La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le 01/01/26
2025 a été une année de départs et de clôtures. Rien de vraiment spectaculaire. Enfin, me connaissant, je ne trouve pas cette année sous ce signe, mes proches n'en tiennent pas le même discours. J'ai tout quitté. Cette fois, je n'ai pas fui, j'ai choisi. Ces départs étaient nécessaires bien que coûteux. J'ai quitté un boulot que j'aimais mais dont l'environnement était devenu tellement anxiogène que j'y aurai laissé plus que des plumes. J'ai quitté un second cadre professionnel aussi, sous couvert de bienveillance mais qui m'enfermait dans un rôle au détriment de tout le reste. Et ce reste m'aurait coûté tout aussi cher puisque j'aurai dû renoncer à me choisir. J'ai quitté un cadre familial bancal où il faut presque se battre pour montrer qu'on existe. Je déteste les cadres imposés, je déteste la convenance sociale, je déteste qu'on me dise quand et comment je dois respirer et pour quoi ou qui le faire.   J'ai quitté un cadre amical. C'est peut-être ce cadre-là qui a fait le plus de mal et de dégâts. En fait, non. Il aurait pu si j'avais encore décidé de ne pas me choisir. Et c'est le problème quand on travaille sur soi pour ne plus subir nos traumas, on finit par se foutre de ce que veulent ou pensent les autres si c'est pour devoir étouffer et en crever d'avoir envie de hurler qu'on existe. J'ai quitté la campagne, 45 ans de campagne que j'aime pourtant mais qui a fini par m'étouffer de son silence quand, plus le temps avance et plus on a envie de vibrer le bruit systématiquement étouffé de qui on est. J'ai tout quitté, sur un coup de tête diront certains, pour partir « à l'aventure ». J'ai tout quitté parce que je voulais vivre et plus crever à petit feu en attendant de savoir qui allait décider, pour moi, de la prochaine sauce à laquelle on me fera cramer. J'ai tout quitté et bordel ça m'a coûté. Cher. Très cher. Et je ne parle pas de l'aspect financier, je suis une habituée des déménagements. Je suis celle qui ne tient pas en place. Onze déménagements en 45 ans, plus personne ne s'étonne dans ma famille de « et la prochaine fois qu'on se voit, tu seras où ? » Là où le vent me dira d'aller. La différence, cette fois, c'est que j'avais la volonté de partir pour me poser, enfin. Alors oui, j'ai tout quitté. J'ai quasiment rien gardé de cette vie que je laissais derrière. Mais parce que rester, ça aurait été faire le choix de me renier et de ne plus rien faire que d'accepter ces rôles de façades lisses qu'on m'aurait assigné en me disant que c'est ce que je suis. J'ai tout quitté mais j'ai aussi beaucoup tout pleuré. Choisir de partir ça ne se fait pas non plus sans nouvelles cicatrices. Mais, franchement, rien de tellement profond que ça mettrait des années avant que ça ne pique plus. Pour la première fois, je respire pour moi. Sans charge affective à porter, sans devoir être validée pour exister. L'année est passée tellement vite. 6 mois à être prise à la gorge, à étouffer de ne plus pouvoir, de devoir tout tenir encore à bout de bras, seule. Et 6 mois à apprendre à respirer, différemment. Parce que, de nouveau, seule mais libre, vivante. Heureuse !   Puis il y a eu ce moment suspendu, la nuit de Noël. Je déteste cette fête, je ne connais pas la magie de Noël. Il y a rien de magique dans cette fête. Jusqu'à ce moment... La neige est tombée. Doucement. Dans le silence. Un Noël blanc, inattendu, presque irréel. Et je suis restée comme une enfant, le nez en l'air jusqu'à 4h du matin à regarder la neige tomber et pleurer comme une andouille car le silence de ce moment, je l'ai aimé à le respecter jusqu'au bout. Ce silence que je ne supportais plus parce qu'il faisait hurler ma tête, il venait de tout faire taire ce soir-là. Il a tout recouvert, apaisé. Bon, ok. Noël, c'est un peu magique quand même. L’année n’était pas encore terminée, la suivante pas encore commencée. J'étais juste dans un entre-deux parfait. Un temps de pause où rien ne se décide. C'est la fin d'un cycle, une respiration nouvelle pour accueillir la nouvelle année à venir sans embarquer tout ce qui n'a plus lieu d'être, tout ce à quoi on a dit stop. C'est ce tout petit espace où on ne prend même pas le temps de penser au prochain pas parce qu'on sait que, quel qu'il soit, il sera juste. Pas parfait, pas obligatoirement décisif. Simplement juste. Pour soi. Mais décembre, ce n'est pas que Noël. C'est aussi des rencontres qui chamboulent parfois le rythme qu'on se dit vouloir adopter. La tête dit vouloir y aller doucement, tranquillement, ne pas se brusquer. Et à un moment, elle se tait et on se retrouve en un rien de temps à vivre des moments hors du temps. Sans promesse, sans projection. Simplement là parce que c'est naturellement là. Ce n'est pas là pour combler un vide mais pour accompagner un mouvement déjà en cours. Elles ne sont pas là pour forcer la main mais juste pour montrer que la porte, j'ai pas besoin de l'ouvrir, elle est déjà ouverte. J'ai juste à arrêter de rester plantée sur le seuil. Elles bousculent, doucement mais sûrement. Et c'est très bien comme ça.   2026 est un nouveau livre. Pas juste un chapitre de plus dans un livre déjà bien lourd. Cette nouvelle année, c'est un cadeau. Un retour au calme. Pas un semblant de calme, un vrai calme. Celui qui n'angoisse pas des « et demain? », celui qui ne ressent pas le besoin de combler à tout prix les vides laissés. Déjà parce que je refuse de payer n'importe quel prix pour permettre aux gens d'être dans ma vie mais aussi parce que je ne ferai pas payer n'importe quel prix pour ceux qui veulent y entrer d'y être. J'ai toute la place que je veux, tout le calme dont j'ai besoin. Il ne manque plus que... De quoi foutre le bordel dans ce calme ! Oui, je sais. Pas la peine de se fatiguer à me le dire. Si j'ai déjà refusé de choisir entre ma main droite ou la gauche pour écrire, je ne vais pas choisir entre calme et bordel dans ma vie. Je prends les deux et je ferai avec. C'est peut-être l'une des rares certitudes que j'ai pour cette nouvelle année qui commence. Et pour ça, il y a une seconde certitude, une intention en lame de fond. C'est à moi de choisir ce que je veux vivre, accueillir, tenter à défaut de vouloir contrôler et maîtriser. Et pour ça, je vais devoir faire un tout petit truc de rien du tout. Mais vraiment trois fois rien. Oser. Si on me cherche, je suis dans m... Non, si on me cherche, on va me trouver. Plus moyen de se cacher, plus moyen de retourner à une ancienne version de moi.   Cette nouvelle année n’est pas celle où je dois tout construire et comprendre. C’est une année pour faire des pas simples, justes, posés depuis un endroit aligné. Une année pour oser, oui, mais oser doucement. Oser sans me forcer et sans me trahir. Oser rester fidèle à ce que je suis devenue, même quand le terrain est encore mouvant. Je sais que si j'en ressens le besoin, il y aura des mains tendues pour m'empêcher la noyade, pour peu que j'ose demander de l'aide.   Je choisis d’avancer avec confiance, de laisser les rencontres, les projets, les envies prendre leur place naturellement. Je choisis de ne plus remplir le silence par peur du vide, ni d’accélérer pour me rassurer. 2026 s’ouvre comme un espace vivant, à explorer pas à pas, avec curiosité, présence et respect de mon propre rythme. Et ceux qui savent vont bien rire de mon propre rythme. J'en suis la première à en rire. 2026, me voilà. Et je suis prête.  
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Par : le 12/03/25
Je le sentais depuis un moment. L'obsession s'est inversée. Tu perds petit à petit de l'intérêt pour moi, les réponses se font de plus en plus rares et le seul sujet abordé se résume à la musique désormais. Il y en a une autre, je le sais, tu me l'as dit dès le début et je ne suis pas jalouse, j'ai même pu la rencontrer et en profiter. Je suis même contente pour vous si vous réussissez à trouver une relation qui est plus proche et qui vous correspond. Seulement moi, j'ai l'impression d'avoir échoué, de ne pas être assez intéressante, que tout le monde réussit toujours à trouver mieux que moi. Une ancienne vilaine blessure qui ressort et que je tente de panser comme je peux.    L'envie de t'envoyer des messages reste présente mais doucement je n'entends plus que leur écho résonner sans plus avoir de réponses. J'hésite d'abord, je ne sais si ça fait partie du jeu... ça peut être une privation d'attention à l'égard de la brat... ou bien peut être une règle imposée lors de la mise en place de votre nouvelle relation d.s ...ou encore une période de silence dissimulant un mal être et un besoin de solitude...   Le silence se fait de plus en plus long et dur à vivre. Je comprends que je dois petit à petit défaire les liens par moi même, te faire descendre du piedestal où je t'avais placé. Après plusieurs mois de silence, un message. Il est de Madame cette fois : vous voulez me revoir. Elle m'explique que vous n'avez pas repris contact avec moi depuis longtemps en raison d'un emploi du temps chargé et de quelques péripéties. Je regagne espoir, peut être que ce n'est pas perdu après tout.    Je m'apprête d'un nouvel ensemble de lingerie que je sais dans tes goûts. Une boule au ventre m'accompagne lors de mon trajet en train pour vous rejoindre à ce qui sera notre dernière petite sauterie comme tu aimes les appeler.    J'arrive enfin. Tu es sur ton ordinateur en train de travailler sur ta musique. J'arrive à peine à te décrocher un bonjour. C'est avec Madame que je passerais le plus gros de la soirée, même de la nuit.    Les heures défilent et ton attention reste portée sur ton écran. Je fais comprendre que j'ai un rendez-vous demain et que je ne devrais pas trop tarder à partir. Tu me demandes de rester, ça serait dommage de ne pas profiter de cette soirée. Il faut comprendre ici que tu aimerais me baiser quand tu auras décidé que c'est le moment de le faire. La soumise que je suis à tes côtés annule son rendez-vous et décide de rester. C'est seulement lorsque le soleil s'est déjà levé que tu te décides à enfin éteindre ton pc. Je suis là disponible pour toi comme tu le souhaitais, les cuisses écartées et il te suffit seulement de poser une main sur elles pour que mon entrejambe devienne mouillé. Les sensations s'emparent de mon corps, je perds le contrôle et le remets entre tes mains . Quelque chose a changé. Il n'y a plus le même désir dans ton regard. J'ai obtenu, malgré moi, la réponse à ma question. Ce n'était pas une pause mais une fin, il me faut maintenant l'accepter.    J'envoie encore quelques messages ensuite. Je m'en mords les doigts et les regrette parfois au vu de ton silence qui me hante. Je finis par supprimer ton numéro, c'est la seule force d'esprit que je parviens à avoir dans un élan de courage. Je ne peux pas continuer à voir ton nom sur mon téléphone ni te voir connecté sur les réseaux, l'effet est encore trop fort.   Le silence, douce musique parfois si bruyante mais a laquelle je finis par m'habituer.    Il y a encore Monsieur mon amant qui reste présent. Pas pour bien longtemps malheureusement. Nos chemins se séparent lorsque s'éveillent les mémoires des masters.   J'avais le cul entre deux chaises eh bien me voilà désormais le cul par terre!   Je prends ça comme un signe, une invitation à prendre du recul histoire de réfléchir à ce que je veux réellement. Tout un vacarme se met en route dans ma tête : et si finalement je ne devais pas mettre tout ça de côté, et si ce n'était que des schémas vicieux que je dois casser, et si ce n'était pas le moment de me ranger, de rentrer dans une case. La chanson des et si remplace celle des silences. Elle dure plusieurs mois jusqu'à ce qu'arrive la fanfare du manque. Le manque que je pense initialement être celui des êtres mais, après réflexion, le manque est plus profond, il s'agit du manque de la soumission.    Je te pensais unique en ton genre alors que je sais désormais qu'il suffit de savoir chercher pour en trouver d'autres comme toi, d'autres qui me correspondraient même mieux que toi. Il y avait bien ce site sur lequel je me perdais parfois en lisant des articles intéressants mais je n'avais encore jamais osé sauter le pas d'aller plus loin.   Tu as entrouvert la porte avec moi, c'est à mon tour de l'enfoncer seule et librement. Si tu m'en avais laissé l'occasion j'aurais aimé te remercier pour ce que tu m'as rapporté: je garderai précieusement les souvenirs, j'approfondirai les connaissances acquises avec toi et les fantasmes découverts à tes côtés. Voilà une promesse que je me fais plus à moi même qu'à toi. Tu n'as plus d'emprise sur moi, j'aurais juste aimer connaitre certains pourquoi . J'ai une idée un peu plus claire de ce que je veux désormais et surtout de ce que je ne veux pas.    Je m'inscris. On me demande de choisir un pseudo. Il m'apparaît comme une évidence : la femme de la nuit. Ce titre que tu m'avais donné et qui, sans que tu le saches vraiment, me va si bien. Je te dis au revoir, peut être à jamais. Un nouveau chapitre attend à être rédiger.        
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