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Merci pour cette réponse, qui me parle beaucoup.
Je partage votre point de vue sur l'humilité. A mes yeux, elle est même une qualité essentielle, car elle permet de rester à l'écoute de l'autre et d'accepter que l'on continue toujours d'apprendre, quelle que soit son expérience.
Votre réflexion sur la rapidité avec laquelle certaines relations se créent puis s'arrêtent m'interpelle également. Je me pose parfois la même question. Je ne sais pas si l'on peut parler de mode de consommation, mais j'ai parfois le sentiment que certaines personnes recherchent davantage une expérience BDSM qu'une véritable relation D/s.
Or, pour moi, il y a une différence importante entre les deux. Une relation D/s ne se construit pas uniquement autour d'un rôle, d'un protocole ou de pratiques. Elle implique aussi une confiance profonde, une connaissance de l'autre, un investissement réciproque et, comme vous le soulignez, un véritable engagement.
C'est sans doute pour cette raison que je préfère prendre le temps de connaître une personne avant d'aller plus loin. Je peux comprendre que cela ne corresponde pas aux attentes de tout le monde, et chacun est libre de vivre le BDSM comme il l'entend. En revanche, lorsque je recherche une relation D/s, j'ai besoin qu'elle repose avant tout sur une rencontre entre deux personnes, pas uniquement entre un Dominant et une soumise.
Au fond, c'est peut-être là que je rejoins le sujet de cette discussion : lorsqu'une relation est construite sur des bases solides, il devient inutile de jouer un personnage. Chacun peut simplement être lui-même, et les rôles, les codes ou le protocole viennent alors enrichir la relation, sans jamais remplacer ce qui en constitue les fondations.
tout à fait d'accord avec vous. Pas besoin de surjouer. rester authentique avec ses forces et ses faiblesses, faire preuve de légèreté et d'humour, être dans la bienveillance et communiquer sont autant de points positifs dans la relation qui permet de construire la condiance. Mais ça n'est pas donné à tout le monde et demande aussi une certaine humilité.
Ce qui me frappe depuis que je suis sur ce site est la vitesse à laquelle les relations se font et se défont... je ne sais pas vraiment comment interpréter cela... est ce un mode de consommation ?
Ce que vous souhaitez trouver dans une relation D/s est à mes yeux plutôt rare, car cela demande un réel engagement, au même titre qu'une vraie relation de couples, alors que un certain nombre de personnes (non négligeable) dans la communauté BDSM, sont plus dans des relations à court terme ou alors en parallèle d'une vie vanille, ce qui à mon sens, limite tout de même les possibilités de s'investir à 100% quand la relation BDSM, par son intensité demande un engagement très fort sur le plan physique, psychologique, émotionnel et morale. Des déceptions peuvent alors apparaître rapidement. Prendre son temps et privilégier la qualité à la quantité demande plus de temps, de questionnement aussi et des doutes, pais finalement permet de longues errances et d'écumer des Dom qui n'en valent pas la peine (cela est aussi valable côté soumise) 😉
J'aime beaucoup votre comparaison avec le plat.
Je la compléterais en disant que les meilleurs assaisonnements ne sauveront jamais un plat si les ingrédients de base ne sont pas de qualité.
Pour moi, ces ingrédients sont la confiance, le dialogue, le respect, la complicité et l'envie de partager des moments ensemble. Les codes et le protocole viennent ensuite apporter une saveur particulière à la relation, mais ils ne remplacent pas l'essentiel.
Je pense aussi qu'on peut aller plus loin parce que les codes a trop se les imposer finissent limite par brider la relation. il faut aussi savoir s'en affranchir.
Au final a force de jouer un role (coté D comme coté s) le naturel est perdu et une relation ne peut etre constuite sur quelque chose d'aussi artificiel.
Elle a aussi besoin de spontaneité et d'evolution ..a trop se conformer a un role on en oublie de vivre et ça ça ne peux pas passer le cap d'un quotidien
Les codes les rituels doivent enrichir la relation, pas la structurer
oui au final le lien d'une relation D/s repose plus sur la complicité (et la confiance etc) que sur des codes et un protocol
(même si c'est un ajout sympa)
Pour reprendre l'image du plat, des ingrédients ...les codes, les roles c'est l'assaisonment du plat "relation D/s" pas l'ingrédient principal.







