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Par : le Il y a 11 heure(s)
— Quoi, c’est tout ? Vous êtes juste allées chez elle papoter deux heures, et ensuite, un peu après minuit, tu es rentrée… Rien d’autre à me dire sur cette soirée chez Aurélie ? Elle n’a même pas essayé de … t’embrasser un peu, par exemple ? Pour mieux te convaincre de finir la soirée au lit ? Sabine pris le temps de finir de beurrer sa tartine, avant de répondre, un peu crispée : — Ben, c’est-à-dire… oui, on s’est peut-être un peu bécotées. Un tout petit peu. Mais tu voulais quoi ? Que je reste là, inanimée, frigide ? C’était pas vraiment la chose à faire, pour l’inciter à sauter le pas… et surtout, pour que toi, tu puisses ensuite la sauter. — J’ai une question, Bébé… — Ouais… quoi donc ? — Pourquoi est-ce que tu portais une nuisette, cette nuit ? Ce questionnement fit soudain pâlir Sabine.  — Je ne sais pas… je devais avoir froid… Paul pris une longue inspiration. Encore un mensonge. Un de plus ! Ça faisait beaucoup trop dans la bouche de son épouse, habituellement fiable et sans mystère. — Déshabille-toi. Je te veux à poil face à moi, les cuisses bien écartées pour tout bien me montrer… Tu vas te branler, jusqu’à te faire jouir. Pour inhabituelle qu’elle paraisse, cette demande de Paul était on ne peut plus banale au sein de leur couple. Très tôt dans leur relation, ils avaient conclu un pacte auquel Sabine ne dérogeait jamais. Où qu’ils se trouvent, elle devait satisfaire son voyeur de mari en s’exhibant à sa demande, toutes affaires cessantes. Et le laisser se repaître du spectacle de ses doigts sur et dans son intimité, sans jamais ni simuler son plaisir, ni le dissimuler… Pourquoi se pliait-elle à ce rituel ? L’idée de savoir qu’il pouvait lui imposer, à tout moment, de se dévêtir dans les endroits les plus saugrenus la faisait décoller. Tout comme le fait qu’elle soit tenue de l’exciter, en se masturbant pour lui, sans rien lui cacher. Même les jours où elle n’en avait pas envie, ou qu’elle n’avait pas la tête à ça. Le simple fait de savoir qu’elle « lui faisait plaisir » en satisfaisant ses bas instincts suffisait, en général, à la faire couler en quelques secondes. — Non… murmura-t-elle, d’abord tremblante, avant de poursuivre d’une voix plus affirmée. Je ne veux pas ! — C’est nouveau, ça. Alors comme ça, tu veux pas ? grogna Paul, se levant avec humeur. Sans lui laisser le temps de réagir, il attrapa les revers de sa nuisette en tricot gaufré et l’ouvrit d’un geste sec, faisant voler les boutons à travers la pièce. Ce qu’il vit alors le fit reculer. Le buste de Sabine était zébré de marques. Des griffures vicieuses lui boursouflaient la peau, avec en prime, sur les seins, des marbrures violacées.  — Putain !!! Mais qu’est-ce qu’elle t’a fait, cette salope !? Sans un mot, Sabine tira sur son corps tuméfié les pans inutiles de la nuisette, croisant les bras pour les maintenir tant bien que mal en place. — Bordel… Réponds-moi ! Elle t’a fait quoi, là !? — Du bien. Vraiment beaucoup de bien… soupira sa compagne. Mais tu peux pas comprendre. — Eh bien, ces conneries, c’est terminé ! Tu la revois plus jamais, cette pute ! T’as pigé ? L’air hagard, Paul fixait son épouse comme si soudain il découvrait qu’une inconnue avait pris sa place.  Sans dire un mot, Sabine se leva, fit trois pas en direction du salon… puis s’arrêta. Par défi, elle laissa glisser sa chemise de nuit au sol. Son dos était strié d’impacts. Mais ce n’était rien à côté de son cul, fouetté au sang par quelqu’un qui, manifestement, avait perdu tout sens de la mesure.  Aurélie ! Cette enfoirée de sadique de merde ! Il se jura de faire virer cette dépravée dans les trois mois. Qu’il bouffe sa cravate si, d’ici fin mai, il n’avait pas obtenu sa tête ! --<0>-- Quelques jours plus tard, sa femme lui annonça par téléphone qu’elle quittait leur domicile et n’y reviendrait pas. Elle allait vivre chez sa nouvelle maîtresse, dans le but d’être sa pute dévouée, corps et âme, à son service exclusif et exigeant 24 heures sur 24. Le temps que Paul arrive chez eux, écumant de rage, après avoir foncé à travers la ville, Sabine avait effectivement mis les voiles, vidant au passage leur compte courant et une partie de la maison. Les voisins ne cachaient ni leur effarement ni leur curiosité un brin malsaine ; selon eux, une grande brune était venue se garer devant le domicile du couple avec un utilitaire de location. Elle avait aidé Sabine à le remplir d’affaires pendant une paire d’heure, avant que les deux filles ne lèvent finalement le camp. Bien sûr, personne ne savait où elles étaient allées. — Ah ! Sûr que vot’ dame avait l’air très proche de sa nouvelle amie… lâcha Monique, une vieille fille à chat qui habitait la maison d’en face. — Même qu’elles se bécotaient un p’tit peu, j’ai cru voir, ajouta le père Vial, un retraité connu pour se mêler de tout en général, et de ce qui ne le concernait pas en particulier.  Paul serra les dents. Il avait envie de frapper quelqu’un. Ou alors, de se lancer à la poursuite de cette poufiasse, qui avait complètement hypnotisé Sabine ! Il se voyait déjà en train de piler devant son domicile, les pneus martyrisés de la Renault Mégane hurlant dans un long crissement de fumées bleuâtres. Puis, trois enjambées rageuses plus tard, se planter devant sa porte et tambouriner jusqu’à ce qu’elle ouvre. Et là… dans le plus pur style « Bebel », lui péter le nez d’un coup de boule avant d’attraper sa femme par la tignasse, la coller dans la bagnole et la ramener de force à la maison. Et aussi à la raison. À coups de bite, s’il le fallait ! Voilà ! Un mec, un vrai, c’est exactement ça, qu’il ferait ! D’ailleurs, vu que cette sale gouine avait osé lui piquer sa nana, ce serait normal qu’il lui défonce la gueule, non ? Oui… mais après ? Il imaginait déjà cette pourriture de bonne femme, le nez en charpie et des coquards sombres sous les yeux, déposant plainte au commissariat de quartier - avec Sabine en témoin potentiel… Puis, débarquant chez Fôhlbert, jouer les victimes en l’accusant d’agression homophobe. Frapper une collaboratrice, c’était la porte. Lui fracturer le nez de sang-froid (enfin, si l’on peut dire), c’était du suicide… Le seul truc à faire, c’était de considérer cette affaire pour ce qu’elle était vraiment : un pétage de plomb en règle de Sabine, une méga-crise de la quarantaine. Cette sombre conne allait vite se rendre compte de ce qu’elle perdait. Et dans un jour ou deux, allez une semaine au plus, elle le rappellerait en pleurs, le suppliant de la reprendre et de lui pardonner. --<0>-- Les jours passèrent, sans autres nouvelles. Au début de la semaine suivante, alors que sa sérénité commençait à se racornir, sa chef comptable eu l’impudence d’entrer dans son bureau. Avec un sourire narquois, elle lui tendit une simple enveloppe kraft. Ils ne se saluaient plus, s’ignorant de concert. Là, c’était nouveau : l’assurance triomphante de la gouine l’inquiéta franchement. — Qu’est-ce que c’est ? demanda Paul. — Une lettre de votre femme… Elle m’a demandé de vous la remettre moi-même. Il tendit une main hésitante vers la missive, qu’il posa ensuite sur une pile de dossiers. Ignorant Aurélie, il fit mine de continuer de travailler.  — Vous ne l’ouvrez pas ? — Pas avec vous dans la pièce, non. — Dans ce cas, je vais abréger le suspens. Elle demande le divorce… — Sortez ! gronda soudain Paul, très pâle. Sinon… — Sinon quoi ? eut l’impudence de demander la grande brune. — Sinon je vous fous dehors, et je vous fais ravaler votre sourire à grand coups de pieds dans l’cul ! La comptable pâlit, un peu moins bravache.  — Vous n’oseriez pas… souffla-t-elle. — Vous voulez prendre les paris ? (À suivre…)
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