un procédé qui consiste à faire «déborder» une phrase d’un vers sur le vers suivant ; la compréhension du premier vers est impossible sans la lecture de la partie de la phrase rejetée dans le second.
entrefilet : court article inséré dans un journal de manière à attirer l’attention.
énumération : procédé qui consiste à énoncer successivement les différentes partie d’un tout.
épigone : en littérature, successeur, imitateur d’un auteur ou d’une école qui précèdent. Le terme a souvent un sens péjoratif.
épigramme : poème se terminant par un trait de satire.
épigraphe : courte citation placée en tête d’un livre, d’un article ou d’un chapitre d’ouvrage. L’épigraphe donne le ton du texte ou éclaire sur son intention.
épilogue : texte qui clôt une oeuvre pour en achever l’histoire ou mettre en valeur son sens.
épique (style) : a) qui se rapporte à l’épopée ou à des oeuvres littéraires qui offrent les caractéristiques de l’épopée (actions du héros magnifiées, noblesse des sentiments, faits exagérés...).
b) qui, en dehors des œuvres littéraires proprement dites, présente des caractères dignes de figurer dans une épopée.
exemple : un film épique, un débat épique...
épistolaire : qui se rapporte aux lettres, à la correspondance écrite (voir, par exemple, le roman épistolaire, constitué uniquement d’une série de lettres : Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos ou Les Lettres persanes de Montesquieu).
épitaphe : inscription gravée sur une tombe.
épître : lettre en vers (voir les épîtres de Marot, Voltaire...).
équivoque : mot ou phrase pouvant avoir un double sens.
essai : ouvrage de réflexion en prose, qui propose une étude sur un sujet donné.
étymologie : étude de l’origine et de l’histoire des mots.
euphémisme : figure de style qui consiste à atténuer la réalité dont on parle, par l’emploi d’une expression indirecte qui l’adoucit (disparu pour mort, petit coin pour cabinet, maladie de longue durée pour cancer. Il
atténue une réalité afin de ne pas choquer l’interlocuteur (un
professeur qui écrit sur une copie médiocre : «Il y a des progrès
possibles»).
euphonie : agencement agréable de sonorités dans un mot (certains poètes y sont très attentifs).
exégèse : science qui consiste à établir, aussi scientifiquement que possible, le sens précis d’un texte (une analyse minutieuse du sens des mots est parfois réalisée). Par extension ce terme désigne l’étude trèsapprofondie d’un texte.
exergue : ce qui présente, explique. L’expression « mettre en exergue » signifie « mettre en évidence ».
exemple : « Mettre un proverbe en exergue à un texte ».
exorde : première partie d’un discours. Elle est l’introduction qui a pour but de créer un lien avec l’auditeur, de lui annoncer le sujet du discours et d’en exposer le plan.
explicite : qui est dit clairement.
exposition : début d’une œuvre (théâtrale essentiellement) où sont exposés les éléments indispensables à la compréhension de l’intrigue ou du récit.
F
fable : court récit en vers ou en prose contenant un enseignement moral très souvent explicité (Les Fables de La Fontaine).
fabliau : petit conte en vers du Moyen Âge, au ton satirique.
fac-similé : reproduction exacte d’un document.
fantastique : désigne une littérature qui se caractérise par l’intrusion de l’insolite, de l’extraordinaire, du mystère dans le cadre de la vie réelle. À notre époque, l’atmosphère y est souvent dominée par l’épouvante (ou l’angoisse) et l’horreur.
fantasy (anglicisme) : genre mineur du fantastique, souvent épique (voir ce mot), se déroulant dans un monde parallèle inspiré de notre moyen-âge et incluant la magie et des créatures récurrentes (mages, dragons, fées, trolls, guerriers mutants, etc). L’œuvre amblématique de ce genre, et pratiquement la référence à tous les autres, étant sans conteste «le Seigneur des Anneaux» de Tolkien.
farce : pièce comique, au Moyen Âge, qui fut d’abord intercalée dans les représentations de mystères : elle était caractérisée par un comique bouffon, satirique (son comique, parfois grossier, était fondé sur des jeux de scène, des calembours, des quiproquos...) : La farce de Maître Pathelin au XV ème siècle, Le médecin malgré lui de Molière...
fiction : succession d’événements, histoire, non inspirées de la réalité mais nées de l’imagination de l’auteur.
figure de style : procédé d’expression particulier. Utiliser des figures de style, c’est vouloir dépasser le simple désir de transmettre une information en utilisant un langage original.
figuré (sens) : sens second de certains mots.
figure de rhétorique : figure de style et procédé qui concernent plus particulièrement l’art du discours.
filée (métaphore) : On appelle une métaphore filée une métaphore qui se développe longuement (sur une ou plusieurs phrases) en poursuivant l’analogie sur laquelle elle se fonde.
exemple :
«Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage,
Traversé ça et là par de brillants soleils ;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage...» (Baudelaire)
focalisation : point de vue qui permet de préciser d’où et comment, dans une oeuvre littéraire, les faits, les personnages, les objets... sont perçus (le narrateur peut être extérieur au récit et en même temps analyser le
caractère des personnages comme un Dieu qui voit tout et sait tout ; il
peut être lui-même un personnage qui découvre petit à petit les choses ; il peut être un témoin extérieur au récit qui se contente de décrire ce qu’il voit sans rien analyser).
G
galimatias : langage ou écrit embrouillé, inintelligible.
gargantuesque : digne du héros de Rabelais, Gargantua (énorme et pittoresque).
genèse (d’une œuvre) : ensemble des éléments qui ont contribué à produire une œuvre, manière dont l’œuvre s’est formée.
genre (littéraire) : catégorie d’œuvres que l’on rassemble à partir de critères divers. Si l’on tient compte de la structure formelle de l’œuvre, on distingue le roman (ou récit d’une manière générale), la poésie, le théâtre, l’essai, l’autobiographie.
Geste (Chanson de —) : nom donné au moyen-âge à des épopées, en vers, qui étaient récitées avec un accompagnement musical (gesta en latin signifiait actions). Ces chansons racontaient les exploits de héros ou desgrands faits (voir La Chanson de Roland).
gradation : succession de mots dont les significations ont une intensité croissante ou décroissante
exemple : « Je me meurs, je suis mort, je suis enterré.» (Molière)
grandiloquence : éloquence pompeuse, constituée de grands mots creux et de tournures emphatiques.
H
hagiographie : récit de la vie d’un saint.
harmonie imitative : effet de style par lequel un texte, en combinant diverses sonorités, tend à reproduire ou à suggérer le son produit par la réalité qu’il décrit, dans le principe de l’allitération (voir ce mot).
exemple (voir, dans ces deux vers, certaines sonorités qui évoquent l’écoulement de l’eau) :
« La respiration de Booz qui dormait
Se mêlait au bruit sourd des ruisseaux sur la mousse.» (Hugo)
hémistiche : la moitié d’un vers.
hendécasyllabe : vers de onze syllabes.
heptasyllabe : vers de sept syllabes.
hermétique (style) : difficile à comprendre (on parle de l’hermétisme de certains poèmes de Mallarmé).
hexasyllabe : vers de six syllabes.
hiatus : heurt de deux voyelles dont l’une finit un mot et dont l’autre commence le mot suivant. Quelques hiatus existent à l’intérieur des mots. L’hiatus produit la plupart du temps un effet désagréable. Néanmoins certains auteurs l’utilisent dans un but expressif.
exemple : «Après bien du travail le coche arriva au haut.» (La Fontaine)
historiographe : écrivain chargé d’écrire l’histoire officielle de son temps ou de son souverain. Il présente l’histoire en flattant le pouvoir qui l’emploie (ce n’est donc pas un historien !).
holorimes : se dit de vers aux rimes homophones, c'est à dire qui oralement résonnent à l'identique sur l'ensemble du vers.
exemple fameux de Marc Monnier :
«Gall, amant de la Reine, alla, tour magnanime,
Galamment de l'arène à la tour Magne, à Nîmes ».
homéotéleute : L’homéotéleute désigne le retour, à la finale d’un mot, d’un même son à l’intérieur de la même phrase ou du même vers.
exemple : « Que pour nous battre, et de nous battre un contre quatre...» (Edmond Rostand)
homonyme : se dit des mots qui se prononcent de la même façon mais qui ont des sens différents
exemple : « saint », « ceint », « sain ».
homophone : deux mots ou groupes de mots sont homophones lorsqu’ils comportent les mêmes sons.
exemple : « Naturiste : corps sage sans corsage.» (Alain Finkielkraut)
honnête homme : expression qui désigne au XVII ème siècle, une personne cultivée, modérée, ayant le sens des convenances sociales et le goût de la vie mondaine de l’époque. Ses sentiments étaient nobles. Son honnêteté intellectuelle et morale étaient exemplaires. Ainsi l’honnête homme était bien plus que l’homme honnête d’aujourd’hui !
hymne : poème lyrique célébrant un personnage, une idée ou une réalité morale, un grand sentiment, une patrie...
hypallage : figure de style qui consiste à attribuer à un mot d’une phrase ce qu’il conviendrait normalement d’attribuer à un autre mot de celle-ci.
exemples :
• « l’odeur neuve de ma robe » (Valéry Larbaud) : c’est, en fait, la robe qui est neuve.
• « une île paresseuse » (Baudelaire) : ce sont, en fait, les habitants de l’île qui vivent paresseusement.
hyperbole : figure de style qui consiste à exagérer l’expression de sa pensée.
exemples :
• « Peuple qui, de ton sang, écrivit la légende » (Edmond Rostand)
• « J’étais mort de peur ! »
hypotypose : procédé stylistique qui comprend l’harmonie imitative (voir ce mot), mais aussi tout ce qui est mise en scène, mouvement descriptif, découpage des phases d’une action. L’objectif est que le lecteur « ait l’impression d’y être ».
exemple : «...je cours à toutes jambes ; j’arrive essoufflé, tout en nage ; le cœur me bat ; je vois de loin les soldats à leur poste, j’accours, je crie d’une voix étouffée. Il était trop tard.» (Rousseau)
I
iconographie : ensemble des illustrations contenues dans un ouvrage.
impair (vers) : vers dont le nombre de syllabes est impair.
impromptu (sens littéraire) : petit poème ou petite pièce de théâtre improvisés par l’auteur.
incise : proposition insérée à l’intérieur d’un phrase et qui a pour but de rapporter les paroles ou la pensée de quelqu’un.
exemple : « Je ne veux pas, lui disait-il, que tu m’oublies ».
index : liste alphabétique, en fin d’ouvrage, des sujets traités ou des noms cités, avec les références correspondantes.
indirect (style) : procédé qui consiste à rapporter les paroles de quelqu’un sous la forme d’une proposition subordonnée.
exemple : « Elle lui dit qu’elle l’aimait ».
indirect libre (style) : procédé qui consiste à rapporter d’une manière indirecte les paroles de quelqu’un en supprimant la subordination
exemple : « Rieux répondit qu’il n’avait pas décrit un syndrome, il avait décrit ce qu’il avait vu.» (Camus)
induction : en logique, opération de l’esprit par laquelle on énonce une idée générale à partir d’un ou plusieurs faits particuliers.
injonction : commandement, ordre. Un texte injonctif est un texte qui ordonne d’obéir ou qui pousse simplement à agir. Le mode impératif a une valeur injonctive.
intransitif : se dit d’un verbe qui n’a pas de complément d’objet direct ou indirect.
exemples : dormir, voyager...
ironie : figure de style, fondée le plus souvent sur l’antiphrase, qui consiste à exprimer le contraire de ce que l’on pense pour mieux faire comprendre qu’en réalité, on pense le contraire de ce que l’on dit.
exemple : dire à un enfant turbulent : « Quel gentil pinson ! »
irréguliers (vers) : se dit des vers qui n’offrent pas le même nombre de syllabes.
isométrique : désigne les rimes qui ont le même nombre de syllabes, des vers qui ont la même métrique accentuelle, des strophes composées de vers de même longueur.
J
jargon : a) langage particulier à une profession (jargon juridique, médical...).
b) langue compliquée, peu compréhensible en dehors du clan qui la pratique.
juxtaposition : on dit que deux propositions sont juxtaposées lorsqu’elles n’ont aucun mot de liaison entre elles.
K
kafkaïen : se dit d’une situation ou d’une atmosphère qui rappelle l’univers oppressant, absurde et cauchemardesque des romans de Kafka.
exemple : « L’administration est parfois kafkaïenne ».
L
lapalissade : vérité évidente. Le terme vient du personnage de La Palice, dont une chanson dit précisément : « Un quart d’heure avant sa mort, il vivait encore ».
langue de bois : langue lourde et stéréotypée qui élude les problèmes (on est à l’opposé d’un “parler vrai“).
lapsus : erreur consistant à déformer un mot ou à employer un mot pour un autre, en parlant ou en écrivant. Le lapsus est involontaire et traduit, selon Freud, une pensée inconsciente.
exemple : Le jeune mariée qui écrit à sa belle-mère : « Vous êtes évitée à mon anniversaire !»
lieu commun : voir le mot « cliché ».
leitmotiv : image (ou thème) qui se répète dans une œuvre artistique.
lexique : a) Dictionnaire restreint, consacré au vocabulaire particulier d’une science ou d’une technique (lexique de la philosophie, des termes musicaux...).
b) Ensemble des mots qui constituent la langue d’une communauté.
libelle : petit texte attaquant violemment une personne ou une institution. On emploie plus couramment le mot pamphlet.
libre (vers) : terme qui s’applique à la poésie moderne. Il désigne des vers dont la structure (longueur, césure, coupe), les rimes et le groupement (strophe...) sont libres, donc non soumis aux règles de versification.
lipogramme : texte dans lequel une ou plusieurs lettres de l’alphabet sont volontairement absentes.
exemple : le récit de Perec «La disparition», qui ne contient aucune voyelle "e" !
litote : figure de style qui consiste à dire le moins pour, en réalité, faire entendre le plus. Son but est souvent de modérer les éloges ou les aveux. Elle procède fréquemment par la négation du contraire.
exemples :
• « Ce n’est pas la grande forme » pour « je suis au plus mal ».
• « Pas génial » pour « franchement nul ».
• « Pas mauvais » pour « très bon ».
• « Va, je ne te hais point » (Corneille), pour « Je t’aime beaucoup ».
• Un professeur qui écrit sur une copie médiocre : « Ce n’est pas génial ».
logorrhée : trouble du langage caractérisé par un abondant flot de paroles débitées rapidement sur de longues périodes. Par extension : verbalisation ou écrit (en tchat par exemple) rapides et parfois désadaptés.
Lumières (philosophie des —) : Les Lumières désignent un mouvement intellectuel européen qui a dominé le XVIIIème siècle, se développant sous l’impulsion des philosophes. Les Lumières désignent les facultés humaines (raison, intelligence...) et les idées nouvelles (tolérance, foi dans le progrès...) qui doivent éclairer l’époque.
M
mal du siècle : état d’âme caractéristique de la jeunesse romantique au XIXème siècle (un sentiment fait de mélancolie et d’inquiétude).
manifeste : écrit théorique par lequel une école ou un mouvement (littéraire, artistique) fait connaître au public ses convictions esthétiques ou politiques.
marivaudage : style propre au théâtre de Marivaux (langage raffiné et complexe de personnages qui jouent avec les sentiments amoureux).
mélodrame : au XIXème siècle, le mélodrame se caractérise par l’invraisemblable complexité de l’intrigue, la simplification des caractères (les bons et les traîtres) et des émotions (violence, amour, bons sentiments). Le public recherchait la pitié, l’horreur et les pleurs à bon marché. Aujourd’hui, par extension, le terme désigne des situations caricaturalement pathétiques.
mémoires : récit d’événements historiques dont l’auteur a été témoin ou auxquels il a participé. L’auteur de mémoires est un mémorialiste.
merveilleux : désigne tout ce qui, dans un texte, est du domaine du surnaturel (réalités surnaturelles, éléments féeriques, magie...). On le retrouve dans les contes de fée où les données du monde surnaturel sont acceptées comme allant de soi par le lecteur ou le spectateur.
métaphore : figure de style qui consiste à remplacer un mot (ou un un groupe de mots) par un autre mot en vertu d’un rapport de sens entre les deux termes.
exemple : la phrase «tes yeux sont bleus comme l’océan» devient «l’océan de tes yeux» (le sème commun entre le mot «océan» et le mot «yeux» est la couleur).
métonymie : figure de style qui consiste à remplacer un terme par un autre terme qui est dans un rapport de contiguïté ou de liaison avec le premier (une relation étroite unit ces deux termes). On observe les cas suivants :
• La cause pour l’effet : « boire la mort » pour « boire le poison » qui entraîne la mort.
• Le lieu d’origine pour la chose : « fumer un havane » (un cigare originaire de La Havane).
• Le contenant pour le contenu (ou vice versa) : « boire un verre » (boire le contenu d’un verre).
• Le symbole pour le symbolisé : « J’ai quitté la robe pour l’épée » pour «J’ai abandonné la magistrature pour le métier des armes ».
miracle : spectacle, centré sur un thème religieux, qui se jouait, au Moyen Âge, sur le parvis des églises.
monographie : étude détaillée écrite sur un seul sujet précis.
monologue : mot qui appartient au vocabulaire théâtral pour désigner une scène dans laquelle un personnage parle seul, pour lui-même ou pour les spectateurs.
monologue intérieur : procédé qui nous dévoile la pensée d’un personnage au moment même de sa formation (pensée livrée telle quelle dans un désordre apparent). Les pensées, qui se déroulent dans la conscience du personnage, sont, bien entendu, exprimées à la première personne du singulier.
monosémie : fait, pour un mot ou une expression, de n’avoir qu’une seule signification. Les mots scientifiques sont souvent monosémiques.
mot-valise : mot nouveau qui est le résultat de la rencontre de deux mots.
exemple : « camembour : style de blague que l’on aime bien faire entre la poire et le fromage.» (Alain Finkielkraut)
mystère : au Moyen Âge, le mystère est une représentation dramatique d’inspiration religieuse. Les acteurs y jouaient divers épisodes de la vie du Christ ou de scènes tirées de la vie des saints. Ces spectacles offraient des scènes, à la fois surnaturelles, mystiques, réalistes et comiques,qui plaisaient au public populaire (celui-ci participait souvent au spectacle).
N
narrateur : voix qui raconte la fiction.
narration : manière de raconter les événements.
naturalisme : réalisme poussé à l’extrême, principalement illustré par Zola qui souhaitait que le roman rende compte de la vie naturelle et sociale de façon scientifique et exhaustive.
niveau de langue : niveau de langage auquel choisit de s’exprimer un auteur. On distingue trois niveaux ou registres de langue :
a) le niveau familier (termes et images argotiques et populaires, syntaxe du langage parlé...).
b) le niveau courant (style correct).
c) le niveau soutenu (style littéraire : vocabulaire recherché, soin des figures de style...).
néologisme : mot nouveau, souvent inventé par un auteur à partir de mots existants ou d’une étymologie plus ou moins plausible.
Nouveau Roman : nom donné par la critique à des romanciers français qui, à partir de 1950, ont décidé de détruire les conventions du roman traditionnel (le Nouveau Roman est une catégorie du roman nouveau).
nouvelle : court récit en prose, généralement centré sur un seul évènement, avec des personnages peu nombreux. Les personnages sont vraisemblables à la différence de ceux que l’on rencontre dans les contes. En général une nouvelle se termine par une chute inattendue. L’auteur de nouvelles est un nouvelliste ou novelliste.
O
octosyllabe : vers de huit syllabes.
ode : a) Dans la Grèce antique, poème lyrique destiné à être chanté ou dit avec un accompagnement musical (qu’on appelle improprement aujourd’hui «slam»).
b) Du XVIème siècle à la poésie romantique, l’ode désigne un poème solennel et majestueux qui évoque la divinité, un héros ou la destinée humaine.
onomastique : science des noms propres, spécialement des noms de personnes.
onomatopée : création d’un mot dont les sonorités sont censées reproduire le bruit qu’il désigne ou évoquer la chose qui produit ce bruit.
exemple : « boum », « crac », « roucoulement »...
opuscule : petit livre.
oraison funèbre : sermon prononcé à l’occasion des funérailles d’une personne illustre.
oratoire : qui concerne l’art de parler en public, l’éloquence des orateurs.
oxymore (ou oxymoron) : voir alliance de mots.
P
palindrome : texte que l’on peut lire de gauche à droite et inversement.
exemple : « élu par cette crapule ».
pamphlet : écrit satirique en général court et violent, qui attaque une personne connue, une institution, la religion, le gouvernement...
panégyrique : discours public célébrant les louanges d’une personne illustre. Éloge de quelqu’un ou quelque chose. Apologie excessive à la gloire de quelqu’un.
parabole : petit récit allégorique qui propose un enseignement moral ou un message religieux. Le Nouveau Testament est riche en paraboles.
paradoxe : énoncé qui présente des arguments allant à l’encontre des opinions généralement admises.
exemple:
« Il avait le don de paresse et donc d’organisation.» (certains paresseux simplifient leur travail en l’organisant mieux)
paralittérature : terme qui désigne, à tort, toute littérature qui n’entrerait pas dans le cadre d’une vraie littérature (bande dessinée, roman policier, fantasy, chanson...).
paralogisme : raisonnement qui semble approximativement logique, mais qui en réalité est faux. Le paralogisme est en général fait de bonne foi, ce qui n’est pas le cas du sophisme (voir ce mot).
paraphrase : opération de reformulation qui consiste à redire d’une autre manière ce qui a déjà été dit. La paraphrase peut avoir un sens péjoratif, dans la mesure où de nombreux étudiants, par exemple, répètent les phrases d’un auteur sans les expliquer ou les analyser.
parataxe : voir asyndète.
Parnasse : mouvement littéraire du XIX ème siècle qui, sous l’égide de Leconte de Lisle, critiqua le romantisme et notamment l’expression des sentiments personnels.
parodie : imitation caricaturale, burlesque, d’une œuvre connue (sérieuse).
paronomase : figure de style qui consiste à rapprocher deux paronymes, c’est-à-dire deux mots très proches sur le plan de la sonorité, d’où le risque de confusion. Elle est fréquemment utilisée dans le langage publicitaire.
exemple : « collision/collusion » ; « abjurer/adjurer » , « L’amour à mort » (titre d’un film d’Alain Resnais).
paronyme : mot très proche d’un autre par la sonorité (voir paronomase).
pastiche : imitation d’une œuvre en s’en approchant le plus possible, au point de tromper sur l’origine.
pastoral : œuvre ou genre littéraire mettant en scène des bergers. Qui dépeint ou évoque les mœurs champêtres.
pathétique : qui émeut profondément et douloureusement.
pathos : le pathos est du pathétique facile, mélodramatique, exagéré. Il se rencontre fréquemment dans la presse à sensation, les discours, les romans populaires. Le pathos cherche à provoquer des émotions fortes par des moyens assez grossiers.
pentasyllabe : vers de cinq syllabes.
période (oratoire) : phrase longue et complexe utilisée dans le style oratoire.
péripétie : tout événement qui modifie le cours de l’action dans une oeuvre de fiction.
périphrase : figure de style qui consiste à remplacer un terme usuel par un groupe de mots qui possède un sens équivalent. Les Précieux du XVIIème siècle en abusaient. Elle a parfois une fonction poétique.
exemples : « la capitale du royaume » pour Bruxelles, la « messagère du printemps » pour l’hirondelle.
péroraison : conclusion d’un discours (elle présente l’essentiel de l’argumentation et cherche à émouvoir l’auditeur).
personnification : procédé stylistique qui consiste à présenter comme un être animé une notion, une abstraction, une chose ou toute forme de réalité inanimée.
exemple : « Il appelle la Mort. Elle vient sans tarder,
Lui demande ce qu’il faut faire» (La Fontaine)
pied : s’emploie de façon erronée en prosodie pour désigner les syllabes comptées des vers. Seul le mot «syllabe»est juste.
pittoresque (style) : qui offre de nombreux détails visuels, colorés, imagés.
plagiat : action qui consiste à copier une œuvre (ou une partie de cette œuvre) en la présentant comme sienne.
Pléiade : groupe de poètes du XVIème siècle, admirateurs de l’Antiquité grecque et latine, qui voulurent promouvoir la langue française.
pléonasme : expression qui consiste à donner deux fois la même information.
Redondance fautive sauf si elle est créée dans un but volontaire (ex : applaudir des deux mains, penser dans sa tête, …).
Par extension : juxtaposition de deux mots de même signification (ex : au jour d’aujourd’hui, bien évidemment, …).
polémique (style) : qui, par son ton combatif, cherche à susciter des réactions vives chez le lecteur.
polysémie : propriété d’un terme qui a plusieurs sens selon les contextes.
exemple : le mot « amour ».
poncif : voir le mot « cliché ».
Préciosité : mouvement littéraire et intellectuel du XVIIème siècle qui se traduit par un grand raffinement du langage, par l’importance accordée à la vie mondaine et aux manières recherchées. La préciosité fut surtout développée, dans les salons, par des femmes de la haute société (Molière les a ridiculisées dans « Les Précieuses ridicules »).
prétérition : figure de rhétorique par laquelle on dit que l’on ne va pas dire ce que l’on dit, pour mieux attirer l’attention sur l’élément passé sous silence.
exemple : « Je n’ai pas besoin de vous dire que je suis scandalisé par votre attitude ».
prolepse : figure de rhétorique qui consiste à réfuter d’avance l’objection que pourrait faire un interlocuteur.
exemple : « Vous me direz que l’accumulation des têtes nucléaires est l’unique façon d’empêcher la guerre atomique, mais...»
prologue : a) dans l’Antiquité, partie d’un spectacle théâtral qui précède la pièce proprement dite, dans laquelle, souvent, un personnage vient présenter le sujet avant l’entrée du chœur.
b) dans les ouvrages modernes, texte introductif ou préface. Partie assez courte qui relate des événements antérieurs à l’action proprement dite de l’oeuvre (dans ce sens l’antonyme est « épilogue »).
prosaïque : qui manque de poésie, qui est banal, plat commun. Ce mot issu de « prose » (qui s’oppose à la poésie) laisse supposer à tort qu’une prose ne peut pas être poétique... Les poèmes en prose (ou prose poétique) ont démontré le contraire.
prosodie : ensemble des règles de la versification régissant le compte syllabique ; et en linguistique, étude précise des sonorités.
prosopopée : figure de rhétorique par laquelle un orateur ou un écrivain fait parler fictivement un individu mort ou absent, un animal ou une réalité personnifiée. Souvent proche de la personnification (voir ce mot).
exemple :
« Ébloui de l’éclat de la splendeur mondaine,
Je me flattai toujours d’une espérance vive,
Faisant le chien couchant auprès d’un grand seigneur...» (Tristan l’Hermite)
protagoniste (sens littéraire) : désigne un personnage principal dans une œuvre de fiction.
proverbe : énoncé court d’une vérité d’expérience ou d’un conseil de sagesse populaire, dont le contenu est supposé partagé par l’ensemble du groupe social.
psychocritique : méthode d’étude des textes littéraires mise au point par Charles Mauron (1899-1966) qui s’appuie sur la psychanalyse pour aborder les œuvres sous un angle psychologique très approfondi.
psychodrame : méthode thérapeutique qui consiste à faire jouer par des patients des scènes réelles ou imaginaires qui représentent des situations traumatisantes, des moments conflictuels de leur passé ou de leur avenir. Ils jouent théâtralement des rôles où ils « revivent » ces moments difficiles, ce qui leur permet de se libérer de leurs angoisses.
Q
quiproquo : malentendu, erreur, méprise qui fait prendre quelqu’un pour quelqu’un d’autre, ou une chose pour une autre.
R
rabelaisien : qui évoque l’oeuvre de Rabelais, caractérisée par la gaieté, la liberté d’expression, la truculence et parfois la grossièreté.
rap : pamphlet moderne scandé ou parlé sur un rythme sans obligation de mélodie. Le flux de syllabes doit coller parfaitement au rythme. Assimilé à un genre musical à part entière, le rap s’est développé par des jeunes des banlieues, marqué par une poésie privilégiant la forme (rimes) plus que le fond, et une révolte antisociale souvent agressive.
réalisme : courant littéraire français qui a dominé entre 1850 et 1885 (Balzac, Flaubert, Maupassant, Zola...).
récit : relation orale ou écrite de faits vrais ou imaginaires. La relation des faits correspond à la narration du récit et les faits correspondent à la fiction du récit.
redondance : fait de donner plusieurs fois la même information, de répéter sous diverses formes la même idée. Elle est un procédé d’insistance en ajoutant parfois une nuance à une idée.
exemple : « Il ne se souciait guère de ces plaintes et doléances ».
régionalisme : utilisation d’une expression qui ne s’emploie que dans une ou quelques régions.
rejet : le rejet désigne la partie de la phrase rejetée dans le second vers. Le contre-rejet désigne la partie de la phrase qui précède l’enjambement (voir ce mot).
rhétorique : art de bien parler (ensemble des procédés oratoires employés pour produire un discours convaincant). La rhétorique comprend notamment les figures de rhétorique et les figures de style. Par extension moderne : talent de bien répondre au bon moment dans les débats ou discussions, de trouver ses mots tout en s’exprimant bien.
Rhétoriqueurs : groupe de poètes français de la fin du XVème siècle, remarquables par leur virtuosité formelle et leur habileté rythmique (mais leur poésie était quelque peu artificielle).
rime : homophonie (identité de sons) à la fin de deux ou plusieurs vers de la dernière voyelle sonore et de tout ce qui peut la suivre.
exemples :
- ravi et midi, patrie et servie, village et branchage, terre et mystère sont des rimes.
- mène et règne, ramure et solitude sont des assonances (voir le mot).
Si la rime est limitée à une seule voyelle, elle est PAUVRE (ravi et midi, patrie et servie).
La rime est SUFFISANTE si elle porte sur la dernière voyelle sonore et la consonne qui suit (village et branchage, tours et velours).
La rime est RICHE quand l’homophonie s’étend à la consonne qui précède la dernière voyelle sonore (acier et coursier, terre et mystère).
Les rimes sont FÉMININES si elles se terminent par un e muet (pleurent et meurent, père et amère) ; elles sont MASCULINES dans le cas contraire.
Les rimes peuvent être :
- SUIVIES : elles se succèdent par groupe de deux (deux masculines, deux féminines ou vice versa).
- CROISÉES : les vers se répondent de deux en deux (à un vers masculin succède toujours un vers féminin).
- EMBRASSÉES : deux vers d’une espèce sont encadrés par deux vers de l’autre espèce.
- REDOUBLÉES : il y trois vers ou plus sur la même rime.
- MÊLÉES : les vers se suivent sans ordre précis.
roman-feuilleton (sens littéraire) : roman qui paraît dans la presse par fragments (le but est de tenir le lecteur en haleine).
romantisme : mouvement intellectuel et artistique au XIXème siècle en France (Lamartine, Hugo, Vigny, Musset, Nerval, Chateaubriand, Stendhal...).
rondeau : poème à forme fixe du Moyen Âge (il comprend six quatrains dont le dernier s’appelle «l’envoi») : les rondeaux de Charles d’Orléans.
rousseauisme : caricature de la pensée de Jean-Jacques Rousseau. Elle exprime une attitude de confiance naïve en la bonté de la nature humaine qui s’accompagne d’une vision idéaliste de l’existence de l’homme primitif, proche de la nature.
rythme (en versification) : le rythme du vers est marqué par le retour à intervalles déterminés d’un certain nombre de syllabes accentuées.
S
saga : récit héroïque de la littérature scandinave du Moyen Âge. Ces récits racontent les aventures légendaires de familles entières. D’où l’application du mot aux longs romans qui racontent, de génération en génération, l’histoire d’une famille ainsi qu’aux films qui en sont tirés.
satire : écrit ou discours qui s’attaque à quelqu’un ou à quelque chose en s’en moquant.
science-fiction : littérature dont l’action se déroule dans le futur et dans un monde fort différent du monde contemporain du fait de progrès scientifiques complètement imaginaires.
À ne pas confondre avec l’anticipation, qui imagine une évolution plausible du monde contemporain selon nos bases actuelles.
sémantique : partie de la linguistique qui étudie le sens des mots et les variations de leurs significations.
sémiotique (sémiologie) : science qui s’intéresse à tous les systèmes de signes (signes linguistiques et extralinguistiques comme le code de la route, les symboles chimiques...).
sentence : pensée ou morale exprimée dans une formule courte et littérairement soignée. La vérité morale est affirmée d’une manière souvent dogmatique.
sigle : lettre initiale ou suite d’initiales qui sert d’abréviation.
exemple : la lettre B sur une voiture est un sigle qui renvoie au mot Belgique, la SNCF...
signe (linguistique) : désigne le mot qui lui-même comprend un signifié (signification du mot) et un signifiant (marque graphique et phonique du mot).
Nous devons ce concept à Saussure.
exemple : le mot « arbre » est un signe qui comprend :
- un signifié : définition du mot « arbre » dans le dictionnaire.
- un signifiant : la réalité acoustique du mot (les sonorités du mot « arbre ») et sa réalité graphique (la forme écrite du mot « arbre »).
Slam : joutes poétiques et rhétoriques sur fond musical en réunion. Un style de poésie improvisée né à New York et ensuite happé par le mouvement hip hop, qui l’a hélas vidé de son sens premier spontané et inspiré.
solécisme : faute de syntaxe.
exemple : « l’homme auquel j’ai épousé sa fille ».
soliloque : discours d’une personne qui se parle à elle-même (dans la solitude). Ce mot désigne parfois le discours de quelqu’un qui est seul à parler dans une compagnie, comme s’il ne s’adressait qu’à lui-même.
sophisme : raisonnement incorrect bien qu’apparemment logique. Ce raisonnement est souvent fait avec l’intention de tromper l’interlocuteur. Socrate s’est insurgé contre les sophistes.
spleen : mot venu d’Angleterre et passé dans la langue française, surtout grâce à Baudelaire (ce mot désigne un état de mélancolie et d’angoisse).
stéréotype : voir le mot « cliché ».
strophe : groupe de vers organisés de la même façon, que l’on retrouve à plusieurs reprises dans un poème.
structuralisme (en linguistique ou en littérature ) : étude de la langue ou d’un récit comme un système constitué de plusieurs parties ayant des rapports entre elles (relation de ressemblance, opposition...).
stylistique : étude des procédés de style.
surréalisme (en littérature) : mouvement littéraire qui, sous l’impulsion d’André Breton au début du XXème siècle, se caractérise par une révolte contre l’ordre établi, par une liberté de pensée, par un rejet de toutes les contraintes rationnelles et morales, par l’invention d’un nouveau langage créant des associations surprenantes de mots et ce en accordant de l’importance au rêve et à l’inconscient.
syllogisme : en logique, argument qui se compose de trois propositions (majeure, mineure et conclusion) dont la troisième se déduit parfaitement des deux autres. Il faut noter que certains syllogismes sont erronés parce qu’ils contiennent une erreur de raisonnement (ils s’apparentent alors aux sophismes). D’ autres syllogismes sont corrects. Voici un exemple de syllogisme correct et incorrect :
a) Majeure : « Tous les hommes sont mortels ».
Mineure: « Socrate est un homme ».
Conclusion : « Socrate est mortel ».
b) Majeure : « Le lion est un animal ».
Mineure : « Le tigre est un animal ».
Conclusion : « Le lion est un tigre ! ».
symbole : représentation concrète d’une idée abstraite
exemple : la colombe est le symbole de la paix (ou la paix est symbolisée par la colombe).
symbolisme : mouvement littéraire de la fin du XIX ème siècle en France (Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Mallarmé, Lautréamont...).
synchronie : étude du système d’une langue tel qu’il fonctionne à un moment donné (par opposition à diachronie : voir ce mot).
synecdoque : figure de style qui est une variante de la métonymie. Les objets de la synecdoque forment un tout (rapport d’inclusion ou d’appartenance).
Plusieurs cas possibles :
• La partie pour le tout (ou vice-versa) : « une voile à l’horizon » pour « un bateau à l’horizon ». « J’aime le bordeaux » (un « bordeaux » pour « un vin bordelais »).
• La matière pour l’objet : « la toile » pour « la peinture représentée sur la toile d’un tableau ».
• Le singulier pour le pluriel (ou inversement) : « Le riche doit aider le pauvre ».
synérèse : en versification, fusion de deux syllabes vocaliques en une seule. Elle permet d’accentuer le rythme.
exemple :
Ces deux octosyllabes :
« Juin ton soleil ardente lyre
Brûle mes doigts endoloris ».
(Guillaume Apollinaire)
synesthésie : association de sensations diverses.
exemples : une couleur criarde, un parfum savoureux...
synonyme : mot dont le sens est identique à celui d’un autre mot.
syntagme : (de suntagma, constitution) groupe d'éléments formant une unité dans une organisation hiérarchisée : syntagme nominal, verbal, prépositionnel, adjectival.
syntaxe : ensemble des règles de grammaire régissant les unités linguistiques se combinant en phrases. Par extension : caractéristiques d'une langue ou d'un moyen d'expression
T
tartufferie : terme qui fait référence à Tartuffe, pièce de Molière (hypocrisie).
tautologie : répétition inutile de la même idée sous une forme différente. On dit souvent qu’un dictionnaire est tautologique. À mettre en rapport avec la redondance.
exemple : l’amour est l’art d’aimer !
ternaire (rythme) : rythme qui se compose de trois éléments.
exemple : Un grand cri s’éleva, domina la Marseillaise : « Du pain ! Du pain ! Du pain ! » (Émile Zola)
tétrasyllabe : vers de quatre syllabes.
tic langagier : mot ou expression répétés abusivement par un locuteur ou un auteur.
exemples : «n’est-ce pas», «en fait», «hé bien»…
Par extension : expression ou mot dont l’utilisation devient une mode langagière répandue par l’usage, même s’ils sont erronés (ex : «rajouter» au lieu d’ «ajouter», ou le pléonasme «bien évidemment»)
tirade : au théâtre, long discours ininterrompu et adressé à des interlocuteurs.
tragédie : La tragédie classique (XVIIème siècle) est une œuvre dramatique dont les éléments constitutifs sont les suivants : sujet grave, dénouement malheureux, lutte vaine du héros contre le destin, mise en scène des passions humaines, style relevé, respect des trois unités (voir le mot « unités »).
tragi-comédie : au XVIIème siècle, pièce de théâtre sérieuse dont le dénouement est heureux (voir Le Cid de Corneille). Dans l’Antiquité la tragi-comédie comportait des éléments comiques.
trilogie : groupe de trois œuvres (La trilogie new-yorkaise de Paul Auster).
trimètre : vers qui présente trois mesures.
exemple : « Il vit un œil /tout grand ouvert /dans les ténèbres » (Hugo)
trisyllabe :vers de trois syllabes.
trope : terme classique pour désigner les figures de style ou de rhétorique.
troubadour : poète lyrique du Moyen Âge qui récitait ses oeuvres ou celles d’autrui de château en château (dans le nord de la France on lui donnait plutôt le nom de trouvère).
U
ubuesque : d’un comique et d’une absurdité énormes (allusion à Ubu, personnage d’Alfred Jarry).
uchronie : récit de l’Histoire telle qu’elle se serait déroulée si ses évènements déclencheurs étaient différents (par exemple si les Nazis avaient gagné la seconde guerre mondiale, le récit des évènements postérieurs serait uchronique).
unités (règle des —) : désignent les trois unités du théâtre classique français au XVIIème siècle :
• Unité de temps : tout doit se passer en vingt-quatre heures.
• Unité de lieu : l’action doit se dérouler en un seul endroit.
• Unité d’action : un seul événement central doit nourrir l’intrigue.
univoque : qui n’a qu’un seul sens (monosémique).
V
vaudeville : comédie au rythme rapide, fondée sur l’intrigue, les quiproquos, les rebondissements et les situations cocasses (voir les pièces de Labiche et Feydeau).
verbalisme : défaut qui consiste à masquer le manque d’idées par l’abondance verbale.
vérisme : a) mouvement littéraire italien (fin XIXème siècle) qui, à l’instar du naturalisme français, cherche à représenter très exactement la vérité concrète de la vie quotidienne et de la réalité sociale.
b) terme qui s’applique à toute œuvre éprise de réalisme social (on parlera d’un cinéma vériste, d’un roman vériste).
vers libres : vers ne respectant pas les contraintes caractéristiques de prosologie traditionnelle (la liberté des vers peut aller jusqu’à l’absence de rimes). Par extension : poésie non soumise aux règles de versification.
Z
zeugma (ou zeugme) : figure de style qui consiste, pour éviter de répéter un terme, à lui donner plusieurs compléments de nature différente.
exemples : « Je lui ai porté une lettre et un coup de pied » ; « Il sauta la barrière et son repas ».
(D’après Jean-Pierre Leclercq, revu, corrigé et augmenté par Filo)
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Erreur fatale, faute caractérisée, désobéissance manifeste, la gynarchie, même vécue de façon temporaire, ne tolère aucun laissez aller. France réagit immédiatement en me stoppant net dans mon élan:
-tout doux mon bel ami, c'est moi qui donne les consignes et je vous précise qu'il est hors de question que l'un de vous deux puisse avoir son plaisir avant que j'en ai décidé !.
L'effet de ces paroles nous fit l'effet immédiat d'une douche froide. Nos corps se séparérent et j'entendis le claquement sec d'un mousqueton se refermant sur l'anneau de mon sexe. La laisse se tendit, m'obligeant à suivre France à l'extérieur, en direction du jardin.
Au jardin
La silhouette entrevue tout à l'heure n'est plus là. Et c'est bientôt avec une bêche dans les mains que débute ma journée de travail, la laisse négligemment passée autour du cou. Le projet de terrasse est bien avancé, mais il reste encore à décaper quelques centimètres supplémentaires. Voilà qui devrait me calmer les sangs et me replacer dans la situation d'ouvrier agricole/esclave sexuel qui doit rester la mienne tout au long de ce séjour breton.
Travailler physiquement sous ce petit soleil d'hiver n'est pas déplaisant du tout. Je sens mes couilles lourdement lestées par le métal se balancer entre mes jambes au gré de mes mouvements et c'est fort agréable. Mon cul, assoupli par ses visites récentes, apprécie lui aussi la chaleur du soleil.
Concentré sur ma tache, j'entends néanmoins un bruit furtif, puis sens à quelques mètres de moi une présence (presque) silencieuse. Me gardant bien de réagir, je poursuis ma tache, prenant toutefois soin de me baisser un peu plus, histoire de rendre mon entrejambe un peu plus visible à celui (ou celle) qui m'observe.
Tournant lentement sur moi même et me penchant encore davantage pour creuser le sol, j'offre maintenant le spectacle d'un cul soyeux, luisant,et disponible à toutes sortes de visites ainsi qu'une belle paire de couilles allongées par le poids du gros anneau qui les enserre.
- Très beau spectacle que voilà! dit soudain la voix grave d'Albert, le mari de France.
- Viens donc par ici mon mignon ajouta t'il en se saisissant de la laisse pour m'entraîner vers le fond du jardin.
Tout en marchant, il déboucle son ceinturon, ouvre sa braguette et en extirpe un membre petit et court, mais tout rouge et turgescent. Manifestement mes fesses lui plaisent et le désir d'y plonger sans tarder se lit sur son visage. La capote est en place en un instant et grâce à la laisse, il n'éprouve aucune difficulté à m'attirer à lui. Cherchant sa voie de façon un peu maladroite, il finit par trouver l'ouverture et placer là son petit bout de zan tout dur.
Sans façon, ni préparation supplémentaire, il me pénètre soudain d'une seule poussée, sans provoquer heureusement de dommages grâce aux doigts de France ayant préparé la place. Tout va ensuite très vite, quelques aller-retours frénétiques à une cadence presque aussi rapide que celle des lapins, une soudaine crispation de sa main sur l'un de mes tétons et je sens son jus gicler en moi, en deux petites saccades étriquées.
J'ai à peine eu le temps de commencer à chauffer que déjà ses miaulements essoufflés signalent qu'il vient de prendre son plaisir et va maintenant se retirer.
-Merci, c'était bon, je reviendrai certainement te voir avant mon départ ! , lache t'il en s'éloignant.
Un peu frustré que tout soit déjà terminé, je m'ébroue, réajuste ma tenue et reprends sans mot dire mes activités agricoles, tout en laissant mon esprit vagabonder librement. Même si l'argent peut certainement être une forme de consolation, ce ne doit pas être vraiment drôle de vivre de ses passes à longueur d'années et de se sentir ainsi utiliser, sans façon ni considération, par des mâles en rut, uniquement préoccupés par la recherche égoïste de leur plaisir.
Ce petit intermède eut toutefois l'avantage d'éveiller mes sens et je me sens maintenant en pleine forme, intéressé et disponible pour d'autres petites folies encore.
Du côté de la maison, tout est silencieux, France probablement occupée à l'étage à faire sa toilette. Et de l'autre côté de la cloture, nul mouvement perceptible pour le moment, si ce n'est un gros chat noir installé au soleil et passant obstinément sa patte derrière son oreille. Mauvais signe pour le reste du week-end, me dis je en voyant la scène.
- Non pas de souci, il va faire beau pendant les trois jours à venir, claironne soudain une voix féminine enjouée.
Agée d'une quarantaine d'années la voisine apparait à travers la haie, transportant un panier chargé de bois pour le poêle. D'un gabarit imposant, elle déplace cependant son chargement, ainsi que ses rondeurs, son large fessier et son opulente poitrine, avec une étonnante facilité.
- Très bonne nouvelle, car je suis loin d'avoir terminé tout ce que j'ai à faire, lui répondis je.
- Oui, j'ai vu que vous étiez très actif au jardin… et très polyvalent aussiajouta t'elle, avec un brin malice dans la voix.
L'énorme fard qui me monta instantanément aux joues empêcha toute réponse cohérente. Pas de doute, la présence que j'avais senti derrière la haie, c'était donc elle. Très certainement témoin de mon petit intermède avec Albert, elle m'a vu accepter de bonne grâce sa saillie, bassin bien cambré et fesses ouvertes, comme une jeune pouliche menée à l'étalon. Peut-être a-t-elle même aussi entendu les grognements de satisfaction du mari de France lorsqu'il m'a craché sa semence.
Sur sa lancée et sans me laisser le temps de me ressaisir, elle poursuit en demandant si je suis là encore pour quelques jours.
- Vous pourriez venir prendre l'apéritif à la maison, ce soir ou bien demain, ajoute t'elle l'oeil tout à coup étrangement brillant.
- Pourquoi pas, mais il faut que je questionne France sur ce qu'elle a prévu. Je suis à son service et c'est elle qui décide de mon emploi du temps, répondis je.
- C'est amusant cette situation, réplique t'elle en ajoutant, et quel genre de service devez vous lui rendre?
Sentant la situation évoluer dangereusement vers des questions trop précises, je saisis le prétexte de la porte du jardin qui claquait bruyamment pour aller la fermer en lui criant que je passerai lui donner réponse dès que possible. Puis, attrapant ma pioche, je repris mon travail de terrassier, tout en essayant d'imaginer la suite possible des événements.
Même interdit de jouissance, l'idée d'en voir un peu plus de l'énorme poitrine de la voisine n'était pas pour me déplaire. J'ai toujours aimé les rondeurs féminines très généreuses et adoré leur adresser mille caresses. Et de son côté, peut-être aura t'elle envie de jeter un œil sur mon entrejambe, voire d'y poser des lèvres gourmandes.
La réponse de France coupa court à mes secrètes élucubrations et elle déclara tout de go, clair et net, qu'il était hors de question de frayer avec cette voisine mal élevée et sans gêne dont elle entendait parfois la voix puissante traverser le mur mitoyen et hurler à son mari les pires insultes, où il était souvent question de mollesse récurrente et d'impuissance maladive. Tout penaud, je vins donc presser la sonnette de la voisine pour lui signifier mon regret de ne pouvoir répondre à son invitation.
Ayant probablement pressenti la réponse, elle griffonna un numéro de téléphone sur un petit papier qu'elle me tendit avec un grand sourire. En me raccompagnant à la porte d'entrée, elle me glissa au creux de l'oreille que sa maison m'était ouverte et qu'elle aurait grand plaisir à m'y accueillir pour un séjour de travail d'un jour ou deux. Un peu perturbé par cette proposition vraiment très directe, à subir certainement quelques délicieux outrages, je revins dans la cuisine, un peu songeur, solliciter les consignes de France pour la suite de la journée.
Outre le menu à préparer pour le repas du soir, elle me rappela le passage d'un couple d'amis habitant le village pour l'heure de l'apéritif. Ouvrant ensuite la grande armoire contenant le linge de maison, elle en sortit un tablier de garçon de café. Me poussant devant la psyché du salon après avoir ôté ma laisse, elle hocha la tête avec satisfaction, manifestement contente de voir ainsi élégamment exprimée ma fonction de majordome, affecté à la réception de ses invités.
A SUIVRE...
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Voici le temps venu,
Des rendez-vous
Du soir venu,
En ce lieu
Si peu convenu.
Où l'on toise
Les nouveaux venus ;
On y pavoise
En premiers venus ;
On y croise
Des cons venus,
Qui rencontrent
Mille déconvenues.
Pour mots choisis
Bien malvenus,
Qui soulèvent
Les sous-entendus ;
Nous désespèrent
Bien entendu !
Vite un cautère
Sur ces coeurs fendus
Car la frontière
Est bien ténue.
Entre une parole
Non tenue,
Et une promesse
Bien advenue.
M.Doe,
Ce dernier venu,
En ce lieu,
Si peu convenu,
Espère, ému,
Y dénicher
Son ingénue.
Que dis-je,
Sa dévote élue !
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_ Thutale :
Complice de longue date, partenaire, cher amant,
Vous qui m'avez vue peu à mon avantage, bien
Moins assurée que derrière mon écran. Je viens
Vous implorer face à l'assemblée. Ci-devant,
Homme sans pitié, j'avoue tous mes méfaits
Et ose rendre compte des méthodes par lesquelles
Vous fîtes avec aisance repentir la donzelle
Parfois d'un seul mot, d'un regard, sans fessée.
Vous m'avez, plus souvent qu'à mon tour,
faite agenouillée devant tous au grand jour,
dans le coin d'une chambre ou encore à vos pieds
d'où je dus sucer votre membre dressé.
Destrier, obligée à vivre à quatre pattes
Avec autour du cou un beau nœud de cravate :
Vous osâtes chevaucher ma croupe incandescente
Votre vit dur planté en cul comme une hampe.
Vous avez attaché votre esclave indocile
A des crochets, toute droite, bras levés, et les cils
Baissés. Des larmes plein les joues. Sachant sévir :
Pour chaque rébellion vous me fîtes gémir.
A présent que vient l'heure de régler nos comptes
Si je ne puis jurer de mon obéissance
Accordez cependant que j'implore clémence :
Un doux frisson de peur me parcourt - j'en ai honte.
_ L'homme ombrageux :
Point de merci, il est trop tard !
_ Thutale :
................................................... Ah donc, monsieur,
C'est sans espoir ? Je dois m'attendre à la fessée ?
_ L'homme ombrageux :
Pour avoir, jeune femme, voulu me freiner
Vous serez en sus flagellée. Baissez vos yeux
Impudents sur mes pieds. Je veux à ce visage
voir un air repentant. Et cessez de parler.
Quand vous serez pluguée, rosebudée, harnachée,
Au travail à la longe : oh vous serez bien sage.
Court vêtue, ma soubrette, vous me servirez.
Je vous doterai vite des us dont vous manquez
Encor. Bien indécente, humiliée à mes pieds,
Je vous apprendrai à réclamer le fouet.
Vous allez m'obéir, femelle par trop fière,
Bien gentiment. A mon rythme et à ma manière.
_ Thutale :
(à part soi) Ouh le mytho... (tout haut) Y parviendrez-vous ? je l'ignore.
Mais avant ... permettez que je fantasme encore !
Je viendrai à vous nue, le corps cerclé de chaîne
Cliquetante. J'aurai la peau d'une blancheur
Eclatante, l'âme ravie, le feu à l'aine :
Charmante. Vous me voudrez pour amante sur l'heure
Je vous adjurerai de ne point me faire mal
De laisser là vos mœurs barbares. Sans botter
Mes fesses tendres. "Aussi vrai que je suis mâle !"
Tombant agenouillé, vous poursuivrez : "Beauté,
Beauté des cieux qui virent notre rencontre !
Belle enfant, mais je ne puis y songer sans honte
Mes mains tremblant vers vous ne veulent que bercer
Ma langue laper, mon membre vous ravir, et...
oui... des paroles douces couleront de mes lèvres.
Je tresserai pour vous des couronnes de fleurs,
Vous donnerai le bain, vous masserai des heures
Et vous ferai connaître les plus brûlantes fièvres."
_ L'homme ombrageux :
C'est cela. Courez vite que je ne vous attrape
Chaton, et vous troussant ne vous mette une tape.
Vous chanterez sous peu une toute autre musique
Attendez que je vous sodomise petite...
_ Thutale :
Oh, je sais fort bien ce que vous m'allez dire :
Que "Rien ne pourra atténuer blablabla"
Mais puisque mon destin est scellé par vos ires
Que pourraient y changer deux vers de plus, ou trois ?
_ L'homme ombrageux :
Votre intérêt vous le mesurerez tantôt :
Trop tard. Poursuivez ces persiflages farauds...
Bientôt vous vous tordrez de désir devant moi.
Nous le savons tous deux : vous vous tordez déjà.
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Je crois que c’est un jeu entre nous qui nous amuse tous les deux. Il me taquine, je le provoque.
Il aime à mes rappeler mes obligations de soumise et je ne le « rate » pas lorsqu’il ne se conduit plus en Maître. C’est en paroles et « bon enfant ». On en rit souvent tous les deux et les gens autour de nous renchérissent pour mettre de l’huile sur un feu doux. Bref, tout ceci contribue à une complicité dotée d’abord de respect et d’amitié réciproques.
Samedi, il est particulièrement énervé. Il faut dire qu’il y a de quoi, car il a mis en place un grand rassemblement BDSM avec plus de 60 participants. Tout est organisé au millimètre, minuté et précis.
Il tente de faire preuve de bonne humeur, mais je le sens tendu. S’il ne me « cherche » pas, je sais que je vais l’épargner de mes sarcasmes.
A peine à table, il règne en patriarche. Il me lance quelques pics avec le sourire et je rétorque gentiment. En fait, il a lancé son dévolu sur une autre soumise (pour l’occasion car switch en réalité) qui nous fait l’honneur de faire le service à table. Certaines de ses réflexions la touchent et la laissent muette, je la vois qui se ferme peu à peu. J’ignore si son dominant attitré lui en a intimé l’ordre, mais toujours est-il qu’elle se rassied et cesse le service. Je crois que tout le monde ne comprend (ou ne perçoit) pas le ton de la plaisanterie de la même façon. Moi ça me fait rire, elle ça la vexe (je peux comprendre, d’autant que moi, je le connais depuis plus longtemps qu’elle).
Je sais qu’à partir de ce moment-là, il va se chercher une autre tête de turc à malmener de ses propos. Il est comme ça. Il a besoin de faire résonner sa voix de stentor, en rapport avec sa stature pour dominer les autres. Il le tente même parfois auprès de certains/es dominant/es mais jusqu’alors souvent sans succès. Il croit, parfois que toutes les soumises de la terre sont les siennes. C’est amusant de voir les réactions des gens lorsqu’il se comporte ainsi. Nous, on le connaît, on lui pardonne. Il est comme ça ! On l’apprécie ainsi, avec ses extravagances et son humour requin parce qu’il a, avant tout, un grand cœur…
Bingo, c’est pour ma pomme ! « Madame Bergamote » par ci « Soumise Bergamote » par là, ça fuse ! il est en forme. Je ne veux pas rester en dettes, je rétorque, je manifeste, je provoque et je souris (ordre de mon Maître)… Mais, je comprendrai plus tard, à mes dépends, que je n’aurais pas du.
Cela fera quatre fois aujourd’hui qu’il porte atteinte à mon intégrité physique dont deux fois en dehors de la présence de mon Maître. Masterlau en sera mécontent lorsqu’il le saura, alors je n’ai rien dit.
Dès le matin, après le petit déjeuner, je lis calmement dans le home qui m’a été désigné. Il rentre comme une furie en laissant la porte ouverte et le vent s’engouffrer. Je lève la tête et j’ai dû lui dire un truc qui a fait qu’il s’est avancé vers moi et m’a claqué la cuisse. C’est bien la première fois qu’il se permet un geste déplacé comme celui-là. Je sais que mon Maître n’aurait jamais osé ça sur sa soumise (ou qui que ce soit d’autre, d’ailleurs !). Mais bon, tout le monde n’a sans doute pas reçu la même éducation. Je prends. Je ne relève pas. Je ne dis pas merci non plus. Ça lui a fait du bien ? ça ne m’a pas fait de mal. Je poursuis ma lecture et il ressort comme il était entré.
Mon Maître est parti nettoyer un accessoire qui servira à la soirée. Il a pris la voiture et dû parcourir plusieurs kilomètres car il est absent longtemps. J’ai eu le temps de me doucher, de mettre de l’ordre dans la chambre, de m’habiller et de me maquiller. Je vais voir si je peux être utile en cuisine, même si la belle organisation a tout prévu, on ne sait jamais.
La porte de la salle pour la réception de ce soir est ouverte. Je m’interroge pour savoir si mon Maître n’y serait pas et je jette un furtif coup œil. Il en sort et me demande de dégager en disant qu’il ne faut pas regarder. Je lève le nez, l’air arrogant : « sinon ? ». Il soulève ma jupe et me claque le cul en signe de réponse. Je sais qu’il n’a pas le droit de faire cela ; j’avoue que je suis interloquée par ce geste et plus agacée que vexée, je réponds, provocante : « bah si c’est le prix à payer, j’ai les moyens de regarder encore ». Il s’avance de nouveau vers moi et je dis STOP en me tournant, face à lui. Il comprend que je ne rigole plus et qu’il est allé un peu loin. L’incident est clos. Je déguerpis des lieux.
On passe à table. Il ne peut s’empêcher une élocution et dans ces cas-là, il en fait toujours trop, c’est parfois pathétique, mais bon, on l’écoute. Encore une fois, il outrepasse ses droits en disant qu’une telle est sa seconde soumise. Il n’entend même pas la violente manifestation de son Maître. De toute façon, dans son esprit, c’est un ami, donc tout est permis !
Il chope le melon depuis quelques temps, certains nous l’avaient dit mais on n’y avait pas porté attention. Il dit des choses comme « les gens nous suivent »… Il pense que, parce qu’il y a 60 personnes qui viennent des quatre coins de France et même de Belgique, c’est pour ses beaux yeux ! Mais il se trompe, les gens viennent car il y a une soirée d’organiser ou un week-end dans un bel endroit, pas pour lui ! On sait à quel point les gens du milieu BDSM sont ingrats et opportunistes. Il le comprendra plus tard lorsqu’il finira par faire chou blanc sur une soirée ; on ne le lui souhaite pas…
Il parle tellement fort qu’il n’entend plus les autres. Il tient à ce que chacun lui souhaite « bon appétit », c’est ridicule et déplacé. Je ne me plie pas à ce rituel absurde. Il n’est plus Maître, il est Roi ! Sans doute le château qui nous héberge qui lui monte à la tête ?
Il me prend à témoin sur je ne sais quelle connerie. Je réponds et je lui tiens tête. De par mon attitude, je voudrais lui faire comprendre combien, lui aussi, peut être agaçant et lourdingue. Il fait semblant de jouer les exaspérés et empoigne un couteau. Il fait rapidement le tour de la table et le présente sur ma gorge. On est dans le jeu. Il rit et fait très attention de ne pas me blesser. Même lorsque je fais mine de me débattre, il écarte soigneusement la lame de mon cou. Masterlau ne dit rien, il comprend qu’on chahute…même s’il aurait apprécié qu’il lui demande la permission de me toucher…mais comme il est toujours dans ce trip du « tout m’est permis »…il passe outre, une fois de plus. Il ne supporterait pas que quiconque se conduise ainsi avec sa soumise et il aurait bien raison, car c’est intolérable, dans notre milieu où le maître-mot est « respect ».
Le repas se poursuit dans la bonne humeur. Il est toujours aussi excité et s’adresse parfois aux gens sur un ton inadmissible ; il ne s’en rend même pas compte, c’est dingue !
Cela fait plusieurs fois que mon Maître tente de l’appeler pour lui demander quelque chose d’important, l’autre gigote et caquette tellement qu’il n’entend rien. A ce moment-là, je prends le relais et crie : « R******** » ! et là, il entend. Il sourit dans un premier temps, car je l’ai appelé par son prénom et non par son pseudo puis il se doit de réagir, car, pour lui, c’est un manque de respect et j’avoue que je l’entends bien ainsi. Je m’attends à ce qu’il réclame punition à mon Maître ou je ne sais quelle autorisation de sévir mais il n’en fait rien.
Il s’avance vers le sac à jouets de mon Maître et y fouille sans gêne aucune. Ce geste m’amène à en rajouter « ce n’est pas bien de fouiller dans le sac des autres », je ris car je sais qu’il doit gentiment « bouillir » intérieurement que je le mette à l’affiche. Il saisit un fouet bleu (c’est la dernière image que j’ai avant le noir total).
Il l’enroule autour de mon cou et il serre en me tirant la tête en arrière. J’ignore s’il serre fort et longtemps ni comment il me manipule, je m’évanouis et je perds la mémoire des derniers instants…
Lorsque je reviens à moi, je sens une main fraîche sur ma joue droite et je vois mon Maître qui me regarde fort inquiet. J’ai l’impression de me réveiller et je suis sourde d’une oreille. Je perçois des sons qui viennent de très loin et ma vue se réadapte doucement à mon environnement. Combien d’yeux sont rivés sur moi ? Autant que de personnes qui viendront plus tard me demander comment je me sens et ce qu’ils pensent de son attitude.
Mon Maître me stimule et me demande toutes les vingt secondes si ça va. Aucun son ne sort de ma bouche, j’ai extrêmement mal lorsque je déglutis. Je me contente de hocher la tête ; en fait, je vais bien. J’ai juste du mal à récupérer mes fonctionnalités physiques. Puis j’éclate en sanglots, des pleurs d’enfant sortent de ma gorge et mon Maître me prend dans ses bras pour me consoler. Il est content de ce « retour à la vie ». Il me dit que mes yeux sont injectés de sang et que je suis brûlante.
Il subit l’autre qui clame, d’un air victorieux « elle a fait un subspace » et qui finit par en convaincre certains ! Mais quel abruti…il y a une nette différence entre un subspace et un évanouissement…En tant que Maître SM, ce serait bien qu’il en prenne conscience, au risque d’en tuer une !
Je tente de me remémorer ce qui s’est passé. Mon Maître et ma voisine m’y aident en me racontant ce qu’ils ont vu. Mais rien à faire, je ne m’en souviens pas ! Il parait qu’il m’a parlé à l’oreille et qu’il m’a donné des tapes sur le visage. Il m’aurait tourné violemment la tête à gauche et c’est à ce moment-là que j’aurais perdu connaissance.
Je ne supporte pas de ne pas me rappeler. Je ne veux pas qu’un moment de ma vie échappe à ma mémoire. J’ai soif et je suis très fatiguée. Mon Maître m’accompagne au lit et reste à mon chevet, mort d’inquiétude. Il est partagé entre l’envie de foutre son poing sur la gueule de ce mec et celle de ne pas me quitter des yeux. Il choisit la seconde option et je lui en suis reconnaissante. J’attends le moment où il me dira « on rentre à la maison ». Il n’en fait rien et je valide son choix. Je ne voudrais pas que l’autre triomphe de m’avoir mise hors service, par sa force. Je vais faire tous les efforts possibles pour ne rien lui laisser voir. Il serait trop content de m’avoir atteinte et esquintée.
Après quelques heures de repos, Master me propose une promenade en voiture. J’ai un mal de tête épouvantable qui ne passe pas malgré les cachets dont je me suis empiffrée. J’ai une raideur de nuque avec des bruits d’eau qui circule dans l’arrière de mon cou et des craquements sinistres à chaque mouvement de tête.
Je ne profite que sommairement de la soirée. Pourtant j’affiche un sourire de circonstances et je ne me plains pas. Je positionne ma tête de façon à ce que cela m’importune le moins possible durant les jeux. Je ne dis rien à personne et sauf ceux qui ne sont pas dupes, personne n’y voit rien.
Le lendemain, j’ai l’impression d’être passée dans un tambour de machine à laver et ma tête pèse une tonne. Tout le monde s’active pour ranger le château avant de le rendre à son propriétaire et par deux fois, je me force à me lever pour aider. Je suis nauséeuse et migraineuse à un point que seule la station couchée m’apaise. Mon Maître est occupé à donner un coup de main et je ne lui dis rien.
Je fais un effort surhumain pour sortir enfin du lit, à la demande d’un Maître qui viendra me voir pour prendre de mes nouvelles. Je réussis à me préparer et à rassembler nos affaires afin de libérer les lieux pour midi, comme convenu.
Je fais un bref passage à table pour être avec les autres mais rien ne passe…
Le retour en voiture me sera fort pénible. Mon Maître me cale la tête tant bien que mal et j’en reviens à regretter la minerve de Cari !
Lundi, rien ne va mieux. Je ne suis pas une acharnée de la médecine mais devant le constat de l’échec des médicaments contre la douleur, je me rends chez l’ostéopathe. Il me manipule et me scanne et il me demande si j’ai eu un accident de voiture.
Je lui dis qu’il s’agit d’un chahut qui a mal tourné. Il m’explique j’ai eu le « coup du lapin » et beaucoup de chance d’avoir le cou musclé pour ne pas avoir eu la nuque brisée qui m’aurait laissée au mieux dans un fauteuil roulant à vie et au pire entre quatre planches de chêne !
Il m’explique que la rotation de mon cou en traction a comprimé l’artère cervicale et provoqué la perte de connaissance. Que dans les cas d’étranglement, il existe trois stades, le premier l’évanouissement, le second l’asphyxie et le troisième la mort.
Il plombe l’ambiance et me laisse perplexe. Je prends conscience que j’ai risqué ma vie parce qu’une grosse brute n’a pas su contrôler sa force ni maîtriser ses gestes (et accessoirement ses nerfs).
Il conclut en disant « celui qui a fait ça est un con, changez d’ami !
Il ne peut rien faire pour me soulager sans avoir les résultats d’un scanner et je repars de là avec mon mal de tête, mon cou semi bloqué et toujours les glouglous aux oreilles.
Souffrant d’insomnies depuis ce jour, je tente de me rappeler ce qui s’est passé. Je revois le fouet bleu s’avancer, menaçant devant moi…puis plus rien ! Je n’admets pas que quelques souvenirs échappent à ma mémoire.
Mais, fondamentalement, je m’interroge sur la situation qui aurait découlé d’un accident mortel. La venue de la police et des pompiers dans ce coin reculé du fond du cru, la présence de tous les articles SM sur place, des médias qui n’auraient pas manqué de faire l’amalgame dans leurs grands titres, la mise en cause de tous les participants, directement ou indirectement.
Et puis, combien de vies brisées ? la sienne, celle de mon Maître et de mes enfants… Comment admettre une telle situation, une attitude aussi débile qu’irresponsable ?
Un souvenir me revient. Je le croise dans l’escalier samedi soir et d’un air abruti, il me demande : « ça va Bergamote ? ». Je lui réponds que j’ai très mal au cou et que je ne lui dirai pas ce que je pense de son attitude. Je respecte trop sa soirée et ses convives pour faire un esclandre…mais faut pas me chercher non plus !
Il n’aura, à aucun moment, le réflexe par politesse de s’excuser et pour toute réponse, il me dira « moi non plus »… Qu’est-ce que cela veut dire ? Qui a-t-il derrière ces paroles ? Pense-t-il que je fais semblant pour me rendre intéressante ? Cela rejoindrait-il les propos qu’il a portés auprès de ceux qui voulaient l’entendre, au sujet de cet incident, du genre « j’ai pas serré, j’en fais 10 fois plus à ma soumise ».
Le pire, c’est qu’il n’a même pas réalisé la force qu’il a mise dans ce geste (c’est inquiétant !) ; qu’il est assez stupide pour ne pas savoir à quel point le cou est fragile et combien il faut faire gaffe lorsqu’on le manipule. Tirer la tête en arrière de quelqu’un par strangulation, c’est d’abord regarder la victime dans les yeux afin de relâcher la pression lorsque le regard se brouille. Mon Maître qui pratique l’étouffement maîtrisé l’explique bien mieux que moi. Lui, il n’a rien vu, rien regardé. Il a agi de manière bestiale et primaire et en plus, il a tourné la tête au risque de briser les cervicales.
Mon Maître, furieux du résultat de l’examen médical l’appelle lundi pour lui donner de mes nouvelles puisqu’il n’en prenait pas ! Tout ce qu’il a trouvé à lui dire, c’est de faire taire sa soumise !
Alors, il existerait dans le monde BDSM, la toute-puissance aux dominants annexant le droit de mort sur tous les soums ?
Je m’interroge parfois…sur la maîtrise qui lâche prise et devient une arme dangereuse pour autrui.
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Les jours suivants ou plutôt les nuits suivantes furent chaotiques. Mes pensées n'avaient ni queue ni tête s'égarant dans mes questionnements.. Je ne comprenait pas pourquoi je me mettais dans cet état et pourquoi cela me troublait autant au point de mettre mes nerfs à rudes épreuves...
Je passais mes journées à essayer d'éviter de le rencontrer en me terrant chez moi et en bossant. En m'occupant l'esprit comme je le pouvais et en évitant tout accès incongrue à mes interrogations.
Malgré toute ma bonne volonté, ma curiosité repris vite le dessus et je me retrouvais sans hasard sur son site et ma journée du mardi passa très vite en mode espionnage, scrutage de site de fond en comble à visionner des vidéos...Lire des articles.. Regarder des photos de lui et d'une fille qui semblait être sa compagne ou une personne qu'il voyait régulièrement. Les photos étaient explicites sans sous entendus. Sensuelles et parfois très douce... Ma curiosité me poussa a vouloir aller plus loin en regardant quelques vidéos, d'autres photos prises sur le net en me disant que finalement ce n'est pas si dégradant et que c'est une forme d'art...
J'ai vite déchanté en me retrouvant devant certaines photos et vidéos assez crues .. Loin de la sensualité et de l'élégance que je pensais voir...... Si j'avais voulue voir du porno, j'étais servie..... Et là je me demandais ce que mon voisin entendait dans ce mot « soumise ».. que cherchait il ? : assouvir un besoin naturel ? Que faisait il avec cette femme ? ......
Les jours suivant furent aussi troublant que la vue de mon voisin. Mes regards changèrent, entre curiosité, malaise, honte, crainte... Sentiment étrange qui me pris de vouloir en savoir plus. Honte de me sentir ainsi..dépendante de ce qui me semblait jusqu'à quelques jours des envies , des provocations malsaines d'un goujat, macho. Craintes de découvrir que finalement, ce goujat n'est peut être pas aussi goujat que cela et que peut être....Surtout...... une excuse pour combler mon envie d'assouvir mes curiosités et que lui saura y remédier..
Un soir , je trouvais le courage de me lancer et d'aller frapper à sa porte avec mes questions en tête et ma curiosité.
Il m'ouvrit nonchalement me laissant sur place en retournant à ses occupations me faisant signe d'une main d'entrer. En même temps, il était chez lui et moi la petite emmerdeuse d'à côté qui venait sans doute l'enquiquiner.
Il se posa devant son ordinateur, pris un combiné de téléphonne et passa quelques temps a régler des formalités. N'osant pas déranger , je me fis discrète dans le hall attendant en piétinant d'impatience. Après avoir raccroché, il se leva , traversa la pièce, en silence et disparu.une fois de retour il se posa dans son fauteuil avec un verre de vin , croisa les jambes et me demanda de venir le rejoindre.
Et là mon coeur se mis à battre et mon esprit à se demander ce que je faisait là. Intimidé par sa présence et le fait que ......
-- Vous comptez rester dans le Hall toute la soirée, je ne vais pas vous mangez !!
-- Non enfin si enfin hummm je venais vous parler mais je crois que je vais repasser une autre fois c'est plus sure.
-- Me parlez de quoi ?
-- De votre site...de ce que j'ai vue.. De ce qui me trouble et m'empêche de dormir..Et parce que je suis curieuse et que j'aimerais comprendre.....Et que vous n'avez pas le droit de venir vous installer ici et de me troubler ainsi, troubler ma vie, ma tranquilité...
-- Curieuse de quoi ? Dois je vous proposez une chaise ou vous préférez rester planté là ?
-- Dans un sens ici, je ne risque rien..il y a une certaine distance de sécurité ?
Il éclata de rires ...
-- Me pensez Vous assez stupide pour vous faire entrer en ayant des mauvaises intentions. Je vous fait quand même remarqué que c'est vous qui êtes venu. Je ne fait qu'être courtois en vous laissant entrer. Vous avez une curiosité qui vous ronge et qui vous pousse a en savoir plus.. Je trouve cela bien et sain.. Je ne suis pas un dangereux psychopates... Quoi que je pourrait prendre goût à vous voir ainsi postée... comme une plante verte se demandant si elle doit entrer ou au contraire fuir en courant. Si cela peux vous rassurer, j'ai autant de curiosité à votre égard.. Curiosité bienvaillante et je suis heureux de votre venue et de vos questionnements.. Ne vous faîtes pas priés mademoiselle !!
Une fois installée et j'avoue un peu honteuse de me présentée ainsi , je finie par me lancer et lui posa nombreuses questions sur mes curiosités. Il y répondit avec simplicité et générosité dans ses propos. Sa voix était posée, calme et sans doutes sur ses réponses. Une bonne partie de la soirée fut très instructive et me troubla. Il m'expliqua beaucoup de choses. Tout aussi étranges les unes que les autres mais avec des mots simples ... A ma surprise , aucune craintes, peurs ne m'envahies..mais encore plus de curiosité...Je buvais ses paroles, n'ouvrant la bouche que pour poser mes questions. A aucun moment il sembla perturbé, même pas par mon silence..presque content de me voir aussi curieuse. Il fini par se taire me regardant simplement sans attendre quoi que ce soit autre qu'une réaction..
-- Je suis intriguée à vrai dire. Je ne comprends pas pourquoi et je ne sais pas pourquoi je reste là sans savoir quoi dire, quoi faire ou comment réagir.Vous avez comblé mes curiosités et je ne comprend pas quel plaisir il y a à vouloir une compagne ou une soumise. J'ai bien compris ce que ce terme veux dire mais je suis aussi intriguée. Vous êtes un peu déroutant, votre façon de vous comportez, d'être installé est intimidant.
-- Ne dîtes rien alors !!
-- Il se fait tard..je vais peut être vous laissez vous poser..
-- Vous avez peur ?
-- Non
-- Approchez !!
-- Non
-- Approchez !!
-- Pourquoi ?
-- Approchez !!
Je me leva et alla m'assoeire à une distance raisonnable... En ayant pris un peu de courage quand même ...Un petit peu..
--Vous voyez, vous avez obeï.. Un simple ordre, demandé de façon simple... Je ne vous considère pas comme soumise pour autant mais vous avez envie dans un sens , inconsciemment de voir plus loin dans vos curiosités.... Sinon vous seriez resté à votre place et vous n'auriez pas levé votre défense aussi vite.
Il se fait tard en effet.......Je vous laisse prendre congé. Une dernière chose..Ma boîte au lettre reste ouverte. Prenez le temps qu'il vous faut mais je suis sure que votre curiosité vous amenera a moi tôt ou tard. Ce n'est qu'une question de temps.
Il se leva alla écrire quelque chose sur un bout de papier et me le donna...
-- Mon tel et mon adresse mail. Si vous avez d'autres questions ..... Bonne nuit Mademoiselle !!
Il me raccompagna a la porte
-- Bonne nuit .....
Je réussi simplement à dire ces mots en m'empressant de rentrer n'osant pas me retourner de peur de croiser son regard.
Ma nuit fut douce et agréable ...Comme par magie !
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L'automne laissant place à l'hiver je me préparais doucement à passer en mode hibernation dans le sens ou pendant quelques mois je ne saurais dire si j'aurais la possibilité d'aller en ville, la neige étant assez abondante ici. Je pris la décision de faire un plein pour plusieurs mois et de remplir les congélateurs à la cave en prévision. Tache ainsi faîte, il ne me restais plus qu'à aller chercher deux bottes de foin et de la paille chez Madame Dupuis pour les biquettes, tache plus facile à dire qu'à faire. Prenant mon courage a deux mains ,je me rendis chez elle avec ma vieille brouette rouillée avec la ferme intention d'en découdre rapidement. Sur le chemin du retour, je mis du temps, les bottes de foin et la paille ne faisant que tomber sur la route. Ne voulant faire qu'un seul trajet, j'ai chargé a fond en pensant que cela passerait. après quelques position de brouette infructueuses, je pensais avoir trouvé l'emboîtement parfait et pris un grand élan pour avance d'un peu plus cette fois ci. Ce qui ne fut que pire, les bottes tombèrent encore. Petit tour d'horizon, personne et heureusement vu ma souplesse légendaire a effectuer des périples de cette sorte. Quelques mètres plus loin rebelote.......
Et là au loin , je vis mon voisin en grand gentleman venir à mon secours.... ma rencontre … Il ne manquais plus que le goujat de service , à mon que ce ne soit qu'une coïncidence et qu'il ne fasse que passer.. comme un grand chevalier, il pris les bottes , les mis sur son épaule et pris la route....
--Bon vous venez oui !
--Euh !!!!!! quel galanterie mais lâchez moi ces bottes , je suis assez grande …...
--J'ai eu pitié de vous, rassurez vous je m'amuse bien a vous regarder vous empêtrer dans votre soucis. Risible depuis ma fenêtre, comme je vous sentais en souffrance, je me suis dit que le goujat que j'étais devait être à la hauteur de cette demoiselle. En bon voisin que je suis, me voilà....
Je pris ma brouette qui grinçais, tout en marmonnant des mots. Mais également en râlant tout en le regardant, en le scrutant , en scrutant ses fesses..De dos , même si son attitude est rustre, il est assez sexy je dois l'avouer.. Il marche vite, d'un air assuré... Une tenue des plus décontracté mais qui laissait apparaître la forme de son fessier à chaque pas.... Ce qui ne me laissa pas insensible et me fit sourire...
--Le spectacle vous plaît ? Me fit il remarquer
--Oui vous voir ainsi, apprêter me rappel des souvenirs mais finalement vous essayer de vous faire pardonner pour vos comportements....
--Un souvenir du dernier goujat qui est venu à votre petit secours ?
--Vous n'êtes qu'un..........
Je n' eu pas le temps d'en dire plus. Il jeta à terre les bottes, se rapprocha de moi , me pris les mains et les posa sur ses fesses....
--C'est cela que vous regardiez, avouez ? Cela vous plaît, je suppose que ces mains n'ont pas du toucher grands choses depuis très longtemps!
--Crét.....
Il attrapa mes mains, les serra entre les siennes tout en me rapprochant de lui
--Le crétin en question n'est ici que parce qu'il le veux bien. Si votre ego ne peux se contenir, ayez au moins la courtoisie de ne pas regarder mes fesses, merci.. Soit disant, en passant , c'est un parfum très agréable que vous portez.....
Gou..... !!!!
--Vous n'avez que ce mot a la bouche. Je le prend comme un compliment. La situation est que j'apprécie ce moment d'intense attention. Je vous en remercie mademoiselle.
--Et prétentieux en plus!!!!
--Oh non !!!!!! Juste dans un moment de plaisir à vous voir ainsi coller contre moi, les mains et votre corps ainsi offert.
--Il me suffirais de vous donner un bon coup de genou ou je pense et monseigneur couinerais comme un bébé.... Me pensez vous assez bête pour fondre devant un tel énergumène tel que vous.
--Je ne sais pas.. Aimez-vous être attacher, aimez-vous qu'on joue avec vos sens, aimeriez-vous que je vous mette a nue et que je fasse de vous ce que je désir. Aimeriez-vous être à mes pieds, ma chose....
J'éclatais de rire le coupant dans son élan
--Dans vos rêves.....
--Oh mais je vais rêver de vous, de vous faire plier, vous viendrez à moi a genou et nue me suppliant parce que vous en pourrez faire autrement. Vous serez ma soumise , cela ne peux être qu'ainsi, j'en ai décidé ainsi, j'aime qu'on me résiste.
Il me lâcha , me lança un sourire sournois tout en remettant les bottes sur la brouette.....
--A bientôt alors, Mademoiselle...Pensez-y... vous viendrez à moi parce que vous en pourrez faire autrement et vous le savez!
--C'est cela !!!!
Il me fallu un moment encore pour arriver à en finir avec ces satanées bottes de foin.. Une bonne douche me fit du bien et calmais les envies de meurtres qui m'envahissaient depuis cet après midi. Cependant ces paroles m'intriguèrent, le personnage restant à mes yeux un grand mystère.... Mais en même temps attirant..
Je fini par aller sur internet et me mis a recherche ce que voulais dire « soumise ». Mes recherches furent très instructive et je resta perplexe tout au long de mes découvertes. Je pris juste quelques minutes pour aller me servir un bon verre de vin. Ce soir là, je me coucha tard, pleins d'images en tête, entre dégoût, curiosité, questions et rejet, amusements....
Le lendemain matin , pleine de mes images de la veille , je me mis en tête de lui faire un courrier...Un courrier comme un goujat aimerait recevoir de la part d'une demoiselle fière de ses pensées... Je pris la matinée pour écrire un semblant de courrier tout en ne sachant pas quoi y mettre dedans . Mes premières ébauches étaient incendiaires, mais plus j'avançais , plus je déchirais et je recommençais pour au final me rendre compte que je n'avais écrits qu'une phrase :
« C'est quoi au juste une soumise ?»
M'habillant rapidement.. J' allais tranquillement mettre mon courrier dans sa boîte au lettre profitant de ne pas voir sa voiture garée devant.... Je la mis et vis son chien devant le portail assis , remuant la queue....Ma journée se passa sans incident au frais.... Mon travail fini, je pris une bonne douche , un repas léger et un peu de musique avant d'aller au lit.....
Le lendemain en allant à ma boîte au lettre, il n'y avais rien, pas une réponse et cela me trotta dans la tête tout le reste de la journée puis la semaine passa et aucune réponse.... Je fini par me dire que j'avais du mal comprendre et qu'il surjouait son rôle de macho, goujat.... Mais un matin en allant relever mon courrier , il y avait une lettre au milieu non timbrée.. Etait ce lui, enjouée et neutre à la fois, je ne l'ouvrit pas de suite. Il veut s'amuser alors, on va jouer..... Toute la journée je m'occupais à ranger les plantes extérieures, a nettoyer la cabane des biquettes..Le soir pourtant , je ne pu résister par curiosité à l'ouvrir..... Il n'y avais également qu'une phrase ou du moins un lien internet...
C'est une réponse au moins même si ralant d'avoir déjà été sur le net je ne pensais pas que cela pourrais m'instruire plus que cela....
Installée dans mon fautueil , je pris le courrier et indiqua le lien... Une page s'ouvrit avec en en tête:
« Site de Maître M »
Et en dessous une photo ce Maître .Ce Maître à bien le regarder est … Mon voisin....
Je restais la bouche bée devant mon écran à voir mon voisin à l'écran. Un homme élégant , bien rasé, prenant une pose des plus équivoque......Je ferma le lien , scotchée et me demandant ce que j'étais entrain de faire …. Je pris une feuille de papier, pris mon stylo et entrepris décrire a mon voisin en tout bien tout honneur lui demandant de ne plus m'importuner sur ce sujet...
Mot écrit, je décidais qu'il fallait que je lui porte en main propre, plutôt que je le mette dans la boîte au lettre e préférant pas le croiser. Une fois devant sa boîte au lettre, je vois le chien au portail me regardant t bien entendu ne pouvant s'empêcher de japper..Tant pis.. de retour chez moi , je me mis à l'aise devant un bon film ….. Mais ma tranquillité fut de courte durée... Quelqu'un frappa à la porte... Ne pouvant faire la morte, je me leva et alla ouvrir et surprise, mon voisin , agitant mon courrier me demanda s'il pouvait entré...
--Je ne l'ai même pas ouvert, voyez vous. Je pensais qu'il serait plus sympa de le faire ensemble.
--Et qui vous dit que j'ai envie que vous le lisez devant moi
--Je suppose que vous n'êtes pas aller voir le site que je vous ai indique
--Si , juste deux minutes , le temps de me rendre compte que sur la page d'accueil , c'était vous
--Alors vous pouvez me dire ce que contiens cette lettre , cela m'evitera une manipulation hasardeuse
--Ma demande pour que vous ne m'importuniez plus sur vos projets farfelus sur cette soit disant soumission qui vous tiens a cœur..;
--Pourquoi n'aimeriez vous pas être soumise ? Je suis sure que vous n'imagineriez pas ce que vous pourriez en apprendre sur vous.
--Et pourquoi devenez vous mielleux avec moi..Vous me prenez pour qui ….
--J'aime votre façon d'être..
--vous ne me connaissez pas
--Alors faisons connaissance
--Et si je n'en ai pas envie
--Ce n'est pas ce que vous faîte ressentir
--Vous chercher toujours a avoir le dernier mot comme cela ?
--Je vais vous laisser, je pense que j'ai assez abusé de votre hospitalité. Et je vous sent légèrement énervé et je ne voudrais pas vous gâcher votre soirée. Bonne soirée Mademoiselle
--Bonne soirée à vous
Ce fut sur ces paroles que je laissa mon voisin a la porte et repris le cours de ma soirée intriguée, décontenancée. Je partis me coucher ne sachant plus quoi penser......
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Avant toute chose je souhaite signaler que je ne suis pas l'auteur du contenu que V/vous allez lire. Je le partage car il me semble plus que correcte et intéressant (bien que je ne suis pas d'accord avec tout). Les régles de vie sont établies au moment de la prise en main de l’esclave par la Maîtresse. Elles font partie intégrante du contrat de vie. Sans régles de vie imposées à l’esclave, la structure du couple esclave/Maîtresse est trop fragile pour durer dans le temps. Elles devront être appliquées dés le début du dressage. Nous vous indiquons, à titre d’exemple, certaines régles que vous pouvez appliquer. A vous de les adapter à votre style, vos envies, vos besoins. Ces règles concernent les esclaves qui sont impliqués dans un entraînement à la servitude à plein temps.
1. L’esclave se doit de respecter sa Maîtresse et être courtois en tout lieux et à tout moment. Il doit rester à l’arrière de sa Maîtresse et être attentif. Lui ouvrir les portes et les portiéres des véhicules, ne pas passer avant elle, avançer sa chaise lorsqu’elle s’asseoit et attendre sa permission pour s’asseoir à son tour ou lui demander la permission de se retirer (discrétement en public).
2. attendre à table que sa Maîtresse ait commencé de manger, toujours demander la permission de se retirer de sa présence.
3. Il attend que sa Maîtresse l’autorise à parler, ne lui coupe jamais la parole.
4. l’esclave s’assoit toujours jambes écartées, une bonne position est un signe de respect.
5. L’esclave ne doit pas croiser du regard une femme, ni la convoiter.
6. lorsqu’il se promène avec sa Maîtresse ou une Femme, l’esclave marche à plus petits pas, et se tient un pas en arrière, mais pas trop loin pour pouvoir ouvrir les portes.
7. L’esclave ne dois pas se plaindre de sa condition et rester d’humeur égale.
8.L’esclave pourra être affublé d’un nouveau nom. Celui d’un animal par exemple.
9.l’esclave est sous le contrôle total de sa Maîtresse. Son corps, sa sexualité, son lieu de vie, son activité sociale et professionnelle, ses vêtements, sa nourriture, sa vie au sein du couple seront régies par sa Reine.
10. le but d’un esclave est par-dessus tout de plaire à sa Maîtresse, il apprend donc à contrôler sa réponse aux stimulations sexuelles pour le plus grand plaisir de sa Maîtresse. Echouer à contrôler son éjaculation est de la désobéissance pour l’esclave. La désobéissance entraîne la punition.
11. si la Maîtresse préfère refuser à l’esclave le droit d’éjaculer, l’esclave doit se contrôler pour offrir cela à sa Maîtresse. Il se dévoue à l’abstinence, et remercie humblement sa Maîtresse de lui retirer le plaisir de l’éjaculation, ce qui l’autorise à dédier à sa maîtresse son plaisir perdu. La Maîtresse peut exiger que l’esclave porte une cage de chasteté.
12. si la Maîtresse demande satisfaction sexuellement par des relations, le male soumis doit être capable de contrôler son éjaculation. Il doit satisfaire sa Maîtresse pas lui-même. Les besoins sexuels de sa Maîtresse la concernent personnellement, et elle seule peut choisir qui peut la satisfaire.
13. Dans tous les cas l’esclave doit se souvenir que son éjaculation ne lui appartient pas, elle appartient à sa Maîtresse, c’est à elle de l’utiliser de quelque manière que ce soit.
14. L’esclave doit être rasé (ou épilé) et propre comme l’exige sa Maîtresse.
15. L’esclave n’a pas le droit de toucher ses parties génitales sans la permission de sa Maîtresse. Lorsqu’il se lave il doit utiliser un gant de toilette, ou une brosse, jamais ses mains.
16. l’esclave appartient corps et âme à sa Maîtresse. Il pourra être tatoué ou piercé par des signes d’appartenance.
17. L’esclave est la propriété personnelle de sa Maîtresse.
18. La féminisation est un entraînement à la soumission. Porter des vêtements féminins sépare l’esclave du monde masculin, il ne le transforme pas en Femme, ceci étant impossible.
19. La lingerie normale de l’esclave est rose ou blanche. Il porte sous ses vêtements de male des sous-vêtements féminins, d’autres habits seront portés au fur et à mesure de la progression de l’esclave.
20. Lorsqu’une Femme sait ce que porte l’esclave, la Féminisation rapproche l’esclave de la compagnie des Femmes, et l’éloigne des hommes. Cela est bon pour l’esclave parce que cela lui permet de mieux aider les Femmes, et les servir, et de modeler son comportement sur le comportement supérieur des Femmes.
21. Les objets féminins peuvent aussi être utilises comme punition, et peuvent être utilisés pour l’inconfort qu’ils procurent. D’autres seront utilisés comme humiliation lorsque voulue par la Maîtresse.
22. L’esclave achète ses habits avec l’avis de sa Maîtresse, il achètera ce qui lui plaît, non ce qui plaît à lui-même.
23. L’esclave n’utilisera que des produits d’hygiène féminins : savons, shampoings, lotions, déodorants, et sera propre et entretenu en tous temps. Cela peut inclure plusieurs bains ou douches par jour.
24. Lorsqu’il urine l’esclave s’assiéra sur le siège des toilettes, sans aucune exception.
25. L’esclave suivra un régime alimentaire pour se maintenir dans un état de poids correct, et boira plus d’un litre d’eau minérale par jour. Il pourra utiliser la salle de bains sur permission uniquement.
26. L’esclave ne mangera que de la nourriture d’esclave sélectionné par sa Maîtresse lorsqu’elle le demande. Une journée de nourriture d’esclave périodique enseignera à l’esclave que sa place est aux pieds de sa Maîtresse.
27. Lorsqu’un repas est terminé l’esclave débarrasse la table et lave les assiettes sales, la cuisine et la salle à manger sont ensuite bien nettoyées par l’esclave.
28. L’esclave donne toujours à sa Maîtresse le premier choix de chaque chose : l’article à lire en premier, la chaîne de télé à regarder, le restaurant où aller, le film à voir, les amis à rencontrer, etc…..
29. L’esclave doit remplir toutes les tâches ménagères pour sa Maîtresse incluant :
a. Nettoyage des parquets et tapis
b. Entretien des fleurs
c. Poussière des meubles
d. Faire les lits chaque jour
e. Laver les vêtements
f. repasser g. laver à la main la lingerie
h. nettoyer la salle de bains i. nettoyer la cuisine
j. cuisiner
k. laver la vaisselle
l. mettre la table m. faire les courses
n. sortir les poubelles
o. obéir aux ordres d’esclaves femelles.
p. passer l’aspirateur et laver les sols.
q.nettoyage des vitres.
30. L’esclave ne s’assoit jamais sur les meubles, mais doit prendre sa place naturelle au sol, et doit se tenir naturellement plus bas que sa Maîtresse. Par ailleurs, il doit dormir sur le sol mais sera couvert afin d’assurer sa santé physique.
31. l’esclave sera soumis à une alimentation équilibrée et à une activité sportive sous le contrôle de sa Maîtresse.
32. l’esclave accepte les choix de sa Maîtresse (sorties culturelles, ciméma, restaurant, recevoir et rendre visites à des amis, les programmes télévision à regarder).
A lire également : Le groupe sur la Gynarchie et Gynarchie & Humiliation et Gynarchie et dangers
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1 Mon prénom, c'est Laetitia mais tout le monde que je connais m'appelle tiss d'aussi loin que je me souvienne.
2 Je suis une grande fan de Tim Burton, J’adore tous ses films sans exception.
3 Je collectionne aussi les livres de Stephen king, je ne désespère pas d'un jour tous les avoir.
4 Je pense que j'ai passé la moitié de ma scolarité au coin ou dans le couloir a cause de de mon insolence et de mes bavardage et maintenant j'en pâti.
5 J'adore la pluie, j'aime la regarder quand je suis au chaud chez moi, j'aime l'écouter tomber et sentir les odeurs qu'elle fait ressortir dans la nature.
6 Je ne supporte plus la violence , qu'elle soit physique ou verbale, j'interviens toujours quand j'en suis témoin, en général, j'arrive à me faire entendre et apaiser les tensions, mais ça m'a valu des bobos plus ou moins gros.
7 J'ai une grande sœur handicapée, elle a subi beaucoup de brimades et de violences de la part des autres quand on étaient petites, je me suis battue tellement de fois à ses côtés avec des personnes bien plus grandes et bien plus fortes que nous qu'aujourd'hui j'ai peur de personne.
8 Je déteste parler au téléphone, ça me gêne énormément et je dois me faire violence pour ça.
9 J'ai beaucoup de mal à déléguer j'essaie de faire tout toute seule car je n'aime pas qu'on pense que je suis pas capable, même quand c'est le cas.
10 J’entends quand mon fils pleure et je sent quand il a mal même si je ne suis pas avec lui.
11 J’essaye de grandir et de ne plus croire aux le croque mitaine mais je dors toujours avec la lumière et avec avec mon doudou dans les bras.
12 J'ai souffert de terreur nocturne et de somnambulisme jusqu'à ce que j'accouche de mon fils,aujourd’hui je continue à parler pendant mon sommeil.
13 Je dis beaucoup, beaucoup trop de gros mots quand je suis en colère et ça m'arrive souvent.
14 J'ai honte de mes parents et je ne les présente aux gens que si je suis certaine que je peux avoir confiance en eux.
15 J'adore l'aventure, j'ai fait plusieurs Road Trip "pouce et sac à dos" quand j étais plus jeune seule ou a plusieurs, ça m'a permis de vivre des histoire folles et faire des rencontre improbable.
16 J'obtiens toujours ce que je veux, du moins quand je le veux vraiment.
17 J'ai fait du théâtre pendant plus de dix ans, C'était une grande passion mais je n'ai plus de temps pour ça, l’adrénaline quand on rentre sur scène, me manque
18 Je ne crois pas à la fatalité je pense que quand on s'en donne les moyens tout le monde est capable de faire tout ce qu'il veut.
19 Je suis incapable de parler trop longtemps de notre enfance à mes sœurs et moi sans me mettre dans une colère noire.
20 Je rie quand je suis gênée ou que je ressens une émotion trop forte; quand j étais plus jeune on aller à l'église le dimanche, et chaque dimanche je riais sans
pouvoir me contrôler jusqu'au moment ou le prête me gronder avec son micro devant tous les paroissiens et la seulement je me calmai .
21 Les compliments me mettent mal à l'aise, je minimise toujours ce pourquoi on me complimente.
22 J'ai un besoin maladif de toujours tout comprendre, je suis une personne hyper curieuse.
23 Je suis très empathique, je pleure souvent sur le malheur des autres même si je les connais absolument pas, je suis aussi l'avocat du pauvre,je ne supporte pas qu'une personne soit seule et mise a l’écart
24 Je suis fascinée par les endroits abandonnés, les lieux remplis d’histoire, de détails, d’objets qui donne l'impression que le temps c'est arrêté.
25 J'ai la phobie de clown et des oiseaux quand il volent ou battent des ailes.
26 J'aime le risque, j'aime avoir peur, c'est des sensations qui m'excitent enormement.
27 Je n'aie pas peur de la douleur.
28 J'ai aussi sucé mes doigts pour m'endormir jusqu’à l'âge de 16 ans, je me suis rendu compte il y a quelque temps avec tristesse que mon palais avait perdus la forme qui me le permettait.
29 Quand il fait très froid, j'adore m'ensevelir nue sous une montagne de couverture pour m'endormir
30 J'aime voir dans les yeux de l'autre, ce moment où il vrille, ou je sais que même si j'essaie je n'aurai plus aucun contrôle sur la situation...le fauve qui se prépare à sauter sur sa proie.
31 Quand on fait une soirée ou un séjour avec moi il faut s'attendre à ce que tout devienne du grand n'importe quoi.
32 J'ai un grand besoin d'être recardée pour me sentir bien et ça va au-delà du contexte BDSM.
33 J'ai aussi un besoin constant de défier l'autoriser et là encore ça dépasse le contexte du BDSM.
34 Jaime le rose, j'en aie partout dans ma déco, mes vêtements mes accessoires, il faut qu'au minimum au moins un élément le soit
35 Au collège quand mes copines regardées les plus sportifs et les garçons les plus populaires moi j étais subjuguée par leurs pères.
36 Plus tard j'ai couché avec le père d'une amie d'enfance, qui avais 30 ans de plus que moi,j'ai honte de la trahison que j'ai faite à mon amie et à sa femme mais je ne regrette aucuns de nos moment volés.
37 Je suis révoltée quand je pense que les mauvais parents ne se rendent pas compte qui sont les auteurs du déclin de la nature humaine.
38 J'aime les gens qui en ont rien à foutre des conventions, les atypiques, les hors des normes...
39 Je ne laisse jamais tomber quand je sais que j'ai raison je suis très entêtée.
40 Quand j étais petite et que je faisais des bêtises j'accusai les autres a ma place et comme j'ai un visage qui inspire confiance ça marcher quasiment a coup sur!
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Après avoir longtemps œuvré pour l Abomination Switch ( 2 théories différentes : maladie démoniaque apparue en 1427 en Égypte ; complot contre l Ordre des Grands Maîtres et Maîtresses Digne de Ce Nom de la Nuit Noire des Ténèbres GMMDCNNNT (cf articles de Vlan01),
Ayant à présent rejoint les rangs des Soumis (bien que philosophiquement switch et sympathisante active de l AS),
Je propose
La Révolution Soumission !!!
Soumis du monde entier,
Levez vous !
Il est temps que nous prenions la parole !
(Et le pouvoir ! Oups)
Et que nous faisions entendre le vent fou et furieux de nos désirs !!!
Et que nous renversions les icônes de la domination !
Oui nous soumis voulons être dominé !
Oui nous soumis sommes prêts lorsque nous trouvons un maître qui devient le notre à sombrer dans l obscur de la Soumission !
Et alors nous soumettre totalement et aveuglément (une lampe de poche ou une bougie quand même Maître ? Siouplait !)
Et alors nous soumettre totalement et aveuglément à sa loi, ses désirs et sa domination !
Mais tous les dominants ne sont pas des dominants à nos yeux !
Et tous les dominants que nous reconnaissons tels ne sont pas nos dominants !
Je propose donc
En ce premier jour sacré de Révolution Soumission :
- que nous imposions une cérémonie d adoubement des dominants par nos folles mains échevelées
- que nous ouvrions enfin ce putain de café pour Soumis interdit aux maître
- et que nous nous attaquions à nos ennemis !
Et pour commencer : Bdsm-mon-ami (voire le Fucking Switch journal switch in articles Lupa).
Le Baiseur De Salopes de Maître switch punk est complexe comme tous les switchs.
Qu est ce que c est que ces statuts !
"Dominant" "soumis" ?!
Qui laissent entendre que nous sommes tout le temps soumis et les soumis de qui veut !
Qui laissent entendre que les membres inscrits comme dominant sont des dominants !
Avec dans nos rangs et les leur des personnes qui n ont vécu aucune expérience ..
Je propose que nous exigions que Bdsm-mon-ami remplace les statuts de "dominant" et "soumis" par "désir de domination " et "désir de soumission"
Pour cela allons tous faire un sitting devant la maison de Wondersalope qui est la seule personne ici (encore vivante ) à avoir rencontré Bdsm-mon-ami
Soumis ! Soumise !
L ère de la Révolution Soumission advient !
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