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Par : le 13/01/26
Alors que les conversations s’étaient peu à peu ravivées autour de la pergola, Frank, fit un pas en avant. « Mes amis… » lança-t-il d’une voix grave mais accueillante. Le silence retomba presque instantanément, comme par réflexe. « Ce que nous venons de vivre était simplement magnifique. Un instant de grâce, d'osmose et de communion… Mais ce n’était qu’un prélude. » Son regard croisa celui de Maîtresse Clara, encore agenouillée et en train de caresser le visage de son soumis, puis celui de David et de tous les autres Maitres présents. Tous acquiescèrent légèrement, comme s’ils étaient dans la confidence. Frank fit un signe de la main. « Suivez-moi, je vous prie. Il est temps de descendre… » Un frisson discret parcourut l’assemblée. Les regards s’échangèrent, entendus ou curieux, excités et fébriles. Vanessa, blottie contre David, releva les yeux vers lui. Il lui sourit, posa sa main sur le bas de son dos, et l’encouragea à avancer. Le petit groupe se mit en mouvement, guidé par Frank,  à travers la maison plongée dans une douce lumière feutrée en ce début de soirée. Sa femme Livia marchait avec élégance à quatre pattes à ses côtés, toujours tenue en laisse par son mari et Maitre. La procession se fit plus lente à mesure qu’ils approchaient d’un large escalier en pierre, dissimulé derrière une double porte en bois massif que Frank poussa avec lenteur. La fraîcheur monta d’un coup, caressant la peau de Vanessa. Ce qui la fit frissonner.  Elle sentit son bras frôler celui de David. Il ne la tenait plus. Il la laissait avancer. Seule. Pour qu’elle ressente pleinement l’instant. Chaque marche semblait l’éloigner du monde extérieur. Le silence devenait plus lourd, plus dense. Seules les torches encastrées dans les murs diffusaient une lueur vacillante, donnant aux visages une allure mystérieuse. Vanessa posa un pied après l’autre, prudente, consciente de chaque mouvement. Ses talons résonnaient faiblement sur la pierre, mais ce son lui paraissait étrangement intime. Comme si même son corps cherchait à comprendre ce qui se jouait. Elle inspira profondément, et c’est à cet instant qu’elle les entendit. Des gémissements … D’abord faibles. Étouffés. Puis plus nets. Un rythme. Une respiration heurtée. Des soupirs entrecoupés de petits claquements — des chocs secs, pleins, réguliers. Quelqu’un… ou plusieurs corps… semblaient déjà à l’œuvre. Vanessa s’arrêta une seconde, la main crispée sur la rambarde de fer forgé. Son ventre se serra. Elle tourna légèrement la tête vers David. Il ne disait rien, bien sûr. Il se contentait de l’observer, comme s’il lisait en elle. Elle sentit ses joues chauffer et s’empourprer légèrement. Mais elle ne baissa pas les yeux. Plus bas, Frank et Livia avaient atteint le pied de l’escalier. Ils les attendait. Le dernier palier passé, un couloir étroit s’ouvrit devant eux. Là, la chaleur des torches se mêlait à une autre : plus lourde, plus charnelle. L’air semblait chargé d’un parfum capiteux : un mélange de cire fondue, de musc, de cuir… et d’autre chose. Quelque chose d’humain. Les gémissements étaient plus clairs maintenant. Une plainte aiguë, presque un chant. Et un râle sourd, profond. De plaisir, sûrement. Ou d’abandon. Vanessa sentit une vague de chaleur monter de son bas-ventre, se répandre dans son ventre et se loger dans sa gorge. Ses jambes se firent plus légères, presque flottantes. Elle avait envie de voir. Et en même temps, elle redoutait ce qu’elle allait découvrir. Frank s’arrêta devant une lourde porte de bois sombre, cerclée de fer. Elle portait des traces d’usure. Comme si des mains l’avaient souvent griffée, frappée. Ou caressée. Sans un mot, il fit tourner la lourde clinche de la porte et la poussa. La porte s’ouvrit dans un lent grincement, révélant peu à peu l’intérieur d’une pièce exceptionnelle. Vanessa eut d’abord l’impression d’entrer dans un autre temps. Une sorte de crypte sacrée dédiée non pas à un culte oublié, mais à un art interdit. La lumière tremblotante des torches et des chandelles projetait des ombres mouvantes sur les murs de pierre brute, comme si les lieux eux-mêmes respiraient au rythme de ce qui s’y jouait. L’espace était vaste, mais chaque recoin semblait pensé. Organisé. Chargé d’intention. Des chaînes pendaient du plafond voûté. Certaines terminées par des menottes de cuir ou de métal. Des crochets, des anneaux, des cordes tressées. Plus loin, des meubles de domination : une croix de Saint-André, des bancs d’exposition, des chevalets, une cage en fer forgé … chaque objet semblait attendre son heure. Mais c’est au centre de la pièce que le regard de Vanessa comme celui de tous les invités fut irrémédiablement attiré. Là, sous un faisceau de lumière tamisée filtrée par des bougies montées sur un grand chandelier noir, se dressait un pilori. Il était fait d’un bois ancien, patiné, épais, aux ferrures rouillées par le temps. Solide. Inflexible. Et attachée à ce pilori … une femme … Son visage était invisible, pris dans l’ombre de ses cheveux gris argenté relâchés. Mais son corps… son corps était une offrande à ciel fermé. Nue, le dos cambré, les bras solidement fixés au pilori de part et d’autre de sa tête, elle présentait son postérieur comme un autel tendu. Ses fesses rondes et pleines, portaient des tatouages de cœurs de style celtique. Elles étaient légèrement zébrées par des marques rouges récentes, et tremblaient par instants sous les impacts. Car oui, elle était en train d’être fouettée. Un homme se tenait derrière elle, vêtu de cuir noir. Son torse nu, musclé et huilé, brillait sous la lumière. Mais ce qui frappait davantage, c’était la tête qu’il portait : un masque intégral en cuir noir, représentant un tête de loup. Une gueule stylisée, menaçante et majestueuse à la fois. Dans sa main, un martinet aux longues lanières frappait avec une précision presque chorégraphique. Les impacts étaient rythmés. Ni brutaux ni tendres, mais dosés. Pensés. Chaque coup semblait faire vibrer l’air tout entier. On entendait les gémissements étouffés de la femme, mêlés au claquement régulier du cuir sur sa peau tendue. Vanessa s’arrêta net. Sa respiration se coupa. C’était… beau. Mais d’une beauté sauvage, âpre. Une esthétique du chaos maîtrisé. L’homme-loup ne parlait pas. Il frappait. Et la femme, malgré les secousses qui traversaient ses cuisses et le tremblement de ses genoux, restait offerte. Présente. Consentante. Submergée mais pas brisée. Vanessa sentit son ventre se contracter. Une chaleur sourde se répandit en elle, irradiante, presque animale. Elle ne bougeait plus. Ses yeux grands ouverts étaient fixés sur la scène, incapable de détourner le regard. Autour d’elle, les invités observaient aussi, certains dans un silence admiratif, d’autres échangeant des regards entendus. Mais elle, elle était dedans. Loin. Avalée par ce qu’elle voyait. Chaque claquement du martinet semblait résonner dans son propre corps. Comme si sa peau à elle frémissait sous les coups. Elle sentit ses cuisses se serrer légèrement, instinctivement. Sa robe lui paraissait soudain trop légère. Trop fine. Son cœur battait vite. Trop vite même. Et dans sa poitrine, quelque chose grondait. Ce n’était pas seulement du désir. C’était plus primal. Une reconnaissance. Une résonance profonde avec ce qui se jouait là : la tension entre le don et le contrôle, entre l’humiliation et la puissance, entre la douleur et la liberté. Elle se vit à la place de cette femme. Attachée. Exposée. Guidée. Dépouillée du superflu. Et cela ne lui faisait pas peur. Elle en avait envie … Elle sentit une perle de sueur glisser le long de sa colonne vertébrale. Sa gorge était sèche. Ses mains légèrement tremblantes. Et pourtant, elle se tenait droite. Figée. Hypnotisée.   Quand le loup s’arrêta un instant, caressant du bout de son martinet les fesses rougies de sa proie, Vanessa crut entendre son propre souffle se briser. C’était beau … Le silence dans le donjon était habité. Chaque respiration, chaque gémissement, chaque claquement résonnait comme une incantation. La scène devant elle se poursuivait. Plus lente maintenant. Plus profonde. L’homme-loup avait changé de rythme. Il faisait glisser les lanières du martinet sur la peau échauffée de la femme attachée, traçant des cercles, comme un peintre caresse sa toile avant d’y apposer un trait décisif. Vanessa cligna lentement des yeux, tentant de reprendre contact avec son propre corps. Elle sentit son cœur cogner dans sa poitrine. Sa respiration était toujours heurtée. Une main se posa alors doucement dans le creux de ses reins. David. Son David. Il n’avait pas dit un mot depuis leur entrée. Mais il ne l’avait pas quittée du regard. Elle le savait. Elle le sentait. Il se pencha vers elle, lentement, jusqu’à ce que ses lèvres effleurent le lobe de son oreille. Sa voix était douce, mais ferme. « Tu vois ce que cela donne… quand on se donne pleinement ... » lui murmura-t-il Vanessa ne répondit pas tout de suite. Sa gorge était nouée. Elle essaya de parler, mais sa voix ne fut d’abord qu’un souffle. « C’est… c’est bouleversant, Maître. » Il sourit contre sa peau, puis recula légèrement. Il voulait qu’elle le regarde. Elle leva les yeux vers lui. Et dans ce simple mouvement, il lut tout ce qui bouillonnait en elle : la peur, le désir, la honte, l’envie… et surtout, cette soif confuse d’aller plus loin. « Tu as envie de comprendre ce qu’elle ressent ? » demanda-t-il, sans détour, en plongeant son regard dans le sien. Vanessa sentit ses jambes se dérober sous la question. Elle baissa les yeux, cherchant les mots. Mais David attendait. Il ne la forçait pas. Il lui ouvrait un passage. Alors elle hocha lentement la tête. « Oui… » murmura-t-elle. « Mais j’ai peur de… ce que je pourrais découvrir ». « C’est bien » répondit-il calmement. « La peur est un bon signe. Elle montre que tu es vivante et consciente. Que tu ne te caches plus. Mais elle doit être dépassée.» Il glissa ses doigts sous son menton, le releva. Son regard était calme, ancré. Présent. « Ce que tu ressens là, c’est un seuil. Celui qu’on ne franchit qu’avec confiance. Et je suis là, Vanessa. Je suis là pour t’emmener… mais je ne te pousserai pas. Jamais. Ce sera ta décision. Toujours. » Elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Pas des larmes de douleur, ni de tristesse ou de peur. Mais de trouble. D’intensité. De reconnaissance. Elle hocha de nouveau la tête, plus fermement cette fois. « Je veux apprendre, mon Maître. » Un sourire presque imperceptible se dessina sur ses lèvres. « Alors regarde encore. Imprègne-toi. Chaque coup porté sur cette peau… pourrait un jour être pour toi. Pas comme une punition. Mais comme une clef, une possession, une reconnaissance. » Vanessa inspira profondément. Le martinet venait de frapper à nouveau. La femme dans le pilori gémissait de plus bel. Et dans ce gémissement, il y avait une vérité nue. Une musique qui lui parlait. Et au fond d’elle, quelque chose cédait doucement. Une autre résistance. Elle se sentait prête à ne plus détourner le regard. Prête à ne plus fuir. Elle prit la main de David. La serra. Il la laissa faire. Il savait. Et tandis que le loup poursuivait son œuvre au centre du donjon, Vanessa n’était plus simple spectatrice. Elle devenait aspirante. Le martinet s’abattit à nouveau. Net. Tranchant. La femme laissa échapper un cri plus aigu que les précédents. Mais elle ne supplia pas. Elle tenait bon. Vibrante. Cambrée. Prête à recevoir encore. L’homme-loup s’approcha d’un pas lent, presque cérémonial. Le cuir de ses bottes crissa sur le sol de pierre. Il se plaça derrière elle, tout contre ses fesses rougies. Il les caressa de sa main ganté de cuir. La femme sursauta à ce contact. La voix de l’homme-loup se fit alors entendre. Grave, voilée par le masque, mais d’une autorité implacable. « Mais tu dégoulines, ma soumise… » La femme, toujours bloquée dans le pilori, eut un frisson. Son sexe, à nu, brillait dans la lumière des chandelles. Des gouttes glissaient le long de ses cuisses tremblantes. L’homme-loup  fit glisser un doigt ganté dans le sillon de son entre-jambes. Lentement. Un gémissement puissant s’éleva de la gorge de la femme à ce contact. Il écarta les fesses de la femme, sa soumise, pour dévoiler à l’assistance ses orifices de façon impudique. Le geste de l’homme-loup avait été lent, maîtrisé, presque solennel. Et pourtant, lorsqu’il écarta les fesses offertes de sa soumise, révélant à la lumière vacillante ce lieu si intime, si exposé, l’effet sur Vanessa fut foudroyant. Elle porta une main tremblante à sa poitrine, comme pour y contenir ce qui menaçait de la déborder. Ce n’était pas la nudité en elle-même qui la bouleversait. C’était la beauté absolue du don. Cette femme, attachée, marquée, offerte… n’était pas faible. Elle était sublime. Dévêtue de tout, sauf de son choix. De son courage. De son don. Son sexe, dévoilé comme une fleur entrouverte au bord d’un orage, brillait sous les lueurs dorées. Entre ses cuisses, tout semblait palpitant. Vivant. Un écrin de chair d’où émanait une chaleur presque visible. Troublante. Animale et sacrée à la fois. Ses fesses, zébrées de rouge et de frissons, n’étaient pas seulement marquées : elles étaient honorées. Comme si chaque ligne, chaque trace, avait été tracée par une main d’artiste, un sculpteur du vivant. Leur rondeur généreuse, leur fermeté offerte à la discipline, formaient un autel sur lequel l’âme s’agenouillait. Vanessa sentit son souffle devenir plus court encore. Elle n’avait jamais regardé une autre femme ainsi. Pas avec désir. Pas exactement. Mais avec quelque chose de plus profond. Une empathie brûlante. Une soif confuse de comprendre comment on pouvait, un jour, se laisser aller à ce point… et en ressortir grandie. Elle crut ressentir dans son propre ventre cette même vibration que celle qui parcourait la femme attachée. Elle sentit sa propre humidité naître. Comme un écho lointain. Une réponse silencieuse. Son bas-ventre se tendait, sa gorge se serrait. Autour d’elle, les murmures des invités avaient repris, mais elle ne les entendait plus. Elle était ailleurs. Dans un espace suspendu entre voyeurisme et révélation. Entre contemplation et désir. David, toujours près d’elle, murmura simplement : « Elle ne simule rien. Ce que tu vois… c’est la vérité d’un corps qui s’ouvre. D’un cœur qui se soumet librement. Un miroir, peut-être, de ce que tu portes en toi … » Vanessa ne répondit pas. Elle n’aurait pas pu. Sa main serra un peu plus fort celle de son Maître. Elle n’avait jamais eu autant envie d’apprendre. D’être dénudée, dans tous les sens du terme. Elle se savait encore loin du pilori. Mais elle savait aussi, au plus profond d’elle, qu’elle s’en approchait et qu’elle le désirait profondément. « Es-tu prête à les recevoir ma chienne ? » dit alors l’homme-loup à sa soumise, tout en introduisant avec facilité un doigt au fond de son sexe baveux Dans un nouveau gémissement, la femme murmura fébrilement : « Ouii … » L’homme-loup lui assena alors une fessée puissante. « Je n’entends pas bien ma soumise ! » dit-il d’une voix forte et ferme. Après avoir hurlé sous l’impact sur ses fesses endolories, reprenant son souffle, la femme s’exclama « Oui ! Je … je suis prête à les recevoir .. mon Maitre … Offrez-moi selon vos désirs … Je veux vous faire honneur mon Maitre …» En entendant cette voix, Vanessa eut un haut-le-cœur. Pas au regard des mots prononcés, aussi indécents et énigmatiques soient-ils. Non, c’était la voix qui la troublait. Un vertige soudain et profond la saisit. La voix de la femme attachée venait de briser quelque chose en elle. Une barrière. Une illusion. Cette voix… Non … c’était impossible ! Et pourtant … Et pourtant elle la connaissait cette voix. Non pas d’un souvenir flou, mais de cette présence intime qu’on ne peut oublier. Une voix douce, forte, un peu rauque parfois, quand l’émotion la serre. Une voix qu’elle avait entendue rire, murmurer… conseiller. Vanessa sentit son estomac se nouer. Son cœur battre soudain trop fort. Sa gorge se refermer. Un nom monta en elle. Mais elle n’osa pas le prononcer. Elle ferma les yeux un instant, espérant que l’ombre se dissipe. Que cette reconnaissance s’évanouisse comme un mirage. Mais rien n’y fit. La voix résonnait encore en elle. Offerte. Nue. Vibrante de désir, de honte, et de beauté. Elle rouvrit les yeux. Regarda à nouveau ce corps exposé. Et soudain, le trouble se fit plus large. Plus profond. C’était comme si tout ce qu’elle avait cru connaître de cette femme, de cette figure de sagesse, de maîtrise, de retenue, ’écroulait… pour laisser apparaître une vérité bien plus complexe. Bien plus réelle …   [A suivre] Illustration : Image d'Internet    
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Par : le 13/01/26
LA PENDAISON MODERNE   Dès la fin du XIXème siècle, la pendaison traditionnelle où un public nombreux se repaissait des soubresauts d’un condamné à la langue gonflée et le sexe dressé, disparaît au profit d’une prétention hygiéniste qui la prive de son public au profit de témoins compassés. Cagoulé, ligoté, le condamné est amené sous la corde qu’on ajuste avant d’ouvrir une trappe qui le fait chuter d’une hauteur calculée pour lui briser la nuque sans le décapiter. La mort est supposée immédiate et le spectacle ne dure quelques instants. Ce type d’exécution est volontairement rendu aseptique, furtif, indifférent. Les dignitaires nazis et les criminels de guerre japonais finirent ainsi au fond de trappes, le cou brisé par de grosses cordes de chanvre. Certains survécurent un peu à la chute et se débattirent un moment en grognant. Mais la justice était expédiée avec la bonne conscience de sa préparation scientifique. En Pologne et dans les autres pays de l’Est, on préféra pendre les criminels nazis de manière plus simple et plus visible, précipitant tous les suspects de l’arrière de camions pour les voire s’agiter  dans leur asphyxie. Ce type de pendaison est né de visions humanitaires de la mise à mort. Quitte à exécuter, il convient de le faire proprement. Ce type de pendaison est encore en vigueur dans plusieurs pays tels que le Japon ou le Koweït. Cette forme d’exécution nie la dimension spectaculaire et ambiguë de la pendaison dont l’objectif était de provoquer une agonie. La dimension érotique y est proscrite. La pendaison ordinaire, celle qui a prévalu pendant des siècles avec son cortège de cruauté et de sexe a également traversé le temps et est en vigueur dans les pays qui recherchent la souffrance du supplicié. On la retrouve à l’infini dans l’Allemagne nazie où être pendu suppose une souffrance qui fera le bonheur des bourreaux. On la trouve aussi en Iran où l’on cherche à provoquer la peur chez les condamnés, mais aussi chez le public.   Il ne fait aucun doute que la pendaison pratiquée ainsi par des autorités au sadisme revendiqué provoque la compassion, mais aussi, chez beaucoup, un sentiment ambigu d’excitation érotique. Dans tous les cas, il ne s’agit pas seulement de tuer, mais de faire souffrir et de provoquer un effet de peur dans le public. Les nazis pratiquaient la pendaison systématique des partisans et n’hésitaient pas à pendre en public des femmes et des enfants dans des mises en scène macabres où la mise à mort était secondaire par rapport à l’exhibition du danger à s’opposer à leur présence. Mais en fait, on sait que beaucoup de soldats allemands se masturbaient durant les pendaisons qu’ils photographiaient. Il n’est pas douteux que les mollahs iraniens à la sexualité perturbée tirent un plaisir érotique à pendre leur jeunesse et à contempler leur longue agonie devant une foule hystérique haranguée par des haut-parleurs. Contrairement à la pendaison « moderne », ce type de pendaison se fait souvent en « grappes » où plusieurs condamnés sont exécutés en lignes où les pendus se bousculent en se débattant. Tout à l’opposé de la pendaison hygiénique du long drop, cette pendaison mise sur la durée, le spectacle, sur les gesticulations et le visage congestionné des suppliciés. C’est la pendaison des tyrans et des peuples rendus fous par des idéologies et des religions dévoyées. C’est aussi la pendaison des lyncheurs qui n’ont besoin que d’une corde et d’un arbre pour exécuter les noirs séditieux devant une foule enthousiaste avide de voir le malheureux s’étrangler lentement. Elle nous vient en droite ligne du bas Moyen Âge où on la pratiquait exactement dans les mêmes conditions, avec les mêmes buts, pendre et étrangler jusqu’à ce que mort s’ensuive. Et c’est précisément cette pendaison que l’on retrouve dans les jeux sadomasochistes où la jouissance vient de la lenteur de la strangulation tandis que les pieds ont quitté le sol.   Et il n’est pas rare que des suicides par pendaison ne soient que le résultat malheureux de jeux érotiques imprudents. Les amateurs de pendaison érotique pratiquent le plus souvent en secret et finissent souvent au bout de leur corde. Ceux qui les retrouvent préfèrent parler de suicide que de jeu érotique qui aurait mal tourné. Dans ces jeux, les amateurs de pendaison aiment que leur bourreau soit une femme, une dominatrice qui se dévoue à leur plaisir pendant qu’ils s’étranglent au bout d’une corde. Il y a dans ce jeu de pendaison une sorte de métaphore de l’acte sexuel qui augmente considérablement la jouissance. Cela évoque la notion de bourrelles qui, dans les faits n’ont guère existé au cours de l’histoire. Ce métier étant avant tout dévolu à des hommes que l’on voulait robustes et sans scrupules. Toutefois, pendant la période nazie, de nombreuses femmes se commirent à jouer le rôle de bourrelles dans les camps de concentration. Particulièrement sauvages, ces femmes, souvent très jeunes, se plaisaient à supplicier les déportés et à participer à leur pendaison.     A La fin de la guerre, beaucoup furent prises par les troupes alliées et par les peuples libérés. La plupart finit au bout d’une corde dans un juste retour des choses.         LES MILLE FORMES DE LA PENDAISON   Si l’on excepte la pendaison avec long drop qui est supposée rompre les vertèbres instantanément et provoquer la mort pour autant qu’on a utilisé une corde suffisamment solide, peu élastique, placée sous l’oreille gauche, avec une chute en rapport avec le poids du condamné, la pendaison revêt d’innombrables aspects qui dépendent de la corde, du nœud, de la manière de pendre, de la potence et de la place du nœud autour du cou. Pour commencer, la place de la corde autour du cou, en particulier le nœud, joue un rôle majeur. Placé sur la nuque, la corde va comprimer la trachée, bloquer les artères et les veines, repousser la langue et presser sur le nerf vague. Le pendu perd conscience rapidement, sa langue sort, il bande et éjacule et meurt sans gesticuler au bout de sa corde. Placée sous le menton, la corde ne produit aucun des effets qu’elle a quand elle est placée sur la nuque, ou tout au moins, les atténue considérablement. Le pendu se trouve en souffrance tout en respirant encore. Il se débat, convulse et donne des secousses avec ses jambes, ce qui a pour conséquence resserrer le nœud, provoquant une lente strangulation. La mort ne surviendra qu’au bout de longues minutes, parfois un quart d’heure. Les effets érotiques sont provoqués par la pression de la corde sur le cervelet dont on sait qu’il provoque une éjaculation réflexe quand il est lésé. C’est la forme de pendaison la plus cruelle car l’agonie dure particulièrement longtemps. La corde peut aussi être sous l’oreille gauche, ce qui bloque le retour veineux et conduit à l’accumulation du sang dans la tête, provoquant une cyanose du visage. La langue sort, la réaction érotique est possible. On parle de pendu noir. Placée sous l’oreille droite, la corde bloque l’arrivée du sang, l’inconscience vient rapidement par anoxie cérébrale. Le visage du supplicié se vide de son sang. On parle de pendu blanc. Bien entendu, les bourreaux expérimentés savent où placer la corde quand ils cherchent à hâter la mort ou la retarder pour le plus grand plaisir de l’assistance. La taille de la corde joue aussi un rôle, plus mince, elle comprime plus le cou, tandis que plus grosse elle répartit la pression et ralentit l’agonie. La taille du nœud est aussi importante. Le nœud de pendu coulisse difficilement tandis qu’une simple boucle va produire une rapide strangulation. La longueur de la corde joue un rôle dans son comportement. Une corde trop élastique le deviendra encore plus lorsqu’elle est longue. Dans bien des circonstances, les suppliciés pendus montent et descendent comme des ludions dans leur trappe. Les cordes de chanvre, quand elles n’ont pas été bouillies, les cordes de coton ou de nylon utilisées en Iran sont aussi très élastiques. Il arrive parfois qu’un pendu, que l’on a fait tomber de son tabouret, se balance un instant en se débattant. Puis ses pieds touchent le sol et le malheureux demeure ainsi, à moitié pendu, les pieds sur le sol. Son agonie sera interminable car la strangulation est devenue inefficace. Cela arrive assez souvent et les bourreaux n’ont guère de solution pour mener à bien le supplice, sinon de détacher le pendu et le rependre avec une corde plus courte. Les nazis comme les Iraniens profitent souvent de cette élasticité pour rendre la pendaison plus cruelle et plus spectaculaire pour les spectateurs qui peuvent voir le pendu s’étouffer bien plus lentement. C’est aussi un phénomène qui intéresse les sadomasochistes qui bénéficient d’un étranglement moins brutal.   Un bourreau expérimenté peut intervenir sur ces paramètres pour agir sur l’exécution et faire qu’un pendu meure vite ou lentement. L’objectif est toutefois d’obtenir un beau pendu avec une langue bien sortie et des convulsions spectaculaires.   Il lui suffira de placer la corde au bon endroit pour que l’agonie du condamné soit courte ou longue. Dans les jeux sadomasochistes, le danger sera d’autant plus grand qu’on ne tiendra pas compte des facteurs qui interviennent dans la pendaison. En général, le caractère spectaculaire et fétichiste intervient pour choisir une corde plus grosse et un nœud coulant plus imposant. Mettre la corde sur la nuque provoquera aussi bien l’éjaculation que la perte de conscience… Mais il n’y a pas que la position de la corde qui joue un rôle important dans le supplice. La façon dont le condamné est pendu compte tout autant. Deux façons de pendre peuvent se produire. La première consiste à faire tomber le pendu d’un support. Dans la pendaison médiévale, il s’agit d’être jeté sous l’échelle ou de basculer du « monte à regret ». Cela produit une secousse brutale qui resserre le nœud coulant et augmente la strangulation. C’est aussi le cheval qu’on fouette dans les westerns. Tout l’art de ce type de pendaison est de provoquer une chute qui ne tue ra pas le condamné car on veut le voir se débattre au bout du nœud coulant. A la place du tabouret ou de l’échelle, on voit souvent des pendus tomber de l’arrière d’un camion et se balancer à la potence. Mais, à défaut, on les fait tomber de caisses de boisson. L’autre manière de pendre, la plus simple, consiste à hisser le condamné et de le laisser se débattre au-dessus du sol. Dans ce cas, il n’y a pas de chute et seuls la corde et les spasmes du supplicié vont mener le supplice à son terme. Plutôt que de hisser manuellement les pendus, les Iraniens utilisent des camions grues qui permettent de hisser le pendu très haut et de permettre à une grande foule d’assister au supplice. Hisser le pendu est la méthode la moins dangereuse des pendaisons érotiques car il est plus facile de relâcher la corde en cas de détresse. De plus, avec un nœud avec blocage ou coulissant difficilement, on ralentit la strangulation. Il existe aussi une méthode de pendaison assez rare qu’on appelle pendaison à l’autrichienne. Au lieu d’être pendu à une potence, le condamné est hissé à un poteau, puis relâché après qu’on lui a passé un nœud coulant. Un aide serre les jambes du condamné pour éviter les convulsions. Cette méthode a pratiquement disparu avec la disparition de la peine de mort dans les Balkans et en Autriche. Mais elle a été longuement pratiquée jusqu’à la fin de la seconde Guerre Mondiale. L’utilisation de cagoules est très fréquente. Elle permet de ne pas voir les grimaces des suppliciés. Mais on peut aussi imaginer que la cagoule contribue au supplice masquant le condamné à la vue du monde qui le met à mort. La pendaison moderne avec long drop y recourt systématiquement tandis qu’on se contente de bander les yeux des pendus iraniens. Mais on se rend compte que, jadis, dans les Balkans, on pendait les condamnés dans des sacs et que dans certains pays du Moyen Orient, on les exécute enveloppés et ligotés dans des couvertures qui serviront à les enterrer.   Le pendu est masqué, il ne devient plus qu’un poids mort agonisant hors du monde visible. Encore une fois, la pendaison est un supplice ambigu qui se donne à voir tout en se dissimulant. Et cette ambiguïté existe depuis la nuit des temps et dans tous les pays. Étrangler, tant par la pendaison que par d’autres moyens, doit se voir, doit exhiber ses effets et la souffrance du supplicié pour plaire aussi bien au peuple, aux dieux, ou, aussi aux partenaires sexuels. Les pendaisons simulées jouent considérablement sur cette apparence du pendu en état de souffrance.   On voit ainsi se montrer des victimes de pendaison étouffant ou en extase sexuelle au bout de leur corde. Bien entendu, cela s’entend quand on opte pour une pendaison nue et sans cagoule.
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Par : le 13/01/26
  LA CULTURE DE LA PENDAISON   Bien des expressions courantes et des superstitions nous viennent des pendus. On n’aime pas passer sous une échelle, non pas pour éviter la chute d’un pot de peinture, mais parce que « passer sous l’échelle », c’est être jeté dans le vide par le bourreau après qu’il nous a passé le nœud coulant. « En baver » fait référence au fait que les pendus bavent abondamment en s’étranglant. Les pendus étaient partout. On pouvait être pendu pour le moindre des larcins, souvent justifié par la misère et la faim. Les potences étaient souvent plantées aux croisements de rues, sur une petite estrade. Le passant pouvait regarder le pendu se débattre en allant faire son marché. Le cadavre se balançant laissait indifférent. On le montrait aux enfants pour les faire mieux se comporter. La pendaison ne fait pas peur, elle fait partie de la vie. On ne regarde les exécutions qu’à l’occasion, quand on connaît le condamné ou qu’il jouit d’une certaine réputation. On amène les enfants pour qu’ils voient ce qui attend ceux qui se conduisent mal. L’exécution est en général vite expédiée. Le condamné est amené, les mains liées dans le dos. On le fait monter sur l’estrade, puis sur le tabouret, le monte à regret, le bourreau lui passe le nœud coulant et, d’un coup de pied, renverse le tabouret. Le condamné tombe et la corde se serre. Il s’étrangle lentement en agitant les jambes, tentant de ramener ses mains devant lui. Chaque secousse resserre la corde et sa langue sort, toute gonflée de sa bouche. La bave coule. Parfois, de bonnes âmes viennent l’attraper par les jambes pour le tirer par secousses et hâter sa mort. Il a été pendu dans la tenue qu’il portait quand on l’a arrêté, en général un surcot et des chausses. Il est interdit de lui voler ses vêtements et le corps est gardé tant qu’il n’est pas détaché de la potence. Pourtant, la nuit, des âmes grises lui voleront ses chausses et on le retrouve les jambes nues au matin.   C’est ce que l’on voit sur le détail du tableau de Pisanello. Le jour de leur pendaison, ils portent des chausses colorées. Peu de temps après leurs chausses ont glissé, puis, plus tard encore, elles ont été dérobées et ils ont les jambes nues. Pendant la nuit, aussi, pour quelques deniers, les sorcières du coin viennent gratter le sol et récolter la semence qu’il a éjaculé pendant sa strangulation. Tout un commerce obscur se fait autour des nombreux pendus de la capitale. On vend aussi des brins de la corde, ils portent bonheur et rendent les femmes fertiles. Durant les exécutions, les ribaudes proposent leurs mains à des hommes excités qui viennent jouir en regardant le supplice. On ne s’émeut pas de devoir être pendu car elle fait partie du quotidien et du destin du peuple. Il vaut bien mieux être pendu et étranglé que roué, bouilli ou décapité. Il en va différemment pour les pendaisons royales qui ont lieu place de Grève où trois hautes potences, dont une double, se dresse à près de huit mètres du sol. Là, ce sont des pendaisons judiciaires exécutées après jugement au nom du roi. On y exécute des bandits célèbres et toute une foule vient assister au supplice. Le condamné est amené dans une charrette, en longue chemise et les jambes nues ou vêtues de chausses. Il porte au cou trois cordes de chanvre. Deux d’entre elles sont assez épaisses et ont des nœuds coulants, ce sont les tortouses. La troisième corde, plus fine est juste attachée à son cou et servira à tirer le condamné et à le faire tomber de l’échelle, c’est le get. Le bourreau attend près d’une longue échelle. Quand le condamné arrive, il se saisit des trois cordes et en s’aidant du get, il fait monter le condamné vers le haut de l’échelle. Il attache les tortouses au bras de la potence. Pendant ce temps, l’aide du bourreau a aussi gravi les barreaux de l’échelle. Il attache les jambes du condamné pour éviter l’indécence des convulsions. Mais cela n’est pas toujours le cas. C’est pour cela que l’on voit bien, d’en bas, l’érection des pendus. Le condamné est tiré dans le vide avec l’aide du get et il se retrouve pendu à plusieurs mètres du sol. Si on ne l’a pas condamné à être étranglé et pendu, le bourreau et son aide peuvent monter sur ses épaules, sur ses mains liées ou en le tenant par les jambes, le secouer assez vigoureusement pour qu’il meure plus vite. Mais c’est loin d’être la règle générale et la foule adore que le supplicié dise la messe avec ses pieds. En général, les exécutions attirent une foule nombreuse et avide de sang. Les pendaisons sont plus banales, moins sanglantes, mais leur public nombreux est souvent animé de sentiments érotiques troubles que les prostituées se pressent de satisfaire pour quelques sous. Les spectateurs sont attentifs pour repérer l’érection des suppliciés et l’on se satisfait de voir la semence tomber sur le bois de l’échafaud, parfois avec de la pisse et des excréments. Mais, contrairement à ce qu’on dit, les pendus pissent chient rarement alors qu’ils éjaculent deux fois sur trois. Il demeurera ainsi, au bout de ses cordes jusqu’au lendemain où on viendra le détacher pour l’emporter aux fosses du gibet de Montfaucon. Pendant la nuit, malgré la garde, il aura été dépouillé de ses vêtements et de tout ce qu’on aura pu lui voler. Les pendaisons publiques sur la place de Grève auront lieu jusqu’à la Révolution où la guillotine remplacera le trouble plaisir de la corde par la brutalité de la décapitation. Alors que les femmes, prostituées et sorcières, fréquentent les potences et les gibets, il est considéré comme inconvenant de les pendre. On préfère grandement les enterrer vivantes. L’Esméralda de Victor Hugo aurait eu peu de chance d’être pendue. Toutefois, il est courant de pendre les femmes dans d’autres régions et d’autres pays. On se contente de leur lier les jambes par-dessus leur jupe pour éviter que l’on voie leurs parties intimes. Il n’en demeure pas moins évident que les pendaisons de femmes sont plus rares, sauf quand l’Angleterre se décide à les pendre à tour de bras au XVIème et XVIIème siècle. Cette pratique sera largement exportée en Amérique comme nous le rappelle le sort des Sorcières de Salem.     LITTÉRATURE   La pendaison a grandement inspiré les auteurs et les artistes. Bien entendu, cela commence avec Villon, mais, au XVIIème siècle Sade et d’autres auteurs érotiques feront référence à la sensualité de la pendaison. Puis, à l’époque romantique, elle revient en force sous l’alibi de sa dénonciation, mais aussi ouvertement pour exalter la fonction sexuelle. On la retrouve sous la plume de Musset dans Gamiani. Rimbaud lui consacrera un de ses poèmes les plus inspirés.   La pendaison prend une dimension onirique et violemment sexuelle et on la retrouve plusieurs fois sous la plume d’écrivains qui se repaissent de la décrire dans ses détails d’autant plus excitants qu’ils sont atroces. Nerval se pendra, Baudelaire en parlera avec mépris. Charles Dickens en parlera dans Oliver Twist. Les romantiques se repaissent de l’ambiguïté de ce supplice. Peu à peu, la pendaison réelle se distingue de la pendaison romantique et érotique. En Angleterre on trouvera bientôt des clubs de pendus où d’élégant gentlemen se feront pendre jusqu’au plaisir par d’expertes prostituées. La pendaison habite les arts sans masquer sa dimension érotique dans le cinéma, la littérature et la bande dessinée. Ridley Scott manque rarement d’insérer une scène de pendaison dans ses films. William S. Burrough, un des écrivains essentiels de la Beat Generation, consacre un ouvrage entier à la pendaison érotique intitulé « les Cités de la Nuit Écarlate » en 1981. Le livre parle d’un monde futur où la pendaison est devenue un art de vivre et de mourir. La dimension sexuelle est fortement mise en évidence, sans aucun détour. Le livre est aujourd’hui assez difficile à trouver et apparaît de façon assez discrète dans les biographies d’un auteur qui avait la réputation d’être un provocateur patenté.   Bien entendu, on la retrouve dans la littérature, soit la littérature historique qui se repaît de la décrire, soit la littérature érotique qui en fait un instrument de jouissance. Margaret Atwood multiplie les scènes de pendaison dans la Servante Écarlate. Ce que reprennent largement les films et séries qui en ont été tirés. La bande dessinée historique ne manque jamais de nous proposer des pendaisons riches en détails plus ou moins inventés et parfois nettement érotisés. Certains artistes en font un sujet central de leur expression. Giotto, Botticelli, Pisanello, Léonard de Vinci et d’autres peintres italiens ont représenté des pendus au détour de leurs tableaux Léonor Fini réalisa toute une série de planches d’eau forte représentant des pendus avec un clair souci d’érotisme. L’art aime bien l’esthétique trouble des potences et des pendus agonisants. La pendaison est devenue un sujet d’expression artistique qui repose presqu’entièrement sur la collusion entre l’érotisme et la cruauté du châtiment. Elle abandonne le réalisme et la violence du supplice réel pour s’attacher à la jouissance de l’agonie. Bien entendu, pour autant qu’elle est un sujet sous-jacent de nombreuses œuvres, elle est stigmatisée par la morale et l’idéologie de l’époque globalement hostile à la peine de mort. Il faut un alibi, il faut se dissimuler. C’est peut-être ce caractère transgressif qui la rend plus excitante. Peu à peu, elle se dissimule dans les milieux sadomasochistes, en particulier dans les pays germaniques et anglo-saxons. Et par un retour des choses, l’acceptation de plus en plus ouverte du BDSM fait qu’elle revient par la porte dérobée des sexualités atypiques. Dans toutes les bibliothèques bien tenues des derniers siècles il était d’usage de disposer de ce qu’on appelait un ENFER. C’était une partie, peu accessible aux yeux innocents, qui était destinée à la littérature et aux essais sur le sexe, la magie et la mort. On y rangeait les ouvrages censurés et les textes et estampes représentant des scènes contre la morale et la bienséance. Sade y occupait une bonne place, mais aussi des ouvrages rares où la pendaison érotique tenait une place de choix. Beaucoup d’auteurs des XVIIIème et XIXème siècles ont consacré une part discrète de leur œuvre à rédiger des ouvrages strictement destinés à l’enfer des bibliothèques. Ces ouvrages se vendaient fort cher. Ils y prenaient un malin plaisir à mêler le sexe aux supplices et les pendus y apparaissaient en bonne place.
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Par : le 03/01/26
Partie 4 Mon précipice  À ma place...  Le silence est pesant, Ella est assise au bord du lit et moi à cet instant je voudrais ne plus être là, je n'ai plus rien d'une dominatrice, je voudrais me jeter à ces pieds, le supplier mais je sais que c'est vain, rien ne le fera plier... Son regard noir se plonge dans le mien, machinalement je recule comme si il y avait une issue de secours mais il n'y a que le mur auquel je me heurte, il est à quelques centimètres de moi "penses tu m'echapper sale pute?" "Non maître" Ma voix est à peine audible et mes yeux se sont baissés instinctivement. J'étais tellement obnubilé par son visage que je n'avais pas vu ce qu'il tenait en main, une laisse, ma laisse... "Dhesabilles toi! Maintenant ! Je te veux entièrement nue! " Je m'execute rapidement. Il attache la laisse et tire un coup sec "À 4 pattes sale chienne! " Il me fait faire le tour de la piece, ouverte, indescente. Il me fait arrêter juste devant Ella "seins à terre". Ma tête tourbilonne, il ne peut pas faire ca, mes seins se retrouvent plaqués au sol, son pied entre mes omoplates, " Tu as, plutôt intérêt à obéir instinctivement à ce que je demande si tu ne veux pas te retrouver en laisse dans le couloir de cet hôtel! Est ce clair?" "Oui maître très clair." "Ella sais tu comment on dresse une chienne desobeissante?" "Non Monsieur" "Je vais t'apprendre cette sale chienne sera parfaite pour te montrer, insolente, provocatrice et desobeissante..." "Ne bouge pas trainee tu reste les seins au sol et le cul en l'air" Je bouillone, je pourrais lui sauter à la gorge sale enfoiré! J'entend un bruit metalique, je reconnaitrais entre mille le bruit de la boucle de sa ceinture... Je mouille bordel! Lui donner cette satisfaction... Contiens toi! "As tu déjà donné des coups de ceinture Ella?" Je sursaute et m'asseois d'un bond le suppliant du regard "Chuuut remets toi en place sagement, tu ne demandes rien, tu n'as droit à rien obeis! " Je me repositionne je n'ai aucune issue de secours. Il fait glisser le cuir de sa ceinture le long de ma chatte humide. "Je te montre Ella, 5 coups tu comptes! Quand tu veux." J'entends sa petite voix lancer timide mnt le 1. Le coup tombe, il est fort bien plus qu'à l'habitude, les 4 autres le sont tout autant. Je résisterais je ne lui ferai pas le plaisir de m'ecrouler! "Debout Ella à toi 5 coups! Cette fois sale pute c'est toi qui compte! M'humilier, m'aneantir c'est tout ce qu'il veut mais je résisterais, c'est pour ça qu'il me fait compter pour reconnaître les signes, pour me scanner mais je ne lui ferai pas ce plaisir à ce putin de sadique! Comme si il avait besoin de tout ça juste pour une taquinerie, une provocation de rien si il voulait que je le suce il n'avait qu'à l'exiger! Je commence à compter, les coups d'Ella sont légers comme des plumes... Il se met devant moi et m'ordonne de le regarder, je suis fichue il y cherche l'abnégation il n'y trouve que la colere... Il reprend la ceinture et fouette, je crie mais rien ne l'arrete, mon cul et mes cuisses sont en feu, je suis à plat ventre par terre quand les coups s'arrettent, des larmes coulent le long de mes joues, je suis épuisée, videe... "Et bien ma chienne tu croyais sincèrement gagner ? C'est toujours ton problème cette putin de fierte! Suis moi! " Il m'emmene dans un coin de la piece, me fait mettre à genoux et m'attache les mains dans le dos. Rappelle moi pourquoi je te punis ma pute?" Le "ma" me fait bondir le coeur, il sait toujours exactement quand j'ai besoin d'un boost, le petit mot qui fera que je ne m'ecroule pas totalement. "Je vous ai provoqué et je ne suis pas venu vous sucer maître" Il sort ma culotte de sa poche et me la fourre dans la bouche. "Et bien j'accepte ton refus et c'est Ella qui va s'en charger et toi ma chienne tu seras au premières loges" Je me brise de l'interieure lorsqu'il va s'asseoir dans le fauteuil, cette garce a un léger sourire, sale petite pute elle n'attendait que ca! Elle commence à le sucer avidement cette petite soumise parfaite, celle que je ne serai jamais, trop impétueuse, trop insolente, trop emotive, trop tout, trop moi pour atteindre sa perfection. Il se lève et lui baise littéralement la bouche mais c'est moi qu'il regarde alors je sais... Je sais que mes imperfections lui appartiennent... Il se retire et son sperme coule à terre, petit air déçu sur le visage angélique d'Ella, petite victoire pour moi... Il s'avance vers moi me détache saisit la laisse et me fait lécher son sperme à même le sol... Je m'execute puis m'ecroule à ses pieds, je fond en larmes accrochée à sa jambe le suppliant de me pardonner. "Je te pardonne ma chienne" Il me relève et me garde contre son torse. Ella nous allons nous retirer, ta maîtresse à besoin de repos et toi aussi, nous nous retrouvons au petit déjeuner demain matin, nous viendrons te chercher. Bonne nuit." Dans un dernier souffle je me retourne vers elle "merci Ella tu as été parfaite". Notre chambre est séparée par une simple porte avec celle d'Ella, mon maître m'emmène vers la salle de bain, je suis innerte, il fait couler l'eau de la douche. Nous y rentrons tous les deux, il m'entoure de ses bras se niche dans mon cou et me glisse à l'oreille "melle tu es au centre de la galaxie". Je suis à ma place entièrement sienne... J'ecrirais cette nuit et je lui dedierai ces lignes... 
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Par : le 02/01/26
Université goréenne (Janvier 2026) Lancement de la session janvier de l'université goréenne destinée aux apprenties kajiraeou à celles qui aimeraient approcher cet univers accompagnées ou non de leur Maitre (une session spécifique organisée pour les Maîtres sera lancée courant mars prochain). Il s'agit de réflexions à partir d'extraits des ouvrages et d'apports de psychologie et sciences sociales. Environ 25 écrits réflexifs sont proposés, des échanges en groupes mais aussi des exercices pratiques et de ressentis Les inscriptions sont ouvertes. Merci de me contacter via MP Seront abordés, en autre, les thématiques suivantes) : • L’origine du concept de servitude volontaire dans le cadre d’une relation pleinement consentie • Le pouvoir sur Gor • Discussion autour du concept d’« esclave par nature » • Le mot « kajira » • Le « contrat » implicite entre Maître et esclave • Évolution dans un univers parallèle à notre société • La reconstruction par l’obéissance et le « cœur d’esclave » • Une nouvelle identité ? • La liberté dans la servitude : le paradoxe goréen • Les résistances mentales : peur, honte, colère • La vulnérabilité comme force : fragilité offerte • Le feu de la kajira • Éducation ou dressage ? De l’usage des récompenses et punitions • Les positions rituelles (théorie) • Le Nadu et les postures d’exhibition • Le comportement d’exhibition et les danses • Le maintien, la prestance et la beauté disciplinée • Châtiments, fouet, honte publique et exemple pour les autres • Jalousies, rivalités et cohésion entre sœurs de chaîne
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Par : le 01/01/26
  « Salut, chéri. - Heu… ça va ? Tu m’as jamais appelé 'chéri'. - T’es quand même mon chéri ».   Il avait gardé les yeux collés à sa tablette, comme tous les soirs. Océane s’approcha de lui, assez excitée. Elle portait une jupe crème très courte, des bas de même couleur et une veste en cuir marron achetée récemment. Elle avait changé de parfum. Océane lui déposa un doux baiser sur la joue, un peu collant, ce qui aurait dû être causé par son gloss.   « Je te plais toujours ? - ... - Je te plais toujours ? - Hein ? Mais bien sûr, pourquoi ? - Un jour, j’aimerai que tu me prennes d’un coup quand je rentre... - Coquine ! - J’ai un drôle de goût dans la bouche... - Tu veux me sucer ? »   Océane se mit à genoux doucement, puis défit le pantalon de Max et le prit en bouche sans le quitter des yeux. Elle s’appliqua à le sucer du mieux qu’elle ne l’avait jamais fait. Il jouit en quelques minutes seulement. Elle avala tout le sperme, se leva, puis fila dans la douche. Max se trouva bien chanceux.                                                                         *     Cette fois-ci, Océane avait du sperme dans sa culotte et qui coulait de sa vulve. Max était sur sa tablette. Elle avait terriblement envie de se mettre en face de lui et de se toucher comme la grosse pute en chaleur qu’elle était. Mais elle n’osa pas.   « Coucou, chéri. - ... »   Elle s’adossa contre le mur du couloir, écarta ses cuisses et plaque la paume de sa main contre son mont de Vénus, à travers son jean, pressant bien la couture contre le petit abri de son clitoris. Elle avait encore tellement envie de se faire remplir d’un bonne queue… Celle de Max n’était pas si mal.   Son téléphone vibra. Océane comprit immédiatement de qui ça venait. Il n’avait pourtant pas le droit de lui écrire à cette heure-là. L’excitation retomba nette. Elle prit son téléphone. C’était bien Lui.   « Sale truie. Tu dois t’afficher, pas te branler aux chiottes ».   Comment avait-il deviné aussi facilement ? Océane sentit le désir monter de ses pieds à son ventre comme une langue infernale. Sa volonté s’effaça et elle se dirigea dans le salon, talons cliquetants contre le carrelage. Ses doigts fins glissèrent sur les épaules et la nuque de Max, qui avait le visage planté dans sa tablette.   « Mon chéri, j’ai trop envie de toi… - Ah mais attends je suis à une super table là ! »   Elle enleva son jean sans le quitter des yeux, puis se mit à ses genoux, une main dans sa culotte, trempée de mouille et de foutre. Elle défit la braguette de Max et enroula sa langue autour du sexe encore flaccide de son chéri. Le jus de son amant dégorgeait de sa petite chatte. Elle changea de main pour que leurs deux spermes se mélangent et qu’elle puisse lécher les deux en même temps. Dire qu’il ne se doutait d’absolument rien…                                                                       *   Primal y était allé fort sur ses fesses. À coups de badine, il lui avait laissé une espèce de quadrillage étrange sans lignes parallèles. Le retour dans le bus avait été douloureux pour Océane. Ces marques allaient tenir plusieurs jours. Elle en avait le ventre noué rien que d’y penser. Sucer Max avec du sperme en bouche, c’était une chose, mais se traîner dans l’appartement avec un cul au brasero, c’était d’un autre niveau. Une étape venait d’être franchie. Et elle en trempait son string.   Un homme d’une cinquantaine d’années, plutôt pas mal, la reluquait avec insistance. Il était brun avec un pardessus bleu canard, et relevait le nez de son smartphone régulièrement vers Océane, de plus en plus excitée par la situation : elle sortait d’une séance d’impacts à coups de badine, de domination mentale, se trouvait sous le regard gorgé de désir d’un homme mûr et allait rentrer chez elle, exposer son corps de putain infidèle à son « chéri ».   Elle était si trempée, si chienne, qu’elle se fit la réflexion que si le quinqua lui adressait la parole… Elle se débrouillerait pour lui faire comprendre qu’elle était prête à tout pour une queue. En avait-il une belle ? Elle regarda son entre-jambe. Impossible de savoir. Dommage qu’il ne se livre pas à du manspreading… Elle crevait de glisser une main dans son short…   L’homme lui avait jeté un ultime regard au moment de descendre du bus, un arrêt avant le sien. « Minable, bite molle », avait-elle pensé. Sur le trajet jusqu’à son appartement, elle regardait les hommes en se posant cette question : « Si j’étais forcée de coucher avec deux d’entre eux, lesquels je choisirais ? ». En vérité, elle les aurait tous pris. Chaque pas qu’elle faisait était une marche montant la tour d’un désir qui devenait une torture. Dans son short pourtant serré, ses lèvres béaient de désir insatisfait. Primal avait refusé de la baiser, ce salaud. Elle craignit à ce moment-là qu’il envisageât de reproduire ce schéma souvent.                                                                         *   Max ne s’était rendu compte de rien, comme à son habitude. Il ne remarquait même pas quand elle se faisait couper les cheveux, ni quand elle changeait de parfum. Cette quatrième semaine du « projet », elle était rentrée chez elle avec des écrits sur le corps : « Pute à jus, trou à sperme » et des flèches dirigées vers sa chatte son trou du cul. Primal lui avait craché au visage, l’avait doigtée, pénétrée avec sa queue, mais sans la laisser jouir. Il lui avait ensuite ordonné de ne pas se laver pendant 24h.   Le retour à la maison avait été encore plus cuisant que la semaine d’avant. Juste avant d’arriver chez elle, un sms avait fait vibrer son téléphone : « Tu vas te branler comme une putain contre ta porte d’entrée, côté cage d’escalier. Je veux une photo pour preuve. Interdiction de jouir ». La photo envoyée, avec ses doigts plein de mouille à l’image, son téléphone vibra encore : « Tu vas entrer et si Max joue au poker, tu vas lui dire que t’as envie de sa queue ».   La cervelle d’Océane vrilla. Son ventre était à deux doigts d’exploser. Il n’y avait que peu de chances que Max acceptât de la baiser s’il jouait effectivement au poker, mais savait-on jamais ? Les risques devenaient gigantesques.   C’était trop. Elle prit la décision de mentir à Primal. Il ne le saurait jamais de toute façon…   Océane poussa la porte de chez elle lentement. Un éclair d’angoisse la traversa : et si Max avait décidé, pour la satisfaire, de l’attendre derrière pour la baiser à peine entrée ? Il verrait alors à coup sûr les mots au marqueur sur son cul ! Elle se sentit piégée. Mais… n’était-ce pas ce qu’elle cherchait, finalement ?   Il était bien sur sa tablette, sur le canapé. En pleine partie de poker. Océane l’embrassa sur la joue avec le double soulagement de constater qu’il ne l’attendait pas pour la baiser, et par la décision qu’elle avait prise de ne pas céder à la demande de Primal.   « Bonne journée, mon chéri ? - Excellente, j’en suis à 230€ en seulement 2h ! - T’es trop fort. Tu sais… c’est excitant de savoir que t’es un prédateur ! - Ah oui ? - J’ai… envie de ta queue ».   Elle l’avait dit ! Elle ne l’avait même pas voulu, c’était sorti comme ça, tout seul. La honte et l’embarras s’emparèrent de son visage.   « Oui, promis mais après, moi aussi j’ai envie de toi. Surtout après avoir tondu cinq pigeons ! ».   Océane fila dans le couloir en tentant de garder sa contenance. Qu’est-ce qu’il lui avait pris ? Elle se laissa choir en arrière contre le mur en voyant dans son esprit ce qu’il se serait passé si Max avait posé sa tablette et l’avait dévêtue… Elle était habillée comme une femelle en chasse : mini jupe volant grise ornée de dentelle, bas noirs, petit haut blanc au travers duquel elle voyait ses tétons pointer. L’envie de se toucher se fit trop forte. Elle écarta ses jambes et passa sa main dans sa culotte. Ses lèvres tièdes et molles aspirèrent sa doigts. L’excitation monta à un tel niveau qu’elle s’entendit gémir.   « Ça va ? Tu t’es fait mal ? - Non, non t’inquiète, je me suis cogné le pied sur le meuble du couloir ».   Le besoin de jouir la conduisit dans la salle de bain. Pour jouer le jeu, elle laissa la porte ouverte. Les inscriptions « Pute à jus » et « Trou à sperme » ainsi que les flèches dirigées vers ses orifices, la firent monter encore un peu plus. Elle se surprit à prononcer distinctement « Je suis qu’une chienne à foutre » juste avant de jouir.   Dans la douche, Océane se rappela qu’elle ne devait pas effacer les marques et les mots. Ou bien ne devait-elle pas se doucher ? Elle ne savait plus bien ce que Primal avait ordonné… Finalement, prise par le plaisir du savonnage, elle effaça tout, et se rassura en se disant qu’elle avait osé dire à Max « J’ai envie de ta queue ».   Par curiosité, elle voulu vérifier l’ordre de Primal, bien qu’au fond, elle était presque certaine que c’était la douche qui lui avait été interdite. Mais il lui avait signifié oralement. Il y avait par contre un autre message. Sa voûte plantaire lui brûla en le lisant : « Ce soir tu me feras une photo des inscriptions depuis tes toilettes, avant de te coucher, puis demain à midi ».                                                                       *   On ne ment pas à son Dominant. Pute indigne. On ne ment pas à son Dominant. Pute indigne. Les mots raisonnaient dans son esprit et dans son corps. Et d’autres, que Primal lui avait dit avant de lui ordonner de sortir de chez lui : « Tu vois, tu avais peur que je ne te baise plus. Je t’ai bien utilisée ».   Il lui avait pris chacun ses orifices après avoir écrit sur tout son corps ces deux phrases, sur chaque membre ainsi que PUTE sur son front. Primal avait éjaculé sur son visage et barbouillé consciencieusement son foutre sur ses cheveux. Puis il l’avait assise sur les toilettes, mains attachées dans le dos et chevilles liées, pour lui uriner dessus : visage bouche ouverte, et vêtements. Mais tout avait commencé par des gifles sans retenue au visage.   « La prochaine fois que tu me mens, ou me trompes, je marquerai ton corps de moins que rien au couteau, et plus seulement avec un gentil marqueur. C’est compris ? - Oui, Maître. - Tu es quoi ? - Une pute indigne, Maître. - Je te détache et tu vas te branler sous mes yeux pendant que je te filme. - Bien, Maître. - J’aime entendre la majuscule à « Maître » quand tu t’adresses à moi, sale trou à pisse. - Je sais, Maître. J’ai mérité tout ça. J’ai envie de jouir… mmmmmm... - Tu en as le droit, sale truie ».   Ça allait bien trop loin. Mais Océane ne voyait pas comment arrêter. Elle était tellement excitée que… son téléphone vibra. C’était Lui. « Branle toi dans le bus, débrouille toi. Je veux une preuve ». Il était fou… Mais… elle aussi. Malgré son orgasme d’il y a 30 min, malgré l’odeur d’urine qui émanait d’elle, ou plutôt grâce à cette odeur et au sentiment d’humiliation extrême qu’elle éprouvait, son désir n’avait jamais été aussi fort. Elle aurait voulu se mettre à quatre pattes au milieu du bus et servir d’horodatrice pour les queues des usagers. Elle sentait le foutre. Et elle mouillait comme jamais de sa vie entière.   Par contre, Océane ne voyait pas comment se toucher discrètement sans être vue des autres passagers. Elle eut une idée, folle. Elle se leva et se positionna face à la porte vitrée qui donnait sur la route, de trois-quart, offrant son dos et son cul aux gens du bus. Personne ne voyait son visage, ni sa main entrer dans son jean trempé de pisse et de foutre. Enfin, si, les automobilistes qui passaient et qui aurait pu regarder, mais ils ne seraient sans doute pas nombreux. Avec sa main droite, elle parvint à faire la photo exigée par Primal.   L’arrivée chez elle fut une bataille. Elle pensa cent fois s’arrêter dans un hôtel juste pour prendre une douche et se retirer toutes les marques. Mais il aurait fallu acheter de nouveaux vêtements, et jeter les anciens. Il n’y avait pas de bonne solution. Enfin, si… Rentrer chez soi en assumant de vivre ce qu’elle avait exactement voulu vivre et infliger à son fiancé. Ils devaient se marier dans trois mois. Cela semblait moins évident désormais.   La plupart du temps, ses cheveux longs masquaient le « PUTE » à son front, mais Océane eut quand même l’impression que si plusieurs hommes et femmes l’avaient dévisagée après sa descente du bus, c’était sans doute que quelques lettres étaient apparues lors de sa marche. Ou alors, c’était à cause de son maquillage détruit, bien qu’elle en eût un peu effacé les coulures avec un mouchoir. Inexplicablement, elle se sentait fière.   Sur les derniers mètres qui la séparaient de la porte de la porte de son immeuble, les rayons du Soleil frappaient directement sa peau. Elle releva la tête et sourit à l’astre du jour. Le sperme sur son visage, séché, craqua à divers endroits. Sa culotte se gorgea de mouille. Et si Max l’attendait, enfin, derrière la porte pour la baiser ?   Ce ne fut pas le cas. Il lui sembla que ça ne serait d’ailleurs jamais le cas. Il était trop nul pour ça.   « Chéri, je vais direct me laver, je pue trop. - Ah bon ? Pourquoi ? - Je sais pas, les hormones ? -Ah... »   En retirant ses vêtements, Océane ne put s’empêcher de se regarder dans le miroir, comme si elle était au cinéma. L’odeur d’urine empestait dans la salle de bain, sur ses fringues. Elle lança une machine direct, avec sa peau encore toute souillée par le foutre, la pisse et les écritures. Elle luttait contre la pulsion d’ouvrir la porte et de courir se montrer comme ça à Max.   Son con et son anus étaient pareillement ouverts. Son majeur entra sans aucune résistance dans son sphincter qui se contractait en ronronnant presque. Elle se pencha en avant et parvint à se pénétrer du pouce dans le vagin et du majeur dans son anus. Son poignet, quasiment cassé dans cette position, lui faisait mal, mais ça n’était rien par rapport au plaisir qu’elle se donnait.   ON NE MENT PAS À SON DOMINANT   PUTE INDIGNE   ON NE MENT PAS À SON DOMINANT   PUTE INDIGNE   Océane se demandait pourquoi il ne l’avait pas frappée avec sa badine, ni avec sa cravache. Elle aurait tant aimé… L’orgasme qui la saisit lui fit perdre toute force et elle se laissa choir au sol.   Dans le courant de la soirée, Max lui « fit l’amour ». Ça la dégoûta. Un peu plus.                                                                         *   Océane se réveilla au milieu de la nuit : il était 3h16 à son téléphone. Le ventre pétri d’angoisses. Max dormait comme un bébé. Elle se sentait s’échapper à elle-même et ce sentiment était aussi grisant qu’effrayant. Que voulait-elle ? Primal l’avait séduite avec cette histoire de dépravation exhibitionniste et elle aimait exercer un genre de punition sur Max. Punition ? C’était pas le mot. Rien ne clochait vraiment avec Max, juste… Il était trop planplan, pas assez passionné. Rien de méchant. Mais… elle, Océane, avait envie d’être méchante avec lui.   « Je suis une grosse pute, tu le sais ça ? Mon chéri, je me fais ouvrir les trous par un mec, il me remplit de sperme et des fois je t’embrasse et tu as son foutre dans ta bouche, mon chéri. Ta future femme est une sale truie... »   Océane avait parlé à voix haute, avec un volume de conversation normale. Max s’était tourné, et, maintenant sur le dos il dormait toujours.   « Là, je prendrais la queue de n’importe qui dans mon cul et j’aimerai me tartiner la peau de sperme. - Hmm ? - Rien, bébé, je t’aime ».   Elle se branla aussi durement qu’elle put.                                                                       *   Océane sentait que c’était pour aujourd’hui. Le « final » dont Primal lui parlait depuis le départ. C’était les consignes qui lui avaient mis la puce à l’oreille, il y en avait plus que d’ordinaire : il fallait qu’elle fût allée chez le coiffeur le matin et que Max ait remarqué sa nouvelle coupe (lui qui était si peu apte à ce genre d’observations). Primal avait décidé de la coiffure, du salon, et tout était réglé d’avance. Elle devait être entièrement épilée et manucurée. Océane ne put s’empêcher d’estimer la dépense de son Dominant : il y en avait au moins pour 300€, voire beaucoup plus, et juste pour les soins.   Elle avait l’impression de sentir sa présence, son regard pesant et scrutateur posé sur elle en permanence. Qu’avait-il prévu ?   C’était angoissant. Mais tout aussi grisant.   Elle sursauta juste après s’être assise sur le siège de la shampouineuse : un chanson que Primal mettait à chaque fois qu’elle entrait chez lui passait à la radio ou dans la play-list du salon de coiffure : FKA Twigs, 24h dogs. Un hasard ? Pratiquement impossible.   Pendant que les doigts de la coiffeuse lui massaient le cuir chevelu, elle repensait au contraste entre Max qui, depuis que le mariage avait été décidé, semblait partir du principe qu’il n’y avait plus aucun effort à produire, que leur petite vie était réglée, tout étant à sa place, et qu’il n’avait ainsi qu’à sortir sa bite quand il le voulait, et Primal, qui utilisait une grande partie de ses pensées pour faire d’elle sa chose, son « objet sexuel », comme il l’avait promis.   L’eau chaude coula jusque sur la nuque d’Océane. Elle se détendit totalement, écartant ses jambes sans même y penser. Elle se surprit à souhaiter qu’une des coiffeuses s’agenouillât entre ses cuisses pour lui lécher la vulve. Elle s’en mordait la lèvre inférieure.   « Ah, le monsieur qui a payé les soins a laissé un petit paquet pour vous avec un petit mot. Il a l’air de vous gâter, vous avez de la chance ! - C’est vrai… Il me gâte beaucoup ».   Le mot plié était collé sur le paquet, pas plus grand qu’un poing. Cela semblait indiquer qu’il fallait le lire avant. Océane rosit légèrement en en prenant connaissance.   « Me dîtes pas que c’est une bague de mariage ? S’il entre maintenant faire sa demande, je crois que je pleure moi aussi ! - Rassurez-vous, ça n’est pas son genre. Heu, rien à voir, mais je peux aller aux toilettes deux minutes ? - Bien sûr, j’ai terminé de toute manière. Ma collègue vous attend. Prenez le temps qu’il faut ».   C’était un sextoy, un genre d’œuf vibrant avec extension clitoridienne. L’appareil se contrôlait à distance et Océane dut faire une manipulation pour autoriser un certain « MrP01 » à avoir accès à son contrôle. Elle comprit pourquoi il avait exigé qu’elle mît une jupe.   Primal joua finalement assez peu avec le sextoy. Suffisamment pour la faire serrer des cuisses quelques fois, déglutir et craindre le pire, mais, au soulagement ou à la déception d’Océane, il ne poussa pas le bouchon si loin qu’elle put le craindre et le souhaiter en même temps. En fait, son jeu consistait à la faire monter doucement avant de stopper net. Chaque fois il l’amenait un peu plus haut, elle se disait que c’était là, qu’il allait tout envoyer, et puis plus rien pendant 2 min.   Elle était quand même tremblante de désir et sans doute que le tissu de sa jupe n’était pas trempé que par la sueur de ses fesses. Ce qui était terrible, c’est qu’Océane ne pouvait guère remuer les hanches pour accompagner les vibrations de l’intrus dans son vagin : elle aurait pris le risque de se faire capter par la coiffeuse, ou pire, de provoquer un faux mouvement de cette dernière dans ses cheveux ou sur ses oreilles…   La manucure se passait juste à côté, à trois boutiques de là. Primal s’amusa un peu plus fort avec le sextoy. Ça devenait très dur à supporter. Océane était à deux doigts d’avouer la manipulation aux deux employées qui s’occupaient d’elle. Elles étaient jeunes et semblaient bien coquines, ça les aurait sans doute amusées.   Puis elle se rendit au rendez-vous en bus, comme toujours. Cela faisait partie des exigences de Primal. Mais cette fois-ci le lieu avait changé. Ce n’était pas à l’appartement habituel. Elle dut marcher 3 min avec ses hauts talons dans un quartier résidentiel où elle se sentit scrutée encore une fois. Elle trouva la maison. Il y avait trois voitures devant, mais cela ne voulait pas forcément dire que trois personnes l’y attendaient…                                                                       *                                                            Chose promise   Primal l’avait ramenée chez elle, juste devant la porte, jusqu’à son étage. Ce qui n’était jamais arrivé. Elle prenait un risque terrible d’ailleurs, mais n’était-elle pas déjà très au-delà ?   Il la plaqua contre le mur entre les deux portes d’entrée, les doigts de sa main gauche autour de son cou tandis que ceux de sa main droite allèrent la pénétrer tout en frottant la partie antérieure de sa muqueuse vaginale, toute rugueuse, dure et gonflée. Il pressa un peu du bout des doigts, puis effectua des va-et-vient brutaux tout en lui serrant fort le cou. Océane n’en pouvait plus, tenir debout était déjà une épreuve. Elle squirta une grande quantité de liquide sur les doigts de Primal et au sol. Elle n’avait toujours pas joui… C’était la première fois de l’après-midi que Primal la touchait.   « Tu veux ma queue, sale truie en manque de ton Maître ? - J’en peux plus, Maître, je pourrai crier dans la rue que je veux que vous me preniez. - Peut-être que tu devras le faire. Tourne-toi et lève ta robe ».   Elle avait été vêtue en robe de mariée et souillée et baisée par une dizaine d’hommes pendant trois heures. Toujours par trois à la fois, un par orifice. Primal surveillait les expressions d’Océane pour qu’elle ne succombe jamais à l’orgasme. Aussi incroyable que ça l’était, aucun des hommes n’avait désobéi : tous s’arrêtaient de la baiser au signal. Elle avait donc le foutre de dix hommes sur chaque partie de son corps, c’était presque une second peau.   « Voilà, tu es dans ta chrysalide de foutre » avait dit Primal peu avant de la ramener chez elle. Personne ne lui avait pissé sur le corps, seulement dans la bouche et sur la robe, alors étendue au sol, lorsqu’elle même était nue afin de se faire justement recouvrir de sperme.   Elle souffrait de la gorge, à cause des gorges profondes, elle souffrait de la chatte et elle souffrait de l’anus. Les yeux lui piquaient également, à cause du sperme. Sa coiffure, pourtant si magnifique quelques heures plus tôt, ressemblait à celle d’une punk des années 80 qui aurait servi de boule de flipper.   Et pourtant… Elle voulait la queue de son Maître, dans son cul, n’importe où, partout. Elle avait besoin de jouir. Océane écarte ses fesses et le supplia :   « Maître… Je vous en prie… Enculez votre pute à jus, faites-moi ce plaisir et… laissez-moi jouir sur vous, sur votre queue et je… raconterai tout à Max dans les moindres détails. ENCULEZ-MOI ! »   Primal accéda à la requête d’Océane. Mais quelques instants seulement. Il sentait qu’elle allait jouir facilement, peut-être au bout d’une minute de pénétration. Il s’arrêta, se rhabilla, la gifla deux fois sur chaque joue et la dirigea par les cheveux devant sa porte.   Il descendit d’un demi étage et attendit qu’elle ouvre. Elle le fit.   Sur sa peau, sous sa robe blanche qu’elle retira, comme convenu, sous le regard absolument sidéré de Max, était écrit « Putain pour dix hommes », « Pute à dix foutres », « Trou pour 10 queues », et se trouvaient également dix signatures, sur ses seins, son cul, ses cuisses, son ventre, ses bras et son dos. Sur son front comme à d’autres endroits, on pouvait lire « CHOSE PROMISE ».   Océane était également lacérée de coups de badine, de cravache, de fouet et d’étranges marques parallèles effectuées avec des griffes prévues pour les barbecues.   « Putain… Mais… ! - Non, mon chéri… J’ai pas été violée… C’est bien moi la putain… Baise-moi, je t’en prie, baise-moi... »   Elle déposa un préservatif sur la table basse du canapé, entre elle et lui.   « Baise-moi, comme la pute que je suis, s’il te plaît… - Quoi ?? T’as été défoncée par dix hommes et t’as encore envie ? - J’ai pas joui, ils l’ont fait exprès… J’ai mal partout… Dehors, dedans… J’ai besoin, je t’en prie, utilise-moi, prends-moi le plus fort possible : je vais jouir en 1 min… »   Il la fixa quelques instants, sans bouger. Ce qui le fascinait le plus était son maquillage complètement détruit par les larmes, les crachats et le sperme. Le noir et le blanc s’y mêlaient en une apocalypse indescriptible. Son visage se ferma. Océane crut voir comme un éclair rouge dans son regard. Il posa sa main sur le préservatif.   « T’es vraiment… la dernière des putes. - Merci, mon chéri ».                                                                                                                  FIN
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