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Par : le Il y a 5 heure(s)
Mercredi était le grand jour. Nous allions enfin nous voir pour de vrai, ma petite oie blanche.   Ce moment où le fantasme accepte de quitter l’imaginaire pour s’incarner dans le réel. Là où les mots, les silences, le flirt et le mystère ont lentement tissé entre nous une connexion presque inconsciente. Une vibration singulière, née en peu de temps, mais suffisamment forte pour éveiller ce désir soudain que nous ressentions tous les deux.   Je t’attendais depuis le début de l’après-midi. Tu travaillais encore, et moi je laissais l’imaginaire s’emballer. À 16 h, tu m’as écrit que tu te préparais, que tu prenais ton temps. Je l’acceptais avec douceur, presque avec gratitude, sachant que tu le faisais pour moi. J’avais choisi ta tenue, et je songeais avec délice au moment où je te découvrirais.   Moi, ton ogre non pas pour te dévorer, mais pour troubler ton esprit, effleurer chaque plume de ton imaginaire, réveiller cette tension douce installée entre nous sans jamais être forcée. Une tension silencieuse, complice, faite d’excitation, de curiosité et de ce léger vertige que nous avions reconnu ensemble.   À 18 h 30, tu es arrivée au lieu du rendez-vous. Je t’avais laissé une carte pour entrer dans la chambre. Tu m’as demandé si tu devais entrer ou frapper. Je t’ai demandé de frapper.   Quand j’ai ouvert la porte, tu étais là. Dans cette merveilleuse robe rouge. Petite. Rayonnante. Éclatante de beauté.   Je t’ai pris la main pour te faire entrer. Je t’ai complimentée, sincèrement troublé. Je te trouvais tellement belle que je t’ai embrassée sans hésitation, mordillant tes lèvres douces , peut-être trop vite, trop intensément. Comme si le fantasme, une fois face au réel, avait pris le dessus sur la mesure.   Je t’ai déshabillée dans cet élan, te mordillant la peau, cherchant à provoquer des frissons, te saisissant avec cette fougue que nous avions imaginée. Mes mains ont exploré, ont touché ton intimité déjà humide de désir, ou du moins je le croyais alors même que nous devions parler. Parler de tes limites. Parler de ce cadre que nous avions évoqué sans vraiment le poser.   J’ai peut-être bousculé le rythme. Déplacé le moment. Suspendu la réflexion pour laisser l’élan guider mes gestes. Non pas pour t’imposer quoi que ce soit, mais pour préserver cette spontanéité brûlante, cet instant presque irréfléchi où l’envie semble plus forte que les doutes.   Puis tu as dit stop.   Simplement que tu ne le sentais pas.   Et à cet instant, le fantasme s’est heurté au réel. Pas violemment. Pas dramatiquement. Mais lucidement.   Je me suis arrêté. Je t’ai dit qu’il n’y avait aucun souci, que je n’étais pas là pour te forcer. Et je le pensais. Vraiment. Tu t’es rhabillée vite. Trop vite peut-être. Au point d’oublier ta ceinture, que je t’ai signalée doucement. Tu t’es excusée de m’avoir fait déplacer. Puis tu es partie.   Et il est resté ce silence.   Ce moment suspendu entre ce que nous avions imaginé et ce que le réel a révélé.   Car ce que nous avions construit n’était pas une illusion superficielle. C’était un espace chargé d’émotion, de projections, de mystère. Un lieu fragile où le désir et l’imaginaire avaient pris beaucoup de place.   Aujourd’hui, il n’était plus seulement question d’un ogre et d’une oie blanche. Mais de deux présences confrontées à la vérité d’une rencontre.   Peut-être que le vertige était là. Peut-être que l’intensité était trop rapide. Peut-être que le fantasme a devancé la sécurité.   Ce que je voulais observer, c’était comment le réel viendrait transformer ce que nos mots avaient pressenti. Comment nos regards confirmeraient, ou non, la vibration ressentie à distance.   Et si vertige il y a eu, alors il était celui d’une émotion forte, d’une connexion intense, mais aussi de cette frontière fragile entre désir et respect, entre imaginaire et consentement pleinement habité.   Le fantasme ne disparaît pas face au réel. Il se transforme. Parfois en quelque chose de plus vrai. Parfois en une leçon plus profonde que prévu.   Tout cela pour dire que le consentement est une condition essentielle à respecté et lorsque quelqu’un dit stop ou non la légitimité est de l’écouter.
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