La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le Il y a 15 minutes
Je vais vous raconter une petite histoire qui aurait pu mal se terminer... Paris, un mois avant le drame. Les allées d’un salon à Paris bruissaient de conversations et de rires étouffés. J’y étais pour mon projet, l’esprit concentré, sans me douter que quelqu’un, quelque part, me cherchait. Elle le savait. Je lui avais dit que j’y serais. Le dernier jour, celui où les stands se vidaient et où les opportunités se faisaient plus rares. « Je serai au salon X, à Paris, ce jour-là. » Un détail anodin, partagé parmi tant d’autres dans nos échanges en ligne. Mais pour elle, ce fut une opportunité. Quelques jours plus tard, sur un réseau social, elle me lâcha la bombe, comme si c’était une confidence amusante : « En fait… j’y étais aussi, Monsieur. Je Vous es chercher. Mais je ne Vous ai pas trouvé. » Le sang me monta à la tête. Elle avait osé. Elle avait fait le déplacement, arpenté les allées, scruté les visages, dans l’espoir de me surprendre, de me forcer à une rencontre que je refusais depuis le début. « Tu vas trop loin. » Ma colère était froide, contenue. « Tu sais très bien que je ne veux pas te voir. Que ça reste virtuel. Nous étions d’accord. » Elle ne répondit pas. Ou peut-être que si, mais je n’écoutais plus. Elle avait franchi une ligne. Un mois plus tard, Paris à nouveau. Cette fois, ce n’était pas un salon, mais un dîner d’affaires. Les lumières de la ville dansaient sur les pavés humides, et l’air était chargé de cette tension particulière, celle qui précède les tempêtes. Et puis elle apparut. Comme une ombre sortait de nulle part. « Bonjour, Monsieur. » Le choc fut violent. Une colère sourde, presque physique, m’envahit. Je ne m’y attendais pas. Pas du tout. Je sortis, l’entraînant un peu plus loin, hors de vue. « Qu’est-ce que tu fais ici ?! » Ma voix était basse, tendue, chargée de cette fureur que je retenais depuis des semaines. « Je devais Vous voir, Monsieur. C’était plus fort que moi. » « C’est hors de question. Je ne suis pas là pour ça. Tu le savais. Et maintenant, tu me suis ? Tu viens me chercher ?! » Elle ne comprit pas. Ou ne voulut pas comprendre. Elle avait déjà trop investi. Elle le prit mal. Mais resta à sa place de soumise. Les jours qui suivirent furent un tourbillon de mensonges et de trahisons. Ma femme, observatrice, sentit que quelque chose clochait. Elle la contacta — cette fille. Et celle-ci lui raconta tout. Ou plutôt, n’importe quoi. « On s’est vus deux fois à Paris. C’est moi qui ai tout payé… Il m’a dit que vous étiez au courant pour nos échanges. » Ma femme lui expliqua que oui, mais qu’elle et son mari avaient fixé les règles et que tout avait changé quand elle avait compris que ce n’était plus juste des échanges de messages. Des mensonges. Des demi-vérités tordues. Elle s’inventa un rôle de victime, alors qu’elle savait pertinemment que je n’avais jamais voulu la rencontrer, que je n’avais jamais promis quoi que ce soit. Ma femme, blessée, me confronta. « Alors, c’est vrai ? Tu l’as vue ? » Je lui expliquai tout. Les échanges, les limites, les refus. Et ces tentatives de rencontre forcée : le salon, le restaurant, cette obsession qui n’avait plus rien de sain. Elle m’écouta. Et elle me crut. Parce qu’elle me connaissait. Parce qu’elle savait qui j’étais. Parce que notre relation était plus forte que les mensonges d’une inconnue. Aujourd’hui, notre couple va mieux que jamais. Cette épreuve nous a rappelé une chose essentielle : le virtuel doit rester virtuel. Dans une dynamique D/s (Dominant/soumise), la confiance et le respect des limites sont sacrés. Une soumise qui ignore les ordres, qui force les rencontres, qui ment et manipule pour obtenir ce qu’elle veut… n’est plus une soumise. Elle devient une menace, non seulement pour le Dominant, mais aussi pour elle-même, car elle brise le fondement même de cette relation : le consentement et le respect mutuel. Les jeux en ligne, les échanges, les fantasmes… Tout cela a sa place. Mais quand les rôles ne sont pas respectés, quand l’obsession prend le pas sur la discipline, les conséquences peuvent être lourdes. Alors, à tous ceux qui explorent ces dynamiques, que ce soit en ligne ou dans la réalité : Fixez vos limites. Respectez-les. Et surtout, protégez ce qui compte vraiment. *Parce que dans le BDSM, comme ailleurs, la vraie force réside dans le respect des règles et des rôles.
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Par : le Hier, 08:39:23
« Voudrais-tu reprendre ta liberté, Ysideulte ? » Sur le chemin tortueux qui nous conduit à la ferme de Monsieur d’Ambert, cette question inattendue de mon Maître m’a frappée comme la foudre un jour sans nuage. Je suis restée interdite face à cette demande, continuant à marcher comme un robot, incapable de répondre. Il n’a pas insisté et notre longue marche s’est poursuivie en silence. La colère que je sens monter en moi me fait presque oublier la fatigue. Ce chemin escarpé coupe vraiment les jambes, qui plus est pour une personne à la musculature déjà affaiblie par des semaines et des semaines de captivité. La végétation s’éclaircit peu à peu, comme si un démon maléfique s’amusait à soulever lentement le voile opaque qui nous apportait sa protection. Il va falloir parcourir plusieurs centaines de mètres en terrain découvert. Mon Maître s’arrête et m’ordonne d’en faire autant. Dans le silence absolu, nous guettons le moindre murmure d’hélice qui trahirait la présence lointaine d’un drone de surveillance de la Suprême Alliance Démocratique. Rien… C’est le moment ou jamais de piquer un sprint pour traverser le plus vite possible cette clairière dangereuse. Arrivée en zone de sécurité, je reprends péniblement mon souffle autour d’un pique-nique improvisé. La ferme est encore loin – espérons y arriver avant la nuit. La colère gronde toujours en moi. Je saisis une brindille et grave à même le sol « NON, NON et NON !!! » C’est ma réponse. J’espère qu’il a compris le message. « Tu es en colère, n’est-ce pas ? » Je fais oui de la tête. Il n’y aura pas d’autres paroles. Dans une relation de cette nature, communiquer est essentiel. Je le sais et pourtant je me mure dans mon silence. Lui aussi. Reprendre ma liberté ? Mais pour faire quoi ? Quel sens aurait ma vie dans un monde où je suis invisible. Il est le seul à voir mon âme. Et pourtant, puis-je réellement lui reprocher cette question ? J’ai changé. J’ai pris de l’assurance – grâce à lui. La séparation imposée n’a pas arrangé les choses. Comment retrouver mes repères ? J’ai l’impression que tout mon dressage est à refaire. J’aimerais redevenir celle que j’étais quand je l’ai rencontré. Mais c’est impossible. La pente se transforme en un interminable faux plat. Maintenant il faut courir de bosquet en bosquet, reprendre notre souffle, et faire le saut de puce suivant. Même si mon Maître porte le sac à dos, je suis à bout de forces. La ferme se profile enfin à l’horizon. Il était temps. Le soleil est déjà bas et le vent glacial du haut plateau brûle mon corps entièrement nu.  « Pourquoi as-tu demandé un accès au fil d’Ariane ? » s’enquiert mon Maître, en rompant le silence. « Aucune idée. » « Tu aurais donc agi sans raison ? Cela ne te ressemble pas. » « Je ne sais pas, Maître. J’ai senti que c’était important. Le pangolin fou m’a conseillé de suivre mon intuition. » « Ah oui… L’attracteur étrange, aussi étrange que son nom. As-tu envisagé qu’il soit tout simplement cinglé ? » « J’ai envisagé beaucoup d’hypothèses, Maître, mais aucune n’explique totalement son comportement. » « Ceci étant, il faut être fou pour oser braver le camp du bien. » Le ton semi-ironique de mon Maître me laisse penser qu’il a peut-être des informations que je n’ai pas. A moins que ce soit mon imagination. « Pourquoi faites-vous confiance à Charlotte, Maître ? » « Je ne sais pas. J’ai senti que je pouvais lui faire confiance, c’est tout » « Vous voyez, vous non plus vous ne savez pas expliquer… » Et toc ! Match nul. Une bonne gifle me remet à ma place. Je l’avais bien cherchée celle-là… En moins de deux je me retrouve les bras en l’air, reliés à une branche. Ces foutus bracelets de poignets sont bien pratiques pour attacher rapidement une femelle insolente. Il sort son fouet pour une bonne correction. Les zébralyvox gémellaires ne font rien pour me protéger de la douleur, comme s’ils avaient compris la nature de notre relation. En peu de temps, me voilà en larmes. Et pourtant, je ne suis pas une pleurnicheuse, mais ça fait si mal. Les derniers mètres sont les plus durs, mais nous y arrivons enfin à cette fichue ferme, ironiquement baptisée « Aux vaches qui pètent » par son propriétaire.  « Oh ! Quel plaisir de vous revoir ! » « Bonjour Fourme. Tout le plaisir est pour nous. » Sa tignasse crasseuse contraste toujours si joliment avec ses yeux d’un bleu perçant. La séduction se niche parfois là où on s’y attend le moins. Il a l’air à peine étonné de me voir débarquer comme cela, à poil, le dos et les fesses marquées par le fouet, vêtue seulement de mon collier d’esclave et de mes bracelets métalliques. Depuis notre dernière rencontre il a visiblement intégré le fait que nous sommes un couple un peu bizarre. J’imagine qu’il se délecte déjà de la monnaie d’échange que nous apportons pour ses précieux fromages. « Ysideulte a besoin d’être remise sur pied. Est-ce que vous pourriez nous aider ? » « Je suis au courant de ce qui vous est arrivé. Même ici j’ai la télévision, vous savez. » Il allume la télévision pour nous montrer. Archi Phi, le philosophe à la télé, a invité Luke GreenWalker, l’écolo-Jedi, pour un débat de haute volée, dans les plus purs standards de la Suprême Alliance Démocratique. « La notion de faits objectifs est une construction archaïque qui vise à invalider les savoirs ressentis des communautés marginalisées. Etes-vous d’accord avec mon analyse selon laquelle le refus d'une participation active à la reconfiguration de l'espace sémantique est une complicité avec l'oppression ? » « Tout-à-fait. J’irai même plus loin en observant que la sphère privée n'est qu'un refuge pour les micro-agressions. C’est pourquoi je préconise une transparence radicale pour garantir que chaque interaction soit conforme aux standards de notre grande démocratie. » Sur ces paroles qu'il qualifie de visionnaires, Archi Phi se charge de conclure. « L'expression de doutes sur la politique de nos élites éclairées est le symptôme d'une fragilité structurelle qui nécessite un processus obligatoire de rééducation à l'empathie sociale. Rappelez-vous, chers auditeurs : douter, c'est déjà opprimer. Nous nous retrouverons la semaine prochaine pour apprendre à purger nos pensées des derniers vestiges de l’humanisme archaïque. » L’émission se termine par des images de propagande. De magnifiques images du Liberty-Freedom, le Vaisseau Amiral flambant neuf de la 7ème flotte démocratique. Deux cent mille tonnes de « diplomatie », chargées de propager les valeurs de la Suprême Alliance à travers le monde, de gré ou de force. Trop c’est trop. Cette télévision est un engin diabolique, un outil pour hacker directement notre cerveau, pour faire de nous de parfaits abrutis. Je n’en peux plus. « Par pitié, Monsieur d'Ambert, arrêtez-ça ! » Clic ! Fourme profite de notre visite pour nous faire visiter ses nouvelles installations. Les vaches qu’il a miraculeusement sauvées de l’abattage en règle des cheptels sont déjà rentrées à l’étable. Dès qu’elles me voient elles se figent. Toutes les paires d’yeux sont fixées sur moi. « Vous voyez, Ysideulte, elles vous reconnaissent après tout ce temps. Elles sont moins bêtes que ce qu’on croit. Elles ont une âme, vous savez. » Une âme je ne sais pas, mais une conscience, à ce moment-là je n’en ai aucun doute. Ces regards profonds fixés sur moi, comme si elles voulaient me dire quelque chose, ça me déstabilise. Fourme nous offre le gîte et le couvert. Cette proposition n’est pas de refus, tant il aurait été imprudent de redescendre dans la vallée en pleine nuit.  « Euh… Elle dormira avec vous dans le lit ou en cage ? », s’enquiert-il timidement à la fin du repas. Cette question d’apparence incongrue, mais pourtant si pertinente, fait sourire mon Maître. « Elle est à votre disposition, et ensuite nous la mettrons en cage. » Je ressens dans mes tripes le plaisir qu’éprouve mon Maître à montrer que je suis sa propriété. Une esclave qu’il offre à qui il veut, sans qu’elle ait son mot à dire. Et, paradoxe dont la psychologie humaine a le secret, cela me fait un bien fou. Je sens que je vais avoir le droit à la trayeuse, une fois de plus. Mais la sévérité retrouvée de mon Maître m’a revigorée. Oubliée la perspective de me rendre ma liberté, perspective qui a déclenché une colère sourde en moi. Colère ou panique ? Anxiété de voir celui qui est mon phare dans la vie disparaître. N’y pensons plus. Passer à la trayeuse est une expérience toujours aussi pénible. Le bruit de la trayeuse est très particulier car il est à la fois mécanique, répétitif et organique. Il ressemble à un souffle mécanique, un soupir pneumatique, qui cisèle le silence de l'étable. Mes tétons souffrent le martyre pendant que Fourme me baise sans ménagement. Lorsqu’il coupe enfin l’aspiration, après avoir explosé de plaisir, les embouts tiennent encore un bon moment, sous l’effet d’un résidu de dépression, avant de se détacher brutalement, m’arrachant un cri de douleur. Une cage à chien sera donc ma chambre pour la nuit. Très bien. Je suis presque fière de cette humiliation. Avec le temps j’ai appris à accepter cette part de moi, ô combien paradoxale, et surtout à comprendre que je ne suis pas folle. Tout cela a du sens, même si rares sont ceux qui peuvent le comprendre. *** Le jour est déjà levé depuis un bon moment quand je me réveille. J’ai très bien dormi. Étrangement, l’espace confiné et la restriction des mouvements a un effet apaisant. Et puis, j’étais épuisée. Ils sont sortis. Perdue dans mes pensées, j’attends sans bruit qu’ils veuillent bien venir me libérer. Une question me traverse l’esprit : ais-je la capacité de faire fondre ces barreaux ? Si je me concentre suffisamment, jusqu’à entrer en fusion mentale avec les zébralyvox gémellaires, peut-être que nous pourrions accumuler suffisamment d’énergie électrique pour vaporiser le métal ? Ou bien faut-il que je sois en danger imminent, comme sur le pylône des suppliciés, pour que cela fonctionne ? Ma curiosité maladive me pousse à tenter l’expérience, mais ça ne serait pas convenable. Mon Maître n’apprécierait pas du tout je crois, alors je me retiens. Mes deux compagnons sont de retour. Fourme me présente un plateau de fromages dont il est visiblement très fier. Quatre fromages. « Depuis votre visite, j’ai travaillé sur la liste de pénicilliums que vous m’aviez fournie. J’ai conçu un nouveau processus d’affinage spécialement dédié. C’est un cocktail extraordinaire. Très ingénieux. Comment avez-vous élaboré cette liste ? » « C’est un Professeur Japonais, Satoshi, qui nous l’avait fournie » répond mon Maître. « Ah, oui, je vois, le prix Nobel déchu. Il est toujours en vie ? » « Il avait l’air en pleine forme quand nous l’avions rencontré, malgré son âge avancé. Nous avons tiré la langue pour suivre son rythme infernal dans la montagne.» Quatre fromages rares, uniques au monde, qui vont doper Streptomyces Avermitilis Inari, le symbiote du symbiote. Et après ? Que vais-je faire de mes capacités décuplées ? Pour l’instant je navigue dans le flou le plus total, et ce n’est pas le pangolin fou, avec ses réponses énigmatiques, qui risque de m’aider à y voir plus clair. Pourtant, de ces quatre fromages émane un indescriptible espoir, qui sonne comme une prophétie. Enfin, on me libère ! J’ai la larme à l’œil à l’idée de devoir bientôt quitter Fourme, auquel je me suis attachée. Je suis une grande sentimentale. Dans quelques jours nous déménagerons pour Davos, le centre nerveux idéologique de la Suprême Alliance Démocratique, où je prendrai mes fonctions dans les étages supérieurs de la Lune rouge, au pôle de contrôle des bites. Je serai accueillie par le chef du département d’ingénierie sociale,  Panagiótis Crapoulós, en personne. Une raclure de première, d’après Charlotte, qui m’a conseillé de me tenir sur mes gardes. A suivre.   Image d'illustration générée par IA. Texte généré par mon réseau neuronal personnel. L'histoire d'Ysideulte se situe dans un futur proche, au sein d'une société qui est une extrapolation d'évolutions sociétales récentes. Si cet article a éveillé votre curiosité vous pourrez découvrir le monde d'Ysideulte à travers mes articles précédents, dont la liste est ici: https://www.bdsm.fr/sylvie35/blog/ (pour bien comprendre l'histoire il est préférable de lire les épisodes dans l'ordre chronologique de leur publication).  
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