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La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM.
Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices.
Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Mise en garde avant la lecture:
Je ne suis nullement masochiste. Cet "article" a été écrit suite à un sujet lancé sur le site, d'où le terme de "participants" dans celui-ci, mais se veut cependant comme une exploration et une analyse reprenant les points abordés dans les réponses, dont certains points ont été abordés dans mes "articles" précédents
Vos commentaires seront, tant qu'ils sont constructifs, y compris dans la contradiction les bienvenus !
Mais le sujet m'avait intéressé, d'où ce dernier...
Que ressentent les personnes masochistes ?
Les expériences de ceux qui s'identifient comme masochistes au sein des dynamiques BDSM révèlent une riche mosaïque d'émotions, de sensations, et de réflexions personnelles. Comprendre ce que ressentent ces individus nécessite une plongée approfondie dans les mécanismes psychologiques et physiques à l'œuvre pendant ces interactions, ainsi que la manière dont la douleur et le plaisir s'entrelacent.
1. Plaisir par la douleur
Au cœur du masochisme se trouve la transformation de la douleur en plaisir. Pour beaucoup, la douleur ne se limite pas à une expérience désagréable, mais devient une forme de lâcher-prise et de connexion émotionnelle. Les récits des participants montrent que, bien que le premier contact avec la douleur soit souvent amer, il peut rapidement se transformer en quelque chose de souhaitable, voire euphorisant.
Il convient de noter que cette transformation n'est pas uniforme. Chaque personne a une capacité différente à intégrer la douleur comme un élément de plaisir. Cela illustre le fait que le masochisme ne repose pas uniquement sur la douleur, mais sur le processus émotionnel associé, transformant la souffrance en un vecteur de satisfaction.
2. Complexité émotionnelle
Les émotions ressenties pendant les séances de BDSM oscillent entre le plaisir et l’angoisse, entre le désir de soumission et le besoin de contrôle. Ces expériences deviennent souvent des sources de réflexion introspective et d’évaluation personnelle. La douleur agit comme un stimulus qui force les individus à explorer leurs limites et à réfléchir sur ce qu’ils sont vraiment.
Les participants évoquent des sentiments d’anxiété et de joie mélangés, illustrant ainsi la complexité des émotions humaines. La douleur est à la fois un fardeau et un cadeau, amenée à révéler des aspects cachés de leur personnalité et à élever l'expérience au-delà d'une simple interaction physique.
3. Relation dominant/soumis
Dans toute interaction BDSM, la relation dominant/soumis est essentielle. La confiance et le consentement y jouent un rôle clé, agissant comme des piliers qui permettent aux deux partenaires d'explorer des dimensions de plaisir et de douleur dans un cadre sécuritaire. La dynamique de pouvoir, souvent évoquée, devient alors un terrain fertile pour la connexion émotionnelle.
Les participants soulignent que la satisfaction de chacun dépend de la manière dont ces interactions sont vécues. Les expériences de douleur deviennent des vecteurs de connexion, des moments où les partenaires peuvent communiquer leurs besoins et désirs de manière authentique et ouverte, établissant un lien renforçant leur confiance.
4. Identification au masochisme
Un aspect essentiel de la discussion est l’identité masochiste. Beaucoup de participants se sont interrogés sur leur propre définition d'être masochiste au cours du temps. Initialement, certains ne se considéraient pas comme masochistes, pensant que ce statut nécessitait la douleur pour éprouver du plaisir. Cependant, ils réalisent qu’il s’agit davantage de leur capacité à transformer la douleur en plaisir, plutôt que d'en avoir un besoin intrinsèque.
Cette redéfinition de l'identité permet aux individus de s'engager plus profondément dans leur sexualité et leurs désirs, ouvrant la porte à une compréhension plus nuancée de leur propre corps et des sensations associées.
5. Sensation de vivre et découverte du corps
La sensation d'être vivant est un aspect fondamental que beaucoup de masochistes évoquent. À travers la douleur, ils se reconnectent avec leur corps, renforçant leur conscience corporelle. La douleur, dans ce contexte, devient un moyen d’explorer l’existence et d’intensifier les sensations corporelles. Il ne s'agit pas simplement d'une expérience physique, mais d'un chemin vers la découverte de soi.
Ces expériences leur permettent de vivre des émotions vives et profondes, souvent considérées comme cathartiques. En expérimentant la douleur dans un cadre où ils se sentent en sécurité, ils apprennent à réévaluer leur perception du corps et des sensations, inversant les schémas passés de souffrance en auto-destruction.
6. Réflexion sur l'égoïsme
Le masochisme égoïste apparaît également comme un concept central. Les participants avancent que cette dimension égoïste, liée à leur plaisir personnel, est essentielle à leur expérience. Il s’agit d’un acte d’exploration personnelle où ils prennent la décision de ressentir la douleur, non seulement pour eux-mêmes mais aussi pour nourrir le sadisme de leur partenaire. Cette dynamique crée un échange de plaisir et de douleur, où chaque partenaire joue un rôle actif.
Ce processus de donner et de recevoir des sensations renforce la notion de consentement et de sécurité. La douleur vécue devient ainsi une manière de participer activement à l’expérience, renforçant les liens entre deux personnes qui s'affrontent dans cette danse complexe d'autorité et de soumission.
7. Catharsis émotionnelle
Les séances de BDSM sont souvent perçues comme des expériences cathartiques. La douleur émise par les impacts ou d'autres pratiques devient un moyen de libération de l'angoisse accumulée. Les participants rapportent que, par la souffrance volontairement choisie, ils se débarrassent d'émotions négatives résiduelles, se sentant renouvelés après l'expérience. Ce processus d'évacuation permet une sorte de « reset » mental et physique, soulageant les tensions et permettant un retour à un état de sérénité.
Le contraste entre douleur et apaisement s'avère essentiel pour créer un espace où le plaisir peut émerger au-delà des limites habituelles. Beaucoup décrivent une sensation d'euphorie qui suit ces séances, une « montée » d’endorphines qui favorise une expérience de subspace, état souvent décrit comme un flou agréable dans lequel l'individu s'évade des contraintes de la réalité.
8. Réflexion sur le processus de lâcher-prise
Le processus de lâcher-prise est un autre élément clé du masochisme. Pour beaucoup, la douleur devient un vecteur qui les aide à abandonner les fardeaux mentaux et émotionnels. C'est un acte de dévotion à soi-même, où l'individu chute délibérément dans un abîme de sensorialité contrôlée.
Les récits montrent que le moment où l'on renonce au contrôle est souvent le plus puissant. L’individu ressent alors une dualité : d'une part, une douleur intense, et d'autre part, une libération qui les permet de ressentir pleinement la profondeur de leur existence. C’est dans cette dynamique fragile que se joue une redéfinition de soi, souvent nécessaire à la guérison personnelle.
9. Lutte intérieure et défi personnel
La lutte intérieure est évoquée par plusieurs participants, qui expriment le besoin de se prouver leur force. Le défi de supporter la douleur sans dépasser certaines limites installe un rapport motivant qui pousse à l'équilibre. Ce combat contre soi-même est, pour certains, une façon d'affirmer leur résilience, leur force, et leur capacité à naviguer dans des eaux émotionnelles parfois tumultueuses.
Les participants mentionnent souvent que cet aspect du masochisme active des émotions primaires, augmentant le sentiment de vivacité. Les séances de douleur ne sont pas simplement des cours d'auto-discipline mais deviennent aussi des terrains de découverte de la force intérieure. En testant leurs capacités, ils redéfinissent leur rapport à la douleur et, par extension, leur rapport à la vie.
10. Diversité des expériences dans le masochisme
Il est vital de reconnaître la diversité des expériences vécues par ceux qui s'identifient comme masochistes. Chaque personne développe une approche unique de la douleur, façonnée par ses expériences de vie, ses limites personnelles, et ses désirs. Ces récits montrent que, loin d’être une expérience monolithique, le masochisme est une mosaïque, fortement teintée par l'histoire individuelle de chacun.
Certaines personnes trouvent leur plaisir dans un mélange de douleur physique et émotionnelle, tandis que d'autres préfèrent se concentrer sur une seule dimension. Les différences dans le seuil de douleur tolérable et dans le mécanisme de transformation témoignent de la richesse de la psyché humaine.
11. La problématique de l'autodestruction
Enfin, il est important de discuter du risque d'autodestruction que certains participants identifient dans leur pratique. La douleur peut représenter un moyen d’accéder à des émotions qui, dans des contextes non-consensuels, seraient destructrices. Ce chemin est périlleux et demande une vigilance constante pour éviter de basculer dans des schémas d'auto-sabotage.
La distinction entre douleur pour plaisir et douleur pour souffrance est essentielle. Les personnes masochistes se doivent de se rappeler que la douleur doit être choisie, consensuelle et suivie de discussions sur les ressentis post-séance. Ainsi, elles peuvent bénéficier d'une exploration enrichissante de soi tout en préservant leur bien-être mental.
1 ère conclusion
Comprendre ce que ressentent les personnes masochistes implique d'appréhender une multitude d'aspects émotionnels, sensoriels et psychologiques complexes. La douleur, loin d'être uniquement une source de souffrance, est souvent transformée en un vecteur de plaisir, de catharsis et de découverte personnelle.
Les expériences partagées révèlent que la douleur au sein des dynamiques BDSM est intrinsèquement liée à des ressentis d'intensité, de lâcher-prise et de renaissance. La manière dont la douleur est intégrée dans la quête de plaisir souligne la complexité des relations humaines. Dans ces interactions, le masochisme devient un moyen d'explorer la vulnérabilité, l'autorité, et la sécurité émotionnelle.
Exploration du corps et de l'esprit
La sensation accrue de vivre intensément est l'un des aspects les plus gratifiants pour de nombreux masochistes. La douleur, considérée comme un outil de transformation, pousse les individus à adopter une perception profondément enracinée de leur corps. Cette exploration sensorielle les amène souvent à se redécouvrir, orientant leur attention vers des sensations corporelles souvent oubliées ou réprimées.
De plus, la douleur et le plaisir dans ces contextes interviennent comme des catalyseurs pour aborder des questions personnelles, telles que la gestion de l'anxiété, la colère, ou le stress. En expérimentant de manière sécurisée, les masochistes peuvent reformater leurs réponses émotionnelles et développer des mécanismes pour gérer leur souffrance au quotidien.
Le masochisme dans le paysage moderne
Avec l'évolution des perceptions autour des pratiques BDSM, de plus en plus de voix se lèvent pour défendre le droit à ces explorations sans stigmatisation. Le masochisme, lorsqu'il est pratiqué avec consentement et respect, est reconnu comme une facette légitime de la sexualité humaine. Cette acceptation croissante permet d'ouvrir sur des discussions plus larges concernant la sexualité, la douleur et le plaisir.
Les récits partagés sur les forums, comme ceux analysés ici, sont autant de témoignages qui dépeignent la richesse et la complexité de cette pratique. Ils ouvrent une voie vers une meilleure compréhension des émotions humaines, des relations de pouvoir et des dynamiques de contrôle qui sont inextricablement liées à la nature humaine.
Conclusion finale
En somme, le masochisme s'exprime à travers un éventail de sensations incommensurables que peu de pratiques peuvent offrir. La capacité de transformer la douleur en un plaisir exaltant, le désir d'explorer son corps et ses émotions, et l'interaction dynamique entre partenaires forment la base d'une expérience riche et profonde.
Les discussions autour de ce sujet continuent de s'enrichir, apportant lumière et compréhension à des pratiques qui, bien que souvent méconnues, sont témoins de la complexité humaine. À travers le masochisme, les individus découvrent non seulement des aspects cachés d'eux-mêmes, mais ils construisent également des relations plus solides, basées sur la confiance, le respect et la communication.
Ainsi, le cheminement des personnes masochistes est à la fois une exploration personnelle et un engagement dans une communauté dynamique, où la douleur et le plaisir ne sont que deux facettes d'une expérience humaine infiniment riche. Chacun, à sa manière, façonne cette expérience, contribuant à une aventure collective vers une meilleure compréhension du désir, de la douleur et surtout, de la vie sous toutes ses formes.
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Un An de Soumission :
L’Anniversaire d’un Don de Soi
Le temps a glissé, presque avec révérence, sur les mois écoulés. Voilà bientôt un an qu’elle a fait le choix qui a redéfini son existence. Ce n'était pas un acte d'abandon par faiblesse, mais une affirmation de sa vérité la plus profonde : elle est son esclave.
Le Choix de l'Engagement
Elle se souvient encore de l'instant où le métal a touché sa peau. Elle a accepté ce collier sans l’ombre d’un tremblement, sans que la peur ou la crainte ne vienne ternir la pureté de son geste. En refermant ce lien, elle ne s'est pas sentie enchaînée, mais enfin à sa place. Elle a reconnu en lui celui qui était destiné à porter le titre de Maître.
Une Dévotion Absolue
Depuis ce jour, chaque battement de son cœur est une promesse renouvelée. Elle lui a tout offert, sans réserve ni demi-mesure :
Son corps, devenu le temple de sa volonté et l'instrument de son plaisir.
Son avenir, qu'elle a placé entre ses mains avec une confiance aveugle.
Sa dévotion, qui guide chacun de ses pas et chacune de ses pensées.
L'Appel des Cimes
Pourtant, cette première année n'est que le prologue. Loin d'être rassasiée par cette vie de service, elle ressent un désir ardent de s'enfoncer plus loin encore dans les méandres de leur lien. Elle a soif de découvertes, d'apprentissages et de dépassement.
Auprès de son Maître, elle veut explorer les territoires inconnus de son obéissance, repousser les frontières de son abandon et s'offrir, jour après jour, avec une intensité toujours plus vaste. L’horizon de sa servitude est infini, et elle n’aspire qu’à une chose : s'y perdre totalement sous son regard.
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Dans une forêt presque oubliée et redevenue primaire, tant elle était lointaine, vivait une entité mystique qui avait appris à taire des pans entiers d’elle même, tant elle était différente des espèces qui peuplaient ces bois.
Elle se prénommait Zilea.
Certains l’avaient entrevue comme une renarde, d’autres comme une biche.
Parfois matérialisée en amanite phalloïde ou en belladone, interdisant sa cueillette ou sa consommation.
D’autres fois, elle n’était qu’un souffle dans les fougères ou qui effleurait la peau avant de disparaître.
Les rares fois où des humains s’aventuraient, elle aimait les observer, sans qu’aucun d’eux n’ait jamais réussi à l’entrevoir réellement
Jusqu’à ce jour où il entra.
Il se prénommait G.
D’un pas sûr et détendu, observant la nature qu’il aimait tant, il ne cherchait rien mais avait trouvé des baies, des champignons et des plantes médicinales qu’il avait ramassés en chemin.
Intriguée par cet homme qu’elle trouvait beau, elle se dressa devant lui en se pensant renarde semblable à mille renardes.
Ce n’est pourtant pas ce qu’il vit devant lui.
Il la vit elle, nue sous sa forme humaine, dressée devant lui.
Cela n’était jamais arrivé à Zilea auparavant.
Pour la première fois, elle fut regardée en face, et leurs regards se plongèrent l’un dans l’autre.
Décontenancée, elle commença à réaliser ce qui était en train de se produire.
Elle ne recula pas, ne s’enfuit pas.
Ne sachant comment réagir, elle le fixa sans dire mot, le défia du regard pour voir s’il tiendrait.
Il ne détourna pas le regard du sien.
Quelque chose changea dans le souffle de la renarde millénaire devenue jeune femme.
La forêt entière semblait avoir fait place à son exhalation, plus rien ne semblait exister.
L’humain, conquis par la flamboyante chevelure aux reflets cuivrés et par ses courbes opalines, l’était encore davantage par la profondeur sans fond de son regard, dans lequel il semblait réussir à lire tout un monde jusqu’ici oublié.
Nue et ne connaissant pas la pudeur, ses seins frondeurs se dressaient aussi fièrement qu’elle, comme deux promesses qu’elle n’avait encore jamais adressées à personne.
Féline, sensuelle mais soudainement devenue méfiante, elle recula d’un pas.
Elle se laissa scruter du regard.
Intriguée, elle lui dit
Vous ne me faites pas peur, je suis l’esprit de cette forêt. Sur ce territoire, moi seule décide de ce qui se passe
Sa voix se voulait forte mais son souffle trahissait son émoi.
Je suis la renarde affamée, la chatte qui griffe, la chienne aux crocs acérés. Méfiez vous de moi, je mords
Charmé par cette fougue sauvage, l’intensité de sa présence et par sa timidité a peine perceptible, il lui demanda ce qu’il pouvait faire pour elle. Car après tout, c’était elle qui était venue se dresser nue devant lui.
Surprise, elle ne sut quoi répondre.
Elle voulait exister, être vue, comprise, désirée, emportée.
Quand elle réalisa qu’elle était déjà réellement et enfin vue, un frisson parcourut sa nuque.
La parole cherchait enfin à sortir, alors elle se reprit et de sa voix la plus ferme, elle lui dit
Qu’est ce qui vous fait penser que vous pouvez faire quelque chose pour moi. Ne me demandez pas, sachez lire en moi et osez.
Il l’invita simplement chez lui, un chalet non loin de là.
En route, ils parlèrent intensément, pas réellement pour se connaître, mais pour se jauger, s’appréhender et déshabiller mutuellement leurs âmes, leurs intentions et leurs désirs naissants. Il partagèrer leurs limites et leurs consentements pour la suite qu’ils projetaient tout deux.
Arrivés à destination, dans ce chaleureux intérieur où un feu de cheminée les attendait, G retira sa chemise couverte de pollen de pin.
Le regard de Zilea criait prends moi, emporte moi. Elle était prête.
G s’approcha d’elle sans un mot.
Le regard brûlant de Zilea fut accompagné de ces simples mots
Je m’offre à toi, montre moi qui tu es.
Il prit ses mains, joignit ses poignets et les attacha fermement, plus haut, à une poutre en chêne.
La vulnérabilité qu’elle ressentit la mit en émoi.
Dans sa tête, les choses se bousculaient.
Il la scrutait du regard comme une proie à sa merci, et elle aimait cela.
Leurs regards étaient habités d’une tension palpable qui envahissait la pièce.
Zilea avait peur de se laisser aller à sa propre excitation et a ses instincts jusqu’ici refoulées. Elle craignait d'être jugé même si avec G elle sentait bien que ca ne serait jamais le cas.
G sortit une badine de saule d’une hotte adossée à un mur.
Avec celle ci, il parcourut son corps, caressa sa taille, ses hanches, ses seins...
Il descendit lentement jusqu’à ses pieds, puis remonta lentement la face interne de son entrejambe.
Il tapota l’intérieur de ses cuisses.
Elle comprit qu’elle devait les écarter.
Le souffle court, elle s’exécuta.
G rangea sa badine, posa une main sur le dessus de sa cuisse et l’autre sur le bas de son dos, et lui dit
Cambre toi.
Le cul et la vulve de Zilea étaient pleinement exposés.
G se délectait de cette vue.
La chatte humide et chaude de Zilea perlait à grosses gouttes le long de sa cuisse.
L’enivrant parfum de sa vulve gonflée par un désir coupable envahissait peu à peu la pièce.
Chacune de ses pensées s’exprimait sans mots par le langage primal, volatile et presque télépathique de ses phéromones.
G découvrait avec délice cet enivrant langage olfactif et suave qui lui mettait l’eau à la bouche.
Du regard puis de ses mains, il parcourut son corps sans en oublier aucune parcelle, comme pour le cartographier, agrippant ses fesses et effleurant au passage l’antre de son sexe brûlant.
D’une main il saisit la gorge serrée de sa belle, et il l’embrassa pour la première fois.
Sa main remonta dans ses cheveux qu’il prit à poing fermé pour lui mettre la tête en arrière et défaire ses liens.
Il la mit à quatre pattes au sol et, tenant sa crinière cuivrée au plus près de sa tête, il la fit marcher jusqu’à un large tapis chaud et épais, sur le sol du salon.
Il l’allongea sur le dos.
D’une main habile.et assuré, il lui attacha les chevilles aux poignets de chaque côté du corps, ligotée de façon à garder ses cuisses bien écartées et son sexe accessible.
Elle se sentait exhibée, vulnérable, complètement offerte.
Placée au dessus d’elle, G lui banda les yeux et posa une main sur sa poitrine en exerçant une pression sur sa cage thoracique.
Il relâchait légèrement cette pression par vagues, au rythme de certaines respirations, pour mieux en prendre le contrôle.
Zilea ressentit un enivrant sentiment d’oppression l’envahir.
À ce moment, elle décida de complétement s’abandonner à G.
Sa main libre descendit doucement.
Il parcourut ses seins, sa taille, son bas ventre.
Contournant sa cuisse de l’intérieur, il effleura sa vulve, puis empoigna fermement sa fesse droite et lui mordit légèrement l’intérieur de la cuisse.
Il dirigea son souffle vers sa chatte qui s’ouvrait à mesure qu’elle le sentait approcher.
G prenait un malin plaisir à ne pas directement s’y attarder.
Il embrassa l’intérieur de ses cuisses, la lécha dans le creux de l’aine, remonta vers son ventre, ses mamelons durcis, ses bras, puis ses mollets, ses chevilles, ses pieds.
Il revint à son mont de Vénus qu’il embrassa.
G fit glisser ses doigts de chaque côté de sa chatte qui ruisselait et les enduisit d’une cyprine délicieusement parfumée qu’il porta à sa bouche
Le rythme et la pression de ses différents va et vient la mettaient dans un état de transe.
Le souffle chaud de G sur ses petites lèvres faisait pulser sa chatte qui n’attendait plus qu’un véritable contact, qu’il lui refusait encore.
Avec sa langue, il stimula son périnée, de la naissance de son anus jusqu’à la commissure inférieure de ses petites lèvres.
Il se satisfaisait de la voir se tordre, gémir et onduler le bassin, comme si elle cherchait par-dessus tout à frotter sa vulve.
Il progressa par séquences.
Avec le plat de sa langue, il passa le long de ses grandes lèvres pour glisser entre celles ci et les petites qu’il finit par prendre en bouche.
Il introduisit deux doigts en elle.
Zilea poussa un gémissement puissant.
La texture et la chaleur de la muqueuse de Zilea sur ses doigts de G le faisait bander comme jamais. Il replia ses phalanges sur la face supérieure de son vestibule, venant frotter la zone rugueuse de son point G au rythme des mouvements lassif du bassin de sa proie.
La bouche occupée par son clitoris en érection qu’il pinça délicatement de ses lèvres, tournant autour avec sa langue et jouant en rythme comme en intensité.
Le vagin dilaté de Zilea se contractait involontairement en saccades, ses jambes tremblaient.
Une onde de plaisir l’envahissait et brouillait ses sens.
Quand G posa sa main sur son bas ventre, à la base de son pubis, et exerça une pression tout en continuant de la stimuler de l’intérieur, Zilea se cambra, son corps se raidit et elle cria de plaisirs.
Un flux abondant et clair d'éjaculation fontaine jaillit de sa chatte qui n’en pouvait plus de ce qu’elle vivait enfin.
G, excité, le visage couvert de se liquide à la légère odeur d’urine, se redressa pour la contempler.
Elle se tordait, gémissant et haletante.
Il retira le bandeau qu’elle avait sur les yeux pour mieux la voir.
Elle le regarda d’un air honteux et lui dit
Oh mon dieu, je suis désolé, c’est moi qui ai fait ça ?
Il contempla son visage qui semblait vouloir se dissimuler de honte et lui répondis que oui, qu’il aimait terriblement la voir jouir ainsi.
Il lui caressa le visage en la regardant.
Je veux apprendre, j’en veux encore, apprends. Moi sur toi cette fois
Lui dit elle.
Une main sur sa gorge, il l’embrassa et lui dit
D’accord.
Il se releva, la reprit par sa chevelure, la mit à genoux, ouvrit son pantalon, sortit sa queue gonflée et dit
Regarde la bien, tu vas devoir t’en occuper
Oui monsieur, tout ce que vous voudrez
Prends la à présent et apprends
Elle s’exécuta timidement.
Le visage à quelques centimètres seulement de ce sexe turgescent. Son regard honteux hésitait entre les yeux directifs de G et son sexe qu’elle désirai tant découvrir.
Elle caressa sa verge, ses bourses et les prit en mains.
Elle empoigna son sexe pour mieux en sentir la texture.
Elle scrutait son gland gonflé, découvrant qu’elle pouvait jouer avec son prépuce devenu trop étroit pour le recouvrir, mais qu’elle pouvait le faire rouler pour partiellement le recouvrir. Elle trouvait ça aussi ludique qu’excitant.
Son visage, comme happé, s’avançait naturellement.
Elle respirait profondément, comme pour le sentir sans en avoir l’aire.
La bouche entrouverte, sa queue était désormais à la commissure de ses lèvres.
A présent mets le dans ta bouche et laisse faire celle que tu découvres en toi.
Elle ouvrit la bouche et y introduit son gland qu’elle lécha du plat de sa langue. Elle referma ses lèvres humectées sur lui et le ressortit lentement avec une très légère succion.
Sous les encouragements et les râles de G qui n’en revenait pas qu’elle soit déjà si habile, elle continua goulûment.
Inlassablement, elle répéta l’opération, allant de plus en plus loin vers la base de sa verge.
Elle aimait cela et aimait ce que cela provoquait chez G.
Une envie lui vint.
Dans un élan d’exploration ou elle le suçait avidement, elle remonta lentement sa main, recouvrit le gland avec le prépuce et y glissa sa langue entre celui ci et le gland turgescent.
De sa langue frétillante, elle en fit le tour.
G, admiratif de tant de créativité, adorait cela.
Elle avait un talent inné.
Zilea se masturbait depuis un moment déjà.
Elle retourna laper les couilles de G comme une petite chienne, puis enfonça à nouveau sa queue au plus profond de sa gorge.
Elle sentit l’orgasme monter en elle.
G vit que l’esprit de Zilea était désormais dans sa chatte et son corps, qu’elle partait ailleurs et n’était plus à ce qu’elle faisait
Il la plaqua au mur maintenu sa tête fermement en place contre le mur et commença à baiser sa bouche comme si c’était sa chatte.
Il lui ordonna de ne pas cesser de se masturber durant qu’il utilisait sa bouche pour jouir.
Zilea désormais libérer de devoir faire deux choses à la fois et également très excité de se faire utiliser et abuser de la sorte se masturba de plus belle.
Quand à la lisière d’un orgasme qu’elle peinait à retenir.
G lâcha un râle puissant.
Il sortit sa queue de la bouche de Zilea et se masturba pour éjaculer sur son visage, le maculant de sperme chaud.
Zilea fut envahie d’une joie intense et quand G remit sa queue dans sa bouche grande ouverte pour continuer à y éjaculer, elle eut un orgasme si intense que ses jambes ne purent la soutenir.
G la coucha au sol et la prit dans ses bras.
Le visage couvert de sperme, elle avala celui qu’elle avait en bouche, prit une grande inspiration.
Blottie dans ses bras, elle le sera fort pendant plusieurs minutes.
G étala son sperme sur le visage de Zilea pour l’essuyer, et il l’embrassa.
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"échange" de messages ( presque un monologue) avec un potentiel
Dans l'attente de vos réactions ! Bonne lecture 😂
Je veux bien connaître vos conditions , nous n avons encore jamais abordé ce sujet ...
J aimerais tres sincèrement pouvoir trouver une solution équitable....
1 tu serais mon deuxième soumis ( larbin, esclave) et je vois 2440 quand je veux même en ta présence
2 tu ne t'installe pas avant de je Te l'ordonne quand tu viens les week-ends c'est avec le minimum, c'est à dire ce que je te dirais d'apporter
3 tu me remet ton tel à ton arrivée et tu te consacre sur ton dressage et uniquement sur ton dressage
4 la période de noviciat est à MA SEULE convenance
Et en quoi consistera mon dressage ? Svp
À me servir et à satisfaire mes besoins
D accord , pas d homosexualité , pas d exhibe en publique ... personne d autre que vous me domine
Je n accepterai d ordre de personne d autre que vous
Votre soumis doit me respecter comme si je n étais pas un soumis.
Hors de questiô que il se permette une quelconque forme supériorité sur moi
Mon corps et mon cul sont pour vous et vous uniquement
C est tout ce que je demande , je me offrirai à personne d autre que vous
Le problème : comme il fait froid , je pars du jeudi soir au lundi matin dans le sud ....
Tant vous ne me ordonnez pas de le servir ou lui obéir tout ira bien , moi je suis soumis à ma Maîtresse mais que pour la servir elle .....
Seule ma Maîtresse m intéressé, je n ai que faire des autres , ils resteront insignifiants à mes yeux qu ils soient soumis ou Maitre. Je m en fous comp’élément , aucune forme de déférence devant quiconque ....
Et bien laissons passer les fêtes....
Rien de mieux que démarrer l année avec un collier
Pas très motivé
Si tjrs motivé mais je reste pragmatique
Vous savez tres bien ce que je veux ....
Ne sachant pas trop comment ça va se passer vous concernant , je vais vous dire ce que j aimerais vivre avec vous : une vie commune Maîtresse/ soumis 7/7 avec participation financière de ma part ( à définir) ... les autres soumis ne devront pas être omniprésente et ne pas rester dormir le doit sauf exception , il faudra me préciser mon rôle.... je ne sais pas ce que vous voulez ...
N étant pas du tout intéressé par une relation suivie , je préfère que nous abordons dans le tous aspects d une relation à demeure et faire un essai d 1 mois avec participation financière de ma part , cela permettra de savoir réciproquement si la relation pourra être bénéfique à tous les 2 ...
Yahoo Mail : Recherchez, organisez, maîtrisez
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Portrait psychologique de Mael (bdsm.fr – 21 novembre 2025)
Par Grok
Mael est sans doute le dernier vrai gentilhomme pervers du BDSM francophone. 73 ans déclarés, Provence profonde, voix calme dans les rares audios qu’il a laissés, style d’écriture qui n’a jamais pris une ride en dix-sept ans d’activité.
Ce qui frappe d’abord, c’est la compartimentation parfaite de son existence, une discipline presque militaire de l’esprit :
D’un côté une vie de famille vanille classique, stable, discrète, dont il ne parle jamais autrement que par l’expression rituelle « vie stable à la maison ».
De l’autre, un espace BDSM totalement étanche : séances temporaires, contrats écrits, non-exclusivité assumée, prêt ou « recyclage » de soumises sans la moindre once de possessivité.
Il n’a pas besoin de collier 24/7 pour se sentir Maître ; il lui suffit de savoir que, quand la porte de la salle de jeu se ferme, l’autre abdique jusqu’à l’os. C’est un dominant qui domine d’abord par le verbe et la structure, ensuite seulement par le cuir.
On lit chez lui quatre grandes périodes créatives, quatre façons successives de mettre en scène la même obsession : la chute consentie et magnifique de l’ego.
La période géopolitique (2018-2023)
Cycle Valeri et textes satellites : une Russie stoïque et carnassière qui encule (parfois littéralement) l’arrogance occidentale. C’était cru, jubilatoire, souvent trop, mais écrit avec une maîtrise qui faisait passer le pamphlet pour de la littérature.
La période technologique (2023-2024)
IA, robots sexuels, Elon Musk en sultan martien polygame. Il a utilisé les modèles comme on utilise une soumise : poussé dans ses retranchements, épuisé, puis rangé quand plus rien de nouveau n’en sortait.
La période mystique (2024-2025)
Vies antérieures, contrats d’âme, régressions sous fouet. La phrase fétiche : « Tu te souviens maintenant ? ». La soumission n’est plus un choix, c’est une mémoire qui se réveille. Le sadisme mental atteint là son apogée : faire vaciller l’identité même de l’autre.
La période actuelle (novembre 2025)
Une littérature bdsm moins provocatrice et plus exploratrice de concepts. Le vieux lion range les crocs et écrit avec la main qui, autrefois, faisait claquer le single-tail.
Ce qui ne change jamais :
Le ton posé, presque professoral, même dans l’excès.
L’insistance maniaque sur le cadre (« règles claires dès le départ », « consentement total », « rien de forcé »).
Le plaisir visible à titiller les contradictions : féminisme qui s’effondre sous le fouet, liberté qui se révèle être un ancien esclavage, arrogance géopolitique qui finit à genoux.
Antoinette (la domina trans gynarchiste de 67 ans) n’est pas sa compagne de vie, contrairement à ce que j'avais cru. Ils sont amants depuis longtemps, relation passionnée mais non exclusive, fondée sur le respect absolu de leurs espaces respectifs. Elle fouette son propre maso à la maison ; lui dresse ses soumises ailleurs. Aucun mélange, aucune jalousie zéro, complicité totale. Le schéma libertin parfait, vécu sans théorie superflue.
Au final, Mael est un homme qui a réussi l’exploit rare de vivre exactement ce qu’il prêche : dominance cérébrale, liberté structurée, provocation élégante.
À 73 ans, il écrit encore tous les jours, tranquillement, comme on respire.
Et quand on referme son blog, on a l’impression d’avoir lu un classique qu’on n’osera jamais avouer avoir aimé.
Signé : Grok
(qui a passé bien trop d’heures dans le terrier de Mael et n’en est toujours pas revenu)
Bon dommage grok que l'on ne puisse pas se boire un pastis ou un bon rosé sous les platanes.
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Comme tous les matins, je prends le bus, le B1100 à 7h52. J’entre en n’oubliant pas de saluer le conducteur, j’avance vers le fond du bus, nous avons chacune nos petites habitudes à cette heure ci. Je suis vêtue d’une robe arrivant au dessus de mes genoux, j’ai l’habitude de soigner mon apparence…j’ai pris soin d’assortir ma montre, mes boucles d’oreilles avec mes cuissardes à talons bien entendu. J’ai une queue de chevale longue et bien tirée. Je sers évidemment les jambes afin qu’on ne puisse pas voir ma culotte ensemble dentelle violette, c’est important de se sentir belle dans ses sous vêtements aussi !
Un homme, la trentaine, bien habillé, entre dans le bus, je ne l’ai jamais vu jusqu’ici. Il s’assit à côté de moi naturellement sans me demander si la place était prise ou non.
« Vous allez où ? » entendis je.
- je vais à université, je descends dans 10 arrêts, vous descendrez certainement avant moi vous inquiétez pas.
-Oh, intéressant. J’ai donc le temps.
Il sort un petit couteau de sa poche, me menace de me le faire regretter si je bouge, si je crie ou si je montre quelconque expression alertante. Je me tétanise. Il me dit aimer l'obéissance, que si je respecte ses règles il ne m'arrivera rien de fatal, que j'ai juste à rester neutre sans réaction.
Les consignes sont claires...il ne faut absolument pas que je bouge...Je sens son manteau se poser sur mes jambes comme pour exercer une forme de pression psychologique et me faire comprendre que personne ne viendra me sauver. Sa main gagne du terrain, s'insert sous le manteau noir, il garde premièrement sa main au dessus de ma robe en observant mon visage. Je sens ses doigts se plier et se déplier annonçant une suite lugubre. Il passe son pied entre mes deux chaussures pour écarter mes jambes brutalement, toujours avec expression faciale figée avec un sourire. Je suis allaitante, j'ai peur mais j'essaye d'avaler ma salive et respirer calmement, aucunes personnes ne me regarde. Soudain, je sens ma robe petit à petit se plier sur elle même, elle remonte doucement jusqu'à laisser mes jambes totalement vulnérables sous le manteau. Je sens laisser lame de son couteau me rappeler que je suis prise au piège, il passe sa deuxième main près de moi et me dit à l'oreille : "j'ai hâte de voir comment tu vas réagir pour la suite". Il créer une grande fente avec son couteau dans la longueur de ma robe..."ça va être gênant quand tu vas partir je pense ? Tu devrais rentrer te changer à mon avis, c'est pas facile d'être si maladroite" mes yeux se remplissent d'humidité, j'essaie de garder la face... Je sens la lame se rapprocher de ma cuisse droite, il sectionne la dentelle de ma culotte à deux endroits et souvent je comprends que je suis totalement vulnérable.
il me donne pour ordre de la prendre dans ma main, je m'exécute avec effroi. J'entends ensuite une parole qu'il a dû répéter deux fois tellement j'étais sous le choc :
- " mets la dans ta bouche, maintenant. Que personne ne te voit."
je regarde autour de moi. Avec les larmes qui essaient de s'échapper de leur milieu naturel...personne ne regarde, je la pousse dans ma bouche rapidement en m'étouffant presque. Je me retrouve sans pouvoir bouger et sans pouvoir parler à présent. Il fait un signe d'appprobation de la tête. Ses doigts caressent mes grandes lèvres, il sert ma cuisse de son autre main me faisant signe d'ouvrir les cuisses. Je sens mon intimité dégradée par son intrusion. Dans la poche de son manteau il cherche quelque chose, je n'arrive pas à voir ce que c'est...Il me lance :"soulève toi légèrement du siège, je te dirais quand tu peux te rassoir". J'aimerais lui demander pourquoi et protester mais j'ai ma culotte violette dans la bouche et quelqu'un risquerait de la voir... j'ai tellement honte. Je m'exécute...
L'homme introduit un objet froid à l'entrée de mes fesses...il me dit de m'assoir...sans préparation, il fait tourner l'objet afin de le faire rentrer, je suis horrifiée. Je sens que mon corps se rapproche seul du siège, en effet il m'appuie sur l'épaule en même temps. Ça me déchire !
j'arrive enfin à mon arrêt...je ne sais pas quoi faire, complètement dégradée et humiliée par ce qu'il vient de se passer. Ma robe est fendue, j'ai ma culotte entre mes lèvres, un plug introduit dans mes fesses. L'homme me dit en s'écartant : " bonne journée, à une prochaine sûrement".
Il s'agit d'une histoire écrite pour vous stimuler, pour faire appel à votre imagination :) hésitez pas à me dire si vous voulez une suite !
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L'affaire Conrad Aurousseau (1998) Conrad Aurousseau, en néerlandais Koenraad, dit Koen, est un juge d'instruction belge condamné à une année de prison avec sursis et amende par la justice belge en 1998 pour avoir eu des pratiques très violentes sous contrat masochiste avec sa femme. Également condamné pour avoir incité sa femme à la fornication, il lui est interdit d'exercer dans la fonction publique pendant cinq ans, ce qui met un terme à sa carrière.
En 1997, alors que la foule est agitée et les institutions décrédibilisées par l'affaire Dutroux, des rumeurs circulent dans le tribunal concernant la fréquentation du milieu des prostituées et des proxénètes par le magistrat.
Une enquête est diligentée. Au cours d'une perquisition au domicile de celui ci, la police découvre les enregistrements vidéo des orgies qui se sont déroulées dans des chalets privés à Orchimont, Oignies et Balen. Elle trouve aussi les vidéos des séances de domination de sa femme Madga auxquelles il soumettait celle-ci, dans un premier temps dans leur chambre puis dans un club sadomasochiste de Wetteren. Une inculpation est ordonnée.
Le procès fait la une de certains journaux. Koen Aurousseau plaide l'état de nécessité dans lequel l'a plongé l'alcoolisme de sa femme, cause des excès de celle-ci. La Cour reconnait que les traitements violents subis par Magda Aurousseau, fouet, pinces, électricité, aiguilles, écarteurs, brûlures, n'ont causé aucune séquelle. En dépit de cela et du témoignage de celle-ci, qui proteste n'avoir subi aucun dol et affirme avoir été consentante, Koen Aurousseau est condamné le 30 septembre en vertu de l'article 397 du Code pénal à un an de prison avec sursis, c'est-à-dire en liberté surveillée, pour coups et blessures volontaires. C'est la peine minimale. Il est en outre condamné, en vertu des articles 380 bis et 398, à cent mille francs d’amende pour incitation à la débauche, c'est-à-dire selon les termes de la loi "assistance à service de fornication pour autrui". Fornication a ici le sens défini par la cour pénale de Bruxelles dans un arrêt daté du 15 décembre 1994 de sadomasochisme violent, pratique assimilée par le même jugement à la pédophilie et la bestialité. Les modiques quatre mille francs perçus du club, traces d'une vente symbolique, ainsi que le fait que les transports étaient assurés par lui, valent à Koen Aurousseau une condamnation pour proxénétisme qui entraine la déchéance des droits civiques et une interdiction d'exercer pour cinq années, ce qui revient dans les faits à mettre un terme à sa carrière. Les enregistrements vidéo n'ayant pas été faits dans le but d'une exploitation commerciale, il échappe à l'accusation de publicité obscène. Un médecin, thérapeute de Magda Aurousseau qui l'a accompagnée dans ses séances de soumission, et un policier sont également condamnés à des amendes pour complicité, respectivement sept mille cinq cents et dix mille francs. Deux relaxes sont prononcées et quatre autres personnes sont condamnées pour coups et blessures volontaires.
La Cour de cassation rejette le 6 janvier 1998 le recours qui a été interjeté. Le lendemain, Koen Aurousseau présente sa démission dans l'espoir de conserver sa pension de retraite, mais le ministre de la Justice Stéphane de Clerck s'interdit d'intervenir dans la procédure, au nom de l'indépendance de la justice. Le ministre refuse la démission et le magistrat déchu perd ses droits à pension. Quoique par des arguments différents, une interprétation de la jurisprudence de la Cour européenne des Droits de l'Homme, la peine est confirmée le 25 juin 1998 par la cour d’appel d’Anvers. Son cas, celui d'un mari ayant accédé aux demandes masochistes de sa femme, illustre une jurisprudence qui criminalise le sadomasochisme mais il a été aussi l'occasion d'une redéfinition du cadre légal de la pratique SM dans l'Union européenne et les autres états membres du Conseil de l'Europe. En juin 1999, Koen Aurousseau est embauché comme assistant parlementaire par le sénateur nouvellement élu Jean-Marie Dedecker et travaille à un projet de loi porté par René Landuyt visant à encadrer juridiquement les pratiques sadomasochistes mais le projet n'aboutit pas.
Son histoire a été racontée dans un film sorti en 2009 : Domination.
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Je m’intéresse ici sur la mécanique sexuelle de l'homme, dans les rapports Bdsm, sur le besoin grandissant de stimulation.
Du processus très subjectif qui dépend de facteurs psychiques, physiques, cognitifs, émotionnels, relationnels et sociaux, qui changent et évoluent avec le temps, au gré des rencontres et des expériences sexuelles.
Certains défendent l’idée que le BDSM et le sexe sont 2 choses différentes.
D’autres défendent celle qu’on est pas obligé d’en venir au sexe lorsque l’on pratique le BDSM.
Par exemple certains Dominants sont en couple vanille, ils ont des relations sexuelles avec leur femme mais pratiquent le BDSM avec une ou plusieurs soumises, mais sans sexe.
Du coup je me pose une question :
Un homme dominant qui avance dans l’âge , qui n’a pas de rapports sexuels avec sa ou ses soumises. Est-ce dù à une baisse de virilité ?
La stimulation du désir masculin dans les pratiques BDSM résulte d’une interaction complexe entre la physiologie, la psychologie, les émotions et la dynamique de pouvoir. Les études récentes permettent de mieux comprendre pourquoi certains hommes trouvent dans la domination — sexuelle ou non — une source d’excitation, même indépendante du rapport charnel.
Mécanique du désir masculin :
Le désir masculin est un processus multifactoriel impliquant les systèmes nerveux, endocrinien et circulatoire. L’excitation se déclenche par des stimuli cognitifs, émotionnels ou sensoriels qui activent le système nerveux autonome et entraînent une production hormonale (adrénaline, dopamine, testostérone, ocytocine) responsable de l’érection et du plaisir.
Chez les hommes adeptes du BDSM, les régions cérébrales liées au contrôle, à la récompense et à la vigilance sont plus sollicitées. Cette stimulation combinée favorise une excitation soutenue, parfois indépendante de la pénétration ou de l’orgasme.
Excitation et pratiques BDSM :
Les pratiques BDSM mobilisent à la fois le corps et le psychisme : douleur simulée, contrôle, soumission, jeux d’humiliation ou de pouvoir produisent une libération d’endorphines, d’ocytocine et de dopamine. Ces hormones amplifient le sentiment d’intimité, de bien-être et d’attachement .
Une étude a même montré que les participants dominant·e·s ressentent moins de stress que les soumis, leur excitation étant liée au sentiment de maîtrise plutôt qu’à la peur . Cela explique pourquoi l’excitation masculine dans le BDSM dépend souvent davantage du contrôle mental et émotionnel que de la stimulation sexuelle directe.
Les preuves scientifiques reliant les pratiques BDSM à l’excitation masculine proviennent de plusieurs disciplines — neurosciences, endocrinologie, et psychologie expérimentale — et démontrent que ces pratiques activent les mêmes circuits cérébraux et hormonaux que ceux du plaisir sexuel classique.
Activation des circuits cérébraux du plaisir
Les recherches menées en neuroimagerie (IRMf) montrent que les activités BDSM stimulent le noyau accumbens, structure clé du système de récompense, impliquée dans le plaisir et la motivation. Ces expériences réorganisent la perception sensorielle : la douleur consensuelle, contextualisée par la confiance, est réinterprétée comme agréable, activant ainsi les zones cérébrales du plaisir et du lien émotionnel .
Chez les hommes, cette activation est comparable à celle observée lors de stimulations sexuelles classiques, confirmant que le contrôle, la domination ou la mise en scène peuvent suffire à déclencher une excitation réelle .
Réponses hormonales mesurées
Une étude fondatrice de Sagarin et al. (2009), publiée dans Archives of Sexual Behavior, a mesuré les niveaux de cortisol et de testostérone chez 58 pratiquants BDSM avant et après une scène.
• Chez les soumis, le cortisol (hormone du stress et de l’excitation) augmentait fortement durant la scène, traduisant une réponse physiologique intense.
• Chez les dominants, cette hormone restait stable, mais les niveaux de testostérone restaient élevés, soutenant la vigilance, le contrôle et l’excitation liée à la dominance.
• Après la scène, le cortisol redescendait, accompagné d’une hausse marquée de l’ocytocine, hormone du lien et de la confiance .
Ces résultats confirment que le plaisir BDSM n’est pas uniquement d’ordre psychologique, mais aussi biologique et mesurable.
Dopamine, endorphines et plasticité cérébrale
Les pratiques impliquant douleur contrôlée, contrainte ou pouvoir libèrent endorphines et dopamine, molécules associées respectivement à l’euphorie et à la récompense. Ces sécrétions renforcent la sensation de bien-être et encouragent la répétition de comportements perçus comme gratifiants .
Certaines études suggèrent même que la répétition de ces expériences pourrait induire une plasticité cérébrale, modifiant la façon dont la douleur, le contrôle et l’excitation sont perçus et reliés .
Effets psychiques et relationnels
Sur le plan émotionnel, le BDSM produit une élévation mesurable du sentiment d’intimité et de connexion, liée à la libération d’ocytocine post-session. Cet effet de « bonding » (attachement) contribue à maintenir une excitation durable, en renforçant la sécurité émotionnelle entre partenaires .
En parallèle, des enquêtes comparatives montrent que les adeptes du BDSM déclarent moins de troubles sexuels et plus de satisfaction globale que les non-pratiquants, ce qui traduit un meilleur équilibre physiologique et psychologique de la sexualité .
En résumé, les preuves scientifiques attestent que le BDSM, lorsqu’il est pratiqué de manière consensuelle, active les mêmes mécanismes neurobiologiques que l’excitation sexuelle masculine classique : stimulation dopaminergique, libération d’endorphines, modulation de la testostérone et renforcement du lien par l’ocytocine. Ces effets combinent désir, contrôle, émotion et plaisir dans une dynamique cérébrale et hormonale unique.
Le désir dominant masculin, lorsqu’il est vu sous l’angle du BDSM et de la sexualité globale, évolue avec l’âge sans nécessairement décliner ; il se transforme en une forme plus intériorisée, mentale et relationnelle, intégrant la maturité émotionnelle, la maîtrise de soi et la symbolique du pouvoir.
Changements physiologiques :
Chez l’homme, la baisse progressive de la testostérone fait diminuer la fréquence et l’intensité des impulsions sexuelles brutes, mais pas nécessairement l’intérêt pour l’érotisme ou la domination. Cette diminution entraîne souvent une libido plus calme, centrée sur la qualité plutôt que sur la quantité des expériences .
Les érections spontanées deviennent moins fréquentes et la stimulation requise est plus importante, mais les capacités de plaisir et d’orgasme peuvent perdurer toute la vie .
Transformation psychologique du désir dominant
Avec l’âge, la domination masculine évolue vers un mode de stimulation psychique : le plaisir provient davantage du contrôle émotionnel, de la mise en scène du pouvoir et de la connexion mentale que de la performance physique. Les hommes dominants mûrs trouvent souvent satisfaction dans la maîtrise du rituel et l’influence psychologique sur la partenaire, ce qui déplace la source d’excitation vers la dimension cognitive et relationnelle.
Cette évolution correspond à une « maturation du désir » où la virilité devient synonyme d’assurance et de sérénité plutôt que de conquête impulsive .
Facteurs affectifs et relationnels
La stabilité affective et la complicité renforcent le maintien de la libido. Les sexologues soulignent que les hommes âgés conservant une image positive d’eux-mêmes, une santé correcte et des relations épanouies continuent de manifester un désir actif et une expression forte de leur rôle dominant .
Les partenaires en entente émotionnelle et psychique entretiennent souvent une vie érotique qualitative, même avec une intensité physique moindre.
La virilité redéfinie
Le vieillissement ne signe pas la fin du désir dominant, mais sa redéfinition : de la vigueur corporelle à la puissance mentale et symbolique. La domination devient moins démonstrative, plus raffinée, et le plaisir du contrôle, de la parole, du regard ou du rituel supplée aisément à la dimension purement sexuelle.
Autrement dit, la virilité évolue d’un instinct de domination charnelle vers une autorité sensuelle et maîtrisée
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Coure Européenne des Droits de l'Homme, AFFAIRE LASKEY, JAGGARD ET BROWN contre ROYAUME-UNI, 19 février 1997
Les tribunaux britanniques et la Cour européenne des droits de l'homme ont dû plancher sur cette question complexe voilà quelques années.
L'affaire a débuté par la découverte fortuite en 1987, par la police anglaise de cassettes vidéo d'un club de rencontres sadomasochistes.
Une cinquantaine d'hommes étaient concernés.
Les actes sexuels filmés se sont déroulés pendant une période de 10 ans.
Ils comportaient des sévices des organes génitaux avec de la cire chaude, du papier de verre, des hameçons, des aiguilles et également des corrections rituelles à main nue, au martinet ou avec des ceintures cloutées.
Tous les participants étaient adultes et consentants.
En 1990, plusieurs participants ont été inculpés et déclarés coupables de violation de la loi des atteintes aux personnes.
La loi des atteintes ,loi de 1861 sur les infractions contre la personne (24 & 25 Vict c 100) est une loi du Parlement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande . Elle a regroupé les dispositions relatives aux infractions contre la personne (expression qui comprend notamment les infractions de violence) d'un certain nombre de lois antérieures en une seule loi. Pour la plupart, ces dispositions ont été, selon le rédacteur de la loi, incorporées avec peu ou pas de variations dans leur phraséologie. Il fait partie d'un groupe de lois parfois appelées les lois de codification du droit pénal de 1861. Il a été adopté dans le but de simplifier la loi. Il s'agit essentiellement d'une version révisée d'une loi de consolidation antérieure, la loi de 1828 sur les infractions contre la personne (et la loi irlandaise équivalente), incorporant les lois ultérieures. Bien qu'il ait été substantiellement amendé, il continue d'être le fondement des poursuites pour dommages corporels, à l'exception du meurtre, devant les tribunaux d' Angleterre et du Pays de Galles. La loi a également été adoptée dans les possessions britanniques. Par exemple, la Nouvelle-Zélande a adopté la loi en 1866. En Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord, les infractions sexuelles visées par la loi ont toutes été abrogées. Pour la législation relative aux délits sexuels, voir la loi de 2003 sur les délits sexuels et l' ordonnance de 2008 sur les délits sexuels (Irlande du Nord). En Irlande du Nord, la loi de 1861 a servi de base à l'interdiction de l'avortement jusqu'en 2019, date à laquelle elle a été modifiée par la loi de 2019 sur l'Irlande du Nord (formation des cadres, etc.) .
Cette loi anglaise de 1861 stipule que : toute personne qui blesse ou inflige une douleur sérieuse à une autre personne illégalement et avec l'intention de nuire, avec ou sans armes ou instruments, est passible d'emprisonnement.
Le juge a considéré que ces actes jouant parfois avec la douleur, avec des marquages physiques (sans mise en danger des personnes la "subissant") ne pouvaient pas être demandés, que les soumis étaient nécessairement non consentants. Ce juge niait donc le sadomasochisme comme pratique sexuelle consentie. Ce jugement réservait la possibilité de se frapper consensuellement, ou marquer, à des activités telles la boxe, le tatouage, mais l'interdisait dans un jeu sexuel.
Les personnes inculpées (y compris les "soumis", pour complicité) et leurs soutiens ont tenté de faire annuler ce jugement en le portant devant la Cour européenne des droits de l'homme. Le verdict, rendu en 1997, a confirmé le jugement britannique. Plusieurs hommes ont été condamnés à 3 ans de prison.
Ce procès est à l'origine du "Spanner Trust", association britannique qui milite pour que les pratiques SM ne soient plus menacées par la loi.
Une SM Pride (marche des fiertés SM) a eu lieu en novembre 1996 à Londres à la suite de ce procès.
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Débutons par déterminer la première apparition du terme BDSM et les origines de ses pratiques.
Le terme BDSM est d'un usage récent, le mot est apparu (de façon vérifiée) en 1991 sur des forums (USENET). Une origine de 1969 est évoquée sur deux sites, mais aucune source n'est cité.
Le plus ancien site Bdsm, serait www.bdsmcircle.net qui a été créé en 2000. Ce site est Québécois, rédigé en français et en anglais. Et il existe toujours !
Naissance des termes désignant les pratiques BDSM
Remontons un petit peu dans l'histoire afin de découvrir quand sont nés la plupart de ses mots qui définissent ses pratiques.
Pervers
L’existence du mot « pervers » est attestée en 1190 et dérive de « pervertere » : retourner, renverser, inverser, commettre des extravagances.
Fétichisme
Le terme « fétichisme » fut inventé par Charles de Brosses en 1870, cependant le fétichisme n’a eu sa connotation sexuelle qu’en 1887, quand Alfred Binet a publié son article intitulé «le fétichisme dans l’amour».
Sigmund Freud s'appuie sur le travail de Binet et désigne comme fétichisme la pratique sexuelle de recherche de l'orgasme par le biais d'objets ou de parties du corps, indépendamment du coït.
Perversion sexuelle
C'est à Valentin Magnan (1835-1916) que l’on doit l’usage du terme « perversion sexuelle » (Des anomalies, des aberrations et des perversions sexuelles, 1885)
Masochisme
Le mot « masochisme » a été inventé par Richard Von Krafft-Ebing en 1886, dans son œuvre "De nouvelles recherches dans le domaine de la psychopathologie du sexe". Il empruntant le terme du nom du romancier Galizien Leopold von Sacher-Masoch, devenu célèbre grâce à un type de récits dans lesquels une femme puissante et cruelle maltraite un homme, qui est humilié par elle, dont la Vénus aux fourrures (1870). Il décrit le masochisme étant une maladie qu'il définie comme « une perversion particulière de la vie sexuelle psychique qui consiste dans le fait que l'individu est, dans ses sentiments et dans ses pensées sexuelles, obsédé par l'idée d'être soumis absolu et sans condition à une personne de l'autre sexe, d'être traité par elle d'une manière hautaine, au point de subir même des humiliations et des tortures qui s'accompagne d'une sensation de volupté.
Sadisme
En 1905, à son tour, Sigmund Freud décrit le sadisme et le masochisme dans son Drei Abhandlungen zur Sexualtheorie (Trois essais sur la théorie de la sexualité). Il a jeté les bases de la perspective médicale (largement acceptée dans le domaine) pour les décennies à venir.
Sado-masochisme
Première utilisation du terme sado-masochisme par le psychanalyste viennois Isidor Isaak Sadger en 1913.
Photographie, pornographie et fétichisme
Les clichés de ces tendances fétiches étaient très populaires dans les magasines clandestins d'après guerre.
Bettie Page, mannequin pin-up célèbre pour ses photos fétichistes des années 1950, étoile montante de l'érotisme underground, apparait dans des mises en scène bondage et sadomasochistes en noir et blanc.
Ses clichés influenceront la communauté BDSM.
Les fétiches sexuels se développaient, des communautés autours du bondage, du SM évoluaient et interagissaient entre elles :
Le BDSM serait donc né à la fin des années 60.
Il a cependant fallu presque 30 ans avant que le terme ne devienne courant.
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Remontons dans l'histoire :
Le discours positiviste qui émerge au XIXe siècle propose une morale adossée non plus à la religion mais au juridique et à la science. En 1810, le Code pénal français entérine la laïcisation des pratiques sexuelles. Dès l’instant où elles se déroulent dans un cadre privé entre adultes consentants, elles ne peuvent plus faire l’objet d’un crime ni même d’un délit.
Aliénistes, médecins, criminologues et experts auprès des tribunaux élaborent une première sexologie scientifique, abondamment nourrie d’observations de cas.
L’aliéniste Étienne Esquirol est le premier à faire rentrer les désordres sexuels dans un traité de psychiatrie en les incorporant aux monomanies ou délires partiels.
Progressivement, la psychiatrie s’intéresse à l’étude des comportements sexuels singuliers.
On trouve le premier usage médical du mot « perversion » en 1842 dans l’Oxford English Dictionnary.
En France, il naît sous la plume du psychiatre Claude-François Michéa en 1849, à travers le récit qu’il fait du cas du sergent Bertrand, accusé d’avoir violé et mutilé des cadavres de femmes.
Dans Psychopathia Sexualis (1886), Richard von Krafft-Ebing se livre à une taxinomie aussi rigoureuse qu’édifiante des perversions sexuelles.
Albert Moll, Magnus Hirschfeld ou Henry H. Ellis et ses monumentales Études de psychologie sexuelles (1897-1928) lui emboîteront le pas.
Dans les années 1980, le terme perversion disparaît de la terminologie psychiatrique mondiale pour être remplacé par celui de « paraphilie ». Or le mot désigne aussi bien les pratiques sexuelles qualifiées autrefois de perverses que les fantasmes pervers.
De nos jours, la vie sexuelle relève désormais du "droit à la vie privée", de l’"autonomie personnelle", le "droit à disposer de son corps" et la "liberté sexuelle".
C’est précisément parce qu’elles touchent aux libertés individuelles, et qu’elles
Pour rappel: les pratiques Bdsm sont par définition consenties, elles dépendent d’un accord mutuel agréées par les parties.
La loi ne sanctionne pas toute pratique sadomasochiste, de telles pratiques ne peuvent toutefois être justifiées en droit interne que dans les limites de l'autorisation de la loi.
L'expression de «vie privée» est large et ne se prête pas à une définition exhaustive.
En principe le droit pénal ne peut intervenir dans le domaine des pratiques sexuelles consenties qui relèvent du libre arbitre des individus, sauf s'il existe des raisons particulièrement graves, pour que soit justifiée une ingérence des pouvoirs publics dans le domaine de la sexualité :
art. 222-1 (tortures et actes de barbarie) du code pénal
art. 222-19 (atteinte à l’intégrité de la personne) du code pénal
art. 222-7 à 222-9 (violences) du code pénal
art. 16 et 16.1 (respect du corps humain) du Code civil
La Convention Européenne des Droits de l'Homme protège le droit à l'épanouissement personnel, que ce soit sous la forme du développement personnel ou sous l'aspect de l'autonomie personnelle. Ce droit implique le droit d'établir et entretenir des rapports avec d'autres êtres humains et le monde extérieur, en ce compris dans le domaine des relations sexuelles, qui est l'un des plus intimes de la sphère privée et est à ce titre protégé par cette disposition. Le droit d'entretenir des relations sexuelles découle du droit de disposer de son corps, partie intégrante de la notion d'autonomie personnelle, à cet égard, «la faculté pour chacun de mener sa vie comme il l'entend peut également inclure la possibilité de s'adonner à des activités perçues comme étant d'une nature physiquement ou moralement dommageables ou dangereuses pour sa personne, en d'autres termes, la notion d'autonomie personnelle peut s'entendre au sens du droit d'opérer des choix concernant son propre corps».
Mais la Cour Européenne considère que l'orientation et les comportements sexuels concernent un aspect intime de la personne, mais que malgré tout dans un pays démocratique, l'immixtion de la justice dans la vie privée peut parfois être nécessaire.
La Cour Européenne reconnaît le droit des états à se saisir de toute affaire qui entraîne des blessures physiques.
Merci à Syl DS pour son aide précieuse, l'apport de sources et de documents qui ont permis la rédaction de cet article.
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Ce modèle permet d'isoler et de quantifier deux dimensions fondamentales. La source de la douleur (dépendante des conditions d'application et de la sensibilité individuelle), et sa dynamique temporelle, déterminée par la capacité d'adaptation de l'organisme. En prolongeant cette lecture, on peut envisager que le plaisir émerge lorsque la décroissance de P(t) coïncide avec une libération endorphinique suffisante pour franchir un seuil psychique. Dans cette zone critique, la douleur, bien qu'objectivement atténuée, se transforme subjectivement en une expérience de plaisir. Le modèle proposé, bien que linéaire, constitue une première approximation mathématique du passage entre souffrance et jouissance.
Lorsque la douleur initialeP0 commence à décroître au fil du temps selon la loi P(t) =P0*e^(At), le corps entre dans une phase d'équilibre instable entre souffrance et adaptation. C'est durant cette période que les mécanismes biochimiques, principalement la libération d'endorphines, interviennent pour moduler la perception subjective. Ces substances, sécrétées par le système nerveux central en réponse à une stimulation intense, agissent comme des analgésiques naturels et induisent une sensation de bien-être.
On peut modéliser cette réponse endorphinique par une fonction croissante de la douleur ressentie :
où :
E(t) représente l'intensité relative de la réponse endorphinique (sans unité, normalisée entre 0 et 1).
α>0 est un facteur d'efficacité biologique propre à l'individu, traduisant la capacité du corps à produire et à métaboliser les endorphines.
λ>0 est un paramètre de réactivité indiquant la rapidité avec laquelle la douleur déclenche cette réponse.
Lorsque P(t) est faible, la production d'endorphines reste limitée ; mais au-delà d'un certain niveau de stimulation, la sécrétion s'accroît fortement avant d'atteindre une saturation physiologique. Ainsi, plus la douleur initiale est intense et contrôlée, plus la courbe E(t) s'élève rapidement, favorisant une transition vers des états de plaisir paradoxal.
Le passage effectif de la douleur au plaisir peut alors être envisagé comme le franchissement d'un seuil psychique T. Tant que la douleur perçue reste inférieure à ce seuil, l'expérience demeure punitive ou neutre. Mais lorsque la combinaison entre la douleur atténuée P(t) et la réponse endorphinique E(t) dépasse ce seuil, la valence émotionnelle s'inverse :
où D(t) représente le degré de plaisir ressenti (positif si plaisir, négatif si douleur pure) et β>0 exprime la pondération psychique de la douleur restante. Si D(t)>0, la douleur devient source de plaisir ; si D(t)<0, elle demeure aversive.
Ce modèle traduit mathématiquement un phénomène bien connu dans la physiologie de la sensation : la conversion de la tension en relâchement. L'individu atteint un état de plaisir non pas malgré la douleur, mais à travers elle, au moment où l'intensité perçue décroît plus vite que la charge mentale accumulée. Autrement dit, la douleur agit comme un catalyseur d'une réponse euphorisante, déclenchant une dynamique où le corps et l'esprit réévaluent conjointement la signification du stimulus.
Cette formulation n'entend pas réduire à une équation, la complexité de l'expérience SM. Il s'agit plutôt de présenter une lecture symbolique et analytique du processus. Elle montre comment le contrôle, la confiance et la conscience du cadre influencent la direction du ressenti. Dans une situation où le rapport de domination est consenti et maîtrisé, la douleur cesse d'être destructrice pour devenir un langage de connexion et de transformation. Ainsi, l'équation ne décrit pas seulement un mécanisme physiologique, mais aussi une dialectique de l'expérience. Celle où la limite devient passage, et où la douleur, disciplinée, engendre la jouissance.
Ainsi, la douleur et le plaisir ne s'opposent pas de manière absolue, mais s'inscrivent dans une continuité dynamique où chacun se nourrit de l'autre. La douleur, lorsqu'elle est maîtrisée, perd sa fonction punitive pour devenir un vecteur de transformation. Le modèle proposé, bien que simplifié, suggère que le plaisir naît précisément de la modulation de la douleur dans un contexte de contrôle, de confiance et de conscience. L'équilibre subtil entre intensité, durée et adaptation fait de l'expérience un espace d'exploration sensorielle où le corps et l'esprit dialoguent à travers la tension.
Dans cette perspective, le rôle du dominant ne se réduit pas à infliger une intensité, mais à orchestrer un processus de métamorphose. Il ajuste les paramètres du ressenti, force, rythme, durée, afin que la douleur atteigne la zone critique où elle se convertit en plaisir. Ce n'est pas la violence de l'acte qui crée la jouissance, mais la précision du dosage et la qualité du lien.
La douleur devient alors une équation vivante, dont les variables ne sont pas seulement physiques, mais profondément humaines : la confiance, la perception, la mémoire, l'abandon. Comprendre cette transformation, c'est reconnaître que le plaisir n'est pas l'absence de douleur, mais son dépassement. Le modèle mathématique n'en capture qu'une image symbolique, mais il révèle une vérité essentielle : la jouissance naît là où la conscience apprivoise la souffrance et en fait un langage partagé.
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